Disclaimer : Fairy Tail et ses personnages ne m'appartiennent pas et sont la propriété d'Hiro Mashima.
Note de l'auteure : mon histoire ne prend pas en compte le bébé de Levy et Gajeel dont Hiro Mashima a parlé dans Fairy Tail 100 years Quest.
Chapitre 6
Ce fut un baiser sur son nez qui la tira de son sommeil. La jeune femme soupira et se rapprocha de la source de chaleur la plus proche. Qui eut un petit rire. Ouvrant les yeux, elle se retrouva nez à nez avec Luxus, appuyé sur un coude et qui l'observait en souriant. Toujours à moitié endormie, elle le poussa pour qu'il s'allonge sur le dos avant de s'installer sur son torse, avant de fermer à nouveau les yeux. Le chasseur de dragon glissa ses doigts dans les cheveux de la blonde et lui massa le crâne. Confortablement installée, elle se rendormit en respirant son odeur réconfortante.
-ooOoo-
Quand elle se réveilla à nouveau, Lucy fut désorientée. Elle ne savait pas où elle se trouvait. La chambre était vaste, les murs étaient peints en gris – bleu, une immense fenêtre se trouvait sur le mur de gauche, occultée par des rideaux noirs opaques et les draps étaient d'un beau jaune doré. Des vêtements étaient négligemment posés sur le fauteuil situé dans le coin à côté de la fenêtre. Elle reconnut le manteau de Luxus posé au pied du lit, avec son haut et sa jupe. Le pansement sur son flanc était propre et le médicament que Wendy lui avait prescrit était posé sur la table de nuit. Elle avala les cachets en les faisant passer avec un verre d'eau. La jeune femme repoussa la couverture et se redressa lentement. Arrivée devant le fauteuil recouvert de vêtements, elle attrapa un tee shirt noir et l'enfila avant de se glisser par la petite porte en face du lit qui menait dans la salle de bain. Quand elle se fut rafraichit, elle sortit de la chambre. Suivant le bruit, Lucy arriva dans un immense salon ouvert sur une cuisine américaine, dans laquelle Luxus s'affairait, torse nu. La jeune femme s'approcha discrètement du comptoir et se hissa sur l'un des tabourets. Elle passa quelques minutes à l'observer, le visage posé sur ses mains.
Par Mavis, ce qu'il était sexy ! Elle avait du mal à réaliser qu'elle se trouvait dans l'appartement de Luxus Dreyar. Souriant, elle toussota pour lui faire remarquer sa présence, même si elle était certaine qu'il l'avait entendu dès son réveil avec son ouïe de chasseur de dragon, avant qu'il ne la prenne en flagrant délit de matage.
- Tu sais que c'est dangereux de cuisiner torse nu ?
- J'aime vivre dangereusement. (Il posa une assiette devant elle). J'espère que tu as faim.
- Je suis affamée. Mais dis moi, pourquoi est ce que je suis chez toi ?
- Tu t'es endormie et mon appartement était plus près.
- Je n'ai pas d'affaire ici.
- Tu sembles t'être débrouillée.
- Luxus… Qu'est ce que tu fais ?
- Je te nourris.
- Tu sais très bien de quoi je parle.
- Eclaire moi, exigea – t – il en s'appuyant sur le comptoir de ses bras tendus.
- Tu quittes mon appartement, pour ne pas donner de nouvelles pendant quatre jours.
- J'étais en mission.
- Tu m'évites en quittant carrément la ville. Tu me poursuis dans la gare et maintenant, tu joues les gardes malades. J'ai du mal à te suivre.
- Ecoutes. (Luxus contourna le comptoir et vint s'asseoir à ses côtés). Je peux parfois être le Roi des cons. Mais je ne cherchais pas à t'éviter. Mon équipe m'a envoyé un message pour me dire qu'ils avaient besoin d'aide sur leur mission et je suis parti immédiatement les rejoindre après avoir quitté ton appartement. Je ne cherchais pas à t'éviter, je suis juste allé filer un coup de main à mes amis.
- Ça ne change rien au fait que tu n'as pas la même vision de l'avenir que moi. Ça ne pourra jamais marcher.
