Salut tout le monde,
Voici un petit OS un peu cliché, comme vous l'aurez compris par le titre, mais que je voulais vraiment écrire, alors pourquoi pas? J'espère qu'il vous plaira malgré tout.
Bonne lecture! Enjoy! *-*
Vivichan10
OS: Il n'y a qu'un seul lit
Toute l'équipe revenait d'une longue et pénible enquête sur une base navale en Alabama. Ils avaient arrêté le meurtrier le matin même et ils n'avaient pas perdu un instant avant de prendre la route pour Washington. Ducky et Palmer étaient déjà partis la veille avec le camion de la morgue et les agents spéciaux, eux, s'étaient alors tous serrés dans leur habituelle camionnette sur les coups de midi.
Gibbs conduisait, Kate était coincée entre lui et Tony, et McGee, en sa qualité de petit dernier, avait hérité de la place à l'arrière.
Malgré la conduite sportive (dangereuse oui!) de Gibbs, ils n'arriveraient pas à Washington ce soir-là. Ils décidèrent donc de s'arrêter dans un petit hôtel en bord de route pour se reposer et reprendre des forces pour affronter la route qui leur restait à parcourir le lendemain.
A l'accueil du motel se trouvait une vieille dame très mince, tellement voutée que c'était surprenant qu'elle tienne encore debout. Elle tenait d'une main un porte cigarette en nacre et de l'autre le tout dernier magazine de potins. C'est à peine si elle leva les yeux sur eux quand les quatre agents se présentèrent devant son bureau qui croulait sous de la paperasse et des éditions précédentes de son magazine. Gibbs, qui n'était déjà pas de bonne humeur après avoir supporté l'humour tout à fait propre à Dinozzo toute la journée, aboya un "bonsoir" à la réceptionniste pour attirer son attention.
-Quatre chambres, s'il vous plaît, dit Kate avec un sourire poli pour compenser l'humeur massacrante de son supérieur.
-Il n'y en a que deux, répondit la vieille femme en soufflant un cercle de fumée sur McGee qui avait eu le malheur de s'approcher trop près d'elle.
Aucun d'eux n'avait envie de se remettre en route, alors, avec un grognement Gibbs hocha la tête et prit les deux clefs qu'elle lui tendait déjà. Il en lança une à Timothy et dit:
-Le bleu avec Tony, Kate avec moi. Chambre 210.
Sans un mot de plus, il tourna les talons et grimpa quatre à quatre les marches menant aux chambres. Aucun des trois agents subordonnés n'eut le temps de répliquer quoi que ce soit. Comme d'habitude, tout compte fait…
Kate tripota nerveusement sa casquette du NCIS entre ses mains. Voilà qui n'allait pas l'aider avec son stupidissime, immense, insensé, et non professionnel béguin pour son patron. C'était devenu de plus en plus difficile à gérer avec les mois qui passaient. Au début, elle avait pris ça pour de l'admiration pour l'ancien marine, mais elle avait dû finir par admettre que c'était bien plus que cela. Elle se sentait comme une adolescente qui ne pouvait s'empêcher de rougir à chaque approbation de Gibbs, qui manquait un battement de cœur quand il prononçait son nom (ou mieux: quand un "Katie" lui échappait, même si elle ne l'avouerait pas)... elle savait très bien ce qu'il penserait de tout ça. Alors, elle avait essayé de réprimer ses sentiments, sans grand succès, et à camoufler ses émotions au bureau, avec un peu de chance elle aurait plus de chance de ce côté là (ce n'était pas gagné avec ses collègues fédéraux surentraînés et plutôt portés sur les ragots).
Passer une nuit dans la même chambre que Gibbs… son instinct lui criait: danger!
Elle déglutit avec peine et puis salua McGee et Tony avant d'emprunter les mêmes escaliers que Gibbs quelques minutes plus tôt. Le motel n'était vraiment pas luxueux, mais elle avait connu pire. Chambre 210, voilà…
Devait-elle toquer? Non… ça serait ridicule…
Les mains légèrement tremblantes elle ouvrit la porte et sa mâchoire manqua de se décoller. Il n'y avait qu'un lit dans cette chambre!
