Disclaimer : Fairy Tail et ses personnages ne m'appartiennent pas et sont la propriété d'Hiro Mashima.
Note de l'auteure : mon histoire ne prend pas en compte le bébé de Levy et Gajeel dont Hiro Mashima a parlé dans Fairy Tail 100 years Quest.
Chapitre 4
Trois jours.
C'était le temps qu'ils avaient passé à faire l'amour avant qu'ils ne fassent une pause. Dire que Lucy n'avait pas passé trois jours merveilleux aurait été un mensonge éhonté. Elle avait pris son pied et n'avait pas aussi bien dormi depuis des semaines. Quand Natsu s'incrustait chez elle, il dégageait une chaleur monstrueuse, l'empêchant de bénéficier d'un véritable sommeil réparateur. Luxus était juste assez chaud pour qu'elle n'ait pas froid, mais pas assez pour qu'elle n'ait pas l'impression de littéralement rôtir vivante.
La jeune femme s'était réveillée la première et avait enfilé l'illustre chemise violette que le blond avait abandonné au sol la veille au soir. Fried lui avait ramené un sac rempli de vêtements deux jours auparavant, ainsi que ses célèbres écouteurs. Elle se rendit dans la cuisine en s'étirant, faisant craquer son dos. Attrapant un ruban, elle s'attacha les cheveux avant de partir à la recherche de quelque chose pouvant faire office de petit déjeuné. Elle avait fait des courses quelques jours auparavant, mais Luxus mangeait presque deux fois plus que Natsu et elle allait rapidement se retrouver à cours de provision. Lucy se grattait la tête en se faisant une liste mentale de ce qu'elle allait devoir acheter quand on toqua à la porte. Sans faire attention au fait qu'elle était à moitié nue, elle ouvrit et tomba nez à nez avec Fried. Le Mage des runes posa les yeux sur la chemise et les releva aussi vite, rougissant à vue d'œil. Gênée, la blonde tira sur la chemise pour tenter de se couvrir un peu plus.
- Fried ! s'exclama – t – elle. Qu'est ce que… je peux faire pour toi ?
- Oh oui ! Tiens. (Il lui fourra les sacs qu'il tenait dans les bras). Mirajane m'a demandé de t'apporter ça. Elle se doutait que tu aurais besoin de faire des courses.
- Magnifique. J'y pensais justement. Tu la remercieras pour moi. Et merci d'avoir joué au livreur. Tu veux entrer quelques minutes, boire quelque chose ?
- C'est gentil, je veux bien.
- Je vais juste enfiler un bas. Installe toi.
Lucy posa les sacs sur le comptoir de la cuisine et se précipita dans la chambre où elle enfila un leggins noir avant de s'assurer que Luxus dormait toujours. La jeune femme glissa ses doigts dans les mèches blondes et l'embrassa sur la joue. Quand elle retourna dans la cuisine, elle trouva tous les placards ouverts et Fried entrain de ranger les courses.
- Il ne fallait pas t'embêter, je l'aurai fait.
- Ça ne me dérange pas. Il dort toujours ?
- Oui. (Elle lui apporta un verre de jus de fruit). Comment vont tes blessures ?
- Totalement guéries, merci. (Le Mage des runes regarda en direction de la chambre). Il est gentil avec toi ?
- Bien sur. (Lucy fronça les sourcils). Tu en doutais ?
- Ça fait des années qu'il lutte contre ses pulsions. J'étais inquiet qu'il ne se montre trop brutal.
- Ne t'en fais pas, je suis capable de me défendre toute seule.
- Je sais.
Le silence s'installa entre eux et la jeune femme ne savait pas quoi dire pour relancer la conversation. La Constellationniste n'avait jamais été très proche de l'Unité Raijin et n'avait jamais vraiment discuter avec eux. Franchement, hormis la guilde et Luxus dorénavant, ils n'avaient pas absolument rien en commun. Elle ouvrait la bouche pour lui parler, littéralement, de la météo, quand Luxus, vêtu d'un pantalon de jogging, sortit de la chambre. Se frottant les yeux, toujours à moitié endormi, il huma l'air et se figea. Ses yeux gris s'ouvrirent brusquement et se posèrent sur son ami avant qu'un puissant grognement ne sorte de sa gorge. Ce n'était pas le petit ronronnement qu'il émettait quand il était seul avec elle. C'était un son bestial, animal et menaçant. Son regard était posé sur Fried et il semblait prêt à lui sauter dessus.
