Katatsu-chan : Hé les gars, j'ai mon bac !

Ryuga : Et on applaudit bien fort mesdames et messieurs !

Gingka : Et moi mon brevet des collèges !

Ryuga : *facepalm*

Katatsu-chan : Gingka, je crois que tu as raté une belle occasion de te taire…

Ryuga : *ricane* c'est déjà étonnant qu'il l'ait eu…

Gingka : Toi tu l'as même pas !

Ryuga : Non, mais moi j'ai mon permis de conduire, et puis en tant que psychopathe torturé j'ai jamais été à l'école !

Gingka : Donc logiquement, tu es encore plus con que moi !

Ryuga : Personne ne peut être plus con que toi Hagane, et crois-moi, avoir Doji comme précepteur, c'était pas du gâteau… Quand je retenais pas mes leçons d'une journée à l'autre, il m'enfermait dans une pièce avec mon cahier sans eau ni nourriture jusqu'à ce que je lui récite par cœur !

Katatsu-chan : Ho mon dieu…

Gingka : *déglutit* Je compatis…

Ryuga : Bref, sinon tu vas où l'année prochaine Katatsu ?

Gingka : Ho la vache ce changement de sujet ! Mais bon je comprends que t'ai pas envie de parler de Doji…

Katatsu-chan : *roulements de tambour* Dans une école d'animation 3D, pour faire des dessins animés !

Gingka : ce blabla d'avant-fic fait presque une page, ça devient beaucoup trop long, il serait temps de s'arrêter…

Ryuga : bâ fait le disclaimer !

Gingka : Beyblade metal fight n'appartient pas à Katatsu-chan !


Chapitre 9 : ceci est un chapitre transitoire j'avais pas d'idée de titre salut

Un rayon de soleil vint caresser ses paupières. Le jeune homme fronça ses sourcils, se retournant de l'autre côté, bien décidé à continuer de dormir. Il était encore dans un état proche du sommeil, pas tout à fait réveillé, il flottait encore au milieu de cette brume de sommeil, qui se dissipait lentement. Il avait la douce impression de dormir sur du coton, n'osant pas bouger de peur de quitter cet état de demi-sommeil dont il n'avait pas envie de sortir…

XxX

Ryuga se redressa subitement, son regard balayant les moindres recoins de la pièce. Il ne connaissait pas cet endroit. Bordel, comment avait-il atterri là ? Ses neurones étaient encore en mode sommeil, et ne se décidaient toujours pas à fonctionner. Il baissa les yeux sur lui, pour découvrir qu'il était habillé d'un T-shirt trop grand pour lui et d'un short de sport. Les deux vêtements étaient bleus marines d'ailleurs… Berk, il détestait cette couleur, elle ne lui allait pas au teint. Inutile de préciser que ses vêtements, comme la chambre dans laquelle il était, n'étaient pas les siens.

En tout cas, il se sentait plutôt bien, il avait l'impression d'avoir sacrément bien dormi ! Il bailla, puis s'étira… Se rappela alors à lui la douleur de ses blessures, et ce fut à ce moment là que ses neurones daignèrent enfin se mettre en marche tout lui revint d'un seul coup : son combat avec Reiji, sa capture, et le fait qu'il créchait actuellement chez… Gingka.

D'ailleurs, le rouquin avait un lit putain de confortable ! Remarqua-t-il au passage. Et cet oreiller à mémoire de forme, une pure merveille !

Par contre pour le bon goût en fringues, c'était pas encore ça…

Ryuga fit un compte rendu général. Il se sentait plutôt bien, ses blessures ne le faisaient plus souffrir, ce qui était une bonne chose, par contre, il éviterai quand même de trop forcer, il l'avait bien compris quand il s'était étiré.

Il se décida à se lever, et posa un pied par terre, rejetant les couvertures. Quand il se redressa, il ressentit un léger vertige, mais rien de grave. Il fit quelques pas, histoire de voir si tout allait bien, puis se décida à sortir de la chambre.

Le blanc parcouru le couloir en frôlant les murs, ne se sentant vraiment pas à sa place dans l'appartement de l'autre, il se tenait quand même sur ses gardes.

L'assassin déboucha dans le salon, trouvant le rouquin devant la télévision, à regarder un documentaire animalier sur les alpagas pendant qu'il prenait son petit déjeuner. L'enquêteur ne semblait pas avoir repéré la présence de l'autre, aussi le blanc se racla bruyamment la gorge pour signaler sa présence.

Le rouquin tourna la tête, et son visage s'illumina d'un grand sourire, à la grande surprise du blanc. Gingka sauta littéralement au-dessus du dossier du canapé dans lequel il était précédemment avachi, puis se précipita vers le blanc.

L'enquêteur se retint juste à temps de serrer Ryuga dans ses bras, tellement il était content que l'autre soit enfin réveillé. L'assassin n'était pas non plus son pote, mais Gingka s'était occupé de lui pendant qu'il était inconscient, se faisant un sang d'encre pour lui.

-Ryuga ! s'exclama-t-il. Tu es enfin réveillé !

L'assassin tiqua sur le mot 'enfin'. Ça faisait combien de temps qu'il dormait ?! Il posa la question à l'enquêteur.

-ça fait une semaine que t'es inconscient !

-Ha ouais quand même. Fit le blanc à voix haute.

Mais ça expliquait du moins pourquoi ses blessures le faisaient beaucoup moins souffrir qu'avant.

-Je me suis inquiété ! Surtout quand tu t'es mis à pisser le sang ! D'ailleurs à ce propos…

Le rouquin prit le blanc par les épaules, et lui fit faire un demi-tour complet, avant de pousser l'assassin qui n'y comprenait plus rien vers sa chambre. De retour dans la pièce, l'enquêteur fit assoir l'autre sur le lit défait, et partit en courant dans la salle de bain, chercher la boîte à pharmacie.

