Bonjour à tous ! Et oui vous ne rêvez pas ! Je suis de retour avec un nouveau chapitre en espérant qu'il vous plaise !


Réponses aux commentaires:

Bluemiroir: Merci d'avoir pris le temps de commenter et de mettre mon histoire en favoris ! J'espère que le confinement se déroule bien chez toi. J'aime bien ta théorie, elle est vraiment intéressante ! Ton souhait va bientôt être exhaussé ! Ah ah ! J'espère que ce nouveau chapitre va te plaire !

Jeni74 : Hello ! Merci pour ton retour sur le précédent chapitre, ah ah je peux comprendre ta frustration mais je peux te promettre que la suite de l'histoire vaut le coup. C'est vrai que pour le moment on ne sait pas où va Erica et elle-même est encore plus perdu que toi et c'est le but ! J'espère que ce nouveau chapitre te redonneras la pêche pour continuer à suivre cette histoire !

Marie: Bonjour à toi nouvelle lectrice ! Je tiens tout d'abord à te remercier d'avoir pris le temps de me donner ton appréciation concernant mon histoire. Je suis très heureuse de savoir que celle-ci te plait ! J'espère que ce nouveau chapitre te satisferas.

Mimi : Bonjour à toi nouvelle lectrice, et merci d'avoir pris le temps de me donner ton avis et merci d'avoir remarquer les deux mots qui dans la phrase qui ne voulaient rien dire... J'ai corrigé. Le site change parfois les mots au moment où je publie. Du coup principale = main et chaise = chaire. Je pense que tu comprendras mieux la fin maintenant ah ah ! Je suis contente que l'histoire te plaise et j'espère que ce nouveau chapitre te fera oublié la fin bizarre du chapitre précédent !

HeavenQuill : Hello ! Je t'ai répondu en message privée. Ma réponse était un peu longue et du coup je ne voulais pas le poster ici. PS: Désolé je me suis rendu compte que j'ai écorché ton pseudo dès la première phrase en oubliant le "u" SORRY...


Chapitre 5

Je me relevais d'un coup la photo toujours coincée entre mes doigts, j'avais besoin de respirer, de comprendre ce qu'ils me disaient, un goût amer et désagréable était coincé dans ma gorge, ma respiration s'emballait, je chancelais avec difficulté jusqu'à la fenêtre dans l'espoir de l'entre ouvrir afin d'avoir un peu d'air. Il me fallait de l'air. Maintenant.

- - Mademoiselle ? Appela une voix qui me semblait lointaine.

Je sentis une présence derrière moi, une sueur froide s'écoula le long de mon dos tandis qu'une main glacée se posa sur mon épaule droite avant de me tirer brusquement en arrière.

- Comme tu es intéressante gronda une voix monstrueuse à mon oreille.

Je poussais un hurlement de terreur alors qu'on me déchirait ma chaire.


Quand je rouvris les yeux, je constatais que je n'étais plus dans ma chambre à l'hôpital, les inspecteurs n'étaient plus là ni l'autre présence…

J'étais allongée sur un canapé, face à une grande baie vitrée où le soleil entrait allègrement, réchauffant ainsi la pièce. J'apercevais la cime de grands arbres à travers la vitre. Une terrasse en bois moderne se fondait parfaitement dans cette nature verdoyante. L'intérieure dans la maison ressemblait à une couverture de magasine de décoration, chaque objet avait une place spécifique et logique.

Au moment où je voulu me redresser je sentis des doigts froids glisser sur mon crâne, je me crispais aussitôt. Je n'étais pas seulement allongée sur un canapé, ma tête reposait sur les genoux de quelqu'un.

Je n'osais pas bouger d'un millimètre, et refusais de tourner ma tête vers le propriétaire des doigts qui couraient sur mon crâne. Aucune respiration, ni chaleur ne se dégageait de l'individu. Si je ne sentais pas les caresses mécaniques sur mon crâne, j'aurais eu l'impression de dormir sur un cadavre… Je me sentais oppresser d'un coup, la terreur me submergea complètement.

Une légère berceuse résonna dans la pièce, une musique douce et rassurante, la chanson d'une mère pour rassurer son enfant terroriser, c'était presque familier comme situation. En l'espace de quelques secondes je me sentis beaucoup mieux d'un coup.

- Te souviens-tu de ta promesse ? Demanda une voix angélique tout en continuant ses caresses.

- Que … Quelle promesse ? Questionnais-je malgré moi. L'appréhension et la curiosité me tordant le ventre.

- De tous nous protéger, poursuivis la voix féminine délicate.

- Qui, comment… ? Bredouillais-je de plus ne plus perdue par la situation étrange.

- Tu sais quoi faire. N'aie pas peur, tu n'es pas seule me rassura-t-elle tout en continuant son étreinte.