- Les figures paternelles sont pourries dans ma famille. Tu ne peux pas me reprocher de ne pas vouloir reproduire les mêmes erreurs.
- Tu n'es pas le seul à avoir eu une famille nulle. Ma mère est morte quand j'étais enfant et mon père ne s'occupait de moi que pour m'organiser un mariage avec le riche héritier de je ne sais quelle grosse fortune. J'ai été élevée par des domestiques et par Aquarius. C'est pour ça que je veux fonder ma propre famille. Pour ne pas reproduire les mêmes erreurs que mes parents. Ce n'est pas parce que tu as eu de mauvais référents masculins que tu seras forcément un mauvais père ou un mauvais mari. Tu te cherches des excuses pour ne pas me dire clairement que tu ne veux pas de vraie relation avec moi.
- Je ne veux juste pas te faire de mal.
- Te forcer à avoir une relation avec moi me fera du mal. (Lucy prit les mains sur chasseur de dragon entre les siennes). Tu finiras par me détester si tu fais les choses uniquement parce que tu veux me faire plaisir.
- Et si ce n'était pas juste pour te faire plaisir ?
- Luxus…
- Pourquoi es tu aussi réfractaire à l'idée de me laisser une chance ?
- Parce qu'il n'est pas question que tu ne viennes me voir uniquement quand tu en as besoin. Je veux la même chose que Gajeel et Levy. Par Mavis, j'en arrive même à jalouser Lisanna et Natsu ! Et je ne te parle même pas de la relation de Cobra et Kinana !
- Un rencard.
- Pardon ?
- Accorde moi un rencard. Tu pourras prendre ta décision après ça.
- Tu crois que tu pourras me convaincre en un seul rencard ?
- Tu me vexes, Chérie.
Luxus lui sourit et la jeune femme écarquilla les yeux en rougissant quand il plaqua ses lèvres contre les siennes, avant de retourner en cuisine. Il leur versa deux grands verres de jus d'orange et s'accouda au comptoir avant d'aborder le deuxième sujet fâcheux.
- Parle moi de ce qui s'est passé au parc d'attractions.
- J'ai été idiote… J'aurais dû faire confiance à l'instinct d'Erza. Ce n'est pas comme si elle avait toujours eu raison pour ce genre de chose auparavant.
- Comment ça ?
- Pendant que nous faisions une pause dans notre tournée des manèges, Erza a cru voir quelqu'un avec la marque de Raven Tail. Elle en était même persuadée. Je lui ai dis qu'il aurait fallu que ce mage soit idiot pour se balader avec l'emblème d'une guilde clandestine et dans un endroit où il y avait des membres de Fairy Tail. Et aussi qu'elle était surement un peu paranoïaque à cause de ce que Crime Sorcière avait rapporté. Elle m'a écouté et nous avons baissé notre garde. J'aurais dû l'écouter.
- Ce n'est en rien ta faute. Vous faisiez une mission toute simple pour vous amuser entre filles. La récompense, c'était de pouvoir profiter du parc. Personne n'aurait pu imaginer, ne serait ce qu'une seconde, que vous vous feriez attaquer là bas. Le Vieux ne vous aurait jamais laissé partir à cinq s'il avait eu le moindre doute.
- Ce qui m'inquiète, c'est qu'ils savaient que nous serions là. L'arme qui m'a blessé était du même style que celles d'Erza. Et Jubia a eu affaire un mage manipulant le feu. Pas aussi puissant que Natsu, mais plus que Totomaru, celui qui représentait le feu dans l'équipe des Quatre Eléments de Phantom Lord.
- Un mage chevalier, un mage de feu. Et un mage constellationniste.
- Tu crois qu'il y a un rapport ?
- J'en suis même certain. Mon père ne fait jamais rien par hasard. Surtout quand ça concerne notre guilde. Il a fondé Raven Tail uniquement dans le seul but d'en faire une guilde anti Fairy Tail.
- Luxus… Ça me fait peur…
- Tu ne dois pas. Nous sommes la guilde la plus forte de Fiore.
- J'en ai assez que nous devions nous battre sans cesse. J'aimerai juste que nous passions du temps tranquille.
- Je sais. (Il retourna du même côté du comptoir qu'elle et lui attrapa les mains pour la tirer vers lui). Allez, viens par là.