- Je ferai mieux d'y aller, dit le Mage des runes.
- Ça me semble être une bonne idée, approuva la blonde.
Fried se leva et après un rapide signe de la main, quitta l'appartement. Lucy se tourna vers le chasseur de dragon de la foudre et posa les paumes à plat contre ses pectoraux. Ses pupilles étaient très dilatées, à l'instar de lorsqu'il était venu dans son appartement par effraction. Visiblement, voir un homme, même s'il s'agitait de l'un de ses plus proches amis, prêt d'elle l'avait rendu nerveux.
- Il nous a juste ramené des courses pour le petit déjeuné. Calme toi…
La jeune femme n'eut pas le temps d'ajouter quoi que se soit d'autre que Luxus l'attrapa par l'arrière des cuisses et la souleva. Elle poussa un couinement et enroula ses bras autour de la nuque du blond.
La pause serait pour plus tard, apparemment.
Le Chasseur de Dragon de la Foudre la jeta littéralement sur le lit, la faisant glousser. Son leggins disparut si vite qu'elle eut l'impression d'avoir une hallucination et elle se dépêcha de passer la chemise au dessus de sa tête avant qu'il ne fasse sauter tous les boutons. Elle aimait bien cette chemise.
Visiblement, voir un autre homme dans la même pièce qu'elle en ce moment l'avait plongé dans un état de possessivité poussé car il ne prit même pas le temps de retirer complètement son pantalon. Le baissant jusqu'à ses genoux, il s'allongea sur elle et la pénétra en poussant un grognement qui raisonna jusque dans la cage thoracique de la Constellationniste.
Décidant de prendre les rennes, pour une fois, Lucy réussit à le faire basculer sur le dos et se retrouva assise à califourchon sur ses cuisses. Luxus se redressa en position assise et glissa un bras musclé autour de sa taille. Il positionna son autre bras derrière lui, en appui, pour lui servir de levier et Lucy glissa les siens autour de son cou, passant ses doigts dans ses cheveux.
Ils avaient fait l'amour ces derniers jours, mais ce n'était pas le cas à cet instant.
C'était bestial, sauvage et sans délicatesse. C'était une union rapide et charnelle. Et Lucy adorait ça.
Quand l'orgasme explosa à l'intérieur de son ventre, elle planta ses ongles dans sa peau, le faisant grogner. Elle comprenait mieux pourquoi le plaisir sexuel était également surnommé la petite mort. A chaque fois qu'elle jouissait, elle avait l'impression de quitter son corps et de vivre une expérience inédite.
La jeune femme sentit son corps devenir aussi mou que du caramel et Luxus la renversa pour se remettre au dessus. Ses longs doigts puissants s'enroulèrent dans ses mèches et il se décala légèrement sur le côté. A cet instant, il toucha quelque chose à l'intérieur de son corps, comme un bouton qui semblait relié directement à son système nerveux, et elle comprit que le plaisir qu'elle avait ressenti auparavant, même s'il était phénoménal, n'était rien en comparaison. Un deuxième orgasme se construisit à toute vitesse et elle eut l'impression que son corps ne pourrait pas en supporter plus.
Ils jouirent en même temps et Lucy laissa ses ongles lui lacérer le dos.
Quand ils eurent repris leur respiration, elle eut l'impression d'être un bout de guimauve sans consistance et sans force.
Elle n'était pas une grande experte, mais elle pouvait affirmer sans trop se tromper que Luxus venait de mettre le doigt – si on pouvait dire ça comme ça – sur son point G.
Et la réputation de ce dernier n'était pas imméritée. C'était vraiment le pied.
