Note de la traductrice :
Bonjour, bonjour ! Voici donc une nouvelle traduction ! Et un Stony, en plus. Je crois que je n'en avais jamais traduit jusque là de pur... Parce que "C'est notre plaisir" reste avec un trio^^ En tout cas, celle-là m'avait beaucoup plue, d'où le fait que je la traduise. Et pour ça, merci beaucoup à FestiveFerret de m'avoir autorisée à la traduire et la poster^^. Vous pouvez trouver la fanfiction originale sur AO3 avec le nom "The Other Side of the Coin".
Encore une fois, comme je sais que tout le monde n'est pas au courant de certains termes du BDSM, je vous mets un petit lexique au cas où vous ne comprendriez pas certaines choses ; )
J'espère qu'il vous plaira autant qu'à moi, et n'hésitez pas à laisser un petit commentaire si c'est le cas ! Et si vous avez des questions n'hésitez pas ; )
Sur ce, Enjoy !

La plupart de ces définitions viennent du site BDSM . fr. Vous pouvez en trouver encore d'autres si vous voulez en connaitre plus sur ce mode de vie.
Aftercare : Période qui suit la séance entre le top / dominant et le bottom / soumis. C'est un moment important où l'on prend soin de son partenaire et qui permet un retour en douceur dans le monde réel.
BDSM universe : Monde alternatif semblable à l'Omégaverse. Chaque personne a un second genre qui est soit : Dominant (Dom) / Top ; Soumis / Bottom ; Switch (le Switch est entre les deux, il peut se soumettre pour un Dominant et dominer pour un Soumis). Le second genre est plus important que le premier et, en général, il peut y avoir des discriminations comme dans notre monde à l'égard des femmes, des minorités etc. C'est une prépondérance biologique par contre contrairement à notre monde.
Safeword : mot de sécurité établi avant le début d'une séance et qui permet de mettre en pause une séance. Le safeword ne doit pas être un mot banal ou courant et permet au soumis de crier « non », ou « stop » alors qu'il a tout de même envie que la séance continue. Il est également courant d'utiliser un système de couleur : Rouge pour « stop », « orange » pour « ça ne va pas très bien », Vert pour « oui continue » (et beige, la couleur du plafond « je m'ennuie »).
Séance / scène : Décrit un temps de jeu BDSM.
Subspace : Etat du soumis, lorsque la contrainte, la douleur, et le plaisir lui permettent de passer en « pilotage automatique » et de ne plus s'inquiéter de rien d'autre que des sensations.
Subdrop : Après une séance intense, fatiguant mentalement et physiquement le soumis peut être fatigué, avoir froid et avoir du mal à revenir à la réalité. Cette descente ne va pas durer longtemps mais en fonction de l'intensité et de la durée de la séance, une légère dépression peut se prolonger sur quelques heures, voir même sur quelques jours.
Submissive/ Soumis/ Bottom : Lors d'une séance, rôle de celui sur lequel on pratique (par exemple celui qui se fait fouetter) et qui reçoit les sensations.
SSC : "Safe, Sane, and Consensual " décrit un BDSM sûr, sain et consensuel orienté vers des pratiques sûres et consenties ce qui le différencie d'une relation abusive.
Topdrop : L'état psychologique et émotionnel dans lequel peuvent parfois se retrouver les dominants après une séance. Le moment où l'adrénaline ne coule plus dans leur veine, où ils se relâchent, où la fatigue prend le dessus et où ils peuvent ressentir tristesse et abandon.
Topspace / Top frenzy : Chez le dominant l'état de toute puissance et d'euphorie, de ne pas vouloir s'arrêter. (peut aussi s'appeler Domspace)


« Je suis désolé de ce que j'ai dit plus tôt. »

Tony leva le regard de son livre pour trouver Steve Rogers debout dans l'encadrement de la porte, les mains derrière le dos et ses grandes épaules en arrière. Il soupira et mit le livre sur sa cuisse, ne bougeant pas.

« Désolé de l'avoir dit à voix haute ou désolé de l'avoir pensé en premier lieu ? »

La mâchoire de Steve tressaillit son froncement de sourcil s'accentua.

« Désolé de l'avoir dit à voix haute », admit-il finalement.

Tony secoua la tête.

« Ça ne va pas marcher.

-Pourquoi pas ?

-Parce qu'autant que je déteste le dire, tu n'as pas tort. Tu es une tête de mule, Rogers, et les raisons pour lesquelles tu penses que c'est dur d'avoir un soumis non réclamé dans l'équipe sont bonnes. C'est difficile. Et maintenant que je sais que tu penses que je n'en fais pas partie, je vais être trop distrait à gagner ta putain d'approbation pour prendre les décisions que j'ai besoin d'être capable de faire sur le champ de bataille. Donc, ouais. C'était bon, avant, mais maintenant ça ne l'est plus. Ça ne va pas marcher. Et heureusement pour toi, les Avengers ont plus besoin d'un Cap qu'ils ont besoin d'une boite de conserve en armure. Donc je vais retourner en R&D où l'on a besoin de moi et tu n'as pas à t'inquiéter plus de ça maintenant. »

Tony prit son livre, coinça son pouce entre les pages ouvertes, et fit son chemin jusqu'à la porte.

« Tony, attend. »

Ce n'était pas un Ordre mais Tony s'arrêta quand même, ses yeux fixés sur le sol à côté des pieds de Steve.

« Je suis désolé.

-Je sais. Ça ne change rien, pourtant.

-Ca veut dire que je devrais être celui qui s'efface. »

Il y avait un stoïcisme ferme dans la voix de Steve et ça fit juste sourire Tony.

Il marcha plus près, fit courir son regard sur le corps de Steve jusqu'à ses yeux.

« Vous les Doms êtes tous pareils », murmura-t-il. Il tendit la main et toucha d'un doigt le centre de l'étoile blanche sur le torse de Steve. « Tu es trop bon. »

Tony marcha hors de la pièce et de l'équipe.

SR&TS

« Et c'est Tony Stark, dit Maria en le montrant d'un geste. Iron Man. »

Tony regarda dans la pièce jusqu'à trouver le pied de Steve, s'arrêta, puis leva son regard pour rencontrer celui de Steve. Mais la désapprobation intemporelle de Captain America était déjà dans son expression. Les lèvres de Steve se tordirent en un sourire méprisant.

« Vous laissez un soumis être dans l'équipe ? Pourquoi ? »

Fury haussa les épaules.

« Il est bon à ce qu'il fait. Le reste c'est son problème.

-Son problème ?, s'étouffa Steve. Ça ne va pas être 'son problème' si un Ordre d'un autre Dom le fait changer de camp !

-Nous avons besoin de toute l'aide que nous pouvons avoir, Cap. »

Fury se retourna vers le panneau de contrôle de l'Helicarrier.

Steve se retourna face à Tony. Il n'avait pas l'air convaincu.

SR&TS

Il se passa trois semaines après leur discussion avant que Steve ait le courage de demander. Tony le savait parce qu'il l'attendait, et Steve avait dépassé tous ses paris avec lui-même.

« Pourquoi… », commença Steve, tournant autour de la question. Il essaya encore une fois. « Y a-t-il une raison pour laquelle tu n'as pas de Dom ? Si tu en avais un, tu pourrais être dans l'équipe. »

Tony ricana.

« Combien de temps as-tu attendu avant de la poser, Cap ? »

Tony réajusta rapidement les paramètres de ses paris avec lui-même. Si Steve avait voulu lui demander tout ce temps, il avait quand même gagné.

« Un moment maintenant, dit Steve énigmatiquement et Tony soupira. Tu n'as pas à répondre.

-Je sais que je n'ai pas à répondre. Et voici ta réponse. Personne ne peut réussir à s'occuper de moi. Du moins pas de la manière dont j'aime. J'ai eu quatorze Doms qui ont essayé. Aucun n'a réussi. Pourquoi, tu veux essayer ? »

La mâchoire de Steve se ferma en une expression que Tony commençait à considérer comme son Regard-Discussion-Avec-Tony.

« Ce n'est pas ce que je disais. J'ai juste… Tu as fait un bon travail ce jour-là, contre les Chitauri. J'étais impressionné. Et je suis désolé que mes actions t'aient renvoyées de l'équipe.

-Ce n'était pas tes actions, Steve. C'était ça. »

Tony fit un geste qui englobait Steve des pieds à la tête.

Les lèvres de Steve se tordirent.

« Tu as fait un geste sur tout mon corps.

-Oh, les jumeaux espions t'ont déjà fait voir celui-là, huh ?

-Bruce, en fait. J'ai aimé.