Ryuga obéit sans discuter, n'étant pas très à l'aise avec la bonne humeur envahissante du rouquin, ce dernier ayant l'air bien trop content de le voir enfin sur pied. Lui qui n'avait pas l'habitude de supporter des personnes à l'optimisme insupportable -à part son petit frère- c'était… bizarre.

Mais il allait bien falloir qu'il s'habitue à vivre avec l'autre, puisqu'il allait devoir vivre avec lui pendant un moment. Ryuga poussa un soupir, et porta machinalement sa main à sa clavicule, où il trouva un pansement, qu'il arracha. Il tripota du bout des doigts la bosse qui se formait au-dessus de l'os, où se trouvait désormais sa puce de localisation. Le blanc allait essayer de s'en débarrasser dès qu'il en aurait l'occasion, il allait bien trouver un moyen…

A ce moment là, le rouquin revint dans la pièce, une boîte dans les mains.

-Allez enlèves ton t-shirt, je dois changer tes bandages.

Ryuga eu un mouvement de recul :

-Je.. Je peux m'en charger tout seul !

-Allez fais pas ta prude, j'ai fait ça pendant une semaine, j'ai eu tout le temps de me rincer l'œil pendant que t'étais inconscient !

-Comment ça, te ''rincer l'œil'' !? Demanda le blanc, soudainement encore plus mal à l'aise qu'il ne l'était déjà.

-Ba faut dire que t'es plutôt pas mal foutu… Commença Gingka, avant de se mettre à rougir brusquement merde ! Il n'avait pas dit ça à voix haute quand même !?

-Okay donc j'ai affaire à un pervers… Fit Ryuga en cachant sa gêne derrière un sourire moqueur.

-Oui bon ta gueule et enlèves ton t-shirt ! S'exclama le rouquin qui était devenu aussi rouge que ses cheveux.

Le rouge monta aux joues du blanc, mais finalement, il se résolu à ôter son haut, se retrouvant torse nu, pendant que Gingka s'asseyait à côté sur le lit, et sortait de nouveaux bandages. Ryuga jeta un coup d'œil dans le miroir en face du lit, son regard accrochant l'énorme hématome qu'il avait sur le côté gauche. Il grimaça le bleu avait tourné au vert, ce qui était plutôt bon signe, mais pour l'instant, on aurait juste dit qu'il avait une maladie de peau dégueulasse.

De son côté, l'enquêteur avait finit de débander l'épaule du blanc, et inspectait la blessure.

-ça va, ça m'a l'air pas trop mal. Déclara-t-il en remettant une couche de désinfectant.

Il réenveloppa ensuite la blessure avec un nouveau bandage, et passa à la suivante. L'opération dura plusieurs minutes, pendant lesquelles les deux ne pipèrent mot. Le silence fut interrompu par un gargouillement sonore, provenant de l'estomac de Ryuga.

-ça fait une semaine que j'ai pas mangé ! Essaya de se justifier le blanc, devançant le rouquin, qui s'apprêtait déjà à lancer une réplique moqueuse.

Sous le regard consterné du rouquin avait récemment fait les courses, l'assassin avala l'équivalent de trois paquets de brioches. Gingka ne put s'empêcher de se dire qu'il allait devoir retourner faire les courses souvent si le blanc mangeait autant que ça ! Et oui vous l'aurez deviné, l'enquêteur détestait faire les courses…

Suite à cela, Gingka donna des habits propres au banc, ce dernier lui envoyant un regard noir quand il vit la couleur du t-shirt : orange vif. Jamais de sa vie il ne porterait cette horreur !

-Oui bon ça va ! J'ai rien d'autre à te filer de toute façon !

-Nan mais sérieux, qui s'habille en orange vif de nos jours… ? Fit Ryuga en lançant un regard consterné au rouquin.

-Moi !

-A part toi abruti !

-Tu veux te promener à poil ? Parce que ça peut s'arranger si tu veux !

Ryuga grogna, bien sûr que la réponse était non ! Surtout en sachant que l'autre le matait par derrière, c'était gênant. Le blanc aurait tout donné pour avoir une autre couleur que cet orange vif, dans le zéro absolu du bon goût selon son avis. Pendant qu'il enfilait l'horreur en question, le rouquin se mit à réfléchir…

-Remarque, on est dimanche, si on passe récupérer des affaires chez toi, ça ne devrait pas poser de problèmes…

Ryuga trouva la suggestion plus qu'excellente, juste pour pouvoir récupérer des fringues potables, le seul bémol était que le rouquin connaîtrait désormais l'emplacement de son appartement… Mouais,au pire il s'en foutait, il déménagerait dès qu'il serait sortit de cette stupide situation !

Soudain, le rouquin s'écria :

-Ho mon dieu ! On a oublié le chat ! ça doit faire une semaine qu'il est tout seul chez toi, sans manger ni boire ! Le pauvre ! Faut qu'on aille à ton appart' ! Paniqua-t-il.

-T'inquiètes pas pour lui, il est pas mort, il doit juste avoir la dalle.

-Il doit être morte de soif surtout ! Le pauvre !

-Paniques pas j'te dis ! Il boit dans l'eau des plantes, l'eau ne pose pas de problème.

-Ton chat boit dans l'eau des plantes toi ? Demanda Gingka en haussant un sourcil dubitatif.

-Dans l'eau de la douche aussi, quand il en reste.

-Ton chat est bizarre…

-Et dans les cas extrêmes, il boit l'eau des chiottes !

-Okay ça devient dégueu là…

XxXxXxXxXxX

Et c'est ainsi que les deux larrons se retrouvèrent dans la rue, Gingka suivant l'assassin. Bien qu'il soit déjà venu chez ce dernier, l'autre avait pris ses précautions et ainsi le rouquin n'avait jamais su où habitait précisément l'autre. D'ailleurs, le fait que Ryuga l'ait assommé avant de le foutre à la porte lui était resté en travers de la gorge !

