Titre original : The Challenge of being a Veela's Mate

Auteur : Triola

Traductrice : PetiteMary

Disclamer : Les personnages sont à J.K. Rowling, l'histoire est à Triola. Je n'agis qu'en tant que traductrice.

Résumé : Harry se réveille ayant l'apparence d'une fille, Drago est possessif, mais étrangement adorable, Hermione crie hystériquement comme la fille qu'elle est, Pansy est plutôt sympathique. Le conte d'un Veela et de son compagnon. Ou était-ce un compagnon et son Veela? Slash HPDM. Pré OdP.


Note de la traductrice

J'ai eu quelques difficultés à traduire ce chapitre. N'hésitez pas à me faire signe si vous trouvez une meilleure façon de formuler certaines phrases. Ce chapitre était assez lourd, avec des phrases longues à n'en plus finir qui m'ont donné du fil à retordre! Je crois m'en être assez bien sortie, même si je ne suis pas satisfaite à 100% du résultat. M'enfin, bonne lecture à tous!


Chapitre 13 – Appartenir ou ne pas appartenir, telle est la question…


Le deuxième jour de cours se déroula vraiment comme le premier. Drago et moi nous sommes réveillés, il alla sous la douche pendant que je somnolais encore un peu dans le lit, puis j'allais sous la douche pendant qu'il m'attendait, et puis nous allâmes ensemble prendre notre déjeuner. C'était presque effrayant de penser que nous vivions ensemble depuis deux jours, et que déjà nous avions notre routine matinale, comme un vieux couple marié. Sauf que nous n'étions pas vieux, et que nous n'étions pas mariés, et qu'on ne pouvait pas encore nous considérer comme un couple, donc hum, qu'est-ce que ça nous laissait? Oubliez ça, ce n'est pas important, mon point est que nous avions une routine. Et, bien entendu, je m'attendais à ce que le reste de ma journée se passe également comme d'habitude. Mais, étant moi, ça n'allait pas se produire. Nous n'en étions même pas encore au déjeuner, quand quelque chose d'étrange se produisit.

J'étais assis à la table des Gryffondors, m'occupant de mes affaires, et de celles de Ron et Hermione, comme d'habitude. Nous parlions de métamorphose, ou plutôt, Hermione expliquait à Ron pourquoi il devait être honteux de ne pas avoir fait ses devoirs d'été de métamorphose, tandis que j'étais assis à côté, silencieux, tentant de me faire le plus petit possible et grignotant une rôtie, m'efforçant de ne pas attirer l'attention d'Hermione et, avec elle, son courroux. Comme vous vous en souvenez peut-être, j'avais essayé de faire mon devoir, vraiment essayé, mais il s'était perdu quelque part en chemin, possiblement au fond de ma malle, quelque part. Je n'étais pas certain de comment c'était arrivé, je me souvenais clairement l'avoir mis à côté des vieilles chaussettes d'oncle Vernon et des tricots de madame Weasley que je n'ai jamais mis, mais quand j'avais voulu le prendre ce matin, il n'y était plus. Je suspectais une des chaussettes de l'avoir mangé, d'une manière ou d'une autre, mais je savais que cette excuse ne passerait pas avec Hermione. Elle croyait en la magie, elle n'avait aucun problème avec les fées et elle ne cillerait même pas si elle rencontrait un vampire dans la rue, mais l'idée de chaussettes dévoreuses de devoirs était apparemment trop difficile à assimiler pour elle. Typique.

Enfin, alors que je faisais de mon mieux pour me cacher, sans vraiment me cacher, je fus soudainement conscient de deux personnes s'affalant de chaque côté de moi. L'intense odeur de parfum m'indiqua qu'une d'entre elles étaient Lavande. L'autre, comme je le déduisis rapidement, en la regardant, était Parvati. Les deux me faisaient de grands sourires, et Lanvande me flatta le bras de façon affectueuse. Je ne pus m'en empêcher, je clignai des yeux. Deux fois.

« Hum, bonjour Lavande, Parvati. »

Je les regardai, tentant de deviner ce qu'elles pouvaient bien vouloir.

