Titre original : The Challenge of being a Veela's Mate

Auteur : Triola

Traductrice : PetiteMary

Disclamer : Les personnages sont à J.K. Rowling, l'histoire est à Triola. Je n'agis qu'en tant que traductrice.

Résumé : Harry se réveille ayant l'apparence d'une fille, Drago est possessif, mais étrangement adorable, Hermione crie hystériquement comme la fille qu'elle est, Pansy est plutôt sympathique. Le conte d'un Veela et de son compagnon. Ou était-ce un compagnon et son Veela? Slash HPDM. Pré OdP.


Note de la traductrice

Un autre petit chapitre qui devrait vous plaire! Merci pour vos reviews, c'est toujours apprécié!


Chapitre 10 – Juste une mesure de sécurité


Quand je me réveillai le matin suivant, je pris le temps de contempler ma nouvelle chambre pour voir à quoi elle ressemblait à la lumière du jour. Elle n'était pas très différente de celle que j'avais partagée avec les garçons dans la tour de Gryffondor, excepté qu'il n'y avait pas cinq lits, mais bien un seul. C'était un grand lit à baldaquin rouge, aux rideaux rouges ornés d'or. À côté du lit, il y avait une grande penderie faite de bois foncé, et sur le mur opposé il y avait deux grosses fenêtres, un bureau trônant sous l'une d'elles. Les deux fenêtres avaient la même vue que j'avais l'habitude d'avoir dans ma chambre en haut de la tour, ce qui était légèrement déconcertant, sachant que j'étais en fait sous terre. Oh! les merveilles troublantes de la magie.

Sur le mur à ma gauche se trouvait la porte menant à la salle de bain, et je pouvais entendre la douche couler, donc je sus que Drago était déjà levé. Attendant qu'il finisse dans la salle de bain, je commençai à placer mes vêtements dans la penderie. La nuit précédente, j'étais trop fatigué pour déballer, mes choses étaient donc encore dans la malle à côté de mon lit. Je remplis aussi les tiroirs du bureau avec du parchemin, des plumes et de l'encre, de façon à être tout à fait prêt pour les essais qu'on m'assignerait maintenant que l'école allait commencer. Même si je ne m'attendais pas à bien faire la plupart d'entre eux, c'était toujours bien d'être préparé.

J'avais tout juste choisi les vêtements que je voulais porter ce jour-là lorsque j'entendis Drago quitter la salle de bain de son côté. Je traversai la porte à pas feutrés et je procédai à ma toilette matinale. La salle de bain était vraiment très agréable, beaucoup plus que celle que nous partagions dans la tour, et était décoré dans le même style que la salle de bain des préfets du cinquième étage. Tout était d'un blanc éclatant, et il y avait à la fois une baignoire et une douche. La baignoire était bien entendu beaucoup plus petite que celle de la salle de bain des préfets, et il n'y avait que deux robinets, mais c'était quand même l'une des plus grandes que j'aie vues. Elle pouvait contenir au moins quatre personnes à la fois, et ces personnes auraient plus de place que nécessaire. Si je n'avais pas été un puceau rougissant, j'aurais probablement remarqué qu'il y avait plus qu'assez de place pour que deux personnes s'amusent dedans. Mais bien sûr, l'enfant héroïque du monde magique était trop innocent pour remarquer ce genre de choses. Hum, ouais. C'est mon histoire et je m'en tiens à ça.

Je pris une douche rapide et je ramenai mes cheveux vers l'arrière avant de quitter la salle de bain pour m'habiller dans ma propre chambre. Après ma transformation, la plupart de mes vêtements étaient soudainement devenus trop grands, donc Sirius m'avait acheté une nouvelle garde-robe complète. Bien entendu, ce n'était pas lui qui l'avait choisie. Sirius, bien qu'étant complètement gay, n'avait absolument aucun sens de la mode. À moins que vous ne considériez que porter des robes violettes tellement serrées qu'elles ne laissaient place à aucune imagination et une ceinture multicolore enchantée pour briller de mille feux relevait du sens de la mode. De mon côté, j'en doutais fortement. Heureusement, Remus, en revanche, c'était un mec qui savait s'habiller. C'était lui qui avait choisi la plupart de mes habits, et ils avaient tous l'air décents et dans des couleurs unies qui m'allaient bien. La plupart étaient de couleurs foncées, principalement verts, rouges et noirs, mais certains étaient également bleus, un peu de gris et de bruns. Ce jour-là, j'avais choisi une paire de pantalons noirs et un chandail vert qui faisait ressortir mes yeux. Oui, je sais que ça sonne gay, mais étant le futur époux d'un Vélane, je pense que sonner gay était le cadet de mes soucis. Mais bien sûr, puisque le Vélane en question était un mâle, gay était aussi possiblement la façon dont j'étais suppose sonner. Spécialement puisque j'étais le soumis dans cette union, et sonner gay revenait en fait à sonner féminin. Mais revenons à l'histoire.