Lucy se laissa faire et enroula ses bras autour de la taille de Luxus, tout en posant son front contre ses pectoraux. Il prit son visage entre ses mains et lui fit relever la tête avant de l'embrasser. La jeune femme resserra ses bras autour de lui et se laissa aller.
- Tu n'as pas à t'inquiéter, murmura – t – il. Je ne laisserai jamais personne te faire du mal. Plus jamais.
- Merci de me faire me sentir en sécurité.
- Tout ce que tu veux.
Quand il l'embrassa à nouveau, la blonde se hissa sur la pointe des pieds pour approfondir le baiser, tout en levant les bras pour les glisser autour de sa nuque. Et même si elle ne savait toujours pas ce qu'ils étaient tous les deux, quand il l'attira jusqu'à la chambre, Lucy se laissa faire.
-ooOoo-
Un rencard.
La jeune femme en avait eu plusieurs, avec des tas de garçons différents.
Certains s'étaient bien passés tandis que d'autres avaient été de véritables désastres. Mais elle n'avait jamais été aussi nerveuse auparavant. Elle avait dû changer de tenue au moins une bonne dizaine de fois et sa peau commençait à tirer à force de changer de maquillage. Elle jeta la robe rose qu'elle venait d'essayer sur son canapé avant de se laisser tomber dessus en grognant. Happy, qui dégustait l'un des poissons qu'elle avait acheté spécialement pour lui, la regardait avec peine, pendant que Natsu laissait sa tête partir en arrière.
- Par Mavis, Lucy ! grogna – t – il. Choisis juste une robe qu'on en finisse !
- Je savais que j'aurai dû aller faire du shopping…
- Lucy, tu possèdes plus de robes qu'Erza d'armures ! Il doit bien y en avoir une qui fera l'affaire !
- Je veux juste que ce soit parfait !
- Il faut que tu arrêtes de te prendre la tête, Luce. (Le chasseur de dragon du feu se leva et l'attrapa par les épaules en la regardant dans les yeux). Quoi que tu mettes, tu seras parfaite. C'est lui qui a de la chance d'aller en rendez vous avec toi, pas l'inverse.
- Depuis quand es tu devenu aussi mature ?
- Depuis que j'ai deux femmes merveilleuses dans ma vie.
- Ce que tu dis est adorable, mais cela ne m'aide pas à choisir ma tenue.
- Happy, situation d'urgence !
- Aye, Sir !
- Lancement de l'opération PRN.
- Opération PRN ? sourit Lucy.
- Petite Robe Noire. Happy, ta mission, si tu l'acceptes, est de trouver la parfaite petite robe noire !
- A vos ordres, mon Capitaine !
- Quant à toi, Lucy, va prendre ta douche, et faire tes trucs de fille.
- Chef, oui, Chef !
Souriant, Lucy regarda ses deux coéquipiers partir à la recherche des petites robes noires qu'elle possédait. Après sa douche, elle misa sur un maquillage discret et releva ses cheveux sur le haut de son crâne en un chignon artistiquement décoiffé, avec quelques mèches encadrant son visage. Quand elle retourna dans son salon, une robe était drapée sur le canapé, accompagnée d'une paire d'escarpins noirs à talons hauts et d'une petite pochette.
- Robe, dit Natsu en pointant le vêtement du doigt. Chaussures. Pochette pour tes clés et tes affaires de filles. Lisanna m'attend et Happy passe la nuit chez Gajeel et Lily. (Il s'approcha de son amie et l'embrassa sur la joue). Tu es magnifique, il va être époustouflé. Passe une bonne soirée.
- Nous t'aimons ! cria Happy en s'envolant par la porte à la suite de son ami.
- Je vous aime aussi !
Quand la porte se referma sur eux, Lucy enfila la robe et glissa sa lacrima de communication portable dans sa pochette avec son porte monnaie et ses clés. Il ne lui restait plus qu'à enfiler ses chaussures quand on toqua à la porte. Elle prit le temps de s'observer dans le miroir de l'entrée. La robe que Natsu et Happy lui avaient choisi lui arrivait au dessus des genoux, de la dentelle ornait le décolleté et les fines bretelles s'entrecroisaient dans le dos. Satisfaite de son apparence, elle ouvrit la porte et resta bouchée bée en voyant Luxus. Il portant un pantalon, une chemise et une cravate noirs et il avait troqué son illustre manteau contre une veste noire de costume qui mettait en valeur ses larges épaules.