Ils marchèrent un petit moment, le blanc menant la marche, puis ils arrivèrent devant un immeuble. Gingka s'arrêta, impressionné par la taille de la bâtisse, toute de verre et de métal, puis accéléra le pas pour rattraper le blanc, qui avait déjà franchit les portes coulissantes. Les deux prirent ensuite l'ascenseur, et franchirent une dizaine d'étages. Débouchant sur un large pallier, Ryuga se dirigea ensuite vers l'une des nombreuses portes.

-Ha mais je suis bête ! On t'as prit toutes tes affaires quand on t'a capturé, y'avais tes clés dans le tas ! Fit remarquer Gingka.

-Pas besoin de clés, regardes faire l'artiste. Se vanta Ryuga en soulevant le tapis devant la porte.

L'assassin fouilla sous le tapis, et en sortit une épingle pour cheveux, ainsi qu'une aiguille, sous le regard interrogateur du rouquin. Le blanc s'accroupit ensuite devant la porte et introduisit ses deux ustensiles dans le trou de la serrure. Le visage du blanc prit une expression concentrée, et il commença à trifouiller ses deux instruments improvisés. Gingka avait comprit où voulait en venir l'autre, et visiblement, ce dernier savait parfaitement ce qu'il faisait vu qu'aucun des ses gestes n'étaient faits au hasard, mais du point de vue de l'enquêteur, il de demandait bien comment l'autre allait réussir à forcer la serrure avec simplement une épingle à cheveux et une aiguille.

-Là, j'te tiens ! Fit le blanc d'un air victorieux, s'adressant à la serrure.

Et effectivement, une dernière torsion du poignet, et un « clic » retentit sur le pallier, rapidement suivit d'un autre pour le deuxième cran de la serrure. Ryuga replaça ensuite ses deux ustensiles sous le tapis, et tourna la poignée. Il entra dans son appartement, immédiatement talonné par l'enquêteur.

Une boule de poils sortit alors de l'ombre, et se précipita vers le blanc, avant de se frotter à ses jambes, demandant des câlins. Le chat ne semblait absolument pas dérangé d'avoir été abandonné pendant quelque temps. L'assassin prit le chat dans ses bras, et le porta jusqu'à la cuisine, où il ouvrit le frigo. Il déballa une barquette de saumon fumé, et la renversa dans sa totalité dans la gamelle. Inutile de dire que la créature se jeta littéralement sur la nourriture.

Le blanc fit ensuite demi-tour, se dirigeant vers sa chambre, et abandonnant l'enquêteur dans la cuisine à caresser le chat.

L'assassin fouillait dans son placard. Il finit par trouver ce qu'il cherchait : un sac à dos, qu'il fourra à ras bord de vêtements en tout genre, tous noirs évidement. Le blanc jeta un regard dégouté au t-shirt orange qu'il portait toujours, avant de se dépêcher de l'enlever, et de le remplacer par une chemise noire. Il en profita pour changer aussi de pantalon, et de se trouver une paire de bottes en cuir. Maintenant qu'il avait ses propres affaires sous la main, hors de question de continuer à porter les vêtements du rouquin.

Le blanc en profita aussi pour planquer deux couteaux dans ses bottes, fourrer une arme à feu et des chargeurs de rechange au fond de son sac. Il avait l'intuition que le rouquin ne vérifierait même pas ce qu'il prenait. Pour une raison qui lui échappait complètement, l'enquêteur semblait déterminé à lui faire confiance.

Ryuga récupéra aussi son téléphone, se félicitant de l'avoir laissé chez lui avant d'aller à la chasse au serpent, sinon, les policiers li auraient confisqué au moment de sa capture, et ça, c'était un risque à ne pas prendre. Il mit aussi son PC dans son sac, toutes ses infos sur la plupart des malfrats de la ville étaient compilées dedans, et s'il avait l'intention de tous les balancer à la police, il allait en avoir besoin. Le blanc rigola intérieurement à l'idée de faire arrêter tous ces connards qui lui demandaient de tuer des gens ! ça allait leur faire une belle jambe à ces enfoirés !

Le blanc referma ensuite son sac, puis rejoignit le rouquin dans le salon. D'un commun accord, ils décidèrent d'emmener le chat avec eux. Hors de question pour le blanc de laisser son animal de compagnie mourir de faim une fois de plus, et garder Kyu (le chat) ne posait absolument aucun problème à l'enquêteur.

Une fois retournés à l'appartement de Gingka, ce dernier installa l'autre dans la chambre d'amis, qu'il avait prit le temps de ranger pendant la semaine. Ryuga râla un peu, parce que le lit de l'autre était tout de même fichtrement confortable, mais « l'autre » en question voulait bien récupérer ledit lit, parce que non mais ho, c'était sa chambre à la base tout de même !

XxXxXxXxX

Le lendemain, Gingka réveilla son désormais colocataire aux aurores, pour se rendre au commissariat. Le rouquin découvrit du même coup que l'autre était un véritable gamin : il dût batailler pendant vingt minutes pour réussir à faire quitter son lit au blanc, ce dernier râlant continuellement.

Résultat, ils arrivèrent en retard, et Gingka essuya les regards consternés de quelques collègues. Et quelques regards effrayés aussi, dont il ne comprit la cause que quelques minutes après être arrivé : il avait complètement oublié de remettre ses menottes au blanc, et certains policiers étaient effrayés que l'assassin se balade sans aucune précaution. Ryuga se tenait nonchalamment, vêtu comme il en avait l'habitude de son éternel ensemble noir, les mains dans les poches de sa veste, s'amusant grandement des regards en biais effrayés qui lui étaient lancés.

-Bon arrêtes de faire le malin et ramènes ta fraise. Déclara Gingka en tirant le blanc par le bras.

