Bonjour à tous ! Heureuse de vous retrouver avec ce nouveau chapitre ! Merci pour vos retours en commentaires, cela me motive à continuer à écrire et publier cette histoire.


Réponses aux commentaires:

Fleur de Saint Foyer: Bonjour à toi nouvelle lectrice, je tiens tout d'abord à te remercier d'avoir pris le temps de me donner ton avis concernant mon histoire, et je suis très heureuse que ce nouveau personnage te plaise ! J'espère qu'elle continuera à te surprendre par la suite. Merci pour tes encouragements ! J'espère que ce nouveau chapitre sera aussi divertissant que les précédents ! Ps: j'adore ton pseudo.

Pumsam: Oui tout à fait ! Je me rappelle de ton pseudo ! Je suis heureuse de te revoir en commentaire, je suis contente que l'histoire te plaise toujours et que cette suite te surprenne aussi ! C'est mon but de forcer à vous poser des questions sur ce qu'il passé ... Tout sera expliqué et justifié en temps voulu ah ah patience ! Merci encore de suivre cette histoire après tout ce temps.

Amel21: Ah ah ! C'est mon but de vous faire flipper ! Et je suis très heureuse d'avoir réussi d'ailleurs ! Attaquer par un vampire ... Mais pas n'importe lequel... Pour la psy, pas trop de travail, juste une expérience personnelle mdr. J'espère que cette suite va te plaire !

Mlodierm: Je t'avoue que je me suis inspiré du film the Grudge, le deuxième pour être plus précise... Ce film m'a traumatisé. Durant cette scène, il y a bel et bien James mais pas que... Trois autres personnages ont fait leur apparition... A toi de devinez qui ! Le mystère va s'épaissir dans ce nouveau chapitre en espérant qu'il te plaise !

Paupau15: Bonjour à toi nouvelle lectrice ! Je tiens tout d'abord à te remercier d'avoir pris le temps de me donner ton avis concernant mon histoire et je suis très heureuse de voir qu'elle te plait ! En espérant que ce nouveau chapitre continuera à te divertir !


Chapitre 3 : Nébuleuse

Je restais de longues secondes à regarder le paquet de gâteau atterris sur la couverture jaune de mon lit avant de reporter mon attention sur le carnet. Je ne me rappelais pas de mettre lever la nuit pour aller le chercher dans la poubelle. Je me rappelle juste de … du visage, un frisson me traversa et je secouais la tête pour oublier.

Bon j'ai juste fait une petite crise de somnambulisme c'est tout murmurais-je pour moi-même afin de me rassurer. J'ouvris le tiroir avant d'y glisser le carnet. Tout va bien me répétais-je inlassablement avant de me rallonger. Ce n'était qu'un rêve, tout va bien, je ne suis pas folle…

Tu en es sûre ?

Je me relevais d'un coup complètement aux aguets, j'avais clairement entendu quelqu'un parler à haute voix. Je regardais par la porte afin de savoir si quelqu'un était rentrée mais il n'y avait personne.

- Ok du calme, calme-toi répétais-je pour moi-même en glissant ma tête entre mes jambes. Tu as eu une nuit agitée…

- Bonjour voisine !

- Oh putain ! M'écriais-je en me relevant.

Le voisin de la chambre 207, l'homme aux mots croisés reconnus-je.

Il s'invita tout seul dans ma chambre, s'appuyant lourdement sur sa canne, traînant derrière lui sa jambe boiteuse. Il avait plus de 70 ans d'après ce que je savais et était venu à l'hôpital pour un triple pontage cardiaque mais je ne me rappelais toujours pas de ce prénom.

- Alors bien dormi ? Je n'eus pas le temps de répondre qu'il continua à déblatérer tout seul. J'ai vraiment mal dormi cette nuit, leur matelas sont tellement mou et il y a eu un courant d'air froid toute la nuit. Je suis sûre que c'est cette cruche d'infirmière qui a oublié de fermer la fenêtre hier, elle a fait exprès j'en suis sûre ! Vous saviez..

Et voilà je savais que j'en avais pour au moins dix minutes de monologue, je me rallongeais dans mon lit tout en pestant contre cet invité indésirable. Je plaquais mon oreiller sur ma tête pour m'empêcher d'hurler sur le vieil homme. Il finit par s'assoir dans l'unique chaise de la chambre et sortit son mot croisé de la poche de son gilet.

- Et cette orage cette nuit ! Incroyable ! Je me rappelle dans ma folle jeunesse quand j'avais le loisir de courir, oh ! Je ne vous ai pas dit que j'étais dans l'équipe d'athlétisme dans mon école ? J'étais le capitaine ! Et…

Est-ce que j'avais réalisé tellement de choses horribles dans mon passé que dieu avait décidé de me punir en m'envoyant le petit vieux de la chambre 207 pour me tenir compagnie ?

Arrête de geindre.

Je soulevais l'oreiller de ma tête et fusillais le petit vieux du regard.

- Je ne geins pas réfutais-je acide.