En la voyant entrer, Gibbs se releva du lit et dit:
-Je vais dormir par terre, Kate, ne fais pas cette tête là.
C'était du Gibbs tout craché. Code d'honneur, galanterie, peu importe ce que c'était, mais bien évidemment il lui proposait de dormir à même le sol et de lui laisser le lit.
-Ne sois pas ridicule. Tu as à peine dormi ces derniers jours et tu as conduit toute la journée, et…
-Et je suis vieux? dit-il avec un petit sourire amusé.
-Non, ce n'est pas ce que j'ai… je… non!
Ah bah bravo, voilà qu'elle bafouillait! Gibbs ne l'aidait pas avec son air moqueur qui lui était propre… Il dut finir par prendre pitié d'elle, car il se détourna de son visage rouge pivoine pour enlever ses chaussures et défaire sa chemise. Il se glissa ensuite sous les couvertures, du côté gauche du lit, droit comme un I.
Kate secoua la tête. Mais qu'avait-elle donc fait au bon Dieu! Dormir dans le même lit que Gibbs… elle en avait rêvé bien plus de fois qu'elle n'oserait se l'avouer, mais certainement pas comme ça.
Elle posa son sac sur la chaise du bureau qui faisait l'angle de la chambre et en sortit une tenue de sport qu'elle avait emporté quand ils étaient partis de Washington pour l'affaire. Elle n'allait certainement pas dormir dans son pyjama en soie qui ne laissait pas beaucoup de place à l'imagination sur ce qui se trouvait en dessous…
Elle alla ensuite dans la salle de bain attenante et se changea pour la nuit. Avant de revenir dans la chambre, elle se figea devant le lavabo. Elle passa de l'eau fraîche sur son visage en espérant que cela atténuerait la rougeur de ses joues, puis, les mains posées de chaque côté de ma vasque en céramique, elle se regarda dans le miroir: elle avait une mine épouvantable… pas étonnant avec tout le travail qu'elle et ses collègues avaient abattu ces derniers jours (ou plutôt ces derniers mois).
Tout cela était ridicule! Elle stressait parce qu'elle devait dormir avec Gibbs, elle qui avait un jour protégé le président des Etats-Unis. Un peu de nerfs Kate!
Elle attacha ses cheveux en une queue de cheval et prit son courage à deux mains avant de rejoindre Gibbs dans la chambre.
L'ex-marine avait enfilé une paire de lunettes et il écrivait quelque chose sur ses genoux. Probablement son rapport. Il releva les yeux par-dessus ses lunettes et lui sourit doucement avant de se concentrer à nouveau sur son travail. Cela était familier et douloureusement naturel entre eux, comme s'ils dormaient tous les soirs dans la même chambre et dans le même lit. Ca ne se reproduirait pas d'aussi tôt, peut-être même jamais, pensa Kate, alors autant en profiter.
Elle traversa la pièce sur la pointe des pieds et vint s'allonger près de Gibbs. Le lit était beaucoup plus petit qu'elle ne l'avait imaginé… elle pouvait sentir la chaleur émanant du corps de Gibbs et elle rougit violemment. Elle aurait voulu avoir le courage nécessaire pour s'approcher un peu plus de lui et prendre exactement ce qu'elle voulait. Mais Kate n'était pas aussi téméraire… fichue éducation catholique.
-Tout va bien Kate? Je te sens un peu tendue…
Évidemment, rien n'échappait jamais à Leroy Jethro Gibbs. Comme prise au piège, Kate ne pouvait ni dire la vérité, ni mentir (il l'aurait tout de suite su). Elle ne se tendit que d'avantage et Gibbs le sentit car il posa son rapport sur la table de chevet et se tourna complètement vers elle pour l'analyser de ses yeux bleus perçants.