Quand je passai dans le salon, comme j'avais commencé à l'appeler, Drago était déjà là à m'attendre. Il était assis sur le canapé et lisait quelque chose qui semblait être un livre de potions. Allez savoir. Il leva les yeux tandis que je marchais vers lui, et son menton tomba brusquement. Je le regardai d'un air interrogateur, mais il se contentait de me regarder. Me sentant de plus en plus embarrassé, je commençai à jouer avec une mèche de mes cheveux. Vous voyez, il y avait une mèche de cheveux qui n'était pas assez longue pour être incluse dans ma queue de cheval, et elle retombait souvent devant mon oreille. J'avais développé une habitude nerveuse de la tournicoter autour de mon doigt, ce dont Sirius se moquait souvent, disant que c'était extrêmement féminin. Je suspectais qu'il avait raison, mais ça ne me dérangeait pas vraiment. C'était un des autres choses à ajouter à l'apparence.

Après un moment, je ne pouvais plus supporter son regard fixe plus longtemps, et je criai presque de frustration :

« Qu'est-ce que tu regardes? » m'exclamai-je à l'attention de Drago, l'air confus.

Vous aurez pensé que je me serais habitué aux gens me dévisageant, mais je n'avais pas cette chance.

« Toi, répondit-il intelligemment en ajoutant un petit sourire narquois.

- Oui, je peux voir ça. Est-ce qu'il y a quelque chose qui ne va pas avec moi, est-ce qu'il m'est soudainement poussé une deuxième tête? » grognai-je, pas amusé par sa réponse.

Je veux dire, allô, il pourrait être un petit peu plus spécifique, merci beaucoup.

« Non, mais ton sens de la mode a poussé pendant l'été, tu parais bien. »

Il lécha ses lèvres et laissa ses yeux errer lentement le long de mon corps, me faisant rougir furieusement. Oui, je vivais avec la croyance que si je ne rougissais pas au moins dix fois par jour, je deviendrais horriblement pâle.

« Je, nous, euh, nous devrions y aller » bredouillai-je, me retournant pour ne pas le voir me regarder. Je réalisai trop tard que c'était probablement la pire chose à faire, je pouvais vivement imaginer où ses yeux traînaient désormais. Rougissant d'autant plus, je m'avançai vers la porte, sans attendre de voir si Drago me suivait ou pas. Apparemment, il le fit, et nous traversâmes bientôt un labyrinthe de corridors qui nous mèneraient à la Grande Salle. Plus d'une fois, je dus courir un peu quand Drago semblait enclin à me sauter dessus, mais au final ce fut une marche somme toute sans incidents.

« Je te vois plus tard » murmurai-je alors que nous atteignions notre destination, puis je me dirigeai vers la table de Gryffondor. Je fus instantanément attaqué par quelque chose de féroce avec des cheveux bruns en broussaille, qui semblait avoir l'intention de me broyer à mort par le seul usage de ses bras. Pendant un moment, je fus certain que la suffocation causerait ma fin, mais le quelque chose me libéra et se révéla être Hermione.

« Harry! s'exclama-t-elle, me guidant jusqu'à une place entre elle et Ron. Comment ça s'est passé? S'est-il bien comporté? S'il a pose ne serait-ce qu'un doigt sur toi, je te jure que je vais – »

Riant, je tapotai son bras pour la rassurer.

« C'était correct, Hermione. Il a été un parfait gentleman. »

Et bien, en quelque sorte. Il m'avait bien sauté dessus et avait essayé de me rouler une pelle à mort, mais vraiment, Hermione n'avait pas besoin de savoir ça. Pour son bien et celui de Drago. Principalement celui de Drago.

« Il est mieux de l'avoir été » grommela-t-elle, provoquant chez Ron un rire appréciateur. « Oh, mais Harry! » s'exclama-t-elle comme si elle venait tout juste de se rappeler quelque chose. Ce qui était probablement le cas. « Comment sont tes nouveaux quartiers? Pourrons-nous les voir, plus tard?

