Titre original : The Challenge of being a Veela's Mate
Auteur : Triola
Traductrice : PetiteMary
Disclamer : Les personnages sont à J.K. Rowling, l'histoire est à Triola. Je n'agis qu'en tant que traductrice.
Résumé : Harry se réveille ayant l'apparence d'une fille, Drago est possessif, mais étrangement adorable, Hermione crie hystériquement comme la fille qu'elle est, Pansy est plutôt sympathique. Le conte d'un Veela et de son compagnon. Ou était-ce un compagnon et son Veela? Slash HPDM. Pré OdP.
Note de la traductrice
Comme promis, voici le dernier chapitre! Il sera suivi de l'épilogue dans quelques jours. Bonne lecture!
Chapitre 23 – Une nuit mémorable
Après que Pansy et Hermione m'ait aidé à m'arranger, elles restèrent pour décorer la pièce. Toutes les fournitures furent déplacées sur les côtés, et accueillirent bientôt une multitude de chandelles de toutes les formes et de toutes les tailles, certaines même parfumées. Je ne savais même pas que ça existait, mais apparemment, c'était le cas. Je n'allais pas m'attarder à penser au niveau de gaytitude de la personne qui avait été jusqu'à inventer les chandelles parfumées. Pas que j'aie le droit de m'exprimer sur la question, compte tenu que planifier de coucher avec un mec requérait en soi une certaine quantité de gaytitude, et que je portais du maquillage en plus. Pour ma défense, c'était avec réticence, et seulement après des heures et des heures de harcèlement de la part de deux adolescentes très déterminées, qui ne me laissaient pas tranquille ne serait-ce qu'un instant, me suivant partout même quand j'allais aux toilettes, me harcelant et m'importunant jusqu'à ce que je sois prêt à… m'enfin, oubliez ça. Je n'étais pas amer. Non, je ne l'étais pas. Mais peu importe, les chandelles parfumées avaient belle allure et elles sentaient bon, dans l'ensemble. Il n'était pas nécessairement possible de déterminer ce qu'elles étaient supposées sentir, mais quand quelque chose porte le nom de « Les Chandelles parfumées de Madame Rosinda avec alihosty et un soupçon de puffapod », c'était à prévoir.
Mais je m'éloigne du sujet. Dans le milieu de la pièce, nous avions mis une petite table ronde entourées de deux chaises se faisant face. Sur le dessus, une nappe blanche avait été installée, sur laquelle reposaient des assiettes et des couverts éparpillés. Quoique éparpillés n'était probablement pas le terme approprié, puisque Hermione avait mis une bonne demi-heure à déterminer la meilleure façon de les disposer. Puis, dernier détail de finition, Pansy plaça un vase avec une unique rose rouge au milieu de la table. Cliché, oui, mais ce n'est pas pour rien que ça l'est, et tant qu'elles ne s'attendaient pas à ce que je tienne la rose entre mes dents, j'étais satisfait.
« Enfin terminé! rayonna Hermione en inspectant le résultat.
- Oui, maintenant, il ne nous reste plus qu'à tamiser les lumières et à mettre de la musique, sourit Pansy.
- Merci, les filles, je n'y serais jamais arrivé sans vous! dis-je en les étreignant toutes les deux.
- C'est clair que tu n'y serais pas arrivé! » répondit Pansy avec un sourire suffisant, et Hermione rit en hochant la tête affirmativement. « Mais est-ce que tu te souviens de tout ce que nous t'avons enseigné? »
J'acquiesçai en révisant le tout dans ma tête. Je devais marcher d'une certaine façon, faire certaines choses, et parler de certains sujets. En gros, ça incluait beaucoup de déhanchements, une quantité folle de sourires, rires et battements de cils et, dernière, mais non la moindre, une teinte un peu plus rauque dans ma voix. Apparemment, toutes ces choses précipiteraient Drago dans mon lit, et puisque c'était mon but, j'allais faire tel que recommandé.