-Il a de bons goûts. Mon point est que c'est tout de toi qui est le problème. Je suis un soumis non réclamé, tu es un Dom qui n'en as pas. Je ne suis pas effrayé d'avoir un méchant qui me donne des Ordres, tu penses que je n'ai pas construit des sécurités pour ça dans mon armure ? Allons. Non, c'est toi. Tu es le chef d'équipe, mais même si tu ne l'étais pas, tu es le seul Dom n'ayant pas de soumis dans l'équipe et tu rends fou le soumis en moi, Rogers. Aussi longtemps que tu doutes de moi, je ne peux pas m'empêcher de mettre une grosse partie de mon énergie à essayer de te plaire, et c'est distrayant, putain. Ce n'est pas quelque chose qu'une armure peut régler. Tu es comme… Tu es comme ce point aveuglant et klaxonnant sur mon radar maintenant. Et ça ne serait pas un problème si je pouvais juste t'ignorer, mais tu vas me donner des ordres dans le champ de bataille, contrôler l'équipe, combattre à mon côté. Je suis peut être un gamin, mais je ne suis pas un idiot. Je sais quel effet ça aura sur moi, et ne peux pas mettre en danger tout le monde juste parce que je suis trop têtu. Pour une fois dans ma vie, j'ai fait le bon choix. Laisse-moi le faire. »

Le menton de Steve tomba et prit ses yeux avec lui, et Tony put voir la résignation dans ses traits. Puis ça s'arrêta… Son expression changea et devint quelque chose d'autre.

« Et si je me proposais ? »

Tony s'immobilisa, légitimement choqué pour la première fois.

« Quoi ?

-Et si j'offrais d'essayer et de te clamer ? »

La surprise envahit de chaleur à travers les veines de Tony, mais il le renvoya en arrière, riant.

« Eh bien, je dirais que tu ne serais pas le seul et définitivement pas le dernier, mon beau. Mais de toute façon, tu peux avoir une chance. »

Tony écarta ses bras largement en invitation et en un claquement de doigts Steve fut entièrement dans son espace, ne le touchant pas mais assez proche pour voler l'air de Tony. Steve respirait contre sa joue, ses yeux traçant une ligne des lèvres de Tony à sa gorge.

« Si tu dis oui, tu ferais mieux de le penser, Stark. »

Tony déglutit difficilement.

« Ne perds pas ton temps, Steve. » Sa proximité vola tous les surnoms incisifs de Tony. « Ça ne marche pas. »

Steve verrouilla de nouveau leurs regards.

« Qu'est ce qui ne marche pas ?

-Je veux dire, » Tony déglutit encore une fois. « Ce n'est pas comme si je ne répondais pas aux Ordres. Je peux… Je peux aller dans mon subspace. C'est juste. Je ne… » Tony gronda quand les mots ne vinrent pas et Steve s'écarta un peu, lui donnant un peu d'espace. « Je ne suis pas juste un gamin. Je suis comme un gamin niveau onze. La manière dont j'aime ça n'est pas celle que les Doms veulent pratiquer. »

Les yeux de Steve se plissèrent un peu et Tony eut l'impression qu'il était passé aux rayons x.

« Peut-être que c'est la manière dont les Doms veulent pratiquer aujourd'hui. »

Tony rencontra le regard de Steve avec un défi de son cru.

« Tu le penses vraiment ?

-Je le pense. »

Tony le tourna et retourna dans son esprit. Qu'avait-il à perdre, vraiment ? Peut-être avoir Steve échouer ferait lâcher sa poigne sur Tony et il serait capable de revenir de nouveau en temps qu'Iron Man. Et si ça ne le faisait pas, il n'y aurait rien de pire que ce qu'il avait déjà.

« OK.

-OK ? »

Tony acquiesça :

« Oui. Essaie et clame-moi.

-Viens dans mes appartements ce soir à huit heures. », Ordonna Steve, le tranchant dégoulinant de sa voix comme de cire chaude.

« Merde. Oui, monsieur. » Tony pouvait entendre le sarcasme dans sa voix, mais la vérité était que l'Ordre de Steve le heurtait profondément, lui donnant déjà chaud, en manque et ayant hâte.

« OK », dit encore Steve, plus doucement cette fois, quand il se retourna et marcha hors de la pièce.

Tony brûlait, excité et prêt. Mais il se sentait toujours comme ça, ça commençait toujours comme ça, avant que tout déraille.

SR&TS

A sept heures, Tony alla dans sa chambre et se déshabilla. Il se lava consciencieusement, nettoya ses ongles et passa l'après shampooing sur chaque mèche de cheveux. La pointe d'anticipation palpitait sous sa peau et il se vautra dedans, essayant d'apprécier ça pendant aussi longtemps que possible. Parce que quand il descendrait de ça, il savait que Steve ne serait pas celui à l'emmener dans son subspace. Pas quelqu'un comme Steve, pas quand de plus intelligents, plus cruels, plus expérimentés Doms avaient échoués. Steve était trop bon, trop frais, trop…

Adorable.

Et Tony allait faire de sa soirée un tel enfer qu'il n'allait jamais vouloir lui reparler. Une soirée parfaite.

Quand même ? Tony se trouva excité et à faire les cent pas dans son appartement attendant que l'horloge arrive finalement à huit. A cinq minutes de l'heure, il ne put plus attendre alors il alla dans l'ascenseur et dit à JARVIS de l'amener à l'heure. L'ordre de Steve brûlait sous sa peau comme une marque et il voulait enfoncer ses ongles dedans et racler à vif.

A exactement huit heures, Tony était debout sur le pas de la porte de Steve et en train d'attendre, se tortillant avec l'agonie exquise de désobéir alors que chaque seconde le poussait plus loin de l'ordre de Steve. Finalement, à deux minutes près, il toqua.

« Entre. »

Tony poussa la porte et entra. Il n'était pas sûr de ce à quoi il s'attendait, Steve ne semblait pas le genre à l'accueillir tout en cuir avec une collection de fouets et de jouets sur le sol, mais ce qu'il trouva n'était certainement pas ça. Steve était debout à côté de l'ilot de la cuisine, une hanche contre le plan de travail en granit. Ses cheveux étaient humides et il était habillé d'un doux et gris pantalon de survêt' et de l'un de ces t-shirts de travail à la couleur passée et à longues manches. Il buvait tranquillement un verre de jus rouge et ses yeux étaient fixés sur Tony.

« Merci d'être venu, dit Steve et Tony haussa un sourcil.

-Tu me l'as demandé. »

Les yeux de Steve allèrent sur l'horloge et il fredonna.

« Parce que tu es tellement bon à faire ce qu'on te dit. »

Un sourire se fit lentement sur le visage de Tony.

« C'est bien que tu reconnaisses déjà ça, Cap.

-Steve », la voix de Steve se baissa et devint ferme mais ce n'était pas encre un Ordre. « Ici tu m'appelles Steve.

-Pas Monsieur ?, taquina Tony.

-Non »

C'était un Ordre.

Tony déglutit. Sa langue se tordit autour d'un « Oui, Monsieur » mais il ne le laissa pas sortir encore, toujours incertain de comment Steve allait jouer avec ça.

« Assieds-toi, s'il te plait. »

La voix de Steve s'allégea de nouveau.

Tony le rejoignit à la table de la cuisine, choisissant un set de table pour jouer avec le bord pendant qu'ils parlaient.

« JARVIS m'a envoyé ta liste.

-Il est utile comme ça.

-Quand tu dis pas d'eau…

-Je veux dire pas d'eau, répliqua Tony. D'aucune sorte. »

Steve acquiesça solennellement.

« A boire ?

« Oh », Tony cligna des yeux, réalisant qu'il n'avait jamais considéré ça avant. Il avait seulement essayé un Dom quelque fois depuis l'Afghanistan donc ça n'était jamais vraiment venu à l'ordre du jour. « Est-ce que ça importe ?

-La nourriture et l'hydratation font partie de mon aftercare.

-Tu ne vas pas m'emmener dans mon subspace donc je ne vais pas avoir besoin d'un aftercare, sourit malicieusement Tony. Mais juste pour l'information, je préfère quelque chose de doux plutôt que de l'eau. Juste au cas où. »

Une attaque de panique n'arrivait que rarement bien durant une scène.

« OK. Noté. » Steve plaça son verre vide sur la table. « Tony. Quand as été la dernière fois où tu as été dans ton subspace pour quelqu'un ? »

Tony se tendit.

« Je… Pepper fait des scènes soft avec moi tous les quelques mois pour me garder sain d'esprit. »

L'expression de Steve ne changea pas, mais Tony put sentir un changement quand même en lui.

« Les scènes softs ne comptent pas. Quand as été la dernière fois où quelqu'un t'as emmené dans ton subspace ? »

Tony fit travailler sa mâchoire pendant un moment, réfléchissant.

« Je… Je ne me souviens pas vraiment. Avant l'Afghanistan. Un moment avant. Probablement dans la fin de mes vingt ans. »

Ca fit lever les sourcils de Steve et Tony eut une petite joie malsaine dans le fait de le surprendre.

« Vraiment ? Aussi longtemps ?

-Comme je le disais, je suis un défi.