-ooOoo-
Après cet interlude sympathique, Lucy était allée prendre sa douche. Après avoir remis la chemise violette, elle se rendit dans la cuisine où Luxus était aux fourneaux, ses écouteurs sur les oreilles. La jeune femme enroula ses bras autour de sa taille et colla sa joue contre son dos. Il était tellement grand que le haut de son crâne n'atteignait le milieu de ses omoplates qu'à grand peine. Il posa une main sur les siennes et tourna légèrement la tête pour l'observer par dessus son épaule.
- Tu as faim ? lui demanda – t – il, en parlant un peu plus fort que d'habitude à cause de la musique.
- Je meurs de faim.
- Assis toi, ça arrive dans une minute.
Lucy alla s'asseoir à table et le regarda s'agiter dans sa cuisine. L'assiette qu'il déposa devant elle était remplie à ras bord et elle était certaine de ne pas pouvoir tout manger. Luxus prit place à côté d'elle, son genou collé contre le sien et son casque toujours sur les oreilles. Souriante, elle tira doucement sur l'une de oreillettes pour attirer son attention.
- Qu'est ce que tu écoutes ?
- Tiens.
Surprise, elle le vit retirer son casque pour le poser sur ses oreilles. Lucy n'était pas une grand fan de musique, mais elle sut immédiatement que c'était du rock. Tout à fait le genre de son qui correspondait au blond.
- Tu n'écoutes que ce style là ? lui demanda la Constellationniste.
- J'écoute de tout, mais c'est ce que je préfère. Qu'est ce que tu écoutes toi ?
- Rien. Je n'écoute presque jamais de musique. Je n'y connais absolument rien.
- Tu es sérieuse ? Je ne peux pas te laisser comme ça, c'est inacceptable !
Lucy rit pendant qu'il cherchait une nouvelle chanson à lui faire écouter. Pendant tout le repas, Luxus lui fit écouter une multitude de son. La jeune femme devait admettre qu'il avait bon goût.
Alors qu'ils terminaient de faire la vaisselle, elle se remit à lui poser des questions.
- Pourquoi est ce que tu aimes autant la musique ?
- J'ai commencé à en écouter pour ne plus entendre mes parents se disputer. Petit à petit, j'ai continué à en écouter de plus en plus souvent. Mais à la guilde, je les porte surtout pour que les gens me laissent tranquille. Ils pensent que je ne les écoute pas et ils ne viennent pas me parler.
- Alors, quand tout le monde pense que tu n'entends rien, tu écoutes toutes nos conversations.
- Absolument.
- Tu es un petit cachotier.
- Le problème dans cette tactique, c'est que j'entends également des choses que je ne voudrais surtout pas entendre.
- Comme quoi ?
- Est ce que tu savais que le Vieux et Polyussica se voyaient de temps en temps ?
- Par Mavis, Luxus ! s'écria – t – elle, le faisant rire. Je ne vais jamais réussir à me sortir cette image de la tête !
- Tu voulais savoir.
- Pas ça ! Oh Seigneur…
- Et sinon, pour changer de sujet, j'aime bien donner des chansons à chaque personne.
- Comme quoi ?
- Mirajane, c'est My Demons de Starset.
- Natsu ?
- Fire de Gavin de Graw.
- Gray ?
- You broke my heart again de Teqkoi. Mais elle correspond aussi à Jubia.
- Plus maintenant.
- Attendons de voir avec ces deux là.
- Et pour moi ?
- Sans hésiter, Lucy in the sky with diamonds des Beatles.
- Je la connais celle ci.
- Alors tu n'es pas totalement irrécupérable, niveau musique.
- Ne te moque pas.
- Je ne me le permettrais pas.
- Bien sur. (Luxus éteignit la musique et retourna à table). Tu avais quel âge quand tes parents se sont séparés ?
- Huit ans, je dirais. Cette période est floue pour moi.
- Et ta mère, tu sais ce qu'elle est devenue ?
- Non. Après le divorce, mon père est parti dans son délire mégalomane et ma mère a disparu dans la nature. Je n'ai jamais plus eu de nouvelles.