Kate aurait pu jurer qu'il lisait dans ses pensées, sinon pourquoi afficherait-il un sourire aussi satisfait?
-Tu rougis, constata-t-il simplement.
Elle osa enfin lever les yeux vers les siens, pas tout à fait certaine de ce qu'elle pourrait lire en eux. De l'amusement, de l'affection et quelque chose de tout à fait propre à Gibbs. Elle aimait à penser que ce regard en particulier, il ne le gardait que pour elle, même si cela semblait être une idée parfaitement ridicule. Ridicule, certes, mais elle ne l'avait jamais vu adresser ce regard à qui que ce soit d'autre, pas même à Abby.
Ses mains agissant complètement de leur propre chef, sans que son cerveau ne leur ait donné son accord, elle posa l'une d'elles sur le torse de Gibbs et l'autre sur sa joue.
-Merci de ne pas m'avoir donné la chambre avec Tony, dit-elle après un long silence.
-C'est un bon gars, mais… il est parfois stupide, répondit Gibbs laconiquement mais avec une étincelle dans les yeux qui prouvait à quel point il avait de l'affection pour chacun d'entre eux malgré ce qu'il prétendait parfois. En disant cela, il avait pris la main de Kate dans la sienne et la serra délicatement.
-Ca ne t'est jamais arrivé d'être stupide? demanda Kate, sincèrement intéressée par sa réponse. Peut-être était-ce la fatigue, mais elle aurait aimé qu'il soit un parfait idiot avec elle ce soir et qu'il oublie toutes ses règles pour une fois.
Il ne répondit rien, se contentant de se retourner pour poser son rapport sur la table basse et éteindre la lumière. Elle sourit, car malgré tout il n'avait pas lâché sa main et il ne semblait pas être décidé à le faire d'aussi tôt. Il plaça leurs deux mains enlacées sur son torse qui se soulevait tranquillement à chacune de ses respirations. Kate pouvait sentir le battement régulier de son cœur sous ses doigts et encore une fois, elle fut frappée par le fait que cette situation tout à fait inédite semblait être tout à fait naturelle pour eux.
Quitte à pousser le bouchon un peu trop loin, elle se lova contre Gibbs, sa tête appuyée sur son épaule. Il ne la repoussa pas. Sa respiration s'accéléra pendant quelques secondes mais il ne la repoussa pas.
Elle était prête à s'endormir, quand soudain la voix grave et chaude de Gibbs résonna dans le silence de leur chambre:
-Je suis aussi idiot que Tony, voire même plus. C'est juste que moi je sais le cacher… mais tu rends les choses vraiment difficiles Katie…
Elle le tuerait plus tard pour ce surnom ridicule… car pour le moment tout son cerveau devait se mobiliser pour analyser les mots à moitié prononcés par son patron. Est-ce qu'il venait vraiment de dire ce qu'elle croyait qu'il venait de dire? Si c'était le cas, elle devrait se pincer pour vérifier qu'elle ne rêvait pas.
Kate était une femme d'action, alors, mettant de côté son bon sens, sa timidité et ses doutes, elle s'approcha encore plus de lui si cela était possible, et dit sans aucune retenue:
-Plus besoin de te cacher Gibbs. Montre-moi à quel point tu es un idiot.
Elle avait réussi ce que peu de gens étaient parvenus à faire par le passé: elle l'avait surpris. Même s'il faisait noir elle n'avait aucun mal à imaginer son expression de pur ébahissement alors que la tête de l'ancien marine se tournait vers elle. Elle se doutait aussi que sous son crâne devait se tramer une sacrée tempête et elle n'était pas peu fière d'avoir eu un effet pareil sur lui juste avec quelques mots.