-Mais ceux qui étaient capable de t'emmener dans ton subspace, pourquoi ne t'ont-ils pas réclamé ? »

Ça n'était pas dit pour blesser mais ça n'en piqua pas moins, et Tony enfonça ses doigts dans sa cuisse pour se stopper de tressaillir comme si les mots de Steve étaient un coup de fouet. Savoir que tu n'étais pas voulu était un peu différent qu'avoir quelqu'un d'autre te le disant en face.

« Je représente trop de travail. Personne ne veut ça. En plus, je ne peux pas aller assez souvent dans mon subspace pour satisfaire un Dom tout seul, mais je ne partage aussi pas bien.

-Pourquoi ne peux-tu pas aller dans ton subspace souvent ? »

Tony bougea dans son siège. Le calme de Steve, ses questions froides commençaient à le faire se sentir passé aux rayons x.

« Le temps de guérir. »

Ca fit finalement sortir une réaction de Steve. Il sursauta, ses yeux s'écarquillèrent.

« C'est ce que ça prend, huh ? »

Tony acquiesça.

« Je n'exagérais pas pour le drama, Cap, je parle d'expérience. »

Steve leva ses yeux au plafond :

« Ca fait un, JARVIS.

-Oui, monsieur.

-Attend, un quoi ?

-Je t'ai demandé de m'appeler Steve. »

Tony souffla :

« On est même pas encore en train de faire une scène.

-Quel est ton safeword, Tony ?

-Galilée.

-Est-ce que tu me fais confiance ? »

Tony souffla et se laissa aller en arrière dans sa chaise, croisant les bras.

« Je veux dire, je te connais à peine, Cap.

-Deux, dit fermement Steve et JARVIS le reconnut avec un doux bip.

-Merde, souffla Tony.

-Tu sais que ce n'est pas ce que je veux dire. Est-ce que tu me fais confiance pour te respecter, t'emmener dans ton subspace en sécurité et honorer ton safeword si tu l'utilises ?

-Dieu, tu es vieux jeu. Oui, bien sûr que je te fais confiance. Debout et fidèle comme toi-même. »

Steve prit une pièce de vingt-cinq cent de sa poche et la posa au milieu de la table, à égale distance entre eux.

« Dès que tu prendras cette pièce, tu seras mien. Je contrôlerai ton corps, tes actions, tout tes choix jusqu'à ce que je décide d'y mettre un terme ou que tu utilises ton safeword. Nous n'aurons pas de sexe mais je vais te toucher. S'il y a un endroit sur ton corps que tu ne veux pas que je touche, dis le moi maintenant.

-Le réacteur, dit immédiatement Tony. Ou plutôt, tu peux le toucher aussi longtemps que tu ne me fais pas penser que tu vas essayer de le prendre. Alors j'utiliserai mon safeword. Tout le reste est bon. »

Steve acquiesça.

« Comme je l'ai dit, ce ne sera pas sexuel, mais ça sera excitant et ça prodiguera du plaisir, et si tu veux jouir, tu pourras, je ne vais pas t'arrêter ou te punir mais ça ne veut pas dire que je vais arrêter ce que je ferais. L'autre chose pour laquelle je ne te punirai jamais est de ne pas être capable d'aller dans ton subspace. Mon but pour cette scène est de te connaitre et de t'emmener aussi loin qu'il est possible dans ton subspace en toute sécurité. Si ce n'est pas très loin, c'est bon. Ton job est de m'obéir, pas d'essayer et de le forcer. Compris ? »

Tony acquiesça, effrayé d'ouvrir sa bouche et de laisser sa traitresse de langue lancer un sarcasme. C'était important.

« OK. C'est ta dernière chance de faire demi-tour sans safeword et ta dernière chance de poser des questions. Une fois que tu prends cette pièce, tu es mien. »

Les yeux de Tony étaient fixés sur la pièce. Ce qu'il voulait vraiment était savoir : Combien de temps va-t-il se passer avant que tu m'abandonnes ? Mais en vérité, il ne voulait pas connaître la réponse. Alors il allait juste attendre et compter les minutes. Il tendit la main et couvrit la pièce avec sa main puis rencontra les yeux de Steve. Il y avait une supplication en eux, sous l'extérieur froid, et c'est ce qui fit prendre à Tony la pièce. Il la lança en l'air et la rattrapa.

« OK Cap, donne-moi ton meilleur tir. »

Steve sourit puis se leva de sa chaise.

« Trois, dit-il et Tony jura. Nous allons commencer facilement. »

Il commença à retrousser ses manches, pliant attentionnement centimètre par centimètre jusqu'au-dessus de son coude.

« Enlève tes vêtements.

-Tu ne veux pas les enlever pour moi ? », taquina Tony, rattrapant un mon beau qu'il avait au bout de la langue.

« Non. » Steve s'assit sur le bras du canapé du salon et regarda Tony patiemment, mains croisées sur ses genoux.

« Bien, OK alors. Autant pour ne pas avoir de sexe, Captain Kinky. »

JARVIS fit un nouveau bip mais Tony l'ignora. Quatre. Il marcha jusqu'au canapé et s'arrêta en face de lui. Il attrapa le bas de son t-shirt et l'enleva, le mettant de côté.

« As-tu été dans un club moderne de strip-tease, Steve ? Je pense que tu pourrais apprécier. »

Il déboutonna son pantalon et secoua ses hanches pour le faire tomber.

Steve ne répondit pas mais il y avait une étrange lumière dans ses yeux. Il retraça le corps de Tony. Quand Tony tendit la main pour son boxer, Steve dit :

« Stop. »

Tony s'immobilisa, les pouces dans sa ceinture. Alors cette chose brûlait. Ce besoin de prendre chaque Ordre et de désobéir. Il sourit, descendit le tissu juste assez pour montrer le soupçon de sa hanche et quelques poils.

« Tu es sûr ? »

Steve garda ses yeux sur le visage de Tony.

« Je suis sûr. »

Tony haussa les épaules et laissa ses mains tomber sur ses côtés. Quand Steve ne bougea pas ou ne dit rien d'autre, Tony commença à remuer là où il se tenait, ses yeux errant dans la pièce. Il avait échoué quatre fois déjà. Qu'allait faire Steve avec ça ? C'était dur d'imaginer un Dom comme Steve utiliser des punitions, mais il devait garder le nombre pour une raison.

Jusqu'à où pourrait-il faire monter le nombre ?

Cette voix dans le fond de l'esprit de Tony lui rappela que les vrais Soumis ne voulaient pas être punis, que les vrais Soumis pouvaient aller dans leurs subspace en étant bons. Et les Doms voulaient de vrais Soumis, de bons Soumis, des Soumis obéissants.

Il s'éloigna de ses propres pensées et Steve fredonna de manière absente :

« Es-tu prêt pour des instructions ?

-Pour que je puisse commencer à voir comment les gâcher ? Bien sûr. Pourquoi pas ?

-Je vais écrire quelques emails. Agenouille-toi à mes pieds. »

Tony souffla. Si s'agenouiller était tout ce que ça prenait, il pouvait pratiquement s'emmener lui-même dans son subspace.

« OK, bien. »

Il attendit que Steve s'asseye dans sa chaise de bureau puis s'agenouilla à ses genoux à ses côtés. La satisfaction naturelle d'obéir à un Ordre direct bondit mais fut immédiatement gâchée par le besoin inné de tout gâcher. Quand l'attention de Steve ne se tourna pas vers lui de suite, Tony se rassit et croisa les jambes en face de lui à la place. La bravade agissait comme une ruée chaude dans ses veines avec une fin amère, comme du whiskey.

Steve cliqua pendant un moment puis sembla se rappeler que Tony était encore dans la pièce aussi.

« Où est ta pièce ? »

Tony la lança dans les airs, la rattrapa et la plaqua sur son poignet.

« Face.

-En parlant de face, tu vas utiliser la tienne pour garder cette pièce contre le bord du bureau.

-Excuse-moi ?

-Met la pièce contre le bureau, commanda Steve. Et tiens-la là. Avec ton front. »

Tony fut si surpris par l'ordre inhabituel qu'il le fit, pressant la pièce contre la charpente de bois et se baissant en avant jusqu'à la toucher avec son front. Il réalisa presque aussitôt que croiser les jambes n'était pas une bonne position. Il se baissait trop en avant et la tension de ses hanches et de ses cuisses fut aussitôt apparente.

Tony se remit à bouger, essayant de mettre ses pieds sous lui pour s'agenouiller à la place, mais ça lui fit relâcher la pression de sa tête et la pièce tomba sur le sol, rebondissant sur ses genoux.

JARVIS bipa.

Cinq.

Merde.

Tony chercha sur le tapis jusqu'à trouver la pièce puis la retint contre le bord du bureau. Il se pencha en avant jusqu'à la coincer.