- Elle ne te manque pas ?
- On ne peut pas manquer de quelque chose que l'on a jamais connu. (Il glissa ses doigts dans les cheveux blonds de la jeune femme et lui massa le cuir chevelu en l'attirant sur ses genoux). Ta mère te manque, n'est ce pas ?
- Tous les jours. Apprendre qu'elle est morte en ouvrant la porte Eclipse pour permettre aux chasseurs de dragons de voyager dans le temps…
- On dirait que tu étais liée à Natsu depuis bien avant ton entrée dans la guilde.
- On dirait bien. Je donnerai n'importe quoi pour lui parler une dernière fois. Pour qu'elle me prenne dans ses bras.
Luxus l'attira plus prêt de lui et la serra. Calant son menton sur son épaule, elle profita du sentiment de bien être et de sérénité qu'elle ressentait avec lui.
- J'ai une question, murmura – t – elle en restant dans la même position.
- Je t'écoute…
- Qu'est ce que nous ferons quand se sera terminé ?
- Comment ça ?
- Pour l'instant, tout va bien parce que nous restons ici, juste tous les deux. Mais quand la période d'accouplement sera terminée, nous devrons sortir et reprendre nos vies. Qu'est ce que nous ferons à ce moment là ?
- Je ne veux pas te mentir, alors je vais être honnête. Je n'en ai aucune idée. Je ne suis pas sûr de vouloir avoir une famille. La mienne est pourrie et je ne veux pas reproduire les mêmes erreurs que mon grand père ou mon père. Par contre, il y a une chose dont je suis certain, c'est que je ne serai pas capable de te laisser maintenant.
- Luxus, je veux des enfants… J'en ai toujours voulu.
- Lucy…
- Ecoutes, nous ne sommes pas obligés d'en parler maintenant. Mais si nous devons passer le restant de nos jours ensemble, je veux juste que tu y penses.
- D'accord.
- Bon, s'exclama – t – elle en se relevant. Il nous reste dix jours à rester enfermés ici. Il vaut mieux que nous trouvions quelque chose à faire.
- Le pic n'a pas encore eu lieu, alors ne t'inquiètes pas. Dans cinq jours, tu ne te demanderas plus que nous allons bien pouvoir faire pour rester occupés.
- Le pic ? Quel pic ? Le pic de quoi ?
- Le pic hormonal. Dans cinq jours, mes hormones vont littéralement entrer en ébullition et je ne pourrai plus me contrôler.
- Parce que tu te contrôlais jusqu'à présent ?
- Pas totalement, mais oui.
- Oh joie !
Luxus rit et se laissa aller contre le dossier de sa chaise. Lucy se laissa tomber dans le canapé et alluma la lacrima de diffusion pour se trouver un film à regarder. La jeune femme essayait de ne pas repenser à la petite discussion qu'ils venaient d'avoir. Elle essayait vraiment de pas penser au fait que si Luxus était là, dans son appartement, ce n'était que parce qu'il n'avait plus eu le choix. Il avait trop lutté contre ses instincts et il avait atteint ses limites. S'il avait pu se retenir indéfiniment, elle n'aurait probablement jamais su qu'elle était censée être sa compagne. Elle ne voulait pas imaginer ce qui se passerait après la période de rut. Est ce qu'il accepterait qu'ils forment un couple ? Ou est ce qu'il préférerait faire comme si de rien était et qu'ils ne redeviennent que de simples camarades de guilde ? La blonde n'en avait aucune idée et elle avait horreur de ça.
- Princesse ?
- Par tous les esprits !
Lucy sursauta et elle vit Luxus se relever précipitamment, des éclairs crépitant autour de son corps, prêt à passer à l'attaque. La Constellationniste se tourna vers l'esprit qui venait d'apparaître au milieu de son salon. Virgo, l'esprit de la Vierge, se tenait là, les mains croisées devant elle dans son illustre tenue de soubrette.
- Virgo, qu'est ce que tu fais là ?
