Bonjour à tous ! Heureuse de vous retrouver avec ce nouveau chapitre. J'ai reçu beaucoup de commentaires me demandant quand le prochain chapitre serai publier. Je vais me répéter mais LA PUBLICATION SERA MOINS RÉGULIÈRE QUE LA PREMIÈRE PARTIE car je fais des allés-retours Paris-Lille et je travaille aussi, j'espère que vous comprendrez mais je n'ai pas pour objectif d'abandonner l'histoire.

Merci infiniment.


Réponses aux commentaires :

Amel21 : J'espère que ce nouveau chapitre va te plaire ! Alors je ne vais pas te spoiler la suite car je n'ai pas envie... Et pour les Cullens nous les reverrons pas tout de suite mais nous verrons d'autres personnages... Et pas que des personnages originaux mais ceux existant déjà mais je t'en dis pas plus... Merci encore !

Yourself : Bonjour à toi nouvelle lectrice, je tiens déjà à te remercier d'avoir pris le temps de me donner ton avis. Je suis très heureuse que l'histoire t'es plu ! Et j'espère que la suite sera à la hauteur de tes attentes ! Merci infiniment !

Erking : Bonjour à toi ! Oui en effet je compte continuer à publier la suite mais de manière régulière, j'ai repris des études à Lille et je travaille sur Paris en parallèle donc j'ai moins de temps pour publier mais je suis déterminée à finir cette deuxième partie comme j'ai fais pour ma première histoire. J'espère que la suite te plaira ! Merci encore !

Syneline : Bonjour à toi nouvelle lectrice ! Je tiens tout d'abord à te remercier d'avoir pris le temps de me donner ton avis, je suis très heureuse que la première partie t'es plu ! Je suis assez contente de la direction que prends l'histoire même si ce n'est pas facile de repartir d'un personnage amnésique. J'essaye de rester au plus proche de la réalité. Savais-tu que la perte de mémoire autobiographique existe vraiment ? Je trouve ça vraiment incroyable alors j'ai décidé de l'utiliser dans cette partie. J'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! Merci encore

Elieene : Bonjour à toi ! Je suis très heureuse de savoir que l'histoire te plait ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira d'autant plus ! Et bien la publication sera moins régulière que pour la première partie mais j'essaye de faire de mon mieux ! J'ai repris des études à Lille et je travaille en parallèle à Paris donc j'ai un peu moins de temps pour publier mais j'ai pour principe d'aller au bout des choses. Je tiens vraiment à cette histoire et je suis fière de suivre l'idée que j'ai en tête. Merci encore !

Jeni74 : Merci pour toutes tes remarques ! Mais je n'ai pas dis pour le moment qu'il n'avait pas remarquer sa disparition héhé... Il y a un indice important dans le chapitre précédent que j'utilise pour justifier ce qu'il se passe. Ce ne plaira peut-être pas à tout le monde mais bon tant pis ah ah. Pour être honnête nous ne reverrons pas les Cullens tout de suite mais d'autres personnages feront leur apparition et un en tout particulier ... Qui sera important ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira, merci encore de suivre assidûment mon histoire !


Chapitre 2 : Adaptation nocturne

Je ne répondis pas tout de suite. Je restais concentrée sur le bébé entre mes mains. Mes yeux balayaient chaque centimètre de son petit corps, de ces premiers cheveux blonds presque blanc, jusqu'au bout de ces petits orteils recroquevillés.

Christina finit à son tour de se diriger vers la porte comprenant mon besoin de vouloir rester seule.

- Lizzie dis-je à haute voix avant qu'elle ne parte. Ce prénom me plaît bien murmurais-je en me glissant plus profondément sous les draps, la photo coincée entre mes mains.

- Tu as raison. Je repasserai tout à l'heure.


Cinquième fois que je m'asseyais sur cette chaise en plastique blanc posé de manière réfléchis dans cette pièce où chaque élément avaient une place attitrée. Tout cet ordre me donnait la nausée. J'exécrais ce rangement parfait digne d'un magazine de décoration où le blanc prônait en maître.

- Avez-vous entendu ma question ? M'interrompis la psychiatre en déposant son stylo plume sur le bureau marbré blanc.

- Désolée je pensais à autre chose, rien d'important continuais-je pour éviter qu'elle n'essaye de développer.

Elle souffla doucement avant d'ôter ces lunettes rondes et de les poser sur la table devant elle, se massa l'arête du nez avec son pouce et son indexe droit pour atténuer la marque laisser par les lunettes.

