Titre original : The Challenge of being a Veela's Mate
Auteur : Triola
Traductrice : PetiteMary
Disclamer : Les personnages sont à J.K. Rowling, l'histoire est à Triola. Je n'agis qu'en tant que traductrice.
Résumé : Harry se réveille ayant l'apparence d'une fille, Drago est possessif, mais étrangement adorable, Hermione crie hystériquement comme la fille qu'elle est, Pansy est plutôt sympathique. Le conte d'un Veela et de son compagnon. Ou était-ce un compagnon et son Veela? Slash HPDM. Pré OdP.
Note de la traductrice
Désoléééééée pour mon retard. Semaine de fou qui s'est transformée en mois de fou, et à peine ai-je le moment de souffler que je réalise que près de trois semaines ont passé depuis la dernière publication!
Chapitre 12 – Sentiments
Alors que la journée avançait, Drago et moi passions de cours en cours. Certains étaient communs à toutes les maisons, d'autres étaient juste pour les Serpentards, à mon profond désespoir, et certaines étaient juste pour les Gryffondors, au grand ennui de Drago. Au final, l'arrangement selon lequel nous partagions nos cours se passait étonnamment bien. Bien sûr, une fois ou deux nous commençâmes à nous chamailler au sujet d'un devoir, mais globalement j'étais impressionné par nos progrès. Nous étions passés du statut d'ennemis en quatrième année, à une cinquième année où nous nous ignorions royalement, pour finalement être presque amicaux l'un envers l'autre en ce début de sixième année. Dumbledore et son projet d'amélioration des relations inter-maisons devaient danser de joie.
Et à mon grand soulagement, Drago n'essayait pas de faire quoi que ce soit de plus que la conversation. Une fois ou deux, il sembla vraiment y penser, et une lueur sauvage passa dans ses yeux, mais il se restreignait toujours, et pour ça je lui étais reconnaissant. Toutefois, j'appris rapidement ce que je pouvais faire et ne pas faire quand il était dans les parages. Faire la moue et me mordiller la lèvre inférieure étaient définitivement proscrits, ça le faisait se pourlécher les lèvres automatiquement. Le toucher était aussi une mauvaise chose, parfois je le découvrais de la façon dure. Une fois, je l'avais accidentellement agrippé pour me retenir alors que je trébuchais. Il s'était instantanément rapproché d'un pas, ses yeux lourds de désir, et j'avais glapi et bondi d'au moins deux pas en arrière. Prenant une grande respiration, il avait été capable de regagner le contrôle sur lui-même, mais je savais qu'on l'avait échappé belle et j'avais appris ma leçon. Tant que je gardais mes distances et que je ne faisais rien qui puisse possiblement être interprété comme sexy ou suggestif, tout allait bien.
Après le souper, je rejoignis Hermione et Ron, et Drago me permit de leur montrer nos appartements pendant qu'il se rendait à la bibliothèque pour étudier. Je les guidai à travers le labyrinthe des couloirs des cachots, jusqu'au portrait de la Dame.
« Allô, 'Arry, mon petit charmeur! Est-ce que ce sont tes amis? » demanda-t-elle, contemplant Ron et Hermione de haut en bas. Ron frémit visiblement, ayant manifestement remarqué ses crocs. J'allais m'esclaffer quand je me souvins que j'avais fait la même chose. Merde.
« Ouais, ce sont eux. Ron et Hermione, dites bonjour à Dame Sanguina. » dis-je, souriant tandis qu'ils faisaient leurs salutations.
« Dame Sanguina, songea Hermione à haute voix. Ça ne serait pas Carmilla Sanguina, par hasard? »
Ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle Mlle-Je-Sais-Tout. Elle sait vraiment tout.
« Mais oui, c'est moi. Vous avez entendu parler de moi? »
Dame Sanguina rayonnait de joie. Vaniteuse comme pas deux, celle-là!
« Bien sûr! J'ai tout lu à votre sujet en défense contre les forces du mal l'an dernier, vous vous baigniez dans le sang de vos victimes pour conserver une apparence jeune, n'est-ce pas? »
Il n'y avait qu'une chose à dire à ce sujet : beuuuurk!