« Oh, Harry, comment vas-tu? As-tu passé un bel été? Tu as l'air un peu maigre, as-tu suffisamment mangé? Tu sais, les garçons en croissance ont besoin de beaucoup de nourriture, tu devrais vraiment manger davantage. Est-ce que c'est un morceau de pain que tu manges? Tss, tss, ce n'est vraiment pas suffisant. Allons, mange un peu de bacon, c'est censé être très bon. Bien sûr, je ne sais pas moi-même, je dois faire attention à ma silhouette tu sais, mais vraiment, ç'a l'air très bon. Manges-en pour moi, tu veux? »

Je réussissais à peine à suivre ce que Lavande disait, mais j'avais cru comprendre qu'elle parlait de nourriture. Le fait qu'elle commença soudainement à remplir mon assiette était assez éloquent. La fourchette pleine de bacon amenée à ma bouche m'avait peut-être aussi donné un indice.

« Hum, Lavande? Qu'est-ce que tu fais? »

Je la regardai et la stupéfaction devait être clairement écrite sur mon visage, mais elle se contenta de sourire doucement et de rapprocher la fourchette de mon visage.

« Mange, mon chéri.

- Oui, vraiment, Harry, tu es bien trop mince, tu dois manger davantage. » approuva Parvati, continuant à remplir mon assiette à la suite de Lavande.

Je les regardai en alternance une fois de plus, puis je me tournai vers Hermione et Ron, qui se chamaillaient encore.

« Hermione, tes colocs me font peur, arrête-les!

- Oh, ne fais pas ton bébé, Harry, mange le morceau de bacon! Et Ron, si je te prends encore à – »

Je n'étais pas vraiment intéressé à savoir ce que Hermione avait surpris Ron à faire cette fois, et puisqu'elle n'allait pas me sauver, je me retournai vers les deux filles pour disputer ma propre bataille pour une fois.

« Les filles, dis-je aussi gentiment que je le pouvais sans grimacer. Tout cela n'est vraiment pas nécessaire, j'ai mangé plus qu'assez, promis!

- C'est ce qu'ils disent tous, fit Parvati. Et puis ils finissent anorexiques et meurent de faim.

- Honnêtement, c'est trop idiot, soufflé Lavande. Le look anorexique, c'est tellement passé de mode!

- Ouais, tout à fait, je veux dire, j'ai lu dans Sorcière Hebdo que cette année c'est la silhouette sablier qui est à la mode, donc tu devrais manger, Harry. » Je cillai de nouveau. Vraiment, comme si ce n'était pas suffisant que mon visage soit si féminin, maintenant je devais manger jusqu'à ce que j'aie l'air d'un sablier? Elles devraient me passer sur le corps! Et pour dire vrai, puisque je n'avais pas de poitrine, je ressemblerais probablement plus à une poire, de toute façon. Frissonnant, je pris une grande respiration et repoussai la main tenant la fourchette loin de ma bouche.

« Lavande, je ne deviens pas anorexique, et je mange plus que nécessaire. Je peux prendre soin de moi. »

La blonde haussa un sourcil à mon encontre et força la fourchette dans ma bouche. Puis, elle procéda à relever mon chandail et à compter mes côtes à haute voix. Dire que j'étais embarrassé aurait été un euphémisme.

« – quatre, cinq, six, sept –

- D'accord, j'abandonne, j'ai compris! »

Je chassai sa main et tirai mon chandail vers le bas en lui jetant mon regard le plus puissant. C'était un regard horizontal, 8.7 de force avec juste une pincée de froncement de sourcil, inventé pour les situations telles que celle-ci. Toutefois, Lavande ne sembla pas du tout déconcertée. Je considérai honnêtement faire vérifier mon regard par madame Pomfresh. Elle était la troisième personne à ne pas être affectée par mon regard en moins d'un mois, quelque chose clochait.

« Ouvre. » ordonna Lavande, et elle leva la fourchette au niveau de mon visage encore une fois, me présentant un autre morceau de bacon. Lui jetant un regard noir, j'ouvris la bouche et acceptai la nourriture. Il n'y avait rien d'autre à faire, non seulement était-elle vraiment tenace, mais je suis pas mal certain qu'elle aurait été capable de me forcer à manger si elle l'avait souhaité. Elle avait une emprise mortelle, un peu comme un Scroutt à pétard, maintenant que j'y pense.