Le plus probable aurait été que Gibbs la rejette, lui répétant encore une fois l'importance de la règle n°12, ou encore qu'il évoque leur différence d'âge et le fait qu'il n'était pas assez bien pour elle, ou des conneries de ce genre là; et pourtant il n'en fit rien. Son visage à quelques centimètres du sien, semblait la fixer et , elle en était sûre, il essayait de se retenir de faire quelque chose qu'ils pourraient finir par regretter plus tard. Kate en avait marre de regretter de ne pas avoir fait ce qu'elle voulait pour éviter les remords que cela pourrait entraîner. Si Gibbs semblait paralysé par la peur de faire les choses de travers, elle, elle n'avait plus l'intention de se cramponner aux bienséances et à un quelconque code d'honneur. Elle posa ses lèvres sur celles de Gibbs, aussi doucement qu'une brise d'été, et elle serra un peu plus fort ses doigts entre les siens.
-Kate, je finirai par te faire souffrir et c'est vraiment la dernière chose que je veux.
-Je suis une grande fille Jethro, tu n'as pas besoin de me protéger. Et puis, j'ai envie de prendre ce risque.
Il sembla sourire contre ses lèvres alors qu'elle venait de l'appeler par son prénom pour la toute première fois depuis qu'ils se connaissaient. Dans sa bouche, il sonnait presque bien. Et puis, visiblement parce qu'il ne trouvait pas d'autres arguments contre cela, il répondit à son baiser.
C'était bien mieux que tout ce que Kate s'était imaginé quand elle pensait à leur premier baiser. C'était intense, puissant et pourtant si doux. Gibbs la plaqua légèrement sur le matelas étonnamment confortable et, la surplombant sans pour autant l'écraser, il l'embrassa encore et encore, comme si sa vie en dépendait.
Kate était parfaitement consciente de son érection grandissante contre sa cuisse et cela lui faisait tourner la tête de désir. Pourvu qu'il ne s'arrête jamais de l'embrasser. Elle en voulait plus, bien entendu, mais si elle ne devait se contenter que des baisers de Leroy Jethro Gibbs, elle serait déjà très heureuse et comblée.
-K… Kate. Je ne pourrai bientôt plus m'arrêter, alors… si ce n'est pas ce que tu veux tu dois me le dire… il faut que tu me le dise t… tout de suite… Kate? demanda-t-il avec le souffle erratique mais avec un ton très sérieux qui demandait, non, ordonnait une réponse rapide de la part de sa subordonnée.
-Bon Dieu, Gibbs! Bien sûr que je veux continuer! J'ai envie que tu me prennes, ok? Je suis à toi.
Kate se jura que rien que pour cette phrase elle irait se confesser à l'église de son quartier aussitôt qu'ils seraient rentrés, mais elle ne semblait pas être capable de regretter quoi que ce soit. Tant pis si cela faisait d'elle une mauvaise fille, elle n'avait jamais voulu quelque chose autant qu'elle ne voulait Gibbs en cet instant, alors tant pis pour sa conscience. Elle ne voulait surtout pas qu'il puisse douter du fait qu'elle voulait cela autant que lui. Elle savait quels étaient ses doutes, elle savait qu'il se croyait trop vieux pour elle, trop brisé pour lui donner ce qu'elle méritait, mais elle, elle savait que Gibbs était l'homme qu'elle avait attendu toute sa vie. Elle voulait tout ce qui était possible et tout ce qui était impossible. C'est pourquoi, plus doucement que la première fois, elle murmura:
-Bien sûr que je veux continuer.
Son ton avait dû le convaincre, car, avec beaucoup plus de tact et de retenue que ce qu'elle aurait imaginé chez lui, il entreprit de l'embrasser dans le cou. Si ce n'était pas ce qu'elle s'attendait, c'était pourtant mille fois mieux que tout ce qu'elle avait espéré encore une fois. Comment quelque chose d'aussi dérisoire que quelques baisers dans son cou pouvait allumer une telle flamme chez elle? Une flamme… non! un incendie!
Elle se voyait déjà le supplier pour la moindre caresse. Elle aurait dû avoir peur de cela, et pourtant… et pourtant elle avait confiance en lui.