- Tu es très élégant.
- Merci. Tu es magnifique.
- Merci, répondit elle en rougissant. Entre, je dois juste enfiler mes chaussures.
Le chasseur de dragon de la foudre entra dans l'appartement et fronça les sourcils en humant l'air.
- Natsu est venu aujourd'hui ?
- Lui et Happy ont passé l'après midi ici. Ils sont partis il y a une demi heure. Ils m'ont aidé à choisir ma tenue.
- Nous parlons bien des mêmes Natsu et Happy ?
- Etonnement, oui, rit elle en enfilant ses escarpins. Je suis prête.
- Allons y.
Luxus la laissa passer devant et claqua la porte derrière eux. La jeune femme frissonna quand il posa la main dans le creux de ses reins pour la guider. Elle resta une seconde étonnée en voyant le restaurant où il l'avait emmené. Lucy en avait discuté avec Levy à son retour de la quête de cent ans. Il était très réputé et avait d'excellentes critiques. Gajeel y avait emmené la Mage des mots pour leur premier anniversaire de couple et la jeune femme avait adoré. La Constellationniste avait terriblement envie d'y aller, mais elle ne voulait pas franchement y aller toute seule, ni mettre l'équivalent de son loyer dans un repas. Elle se tourna vers le chasseur de dragon, les yeux écarquillés.
- Luxus, ce restaurant coûte une fortune ! Tu n'avais pas besoin de m'emmener ici.
- Mon petit doigt m'a dit que tu as toujours voulu y aller. Et j'ai décidé de faire les choses en grand. (Lucy sourit et ils entrèrent dans le restaurant). Bonsoir, dit il à la réceptionniste. J'ai une réservation pour deux au nom de Luxus Dreyar.
- Bien sur, suivez moi.
Une fois à leur place, la jeune femme se demanda comment sa vie avait pu changer à ce point pour qu'elle se retrouve en rendez vous galant avec Luxus Dreyar, le puissant chasseur de dragon de la foudre, dans un restaurant de luxe. Durant tout le diner, le blond fit attention à ce que son verre ne soit jamais vide et il la questionna sur son nouveau livre. Elle passa une soirée délicieuse et quand le dessert arriva, il aborda le sujet qui les avait conduit ici en premier lieu.
- Est ce que tu as réfléchi pour nous deux ?
- Oui. Et je n'ai pas changé d'avis. Je veux toujours le grand jeu.
- Et si je te disais que j'étais prêt à envisager la vie de famille.
- Vraiment ?
- Oui. Mais il faudra vraiment que tu sois patiente avec moi.
- Tu as l'air d'oublier le fait que je suis amie et que je fais équipe avec Natsu, Happy et Gray depuis des années. La patience, ça me connaît.
- C'est vrai, rit il. Alors, tu es d'accord.
- Faisons un essai.
Le sourire qui illumina le visage de Luxus fut presque aussi lumineux que les étoiles. Lucy rougit en portant son verre à ses lèvres et le chasseur de dragon se pencha vers elle.
- Je n'ai jamais su comment tu avais rencontré Natsu et Happy… Parce que ce sont bien eux qui t'ont introduit à Fairy Tail.
- J'étais à Hargeon parce que j'avais entendu dire qu'un mage de Fairy Tail du nom de Salamander s'y trouvait. Je venais de fuguer de chez moi et je voulais vraiment entrer dans la guilde pour devenir mage. Pour faire court, il s'est avéré que ce mage était un imposteur qui envoutait des filles pour faire du trafic d'êtres humains et il m'avait attiré dans ses filets. Natsu et Happy m'ont sauvé et m'ont proposé de m'emmener à Fairy Tail après avoir détruit le port. Et voilà.
- Donc, tu es vraiment très proche de Natsu.
- Il est le meilleur ami que j'ai jamais eu. Même si lui et Happy me tapent sur les nerfs une grande partie du temps. Punaise, qu'est ce que ça me rend dingue quand ils entrent dans mon appartement par effraction pour dévaliser mon frigo ! Mais je sais que je pourrais toujours compter sur eux et inversement.
