Titre original : The Challenge of being a Veela's Mate

Auteur : Triola

Traductrice : PetiteMary

Disclamer : Les personnages sont à J.K. Rowling, l'histoire est à Triola. Je n'agis qu'en tant que traductrice.

Résumé : Harry se réveille ayant l'apparence d'une fille, Drago est possessif, mais étrangement adorable, Hermione crie hystériquement comme la fille qu'elle est, Pansy est plutôt sympathique. Le conte d'un Veela et de son compagnon. Ou était-ce un compagnon et son Veela? Slash HPDM. Pré OdP.

Note de la traductrice

Rien à dire puisque je poste ce chapitre quelques minutes après le précédent! Bonne lecture!

Chapitre 22 – Préparation

Une aube claire se leva sur la veille de Noël, la lumière froide du soleil d'hiver rayonnant à travers la fenêtre. Il était presque dix heures et j'étais debout depuis des heures déjà. Je ne pouvais tout simplement pas dormir. Cette journée spécifique était La Journée. En italique, avec un L et un J majuscules. Voilà à quel point cette journée était importante. Et ce n'était pas sans raison. C'était, tel que décidé par moi, Hermione et Pansy, le jour de la cérémonie de liaison. C'était la dernière étape qui nous séparait, Drago et moi, de la complétion de notre lien. C'était aussi, selon moi, le cadeau de Noël ultime. En fait, c'était le seul cadeau de Noël que je considérais en mesure de décrire ce que Drago en était venu à représenter pour moi au cours des derniers mois. C'était effrayant de constater à quel point mes sentiments avaient changé, mais je n'allais vraiment pas me plaindre. Peu importe à quel point ma rivalité avec Drago était amusante, l'embrasser était bien plus agréable. Maintenant que j'y pense, je réalise que très peu de choses surpassent l'embrasser.

J'étais assis devant l'âtre depuis une bonne heure quand Drago m'honora finalement de sa présence. Ou plutôt trébucha en passant la porte menant à sa chambre.

« Bon matin, mon beau! » le saluai-je, obtenant en retour un baiser négligé. C'était vraiment dommage que même les hormones vélanes ne puissent contrer la mauvaise haleine du matin. « Bien dormi? »

Drago bailla et hocha la tête, se laissant tomber sur le canapé.

« Ouais, c'tait'bonn'nuit. » marmonna-t-il, sa tête contre un coussin.

Je souris et passai une main dans ses cheveux pour les désordonner, ce qui me valut un regard noir. Au même moment, le portrait s'ouvrit pour révéler Pansy et Hermione.

« Oh, Drago, c'est bien que nous t'ayons trouvé! » s'écria Pansy en se précipitant jusqu'à l'endroit où nous étions assis. Ou, dans le cas de Drago, affalé. « Blaise est en train de piquer une crise, et tu sais que tu es le seul capable de le calmer! Il est dans la Grande Salle; dépêche-toi, je t'en prie!

- Oh, pour l'amour de… » marmonna sombrement Drago dans sa barbe avant de se lever. « Je vais être de retour dès que possible, amour. » dit-il, m'embrassant doucement avant de disparaître par le trou du portrait.

« Prends ton temps! » lui jetai-je, mais il était déjà parti.

« Bon, c'était la première étape; Blaise va le garder occupé pendant des heures, donc nous n'avons pas à nous en faire, dit Pansy qui arborait un sourire narquois.

- Et si Zabini n'est pas à la hauteur de la tâche, nous avons Lady Sanguina de notre côté, aussi, rajouta Hermione. Elle ne laissera pas Drago rentrer tant que nous ne seront pas prêts. »

J'espérais vraiment que nous n'en arriverions pas là, je ne pouvais qu'imaginer l'état dans lequel Drago serait s'il devait attendre des heures devant sa propre porte avant de pouvoir rentrer. Bien que, d'un autre côté, ce serait amusant à essayer au moins une fois. En tant qu'expérience, bien sûr.

