Titre original : The Challenge of being a Veela's Mate

Auteur : Triola

Traductrice : PetiteMary

Disclamer : Les personnages sont à J.K. Rowling, l'histoire est à Triola. Je n'agis qu'en tant que traductrice.

Résumé : Harry se réveille ayant l'apparence d'une fille, Drago est possessif, mais étrangement adorable, Hermione crie hystériquement comme la fille qu'elle est, Pansy est plutôt sympathique. Le conte d'un Veela et de son compagnon. Ou était-ce un compagnon et son Veela? Slash HPDM. Pré OdP.


Note de la traductrice

Perso, j'aurais affectueusement intitulé ce chapitre « Hochons tous la tête en chœur », vous comprendrez rapidement pourquoi hihi. Merci à tous pour vos petits mots!


Chapitre 7 – Qu'entends-tu par « emménager »?


Quand je retournai au compartiment, je trouvai Hermione et Ron encore en grande conversation. Toutefois, je ne devais vraiment pas avoir l'air dans mon assiette, puisqu'ils se tournèrent tous les deux vers moi et qu'Hermione commença instantanément à s'énerver.

« Harry, on dirait que tu as vu un fantôme! » s'exclama Hermione, et Ron lui jeta un regardé perplexe.

« Expression moldue » expliqua-t-elle en haussant les épaules. Ron secoua la tête et marmonna quelque chose à propos de « ces moldus excentriques ».

« Pas fantôme, compagnon » bredouillai-je de façon incohérente et je vis la compréhension éclairer le visage d'Hermione.

« Oh mon chéri, soupira-t-elle en tapotant le siège à côté d'elle. Viens, Harry. Assis-toi là et raconte tout à Hermione. »

Je ne pouvais que hocher la tête et m'exécuter.

« Allez, mon chéri, dis à Hermione ce qui s'est passé. As-tu vu ton compagnon? »

Je hochai affirmativement la tête.

« Ça c'est un bon garçon. Maintenant, est-ce que c'est quelqu'un qu'on connaît? »

Une fois de plus, j'acquiesçai.

« Peux-tu me dire son nom? »

À ce point, je secouai la tête avec force.

« Sais-tu son nom? »

Encore un hochement.

« Est-ce que c'est Seamus? »

Secousse de tête.

« Dean? »

Une autre secousse.

C'est à ce moment que Ron décida subitement d'acquérir un cerveau, et pour la première fois dont je puisse me souvenir, il pensa à quelque chose avant Hermione.

« Mione, les Vélanes ne sont-ils pas supposés être vraiment beau et avoir des cheveux blonds et des yeux gris? À mon humble opinion, Dean semble être tout sauf blond aux yeux bleus.

- Oh, bien sûr! Mais qui dans nos connaissances a des cheveux surnaturellement blonds avec des yeux gris-bleus et est incroyablement beau? »

Elle réfléchit pendant moins d'une minute, puis parvint à la réponse que j'avais cherchée tout l'été durant.

« Oh non, chuchota-t-elle. Harry, est-ce que c'est Drago Malefoy? »

Parfois, elle était vraiment trop intelligente pour son propre bien. J'hésitai un peu, puis je secouai la tête frénétiquement. Malheureusement, j'avais toujours été un exécrable menteur, et même Ron pouvait deviner ma pauvre tentative. Et vraiment, ça voulait dire que c'était mauvais.

« DRAGO MALEFOY! » hurla-t-il en me regardant furieusement, comme si je l'avais choisi moi-même. Ce que je n'avais pas fait, je tenais à la préciser.

« Et bien, ça fait du sens, je suppose, songea tout haut Hermione. Il y a toujours eu quelque chose entre eux, et vraiment, il n'y a qu'un pas entre la haine et l'amour, non?

- Un ÉNORME pas » rugit Ron, perdant finalement son sang-froid comme je m'y étais attendu dès le début. La seule bonne chose avec ça était que ça me sortit de ma stupeur, et je fus capable de penser clairement à nouveau.

« Calme-toi, Ron » dis-je, faisant le signe universel de « calme-toi » avec mes mains. Ça ne fonctionna pas. Arnaque totale.

« JE NE VAIS PAS ME CALMER, ESPÈCE DE TRAÎTRE! FRICOTER AVEC L'ENNEMI COMME ÇA, COMMENT OSES-TU? »

C'était une chose d'être bouleversé parce que ton meilleur ami est condamné à avoir pour compagnon ton pire ennemi, mais traiter ledit meilleur ami de traître, c'est une tout autre histoire.