- Mais… Protestais-je en essayant de me lever mais je n'arrive pas à bouger un seul muscle de mon corps. J'avais l'impression de peser des tonnes.

Une rafale de vent glaciale s'engouffra à l'intérieur de la pièce et le soleil commença légèrement à décliner, des nuages assombrirent le ciel de plus en plus et bientôt il fit complètement noir dehors comme si le soleil avait été aspiré. Les caresses s'arrêtèrent soudainement, l'atmosphère se fit plus lourde et inquiétante. L'ambiance auparavant rassurante et maternelle changea radicalement.

- Si tu ne fais rien chuchota la voix à mon oreille plus froidement, elle sera comme toi dit-elle.

- Elle ? Demandais-je complètement terrorisée et perdue en me recroquevillant sur moi-même.

Et là apparu de nul part, un nourrisson de quelques mois allongé sur le tapis à quelques mètres de moi, éclairé seulement par un spot lumineux venant du ciel comme dans une pièce de théâtre.

- Regarde… poursuivis la voix sinistre à mon oreille.

Un homme entra en scène à son tour, marcha jusqu'au tapis, observa l'enfant pendant quelques secondes. Se baissa et ramassa le bébé dans ses bras, je n'aperçus que le sourire sinistre qui se dessina sur ces lèvres, l'enfant gazouillas joyeusement entre ces mains. Il s'éloigna dos à moi le bébé avec lui.

Je devais l'arrêter, je le sentais et j'essayais de me relever pour le poursuivre mais j'en étais incapable, la personne sur qui j'étais allongée m'empêcha de bouger d'un centimètre, j'avais beau essayer de me débattre et de crier pour que l'homme s'arrête mais celui-ci continua à s'éloigner de plus en plus jusqu'à que je le perde dans le noir complet.

Je finis par me tourner complètement vers l'individu, ce que je vis me cloua sur place.

C'était moi.

La personne sur qui j'étais allongée me ressemblais comme deux gouttes d'eau a quelques différences notables. Elle avait des cheveux brun coupé assez court mais c'est surtout son regard qui me déstabilisa. Ses yeux étaient froids et déterminées. Elle me fit un sourire carnassier avant de me pousser brutalement par terre, me toisant de toute sa hauteur.

- Si tu ne te dépêche pas, tu ne pourras pas la sauver rigola-t-elle amèrement avant de tendre la main vers moi pour m'aider à me relever.

Je la regardais sans comprendre.

- Il est temps que tu te bouges. Ils ont besoin de toi ajouta-t-elle en me faisant un petit signe de la tête derrière moi.

Je me retournais avec appréhension, plusieurs silhouettes au loin apparurent les unes après les autres mais je n'arrivais pas à correctement les distinguer. Ils étaient flous, comme si je regardais à travers une vitre opaque. L'une d'entre elles attira particulièrement mon attention, quelque chose se dégageait de cet individu mais je ne saisissais pas la raison. Je me tournais une nouvelle fois vers mon double.

- M'aideras-tu ? Demandais-je en tendant ma main vers elle. Je ne savais d'où me venait cette assurance soudaine. Je ne comprenais pas ce que je devais accomplir.

- Toujours répliqua-t-elle confiante en me relavant d'un coup sec.

Une lumière vive m'éblouissait pendant une seconde alors qu'une main ferme me soutenu fermement quand je me relevais.

- Tout va bien ? Demanda Cramwell en m'aidant à me stabiliser sur mes jambes.

- Hein ? Je regardais tout autour de moi, j'étais de nouveau dans ma chambre d'hôpital.

- Tout va bien me rassura Cramwell, vous avez eu une crise de panique avant de perdre connaissance pendant quelques secondes ajouta-t-il en lançant un regard noir derrière moi. Je tournais la tête pour voir les deux inspecteurs à l'entrée de ma chambre.

- Oh… Soufflais-je en me stabilisant sur mes jambes avec l'aide de Cramwell qui me conduisit jusqu'à mon lit où je m'allongeais.

Je me sentais nauséeuse, fatiguée et un mal de crâne commençait à me torturer lentement. J'essayais en vain de me rappeler de mon rêve, je me souvenais de quelques éléments mais tout me semblait flou ou illogique.

- Reposez-vous recommanda Cramwell, je repasserai tout à l'heure. Je dois m'entretenir avec les inspecteurs un instant ajouta-t-il d'une voix tendue.

J'acquiesçais en dodelinant de la tête, la fatigue me tomba dessus. Je suivi du regard le docteur quitter ma chambre. Il ne ferma pas complètement la porte de celle-ci et j'eue l'occasion d'entendre quelques mots de leur conversation.

- Docteur ...Commença l'inspecteur Eilish mais il fut coupé par Cramwell.

