Titre original : The Challenge of being a Veela's Mate

Auteur : Triola

Traductrice : PetiteMary

Disclamer : Les personnages sont à J.K. Rowling, l'histoire est à Triola. Je n'agis qu'en tant que traductrice.

Résumé : Harry se réveille ayant l'apparence d'une fille, Drago est possessif, mais étrangement adorable, Hermione crie hystériquement comme la fille qu'elle est, Pansy est plutôt sympathique. Le conte d'un Veela et de son compagnon. Ou était-ce un compagnon et son Veela? Slash HPDM. Pré OdP.


Note de la traductrice

Hop, un autre petit chapitre pour vous mes choux! Si vous manquez de lecture, n'hésitez pas à jeter un coup d'œil à mes autres traductions présentes sur mon profil! Aussi, vous êtes les bienvenus si vous avez des fics originales à traduire de l'anglais au français à me proposer! Au rythme actuel, j'en ai encore pour un bon mois avant de terminer cette fic (24 chapitre au total, et pour l'instant j'en publie un tous les 2-3 jours), mais ensuite je me ferai un plaisir de me lancer dans une autre traduction :).


Chapitre 8 – Du thé et des baisers


Après que les deux professeurs furent sortis, le reste d'entre nous resta assis en silence pendant un moment. Je pris le temps d'étudier mon compagnon. Je ne l'avais pas remarqué auparavant, mais il avait changé pendant l'été. Presque autant que moi, mais complètement différemment de moi, bien que je dûs l'admettre, il avait changé pour le mieux. Il mesurait désormais un impressionnant mètre quatre-vingt-cinq, ses épaules étaient larges et ses muscles bien définis. Il n'avait pas encore enfilé sa robe de sorcier et sa tenue moldue était impeccable, ses pantalons noirs ajustés à toutes les bonnes places et sa chemise blanche épousant son torse. Sa peau pâle mettait en valeur son beau visage finement ciselé, et ses yeux semblaient briller d'une lueur intérieure. Avec ses cheveux argentés tombant devant ses yeux, il était impossible de le démentir : Drago Malefoy était sublime. Incroyablement sublime. Le seul point négatif que je pouvais trouver à sa transformation était le fait qu'il était assurément trop bâti pour continuer à être attrapeur. Une honte, vraiment, puisqu'il était la seule vraie compétition que j'avais.

Soudainement, je fus tiré de mes rêveries par la fille Parkinson. Elle se tenait devant moi, bloquant ma vue de Malefoy. Tellement grossier.

« Salut, mon nom est Pansy Parkinson » dit-elle, me tendant sa main. J'hésitai une brève seconde, puis décidai que Malefoy étant mon compagnon, j'allais avoir besoin de tous les alliés que je pourrais trouver.

« Harry Potter, dis-je en serrant sa main et en lui offrant un sourire en coin. Ravi de te rencontrer. »

Bon, ce n'était pas entièrement vrai, je l'avais déjà croisé un millier de fois auparavant et ça n'avait jamais été plaisant, mais hey, qu'est-ce qu'un petit mensonge inoffensif sur la grande échelle des choses? Et si nous devions repartir à zéro, autant le faire correctement.

« Harry Potter? s'exclama-t-elle avec une surprise feinte. Sûrement pas le Harry Potter? »

Je devais lui accorder ça, cette fille savait jouer la comédie.

« Le seul et l'unique » confirmai-je, jouant le jeu.

« Oh, quelle surprise! J'insiste que tu m'appelles Pansy. Après tout, on est comme de la famille compte tenu de ton lien avec mon Dragochou. »

Je ne pus m'en empêcher, je devais rire. Honnêtement, Dragochou? C'était hilarant!

« Alors tu dois m'appeler Harry, dis-je après avoir finalement réussi à contrôler mon fou rire.

- Oh, on doit prendre le thé » s'exclama-t-elle, claquant ses mains ensemble.

Ce fut trop. J'éclatai de rire à nouveau. La simple idée de Harry Potter prenant le thé avec Pansy Parkison était trop absurde, c'était à peine crédible. Et précisément pour cette raison, je devais prendre le thé avec elle. Juste pour voir la réaction de tout le monde quand je leur dirais.

« En effet, c'est impératif! m'exclamai-je claquant moi aussi des mains. Que dis-tu de ce samedi? Vers deux heures?

- Pourquoi pas deux heures et demie? Oui? Fabuleux, je te rejoindrai devant l'entrée des Serpentards, hum?

- C'est un rendez-vous! » dis-je et nous tombâmes tous deux à la renverse tellement nous riions de l'absurdité de la situation.

Soudainement nous fûmes interrompus par quelqu'un grondant bruyamment à côté de nous. Me retournant, je tombai face à face avec Malefoy.

« Pansy, chérie, dit-il sur un ton dangereux. Tu ne prévois pas de rendez-vous avec mon compagnon, n'est-ce pas? »

Pansy secoua la tête.

« Non, Drago. Nous allons simplement prendre le thé. Juste le thé. »

Les yeux de Malefoy étaient durs comme l'acier et j'aurais pu jurer que ses ongles s'étaient allongés.

« Bien, parce que je ne voudrais pas que qui que ce soit vole mon compagnon, n'est-ce pas? »

Il semblait prêt à attaquer quiconque se mettrait sur son chemin.