Dieu, c'était si ennuyant. Comment les soumis normaux faisaient pour rester agenouillés aux pieds de leurs doms pendant des heures à la fois ? Tony y était depuis quoi, trente secondes ? Et regrettait déjà de ne pas avoir pensé à prendre un livre. Aussi, c'était mignon que Steve pense que cette manière allait l'emmener dans son subspace mais ça n'était rien. Tony avait été fouetté jusqu'à aller à l'hôpital et avait réussi à ne pas sombrer dans son subspace jusqu'à ce qu'ils finissent de le recoudre.

Il avait eu des Doms essayant la manière douce aussi. Ça ne marchait juste pas pour lui. Il voulait se battre, se disputer, pousser, camper sur ses positions et se retourner, et les gentils Doms ne savaient pas quoi faire avec ça. Bien sûr il y en avait qui avaient essayé plus longtemps, mais à moment donné, ils abandonnaient et tout le monde en sortait misérable.

Le pire de tout ça était que Tony voulait vraiment aller dans son subspace. Ce n'était pas comme s'il n'était pas un soumis, il l'était. Il désirait ce sentiment de liberté. Il voulait se laisser aller. Et les quelques fois où il y avait été avaient été un pur plaisir. Mais ça n'avait jamais été facile pour lui comme ça semblait l'être pour d'autres soumis. Pendant que les autres soumis adolescents étaient en train de 'jouer au Dom' et faisaient des scènes soft avec les autres au bord de leur subspace préadolescent, Tony avait pensé qu'il devait être un Dom ou un nul pendant deux années entières parce que ça ne lui faisait presque rien.

Il avait lu des livres, écouté des enregistrements, même payé un putain d'hypnotiseur, mais ça restait hors de sa portée. Il avait vingt-trois ans la première fois où il était allé dans son subspace et c'était si incroyable qu'il avait commencé à pleurer et avait été propulsé droit dans un drop si mauvais que son Dom du jour avait dû aller à la pharmacie pour lui prendre du Dropaid. Cette ligne était si difficile et frustrante à maintenir. La plupart du temps, ça ne semblait pas valoir le coup d'essayer. Et quand il voulait essayer, ça se tortillait hors de sa portée comme de la gelée.

Clink. La pièce heurtant le sol fit sursauter Tony. Il réalisa qu'il s'était relaxé alors qu'il pensait et avait glissé jusqu'à ne plus maintenir de pression. JARVIS bipa encore. Six.

« Ugh », grogna-t-il.

Il attendit un moment avant de remettre la pièce, envoya un regard à Steve, mais la concentration de Steve était entièrement sur son ordinateur comme si Tony était complétement oublié. Tony remit la pièce.

Il se passa quelques minutes de plus avant que sa tête ne commence à le lancer sous la pièce et il bougea encore, la laissant tomber. Il frotta son front alors que JARVIS bipait. Sept.

« On peut échanger, dit-il à Steve. Je suis bon avec les emails. Et tu as l'air d'être vraiment bon à rester assis et ne rien faire. »

Steve resta silencieux, ses yeux voyageant sur l'écran alors qu'il lisait.

Tony soupira et remit la pièce. Il n'était pas stupide, il avait lu les livres sur les brats et Steve était en train de le travailler comme ils le disaient. Etre ignoré cré un désir plus fort de plaire. Eh bien, ça ne le faisait pas. C'était en train de créer un désir plus fort de harceler même.

« A qui es-tu en train de faire un email ? », essaya Tony.

Rien.

Il commença à taper une mélodie avec un doigt sur un pied du bureau de Steve. Ca fit écho mais Steve continua à ne lui accorder aucune attention. Tony gigota en avant et en arrière, ramenant la pièce le long du bureau. Il bougea trop loin d'un coup et elle glissa, tombant encore sur le sol.

« Merde. »

Bip.

Il se demanda s'il y avait une limite, un point où Steve réaliserait que Tony avait accumulé trop de punitions pour être en sécurité et devrait le stopper. Il remit la pièce et ferma ses yeux cette fois à la place de fixer le tapis crème. Ce n'était pas une position très inconfortable, vraiment. Il pouvait penser à quelque chose d'autre.

Comme essayer d'améliorer les Morsures de Natasha. Le temps de la recharge après quelques coups était problématique mais les batteries pouvaient aussi tenir peu de charges sans être trop lourdes. Mais il y avait de meilleures manières que de donner un arc réactor pour elle…

Une douleur soudaine dans la nuque de Tony le fit réalisa qu'il était devenu inattentif pendant quelques minutes. Il bougea pour soulager la gêne dans sa nuque et son dos, mais ça fit juste se resserrer ses cuisses et ses abdos pour tenir son poids. La pièce pressait contre sa peau assez pour qu'il puisse sentir le cercle parfait dans son front où elle était placée. Ça ne piquait pas vraiment, mais c'était là. Tout comme la ligne de la jambe de Steve à côté de lui.

Il pouvait sentir le bord de quelque chose commencer à éclore, juste dans le coin de son œil. C'était un bon sentiment, pour autant que c'était réuni avec la frustration de savoir que ça ne viendrait pas plus près. Il bougea encore et la pièce tomba.

Tony ne savait pas combien de temps passait. Il dérivait dans le brouillard, parfois se concentrait sur les blueprints dans son cerveau, parfois se concentrait sur la dureté de la pièce contre sa peau. Ce n'était pas le subspace – n'avait rien à voir avec le subspace, vraiment, mais il réussit à se relaxer, ce qui le surpris. Il n'avait jamais eu un Dom qui l'avait laissé si longtemps avec juste un ordre, à moins qu'il soit troussé comme une dinde, avec un plug, des épingles sur tout son corps, et qu'on lui ait demandé de rester immobile. Mais il n'y avait pas de douleur, pas de plaisir, pas de distraction ici. Ça aurait dû lui laisser plus de liberté pour laisser son traitre de cerveau flâner, mais à la place il n'y avait pas assez contre quoi se battre, donc il s'ennuyait juste.

Il était difficile d'ennuyer Tony Stark : c'était une réussite entière.

Steve se tourna finalement dans sa chaise.

« OK, c'est assez, Tony. »

Tony laissa la pièce tomber dans sa main, se rasseyant avec un soupir.

« Merci mon Dieu. »

Steve tendit la main et son pouce frotta contre le point où la pièce était pressée, ayant laissé une empreinte sans aucun doute, et rose. Les Doms avaient une telle chose pour les marques. Quand même, Tony se lova dans le toucher, en ayant besoin après de tant de temps seul avec lui-même. Steve se rapprocha.

« Combien de fois l'as-tu laissée tomber ?

-Treize, dit immédiatement Tony. Et c'était quatre avant, donc un total de dix-sept punitions. »

Steve le fixa juste, froid et calculateur et Tony se tortilla :

« OK. » Il se leva et Tony dut lever la tête pour le regarder. « J'ai un autre projet pour toi. »

Tony s'excita un peu. Quelque chose d'autre à faire signifiait quelque chose d'autre qu'il pouvait gâcher à la place de rester assis indéfiniment.

Puis Steve prit un pot au bout de son bureau, le dévissa, et le renversa sur le tapis. Un millier de grains de riz blancs tomba sur le tapis blanc pelucheux et disparut.

« Récupère-les, ordonna Steve en sonnant presque désintéressé.

-Excuse-moi ?, dit Tony, même alors que l'ordre brûlait chaud dans ses veines. Tu les as juste laissés tomber sur le sol. En quoi c'est mon problème ? »

Mais Steve était déjà retourné sur son bureau, cette fois avec un livre ouvert sur ses genoux, une jambe croisée sereinement sur l'autre.

« Va te faire foutre », marmonna Tony dans sa barbe, mais il n'y eut aucune réaction de la part de Steve. Il tendit la main et fit courir ses doigts dans la pile de riz. C'était une bonne sensation, mais la large pile s'effondra et Tony put voir certains de ces grains rouler loin dans de tapis. Merde.

Tony récupéra ce qu'il pouvait facilement et les mit dans le pot avec ses mains en coupe. Il le fit quelques fois de plus, mais ce qui restait était coincé profondément et chaque grain devrait être récupéré un par un.

« Où est ton aspirateur ? », demanda Tony.

Steve ne répondit pas. Pas de surprise ici.

Tony fit tomber quelques grains dans le pot. Puis en jeta un dans la pièce juste pour voir. Il retomba au bord du tapis et glissa sur le sol.

Steve se leva. Il marcha après le grain de riz et le récupéra. Eh bien, c'était intéressant. Puis il se retourna, laissa tomber le grain à côté du genou de Tony, prit le pot et le renversa de nouveau.

« Hey ! »

Tony vacilla instinctivement, mais Steve ne le frappa pas - il marcha juste jusqu'à son bureau et se rassit. Et dieu, que c'était irritant. Juste parce que Tony n'allait pas dans son subspace ne signifiait qu'il n'apprécierait pas d'être frappé. Mais Steve était juste… N'y était pas.

