Titre original : The Challenge of being a Veela's Mate

Auteur : Triola

Traductrice : PetiteMary

Disclamer : Les personnages sont à J.K. Rowling, l'histoire est à Triola. Je n'agis qu'en tant que traductrice.

Résumé : Harry se réveille ayant l'apparence d'une fille, Drago est possessif, mais étrangement adorable, Hermione crie hystériquement comme la fille qu'elle est, Pansy est plutôt sympathique. Le conte d'un Veela et de son compagnon. Ou était-ce un compagnon et son Veela? Slash HPDM.


Note de la traductrice

Hop hop hop, un autre petit chapitre! J'espère que vous avez autant de plaisir à lire cette fic que j'en ai à la traduire! :)


Chapitre 6 - Mien


Nous demeurâmes assis dans un silence agréable pendant un certain temps, mais bien sûr, comme les silences sont destinés à le faire, cela prit fin de façon plutôt abrupte. J'étais simplement assis là, m'occupant de mes propres affaires, quand soudain les émotions furent de retour. Je les avais ressenties de temps à autre depuis mon anniversaire, mais ça n'avait jamais été comme ça. Jusqu'alors, elles avaient été faibles, juste un suintement d'émotions en fond, mais, cette fois, elles submergeaient mon esprit vague après vague. Je me sentais du bonheur, de la douleur, de l'impatience et du désir, et elles ne semblaient jamais s'arrêter. Comme à travers de la brume, je vis Hermione crier quelque chose à Ron, mais je ne pus saisir ce qu'elle disait. Tout ce que je pouvais faire était ressentir. Bonheur, douleur, impatience et désir, encore et toujours. C'était comme un disque rayé, quand j'y repense.

Je ne me souviens pas d'être tombé sur le plancher, mais quand les émotions disparurent soudainement, c'était là que je me trouvais. Hermione assise, penchée au-dessus de moi tenant ma main, et Ron se tenait prêt de la porte, prêt à courir chercher de l'aide si nécessaire. Quand vous êtes le meilleur ami d'Harry Potter, vous apprenez rapidement à courir chercher de l'aide.

« J'en présume qu'il est dans le train? demanda Hermione, et je la regardais d'un air confus, ne comprenant pas ce qu'elle voulait dire. « Ses émotions, c'est ce qui s'est passé, n'est-ce pas? Tu as ressenti ses émotions? »

Je hochai la tête affirmativement.

« C'est ce que je pensais, et pour qu'elles aient été aussi forte que ça, il faut qu'il soit proche. Et compte tenu que nous sommes dans un train au milieu de nulle part, je parierais à peu près n'importe quoi qu'il est dans le train avec nous. »

Mes yeux s'agrandirent alors que j'assimilais ce qu'elle disait. Mon compagnon était dans le train! Oh Merlin.

« Et non seulement ça » continua Hermione, et j'eus le net sentiment que je n'allais pas aimer ce qu'elle s'apprêtait à me dire. « Puisque le changement était à ton anniversaire et pas au sien, il est forcément plus vieux que toi, et ça se restreint à notre année et aux septièmes années. La poursuite a commencé. »

Et Harry Potter eut raison une fois de plus. Un peu plus et je surpassais Trelawney.

À ses mots, je sentis un frisson descendre le long de mon dos. J'avais passé la majeure partie de mon été à me raisonner que, bien qu'était le malheureux compagnon d'un Vélane, les chances que ledit Vélane vive près de moi étaient plutôt minces. Je veux dire, vraiment, pouvais-je vraiment être assez malchanceux pour que mon compagnon soit quelqu'un que je connaissais?

J'avais décidé que, pendant qu'il passait son temps à me chercher depuis l'autre bout du monde, je passerais mon temps à m'habituer à toute cette idée. Dans ma tête, j'allais avoir le temps de m'habituer à toute cette idée. Mais si Hermione avait raison, et c'était généralement le cas, la poursuite avait déjà commencé et ça voulait dire que j'étais un malheureux bâtard. Merde, je n'étais pas prêt pour ça!

Comme si elle lisait mes pensées, Hermione tapota ma main pour me rassurer. « Je suis sûre que si tu lui demandes de prendre son temps, il ne fera rien à quoi tu n'es pas prêt. » dit-elle, me souriant. Je devais l'admettre, je me sentais un peu mieux. Le salaud était supposé m'aimer, n'est-ce pas? Si je voulais prendre mon temps, il serait probablement tout à fait d'accord. Probablement.

Comme vous l'avez peut-être remarqué, il n'y avait aucun doute dans mon esprit que j'allais finir avec le foutu Vélane. Au début, j'avais caressé l'idée de me refuser à lui, mais, alors que j'y pensais, je parvins à la conclusion que je ne pourrais jamais faire ça. Même si je voulais vraiment le faire. C'était une chose d'insulter quelqu'un que je n'aimais pas, mais délibérément tuer une personne juste parce qu'elle ne peut s'empêcher de m'aimer? Non, c'était hors de question. Après tout, j'avais une réputation à maintenir.