« QUE VEUX-TU DIRE, « TRAÎTRE », ESPÈCE DE SCROUTT À PÉTARD! CE N'EST PAS COMME SI JE L'AVAIS CHOISI!

- ÇA C'EST-CE QUE TU DIS! COMMENT SUIS-JE CENSÉ SAVOIR ÇA? PEUT-ÊTRE QUE TU CRAQUES SUR LE FURET DEPUIS LA DEUXIÈME ANNÉE, HAN? COMMENT SUIS-JE SUPPOSÉ LE SAVOIR? »

Oh-oh, là ça allait définitivement trop loin. Ron allait trop bas.

« RON, ÇA C'EST JUSTE STUPIDE! TU SAIS QUE JE NE SERAIS JAMAIS INTÉRESSÉ PAR MALEFOY VOLONTAIREMENT!

- EST-CE QUE TU ME TRAITES DE STUPIDE? »

Hum, laissez-moi y penser pour un moment. Oui, je crois que c'est le cas.

« OUI!

- OH, ÇA C'EST JOLI DE TA PART, ESPÈCE DE… DE… DE TRAÎTRE!

- JE PENSAIS T'AVOIR DIT DE NE PAS ME TRAITER DE TRAÎTRE, FILS DE BANSHEE* QUI POIGNARDE TES AMIS DANS LE DOS! »

J'essayais de développer une façon de mettre le feu à quelqu'un d'un simple regard. Ça ne fonctionnait pas.

« EST-CE QUE TU INSULTES MA MÈRE?

- Oh, pour l'amour de la magie! »

Hermione soupira d'exaspération et nous frappa derrière la tête Ron et moi. Ça fit vraiment mal.

« BORDEL, C'ÉTAIT POURQUOI, ÇA? » criâmes-nous simultanément, avant de nous retourner pour nous observer mutuellement.

« C'était parce que vous vous conduisez tous les deux comme des enfants. Calmez-vous, frappez-vous et discutons rationnellement. En adultes. »

Elle mit l'intonation sur le dernier mot, en appelant à notre vœu commun d'être considérés comme des grands. J'eus la décence de me sentir honteux de mon comportement. Mais pas avant d'avoir mis un vilain coup de poing dans les environs du nez de Ron. Merlin, ça fit tellement de bien. Bien entendu, je récoltai ce que j'avais semé, et j'allais probablement avoir un magistral œil au beurre noir d'ici au lendemain.

« Voilà, c'est bien, ça fait du bien de faire sortir la vapeur? »

Nous hochâmes la tête affirmativement.

« Et vous êtes prêts à discuter rationnellement? »

Hochements de tête.

« Merveilleux. Maintenant, écoutons la version d'Harry en premier, puis nous écouterons la tienne, Ron. Ok? »

Nous approuvâmes et je commençai à parler.

« Tout d'abord, je veux que ce soit clair pour tout le monde que je n'ai pas choisi Drago Malefoy comme compagnon. À vrai dire, jusqu'à aujourd'hui, je n'avais aucune idée de qui était mon compagnon. Maintenant je sais, mais ça ne changera mon opinion de tout ça à aucun niveau. Je vais quand même faire comme je l'avais décidé, soit faire de mon mieux. Oui, même si c'est Malefoy. Pourquoi, te demandes-tu, et bien parce que sinon il mourra. »

À ce point, Ron renifla tout en marmonnant quelque chose qui ressemblait soupçonneusement à « et alors? », mais je poursuivis comme si de rien n'était. J'étais lancé.

« Je n'aurai pas une autre vie sur ma conscience. Oh, et il y a des avantages. Puisqu'il est le Vélane dans cette relation, il ne peut s'empêcher de m'aimer, et ça veut dire qu'il ne peut se battre contre moi. Et il ne peut se battre contre toi non plus, puisque ça me rendrait malheureux. Donc, en théorie, il va devoir être gentil. »

À ces mots, Ron se ragaillardit.

« Tu veux dire que je peux l'insulter comme ça me chante, mais qu'il ne peut rien répondre en retour par peur de te faire souffrir?

- Et bien oui, en théorie, approuvai-je.