Tony laissa tomber trois grains dans le pot puis donna une pichenette à un pour le faire sortir du tapis de nouveau, regardant alors que Steve répétait ses actions, renversant le pot. Combien de fois Steve irait-il chercher le grain ?

Sept répétitions de plus et Tony devint ennuyé. Il y avait quelque chose de piquetant et de rampant sous sa peau. Le pot était vide, donc Steve ne s'était pas embêté à le retourner les dernières fois, mais voir le Dom aller et rapporter ce qu'il avait jeté avait arrêté d'être ressenti comme un triomphe. Tony n'était pas sûr de comment il se sentait à la place, mais il n'aimait pas ça. L'envie persistance de désobéir ne recevait aucune satisfaction de Steve cherchant le grain qu'il avait jeté et il n'était pas sûr de pourquoi.

Tony en rassembla une main pleine et la fit tomber dans le pot. C'était en quelque sorte bon. C'était bon, le fait d'obéir aux ordres était toujours bon – très bien, mais mélangé avec le désir de se rebeller. Mais il ne pouvait pas penser à une manière de se rebeller qui n'était pas juste de jeter plus de riz et ça ne lui donnait plus aucune satisfaction. Si seulement Steve lui demandait d'aller chercher le riz, alors il aurait quelque chose à laquelle désobéir.

Tony frotta ses mains sur le tapis et plusieurs grains apparurent comme des petits grains de popcorn. Il les ajouta dans le pot.

Tony trouva un autre grain et l'ajouta dans le pot. Il y avait un rythme dans ça. Il compta : un, deux, trois, quatre. C'était satisfaisant de voir le pot commencer à se remplir. De temps en temps, il le prenait, le secouait et rougissait avec plaisir quand c'était plus rempli à chaque fois. Il frottait ses doigts à travers les poils épais du tapis jusqu'à ce qu'ils soient chauds, roses, et douloureux, mais c'était la seule manière de trouver les petits grains blancs dans le fond blanc.

Tink, tink, tink. Lentement le pot se remplit, mais le riz semblait ne jamais finir, il pouvait toujours en voir plusieurs en plus. Il se vautra sur son ventre, louchant sur le tapis. Riz, riz, peluche, riz…

« OK, bon travail, Tony. Tu as fini. »

Tony sursauta. Il avait complétement oublié que Steve était là. Il pouvait encore voir des grains de riz entre les poils du tapis.

« J'ai fini ?

-Yup. » Steve aida Tony à se relever sur ses genoux puis fronça les sourcils à l'expression que son visage montrait.

Tony soupira :

« Je n'ai pas pu le faire. Je suis désolé. »

Steve se rapprocha, se baissant.

« Faire quoi ?

-Aller dans mon subspace pour toi. J'ai essayé. »

Steve pencha la tête sur le côté quand la réalisation l'atteignit.

« Oh, Tony, non. Nous n'avons pas fini cette scène. Non, mon cœur, nous avons toujours à faire. »

Le doux surnom était nouveau, mais Tony n'avait pas assez de neurones pour réfléchir à ce que ça voulait dire.

« Ce n'est pas la peine d'essayer, dit-il, attendant à ce que les mots frappent mais à la place ils sortirent en un doux gémissement. Abandonne juste.

-Combien d'erreurs as-tu fait, Tony ?

-Je… Je… » Tony chercha dans sa mémoire mais il ne pouvait pas trouver un nombre. C'était trop embrouillé. « Je ne sais pas. »

Les sourcils de Steve se haussèrent.

« Tu ne sais pas ?

-Je suis désolé… J'ai perdu le compte. » Il y avait des nombres dans sa tête mais il ne savait pas à quoi ils étaient rattachés. « J'étais en train de compter le riz à la place… Peut-être ? »

La main de Steve se posa sur le haut de la tête de Tony.

« Tu as perdu le compte ?

-Oui, admit Tony.

-Bon garçon », ronronna Steve.

La félicitation courut dans les veines de Tony comme une drogue, chaude et puissante et complétement submergeante. Il grogna, s'inclinant vers l'avant, et les doigts de Steve prirent ses cheveux, le tenant droit. Il força ses yeux à s'ouvrir pour trouver Steve en train de doucement lui sourire.

« Est-ce que je t'ai jamais demandé de compter, Tony ? »

Tony essaya de se rappeler tous les Ordres de Steve.

« Non… Non tu ne l'as pas fait.

-Tu as juste décidé que tu en avais besoin.

-Je suppose. »

Steve se pencha plus près, effleurant de ses lèvres la joue de Tony, la douleur aigüe de sa poigne sur les cheveux de Tony faisant un constrate délicieux avec le doux toucher.

« Tu n'as pas à faire quoique ce soit que je ne te demande pas, Tony. Je sais que tu peux être un bon garçon, mais les bons garçons doivent donner le contrôle et c'est difficile pour toi. Mais tu as finalement commencé à le faire. Quel bon travail tu fais.

-Steve », gémit Tony.

Il voulait ramper à l'intérieur du Dom et flotter là, en sécurité, entouré et protégé.

« Tu as travaillé si dur. Es-tu prêt pour quelque chose de bon ? Tu n'auras pas à penser du tout, juste à rester allongé, être bon pour moi et faire comme je te le demande. »

Tony pouvait sentir le bord du subspace le taquiner, si prêt et entièrement intouchable. Il était un petit peu dedans mais il pouvait sentir le sentiment de laisser aller complétement, le brouillard chaud de tout ça, la sécurité et il le voulait tellement mais c'était juste hors de sa portée.

Il laissa un grognement frustré alors que ça glissait hors de sa poigne de nouveau et Steve le gifla au visage.

« Arrête ça, ordonna-t-il. Je t'ai dit que ton job n'était pas d'aller dans ton subspace. C'est de faire ce que je te dis. Arrête d'essayer si fort. »

Tony se vautra dans la douleur piquant sa joue et travailla pour retrouver sa respiration. Il laissa l'attrait du subspace glisser loin de lui, même si des larmes de frustrations coulèrent de ses yeux.

Steve accrocha ses doigts sous le menton de Tony.

« Assis-toi, Tony. »

Tony n'avait même pas réalisé qu'il avait glissé sur le côté, mais il réagit avant que sa partie rebelle de son cerveau puisse lui dire de combattre l'ordre.

« Bien. »

Steve enroula ses doigts autour du bas de la nuque de Tony et serra. La pression se réverbéra directement plus au sud et Tony gémit, fondant dans le toucher comme un chaton.

« Ceci va s'en aller. »

Steve accrocha de ses doigts le boxer de Tony et l'aida à l'enlever, le laissant nu.

Tony frissonna quand l'air froid toucha sa peau.

« Est-ce que c'est l'heure des punitions ? »

Steve secoua la tête :

« Je ne fais pas de punitions. »

La surprise envoya presque Tony hors de son brouillard.

« Quoi ? Pourquoi est-ce que tu comptais alors ?

-C'est mon affaire. C'est ma scène, Tony. Tout ce que tu as à faire est d'être un bon garçon pour moi. Tout le reste est pour moi.

-Pas de punitions… Est-ce que ça veut dire… Si je réponds maintenant… ? »

Tony réussit à faire un sourire paresseux.

Steve rit :

« Oh bébé. Si tu penses que tu peux me faire réagir avec quoique ce soit avec moi… » Il frotta le côté du visage de Tony. « Mais ne t'inquiètes pas. Pour mon prochain tour, tu ne vas pas être capable de répondre. Reste ici. »

Tony se figea. Dieu, il pouvait le sentir juste ici, le bord, qui l'attendait, et il le voulait. Il le voulait tellement. Peut-être que s'il était vraiment bon et faisait exactement ce que Steve avait dit pendant le reste de la scène, il pourrait l'atteindre. Et Steve serait si heureux, si fier de lui.

Mais même la pensée vagabonde d'obéir faisait facilement frissonner la peau de Tony. Il devait pousser, tester, c'était dans sa putain de nature et il la haïssait.

Steve revint avec une boite dans ses bras. Il la mit sur le canapé, donc Tony ne put pas voir ce qui était à l'intérieur, et il remit Tony sur ses genoux avec les jambes écartées et les mains derrière le dos.

« Quel est ton safeword ?, demanda Steve.

-Galilée, dit Tony et sa voix sonnait endormie même pour lui.

-Bon garçon. » Steve pressa quelque chose dans la main de Tony. « Mais tu ne vas plus être capable de parler dans une minute, alors voici ton safeword. Peux-tu t'en souvenir ? »

Tony secoua la balle dans sa paume et elle tinta avec bruit.

« Je peux m'en souvenir. »

Il secoua de nouveau la balle et pensa Galilée.

« Bien. »

Tony observa alors que Steve sortit un set de menottes reliées de la boite. Elles étaient épaisses et douces, trop douces. Tony fronça les sourcils, mais il réussit à se mordre la langue. Steve lui mit les menottes, les reliant avec une chaîne fine.