- Quoi ? Qu'est-ce que vous racontez ? Je sais, je vous disais que l'orage m'avait empêché de dormir cette nuit et vos hurlements ne m'ont pas aidé non plus, quoi que … ça a mis un peu d'animation dans l'équipe de nuit plaisanta-t-il tout en revenant sur son mot croisé.

- Quel hurlement ? Questionnais-je avec crainte de savoir ce qu'il s'était passé durant cette nuit.

Il sembla pensif quelques instants avant de refermer son mot croisé et de le poser sur ses genoux

- Oh je ne sais pas exactement, il paraît que vous avez foutu une sacrée trouille à une petite médecin, vous savez celle qui apprenne à devenir de vrai médecin narra le vieux.

- Une interne répondis-je

- Oui oui c'est bien cela, il y a eu des hurlements puis vous vous êtes enfuis en courant dans votre chambre et après plus rien. Vous ne vous en rappelez pas ? Demanda-t-il surpris

Je secouais la tête négativement, la gorge trop nouée pour dire quoi que ce soit.

- Ça me rappelle mon fils, pendant des années il avait des terreurs nocturnes jusqu'à ses 12 ans. Il était assis sur son lit, les yeux écarquillés et fixes. Il hurlait comme s'il subissait la pire torture au monde. Nous ne pouvions rien faire pour le soulager avec ma pauvre Mona, nous nous sentions désemparés.

Sa voix s'éteignit doucement à la fin de sa phrase et sembla se perdre pendant quelques secondes dans ses pensées.

- Et comment il a fait pour ne plus avoir… Ces terreurs nocturnes ? Demandais-je curieuse.

Il releva la tête vers moi brusquement, son mouvement fut tellement rapide que j'eu peur qu'il ne se fasse un torticolis.

- Il est mort annonça-t-il le visage vide d'expression.

- Oh… Je suis désolée, je ne voulais pas vous faire revivre de mauvais souvenir je…

- Ce n'est rien mon petit me coupa gentiment le vieux monsieur. J'ai appris à vivre avec depuis le temps expliqua-t-il comme si c'était normal.

Un lourd silence s'installa dans la chambre après cette révélation qui fut interrompu par l'arrivée du docteur Cramwell. Je n'avais jamais été aussi heureuse de le voir. Le monsieur de la 207 s'en allant tranquillement tout en me souhaitant une bonne journée comme si on était devenu les meilleurs amis du monde.

Une nouvelle vague de remord s'installa en voyant ce vieil homme qui vivait avec le souvenir de la mort de son fils. Pendant une seconde je m'étais réjouis de ne pas connaître ce sentiment avant de me fustiger pour cette idée stupide, une autre phrase que j'aurai pu rajouter dans le carnet…

Cramwell passa en revenu mes derniers scanners de mon cerveau, se réjouissait de ne voir aucune séquelle physique puis examina le reste de mon corps.

- Les jambes et les bras ont repris un peu de masse musculaire, les petits exercices par l'ergothérapeute vous ont fait du bien on dirait commenta le docteur. Il ouvrit de nouveau mon dossier, vos derniers tests sont vraiment bons, un quasi sans faute sur la culture générale, quelques lacunes sur les mathématiques mais rien d'inquiétant, le test de logique était plutôt bon. Je suis vraiment très satisfait de votre travail ! Vous n'avez perdu aucune faculté et…

- A part ma mémoire réfutais-je malgré moi.

Il referma le dossier avant de venir s'asseoir à mes côtés. Il sentait bon, un mélange de bois de santal et d'épices chaudes.

- J'ai parlé hier avec le docteur Mallory, elle est confiante quant à votre guérison et je le suis aussi. Cette idée de carnet et une bonne idée, ça peut vous aider m'encouragea-t-il.

- Je vais essayer répondis-je de mauvaise grâce.

- Parfait ! C'est tout ce que je voulais entendre ! Conclu-t-il en se relevant du lit. Oh ! Une dernière chose, les deux inspecteurs veulent revenir pour vous poser quelques questions, pour être honnête je n'ai pas eu trop le choix ajouta-t-il en voyant mon air renfrogné face à cette nouvelle. Vous êtes en bonne santé et ils ont lourdement insisté… J'ai fait mon maximum pour retarder ce moment malheureusement ma hiérarchie a déjà donné son accord…

- Je comprends ne vous en fait pas. Je savais qu'ils allaient revenir… Même si je ne sais toujours pas pourquoi soufflais-je lassée de revoir ces deux inspecteurs posant des questions auquel je serai incapable de répondre.

- A ce que j'ai compris je crois qu'ils ont de nouveaux éléments sur une enquête et ils veulent confirmer quelque chose en venant vous voir… Je vous avoue que l'on ne m'a pas tout dévoiler. Je suis désolée de ne pas vous être plus utile se désola Cramwell. Cependant je peux demander à Monsieur Bertillon de vous laisser tranquille si vous le souhaitez ? Proposa-t-il en contrepartie.

Sa proposition me fit sourire mais je refusais gentiment. Monsieur Bertillon de la 207 alors…

- Je n'aime toujours pas les mots croisés mais sa présence reste acceptable dans ma chambre rigolais-je.

- Soit ! Alors je n'ai plus rien à faire ici ! Il récupéra sa pile de dossier avant de sortir hors de ma chambre. Passez une bonne journée !