« Splendide! Alors, comment est-ce qu'on procède? » demandai-je, mon regard alternant entre elles deux.

« Eh bien, en fait, tu peux t'asseoir exactement là où tu es, et nous allons commencer, ok?

- Ok, mon visage est à votre merci. »

Je ramenai mes cheveux en arrière et les attachai à l'aide d'un élastique, puis m'installai plus confortablement tandis que les deux filles se préparaient à me transformer en ce qu'elles appelaient « la beauté incarnée ». Je doutais fortement qu'elles y parviennent, mais j'avais promis de les laisser ne serait-ce qu'essayer. Et j'étais un homme de parole. Si je pouvais encore être considéré comme un homme après que les vautours en aient terminé avec moi, en fait.

Après presque une heure d'épilation, de nettoyage de la peau, de maquillage des yeux et des lèvres et d'autres actes innommables, mes deux tortionnaires ont finalement reculé d'un pas et m'ont déclaré terminé. Eh bien, au niveau du visage, du moins.

« Oh, Harry » soupira Hermione, et l'espace d'un instant elle sembla vouloir essuyer une larme. « Tu as l'air si mature!

- Notre petit homme, tout beau pour sa première expérience sexuelle » murmura Pansy, aussi modeste que toujours.

Je lui jetai un regard noir tout en rougissant.

« Tais-toi, Parkinson, et passe-moi ce miroir. »

Elle rit de moi, mais s'exécuta. Je regardai dans le morceau de verre, et je ne mentirais pas si je vous disais que j'avais déjà été aussi choqué par mon propre reflet une seule fois par le passé. Le matin de mon anniversaire.

Dans le miroir, une créature à l'allure exotique ayant très peu à voir avec Harry Potter me regardait. Pour le bien de cette description, nous l'appelleront Jack. S'il était vrai que les cheveux de Jack étaient ramenés en arrière avec le même élastique que les miens, pour tout le reste, il aurait aussi bien pu venir d'une autre planète. Alors que j'étais un type de belle allure avec des traits qui tendaient à être un peu efféminés, Jack était un être androgyne et éthéré qu'on ne s'attendrait à voir que devant une caméra. Ses yeux étaient ombrés de gris et tracés de noir, leur donnant un air mystérieux. Ses cils étaient plus longs, plus foncés et plus épais que les miens ne l'avaient jamais été, et sa peau était pale et mate. Or, je le découvris en me rapprochant, pas complètement mate. Je n'arrivais pas à mettre le doigt sur ce que c'était, mais quelque chose faisait briller légèrement ma peau là où la lumière la touchait. C'était presque comme si elle scintillait, mais de façon vraiment discrète. Si c'était possible de scintiller discrètement. Peu importe, son teint était parfait. Ses lèvres étaient charnues, et aussi rouges que s'il venait d'être embrassé à en perdre le souffle. En somme, il était superbe. Et le plus superbe, c'est qu'il n'était pas un simple garçon coincé dans un miroir. Non, incroyablement, c'était moi. Et croyez-moi, j'ai demandé des preuves avant de le croire.

« Tu aimes ce que tu vois? » dit Pansy avec un sourire en coin en me voyant écarquiller les yeux.

- C'est plutôt que je ne reconnais pas ce que je vois » marmonnai-je, mais je secouai la tête et me repris rapidement. « C'est super, les filles, vraiment. Je n'aurais pas pu imaginer un tel résultat, même dans mes rêves les plus fous. »

« Je suis contente que ça te plaise. »

Hermione sourit, avant de reprendre son attitude professionnelle.

« Nous avons aussi apporté des vêtements que tu dois essayer. »

Elle me jeta une paire de pantalons et je les regardai, avant de reporter mes yeux sur elle, incrédule.

« Du cuir? Tu t'attends à ce que je porte du cuir? » hoquetai-je, mon visage se réchauffant à cette simple idée.

« Est-ce que tu essaies de séduire quelqu'un, oui ou non? » demanda Pansy en faisant mine d'examiner ses ongles.