Après avoir goûté indéfiniment la peau laiteuse de son cou, Gibbs s'accorda quelques secondes pour se noyer dans le regard vif de Kate qu'il percevait grâce à un rayon de lune qui traversait les volets abîmés de l'hôtel. C'était extraordinaire à quel point les yeux de cette femme en disaient long. On pouvait y lire son intelligence et le fait que rien ne lui échappait jamais, on y lisait aussi à quel point elle avait de l'humour malgré l'image de fille sérieuse qu'elle s'était construite pour exceller dans sa carrière… La seule chose que Gibbs ne réussissait jamais à discerner dans le fond de ses yeux était ce qu'elle ressentait pour lui. Si on lui avait posé la question la veille, il aurait répondu qu'il espérait au moins y lire qu'elle éprouvait du respect pour lui, mais ce soir elle avait fait tomber ses barrières et il lisait en elle sans problème. C'était bouleversant de se plonger dans ses yeux noisettes et d'y contempler de l'envie, du désir, du plaisir, de la joie, de l'affection et un petit plus qu'il ne saurait décrire ni même expliquer. Comment avait-elle réussi à cacher tout cela auparavant était un grand mystère.
S'il s'était écouté, il l'aurait déjà complètement déshabillée, mais elle était spéciale, elle… Kate méritait qu'il prenne son temps et il n'était pas le moins du monde déçu de la découvrir centimètre par centimètre. Mettre des mots sur ce qu'il éprouvait pour elle était un terrain dangereux, miné même, mais il n'empêchait que son cœur, lui, ressentait ces sentiments comme une vague pleine de promesses et de joies.
Il écarta les bretelles du débardeur qu'elle portait - surtout ne pas penser au fait qu'elle ne portait rien sous celui-ci et que ses tétons érigés n'attendaient que d'être pris en main...ou en bouche! - et il embrassa ses épaules rondes qu'il avait tant de fois voulu presser pour lui faire comprendre qu'il était là pour elle.
Sous lui, Kate gigotait. Elle ne semblait pas ne pas apprécier le traitement qu'il lui infligeait, mais, impatiente comme elle l'était, il ne doutait pas du fait qu'elle en voulait plus. Il sourit pour lui-même. Voilà qui serait intéressant que de la faire patienter si longtemps qu'elle devrait le supplier… Une prochaine fois… Si tant est qu'il y ait une prochaine fois. Cela lui briserait le cœur que ce soit une affaire sans lendemain. Il ne pourrait plus se regarder dans une glace… Mais Kate ne se serait pas donnée pour une amourette d'une nuit, il en était presque certain…
Il posa une série de baisers tout le long de son bras jusqu'à ce qu'elle lui attrape une main et qu'elle la pose sur l'un de ses seins.
-S'il te plaît Gibbs, touche-moi.
Il manqua d'avaler sa langue en entendant ces mots, mais son attention fut vite portée sur sa main qui, nom d'un vieux loup de mer! était posée sur le petit sein rond et parfait de l'agent spécial Caitlin Todd. Comment pourrait-il se contenir maintenant?
Il écarta complètement les bretelles du débardeur de la brune de sorte que sa poitrine fut enfin exposée à sa vue et il dut se faire violence pour ne pas allumer la lumière afin de l'observer avec plus de précisions. Diable, il redevenait un adolescent affamé au contact de cette femme!
Il ne se contenta pas d'observer ses seins très longtemps bien entendu. Il ne put s'empêcher d'en prendre un en bouche alors qu'il pétrissait l'autre et roulait entre ses doigts son téton couleur bois de rose. Et là, il entendit le son le plus angélique et érotique à la fois: Kate gémissait son prénom, les yeux fermés et sa main caressant sa joue. Il était perdu… plus jamais il ne voudrait quitter ses bras, plus jamais il n'accepterait qu'un autre que lui ne pose ses yeux sur elle.
