Titre original : The Challenge of being a Veela's Mate

Auteur : Triola

Traductrice : PetiteMary

Disclamer : Les personnages sont à J.K. Rowling, l'histoire est à Triola. Je n'agis qu'en tant que traductrice.

Résumé : Harry se réveille ayant l'apparence d'une fille, Drago est possessif, mais étrangement adorable, Hermione crie hystériquement comme la fille qu'elle est, Pansy est plutôt sympathique. Le conte d'un Veela et de son compagnon. Ou était-ce un compagnon et son Veela? Slash HPDM. Pré OdP.


Note de la traductrice

La traduction de cette fic est terminée, chers lecteurs! Je continuerai à poster les chapitres restants hebdomadairement. J'ai entamé la traduction d'une nouvelle fic, mais les chapitres sont beaucoup plus longs, donc vous devrez être patients!


Chapitre 18 – Offrande de paix chocolatée


Après que j'aie quitté les Trois Balais, je courus jusqu'à la Cabane hurlante, ne m'arrêtant qu'après avoir réussi à y entrer. Une fois arrivé, je grimpai les escaliers à moitié effondrés jusqu'à atteindre une des chambres de l'étage. Je m'étendis sur un des gros lits à baldaquin, pas du tout préoccupé par le fait que le tout soit très poussiéreux et que les draps aient eu besoin d'un lavage, si ce n'est pas cinq. C'était la chambre dans laquelle j'avais rencontré Sirius pour la première fois, et étrangement c'était ici que je me sentais le plus confortable dans la maison. Je me sentais plus en sécurité.

Étendu sur le lit et fixant le baldaquin vert foncé, je laissai la fureur s'emparer de moi. J'avais compris très tôt que j'explosais et que quelqu'un se retrouvait blessé, à moins que je passe un certain temps seul et que je laisse la colère faire son temps. Ansi, à chaque fois que je me fâchais exagérément, je fuyais. Mes amis y étaient habitués, désormais, et ils savaient que s'ils me mettaient trop en colère, ils n'avaient qu'à me laisser seul pendant quelques heures, le temps que je me calme, et qu'ensuite on pourrait discuter et régler le problème. Évidemment, ils avaient mis un certain temps à le comprendre, et Hermione avait souvent empiré les choses en me courant après, mais au bout d'un certain temps j'avais réussi à l'empêcher de s'inquiéter et, depuis, qu'elle me laissait gérer ma colère tout seul, elle finissait bien moins souvent à l'hôpital.

Évidemment, ça me donnait l'air d'un mari abusif, mais ce n'était vraiment pas de ma faute! Quand j'étais furieux, ma magie déferlait en moi comme un feu de joie et j'étais souvent incapable de la contrôler. Les objets autour de moi explosaient et les gens étaient blessés. C'était l'une des raisons pour lesquels je m'enfuyais, mais Hermione ne comprenait pas cela lorsque nous étions plus jeunes, et elle courrait après moi dans une tentative de « limitation des dégâts ». C'était un beau concept, mais complètement inadéquat. Ce qu'heureusement elle a fini par comprendre.

Alors que mes pensées dérapaient d'une chose à l'autre, je sentis ma colère s'estomper rapidement et être remplacée par un sentiment de vide. Je savais que j'aurais dû être encore furieux contre Drago, mais je n'étais pas capable de rassembler assez de force pour m'en soucier. Comparé à tous les autres problèmes dans ma vie, le fait que Drago me voit comme une fille semblait plutôt insignifiant. Ce qui me préoccupait davantage était que je l'aie laissé comme je l'avais fait. En lui disant d'aller se faire foutre, comme je l'avais formulé avec tant d'éloquence, l'avais-je rejeté? Je ne le croyais pas, mais qui savait, avec un Vélane? Pourrais-je réellement me fâcher contre lui, ou considérerait-il la moindre dispute comme un rejet? J'espérais qu'il comprenne que ce n'en était pas un, mais si ce n'était pas le cas, je devrais partir à sa recherche. Mais pas tout de suite. Je n'avais pas tout à fait fini d'être fâché contre lui, et j'avais encore quelques larmes à verser.

