Titre original : The Challenge of being a Veela's Mate
Auteur : Triola
Traductrice : PetiteMary
Disclamer : Les personnages sont à J.K. Rowling, l'histoire est à Triola. Je n'agis qu'en tant que traductrice.
Résumé : Harry se réveille ayant l'apparence d'une fille, Drago est possessif, mais étrangement adorable, Hermione crie hystériquement comme la fille qu'elle est, Pansy est plutôt sympathique. Le conte d'un Veela et de son compagnon. Ou était-ce un compagnon et son Veela? Slash HPDM. Pré OdP.
Note de la traductrice
Question pour vous, chers lecteurs! Advenant que je réussisse à traduire plusieurs chapitres en l'espace de quelques semaines, préférez-vous que je les poste à mesure qu'ils sont traduits (quitte à en avoir deux en deux jours, puis aucun en deux semaines) ou plutôt que je les poste à intervalles réguliers (exemple : un par semaine)?
Chapitre 15 - Réconciliation
La première chose que je fis après que le portrait se soit refermé brusquement fut me demander ce qui venait d'arriver. Je ne comprenais pas ce que j'avais fait, mais ça devait être quelque chose de terrible pour faire fuir Drago comme ça. Je commençai tout de suite à trouver des raisons, toutes plus absurdes les unes que les autres, et j'en arrivai rapidement à la conclusion que Drago me détestait. Oui, après coup, je réalise à quel point c'était stupide de penser cela, mais à ce moment précis ça ne me vint pas à l'esprit que Drago était le Vélane de notre couple et qu'il était probablement incapable de me détester. Non, pour moi, ça faisait parfaitement sens qu'il me déteste et qu'il ne veuille rien avoir à faire avec moi. Après tout, c'était la seule explication possible, n'est-ce pas? Je l'avais embrassé, et il avait couru hors de la pièce. Vraiment, ça ne prenait pas un génie pour comprendre que soit j'étais complètement nul pour embrasser, soit Drago ne supportait pas d'être en ma compagnie. Dans mon esprit embrouillé, c'est cette dernière possibilité qui resta. Et ça me blessait. Ça me blessait terriblement.
Et c'est dans cet état d'esprit, roulé en boule sur le canapé, pleurant de tout mon cœur, qu'Hermione me trouva, quelques heures plus tard.
« Harry! » s'exclama-t-elle en accourant à mes côtés. Qu'est-ce qui ne va pas, qu'est-ce qui s'est passé? Es-tu blessé? »
Elle commençait à se tracasser, et je secouai la tête négativement.
« Merci, Merlin, souffla-t-elle avant de demander de nouveau : qu'est-ce qui ne va pas?
- Il ne veut pas de moi, Hermione, chuchotai-je, mes yeux se remplissant à nouveau de larmes. J'ai fait ce que tu m'as dit, mais il ne veut pas de moi. Il me déteste.
- Je suis sûre que ce n'est pas le cas » dit lentement Hermione. Son esprit, beaucoup plus clair que le mien, était capable de voir les failles dans ma logique. Pas que j'admette la moindre faille, attention.
« Je l'ai embrassé, et il est parti en courant » pleurnichai-je, me cramponnant à un oreiller que maintenait contre mon torse. Hermione eut un air meurtrier et, pendant un moment, j'eus peur pour la vie de Drago, mais elle se reprit et demanda calmement :
« Harry, tu dois me dire exactement ce qui est arrivé, d'accord? Peux-tu faire ça? »
Je reniflai et hochai la tête en signe d'affirmation avant de racler ma gorge pour commencer par le début.
« –et puis il est simplement parti en courant » terminai-je, des larmes coulant de nouveau librement sur mon visage.
« Tu lui as dit que tu l'avais embrassé parce qu'il souffrait? » demanda lentement Hermione.
J'acquiesçai.
« Oh, Harry, soupira-t-elle. Il ne te déteste pas, mais il a peur que la seule raison pour laquelle tu l'as embrassée soit parce que tu te sens désolé pour lui. »
Je réalisai enfin la situation et me redressai abruptement.
« Mais je ne ferais jamais ça! m'exclamai-je. Je ne suis pas une espèce de pute qui embrasse les gens pour qu'ils se sentent mieux!
- Oui, je sais cela, et tu sais cela, mais Malefoy non. Pour lui, tu es encore un Gryffondor, et les Gryffondors feraient n'importe quoi pour aider les autres. Il pense probablement que tu te sentais obligé de l'embrasser, puisque c'était le fait que tu ne l'embrassais pas qui le faisait souffrir. Il se sent fragile et blessé, en ce moment, mais il ne te déteste pas. »
Formulé comme un vrai psy.
« Je dois le trouver! » dis-je, me levant d'un bon et séchant mes yeux.
Je jetai un coup d'œil à l'horloge au-dessus du foyer et mon cœur bondit dans ma gorge.
« Oh, Hermione, ça fait une éternité qu'il est parti, il doit souffrir atrocement en ce moment! Il pourrait être n'importe où, et je ne suis pas là pour l'aider! Je dois le trouver! »
Dans mon état hystérique, j'avais complètement oublié la carte des Maraudeurs, mais heureusement pour moi, et probablement pour Drago aussi, Hermione savait garder la tête froide en temps de crise. Enfin, à part lors de l'incident du filet du diable en première année, bien entendu.
« La carte! » s'exclama-t-elle, et en quelques secondes j'étais dans ma chambre, en train de la chercher frénétiquement. Je l'ai finalement trouvée sous ma collection de cartes de chocogrenouilles. Je la saisis et courus au salon.
« Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises » marmonnai-je, et je vis les lignes se propager sous mes yeux. Je scannai le château en entier, mais je ne le trouvai nulle part. Après quelques minutes, je commençai à devenir un peu désespéré.
« Je n'arrive pas à le trouver! » criai-je de désespoir, et Hermione accourut aussitôt à mes côtés. Elle scruta la carte d'une oeil attentif et le localisa en quelques secondes. J'aurai dû savoir qu'il fallait le lui demander dès le début.
« Là, près du lac! » pointa-t-elle, et j'étais en route avant même qu'elle ait pu terminer sa phrase. Je l'entendis à peine me crier « Bonne chance », tellement j'étais pressé de trouver Drago. Je n'avais jamais vraiment trouvé le trajet des donjons au lac très long, mais cette nuit-là, ça semblait être plus de cent kilomètres. Mon coeur battait plus rapidement à chaque seconde qui passait, et je sentais que si je ne le trouvais pas bientôt, j'allais exploser. Littéralement.
Lorsque j'atteignis le lac, je remarquai instantanément une silhouette blonde près d'un gros rocher, sur la rive, et j'accourus auprès de lui.
« Est-ce que ça va? Est-ce que tu as mal? » haletai-je, tombant à genoux devant lui et examinant rapidement son visage. Le regard qu'il me rendit était froid, mais je devinais qu'il souffrait à sa façon de serrer inconsciemment sa poitrine.
« Va-t-en, Potter. Je n'ai pas besoin de ta pitié » cracha Drago, et je fus blessé par l'utilisation de mon nom de famille.
« Tu ne l'as pas » dis-je.
Je tendis la main avec hésitation pour remplacer la sienne de sa poitrine.
« Est-ce que ça fait mal, là? » demandai-je, sentant le rythme régulier de son cœur sous ma main.
Il ne répondit pas, se contentant de continuer à me regarder.
« Qu'est-ce que tu veux dire par "Tu ne l'as pas?", demanda-t-il après ce qui me parut une éternité.
- Je veux dire exactement ce que j'ai dit : tu n'as pas ma pitié. Je t'ai embrassé parce que je le voulais, et je suis ici parce que je veux l'être. Je suis en fait plutôt offusqué que tu aies cru que je me serais abaissé à embrasser une personne pour la simple raison que je me sens mal pour elle, dis-je tout en décrivant de petits cercles de la main sur la potrine du Vélane.
- Mais tu as dit– » commença-t-il, mais je l'interrompis.
« Oui, je sais ce que je dis, et je le pensais, mais pas comme tu l'as compris. Je t'ai embrassé parce que tu souffrais, mais je t'aurais embrassé même si tu ne souffrais pas. J'ai plutôt apprécié, et je n'ai pas l'intention d'attendre que tu souffres pour t'embrasser de nouveau » dis-je, déterminé à éclairer Drago.
« Donc tu veux vraiment faire de notre relation une vraie relation de couple; ce n'est pas quelque chose que tu fais parce que tu as l'impression d'y être obligé? » me demanda Drago, et je sentis à sa voix cassée qu'il appréhendait ma réponse.
« Donne-moi un peu de crédit, me moquai-je. Je ne l'aurais pas fait si je ne l'avais pas voulu. J'ai beau être un Gryffondor, je ne suis pas stupide. »
Drago haussa un sourcil et je lui donnai une petite tape espiègle sur la tête.
« Stupide Serpentard » marmonnai-je, mais mon effet était gâché par le sourire qui s'étendait lentement sur mon visage. « On est ok? »
« Oui, Harry, on est ok. Plus qu'ok, en fait : on est très bien. »
Il sourit et déposa un baiser sur le bout de mon nez, me faisant rougir d'un rose délicat et froncer le nez, les yeux croisés, dans une tentative de voir où il m'avait embrassé.
« Bien, répondis-je. Parce que, eh bien, je me demandais si, hum… »
J'étais un peu nerveux à l'idée de dire ce que j'allais dire, et je ne savais pas trop comment le formuler.
« Oui?
- SipeutêtretuvoudraisalleràPréauLardavecmoiceweekend? »
Bravo, Harry, je suis certain qu'il t'a parfaitement compris.
« Harry, mon coeur, je n'ai pas bien entendu » dis Drago, m'exhortant à répéter.
Rougissant furieusement, je dis doucement :
« Je me demandais si, peut-être, tu voudrais aller à Pré-au-Lard avec moi, ce weekend. »
Je fixai le sol, trop embarrassé pour le regarder dans les yeux.
Souriant largement, Drago me saisit le menton de ses doigts, me forçant à relever la tête de façon à ce que je le regarde droit dans les yeux.
« Harry, est-ce que tu m'invites à sortir avec toi? » Vraiment, je l'invitais à m'accompagner à Pré-au-Lard, qu'est-ce que ça pouvait signifier d'autre?
« Hum, peut-être? » marmonnai-je, me sentant sur le point de m'enfoncer six pieds sous terre. Je m'étais toujours demandé si c'était techniquement possible; ça serait amusant d'essayer, un jour.
Rayonnant, Drago se pencha et me donna un doux baiser.
« J'adorerais » dit-il.
Mes yeux s'allumèrent lorsque je levai les yeux vers lui.
« Vraiment? »
Merlin, je sonnais comme un amoureux transi.
« Vraiment vraiment » répondit-il tout en me replaçant de façon à ce que je sois assis le dos reposant contre sa poitrine. Je ne pouvais m'empêcher d'être très satisfait. Que les amoureux transis soient damnés, j'appréciais me faire serrer ainsi.