- Je ne peux pas parler en votre nom reprit-elle en se réinstallant, ces cheveux roux ondulés contrastant avec la couleur du fauteuil en cuir blanc. Si vous ne voulez pas de mon aide, si vous ne voulez pas me dire ce qu'il vous tracasse je ne peux rien pour vous ajouta-t-elle face à mon mutisme délibéré.

- Je n'aime pas cette pièce lâchais-je du bout des lèvres. Je n'aime pas votre décoration et encore moins le blanc, c'est tellement… vide murmurais-je en me refermant sur moi-même.

- Qu'entendez-vous par « vide » ? Répondit-elle automatiquement nullement touchée par mes remarques esthétiques.

- Vide c'est quand il n'y a rien expliquais-je bêtement. Aucunes couleurs, ni nuances. Vous avez beau chercher autour de vous il y a juste du vide, un manque total de vie. Et je déteste ça débitais-je malgré mes réticences, aussitôt je refermais la bouche me rendant compte de tout ce que je me confiais trop facilement sans réfléchir.

- Bien nous avançons enfin déclara-t-elle avec un grand sourire.

J'haussais un sourcil sceptique fasse à tant d'engouement sur mon avis concernant son bureau. Elle reprit entre ces doigts son stylo plume avant de gribouiller quelque chose dans mon dossier satisfaite d'elle.

- Je vous dis que je trouve que votre bureau est moche et sans vie et vous me répondez qu'on avance ?! Explosais-je d'un coup en me relevant, les poings serrés le long du corps. C'est la cinquième fois que je viens dans votre putain de paradis blanc, j'en ai tellement marre de voir cette couleur partout que je ressens l'envie de me crever les yeux ! Vous comprenez ça !? Vous comprenez que j'en ai marre qu'on pose la question de savoir si je me rappelle de quelque chose d'avant ? Quel plat je préfère ? Quel genre de film ? Si je préfère les joggings ou les jeans ? Mais aujourd'hui je sais une chose. Je sais que je déteste le blanc annonçais-je triomphalement avant de me rasseoir d'un coup sur ma chaise telle une reine, ma colère disparut aussi vite qu'elle était apparue.

Levant ces yeux verts de mon dossier, seul ces doigts s'étaient stoppés pendant mon éclat avant qu'elle ne finisse d'écrire. Mon explosion soudaine ne sembla en aucun cas la choquer ni la perturber. Non elle semblait presque soulagée de me voir hors de moi. Reboucha soigneusement son stylo plume avant de le reposer dans son écrin prévu à cet effet.

- Pour être honnête avec vous, nous étions inquiets mais aujourd'hui je suis rassurée de vous voir enfin sous un autre jour. Avez-vous conscience que depuis votre réveil vous vous étiez enfermé dans un mutisme émotionnel, je ne parle pas d'un mutisme oral, non. Vous répondez aux questions que l'on vous pose, vous écoutez et suivez les directives du personnels soignants mais vous avez annihilé toute vos émotions. Vous avez empêché à vos émotions de s'exprimer. Vous étiez « vide » tout simplement pour reprendre votre expression exposa-t-elle posément.

Je restais silencieuse pour ne pas dire abasourdis par ses dires. Remarquant qu'elle obtenait toute mon attention, elle se releva de son fauteuil avant de venir s'asseoir à ma droite dans la chaise voisine, croisa ses longues jambes galbées et se tourna vers moi pour me faire face.

- Nous ne voulons pas savoir si vous préférez les jeans ou les joggings dans votre passé mais si aujourd'hui quels sont vos goûts actuels stipula-t-elle. Votre corps s'est complètement rétabli d'un point de vue physique, vous n'avez plus de lésions cérébrales et les séances de rééducations ont été bénéfiques, en un mois vous avez fait des progrès remarquables je vous l'assure cependant nous sommes inquiets pour votre état mental exposa calmement la psychologue. Il faut que vous arrêtiez de vous mettre la pression à vouloir retrouver votre passé.

J'ouvrais aussitôt la bouche pour la contredire mais elle leva la main pour continuer.

- Je sais ce que vous allez dire, je ne suis pas à votre place et je ne sais pas comment je réagirai à votre place mais les faits sont là. Plus vous poussez votre cerveau à se souvenir en vous affligeant des images, des sons, des films toute la journée plus vous vous empêcher d'aller mieux. Oui je suis au courant pour votre accès aux ordinateurs dans la salle des internes et je vous l'interdis dorénavant, se rendre tous les jours sur le site des personnes portés disparus… C'est excusez-moi de le dire… Malsain et ça ne vous aide pas finit-elle.