C'était étrange, vraiment. Je n'avais jamais été du genre à pleurer, mais depuis mon anniversaire, j'avais perdu le compte du nombre de fois où j'avais fondu en larmes. Je me demandai, et ce n'était pas la première fois, si ma transformation de cet été avait affecté plus que mon simple physique. Je n'en étais pas tout à fait sûr, mais ça ne changeait rien aux faits : au final, j'avais changé au cours du mois précédent. Et pas pour le mieux.

J'étais émotif, amoureux fou, vulnérable et sujet au rougissement. À beaucoup de rougissement. Qu'on ne se demande pas pourquoi Drago me considérait comme une fille, j'agissais comme une foutue fille! Bientôt, j'allais me recouvrir de maquillage et me découvrir une passion pour les magazines de mode.

Oh, Merlin, chasse cette idée!

J'espérai, dans l'intérêt du monde sorcier, que je n'irais pas aussi loin, que quelqu'un aurait la décence de me tuer. Rapidement. Ça n'apporterait aucun bien au monde d'avoir un Harry Potter dandinant aux ongles peints en rose. Avec un sac à main assorti, évidemment! Oh, l'image mentale!

Frémissant, je m'enfonçai davantage dans le cocon que j'avais bâti à l'aide des couvertures et je faillis ne pas entendre la porte s'ouvrir silencieusement. Évidemment, l'apparition d'un Vélane blond était plus dure à manquer que l'ouverture d'une porte, surtout si ledit Vélane s'assoyait à côté de moi, sur le bord du lit.

« Va-t-en. »

Ma voix semblait étouffée, même à mes oreilles. À la minute où je l'avais vu, je m'étais senti si soulagé qu'il ne soit pas mort à cause de mon rejet que j'avais recommencé à pleurer. Ce qui, bien sûr, m'avait rendu encore plus fâché contre lui. Qui était-il pour me faire pleurer? Je m'enfonçai encore davantage dans les couvertures, ce qui rendait ma voix quasiment inaudible.

« Pas avant que tu m'aies dit quel est le problème pour qu'on puisse en discuter et que tu cesses d'être fâché contre moi » dit doucement Drago, s'étirant pour caresser le dessus de ma tête, qui était la seule chose visible au-dessus des couvertures. « Allez, amour, dis-moi ce qui ne va pas.

- Tu me traites comme une foutue fille, c'est ça qui ne va pas! grognai-je en me redressant abruptement pour fixer le blond.

- Tu penses que je te traite comme une fille?

- Oui! Tu ne m'as même pas laissé payer ma part!

- Oh, Harry. C'est juste ça? Si c'est si important pour toi, alors bien sûr que je vais te laisser payer ta part, mais je veux que tu saches que ça n'a rien à voir avec le fait de te traiter comme une fille. C'est juste mon côté vélane qui veut te prouver que je peux subvenir à tes besoins. Je suppose que c'est l'instinct ou un truc du genre; je veux que tu aies tout ce dont tu pourrais rêver, et je veux être celui qui te le donne. Un peu stupide, je sais, mais c'est comme ça. »

Drago m'offrit un sourire penaud et je ne pus m'empêcher d'être un peu embarrassé de m'être mis si en colère.

« Ce n'est pas stupide, c'est un peu, eh bien, très mignon » marmonnai-je, rougissant légèrement.

Souriant, Drago se pencha vers moi pour m'ébouriffer les cheveux.

« Donc tu vas me laisser t'acheter des choses si je promets de ne jamais te voir comme une fille?

- Je suppose que oui, répondis-je en lui souriant en retour.

« Bien! Parce que je t'ai acheté quelque chose. »

Il fouilla dans un sac que je n'avais pas encore remarqué et en sortit une grosse boîte de chocolats.

« C'est un cadeau de "je-suis-vraiment-désolé-pour-ce-que-j'ai-fait-peu-importe-ce-que-c'est-c'est-probablement-entièrement-de-ma-faute" » dit-il avec un petit sourire en coin lorsque je secouai la tête avec exaspération et le frappai faiblement sur le bras. Je sais que j'aurais dû être offusqué qu'il m'ait acheté des chocolats dans l'espoir de nous réconcilier, mais à ce moment précis, ça ne me dérangeait pas. J'aimais trop le chocolat pour ça.