« Oh, et Harry, ajouta Hermione. As-tu lu le livre que je t'ai donné? »
Rougissant à en devenir presque marron, je hochai la tête. Le livre en question avait été caché en sécurité au fond de ma malle, mais seulement après que j'y aie jeté un coup d'œil, bien entendu. C'était, pour faire court, un guide des choses que deux sorciers pourraient envisager faire dans l'intimité de leur chambre. Et quelques unes de ces choses ne devaient pas être considérées très souvent, mais ça pourrait être à essayer un de ces jours. Et le livre était illustré. Oui, monsieur, un livre très éducatif.
« Très bien, approuva Pansy. Et tu as pris la potion contraceptive? Merveilleux, alors je crois que tu es prêt pour ce soir! Une dernière question avant qu'on parte? Non? Ok, alors amuse-toi bien, et ne fais rien que je ne ferais pas! »
Les deux filles traversèrent le trou du portrait en riant, et je m'assis pour attendre. Nous avions convenu que, lorsque nous aurions terminé, Pansy irait retrouver Blaise et Drago, et que Blaise se calmerait soudainement, de façon à ce que Drago soit libre de partir. Heureusement pour moi, je n'avais pas à attendre très longtemps. Je pense que si ça avait été le cas, je serais mort d'une crise de nerfs. Ces derniers auraient transpercé ma peau, auraient grimpé jusqu'à mon cou et m'auraient étranglé pendant que je regardais ailleurs. Je ne rigole pas. Mais, heureusement, Drago passa la porte dans les dix minutes, de sorte que je n'avais pas vraiment eu le temps de devenir nerveux au point que mes nerfs envisagent de s'en sortir par le meurtre. Ou aurait-ce été un suicide, considérant que mes nerfs font techniquement partie de moi? Hum, laissez-moi vous revenir là-dessus.
« Désolé d'avoir été aussi long, amour; Blaise peut être si énervant, parfois! Il ne voulait tout simplement pas se calmer, peu importe ce que j'essayais! C'était presque comme s'il le faisait exprès! Et par-dessus le marché – »
C'est à ce moment que Drago sembla regarder autour de lui pour la première fois. L'expression qui apparut sur son visage était très singulière.
« Harry? Harry, amour, qu'est-ce que c'est que tout ça? » dit-il en parcourant la pièce des yeux afin de me repérer.
Quand il me vit, son visage prit une expression encore plus singulière. C'était vraiment intéressant, cette façon qu'avaient ses joues de rougir et ses yeux de reluire, tandis que sa bouche s'ouvrait légèrement et que sa langue venait inconsciemment humidifier ses lèvres. Très intéressant, c'est le moins qu'on puisse dire.
« Harry? »
Il était bouche bée, semblant, faute d'une meilleure formulation, un peu en choc.
« Oui, mon nom est bel et bien Harry » acquiesçai-je dans un petit sourire narquois. Qu'est-ce que ça pourrait être d'autre? J'avais déjà établi que ce n'était définitivement pas Jack. Marchant jusqu'au milieu de la pièce, je tournoyai un peu pour qu'il puisse me voir en entier. Son expression semblait devenir de plus en plus singulière à mesure que le temps passait. Désormais, son menton descendait presque jusqu'à sa poitrine et ses yeux concurrençaient en grandeur avec des soucoupes.
« Est-ce que tu portes du cuir? »
Et le voilà qui léchait littéralement ses lèvres.
« Eh bien, oui. C'est vraiment confortable, mais si tu n'aimes pas ça, je peux toujours aller me changer– » m'aventurai-je, sachant bien entendu que je ne le ferais pas.
« Non! Euh, je veux dire, non, ça va, garde-les. »
Ses yeux balayèrent inconsciemment mes jambes revêtues de cuir.
« Ouais, les garder sonne comme un bon plan. »
C'est à peu près à ce moment qu'il s'attarda sur mon visage. « Singulière » devint soudain trop faible pour décrire son expression.