Ils quittèrent le hall, Ryuga traîné par l'enquêteur vers les salles d'interrogatoires. Le blanc était plutôt de bonne humeur, ce qui était rare. Même la perspective de revoir l'homme qui l'interrogeait ne le dérangeait pas. Maintenant qu'il allait mieux, il se sentait d'attaque pour lui rabattre le caquet. Un sourire narquois étira ses lèvres, alors que l'inspecteur entrait dans son champ de vision. Il allait bien s'amuser…

XxXxXxXxX

Gingka avait laissé le blanc entre les mains de l'inspecteur, espérant que l'homme serait plus conciliant quant au fait de laisser le blanc prendre des pauses de temps en temps. Pendant ce temps-là, le rouquin s'attaqua à une nouvelle affaire : celle-ci concernait les informations que Ryuga avait déjà dévoilées. Il s'agissait en effet du scientifique Ziggurat que le blanc avait précédemment mentionné. Suite aux révélations que le blanc avait faites, une équipe avait été envoyée au domicile de la précedente victime de Ryuga, pour chercher d'éventuelles preuves sur les agissements du scientifique. Ils avaient trouvé quelques relevés prometteurs, mais malheureusement, rien qui ne permettait d'inculper l'homme directement. Il leur fallait des preuves vraiment concrètes. Gingka était déjà allé interroger toutes les personnes qui avaient potentiellement des informations sur le scientifique, notamment des anciens collaborateurs de ce dernier, dont il était allé chercher les noms sur la page Wikipédia de Ziggurat car en tant que scientifique de renom l'homme avait une page Wikipédia. Tant mieux pour Gingka, cela facilitait son enquête.

Il y avait appris entre autres que l'homme était un expert dans les neurosciences, bien qu'il évoluât dans d'autres secteurs, cela restait son domaine de prédilection. Le rouquin avait appelé d'anciennes connaissances du scientifique, essayant d'obtenir le maximum d'infos. Il avait appris par le biais de ceux-ci que Ziggurat était un homme cruel, n'hésitant par à réaliser des tests sur des sujets humains, ce qui lui avait déjà valu plusieurs sanctions. A moitié fou, hanté par son génie, et prêt à tout pour mener à bien ses recherches. Très peu rassurant en somme.

Ziggurat avait également un laboratoire privé à proximité de la ville de Nagoya. Gingka ne trouva pas plus d'informations sur ce fameux laboratoire en cherchant sur internet. Apparemment, ce qui se déroulait à l'intérieur était tenu au secret.

L'enquêteur passa sa matinée sur internet, envoyant des mails aux anciens assistants du scientifique dans le but d'obtenir le plus d'informations possibles, et écuma la plupart des sites internet en rapport avec d'anciens travaux de l'homme, essayant désespérément de se faire une idée de ce qu'il pouvait bien se passer dans ce fichu laboratoire. Après avoir passé sa matinée à chercher, le rouquin en avait un peu marre. Il aurait été plus facile d'organiser une petite cérémonie de nécromancie afin de rappeler à la vie la personne que Ryuga avait tué pour l'interroger !

Gingka commença à se faire des films s'imaginant tracer un pentagramme sur le parquet de son bureau… Ouais nan, il fallait être réaliste ! Il trouverait ses informations d'une autre manière !

Soudain, on toqua à sa porte. Le rouquin alla ouvrir, pour se retrouver nez à nez avec Hikaru. Cette dernière lui proposa d'aller casser la croûte au fast-food de Benkei. L'enquêteur jeta un coup d'œil à l'heure sur son téléphone portable… Oups, il n'avait pas vu le temps passer ! Il était déjà midi ! Gingka accepta donc de bon cœur la proposition, et suivit la bleue, mais avant, il fit un détour par les salles d'interrogatoire pour récupérer son coloc'…

XxXxXxXxX

Pendant que le rouquin s'évertuait à chercher des informations, l'interrogatoire du blanc se déroulait plutôt bien. Du point de vue de ce dernier du moins. Car en effet, si tout se déroulait bien au premier abords et le blanc ne rechignait pas à dire tout ce qu'il savait, il ponctuait ses réponses de regards noirs bien sentits. Au fur et à mesure de l'entretien, l'enquêteur se repliait sur sa chaise. Si au début le regard de Ryuga sur lui ne l'avait pas dérangé, il n'osait maintenant plus lever le nez de sa feuille pendant qu'il débitait une à une ses questions, les marmonnant presque dans sa barbe. Mais même en gardant le nez bas, il sentait le regard de l'assassin sur lui, l'intimidant au plus haut point.

-Pardon ? Je vous ai pas bien entendu. Vous savez monsieur, faut pas marmonner dans votre barbe comme ça, les gens risquent de ne pas vous entendre !

En voyant l'inspecteur se recroqueviller sur sa chaise, le sourire narquois du blanc s'étira. Ce dernier s'amusait grandement de la situation. Si l'autre fois, il n'était pas au mieux de sa forme, l'inspecteur avait un peu trop prit la confiance la dernière fois. Maintenant qu'il était en pleine possession de ses capacités, le blanc prenait un plaisir non dissimulé à remettre l'autre à sa place. Il s'était moqué de lui la semaine dernière et l'avait pris de haut ? Pas de problème, il aurait sa petite revanche ! Il était temps de lui rappeler à quel point il pouvait être dangereux !

On toqua soudainement à la porte, et sans attendre de réponse, celle-ci s'ouvrit laissant apparaitre le visage de Gingka dans l'embrassure.

-Je vous emprunte notre assassin préféré ! S'exclama-t-il, son ton n'admettant aucun refus.

-Pas de soucis, je vous le laisse. Répondit l'inspecteur en refermant le plus vite possible ses dossiers et en filant tel un coup de vent.

-Bon, tu t'amènes ! Fit ensuite le rouquin à Ryuga.

-Chuis attaché à la table crétin de fonctionnaire ! Répliqua le blanc en faisant tinter ses attaches.

Soupirant, Gingka vint libérer le blanc, puis ce dernier suivit l'autre en dehors de la pièce. Ils tombèrent nez à nez avec Hikaru, très peu à l'aise.