- Quelques minutes plus tard, Bertillon fit son retour et pour une fois je ressentie un léger sentiment de plaisir à avoir de la compagnie. Ma chambre d'hôpital me sembla moins vide d'un coup.

Je ne savais pas à quel moment je mettais assoupie mais à mon réveil, mon regarde tomba directement sur la chaise vide, Bertillon n'était plus là. Je ne me rappelais pas quand il était reparti dans sa propre chambre. En m'asseyant dans le lit, j'entendis quelque chose tomber par terre, comme un petit claquement. Je regardais par-dessus le lit et c'est là que je le vis.

Le cahier.

Je me baissais pour le ramasser, j'étais persuader de l'avoir rangé dans le tiroir de ma table de chevet. Et puis je vis les traces noires sur mes doigts, je cherchais tout autour de moi pour comprendre d'où pouvais provenir ces tâches. Enfin, je trouvais coincée sous ma jambe, un crayon de papier noir.

Je ressentis à ce moment précis un très mauvais pressentiment, une sensation de malaise indescriptible. Je tenais dans ma main gauche le crayon et de l'autre le cahier. Je savais ce qu'il s'était produit et pourtant je ne voulais pas savoir.

Je pris une grande inspiration avant d'ouvrir le carnet, mon cœur était complètement affolé. Il y avait juste deux mots d'écrit sur la première page, deux mots qui me paralysa entièrement.

"Pas seul."

Je rejetais le carnet comme s'il m'avait brûlé, la panique s'installa en moi en quelques secondes. Je savais que c'était moi enfin ma main avait écrit ces mots et pourtant j'étais incapable de me rappeler de les avoir écrits.

Je me levais précipitamment et m'engouffrais dans la salle de bain, ouvrit le robinet et lavais mes mains rigoureusement, frottant plus fort que nécessaire. Je frottais jusqu'à qu'elles deviennent rouge et me fassent mal.

J'en voulais à la psy d'avoir proposé sa stupide idée de journal, j'en voulais à la Terre entière que personne ne puisse me dire qui j'étais réellement. Mais surtout je m'en voulais d'oublier toutes ces choses que je faisais sans en avoir conscience.

Attrapant le lavabo de chaque côté, je me regardais dans le miroir essayant vainement de trouver une explication rationnelle à tout ce bordel. D'habitude j'évitais de me regarder dans le miroir, ça me mettait un peu mal à l'aise, j'ignorais la raison.

Je pris le temps de m'observer vraiment, ils avaient rasé mon crâne pour l'opération il y a maintenant plus de trois mois, depuis mes cheveux repoussaient assez vite. Si je voulais être honnête avec moi-même je ressemblais à un petit kiwi.

Je me fustigeais pour penser à ce genre de chose superficiel alors que j'avais la nette impression de perdre complètement la boule.

- Je ne suis pas folle dis-je au miroir. J'ai juste écrit ces mots dans un moment de fatigue extrême et je ne m'en rappelle pas c'est tout concluais-je satisfaite de moi.

J'ouvris en grand la porte de la salle de bain avant de plisser les yeux en voyant le journal poser au pied de mon lit.

- A nous deux marmonnais-je en m'avançant déterminée à ne plus me laisser aller à mes émotions.

Je pris le carnet à deux mains, l'ouvrit une seconde fois.

- Les mots sont toujours là constatais-je déçue. Je soufflais avant de tourner une autre page, ce que je vis me sidéra.

C'était l'esquisse grossière d'une maison ou plus précisément le porche d'une maison. On y apercevait quelques marches, un banc et la porte de la maison.

- Qu'est-ce que... ? Je tournais une autre page. Une petite camionnette était dessinée, ce n'était pas évident mais elle était identifiable grâce son plateau à l'arrière. Bordel… Soufflais-je choquée, je tournais une autre page à la fois excitée et paniquée par ce que j'allais découvrir mais il n'y avait plus rien.

Je ne pouvais pas m'empêcher de me sentir un peu déçu de ne pas avoir plus mais aussi complètement effrayée par ma découverte. Je ne savais pas quoi faire, j'étais incapable d'expliquer pourquoi une voiture et une maison était dessiné dans ce cahier. Était-ce un souvenir ? Était-ce ma maison et ma voiture ? Ou … ? J'ignorais de quoi il s'agissait.

Je refermais le cahier dépité de ne pas trouver une quelconque explication pour ces deux dessins. Les deux mots pouvaient signifier beaucoup de choses mais la suite… Je restais perplexe. Ma première réaction était de trouver de suite la psy pour lui montrer le cahier et pourtant quelque chose au fond de moi m'en empêchait.

Je ne pouvais pas juste lui dire que je ne me rappelais pas de mettre lever en pleine nuit pour récupérer le carnet au fond d'une poubelle puis de dessiner comme une enfant une maison et une voiture. Elle me prendra pour une folle et j'irai tout droit chez les fous !

Pour la première fois depuis mon réveil j'étais terrifiée.

A suivre…


Et voilà ! Alors qu'en pensez-vous ? Dîtes-moi en commentaire, merci !