« Harry, amour » commença-t-il, fixant mon visage, puis clignant des yeux avant de me fixer davantage. « Je crois qu'il faut qu'on parle. »
Il s'avança jusqu'à moi, puis posa une main sur mon épaule.
« Tu vois, ça fonctionne comme ça : le monde de la sorcellerie se divise en deux moitiés, les mâles et les femelles. Les femelles sont les femmes. Elles utilisent du maquillage. Les males sont les hommes. Ils ne se maquillent pas. Lequel des deux es-tu, rappelle-moi, chéri? »
Il eut un petit sourire narquois, puis haussa un sourcil curieux.
Je lui envoyai une petite tape derrière la tête, avant d'accrocher mes bras autour de son cou.
« Je croyais que tu appréciais que ton soumis ait l'air le plus soumis possible? »
Je relevai les yeux vers lui, battant des cils pour plaisanter.
« Eh bien, tu as un point. Et vous avez l'air formidablement soumis, ce soir, M. Potter. » Le souffle de Drago sur mes lèvres fit remonter un puissant frisson le long de ma colonne. « Magnifiquement. »
Souriant, je m'étirai et déposai un petit baiser sur ses lèvres impatientes.
« Tout le mérite revient à Hermione et Pansy, je t'assure.
- Ah, alors elles ont finalement pris le contrôle de ton visage, c'est ça? J'avais peur que, si tu n'abandonnais pas bientôt, elles te kidnappent, t'attachent à une chaise et s'attaquent à toi. Cosmétiquement, bien sûr. »
Je ris et hochai la tête.
« Oui, elles peuvent être plutôt féroces quand elles ont une idée en tête. Mais j'ai quand même réussi à échapper à l'ombre à paupières verte et au brillant à lèvres. Je n'en suis pas peu fier.
- Remarquable! Je ne suis pas certain que j'y serais parvenu, si j'avais été à ta place. Quel est ton secret? »
Il me rapprocha de lui, déposant son front contre le mien.
« Ah, mais si je te le disais, ça ne serait plus un secret, n'est-ce pas? le taquinai-je.
- Hum, tu as peut-être un point. »
Ses yeux dansèrent, et il s'abattit sur mes lèvres pour les capturer des siennes. Le baiser s'étira sur un certain temps, nos langues prenant le temps d'explorer, mais au bout d'un moment je me retirai, quittant la chaleur réconfortante des bras de Drago dans le but de l'attirer jusqu'à la table.
« Dîne avec moi? » demandai-je, et il acquiesça. Se glissant facilement dans le rôle du parfait gentleman, il me dépassa et tira ma chaise. Je souris avec reconnaissance et lui donnai un bref baiser avant qu'il ne s'installe de son côté de la table.
Lorsque nous fûmes tous les deux installés, un « pop » sonore retentit et Dobby apparut devant nous. Il portait un tricot brun qui ressemblait étrangement à ceux que Ron recevait de sa mère à chaque Noël, des pantalons bleu foncé rayés de noir, et avec cela quelque chose de blanc qui ressemblait fortement à un gant de toilette jeté hasardeusement sur son bras. Ses oreilles tressaillaient fiévreusement et il rayonnait littéralement.
« Harry Potter! Maître Drago, monsieur! Dobby est votre serveur pour la soirée; oui, il l'est! Harry Potter et Maître Drago prendront-ils le repas de Noël, ou préfèrent-ils autre chose? Dobby prépare beaucoup de nourriture pour la soirée spéciale d'Harry Potter, mais Dobby peut cuisiner quelque chose d'autre si messieurs Maître Drago et Harry Potter le veulent! »
Je lui répondis en riant :
« Un repas traditionnel de Noël conviendra tout à fait, Dobby, merci. »
Drago montra son accord par un signe de la tête et, dans un salut bien bas, Drago s'évapora tandis que notre petite table se remplissait de victuailles de toutes sortes. Il y avait même une bouteille de vin d'ortie, que Drago s'empressa d'ouvrir.