- Léo serait bien venu lui même, mais… (L'esprit regarda le chasseur de dragon de la foudre qui l'observait, les bras croisés et un -sourcil relevé). Enfin, me voici, Princesse.
- Ça ne répond pas à ma question.
- Pardonnez moi, Princesse. Aquarius souhaiterait vous rendre visite.
- J'adorerai, répondit la blonde en se levant. Mais malheureusement, je n'ai toujours pas trouvé sa clé.
- Notre Roi est prêt à faire une nouvelle exception. Pour vous, Princesse. Néanmoins, j'ai tenu à vous en informer avant qu'elle ne fasse… irruption dans votre logement.
- C'est gentil, merci, Virgo. Dis au Roi qu'il peut ouvrir la porte d'Aquarius.
- C'est toujours un plaisir, Princesse.
Virgo retourna dans le monde des esprits et elle se tourna vers Luxus. Elle allait lui dire de reculer un peu mais elle n'en eut pas le temps. Il y eut comme un son de cloche et la seconde suivante, elle était trempée de la tête aux pieds, la chemise se plaquant contre son corps comme une seconde peau. Quand elle eut repoussée les mèches qui lui étaient tombées dans les yeux, elle aperçut une magnifique sirène avachit sur son canapé comme si elle était chez elle.
- AQUARIUS !
Heureuse de voir celle qui fut sa première amie, Lucy se précipita et lui tomba dessus, la serrant dans ses bras.
- Salut, Gamine, répondit l'esprit du Verseau en lui tapotant la tête.
- Qu'est ce que tu fais ici ?
- Tu n'es pas contente de me voir ?
- Bien sur que si ! Je suis juste surprise de te voir ! Je n'ai pas encore trouvé ta clé…
- Je sais… Mais j'ai confiance en toi. Tu la trouveras. Mais je ne suis pas ici pour ça.
- Pour quoi, alors ?
- En réalité, c'est en parti pour lui, que je suis venue, dit Aquarius en posant son regard si effrayant sur Luxus.
- Pour Luxus ?!
- Pour moi ? s'étonna le jeune homme.
- Bien que je sois ravie que tu te sois enfin trouvé un petit copain, il y a un problème avec sa famille.
- Qu'est ce qu'elle a, ma famille ? demanda le blond.
- Un mage de Raven Tail cherche à trafiquer le monde des esprits.
- A trafiquer ? Mais c'est impossible.
- C'est ce que j'aurai dis moi aussi il y a encore quelques jours. Mais l'un d'entre eux essaye malgré tout. Il cherche à faire de fausses clés pour ouvrir nos portes. Des esprits aux clés d'argent se sont laissés prendre par le subterfuge.
- Comment vont ils ?
- Pas très bien honnêtement. Heureusement, les contrats qui lient les clés d'or à l'autre Constellationniste et à toi les protègent.
- Mais toi, tu es vulnérable, n'étant liée à personne.
- Ne t'inquiète pas pour moi. On ne me dupe pas aussi facilement.
- Mes clés d'argent ?
- Ils vont bien. Tout comme les clés d'argent de Yukino. Vos esprits d'or les protègent. Mais il faut que cela cesse. Le Roi n'est pas content et aucun de nous ne veut qu'il n'intervienne. Cela serait cataclysmique.
- Nous allons nous occuper de Raven Tail, intervint Luxus. Ils ne pourront plus faire de mal aux esprits.
- Je l'aime bien, celui là, murmura Aquarius, tirant un sourire à la Constellationniste. Je dois repartir à présent.
- Je vais retrouver ta clé, je te le promets.
- Je te crois et je compte sur toi. J'ai hâte de pouvoir te tyranniser de nouveau.
- Etonnement, moi aussi.
- Au revoir, Lucy.
- A bientôt, Aquarius.
L'esprit du Verseau disparut et Lucy se tourna vers Luxus. Sa mâchoire était contractée et il semblait furieux.
- Luxus…
- Je vais tuer cet enfoiré…
- Ne dis pas ce genre de chose.
- Il appelle frauduleusement des esprits pour leur faire du mal. Il sait que Fairy Tail compte une Constellationniste dans ses rangs. Il savait que tu l'apprendrais. Ça ne te mets pas en colère ?!