- Je n'y vais pas tous les jours rétorquais-je de mauvaise foi tout en triturant mes doigts. J'avais pris la mauvaise habitude de me ronger les ongles.

- Vous m'avez comprise riposta-t-elle intransigeante. Votre cerveau est l'un des muscles et organes les plus complexes de votre corps mais comme n'importe quel muscle, plus vous le pousser au-delà de ces capacités plus il y a de risques que vous vous blessiez. Vous n'êtes pas encore prête à vous rappeler, il faut vous laisser du temps mais le plus important c'est de l'accepter. Cette perte de mémoire est souvent dû à un traumatisme psychologique, vous le saviez, on en a déjà parlé. La mémoire peut revenir à n'importe quel moment, demain, dans six mois, un an ou …

- J'ai peur coupais-je la gorge serrée.

- Vous avez peur de quoi ? Dîtes-moi qu'est-ce qu'il vous effraie ?

- Vous me dîtes que c'est dû à un traumatisme psychologique, que j'aurai pu subir ou avoir quelque chose mais si ce n'est pas ça ? Si c'était moi qui avais fait quelque chose d'horrible au point que je ne veuille plus me souvenir ? Si j'étais une mauvaise personne… Prononçais-je doucement.

- Est-ce que au plus profond de vous vous pensez que vous êtes une mauvaise personne ? Et même si c'était le cas, imaginons que vous ayez commis un acte répréhensible aux yeux de la loi. Aujourd'hui vous avez une nouvelle chance de faire les choses comme il faut. Oui ça ne sera pas facile, vous allez faire des erreurs mais vous avez l'occasion unique de recommencer, d'avoir une nouvelle vie et de choisir ce que vous aller en faire.

- Votre vie est ce que vous en faites. Vous devez mesurer votre part de responsabilité dans ce qu'il vous arrive lâchais-je soudainement.

Elle me regarda presque choqué par mes mots avant d'acquiescer.

- C'est vrai, chaque personne à sa part de responsabilité mais ce n'est pas pour autant qu'on contrôle tout ce qui nous arrive objecta la psychologue. Elle se releva avant de se diriger vers un meuble à casier à droite de son bureau, ouvrit un des tiroirs avant d'en ressortir un cahier qu'elle me tendit. Je veux qu'à partir d'aujourd'hui vous teniez un journal, que vous notiez tout ce qu'il vous passe par la tête, un dessin, une phrase peu importe tant que vous vidiez la tête de toutes vos pensées négatives, d'accord ? Chaque jour vous devez trouver un point négatif sur le fait d'avoir perdu la mémoire...

- Ça ne devrait pas être trop difficile répliquais-je vertement tout en acceptant le cahier avec lassitude.

- … Et un point positif conclu-t-elle avec un large sourire avant de retourner s'asseoir derrière son bureau.

- Hein ? Je dois trouver un point positif dans le fait d'avoir perdu la mémoire ? Répétais-je complètement perdue, c'est une mauvaise blague ? objectais-je en me relevant d'un coup.

- Du tout ! Cela fait partie de votre processus de guérison termina-t-elle intraitable sans se départir de son grand sourire. Au grand maux les grands remèdes ! Plaisanta-t-elle tout en rangeant mon dossier dans un des tiroirs. Bien notre séance est finie pour aujourd'hui, il est déjà tard, mangez correctement ajouta-t-elle tout en m'accompagnant jusqu'à la porte de son bureau.

J'étais tellement choquée par son idée complètement débile que je n'avais même pas protestée. Au moment où me cerveau se reconnecta à la réalité, la psy était déjà partie à grande enjambée à l'autre bout du couloir.

Je me dirigeais vers ma chambre tout en maugréant contre la psy, le personnel de l'hôpital et mon voisin de chambre qui était toujours entrain de traîner dans ma chambre car il appréciait avoir de la compagnie pendant qu'il faisait ces mots croisés.

Je jetais aussitôt le cahier dans la première poubelle que je vis sans aucun remord avant d'arriver à ma chambre où le repas du soir venait d'arriver. Manger à 19 heures tapante tous les jours était pour moi une horreur, vers 22 heures je commençais de nouveau à avoir faim et je finissais toujours par piocher dans ma réserve de gâteaux planqué dans le tiroir de ma table de chevet. Je pouvais au moins compter sur Christina pour m'apporter discrètement des « extra » comme elle disait.