« Hum, eh bien, je, en quelque sorte, mais ça ne veut pas dire que je dois– » commençai-je, mais Pansy m'interrompit.

« Alors tu vas porter du cuir. »

Elle cessa de regarder ses ongles, et je compris rapidement que soit je mettais les pantalons, soit je n'en mettais pas. C'était aussi simple que ça, et comme Hermione arborait une expression très similaire, j'en arrivai à la conclusion que ça ne servait à rien d'argumenter. Peu importe ce que je dirais, elles gagneraient. Non seulement elles étaient deux contre un, mais en plus elles étaient des filles, ce qui leur donnait un avantage déloyal.

Alors que je remontais les pantalons jusqu'à mes hanches, je fus agréablement surpris de constater qu'ils étaient plutôt amples. À la seconde où j'avais vu que c'était du cuir, j'avais craint qu'ils seraient aussi ajustés qu'une deuxième peau, mais ce n'était pas le cas. J'avais amplement d'espace pour bouger.

« Désolée s'ils sont trop grands, dit Pansy en sortant sa baguette. Ils sont à Blaise, et il est un peu plus costaud que toi, mais on va arranger ça rapidement avec un sort d'ajustement. »

Elle lança le sort et je compris instantanément que mes hypothèses de départ concernant le cuir étaient valides. C'était serré. Très serré.

« Est-ce que tu peux bouger, ou ils sont trop serrés? » demanda Hermione, sa baguette sortie elle aussi. Je tentai de bouger un peu et, étonnamment, j'y parvins. Je ne l'aurais jamais cru en les regardant, mais il était vraiment possible de bouger en les portant. Serrés, oui. Rendant ma respiration difficile, peut-être. Mais quand même viables. L'émerveillement est sans fin.

« Ça va » dis-je à Hermione, et la brunette baissa sa baguette.

« Merveilleux. Maintenant, mets ça. »

Elle me tendit un débardeur blanc, et je le pris, le passant rapidement au-dessus de ma tête.

« Et ça. »

Le dernier morceau de linge était une chemise en soie verte, de la même couleur que mes yeux. Je la laissai ouverte.

« Maintenant, tes cheveux! » dit Pansy en m'indiquant de m'asseoir sur la table basse pour qu'elles puissent se tenir derrière moi. J'hésitai un instant à les laisser derrière moi, baguette en main, en position de faire n'importe quoi à mes pauvres cheveux, mais je me ressaisis rapidement et m'assis. Et, honnêtement, je n'avais aucune raison de m'en faire. Elles se concertèrent pendant un moment, avant de finalement s'entendre pour les lisser et les assembler en une queue de cheval, très semblable à ce qu'Hermione avait fait pour mon premier rendez-vous avec Drago.

Après les cheveux vint le temps des accessoires. Apparemment, on ne pouvait s'en passer. Il y aurait même une loi contre cela, dans certaines sociétés, selon Hermione. Je ne suis pas certain de la croire, mais peu importe, les miens incluaient un collier noir à ras le cou, plusieurs bandes de caoutchouc noir qui, à en croire Pansy, étaient des bracelets, et une ceinture noire. Finalement, je mis une paire de bottes noires, après quoi je fus enfin jugé projet complété.

Je marchai jusqu'à la salle de bain, profitant du gigantesque miroir que Drago avait fait installer quelque temps auparavant. Le résultat était pour le moins intéressant.

« Alors, qu'est-ce que tu en dis? » demanda Pansy en souriant au miroir de son point d'observation, juste derrière moi.

« J'ai l'air complètement et parfaitement gay.

Mission accomplie, alors » dit Hermione. Puis, elle fit cette chose qui me confirmait qu'elle avait passé beaaaaucoup trop de temps avec Pansy, dernièrement. Elle eut un sourire narquois. Et pas un simple sourire en coin! Non, un sourire narquois et arrogant, plein de supériorité, avec une pointe d'insolence et de suffisance. Je me sentis étrangement fier.