« Secoue encore, Tony ? »

Tony secoua la cloche safeword et elle tinta bruyamment dans la pièce.

« Bon garçon. Les jambes maintenant. »

Steve fit presser les cuisses de Tony et s'agenouilla derrière lui pour ajouter de larges menottes autour de ses cuisses. Tout était dans le même bleu profond de cuir et des clips et des chaînes en noir et argent. Tony n'avait jamais été fan de lingerie, mais les menottes étaient un peu comme des jarretières et la pression était bonne, guidait son attention sur ses propres jambes d'une manière qui le faisait vouloir faire courir ses mains dessus et les toucher.

Steve caressa le long de l'arrière d'un genou de Tony puis attrapa le mollet.

« Allonge-toi », commanda-t-il et la peau de Tony vibra comme s'il avait bu quatorze tasses de café.

Il ne put s'empêcher de gémir, ce grondement dans la voix de Steve allant droit dans son sexe et il fut juste… à bout.

Avec ses mains attachées, il ne pouvait pas se rattraper, mais il n'en avait pas besoin. Steve l'attrapa. Une main se pressa entre ses omoplates, l'autre alla contre le bas de sa nuque de nouveau, et Steve l'emmena sur le sol. Ce fut seulement là que Tony réalisa qu'il était allongé sur le riz qu'il n'avait pas réussi à finir de ramasser. Les petits grains chatouillaient et pinçaient.

Steve plia les jambes de Tony et utilisa plus de menottes pour attacher ses chevilles à ses cuisses. Il dût presser ses orteils sur le sol pour garder ses jambes droites, tendre ses abdos et ses cuisses pour les tenir là ou les laisser ouvertes, vulnérables et soumises. Il ne pouvait pas arrêter de gigoter, bougeant ses jambes d'une manière ou d'une autre, cherchant une position qui ne faisait pas mal ou à son corps ou à son esprit, mais à sa surprise, Steve ne lui dit pas de s'immobiliser.

A la place, Steve se leva et laissa Tony là, gigotant, pendant qu'il allait dans la cuisine. Il y eut quelques bruissements et claquements, le son d'un frigo s'ouvrant et se fermant, et puis Steve fut de retour. Il avait un Tupperware en plastique dans une main et un panier de l'autre. Il les mit sur le canapé. Ensuite, il prit un petit bâillon en balle hors de la boite de base et le mit à côté de la tête de Tony.

« Nous allons commencer sans le bâillon, pour que je puisse te poser quelques questions et être sûr que tu te souviennes du safeword. »

Tony fit tinter la cloche.

« Bon travail. Bien, quand je serai prêt, je te bâillonnerai pour que ta langue tranchante ne puisse rien couper, d'accord ? »

Tony acquiesça, même si la question n'avait pas vraiment été dirigée contre lui. Steve retourna à ses objets et Tony fut coincé avec une vague chaude de désir de désobéir. Mais là il n'y avait rien contre quoi il pouvait désobéir. Tout ce qu'on lui avait dit de faire était de s'allonger là et il était si bien attaché qu'il ne pouvait pas désobéir même s'il le voulait. Tout ce qu'il pouvait faire était parler. Mais sa langue était lourde et son esprit brumeux. Il essaya de convoquer un trait d'esprit :

« Est-ce maintenant que je vais voir ton côté sombre ? », marmonna-t-il.

Steve se baissa pour caresser d'un doigt la joue de Tony, suivant le chemin qu'une larme d'anéantissement suivrait.

« Plutôt l'opposé. Rien ne me fait sentir plus lumineux que te voir comme ça. »

Tony ouvrit la bouche, voulant répondre, mais il l'ouvrit juste à la place. Steve prit son menton et le pencha sur le côté jusqu'à ce que leurs yeux se rencontrent et le tint là pendant assez longtemps pour que le cœur de Tony commence à battre lourdement, tambourinant à côté du réacteur arc jusqu'à ce qu'il puisse jurer que ça commençait à clignoter.

Steve se retira finalement et tendit la main pour les récipients sur le canapé. Il sortit quelque chose de l'un d'entre eux et le laissa tomber sur l'estomac de Tony.

Tony glapit, surpris ça brûlait. Il haleta en quelques respirations difficiles, baissant la tête pour voir ce que c'était et réalisa que ça ne brûlait pas, plutôt l'opposé. C'était une autre pièce, et ça n'avait pas été le frigo que Steve avait ouvert, mais le congélateur. Il avait gardé un récipient de pièces dans le congélateur juste pour Tony. « Oh merde », gémit Tony. La douleur irradiait là où le métal glacé était posé sur sa peau. Il était si absorbé par la sensation que ça prit le claquement d'un briquet pour que Tony retourne son attention vers Steve. Il avait une bougie dans une main, nouvelle et sans tâche, et il ramenait un briquet à la vie à côté de la mèche.

La flamme prit et Steve pencha la bougie sur le côté, la roulant encore et encore alors que la cire commençait à fondre. Il la tint au-dessus de la peau de Tony et Tony regardait, transfiguré, alors qu'une goutte tombait sur son estomac à quelques centimètres de la pièce.

« Uh ! » La cire glissa puis commença à durcir presque immédiatement, brûlant et s'immobilisant en un cercle de la même taille que la pièce. Ca faisait mal. Ca faisait si délicieusement mal. Tony emmêla un gémissement avec un glapissement, et Steve sélectionna une autre pièce du bac.

« Comment tu te sens ? »

Tony souffla plusieurs respirations difficiles en réponse et Steve fit tomber la deuxième pièce.

« Bien !, réussit-il. Tellement bien. Merde. »

Steve tint la bougie de nouveau au-dessus de lui.

« Tu vas rester allongé là, ordonna-t-il, doucement et fermement. Et le prendre. »

Tony réfréna un gémissement. Tout son sang se dirigeait vers le sud, chaque nerf se tendant vers Steve, suppliant pour plus.

« Je vais te bâillonner, dit Steve. Alors s'il y a quoi que ce soit que tu as besoin de dire, c'est ta dernière chance. »

Il sourit doucement à Tony, détournant complétement son train de pensées.

Il essaya de dire quelque chose de sarcastique, ou de défiant, ou quoi que ce soit vraiment, mais le seul mot qui arrivait à la surface était, oui, alors Tony ouvrit sa bouche mais rien n'en sortit et il ne pouvait pas la refermer. Steve frotta un pouce sur sa joue puis remplit la bouche ouverte de Tony avec le bâillon et le referma derrière sa tête.

« Quel est ton safeword ? »

Tony secoua la balle et elle sonna bruyamment.

« Bon garçon. »

La félicitation était douce, gentille et honnête, et Tony dut fermer les yeux pendant un moment. Une autre goutte de cire les fit se rouvrir.

Steve fit son chemin en alternant en haut et en bas du corps de Tony, alternant avec des pièces gelées et de la cire brûlante avec une absence de rythme telle que Tony n'était pas capable de prédire laquelle il allait avoir ni où. Tony était épuisé. Il avait été fouetté jusqu'à écumer avant, mais Steve l'avait laissé sur ses genoux à mijoter pendant si longtemps que Tony avait fait des ronds jusqu'à sommeiller. C'était un genre de fouettement qu'il n'avait jamais vraiment senti avant. La douleur commençait juste mais les démons dans sa tête avaient commencés à somnoler. Il ne pouvait également pas voir une ligne d'arrivée, comme il pourrait normalement. Il y avait un nombre limite de fois qu'un homme pouvait prendre de fouet et son esprit horrible compterait les coups, sachant que si c'était trop loin, alors ils devraient arrêter. Mais la cire ? Tony s'imaginait qu'il pourrait rester allongé là pendant plus d'une journée, jusqu'à ce qu'il soit si couvert qu'il ne puisse plus bouger, plus de cire que de peau. Il n'y avait pas une ligne d'arrivée définie. Peut-être que Steve continuerait juste à le torturer à jamais.

Tony cligna des yeux et traça du renflement de cire qui avait glissé de son nombril à la bougie et plus haut du bras le tenant jusqu'au visage de Steve.

Le regard de concentration attentionnée sur le visage de Steve envoya un choc dans les veines de Tony comme une drogue. Il n'avait pas l'air frustré ou en colère ou à un pas de mordre et casser le nez de Tony. Il avait l'air de voir la douleur de Tony comme un plaisir exquis, comme si rien d'autre ne comptait, mais marquant chaque centimètre de la peau de Tony avec son toucher. Il laissa tomber une autre pièce, juste sur le téton de Tony, et ses lèvres s'étirèrent en un sourire tranchant au halètement de Tony.

Steve continua, ferme mais imprévisible, alors qu'il faisait son chemin avec les pièces et la bougie, constellant la peau de Tony avec les deux mais évitant avec attention le réacteur arc. La douleur était exquise. Elle montait et montait jusqu'à ce que Tony se sente comme s'il devait ramper hors de sa peau pour l'éviter, mais elle ne devint jamais proche de l'insupportable.