Brocolis et jambon fumé accompagné de son éternel yaourt à la vanille chimique sans oublier le pain ramollis, je repoussais le plateau avant de m'allonger dans le lit. Je ne supportais plus de voir les murs nus de ma chambre, le lino gris au sol, la porte rose saumon de la salle de bain sans oublier l'odeur nauséabonde l'hôpital. Un mélange de désaffectant couplé et d'une odeur de produit pour toilette à la rose chimique.

Je n'aime ni le blanc ni la rose me répétais-je ironiquement. Voilà la première phrase que j'aurai pu écrire dans ce journal. J'étouffais aussitôt la pointe de remord d'avoir jeté le journal au fond d'une poubelle et me retournais vers la photo du bébé qui trônait sur ma table de chevet, tous les soirs je regardais cette photo jusqu'à m'endormir.

Ce soir-là il y avait un violent orage qui n'était pas prévu au programme météo. Je regardais l'orage s'abattre sur la ville, je trouvais le bruit de la pluie et le grondement de l'orage extrêmement reposant. Quelques minutes plus tard le courant se coupa dans la chambre peut-être même dans le bâtiment entier, je ne savais pas et je m'en fichais un peu. Les éclairs déchirant le ciel sombre éclairaient en intermittence ma chambre plongée dans le noir, seul le petit panneau au-dessus de ma porte indiquant la sortie resta allumé.

Pendant de longues minutes je restais plongée dans la pénombre. L'odeur du brocoli avait embaumé toute la pièce, jusqu'à en avoir la nausée et le courant n'étais toujours pas revenu. Je finis par me lever de mauvaise grâce juste pour retirer le plateau dans le couloir afin de me débarrasser de cette mauvaise odeur.

Mes pieds nus frissonnèrent au contact froid du sol, nous étions déjà mi-décembre et la température continuait encore descendre et nous ne pouvions pas augmenter la puissance des radiateurs dans nos chambres. Foutus règles d'hôpitaux.

Je pris le petit plateau posé sur ma tablette à roulette avant de me diriger vers la porte de ma chambre. Enfilais au passage une robe de chambre prêté gracieusement par une infirmière, enfaîte, la plupart des affaires que je possédais à l'heure actuel étaient des dons ou des prêts sauf pour la veste en cuir et les autres habits que je portais le jour de mon arrivée. Ils étaient stockés dans le sac en plastique au fond de l'unique armoire de la chambre.

Je passais rapidement une tête hors de ma chambre entre-ouverte espérant tomber sur une infirmière ou un aide-soignant afin de confier mon plateau resté intact mais il n'y avait absolument personne, le couloir était complètement désert.

Mais le plus choquant était le lourd silence comme si l'hôpital tournait au ralenti suite à la coupure de courant.

Je m'avançais lentement dans le couloir, plateau à la main. Je finis par le déposer sur le grand chariot prévu à cet effet un peu plus loin mais bizarrement il était en travers du couloir et il n'y avait personne qui s'en occupait. D'habitude il y avait toujours une infirmière aux alentour.

Je commençais à faire demi-tour et fis quelques mètres quand j'entendis un hurlement strident suivit d'un bruit sourd. Je sursautais sur place, ma main se plaqua automatiquement sur mon cœur battant la chamade. Je me retournais vivement cherchant l'origine du bruit quand je vis une silhouette à moitié allongé juste derrière le chariot. Comment avais-je pu la rater ? Il faisait sombre mais le couloir restait faiblement éclairé par les panneaux lumineux.

J'entendis distinctement la silhouette gémir, je m'avançais prudemment, inquiète.

- Hé ho ? ça va ? Vous vous êtes fait mal ?Appelais-je incertaine Je vais chercher un médecin débitais-je paniquée.

- Aidez-moi … murmura la silhouette, je reconnu une voix féminine. Il arrive… Souffla-t-elle mal en point.

- Euh.. Je ne suis pas médecin, je suis aussi une patiente et… Tentais-je d'expliquer tout en continuant à m'avancer vers la femme.

- Il arrive ! S'écria-t-elle tout en s'effondrant par terre.