- Cet idiot a beau être agaçant, il est farouchement fidèle à la guilde et à ses compagnons, en toutes circonstances.
- Et toi, alors ?
- Quoi, moi ?
- Comment tu t'es retrouvé avec l'Unité Raijin ?
- Ce n'est vraiment pas aussi rocambolesque que ta rencontre avec la Salamandre. (Il paya l'addition et ils sortirent du restaurant). Quand Fried est arrivé à Fairy Tail, mon père venait d'être banni et j'étais en colère contre le monde entier. Il a alors décidé qu'il serait mon ami, que je le veuille ou non. J'ai fini par le supporter avant de vraiment le considérer comme un vrai ami.
- Comment Bixcrow et Ever se sont ajoutés ? (Elle frissonna et se frictionna les bras jusqu'à ce que Luxus ne pose sa veste de costume sur ses épaules). Merci.
- Je t'en prie, ça serait dommage que tu attrapes froid ce soir. Pour en revenir à Bixcrow et Ever, il est le premier des deux à nous avoir rejoint. C'est à ce moment là que Fried a décidé qu'ils formaient ma garde personnelle et qu'ils s'appelleraient l'Unité Raijin. Je n'avais pas vraiment besoin de garde personnelle, mais à l'époque ça me plaisait qu'ils fassent tout ce que je disais. Ever est venue un peu plus tard. Elle nous a permis d'être un peu moins tête brûlée. Au début, tout du mois. Après, elle est devenue pire que nous trois réunis.
- C'est vrai qu'elle peut faire peur, rit Lucy. Parfois, elle me regarde par dessus ses lunettes et j'ai envie de m'enfuir en courant.
- Elle n'est pas aussi effrayante qu'Erza et pourtant, tu fais équipe avec elle depuis des années.
- Oh, mais Erza me fait peur ! Ce regard qu'elle peut avoir… Essaye de lui parler de sa relation avec Jellal et tu verras exactement ce que je veux dire. Ou pire, pique lui son fraisier.
- Celle qui me fait vraiment flipper, c'est la Fille de l'eau. (Il frissonna). Le regard qu'elle peut avoir quand l'Exhibitionniste est dans le coin, ça, c'est flippant !
- Jubia est quelqu'un de passionné. En attendant, ses efforts ont fini par payer puisqu'ils sont ensemble maintenant.
- Il est aussi taré qu'elle.
- C'est fort probable.
Ils arrivèrent devant l'appartement de la jeune femme et Luxus enfonça les mains dans les poches de son pantalon. Lucy retira la veste de ses épaules et la lui rendit.
- Merci pour cette soirée, Luxus.
- Nous nous voyons demain à la guilde.
- Bien sur. Bonne nuit.
- Bonne nuit.
Le chasseur de dragon se pencha vers elle et l'embrassa. Alors que le baiser s'intensifiait, Lucy enroula la cravate autour de son poignet et l'attira à l'intérieur.
Le costume de Luxus et la petite robe noire que Lucy avait mit tant de temps à choisir finir par échouer sur son plancher. Ils n'allèrent pas jusqu'au lit. Ils finirent par tomber sur le canapé, la jeune femme sur le dessus. La Constellationniste savait que ce n'était pas une très bonne idée. Ils étaient censés prendre leur temps et voir où cela allait les mener. Mais elle était tout simplement incapable de se retenir.
Elle glissa ses doigts dans ses cheveux et réussit à glisser ses jambes autour de sa taille, nouant ses chevilles dans son dos et sa poitrine plaquée contre son torse. Alors qu'elle s'attendait à ce qu'ils restent ainsi, Luxus la fit délicatement pivoter pour l'allonger sur le canapé et se glissa en elle tout aussi doucement.
La jeune femme s'attendait à ce que cela soit passionnel, débridé, étant donné qu'ils ne s'étaient pas touchés depuis plusieurs jours. Mais visiblement, Luxus en avait décidé autrement.
Leur étreinte était lente et délicate.
La sensation de le sentir aller et venir en elle aussi lentement était aussi torride que quand il se déchainait. Leurs corps se recouvrirent rapidement de sueur, leurs peaux devenant glissantes.