« Ah oui, je faisais ça. »
La dame rit, léchant ses lèvres au souvenir de tout ce sang.
« Naturellement, je ne peux plus faire ça, mais je l'ai apprécié le temps que ça a duré. »
Hum, j'étais un peu apeuré, à ce point.
Secouant la tête, je dis le mot de passe et j'introduisis mes deux amis dans la pièce. Hermione commença immédiatement à s'exclamer, tandis que Ron alla essayer le divan à l'allure moelleuse. L'espace d'un instant je jonglai avec l'idée de lui dire à quoi ce divan avait servi la veille, mais je me retins. Je n'aurais pas voulu qu'Hermione soit envoyée à Azkaban pour meurtre.
« Alors, qu'en penses-tu? demandai-je, curieux.
- Oh, j'adore ça! C'est tellement agréable et douillet ici, est-ce que ça te dérangerait si je venais parfois faire mes devoirs ici? Je suis sûre que ça serait plus tranquille ici que dans la salle commune » dit Hermione.
Vraiment, Hermione ramenait tout aux devoirs.
« Et bien, ça dépend, peux-tu tolérer de traîner avec Drago le temps que ça prend pour faire tous tes devoirs? » dis-je pour l'agacer.
Plissant son nez, Hermione soupira tristement.
« Je suppose que la bibliothèque est plutôt tranquille, elle aussi. » dit-elle, nous faisant rire tous les deux.
Pendant que nous parlions, Ron était allé jeter un coup d'œil dans ma chambre. Passant la tête par la porte, il s'exclama :
« Wow, c'est presque pareil comme notre chambre! En plus tu as la même vue! »
Bonne capacité d'observation, Ron.
« Oui, je sais, je pense que c'est la façon de Dumbledore de me faire sentir chez moi ici. Quoique je dois admettre que regarder le sol depuis ma fenêtre, alors que je sais que je suis sous terre, c'est vraiment bizarre. »
Hermione hocha la tête en accord, mais Ron nous regarda simplement comme si nous étions complètement fous. Je suppose que c'était une des occasions où les sorciers élevés par des moldus se révélaient penser différemment de ceux élevés par dans le monde magique.
Nous nous assîmes devant l'âtre, parlant de tout et de rien, quand soudainement je sentis de nouveau les émotions m'envahir. Je sentais de la douleur et de l'agonie en telle quantité que je tombai presque sur le plancher. Quelques minutes plus tard, Pansy arriva en courant à travers le trou du portrait et je levai des yeux hagards sur elle.
« Drago, je dois trouver Drago » criai-je, et elle acquiesça, nous devançant à l'extérieur de la pièce.
« Je sais, dit-elle. C'est pour ça que je suis venue te chercher.
- Que s'est-il passé? » demandai-je en courant derrière elle.
J'étais en train d'imaginer n'importe quoi, de lui étendu dans une mare de sang à lui s'étant accidentellement cassé un ongle. Ok, peut-être n'avais-je pas imagine cette dernière hypothèse, mais connaissant Drago, j'aurais pu!
« Il est beaucoup trop entêté, voilà ce qui se passe. Il a ignoré le tiraillement le Guidant vers toi quand il l'a senti la première fois, et maintenant il est trop tard, son côté vélane se meurt de voir son compagnon. Tu te souviens que Dumbledore a dit que Drago deviendrait physiquement souffrant s'il passait trop de temps loin de toi? Ouais, et bien, c'est le cas en ce moment. » marmonna Pansy, visiblement fâché envers Drago et sa stupidité. Je ne la blamais pas : si je n'avais pas été aussi inquiet, j'aurais peut-être été moi-même plutôt fâché. Ok, « aurais peut-être été » n'était pas le bon terme, c'était plutôt quelque chose comme « aurait assurément hors de tout doute été ». Ouais, plutôt ça.
Bientôt, nous atteignîmes la bibliothèque et j'aperçus finalement Drago. Il était étendu sur le sol près d'une des tables, son visage tordu par l'agonie et ses mains s'agrippant à son torse. Près de lui se tenaient en gardien Crabbe et Goyle, décourageant ceux qui n'avaient pas encore pris la potion de résistance vélane et qui auraient bien voulu profiter de l'état de faiblesse de Drago. Vraiment, les Poufsouffles pouvaient tomber bas, parfois. En un clin d'œil, je fus assis à ses côtés sur le plancher, le prenant dans mes bras.