Je me précipitais vers elle, de long cheveux brun bouclé dissimulait son visage, elle ne portait pas de blouse pour les patients mais une veste verte et un jean complètement déchiré mais ce qui me cloua sur place fut sa jambe pliée dans un angle anormal. Je reculais d'un coup, choqué et horrifié par ma découverte.

- Putain… jurais-je entre mes dents avant de revenir à ma position initiale. Madame ? Madame vous m'entendez ? Je vais chercher un médecin ! Ne bougez pas ! Ordonnais-je bien qu'elle ne puisse aller nulle part avec une jambe dans cet état.

Je me relevais aussitôt quand on m'agrippa soudainement la main, je baissais mes yeux sur la femme allongée, ses longs doigts fins était solidement enroulé autour de mon poignet. La femme tenta de se relever sans succès, son visage tourné ver le sol, ses cheveux faisant rempart entre nous.

- C'est trop tard… Il est là lâcha-t-elle fatalement.

- Hein ? Qui est là ? Je ne comprends pas ce que vous dîtes, écoutez vous êtes sûrement en état de choc je…

- Il est làààààà hurla-t-elle comme une possédée tout en relevant son visage vers moi.

Mes poumons se vidèrent de tout oxygène et mon cœur cessa de battre durant une seconde qui sembla durer une éternité. J'étais pétrifiée d'horreur.

Vide.

Son visage était entièrement vide.

Elle n'avait ni bouche, ni yeux, pas de sourcil ni de nez.

Aucune expression.

Rien, il n'y avait absolument rien.

Je m'écartais d'un coup en hurlant de terreur jusqu'à m'écraser violemment sur le mur derrière moi avant de m'effondrer par terre. La femme rampa difficilement vers moi à cause de sa jambe blessée. Je me relevais précipitamment complètement paniquée et partit en courant loin de la femme sans visage.

Une seconde après j'arrivais dans ma chambre, je claquais la porte bruyamment et pris la chaise pour bloquer le poignet de la porte. Je reculais doucement guettant le moindre bruit mais il n'y avait plus rien.

- Putain mais c'était quoi ce truc ?! répétais-je plusieurs fois tout en essayant de comprendre ce que je venais de voir ou de ne pas voir. Ce n'est pas possible … Je suis entrain de devenir folle alors que je m'agrippais la tête entre mes mains.

Au même moment je ressentis un long frisson le long de ma colonne vertébrale, je tournais ma tête tout doucement derrière moi, c'est là que je le vis, dissimulée dans un coin sombre de la pièce. Une silhouette debout me fixant, j'entendais sa lourde respiration et une odeur d'eau de Cologne chic, elle me donna tout de suite la nausée, un dégoût profond me bloqua la gorge. Je n'arrivais pas à bouger, incapable de faire le moindre mouvement. L'orage continuait à gronder, la pluie battant contre la vitre, léchant les carreaux et les éclairs éclairant faiblement la pièce mais je n'entendais plus aucun son mis à part la respiration de l'individu.

Un homme se trouvait dans le coin de la chambre, je n'eus pas le temps de bien voir son visage trop obnubilé par ce qu'il tenait entre ces mains. Un voyant rouge clignotait. Une caméra reconnu-je aussitôt. Il leva la caméra devant son visage, il souriait tout en s'avançant vers moi, je reculais automatiquement avant de tomber sur le lit.

Je n'arrivais pas à comprendre ce qu'il se passait, mon cerveau n'arrivait pas à penser correctement, j'étais entièrement paralysé par la peur. Je reculais aussi loin possible de l'homme à la caméra, mes mains agrippants le drap, mon cœur ne cessait de battre de plus en plus en vite. Je savais que je ne devais pas rester ici, que j'aurai dû crier à l'aide, juste faire quelque chose mais j'en étais incapable. J'étais juste tellement effrayée que je ne bougeais plus du tout alors que l'homme se trouvait à peine à un mètre du lit. Il leva la main vers moi, je m'éloignais de son contact et finis par me cacher sous mes draps comme ferai une enfant, pleurant, terrifiée par l'homme à la caméra. Je fermais les yeux de longues secondes, prostrée en position fœtal attendant le coup fatal.

Je sentis le lit s'affaisser tout doucement à ma droite, c'était la fin je le sentais. Je pleurais et gémissais pathétiquement de plus bel.

- Je suis là murmura une voix d'ange. C'était à la fois doux et rassurant, mes larmes cessèrent aussitôt. Je sentie une sensation de fraîcheur extrême sur ma tête comme si on posait de la glace aussi légère qu'une plume. Au lieu de me crisper, cette sensation de froid se transforma en chaleur à l'intérieur de mon corps et se dispersa partout.