- Bien sûr que si ! Mais le tuer n'y changera rien. Nous devons faire les choses correctement.
- Je sais bien, mais…
- Ça va aller. (Elle lui fit signe de s'approcher). Viens là.
- Tu es trempée, sourit il.
- Un effet secondaire d'Aquarius. Je vais me changer.
- Mets un de mes tee shirts.
Lucy se dépêcha de changer de tenue et alla rejoindre le chasseur de dragon. Vu son air renfrogné, la journée n'allait pas être franchement joyeuse.
-ooOoo-
Le pic hormonal avait fini par faire son apparition et ça n'avait pas été de tout repos. Les hormones de Luxus ne les avaient laissé faire une pause que pour le strict minimum. Le matin du onzième jour, la jeune femme avait l'impression de s'être fait rouler dessus par un train. La morsure qu'il lui avait fait durant leur dernière étreinte la brûlait un peu et était assez profonde pour laisser une cicatrice. Ce qui était probablement son but initial. Elle était allongée sur son torse et traçait son tatouage du bout des doigts.
- Ça t'a fait mal ? murmura – t – elle.
- Oui. Les tatouages non magiques sont toujours douloureux.
- Je n'en avais jamais vu avant de te connaître.
- Ils ne sont pas très répandus. Les gens préfèrent les tatouages magiques qui peuvent être facilement retirés. (Il caressa la morsure sur son épaule droite). Je suis désolée de t'avoir mordu. Je n'ai pas pu m'en empêcher.
- Ce n'est pas grave, j'ai connu pire.
- Mon dragon forme le lien.
- Ce n'est pas une bonne chose ?
- Si. Mais j'ai peur de ce qui est permanent. De l'engagement. Je n'ai jamais voulu de tout ça.
- Ne t'inquiète pas, répondit elle en se redressant et en tentant de faire passer la boule qui obstruaient sa gorge. Dans quatre jours, tout sera terminé.
- Lucy, ce n'est pas ce que je voulais dire…
- J'ai besoin de prendre l'air. Je commence à étouffer à rester enfermée ici. Je sors pendant une petite heure.
La jeune femme prenait la fuite, elle en avait conscience. Mais si elle ne s'éloignait pas de lui pendant un moment, elle allait se mettre à hurler comme une folle.
Lucy était sortie se balader pendant une heure avant de retourner chez elle.
-ooOoo-
Les quatre jours qui suivirent se passèrent exactement comme les précédents, à la différence qu'ils ne parlèrent quasiment plus, hormis pour échanger des banalités. La jeune femme ne se sentait pas de parler et Luxus n'étant lui même pas un grand bavard, leurs échanges avaient été franchement limités.
Le lendemain du dernier jour de la période d'accouplement, Lucy se tenait dans la cuisine, dos au reste de l'appartement, quand elle entendit les pas lourds du chasseur de dragon derrière elle. Prenant une grande inspiration, elle se retourna en s'appuyant contre l'évier et croisa les bras sur sa poitrine. Il était entièrement vêtu de noir, son manteau drapé sur lui et son sac sur l'épaule.
- Je rentre chez moi, dit le blond après un moment de silence.
- Très bien. Je suppose que nous nous croiserons à la guilde.
- Je t'ai mis mon adresse sur…
- Ça ira. (Elle avait trouvé son adresse sur un post it et l'avait mis dans le fond d'un tiroir, mais n'avait pas l'intention de s'en servir). Rentre bien.
Incapable de le voir s'en aller, elle alla s'enfermer dans sa chambre. Quand elle entendit la porte de son appartement se refermer et le son de ses pas s'éloigner dans le couloir, elle ne put s'empêcher de fondre en larmes.
Peut être que Luxus ne voulait pas s'engager. Peut être que, même s'ils étaient faits pour être ensemble, cela ne mènerait à rien. La jeune femme n'était certaine que d'une seule chose.
Lucy Heartfilia était tombée amoureuse de Luxus Dreyar.