- Oh, et bien, dans ce cas, félicitations! À quand le mariage? »

Ron m'adressa un sourire radieux et, avant que je ne puisse m'en empêcher, je lui souris en retour. Peut-être qu'avoir un certain contrôle sur le Prince de glace des Serpentards n'était pas une si mauvaise idée, après tout. Si je jouais bien mes cartes, tout ça serait une partie de plaisir. Bien que je n'aie pas l'habitude des parties de plaisir. Mais si ça améliorait mes compétences en la matière, qui étais-je pour m'en plaindre? Et si tout allait tel que prévu, j'aurais le plus beau garçon de l'école enroulé autour de mon petit doigt. Hum. Ça commençait à être intéressant.

- - - HP DM - - -

Quand nous arrivâmes à Poudlard, je fis de mon mieux, avec l'aide de Ron et Hermione, pour éviter Drago Malefoy. Je savais qu'éventuellement je devrais lui faire face, mais éventuellement n'était pas obligé d'être maintenant. Ça pouvait être plus tard. Ou dans une semaine. Ou dans un mois. Je votais pour un mois. Malheureusement, je ne m'étais pas attendu à ce que Malefoy implique les professeurs. Mais ce fut le cas. Et bien, peut-être pas lui. Je suspectais hautement que c'était Parkinson, compte tenu que Malefoy était réduit à un tas d'hormones vélanes frémissantes et que Crabbe et Goyle n'avaient qu'un demi-cerveau à se partager. En tous cas, quelqu'un eut la brillante idée d'impliquer Rogue dans cette folie. Et bien sûr, il impliqua le professeur Dumbledore. Le résultat fut que dix minutes après notre arrivée à Poudlard, je me retrouvai dans le bureau du directeur, buvant le thé avec Malefoy, Parkinson et Rogue. Les deux idiots de service avaient été laissés derrière.

« Bonbon au citron, quelqu'un? » demanda Dumbledore derrière son bureau, ses yeux scintillants follement. Je suspectais que la situation l'amusait.

Nous déclinâmes tous poliment son offre, quoique certains pas si poliment que ça. Je devrais dire « Rogue » entre deux toux. Je n'avais jamais vraiment compris sa relation avec le professeur Dumbledore, mais la plupart du temps ils agissaient comme un père et son fils rebelle. Si je n'avais pas trouvé ça complètement révoltant, j'aurais sûrement trouvé ça mignon.

« Ah, tant pis pour vous, sourit Dumbledore en en prenant un lui-même. Bon, je comprends que nous avons une affaire importante à discuter, n'est-ce pas le cas? »

Parkinson et Malefoy hochèrent la tête et le professeur continua.

« Ah, oui, M. Malefoy, pourquoi ne nous dites-vous pas ce qui se passe? »

Malefoy n'était vraiment pas en état de dire quoi que ce soit. Il me regardait avec ces lueurs brûlantes dans les yeux qui, pour dire vrai, me faisaient plutôt peur. La seule chose qui le gardait en place sur sa chaise était la poigne de la mort de Parkinson sur son bras, et ce fut aussi elle qui répondit pour lui.

« Drago a toujours su qu'il était un Vélane, et le 31 juillet de cette année, il a reçu son héritage. Depuis, il se sent contraint de chercher son compagnon, mais jusqu'à aujourd'hui il n'avait pas réussi à le trouver. Comme vous pouvez le constater, il commence à devenir plutôt désespéré. »

Et le prix de l'euphémisme de l'année est remis à…. Pansy Parkinson!

« Est-ce que ça signifie que M. Potter ici présent est son compagnon? demanda le professeur Dumbledore, ses yeux étincelant désormais au point de m'aveugler.

- Oui » confirma Parkinson, comme si nous ne le savions pas tous déjà.

Il était foutrement magnifique, j'avais l'air d'une fille, ça ne prenait pas un génie pour comprendre.

Comme s'il lisait dans mes pensées, ce qui, pendant que j'y pense, était probablement le cas, le professeur Dumbledore se tourna vers moi.

« J'en conclus que tu avais déjà compris tout ça quand tu as vu M. Malefoy dans le train?

- Oui, professeur. »

Bon, peut-être pas complètement, mais je travaillais là-dessus.

« Et refuseras-tu le lien? »

J'hésitai une légère seconde, mais quand je vis l'air anxieux sur le visage de Malefoy, je me sentis un peu mal pour lui.

« Non, professeur. »

L'expression heureuse de Malefoy ne fit pas s'agiter mon cœur. Il ne s'agita pas. Nop.