J'ouvrais doucement les yeux essayant d'apercevoir l'ange au travers du drap mais je ne vis rien. Je baissais tout doucement le drap et vit une tête penchée au-dessus de moi, à quelques centimètres de mon visage où deux yeux rouge sang me fixaient intensément, un sourire cruel déchirait ce visage angélique.

- Oh tu es intéressante ! S'exclama-t-il réjouit avant de plonger dans mon cou. Je n'eus pas le temps d'avoir peur alors que la douleur me transperça de part en part. J'hurlais à me casser la voix.


- Hey ! Réveille-toi ! S'exclama une voix.

J'ouvrais soudainement les yeux, la respiration saccadée, mes mains solidement accrochés aux draps. La lumière vive me déstabilisa quelques secondes puis je reconnu la silhouette de Christina penché au-dessus de moi.

- Et bien ! On t'entendait hurler comme une folle depuis le couloir, est-ce que ça va ? Mauvais rêve hein… Ajouta-t-elle en voyant ma mine dépitée.

J'étais encore trop prise dans ce que je croyais avoir vécu que je ne répondis pas tout de suite. Je portais aussitôt ma main à ma clavicule, là où l'homme avait essayé de me mordre. Je sentis sous mes doigts la boursouflure habituelle qui était là depuis mon arrivée à l'hôpital.

Même les médecins avaient été sceptique quand à l'origine de cette blessure, il ignorait de quel animal cela pouvait provenir et si c'était un animal surtout… Après le cauchemar de cette nuit je commençais moi aussi à en douter.

- J'ai… Je ne sais pas ce qu'il s'est passé prononçais-je difficilement tout en me relevant de mon lit pour me mettre en position assise avant de me caler contre mon oreiller. Je ne pouvais pas de m'empêcher de jeter un coup d'œil dans le coin de la pièce mais l'homme et la caméra n'étaient plus là.

Christina me tendit un verre d'eau me coupant de la réflexion de mon rêve. Je bu goulûment mon verre d'eau avant de lui rendre et la remerciais d'un petit signe de tête.

- Bon je vais te laisser te réveiller, prends ton temps, le médecin Cramwell viendra te voir dans la matinée, ok ? Continua-t-elle tout en notant quelque chose dans son carnet. Bon je vais voir mes autres patients ajouta-t-elle tout en se dirigeant vers la porte de la chambre.

Je me rallongeais silencieusement dans mon lit, mon regard se tournant automatiquement vers la fenêtre et c'est là que je vis sur ma table de chevet à droite, le carnet que la psy m'avait donné.

- Christina ! Appelais-je tout en me relevant soudainement tout en attrapant le carnet.

- Oui ? Répondit-elle en faisant demi-tour.

- C'est toi qui as récupéré le carnet ? Demandais-je tout en l'inspectant sous toute les coutures.

- Tu plaisantes j'espère ? Répliqua-t-elle du tac o tac. C'est toi qui es allé le chercher au beau milieu de la nuit après le coupure de courant, au passage tu as flanqué une sacrée frousse à mon interne ajouta-t-elle tout en rigolant, d'ailleurs tiens ! Elle sortit de la poche de sa blouse blanche un paquet de gâteau au chocolat qu'elle me lança. Pour avoir effrayer l'interne dit-elle avec un clin d'œil avant de disparaître dans le couloir tout en riant bruyamment.

Je restais de longues secondes à regarder le paquet de gâteau atterris sur la couverture jaune de mon lit avant de reporter mon attention sur le carnet. Je ne me rappelais pas de mettre lever la nuit pour aller le chercher dans la poubelle. Je me rappelle juste de … du visage, un frisson me traversa et je secouais la tête pour oublier.

- Bon j'ai juste fait une petite crise de somnambulisme c'est tout murmurais-je pour moi-même afin de me rassurer. J'ouvris le tiroir avant d'y glisser le carnet. Tout va bien me répétais-je inlassablement avant de me rallonger. Ce n'était qu'un rêve, tout va bien, je ne suis pas folle…

Tu en es sûre ?

à suivre...


Ta da ! Alors que pensez-vous de ce chapitre ? Dîtes-moi en commentaire !

Je me rappelle qu'au moment de l'écrire j'étais toute seule chez moi et je m'imaginais tellement bien la scène de l'hôpital que j'ai flippé ah ah..