- Qu'est-ce que vous espériez en harcelant ma patiente comme ça ? S'énerva Cramwell. Vous débarquez, vous la poussez à bout et provoquez une crise de panique ! Elle commence enfin à accepter sa situation et vous ruinez tous ces efforts.

- Docteur reprit calmement l'inspecteur Birmes. Vous savez parfaitement que nous sommes actuellement sur une enquête délicate qui nous dirige vers votre patiente. Nous avons aucune idée de la manière dont elle est reliée à cette histoire mais je sens au fond de mes tripes qu'il y a un lien, je le sens !

- Inspecteurs coupa le docteur Cramwell, je crois que vous ne saisissez pas l'ensemble de la situation. Elle a perdu tous ces repères, elle a besoin de calme et de patience pour retrouver ses souvenirs mais surtout pour Se retrouver elle-même tout simplement répliqua mon médecin.

- Je ne voulais pas en arriver là se désola le vieil inspecteur. Si nous sommes venus jusqu'ici ce n'est pas… Puis ils s'éloignèrent progressivement de la chambre et je perdis peu à peu leur conversation. La fatigue et le stresse durant l'après-midi eurent raison de moi et je finis par m'endormir.


Au moment où j'émergeais, je ne fus pas surprise de découvrir Monsieur Bertillon résolvant ces mots croisés assis toujours sur la même chaise à droite de mon lit.

- Bonjour mon petit dit-il joyeusement en découvrant que j'étais réveillée. Avec vous au moins on ne s'ennuie pas ! Il posa son cahier de mots croisés sur ces genoux.

- Contente de voir que je suis une telle source d'amusement pour vous râlais-je tout en me relevant de ma position allongée.

- Ah ah ! Les hôpitaux c'est comme les cours de récrés, tout se sait ici, la moindre disputes, amourettes ou rumeurs exposa-t-il avec nonchalance les deux mains posées sur sa canne devant lui.

- J'ai juste eu un mal à l'aise rien d'autre réfutais-je

- Oui oui… Et deux inspecteurs qui ne cessent de revenir pour poser des questions répondit-il tout en revenant sur sa grille de mots croisés.

- Comment … ? Oh ! Et puis zut .. Oublier, vous me fatiguez déjà marmonnais-je tout en me glissant au fond de mon lit, je finis par lui tourner le dos.

- Qu'est-ce qui vous arrive ? Vous boudez ? Questionna-t-il. Je ne répondis rien. Hmm non ce n'est pas ça.. Vous êtes inquiètes affirma-t-il sûre de lui.

Je me tournais de mauvaise grâce vers lui. Reconnaissant qu'il n'eût pas tout à fait tord sur ce dernier point.

- Oui je suis un peu inquiète avouais-je du bout des lèvres.

- Et pourquoi donc ma fille ?

- Je suis inquiète d'être sans cesse interrogée voir harcelée par deux policiers venant de Seattle et d'être mêlé à une enquête criminelle révélais-je agacée.

Pendant plusieurs secondes, le vieux ne dit rien et se contenta de me fixer avant d'éclater d'un bruyant rire. J'eue presque peur qu'il en perde son dentier. Il finit par se calmer voyant que je ne partageais pas son humour, je ne voulais pas lui avouer que je me sentais vexer qu'il ne prenne pas mes inquiétudes au sérieux.

- Ah ah ! Pardon ! Dit-il entre deux éclats de rire. Il finit par se calmer tant bien que mal tout en essuyant les coins de yeux d'avoir autant ris. Vous vous inquiétez d'être une dangereuse tueuse en série ou quelque chose dans ce goût-là ? Poursuivit-il tout essayant vainement de ne pas continuer à rire.

- Tueuse en série je ne sais pas… Mais je questionne sur mon passé avouais-je.

Bertillon ne répondit rien pendant plusieurs secondes, Ces yeux semblèrent me sonder intensément, comme s'il pouvait voir au-delà de mon corps.

- Vous êtes tout sauf un loup ma fille réfuta sérieusement Monsieur Bertillon.

Mon mal à l'aise fut interrompu par l'arrivée du dîner apporté par un infirmier.

Je fus presque soulagée par cette interruption inespérée. Monsieur Bertillon se leva de son siège et se dirigea en traînant sa jambe boiteuse vers sa propre chambre pour prendre son propre repas.

- Monsieur Bertillon ! Appelais-je avant qu'il ne disparaisse derrière la porte. Quelque chose dans sa phrase me semblait étrange. Il se retourna un sourire aux lèvres. Comment savez-vous que … Que je ne suis pas si mauvaise ? Comment .. ? Enfin vous voyez ? Formulais-je sans savoir comment l'expliquer autrement.