-Gingka, tu es sûr de ce que tu fais ? Questionna-t-elle.

-Mais oui mais oui, il ne mord que sur commande, il est inoffensif… Se moqua le rouquin.

-Hé ! Fit le blanc, indigné.

Le blanc se laissa donc emmener par les deux autres, se demandant bien pourquoi ils étaient venu le chercher, jusqu'à ce qu'ils arrivent devant un gigantesque fast-food. Ryuga ne s'en était pas rendu compte, mais il était déjà midi. Le temps était vite passé dis-donc !

Ryuga entra à la suite de la bleue et du rouquin, ces derniers se dirigèrent vers une table près de la baie vitrée qui donnait sur la rue, et qui était déjà occupée par trois personnes. La première était Kenta, que le blanc reconnu immédiatement. Ce dernier, en voyant arriver ses collègues, leur adressa un grand sourire et fit un signe de la main. La deuxième était Tsubasa, à qui le blanc envoya un regard méprisant, avant de décider de l'ignorer totalement. L'argenté décida de faire de même et de ne pas prêter attention à l'assassin. La troisième personne était Madoka. Le blanc ne connaissait pas encore son nom, mais il l'avait déjà vue avec Gingka. La jeune fille détailla l'assassin d'un air méfiant, mais sans animosité particulière, elle se détourna ensuite de lui pour saluer les deux nouveaux arrivants.

Une fois tout le monde installé, ils prirent leurs commandes, qui furent apportées quelques minutes plus tard. Les discutions allaient de bon train entre les cinq amis, qui se fichaient royalement du blanc. Ce dernier mangeait distraitement son McFlurry goût Kit-Kat, écoutant les autres parler entre eux, notant la moindre information qui lui paraissait importante dans un coin de son esprit, et en en apprenant plus sur chacun des amis du rouquin. Ryuga n'était pas doué pour parler, ni tout ce qui était interactions sociales, mais écouter, ça il savait le faire !

Le repas se poursuivit sans encombre, jusqu'à ce qu'un rempart de chair pointe le bout de son nez, s'incrustant dans la discussion :

-Alors c'est lui le fameux assassin !? Déclara Benkei d'une voix forte.

L'attention générale se tourna subitement vers le blanc, qui détesta cela instantanément, et commença à maudire ce gros tas pour son intervention dont il se serait très bien passé.

-Ouais, en effet c'est lui… Fit Gingka.

-Il n'a pas l'ai si effrayant que ça vu de près ! Renchérit le nouvel arrivant avant de partir dan un grand éclat de rire.

« Non mais il se fout de ma gueule là » Songea le blanc.

Gingka, qui commençait à sentir l'aura meurtrière de Ryuga s'étendre de manière exponentielle, prit les choses en main pour essayer d'empêcher Benkei de dire quoi que ce soit d'autre qui pourrait froisser Ryuga, même si l'imposant personnage ne se rendait m^me pas compte de l'effet de ses paroles.

-Fait gaffe, il pourrait te tuer avec sa cuillère en plastique. Le mit-il en garde.

-Carrément sans la cuillère en plastique… Menaça l'assassin, prenant la parole pour la première fois depuis qu'il avait pénétré le restaurant.

Après cela, le silence s'abattit sur la tablée, et l'atmosphère devint glaciale, Ryuga fixant toujours l'autre d'un air menaçant. Benkei perdit toute confiance, et leva les mains en signe de reddition.

-Okay Okay, je m'excuse…Pour me faire pardonner, j'veux bien t'offrir trois McFlurry gratos !

A cette proposition, ce fut comme si l'atmosphère pesante n'avait jamais existé elle disparut instantanément quand Ryuga répondit :

-Des Mc Flurrys !? Je prends !

-Si un jour j'ai des emmerdes avec toi, rappelle-moi de t'acheter avec des McFlurrys… Fit Gingka, alors que Benkei retournait dans sa cuisine en courant.

-N'essaye même pas. Le prévint le blanc.

-C'est pour ça que t'as pas mangé ton hamburger ? Demanda Kenta.

-Tu réussira jamais à me faire avaler cette merde pleine de gras ! Fit le blanc. En même temps, vous avez commandé pour moi, j'ai même pas eu le droit d'ouvrir ma gueule pour commander !

-« Merde pleine de gras » ? C'est gonflé quand même, les McFlurrys c'est que du sucre ! Fit le rouquin.

-Et bien t'a qu'à le prendre, je te l'offre ! Répliqua l'assassin en lui passant le hamburger jusque là intouché.

Voyant que l'enquêteur hésitait à toucher la nourriture, il ajouta avec un sourire moqueur :

-Tu peux y aller sans crainte, j'ai pas eu le temps de l'empoisonner…

-Inoffensif tu disais ? Déclara alors la bleue en lançant un regard dubitatif à Gingka.

Le rouquin grogna, pendant que le vert éclatait de rire. C'est alors que Tsubasa abattit son poing sur la table dans un grand fracas, qui fit se renverser un verre. Tous les regards se tournèrent vers l'argentait qui tremblait de fureur, ses yeux cachés par sa frange, tandis que le liquide se répandait sur la table.

-Comment pouvez-vous discuter avec ce type comme si de rien était ?! S'exclama-t-il.

Tous se regardèrent, cherchant une réponse logique, et qui calmerait le jeune homme. Il y eu un blanc de quelques secondes, avant que l'argenté ne reprenne la parole :

-C'est un assassin ! Il ne mérite que de croupir en prison ! Et vous vous discutez tranquillement avec lui, comme ça, l'air de rien ! Non mais il vous est passé quoi par la tête !?

Ryuga gardait un air impassible, il savait que s'il ouvrait la bouche, cela ne ferait que remettre de l'huile sur le feu. Et de toute manière, ce n'était pas à lui de gérer l'agrenté la colère de celui-ci était actuellement dirigée vers ses propres amis.