« Stupide, stupide Vélane » murmurai-je, le berçant d'avant à arrière.
« Harry » gémit Drago, attrapant une de mes mains. « Ça fait mal en-dedans. » Il prit ma main et la déplaça pour qu'elle repose sur son cœur.
« Je sais, je sais » dis-je d'une voix basse et apaisante, ma main caressant lentement son torse, comme pour faire disparaître la douleur d'un frottement. Étrangement, ça semblait fonctionner puisque Drago se mit bientôt à respirer plus aisément et à se relaxer dans mes bras.
« Ça va mieux? » demandai-je, observant d'un air soucieux le garçon dans mes bras.
« Oui, beaucoup. Merci. » chuchota-t-il, se reposant à mon contact.
« Bien » dis-je, puis je pris un ton plus sévère. « Ne fais plus jamais quelque chose d'aussi stupide, espèce de Vélane idiot! » le grondai-je, lui adressant mon meilleur regard de réprimande. C'était plutôt réussi, je m'étais pratiqué.
Drago eut la décence d'avoir l'air honteux, et il secoua la tête.
« Ça n'arrivera plus » marmonna-t-il et je l'aidai à se remettre sur ses pieds.
Alors que nous reprenions le chemin de nos quartiers, je rassemblai mon courage afin de lui demander quelque chose qui me turlupinait depuis un moment.
« Drago, qu'est-ce que tu ressens envers moi? »
Oui, c'était une des grandes questions existentielles dans la vie d'Harry Potter. Tout de suite après « Comment Ron peut-il boire douze bières au beurre d'affilée et ne pas vomir? ».
« Que veux-tu dire? » demanda-t-il, fronçant les sourcils. Honnêtement, j'aurais cru que c'était une question assez facile à comprendre.
« Et bien, tu m'as détesté tant d'années, et maintenant tu te sens soudainement forcé de m'apprécier, assurément ça doit te laisser un peu confus? »
Bien reformulé, Harry. Oh, merci, je suis plutôt fier de celle-là.
Se mordant les lèvres pensivement, Drago secoua finalement la tête.
« Non, en fait je ne suis pas confus du tout, c'est vraiment très simple. J'ai passé l'été entier à te chercher, sans savoir qui tu étais ni où tu étais, et la joie de t'avoir finalement trouvé l'emporte sur l'aversion que j'ai pu avoir pour toi. Tu m'as vu hier, tu sais à quel point j'étais désespéré. Le simple fait d'être près de toi m'a beaucoup aidé et je sens que je reprends le contrôle de nouveau. »
Il rougit un peu, éloignant son regard de moi.
« Sans compter l'épisode dans le couloir de potions, bien sûr, marmonna-t-il. Et quant à me sentir forcé de t'apprécier, je ne me sens tout simplement pas forcé, je t'apprécie vraiment. Je sais que c'est probablement juste à cause de mon côté Vélane, mais chaque nouvelle chose que j'apprends à ton sujet me fait t'apprécier encore plus. Je ne peux m'en empêcher et je ne peux y mettre fin, donc j'ai décidé déjà dans le train de laisser en arrière le passé et de recommencer à zéro. Est-ce que ça répond à ta question? »
Je hochai doucement la tête, réfléchissant à ce que Drago venait de dire. C'était difficile pour moi de comprendre qu'il pouvait changer d'opinion juste comme ça, mais pour le Vélane ça semblait probablement simple. Et vraiment, était-ce si différent de ce que j'avais expérimenté? J'avais moi aussi décidé pendant l'été d'accepter mon compagnon pour qui il était, et découvrir que c'était Drago n'avait rien changé à cela. J'avais quand même accepté le lien, et je me conduisais aussi amicalement que Drago. Tandis que je marchais dans le couloir aux côtés de mon compagnon, je réalisai que j'avais vraiment enterré la hache de guerre le jour où j'avais vu Drago dans le train, et qu'il n'y avait rien que je puisse faire pour changer cela.
Je n'étais même pas certain de le vouloir.