- Bien sûr, et ils sont en fait terriblement normaux. »

Hermione sembla un peu contrariée à ces mots comme si elle espérait que les appartements soient si horribles qu'elle puisse demander mon déménagement.

Je commençai à remplir mon assiette de nourriture, prenant le temps de regarder les gens autour de moi. C'était bien d'être de retour à l'école, mais je ne pouvais me débarrasser du sentiment que quelque chose clochait. Tout le monde semblait fixer quelque chose quelque part, seulement ils regardaient tous dans la même direction. Vers la table des Serpentards et… Je fronçai les sourcils quand je réalisai que tout le corps étudiant fixait Drago.

« Hermione? » dis-je, laissant mes yeux vagabonder dans la salle. « Pourquoi est-ce que tout le monde fixe Drago?

- Oh, c'est probablement l'attraction vélane, tu sais, l'attraction qu'il émet, répondit-elle d'un ton neutre.

- Donc ils le fixent tous parce qu'ils le veulent? »

Je pouvais sentir mon estomac se retourner à cette pensée, c'était vraiment très déplaisant. Mais je n'étais pas jaloux, non, pas moi.

« Et bien, oui, confirma Hermione.

- Mais pourquoi vous et moi ne le ressentons-nous pas? » demandai-je, un peu confus.

La question était adressée à Hermione, mais c'est Ron qui y répondit.

« Oh, c'est parce que Hermione nous a badigeonnés de potion de résistance vélane hier soir, donc nous sommes immunisés. Et toi, et bien, tu es son compagnon donc naturellement tu n'es pas affecté. »

Mais bien sûr, pourquoi n'y avais-je pas pensé? Parce que c'était parfaitement normal de préparer une potion de septième année tous les jours après le souper, vraiment, c'était la nouvelle tendance.

Je hochai la tête distraitement en réponse, n'écoutant pas vraiment. J'étais trop occupé à regarder Millicent Bulstrode, qui avait la main sur le bras de Draago et battait des cils incessamment. Je grognai pratiquement quand elle se pencha pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille, et souris triomphalement quand Pansy lui donna une taloche derrière la tête et prit sa place. « Vas-y, Pansy! » l'encourageai-je silencieusement, souriant alors qu'elle me faisait un signe. « Ne t'inquiète pas » dit-elle silencieusement en m'envoyant un clin d'œil, avant de se retourner vers Drago, me laissant rougissant. Je voulais lui dire qu'elle avait tout faux, que je ne m'inquiétais pas. Parce que vraiment, le grand Harry Potter s'inquiétant? Ha! Quelle bonne blague! Regarder d'un air menaçant toute personne s'approchant de Drago était simplement une mesure de précaution. Ouais, une mesure de sécurité.

Lorsque le déjeuner fut presque terminé, le professeur Dumbledore se leva et se racla la gorge.

« Puis-je avoir votre attention, s'il vous plaît » dit-il et tous détournèrent la tête, avec grande difficulté devrais-je ajouter, de Drago, vers le directeur.

« Comme plusieurs d'entre vous l'aurez remarqué, nous avons un demi-Vélane parmi nous. »

À qui le dites-vous.

« Cela nécessite certaines précautions et chacun d'entre vous devra se présenter au bureau de madame Pomfresh aujourd'hui pour recevoir de la Résistance vélane. Nous saurons si vous n'y allez pas, donc s'il vous plaît assurez-vous d'y aller. »

Oui, assurez-vous d'y aller.

« Merci pour votre temps. »

Bienvenue. Après tout, c'était pour une bonne cause.

« Tu as l'air heureux, commenta Hermione. Une raison en particulier?

- Nop, souris-je. Heureux comme n'importe quel retour à l'école avec potions en premier cours. »

Mais bien entendu, Hermione étant Hermione et foutument brillante en général, elle ne fut pas trompée.

« Hum-hum, et ça n'a rien à voir avec le fait qu'après aujourd'hui tout le monde va cesser de fixer Malefoy?

- Hermione, tu me blesses! Pourquoi voudrais-tu que je sois heureux de ça? » m'exclamai-je, mais le sourire qui se déploya sur mon visage me trahit en quelque sorte. Merde.

« C'est ça, Ron te croit, n'est-ce pas, Ron? » dit Hermione, donnant un coup de coude dans les côtes de Ron. Le roux sursauta de l'endroit où il était occupé à s'empiffrer et jeta un coup d'œil à Hermione avant de hocher la tête.

« Bien sûr, je suis d'accord. Euh, je suis d'accord avec quoi, au fait? »

Ouais, c'était bon d'être de retour.