« Un verre de vin, monsieur? » demanda-t-il, ses yeux scintillant d'amusement.
« Avec plaisir » répondis-je en riant.
Drago m'en versa un verre complet, avant d'en prendre lui-même.
« À toi, Harry » murmura-t-il, levant son verre dans ma direction avant de prendre une gorgée.
Rougissant, je souris avant de prendre moi-même une gorgée.
« C'était une très bonne idée, amour, je suis heureux que tu l'aies eue. »
Drago prit ma main et la parcourut de son pouce dans une légère caresse.
« Et je dois dire que tu es exceptionnellement beau, ce soir. Tu me rappelleras d'envoyer une note de remerciement au Duo-qui-ne-sait-pas-se-mêler-de-ses-affaires. Elles sont têtues comme des mules, mais cette fois le résultat est plus que suffisant pour excuser le moindre trait de caractère animalier. »
Je lui pressai la main en riant.
« Elles ne sont pas si terribles, tu sais que tu les aimes.
- Absolument pas! prétendit Drago en levant le nez haut dans les airs. Je les tolère. Il y a une différence.
- Pas en langage malfoyien, marmonnai-je juste assez fort pour que Drago m'entende peut-être avant de plaquer un doux sourire sur mon visage.
- Je ne daignerai même pas répondre à cela » dit Drago, reniflant d'un air insulté. C'était vraiment adorable. Riant, je l'encourageai d'un geste de la main à goûter la nourriture qui s'étalait entre nous.
« Qu'est-ce que c'est que ça? demanda-t-il après avoir essayé un des plats. C'est vraiment bon.
- Oh, c'est de l'oie, je crois. De l'oie à la Dobby.
- Je n'aurais jamais cru que ta groupie sache vraiment cuisiner! » dit-il en affichant un sourire moqueur.
Je secouai la tête, allongeant la main pour faire mine de lui frapper le bras.
« Au moins, moi, j'ai des groupies! C'est déjà plus que tu ne peux le dire, mon cher. »
Drago sourit largement. Il semblait toujours apprécier nos échanges de plaisanteries de ce genre.
« Mais je n'ai pas besoin de groupies : je t'ai toi, amour.
- Ah! pour ça oui, pour ça oui » acquiesçai-je en prenant une bouchée de mon pain. Drago sourit et mangea une bouchée de plus, lui aussi. Bientôt, nous eûmes terminé notre repas, et il fut plus que temps d'aller au lit. Du moins, c'était mon avis.
« Je pense que je vais aller au lit, maintenant, murmurai-je en regardant Drago à travers mes cils.
- Je vais te raccompagner chez toi » plaisanta-t-il, et je ne pus m'empêcher de rire un peu.
Nous parcourûmes main dans la main les quatre mètres qui nous séparaient de nos portes de chambre respectives, et Drago se pencha pour déposer un chaste baiser de bonne nuit sur mes lèvres. Sauf que je ne m'en tins pas à ce chaste baiser très longtemps. Après que nous nous soyons séparés, je souris doucement en ouvrant ma porte, puis je regardai par-dessus mon épaule et tirai la main de Drago.
« Reste avec moi, cette nuit? » demandai-je, et je pus le voir cligner des yeux au moins cinq fois avant que la signification de mes paroles semble le frapper.
« Tu veux dire –
- Oui, acquiesçai-je.
- En es-tu certain? »
Il parcourut mon visage à la recherche d'une marque d'hésitation, mais j'avais déjà pris ma décision, donc il n'y en avait pas à trouver. Je lui souris et je répétai mon mouvement de traction sur sa main. Cette fois, il me suivit, et je lui conduisis jusqu'au lit.
« Joyeux Noël, Drago » chuchotai-je, et je capturai ses lèvres des miennes. Ce furent les dernières paroles que nous prononçâmes pour un très long moment.