Alors que j'allais accepter ma troisième bouchée, quelque chose attrapa Lavande par les cheveux et la tira hors de sa chaise. En regardant attentivement, on pouvait constater que ce quelque chose ressemblait beaucoup à Drago. Sauf que Drago n'avait jamais l'air dangereux comme ça, et ses yeux ne flashaient pas, et ses cheveux ne volaient habituellement pas autour de sa tête sans l'aide de quelque pouvoir élémentaire. Oui, je parle du vent. Honnêtement.

Le genre de clone de Drago grogna du fond de sa gorge se pencha jusqu'à ce que son visage touche presque celui de Lavande.

« Mon compagnon » dit-il d'un ton méprisant, et c'est à ce moment que je réalisai que c'était bel et bien Drago, et non le clone bizarre pour lequel je l'avais pris.

« Drago! » m'exclamai-je, mais à la minute où ses yeux quittèrent Lavande pour atterrir sur moi, je commençai à regretter d'avoir dit quelque chose. Déglutissant bruyamment, j'essayai de sourire pour calmer le Vélane enragé, mais ça ne sembla pas fonctionner.

« Hum, je me demandais juste, euh, pourquoi tu essayes de tuer Lavande, mais euh, ne t'occupe pas de moi, continue.

- Tu essayes de sauver la salope, n'est-ce pas? »

La voix de Drago était d'un calme mortel.

« Ne crois pas que je ne vous ai pas vus tous les deux, confortablement installés, elle te nourrissant et touchant ton bras. »

Il grogna et lâcha les cheveux de Lavande. Lentement, mais sûrement, il se rapprocha de là où j'étais assis, jusqu'à ce qu'il soit au-dessus de moi, figure noire et menaçante.

« Tu oublies à qui tu appartiens, Potter. »

Mon nom de famille avait été craché comme si c'était une sorte de juron.

« Ce n'était pas comme ça, Drago! Elle me faisait juste remarquer que j'ai l'air un peu maigre, et elle essayait de me faire manger davantage. »

Je priai Merlin qu'il me croit. Je ne souhaitais pas particulièrement mourir à l'âge de seize ans.

« C'est vrai, Malefoy »

La voix d'Hermione retentit de l'autre côté de la table, d'où elle regardait Drago avec beaucoup d'intérêt. J'aurais parié n'importe quoi à ce moment que je savais quel serait son nouveau projet de recherche.

La nouvelle apparence d'Harry a cet effet sur les filles, maintenant, elles veulent le materner.

Les yeux de Drago passèrent d'Hermione à moi puis à Hermione, avant de rester sur moi.

« Le materner? »

Ses yeux avaient arrêté de flasher, et il avait l'air décidément amusé. Je compris que maintenant était un moment comme un autre pour bouder un peu. J'avais tout juste croisé mes mains sur mon torse de façon grincheuse quand quelque chose que Drago avait dit plus tôt me frapper soudainement.

« Appartiens? Appartiens! Je n'appartiens à personne, Drago! »

Maintenant, Drago riait à pleines dents. Quel culot.

« Oui, Harry mon cher, tu m'appartiens. À moi, et moi seul, compris?

Plissant les yeux, je le foudroyai du regard.

« Non, pas compris, et je ne le comprendrai pas de sitôt si c'est comme ça que ça va se passer! Toi et moi ne sommes même pas un couple, et nous ne le serons pas non plus, jusqu'à ce que je pense que je suis prêt, compris? »

Je n'avais pas vraiment pensé avant de le dire, et maintenant que je l'avais dit, je le regrettais presque. L'expression dans les yeux de Drago me fit certainement me sentir un peu coupable. Je savais que j'avais besoin de plus de temps pour m'habituer à tout ça, mais ce n'était peut-être pas la meilleure façon de le lui dire. Pour dire vrai, la colère n'est jamais la bonne façon de dire quelque chose à quelqu'un. Mais maintenant il était trop tard, et je pouvais seulement regarder Drago hocher la tête avec résignation, tout son corps respirant l'abattement.

« Je ne m'imposerai jamais à toi, tu le sais, n'est-ce pas? demanda-t-il et je pus seulement acquiescer. Bien sûr que je vais te donner tout le temps dont tu as besoin. »

Puis il m'embrassa sur la joue et se retourna pour s'éloigner. Je restai avec cet étrange sentiment de tristesse et de remords, et le regard réprobateur que me jeta Hermione ne m'aida pas non plus. Je devais vraiment réfléchir à certaines choses.