Puis Steve fit un doux son et Tony laissa ses yeux qu'il n'avait pas réalisé avoir fermés s'ouvrir de nouveau brusquement. Steve tendit la main et posa un doigt à la base de la gorge de Tony. Il frotta, étalant la douce cire, dessinant une ligne droite au milieu de Tony droit jusqu'à son sexe.

Tony jouit comme une détonation. Il ne s'y était pas attendu, ne l'avait pas senti arriver, mais l'orgasme se répercuta en lui comme un camion et Tony fut laissé tremblant et haletant, trop attaché pour se recroqueviller de la manière dont son corps le voulait. Il gémit, d'une voix aigüe et désespérée, ruant et se secouant. Steve posa une main à plat au centre de son torse et le repoussa sur son dos. Plaqué là, Tony haleta, fixant ses yeux sur le visage de Steve, et il glissa juste dans son subspace.

Le subspace était comme glisser dans un bain chaud. Chaque nerf tintait avec une chaleur plaisante, la peau de Tony s'éclairant d'un rougissement dans tout son corps. Il n'avait plus à respirer, n'avait plus à penser ou désirer ou se battre ou parler. Il était juste sous la surface et c'était juste Steve enroulé autour de lui et rien de plus.

Tony laissa sortir une respiration lente et tremblante et fondit, se fondant en couleurs comme la cire qui ponctuait sa peau.

« Bon garçon », murmura gentiment Steve. Il choisit une autre pièce et la laissa tomber sur la saillie de la hanche de Tony.

Il n'y eut pas de douleur cette fois. A la place, les nerfs de Tony s'électrisèrent comme des feux d'artifices, des flashs d'électricité partant de là où la pièce gisait sur sa peau. Tony bava autour du bâillon, n'essayant même pas de fermer ses dents autour. Tout ce qu'il pouvait sentir était bon. Tout était facile, il semblait impossible que quoi que ce soit ait été difficile avant.

Steve continua à décorer la peau de Tony avec les pièces et la cire, passant qui sait combien de temps à lui tracer des points avec chaque de la tête au pied. Tony avait pu jouir de nouveau, il n'était pas sûr : son corps ne lui appartenait qu'à peine maintenant, il flottait quelque part loin de lui, quelque part où il sentait Steve et rien d'autre.

Quand la bougie fut finie et les pièces toutes utilisées, Steve mit ses mains sous les épaules de Tony et le porta comme s'il ne pesait rien. Il bougea Tony jusqu'à ce qu'il puisse s'asseoir sur le canapé avec Tony à ses pieds, agenouillé sur le tissu. Chacune de ses jambes pliée de chaque côté de Tony, le gardant droit alors que sa tête tomba sur le côté pour se poser sur sa cuisse.

Steve se pencha en avant, caressant Tony. Il pressa ses lèvres juste derrière l'oreille de Tony puis commença à faire son chemin plus bas sur le torse de Tony, faisant tomber la cire séchée et les pièces collées. Tony ne s'était jamais senti comme ça. Les doigts de Steve couraient dans ses cheveux à chaque fois qu'il se rasseyait, et Tony ronronnait sous le toucher. Avec sa tête penchée sur le côté, Tony pouvait voir la pile de petits morceaux de cire et de pièces accumulées sur le tissu sous lui. Sa peau était en feu sous le plaisir, chaque touché des doigts de Steve l'emmenant plus loin.

« Reste assis, bébé, » murmura Steve et l'Ordre tomba loin dans le ventre de Tony et y resta. Il flottait trop haut pour que la voix à l'intérieur entende et se batte. Il s'abandonna complétement à l'ordre, restant immobile et docile sur ses genoux, faisant confiance à Steve. Et c'était si facile, ça ressemblait au paradis.

Les doigts de Steve s'immobilisèrent dans les cheveux de Tony, enfoncés profondément, et il se rassit sur le canapé, les jambes enroulées étroitement autour de Tony. Tony crocheta ses doigts autour du talon de Steve et laissa le poids entier de sa tête sur les genoux de Steve.

Le temps devint sans importance. Tony resterait là pour toujours. Il ne bougerait pas. Il resterait aux pieds de Steve et lui appartiendrait et serait bon. Pour toujours.

Puis les doigts de Steve ouvrirent le bâillon et le sortirent de la bouche de Tony. Tony voulait protester, mais si c'était ce que Steve voulait alors c'était ce qu'il voulait aussi. Steve bougea autour et commença à enlever les attaches, relâchant Tony du bondage. Puis il le prit dans ses bras.

« Tu as été en dessous pendant quelques heures, lui dit Steve. C'est bientôt le moment de commencer à revenir.

-Nuh », dit Tony, parce que c'était tout ce qu'il pouvait faire dire à sa langue lourde. Le dos de Tony heurta le doux tissu et sa tête se nicha dans un oreiller. Steve enleva son t-shirt et grimpa de l'autre côté du lit. Il prit Tony dans ses bras et le tint contre lui.

« Tu as été si bon ce soir », lui dit Steve, et il sonnait si honnête.

Tony fredonna et se lova plus profondément dans ses bras.

Il fut brusquement réveillé pas longtemps après par Steve qui bougea de sous lui.

« Je vais aller te chercher un peu de jus, d'accord ? », demanda Steve, et Tony acquiesça.

La tête de Steve disparut et la glace revint instantanément dans l'espace qu'il avait laissé. Oh dieu, une fois que Tony serait stable, Steve repartirait, et pour de bon cette fois. Tony avait finalement trouvé quelqu'un qui pouvait l'emmener dans son subspace, qui savait exactement quels boutons pousser, comment faire sa douleur si exquise, et il allait le perdre. Ça avait été seulement une expérimentation, un test, un jeu, et il n'avait jamais considéré que ça pourrait tourner comme ça. Un sanglot lourd rampa dans la gorge de Tony et il essaya de le ravaler mais il sortit en un gémissement cassé à moitié enfoncé dans l'oreiller.

Les bras de Steve furent instantanément autour de lui.

« Hey, hey, qu'est ce qui ne va pas, mon ange ?

-C'était tellement une mauvaise idée, sanglota Tony, ses doigts voulant rassembler des morceaux de Steve, peu importe lesquels. Comment je suis supposé en revenir ? Je ne peux pas être bon pour qui que ce soit d'autre. J'ai été seul pendant si… si longtemps. Pourquoi… Pourquoi as-tu fait ça ?

-Tony… » Steve pressa un baiser si doux sur le front de Tony. « J'ai dit que j'essayais de te clamer. » Il leva son menton vers le haut avec deux doigts puis embrassa chacune de ses paupières. Son toucher était si gentil maintenant. « Ce n'est pas ce que tu veux ? Je suis confus.

-Comme… pour de bon ?

-Bien sûr.

-Je représente trop de travail. Personne ne veut ça. Maintenant tu sais. »

Steve frotta le bout d'un doigt à côté du sourcil de Tony et autour de la courbe de sa mâchoire.

« Tu représentes beaucoup de travail. Mais tu le vaux définitivement. Cette chose que tu as dite ? A propos de Doms ne voulant pas le donner de la façon dont tu en as besoin ?

-Ouais ?

-C'est comme ça que je veux le donner, Tony. Je veux que la soumission de mon soumis soit gagnée. Tu es ce que j'ai cherché. » Il posa son front contre celui de Tony. « Prend ma marque. S'il te plait ? Je ne pense pas que je n'ai jamais voulu quoique ce soit autant que je veux que tu sois mien.

-Vraiment ? Ne dis pas ça pour rattraper mon drop. S'il te plait ne le fais pas.

-Je ne le fais pas. Je ne le fais pas. Je le jure. Tony, Tony. Prend moi. »

La pensée de pouvoir garder cet homme magnifique et génial pour lui-même fit se fermer la gorge de Tony, ses yeux accumulant les larmes.

« Bien sûr. Tu es mien. Oui, je le veux. Je te prends, ta marque. »

Steve souleva Tony dans ses bras et enfonça son visage dans ses cheveux. Tony ne s'était jamais senti aussi en sécurité dans sa vie entière. Le drop imminent fondit au loin de nouveau et il flotta.

« Je n'ai pas de collier, désolé. J'en avais un avant, mais il a été perdu ou a fini dans un musée quelque part. Je t'en donnerai un nouveau.

-C'est bon. Tant que je sais que tu es mien. », murmura Tony, soudainement trop lourd pour bouger.

