Titre original : The Challenge of being a Veela's Mate
Auteur : Triola
Traductrice : PetiteMary
Disclamer : Les personnages sont à J.K. Rowling, l'histoire est à Triola. Je n'agis qu'en tant que traductrice.
Résumé : Harry se réveille ayant l'apparence d'une fille, Drago est possessif, mais étrangement adorable, Hermione crie hystériquement comme la fille qu'elle est, Pansy est plutôt sympathique. Le conte d'un Veela et de son compagnon. Ou était-ce un compagnon et son Veela? Slash HPDM. Pré OdP.
Note de la traductrice
Merci beaucoup pour vos beaux encouragements, ça fait très plaisir de lire vos messages! :)
Chapitre 4 – Direction l'école
Les jours suivant notre petite conversation dans la bibliothèque, je passai la majeure partie de mon temps à faire des recherches avec Remus. Hermione aurait été fière. Je réalisai rapidement que les émotions que j'avais expérimentées le jour de mon anniversaire étaient celles de mon compagnon, et qu'il serait également capable de ressentir mes émotions si elles étaient particulièrement fortes. Je découvris également qu'un Vélane mâle pouvait rendre n'importe qui enceinte.
Moi y compris.
Joie.
Normalement, un sorcier homosexuel doit prendre une quantité inimaginable de potions pour être capable de tomber enceinte, mais non, pas Harry Potter. Harry Potter est un garçon tellement spécial, donnons à Harry Potter un compagnon Vélane pour qu'il puisse se livrer à la pédérastie, pour que Harry Potter puisse ensuite pondre une horde d'enfants blonds comme n'importe quelle bonne petite ménagère Vélane.
Tuez-moi, quelqu'un.
Comme vous l'aurez sûrement compris, je n'étais pas très content de la tournure des choses. Si la majorité des habitants du monde magique pensaient que c'était une chance d'être le compagnon d'un Vélane, j'étais d'un tout autre avis. Oh, ne vous méprenez pas, je pouvais définitivement voir les aspects romantiques de toute cette affaire, je n'avais pas passé les six dernières années de ma vie autour de Ginny et de Mme Weasley pour rien. Un Vélane allait toujours aimer son compagnon ou sa compagne inconditionnellement, et le lui montrer avec des cadeaux. C'était le rêve de toute sorcière, mais peu importe à quel point je ressemblais désormais à l'une d'entre elles, je n'étais pas une sorcière! Et dans ma tête, les désavantages l'emportaient de loin sur les avantages.
Premièrement, j'allais devoir me lier à un total étranger, ou le dit étranger mourrait. Deuxièmement, j'avais l'air d'une foutue fille. Troisièmement, j'allais devoir affronter le supplice de la grossesse. Quatrièmement, j'avais l'air d'une foutue fille. Cinquièmement, et bien, il n'y avait pas vraiment de cinquièmement, mais le quatrièmement comptaient au moins pour trois. J'avais l'air d'une foutue fille!
Vous vous demandez peut-être pourquoi j'étais si retournée quant à mon apparence actuelle, j'étais après tout encore un mâle. Un petit mâle aux longs cheveux et aux lèvres pulpeuses, oui, mais encore un mâle. Et bien, le fait est qu'avoir cette apparence blessait mon ego de mâle. J'avais des idées assez ancrées quant à l'apparence qu'un vrai mâle devait avoir, et féminin n'en faisait pas partie. Non, un homme était grand, il avait des épaules larges, un fort menton et des yeux féroces. Je sais, ça sonne un peu stéréotypé, mais ce sont les conséquences de partager une chambre avec Seamus et Ron. Et je vivais avec eux depuis six ans. Pas étonnant que je sois un peu dingue.
Enfin, comme je disais, il y avait certains traits qu'un mâle se devait d'avoir, et je n'avais aucun d'entre eux. Pas que ça ait été bien mieux avant, mais j'avais au moins l'espoir de devenir un brin masculin en grandissant. Et j'avais les cheveux courts! Oui, ils étaient sauvages, désordonnés, complètement indomptables et vraiment frustrants, mais ils étaient courts! Maintenant, mes cheveux dépassaient mes épaules, telle une rivière s'écoulant durant le printemps et refusant irrémédiablement d'être coupés. Et croyez-moi, j'avais essayé.
Le second jour à la maison du chien, Remus m'avait amené chez le coiffeur et j'avais eu une très belle coupe de cheveux, si je puis le dire moi-même. Le jour suivant, mes cheveux avaient repoussé. Nous avions réessayé, cette fois Remus les avait coupés lui-même, mais le jour suivant ils étaient redevenus longs et bouclés. Dès lors, Sirius sortit l'artillerie lourde. Il coupa, scia, trancha, brûla et tira. Rien ne fonctionna. Au final, nous dûmes nous admettre vaincus, et Remus me montra comment ramener mes cheveux vers l'arrière avec une corde, et comment les tresser si ça s'avérait nécessaire. Je suis désormais capable de faire une natte plutôt pas mal.