Madoka, qui jusqu'à maintenant était restée silencieuse, prit la parole :

-Je pense… Que c'est la meilleure chose à faire. Nous ne savons pas combien de temps Ryuga sera à la charge de Gingka. On va donc être obligé de se le coltiner… Je pense donc qu'il est nécessaire de faire comme si de rien n'était sa présence ne doit pas nous empêcher d'agir ou de discuter comme nous en avons l'habitude de faire. Ce serait mauvais pour notre moral, et cela pourrait avoir des conséquences sur le long terme…

C'était une explication plutôt logique. Le groupe d'amis ne pouvait pas se restreindre juste parce que Ryuga était là, alors même si leur façon de faire pouvait être prise comme un acte de déni, c'était la meilleure des chose à faire pour éviter une baisse de moral générale, ou des colères motivées par des prises de conscience dont était actuellement victime Tsubasa. Néanmoins, ce dernier ne parut pas satisfait de la réponse de la brunette :

-C'est totalement absurde ! Vous ne pouvez pas vous permettre de sympathiser avec ce monstre qui tue des gens !

A ces mots, Ryuga, qui jusque -là était resté silencieux, bondit de sa chaise, et attrapa Tsubasa par le col.

-Retraites-moi une seule fois de monstre, et je te garantit que je te donnerai une bonne raison de m'appeler comme ça… Déclara le blanc d'une voix glaciale et chargée de menaces, son visage à quelques centimètres de celui de l'argenté.

Le blanc resta quelques secondes à dévisager Tsubasa de son regard tranchant et froid, puis il lâcha l'autre, ou plutôt, le jeta littéralement sur sa chaise, avant de se rassoir à son tour. Le silence revint, accompagné d'une ambiance pesante. Personne n'osait parler, et le reste du repas se déroula beaucoup moins bien qu'au début.

XxXxXxXxXxX

Gingka et Ryuga regagnèrent ensemble le QG des forces de l'ordre après le repas. Le Blanc marchait à coté du rouquin, les mains dans les poches et la mine sombre. L'enquêteur l'observait du coin de l'œil, ayant bien compris que les mots de Tsubasa avaient heurté l'assassin bien plus qu'il ne l'aurait pensé.

-Tu sais… Commença-t-il. Tu ne devrais pas prêter attention aux paroles de Tsubasa, il a tendance à voir le mal partout.

Ryuga se contenta de grogner pour toute réponse, ignorant complètement la tentative du rouquin de le réconforter, et ruminant ses idées noires. Voyant que le blanc l'ignorait totalement, l'enquêteur accéléra le pas, pour se retrouver face à lui et prit le blanc par les épaules.

-Hé tu m'écoutes !?

-Absolument pas non. Et ne me touche pas. Répondit sèchement l'autre en repoussant Gingka.

-Fait un effort un peu ! Je suis responsable de toi, tu peux me parler tu sais !

-T'es pas mon psy que je sache.

-Et alors ? Je vois bien que ce qu'a dit Tsubasa te déranges, tu peux…

-Pourquoi !? S'écria soudainement l'assassin.

-Pourquoi quoi ?

-Pourquoi tu essayes d'être gentil avec moi ? Pourquoi tu me parles comme si j'étais ton ami ? Pourquoi tu voudrais que je me confies à toi ?! Tu ne sais rien de moi, et comme l'a dit ton adorable pote, je suis un assassin, un monst…

-Tu le penses vraiment ? Demanda Gingka en coupant la parole au blanc.

-De quoi ?! Fit ce dernier en redressant le regard vers celui du rouquin.

-Que tu es un monstre ? Demanda calmement Gingka en regardant l'autre dans les yeux.

Le blanc détourna le regard, froissant le bas de son t-shirt entre ses doigts. Son regard se fit pus sombre.

-Je… J'ai fait des choses dont tu n'as même pas idée… Des choses horribles…

-Et tu regrettes ?

-Je… Oui. Répondit le blanc en soupirant.

-Voilà ! Si tu regrettes, ça veut dire tu as conscience d'avoir fait des choses pas bien, tu n'es donc pas un monstre.

L'assassin ouvrit de grands yeux, relevant le regard vers celui de Gingka, qui lui offrit un sourire encourageant. Les mots de l'enquêteur lui faisaient chaud au cœur, et le touchaient vraiment. Il ne comprenait pas pourquoi l'autre l'encourageait come ça, alors qu'il n'y avait pas si longtemps, ils étaient encore des ennemis…

Les deux reprirent ensuite leur chemin, Ryuga le cœur apaisé par les mots du rouquin, et ce dernier heureux d'avoir pu aider le blanc. Avant de franchir les portes du commissariat, l'assassin s'arrêta devant les portes coulissantes et murmura :

-Merci…

-Pas de quoi, et si tu veux parler, n'hésites surtout pas. Répondit l'autre avec un sourire apaisant, avant de franchir les portes, Ryuga à sa suite.

Gingka confia ensuite une nouvelle fois l'assassin à l'inspecteur, pour continuer son interrogatoire, bien qu'il n'ait pas envie de se séparer de l'autre, sachant pertinemment que le blanc continuerait à ruminer de sombres pensées. Mais il n'avait pas le choix, c'était les ordres.

Ryuga aussi se sépara du rouquin à contrecœur. Il lui était vraiment reconnaissant. Pour tout dire, il trouvait que l'enquêteur avait un incroyable talent pour se mêler des affaires des autres qui ne le regardaient absolument pas. Mais le rouquin se servait de ce « talent » afin d'aider les gens, comme maintenant. Et cette facette de la personnalité de l'enquêteur intéressait beaucoup le blanc, car en effet, le rouquin le considérait d'égal à égal, sans le juger, et à l'instant présent, le blanc appréciait l'autre pour ça.

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Le reste de la journée se déroula normalement Ryuga à se faire interroger, Gingka à continuer d'enquêter sur Ziggurat, sans trouver d'autres indices. Vers la fin de l'après-midi, le rouquin décida de laisser tomber, et de toute façon, on avait besoin de lui pour une mission tout à fait spéciale…

Le rouquin, se disant que son colocataire forcé en avait peut-être marre de rester coincé entre quatre murs, passa le chercher.