Quand l'orgasme fut sur le point de la saisir, Lucy s'agrippa plus fortement à ses cheveux et se cambra pour coller le haut de leurs corps.
- Luxus, murmura-t-elle.
- Je sais, répondit il sur le même ton. Regarde moi.
Et quand l'orgasme explosa à l'intérieur de son ventre en remontant le long de sa colonne vertébrale, Lucy ne le quitta pas des yeux.
Ils finirent par se déplacer dans la chambre et Lucy se blottit contre lui.
Et pour la première fois depuis que la saison des amours était terminée et qu'il avait quitté son appartement, la jeune femme dormit paisiblement, sans même se demander comment ils allaient pouvoir faire face au lendemain.
Ils n'auront qu'à aller à la guilde ensemble après tout.
-ooOoo-
C'était ce qu'ils avaient fait. Si Lucy s'était attendue à une avalanche de questions sur comment s'était déroulé leur rendez vous, elle fut déçue. L'ambiance qui flottait dans le bâtiment était franchement lugubre. Un silence clairement inhabituel y régnait et même Natsu et Gray ne se chamaillaient pas. La jeune femme fronça les sourcils en voyant le Maitre faire signe à Luxus de le rejoindre à l'étage, ce qu'il fit, et s'approcha de Gajeel qui observait les escaliers comme s'il voulait y mettre le feu par la force de ses pensées, les bras croisés sur son torse.
- Gajeel, qu'est ce qui se passe ?
- Une attaque… (Il déglutit, la gorge visiblement nouée, ce qui n'était pas dans ses habitudes). Ils ont attaqué notre guilde.
- Qui ? Qu'est ce qui est arrivé ?
- Raven Tail a attaqué l'équipe Raijin hier soir, indiqua Levy en s'approchant et en se blottissant contre son petit ami. Nous les avons retrouvé inconscient devant la guilde.
- Quoi ?! (La jeune femme releva la tête au moment où Luxus apparaissait à l'étage, totalement furieux). Je reviens.
Lucy se précipita dans les escaliers et suivit le bruit sourd du tonnerre pour retrouver son chasseur de dragon dans la cour arrière. Elle dévala les escaliers de secours et sursauta quand la foudre s'abattit à quelques centimètres d'elle. Le blond faisait les cent pas, son manteau flottant derrière lui et de l'électricité statique se formait autour de ses poings serrés.
- Luxus…
- Les jambes… Il leur a fait briser les jambes… Et il les a déposé devant la guilde pour nous narguer… Je vais vraiment le tuer.
- Luxus, tu dois te calmer.
- Comment veux tu que je me calme ?! (La foudre s'abattit juste devant ses pieds, la faisant reculer en poussant un cri) Mon propre père a fait briser les jambes de mes amis pour m'atteindre !
- C'est bien pour ça que tu ne dois rien faire d'irréfléchi. (Lucy ne l'avait jamais vu dans une telle colère) Ecoute, nous avons déjà vécu cette situation avec Phantom Lord. (Elle s'approcha de lui et prit son visage entre ses mains). Nous allons trouver une solution. Ivan ne s'en sortira pas comme ça. Tu sais pourquoi ?
- Pourquoi ?
- Parce que tu as battu cette guilde à toi tout seul pendant les Grands Jeux Intermagiques. Cette fois ci, tout Fairy Tail est sur le pied de guerre. Et il y a une chose que nous savons faire mieux que toutes les autres guildes. C'est protéger notre famille.
- Tu as été blessée. Mon équipe est clouée dans des lits à l'infirmerie…
- Raven Tail a fait l'erreur de trop. Ils ne le savent pas encore, mais ils vivent leurs derniers jours de liberté.
- Qu'est ce que je dois faire alors ?
- Patiente. Et le moment venu, tu pourras te déchainer sur Raven Tail. Et à ce moment là, tu auras ta vengeance.
S'il y avait une chose dont Lucy ne doutait pas une seconde, c'était que sa guilde ne laisserait jamais passé cet affront et que la vengeance serait terrible.
Et elle ne voulait même pas imaginer à ressemblerait celle de Luxus. Parce qu'il n'y avait pas encore de mots existants pour la décrire.