Steve enroula un bras autour du dos de Tony et le souleva pour qu'il soit assis contre son torse. Il tint un verre contre les lèvres de Tony et le nourrit de petites gorgées de jus d'orange jusqu'à ce qu'il en ait assez, son autre main frottant constamment de doux cercles contre le dos de Tony

« J'ai une idée. » Il gigota jusqu'à ce qu'il puisse enlever les plaques militaires puis les mit autour du cou de Tony. « Ce n'est pas aussi bien qu'un collier, mais le plus proche que je puisse faire maintenant. Comme ça au moins quand tu te réveilleras, tu te souviendras que c'est réel, que je veux vraiment que tu sois mon soumis. »

La main de Tony se leva pour prendre les plaques, soupesant le poids du métal dans sa paume.

« C'est parfait. Merci. » Il se lova plus dans l'étreinte de Steve. « Tu seras là quand je me réveillerai ?

-Toujours. A chaque fois. Aussi souvent que je peux pendant aussi longtemps que je peux », chuchota en retour Steve.

Tony ferma les yeux.

SR&TS

Tony se réveilla plusieurs plus tard pour trouver son Dom encore en train de ronfler sous lui. Le torse de Steve se soulevait et s'abaisser en rythme, sa bouche lâche et ses yeux clos, mais quand Tony bougea, papillonnant des yeux, le bras de Steve se referma autour de lui par pur instinct, le collant contre lui de nouveau. Tony se calma, la joue sur le torse de Steve et sourit.

Ca semblait impossible que la nuit dernière soit vraiment arrivée, que Steve avait fait un tel bon job d'emmener Tony en dessous et puis de l'avoir clamé, juste comme ça, comme si c'était si facile. La main de Tony alla vers les plaques militaires autour de son cou. Il emmêla la chaine entre ses doigts et laissa le métal plat presser dans sa paume alors qu'il les serrait. Peut-être que Steve le laisserait garder ça à la place d'un collier traditionnel. Il n'avait jamais été vraiment un soumis traditionnel de toute façon.

Il était toujours haut dans les hormones du subspace, incapable d'effacer le sourire de son visage. Steve le voulait. Il aurait pu l'avoir emmené dans son subspace, peut être accepté de le faire encore une fois de temps en temps pour garder Tony dans l'équipe. Mais à la place, il avait clamé Tony. C'était le genre de promesse que Tony n'avait jamais expérimenté avant, qu'il aurait toujours un Dom, quelqu'un qui savait ce dont il avait besoin, qui prendrait soin de lui.

Quelqu'un de qui il pourrait même tomber amoureux.

Les yeux de Steve s'ouvrirent et il enveloppa immédiatement ses deux bras autour de Tony et l'attira de plus en plus près.

« Bonjour »

Sa voix était adorablement rauque de sommeil.

« Comment te sens-tu ? », demanda Tony, incapable de se contrôler.

Steve laissa Tony se reculer un peu pour pouvoir se caler sur un coude et regarder Steve. Il passa sa main dans les cheveux de Tony.

« Plutôt bien. Et toi ? »

Tony secoua juste la tête :

« Submergé. »

Steve s'étira longuement et bailla. Le mouvement donna à Tony l'espace de bouger, mais il ne le voulait pas. Alors que Steve rechangeait de position pour s'asseoir contre la tête de lit, Tony se lova de nouveau contre lui.

« Alors, commença Tony, et Steve le regarda, curieux. Alors, comment as-tu su quoi faire ? Avec moi. Avec mon problème. »

Steve se tourna pour mieux le voir.

« Je ne le savais pas, honnêtement. Mais… Ecoute, c'est quelque chose qui n'a pas été écrit dans les livres d'histoire, et je sais que ça changerait beaucoup la perception que le public aurait de moi alors je n'ai pas décidé comment je voulais le présenter encore. Mais je te fais confiance pour ne le dire à personne tant que je ne serai pas prêt. »

Ce n'était pas un Ordre Tony acquiesça.

« J'étais un soumis avant le sérum. Ils ne m'avaient pas dit que ça pouvait changer, je ne pense pas qu'ils savaient que ça pouvait le faire, mais ça l'a fait. Au début, je pensais que c'était bizarre qu'ils aient choisi un soumis pour quelque chose comme ça, pour en faire un soldat, mais j'ai appris plus tard qu'ils ne s'étaient jamais attendus à ce que je me batte. J'ai toujours supposé avoir été le rat de laboratoire pour un procédé qu'ils voulaient utiliser sur un autre homme, plus fort. Ou du moins ça avait été ce qu'ils voulaient jusqu'à ce qu'Erskine leur dise de me choisir. Je suppose que nous ne saurons jamais.
« Mais j'en suis sorti comme un Dom, à la place. » Les yeux de Steve s'égarèrent loin, de retour il y avait une centaine d'années. « Peggy était une Dom aussi. Nous avions pensé, avant, que quelque chose pouvait peut-être arriver entre nous, et j'avais commencé à lui dire à propos de moi, à propos de ce dont j'avais besoin en tant que soumis, mais le sérum a tout changé. Nous avons pris des soumis ensemble, parfois, après ça, mais ça n'était pas vraiment la même chose. »

La réalisation heurta Tony de plein fouet.

« Tu étais comme moi, lâcha-t-il. Quand tu étais un soumis. Tu avais le même problème. »

Steve acquiesça.

« Ouais. Je ne sais pas combien c'est commun, mais peu importe ce que c'est, je l'avais dur. Et j'étais petit et vraiment malade donc je ne pouvais pas être forcé dans mon subspace avec la douleur.

-Comment l'as-tu géré ?

-En toute honnêteté ? Pas bien. Je ne suis globalement jamais allé dans mon subspace. Ca me rendait amer et en colère et j'étais beaucoup en rage. J'ai eu beaucoup de bagarres, espérant qu'avoir mon nez cassé serait assez ou quelque chose comme ça, mais ça m'énervait juste encore plus.
« Mais quand je suis devenu un Dom, je suppose que j'avais les deux côté de la pièce, et je pouvais voir comment j'aurais pu m'emmener dans mon subspace moi-même si j'étais mon propre dom. Je n'avais pas eu la chance de le mettre en pratique jusqu'à ce que je te rencontre, cependant. Je dois admettre, c'est assez excitant. Comme si j'avais finalement trouvé la dernière pièce d'un puzzle vieux de cent ans. »

Tony secoua la tête.

« Waouh. Quelles étaient les chances ?

-Je sais, sourit Steve. C'est comme si nous avions été faits l'un pour l'autre. »

Il se renfonça dans le lit avec ses bras croisés derrière la tête et il n'arrêtait pas de sourire.

Les lèvres de Tony se courbèrent aussi.

« Tu y crois vraiment, pas vrai ?

-Bien sûr que je le crois. Je suis si chanceux de t'avoir trouvé. Si chanceux. Je sais que tu ne penses pas l'être, mais tu es si bon pour moi.

-Je pense que tu as juste fini d'expliquer pourquoi c'est comme ça de l'autre côté, champion. » JARVIS ne bipa pas cette fois mais Tony se mordit la langue et vacilla quand même. L'éclat du sourire de Steve ne changea pas, pourtant. « Steve », ajouta Tony, comme après y avoir pensé.

Il y avait une lumière dans les yeux de Steve qui devint simplement plus claire. Il tendit la main et écarta quelques mèches de cheveux qui erraient dans le visage de Tony.

« Je vais continuer de combattre chacun de tes ordres. Je ne peux pas m'arrêter.

- Je sais. Ça rend tout ça plus amusant. » Les coins des lèvres de Steve se soulevèrent et quelque chose d'autre remua profondément dans l'estomac de Tony.

« Tu sais que beaucoup de marques ne sont pas sexuelles, aujourd'hui. Ne sont même pas romantiques, lui rappela Tony.

-Je sais. C'était comme ça dans mon temps aussi. » Les yeux de Steve n'arrêtait pas de retracer les traits du visage de Tony, la courbe de sa mâchoire, plus bas sur sa gorge…

« Alors nous ne devrions pas assumer, tu sais, que juste parce que nous sommes hyper compatibles sur quelque chose que ça marchera ailleurs.

-Je sais. Je n'assumerais rien. » Il enroula ses doigts autour du poignet de Tony et serra gentiment.

« En fait, essayer une relation romantique pourrait faire foirer le bon équilibre que nous avons trouvé, si ça ne marchait pas.

-Mm.

-Et puisque tout a été dit, je pense que c'est vraiment important que je te demande de m'embrasser juste maintenant, finit Tony.

-Ouais »

Steve prit le visage de Tony entre ses mains et le rapprocha. Il pressa leurs lèvres ensemble et Tony soupira dans le baiser, écartant les lèvres et se pressant pour plus. Steve n'embrassait pas comme beaucoup de Doms le faisaient, demandeur et désespéré. A la place, il y avait une volonté honnête derrière ses mouvements, restreint, malgré tout, comme s'il voulait plus mais guidait Tony là gentiment.

Et pour la première de sa vie, la voix qui disait à Tony de désobéir, de se battre, d'aller contre tout, se tut entièrement. Il se donna dans le toucher gentil et guidant des lèvres de Steve et se laissa être clamé.

FIN