Ce dernier ressortit donc du commissariat rn compagnie du rouquin, où toute une escouade de forces de police les attendait. L'assassin, observant les policiers armés montant dans les fourgons les uns après les autres, se demanda se qui se tramait. Sans faire part de ses interrogations à Gingka, il monta à la suite de ce dernier dans une voiture de police, juste à côté de lui.

-On va où ? Questionna-t-il enfin.

-C'est un secret… Répondit l'enquêteur.

-Et parce qu'en plus tu te crois drôle ?

Gingka ne répondit pas, se contentant d'afficher un sourire. La voiture démarra ensuite, et ce fut un défilé de fourgonnettes et voitures qui traversa la ville. Tous les passants tournaient la tête vers le cortège, se demandant bien ce qui se tramait. Ils continuèrent leur chemin, jusqu'à arriver sur le port. Là, ils s'arrêtèrent sur les docs, sur un parking, entre les conteneurs fraichement débarqués. Tout ce petit monde descendit des véhicules, les forces de l'ordre en tenue, et s'équipant avec flashballs et autres armes de dissuasion.

Ryuga, qui avait reconnu l'endroit pour y avoir fait des missions de surveillance, demanda à Gingka :

-Et je peux savoir pourquoi tu m'as emmené avec vous ?

-J'ai pensé que tu t'ennuyais tout seul… J'étais en charge de cette affaire, mais comme c'est toi qui m'as filé presque toutes les infos…

Le groupe se mit alors en mouvement, , suivit par l'enquêteur et l'assassin. Gingka avait le droit de se joindre à l'équipe d'intervention, vu qu'il était en charge de l'enquête, mais il n'avait pas le droit de se mêler de l'opération ce n'était pas son métier, il laissait ça aux professionnels des forces d'assaut.

Les forces de l'ordre se dirigèrent vers un certain hangar un hangar servant de quartier général à un gang récemment formé qui mettait le désordre depuis quelques mois…

Dans l'immense bâtisse, les membres du gang ne se doutaient de rien. N'étant pas des professionnels, mais juste des voyous de bas étage, il ne leur avait même pas traversé l'esprit de poster un garde, dans l'éventualité d'une intervention policière. Cette erreur allait leur coûter.

L'équipe d'intervention était actuellement en stand-by, attendant le retour des hommes envoyés en reconnaissance. Ceux-cis revinrent quelques minutes plus tard, déclarant le terrain clean, et le groupe se mit en mouvement…

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Finalement, le gang de voyous n'avait pas opposé beaucoup de résistance. Ils n'étaient même pas armés, et pour une raison totalement inconnue, les membres du gang étaient bien amochés, certains avaient même des bras ou jambes dans le plâtre. Mais bon, cela avait tout de même largement facilité la tâche de l'équipe d'intervention.

Les policiers avaient rassemblé les voyous à l'extérieur du hangar, et ils étaient maintenant tous assis par terre, les mains derrière le dos, menottés. Pendant ce temps-là, Gingka vérifiait une par une les identités des voyous qu'il avait préalablement enregistrés sur un iPad. Les policiers restants surveillaient le groupe, les autres fouillaient le hangar de fond en comble. Ils y trouvèrent notamment des sacs entiers remplis d'une poudre blanche de la drogue, ainsi qu'un stock de joyaux, bijou et autres pierres précieuses que le gang stockait, sûrement dans le but de les vendre plus tard à un receleur. Parmi les bijoux, ils en trouvèrent certains dont le signalement disait quelque chose à Gingka. Il semblerait que ce gang soit à l'origine du cambriolage de la bijouterie de l'autre jour.

Pendant toute la durée de l'intervention, Ryuga et Gingka étaient restés dans la voiture, attendant que l'opération soit finie, et de toute façon, le rouquin devait surveiller l'assassin. Quand les policiers avaient eu besoin de l'enquêteur, le blanc avait décidé de rester là où il était. Néanmoins, le soleil commençait à décliner. La vérification des identités et la fouille du hangar commençait à s'éterniser, et Ryuga à s'ennuyer. Il sortit alors de la voiture, rejoignant Gingka. Il essuya au passage des regards noirs de la part des policiers il n'était pas censé bouger de là où il était… Oups ?

L'enquêteur tourna la tête quand il le vit arriver. Le voyou que ce dernier était en train d'interroger suivit le regard de l'enquêteur, et aussitôt, ses yeux s'agrandirent d'effroi :

-N-Non Pitié ! Eloignez-moi de lui !

Entendant leur acolyte crier de terreur, les autres membres du gang relevèrent à leur tour les yeux, et quand ils remarquèrent Ryuga, se mirent tous à hurler de terreur et à supplier les policiers de les éloigner du blanc. Des regards interrogateur se tournèrent vers l'assassin, et pendant que les forces de l'ordre tentaient de calmer les pauvres voyous, Gingka se releva et emmena Ryuga à part :

-Bon sang, mais qu'est-ce-que tu leur a fait pour qu'ils soient autant flippés !?

-Il se peut que je les ai accidentellement tabassés il y a quelques semaines… Fit Ryuga, mystérieusement.

-Hein ? Pourquoi ?

-Ils m'avaient provoqué. Répondit le blanc.

-Comment ça ?

Ryuga fit signe au rouquin de le suivre, il se rapprocha du groupe, et désigna deux des voyous à Gingka :

-Pour ça. Dit-il.

-Mais… C'est les deux types qui m'ont tabassé l'autre fois ! S'exclama le rouquin alors que ses yeux s'agrandissaient de stupeur. T'es allé les tabasser pour moi… Comme c'est mignon… Fit Gingka, moqueur.

Pour toute réponse, Ryuga grogna, alors qu'il tournait la tête, afin de cacher ses joues rouges d'embarras à l'enquêteur qui continuait de se foutre de sa gueule.