« Merveilleux! s'exclama le professeur Dumbledore en claquant ses mains ensemble. Maintenant que la poursuite a commencé, je présume que M. Malefoy ne voudra pas être trop loin de son compagnon, n'est-ce pas, Mlle Parkinson? »

Parkinson hocha la tête affirmativement.

« Alors je ferai préparer certains arrangements spéciaux pour vous deux. Je suppose que M. Malefoy a déjà ses propres quartiers? »

Parkinson hocha encore une fois la tête.

« Et ils ont leur propre entrée dans le couloir de la Salle commune des Serpentards? »

Un nouveau hochement.

« Splendide! Je ferai ajouter une pièce à ses quartiers et M. Potter emménagera immédiatement. »

Si j'avais accepté un de ces bonbons au citron, je me serais étouffée avec lui.

« Emménager! bafouillai-je, bouche bée.

- Oui, Harry, emménager, répondit Dumbledore en souriant de toutes ses dents. M. Malefoy se sentira physiquement malade s'il passe trop de temps loin de toi, par conséquent tu devras partager ses appartements. Et je pense aussi que pour qu'il puisse fonctionner correctement de nouveau, vous devrez passer du temps tous les deux dans un futur rapproché. »

J'avais envie de frapper ma tête contre le bureau. Je l'aurais fait d'ailleurs, si ce n'était du fait que j'étais trop abasourdi pour faire quoi que ce soit. J'avais figuré qu'on prendrait toute cette affaire lentement, mais emménager ensemble? C'était aussi éloigné de lentement que possible. Heureusement, je n'avais pas à penser, puisque Parkinson prit l'occasion pour poser une question.

« Professeur, qu'en est-il de leurs cours? Devront-ils tous les avoir ensemble? »

Ooh, bonne question, Parkinson!

« Ah, une très bonne question, Mlle Parkinson, scintilla Dumbledore. Oui, bien sûr. Mais considérant que M. Malefoy et M. Potter ici présents ont choisi à peu près les mêmes cours, ça ne devrait pas être un problème. La seule chose qui causera problème est le cours de Divination de M. Potter versus le cours d'Arithmancie de M. Malefoy, mais je suis sûr que nous trouverons une solution, puisque nous sommes toutes des personnes raisonnablement brillantes.

Ouais, on peut laisser tomber Divination, vraiment, ça ne me dérange pas.

« Pourquoi n'y vont-ils pas en alternance? Je veux dire, ils vont tous les deux en Divination une semaine, et puis en Arithmancie la suivante? » suggéra Parkinson, ce qui faisait étonnamment beaucoup de sens.

« Une brillante suggestion, Mlle Parkinson! Est-ce acceptable pour vous, les garçons? »

Malefoy n'était pas en état de faire quoi que ce soit à part baver dans ma direction, je hochai donc la tête pour nous deux.

« Merveilleux, merveilleux, déclara le directeur. J'en conclus que cette affaire a été résolue de façon satisfaisante pour toutes les parties? »

Malefoy me regarda avec envie, et le directeur prit évidemment cela pour un oui.

« M. Potter? »

J'inclinai la tête.

« Bon, alors c'est réglé. Severus, pourriez-vous prendre sur vous de regarnir notre réserve de potion Selby? Je suspecte que nous en aurons besoin. Et Mlle Parkinson, après le festin, pourriez-vous reconduire M. Malefoy et M. Potter jusqu'à leur quartiers? Merveilleux, maintenant si c'est tout, je pense que nous avons un festin auquel nous sommes attendus, hum? »

Et sur ce, le professeur Dumbledore se leva et se glissa hors de la pièce, suivi de près par Rogue.


*Merci, Wikipédia : Une banshee, banshie ou bean sí est une créature féminine surnaturelle de la mythologie celtique irlandaise, considérée comme une magicienne ou une messagère de l'Autre monde (sidh). Elle est comparable à d'autres créatures mythologiques d'Europe (mythologie galloise ou nordique).

Ultérieurement, dans les légendes du folklore irlandais et écossais, la banshee est décrite comme une messagère de mort, une créature surnaturelle féminine qui commence à gémir ou crier quand quelqu'un est sur le point de mourir. Elle est souvent confondue avec la bean nighe, vue en train de nettoyer du linge. La banshee est souvent comparée à d'autres créatures légendaires d'Europe ou du monde, comme la Dame blanche.