« Bien sûr que non, Dray! » s'exclama Pansy, reculant inconsciemment du Vélane jaloux. Étant le chevaleresque Gryffondor que je suis, la vue d'une demoiselle en détresse me fit sauter dans la conversation.

« Malefoy, calme-toi, j'ai dit que je ne refuserais pas le lien, donc je n'ai pas l'intention de fréquenter qui que ce soit d'autre. »

L'attention de Malefoy se dirigea soudainement vers moi et je me retrouvai reculant vers le mur. Je résistai à peine à ma forte envie de déglutir.

« En es-tu sûr? » siffla le Vélane, sa main s'élevant pour lentement tracer le long de ma gorge.

« Affirmatif » répondis-je, ma voix se brisant. Le fait d'avoir un Malefoy jaloux traçant mon cou avait d'étranges effets sur le bas de mon anatomie. On aurait même pu croire que ça m'allumait.

« Bien » dit-il, avant de déposer un chaste baiser sur le coin de ma bouche, puis de se retourner pour sortir de la pièce. Je dus réviser ma déclaration précédente : j'étais allumé. Putain.

Pansy me regarda d'un air entendu avant de se diriger vers la porte elle aussi.

« Viens-tu, Harry? demanda-t-elle. Tu ne veux pas manquer le festin. »

Ne me faisant pas confiance pour parler, je hochai la tête et la suivis à l'extérieur.

Quand nous atteignîmes la Grande Salle, tout le monde était déjà assis. La cérémonie de répartition en était à la moitié, et j'en profitai pour entrer furtivement lorsque « Deville, Wilhelmina » fut répartie à Serpentard. Au moment où je m'installai, je fus embusqué par Ron et Hermione.

« Comment ça s'est passé?

- Qu'est-ce qui s'est passé?

- Que voulait Dumbledore?

- Est-ce que Malefoy était là?

- Que voulait-il?

- Qu'est-ce qui a pris tant de temps? »

Obtenant un grondement désapprobateur et un regard furieux du professeur McGonagall, les deux réprimèrent leurs questionnements. Ça me laissa le temps d'y répondre.

« Bien, pas grand-chose, parler, oui, je ne sais pas, je parlais à Pansy. »

Je pouvais voir Hermione rembobiner jusqu'aux questions pour comprendre auxquelles je répondais, mais Ron avait clairement l'air confus. Je décidai de l'aider et de lui dire tout ce qui s'était passé.

« … et puis il m'a embrassé et il est sorti, et moi et Pansy l'avons suivi. » conclus-je, fixant mes amis dans l'expectative.

« Il t'a embrassé? » siffla Ron, essayant très fort de garder le volume bas. Il n'y arrivait d'ailleurs pas très bien.

« Quoi, est-ce si difficile à croire que quelqu'un voudrait m'embrasser? »

J'étais vaguement offensé. L'idée de moi n'étant pas embrassable était absurde. Pour votre information, j'étais le garçon le plus embrassable de l'école, courtoisie de mes lèvres roses et pulpeuses nouvellement acquises. L'allure féminine servait heureusement à quelque chose.

« Harry, je ne pense pas que c'est ce que Ron voulait dire. Concentre-toi plutôt sur la partie où Malefoy t'a embrassé! »

C'est à ce moment que ça me frappa complètement. Malefoy m'avait embrassé. Malefoy m'avait embrassé. Mes yeux s'agrandirent et je pense que je rougis. C'était la malédiction de ma couleur de peau, le rougissement facile. Et maintenant je n'avais plus de bronzage pour le cacher, non plus. Foutue transformation.

« Il m'a embrassé! » dis-je, d'un ton surprise et, je dois l'avouer, un peu rêveur.

Hermione couina.

Ron s'étouffa.

Seamus rejoignit la conversation :

« Qui a embrassé qui?

- Malefoy a embrassé Harry! » fusa Hermione, sonnant, pour une fois, très féminine.

« QUOI! » cria Seamus, recevant soudainement un des regards de la mort de McGonagall.

« Désolé, professeur, murmura-t-il avant de se retourner vers Hermione. Quoi? »

Puis Hermione procéda à raconteur à Seamus toute l'histoire, y compris l'apparence féminine les Vélanes, les compagnons et tout le reste du supplice. Je bloquai leurs voix. C'était un chouette petit truc que j'avais appris durant notre cinquième année, au cours des mois précédents nos BUSES. Vous me croirez probablement si je vous dis que ça a sauvé ma vie.

Je jetai un coup d'œil à la table des Serpentard, et l'espace d'une minute mes yeux se verrouillèrent dans ceux de Malefoy. Nous nous contentâmes de nous observer pendant une minute, puis il me sourit et redirigea son attention sur la répartition. Je restai bouche bée face à lui. Il m'avait souri. Pas un petit sourire narquois, pas un sourire méprisant, mais un vrai sourire. Un sourire éblouissant. Un beau sourire. Et il était destiné à moi et rien qu'à moi.

Alors que « Stapleton, Archie » était réparti à Poufsouffle je sentis un sentiment confus dans ma poitrine. Et je sus, avec la certitude de quelqu'un qui a passé trop de temps avec Trelawney, que ça n'augurait pas bien pour ma résolution d'y aller lentement avec Malefoy. Que son joli sourire aille au diable.