-T'aurais pu éviter de tous les amocher quand même.

-Zétaient dans le ch'min. Grogna le blanc en mettant ses mains dans ses poches et rentrant sa tête dans ses épaules.

-Halala qu'est-ce qu'on va faire de toi … ? Fit Gingka.

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Une fois tout les voyous embarqués dans les fourgons et bons pour un séjour en prison, Les deux étaient rentrés à l'appartement de l'enquêteur.

Ryuga était actuellement sur le canapé, une assiette de nourriture sur ses genoux, en train de jouer avec le chat, pendant que Gingka pianotait sur son PC, une assiette vide à coté de lui, continuant de chercher des informations sur Ziggurat. Le rouquin commençait sérieusement à en avoir assez il manquait d'informations !

-Rhaaaa, pourquoi il fallait que tu tues le seul témoin qu'on aurait pu interroger !?

Ryuga, qui était en train de nourrir son chat avec les accras de morue qui trainaient dans son assiette, releva un regard interrogateur vers le rouquin. Des personnes, il en avait tué plein, il allait falloir préciser.

Gingka lui expliqua rapidement la situation.

-Effectivement, c'est fâcheux. Répondit Ryuga, avec l'expression du type qui n'en avait strictement rien à foutre.

-Ca, je te le fais pas dire ! Déclara le rouquin en lançant un regard de reproche à l'autre.

Ryuga sembla réfléchir quelques minutes.

-Et ce labo ? Il est accessible ? Tu n'as qu'à faire une demande de perquisition !

-En théorie, mais c'est plus compliqué que ça c'est un labo privé, Ziggurat à légalement le droit de refuser que la police fouille son labo.

-Arrêtes-moi si je me trompe, mais vous avez le droit de faire des perquisitions sans que le proprio soit informé non ?

-Heuuuuu, dans mes souvenirs, oui. Mais je suis pas un spécialiste du code pénal moi… Wait, je connais quelqu'un qui s'y connait mieux que moi !

Le rouquin se rua sur son téléphone, et chercha rapidement un numéro dans ses contacts. Il cliqua directement sur le petit icône téléphone, et porta son mobile à son oreille. La tonalité retentit quelques secondes, puis une voix retentit.

-Gingka ? Qu'est-ce que tu veux à cette heure ?

-Madoka, tu connais le code pénal par cœur non ?

-Bien sûr que oui ! Je suis avocate je te rappelle ! Mes études de droit c'était pas pour rien !

-Tu vas pouvoir m'aider alors…

-Qu'est-ce qui se passe ?

Gingka expliqua rapidement les faits à son amie, et cette dernière lui confirma que oui, la police avait le droit d'effectuer des perquisitions sans que la personne soit au courant.

-Bon sang Gingka, je te connais, quand tu parles comme ça, c'est que tu vas faire une bêtise… Fit la jeune fille, qui en tant qu'amie d'enfance, avait parfaitement compris que l'enquêteur avait une idée derrière la tête.

-Hé ! J'ai encore rien de prévu !

-Bon, je ne tenterais même pas de t'arrêter, parce que je sais que tu es une tête de mule et que c'est inutile, alors je me contenterais de te demander d'être prudent ! Fit la brunette d'un ton autoritaire.

-Oui, oui, j'ai compris…

Quand le rouquin eu enfin raccroché, le blanc, qui avait suivit toute la conversation, lui demanda :

-Tu comptes faire quoi ?

L'enquêteur soupira :

-Même si je fais une perquisition sans l'autorisation de Ziggurat, il doit y avoir des gardes dans le labo, il sera forcément mit au courant…

-Tu n'as qu'à t'infiltrer ! Déclara le blanc comme s'il s'agissait de la chose la plus normale du monde.

-Pardon !? Fit Gingka

-Tu as bien entendu.

-Jamais de la vie je fais ça ! Beaucoup trop dangereux !

-Et si je t'aide ?

-Je crains le pire là…

-Tranquille ! Tu me laisses faire, et je te fais rentrer dans ce labo pour que tu ailles chercher tes informations ! Prends ça comme une excuse pour avoir tué ton seul témoin !

-Sérieusement… Tu en es capable ? Demanda Gingka en levant un sourcil, un peu sceptique.

-Bien sûr que oui, c'est de la rigolade ! J'ai juste besoin de réunir quelques gadgets, passer deux ou trois coups de fils et de demander un service à mon partenaire dans le crime !

-Ton « partenaire dans le crime » ? Fit le rouquin avec une goutte d'eau façon manga sur la tempe. Bordel, parce qu'en plus t'es pas tout seul ?

-Ca c'est un secret, je balance pas les copains…


Katatsu-chan : Voilà pour ce chapitre, il était un peu plus court que le précédent, mais le prochain va être très cool, je vous le garantis !

Pour ce qui est du code pénal, j'ai aucune connaissance là-dessus, alors si vous avez des parents avocats, ne me frappez pas svp !

Ryuga : Deux chapitres en moins d'un mois… Mais ça bat des records dis-donc !

Gingka : J'avoue… Allez pour fêter ça, Champagne !

Katatsu-chan : arrêtez de me charrier svp…

Gingka : D'ailleurs, t'avais pas des annonces à faire toi ?

Katatsu-chan : Ha oui merde, tu fais bien de me le rappeler !

NE PARTEZ PAS C'EST IMPORTANT

Comme je l'ai dit, l'année prochaine je vais dans une école d'animation 3D, mais à la base c'est une école d'art, et figurez vous que j'ai des devoirs de vacances ! J'ai une liste de films à regarder et à résumer en 20 ligne, rien de très hardcore jusque-là, mais j'ai aussi 160 croquis à faire pour la rentrée ! Ce qui me fait environ 4-3 dessins par jour (oui j'ai compté)

Donc je préfère prévenir, mon rythme d'écriture risque d'en pâtir !