Ron, ayant l'intelligence d'un veracrasse, n'avait pas compris ce dont Hermione parlait.

« Que veux-tu dire par « rien à quoi tu n'es pas prêt »? » demanda-t-il, me faisant rougir. C'est ça, Hermione, vas-y, proclame mon statut de puceau à toute l'école, pourquoi pas?

- Ron, bien que je n'aie aucun doute quant au fait que le sexe est la seule chose à laquelle tu penses, Harry n'a jamais ne serait-ce qu'embrassé une autre personne jusqu'à maintenant et pourrait ne pas être aussi disposé que toi à se glisser dans un lit avec un total étranger. » dit-elle avec désapprobation.

« Sexe? Qu'est-ce que le sexe a à voir avec… Oh. »

Ron tourna automatiquement au rouge betterave et cligna des yeux plusieurs fois. C'était vraiment drôle à voir.

« Ça veut dire qu'il doit…? Oh. »

Oh, en effet.

« Mais ils sont tous les deux des mecs! Comment est-ce possible? »

Alors qu'Hermione commençait à donner un cours théorique à Ron sur la sexualité gay, j'en profitai pour fuir le compartiment. J'étais pas mal sûr que mon visage resterait rouge pour le reste de ma vie si je devais entendre un mot de plus de leur conversation. Hélas, la curiosité d'Hermione ne s'était pas arrêtée à la Guerre des Gobelins, et Ton, et bien, Ron était simplement Ron. Eux et Seamus avaient passé de nombreuses nuits dans la salle commune l'année dernière à parler de partenaires, de partenaires précédentes, d'expériences et d'autres choses comme ça. Hermione en avait surpris plusieurs avec les récits de ce qu'elle et Krum avaient fait. Pour mes oreilles vierges, le mot « sexe » avait à peu près la même définition que « tabou », et ma connaissance des couloirs du château s'était rapidement améliorée au cours de cette fameuse année.

Je marchais désormais silencieusement dans le train, à la recherche de qui que ce soit que je connaisse. Neville et Ginny étaient normalement une paire convenable, et Luna, bien que plutôt crue parfois, était quand même mieux que Ron et Hermione. Malheureusement, je ne trouvais aucun d'entre eux. J'allais admettre ma défaite et retourner dans mon compartiment, quand j'entendis le son le plus étrange. Ça sonnait presque comme si quelqu'un criait de toutes ses forces derrière un charme de silence mal lancé. C'était un peu étouffé, mais je pouvais quand même comprendre un mot sur deux. Ça ressemblait à : « Doit trouver… besoin… doit avoir… tellement proche… compagnon. » C'était le dernier mot qui m'avait arrêté et m'avait poussé à écouter. Quelqu'un de l'autre côté de la porte avait dit le mot compagnon. Connaissant ma chance, ce n'était pas une coïncidence.

N'importe qui avec ne serait-ce qu'un brin d'instinct de survie se serait sauvé dans le corridor à la minute où il avait entendu le mot fatal, mais pas Harry Potter. Non, Harry Potter fit encore une fois une chose stupide, et tendit la main vers la poignée. La porte s'ouvrit silencieusement, et la scène qui m'attendait en était une que je n'aurais jamais dans cent ans pensé que je verrais.

Là, sur le sol, tournant et se débattant, était allongé nul autre que Drago Malefoy. Il était retenu par Crabbe et Goyle, luttant contre eux pour se libérer. Derrière lui était assise Pansy Parkinson et elle essayait désespérément de le faire taire et de le faire l'écouter.

« Tu ne peux pas avoir ton compagnon maintenant! criait-elle, tournant son visage pour qu'il la regarde. Je ne te laisserai pas sauter sur un total étranger avant que nous sachions exactement à qui nous avons affaires! C'est pour ton propre bien, Dray! " Hum, forcer les gens à écouter et les restreindre pour leur propre bien, ça ne me surprendrait pas que Parkinson finisse directrice, un jour. Elle avait certainement les qualités requises.

« Non! gronda Malefoy, essayant de mordre les mains de Pansy. J'ai besoin de lui, je dois l'avoir, laissez-moi! »

Il s'élança vers le haut et Crabble grogna à l'effort qu'il eut à donner pour le maintenir au sol. Pendant un moment, il sembla réussir à s'échapper, et je haletai sans pouvoir m'en empêcher. Soudainement, quatre paires de yeux se tournèrent vers moi, et le silence fut. Mes yeux se verrouillèrent dans ceux de Malefoy et l'espace d'un instant le monde sembla se figer. Il haletait et ses lèvres étaient légèrement entrouvertes. Ses joues étaient rouges, ses yeux vitreux et ses cheveux blonds tombaient en désordre sur son front. Je n'avais jamais rien vu d'aussi beau de toute ma vie.

« Mien » murmura-t-il, et soudain le charme fut rompu. Je tournai les talons et couru le long du corridor, claquant la porte derrière moi. Tout le long, ce mot continua à résonner dans ma tête.

Mien.

Mien.

Mien.

Mien.