À tous les niveaux, la vie était une bitch et, quand le 1er septembre arriva, je commençais à en avoir vraiment marre. À la rentrée scolaire, j'allais tout faire pour rester hors du chemin de tout le monde, et j'allais donner tous mes vêtements à la S.A.L.E., parce qu'assurément ça compenserait pour tous les actes horribles que j'avais faits pour mériter tout ça. Ça faisait un mois que mon changement abrupte avait eu lieu, et bien que j'aie arrêté de sauter d'un pied en l'air à chaque fois que je passais devant un miroir, je ne l'avais toujours pas accepté. C'était plutôt tout le contraire. Remus avait essayé de me convaincre que mon apparence n'était pas si terrible, mais à chaque jour que je passais ressemblant à une fille, je trouvais de nouvelles façons de tuer mon compagnon. De lentes façons. De douloureuses façons. Vraiment douloureuses.
J'avais tout juste trouvé une nouvelle méthode impliquant une quantité scandaleuse de sirop d'érable, un nain de jardin et un ornement mural plutôt pointu, quand je fus ramené sur terre par la voix d'un Remus Lupin.
« Harry, nous y sommes! N'es-tu pas excité de monter dans le train? »
Excité? J'avais assisté à des cours d'histoire qui m'avait rendus plus excité.
« Je sais que tu t'es ennuyé de tes amis, puisque tu n'as pas eu la chance de passer du temps avec eux cet été. Mais penses-y de cette façon, maintenant ils auront toutes sortes de choses intéressantes à te raconter par rapport à leurs voyages en Roumanie et en Grèce! »
Oh, joie. Écouter Hermione parler de toutes les pierres anciennes qu'elle a vues, c'est l'apogée de mon année!
« Et tu peux tout leur dire à propos de ton com – »
À mon regard furieux, Remus changea rapidement ce qu'il allait dire : « À propos de ton con, con de parrain et son horrible partenaire! »
Reniflant, je secouai ma tête.
« Bien essayé, Remus. Je sais ce que tu allais dire « leur dire à propos de ton compagnon, Harry ». Et bien, je suppose que je devrai le faire, Hermione trouvera de toute façon, mais je n'ai pas hâte d'en parler. Et ne pense pas que je ne trouverai pas de remède à ceci, parce que je trouverai!
- Bien sûr que tu trouveras, beaux yeux » sourit Sirius d'un air condescendant, alors qu'il déchargeait ma malle.
Après ce commentaire, je boudai tout le reste de la marche jusqu'à la plate-forme 9 ¾, bien que peu puissent le voir, parce que je m'étais assuré que le capuchon de ma cape couvre complètement mon visage. Une sorte de mesure de sécurité, vous pourriez dire. La dernière chose dont j'avais besoin était que quelqu'un Remarque ma nouvelle apparence et la commente. Sirius était bien assez, si quelqu'un d'autre lâchait une remarque sarcastique par rapport au fait que je ressemblais à une fille, il souffrirait. D'une douleur atroce et hautement illégale, du genre que les Seigneurs des Ténèbres aiment bien provoquer.
« Maintenant, Harry, jure-moi que tu vas bien te conduire cette année, dit sévèrement Sirius quand nous atteignîmes la plate-forme et qu'il fut temps de dire au revoir. Je ne veux pas que tu dormes dans ton lit quand tu pourrais errer dans le château la nuit, je ne veux pas que tu écoutes les préfets, et surtout pas de devoirs alors que tu pourrais jouer des tours aux Serpentards! Suis-je assez clair, jeune homme? »
Riant, j'hochai la tête :
« Comme du cristal, répondis-je tout en serrant mon parrain dans mes bras pour faire bonne mesure.
- Oh, n'écoute pas ce lunatique, réprimanda Remus tout en recevant lui aussi une accolade de ma part. Fais tes devoirs, sois gentil et poli, ne dérange pas trop Mme Pomfresh et ne tue pas ton compagnon.
- Rabat-joie » marmonnâmes Sirius et moi simultanément, avant de nous sourire mutuellement. J'attrapai ma malle et me dirigeai vers le train.
« On se voit à Noël, n'est-ce pas?
- Bien sûr! Et si Albus réalise qu'il a besoin de l'expertise d'un ancien détenu et de son loup-garou, nous passerons peut-être plus tôt. Sinon, tu recevras des lettres! Et des bonbons, et toutes sortes d'autres choses que tu n'es pas vraiment autorisé à avoir mais que je te ferai parvenir sous le nez de Remus sans qu'il s'en rende compte! » murmura Sirius, agitant la main comme un fou. Remus haussa simplement un sourcil et me jeta un regard amusé. Nous savions tous les deux que Remus remarquerait définitivement si Sirius essayait de faire passer quoi que ce soit clandestinement, mais Sirius ferait bouderait et geindrait jusqu'à ce que Remus cède et prétende ne rien avoir remarqué pour rendre l'autre homme heureux. C'était un événement quotidien dans le ménage Black/Lupin.
Les saluant une dernière fois, je me rendis jusqu'au train et trouvai un compartiment vide. En en choisissant un à l'arrière du train, j'espérais que je serais assez chanceux pour être seul tout le long du trajet. Toutefois, malheureusement pour moi, avoir un Seigneur des Ténèbres fou après moi année après année, être inscrit au Tournoi des trois sorciers à l'âge de 14 ans, et soudainement me réveiller un matin avec l'apparence d'une fille n'indiquait pas beaucoup de chance.