S'il avait, jusqu'à maintenant, réussi à se retenir de précipiter les choses, il en voulait plus maintenant, et il ne tiendrait pas une seconde supplémentaire. Il fit passer le débardeur au-dessus de la tête de Kate et la débarrassa aussi, tant qu'à faire, de son bas de jogging ainsi que de sa culotte en satin bleu. Il aurait voulu être plus loquace pour lui dire à quel point il la trouvait magnifique, mais il en était bien incapable, alors il grogna d'appréciation et elle rit doucement en lui enlevant à son tour ses vêtements. Il n'était pas préparé au regard qu'elle lui lancerait en le voyant nu. Même s'il s'entretenait plutôt bien au vue de son métier, son corps commençait tout de même à porter les signes de l'âge. Cependant, les yeux de Kate s'agrandirent un peu plus et elle le détailla avec une envie non dissimulée. Cela flattait son égo, certes, mais surtout il était heureux de pouvoir lui donner exactement tout ce qu'elle désirait, et cela n'avait pas de prix. Il prit son visage en coupe et l'embrassa tendrement - petite parenthèse dans l'instant torride qu'ils partageaient - goûtant ses lèvres de miel et son souffle qui se mêlait au sien.
Kate ne s'était jamais sentie aussi bien depuis des mois. Enfin il la tenait dans ses bras et si son instinct ne la trompait pas, lui aussi éprouvait bien des choses à son égard. Si le moment était plus à propos, elle aurait fait une danse de la joie, mais elle doutait fortement du fait que cela plaise à Gibbs.
Elle glissa sa main entre leurs deux corps et prit son sexe dur pour le guider doucement en elle. Elle adorait les préliminaires en temps normal, mais c'était Gibbs dont on parlait là! et elle avait déjà assez attendu longtemps comme ça.
Il sembla lui demander la permission de bouger en elle avec son regard, alors elle murmura:
-Je suis tienne Gibbs…
Il donna un coup de reins puissant et pénétra totalement en elle. Ca en était presque trop pour Kate, totalement submergée par une vague de sensations et de sentiments. Il était si… si imposant, si merveilleusement adapté à elle, si… si Gibbs!
Elle se cramponna à ses épaules larges, en priant de toutes ses forces pour que les murs soient assez épais pour que ni McGee, ou pire encore, Tony ne l'entendent crier de plaisir le prénom de leur boss.
Elle ne savait plus où donner de la tête, les mains de son patron un peu partout sur son corps et ses va et viens en elle ne l'aidaient pas vraiment à avoir les idées claires.
Elle aurait voulu le regarder dans les yeux pour y voir grandir son plaisir, le bleu de son regard peu à peu remplacé par le noir de son désir pour elle, mais elle n'aurait pas été capable de garder les siens ouverts très longtemps.
-Je voulais faire ça depuis si longtemps… avoua Gibbs contre ses lèvres alors qu'elle perdait tous ses moyens au fur et à mesure que les secondes passaient.
-Moi aussi, depuis Air Force One, répondit Kate.
Cet aveux sembla troubler Gibbs au plus haut point, un peu comme s'il ne pensait pas qu'une femme comme elle puisse vouloir d'un homme comme lui. Il l'embrassa en la suppliant de venir pour lui et quand enfin elle se mit à trembler sous lui il s'abandonna totalement dans ses bras et jouit en un grognement presque animal.
Tous deux essoufflés, ils mirent un certain temps avant de pouvoir esquisser le moindre mouvement, et que dire que de prononcer le moindre mot. Gibbs roula sur son côté du lit, attirant le corps de Kate au plus près de lui. Il l'embrassa sur la tempe et murmura d'une voix que la jeune femme était certaine de ne jamais avoir entendue pour qui que ce soit hormis elle:
-Dors Katie, la route est encore longue demain.
The end!
Ca vous a plu? N'hésitez pas à me laisser une petite review pour me le faire savoir! *-*
A bientôt!
Vivichan10