- Les loups se reconnaissent entre eux affirma Bertillon. Je le regardais sans comprendre le sens de sa phrase. Et vous ma chère n'êtes pas une louve. Vous vous approchez plus de l'agneau poursuivit-il avant de sortir de ma chambre un sourire énigmatique aux lèvres


Il était plus de 21 heure quand le docteur Cramwell revint dans ma chambre et ce n'était pas qu'une simple visite de courtoisie au vu de son expression.

- Il y a un problème doc ? Demandais-je inquiète en le voyant arriver aussi tard dans ma chambre.

- Il faut que je vous dise quelque chose… Commença à expliquer Cramwell, les deux inspecteurs vont revenir demain matin, j'ai fait mon maximum pour essayer d'enrayer la procédure mais j'ai les mains liées.

- Encore ? M'écriais-je. Mais je ne sais rien et..

- Ils vont vous ramener à Seattle coupa Cramwell sans tergiverser. Ils ont besoin de vous pour leurs enquêtes, les disparitions à Seattle commencent à faire du bruit dans les médias m'expliqua le médecin.

- Quoi ?! Ils ont le droit de faire ça ? Explosais-je.

- Malheureusement oui… Physiquement vous êtes rétablie. Vous pouvez voyager sans risques. Il y a autre chose cependant.

- Arrêtez de tourner autour du pot et dîtes-moi ! M'agaçais-je de plus en plus.

- Ils pensent que vous êtes un témoin important et de ce fait, vous êtes potentiellement en danger. Mais rien est encore sûre tenta-t-il de me rassurer.

Je ne répondis rien et réfléchissais à la situation. D'un côté les inspecteurs me soupçonnaient de quelque chose mais d'un autre côté j'étais potentiellement en danger.

- Ils veulent éclaircir la situation et pour cela ils veulent me ramener à Seattle ? C'est bien ça ? Demandais-je.

- Oui c'est exact confirma Cramwell.

- Je vois... Murmurais-je avant de me glisser de nouveau sous ma couette.

- Je sais que ce n'est pas idéal comme situation et que…

- Ça va aller doc rassurais-je avec un sourire forcé. Ça fait beaucoup de choses à traiter pour aujourd'hui… Je suis juste fatiguée, je … ça va, je vous le promets.

Je ne savais plus si j'essayais de rassurer le médecin ou moi..

- D'accord … Je vais vous laisser dormir. A demain, bonne nuit conclu-t-il avant de sortir définitivement de ma chambre.

Je passais une bonne partie de la nuit à ruminer contre les inspecteurs et à imaginer toutes sorte de scénarios concernant mon arrivée à Seattle.

Peut-être allait-il m'enfermer dans une prison jusqu'à qu'ils résolvent leur enquête ? Allaient-ils essayer de me mettre la pression pour que j'avoue un crime dont j'avais oublié l'existence ?

Suis-je vraiment en danger ?

Qui voudrais me faire du mal ?

Et surtout, la plus importante de toute. Est-ce que je retrouverai mon identité un jour ?

Toutes ces questions que je me posais encore et encore finirent par m'endormir peut avant l'aube.

Je dormis à peine deux heures avant que l'infirmier vienne me réveiller en m'apportant le petit déjeuner. Je me sentais tellement mal que je n'avalais rien. Christina vint prendre de mes nouvelles après avoir appris mon départ par Cramwell la veille. Elle m'annonça que les inspecteurs venaient me chercher dans moins d'une heure. Cette annonce finit par m'achever, elle se proposa de m'aider à préparer le peu d'affaires que je possédais mais je refusais.

Je ressentais le besoin de le faire toute seule, je voulais utiliser ce court instant pour me préparer intérieurement à quitter l'hôpital. Pendant que je rassemblais mes affaires, je me replongeais dans mes souvenirs depuis mon réveil à l'hôpital jusqu'à aujourd'hui. Je me sentais nostalgique tout d'un coup.

Je devais l'admettre mais j'avais peur. Peur de quitter cet endroit où je me sentais en sécurité et bien entouré par une bonne équipe de soignants. J'avais même finis par apprécier les arrivées impromptu de Monsieur Bertillons…

Toutes les affaires que je possédais étaient posées sur mon lit, quelques habits, des bijoux en plastique réalisés par des patients ou des soignants, des cartes et des dessins colorés, mon carnet donné par la psy.

Je l'ouvrais de temps en temps dans la journée par curiosité pour voir si de de nouveaux dessins étaient apparus à l'intérieur, mais il n'y avait rien de plus. Dans celui-ci j'y avais glissé la photo du bébé. que je chérissais tous les soirs. Dans un sac à part, se trouvais les habits dans lequel on m'avait admis, encore sales et abîmés.

Je finis par récupérer mes derniers effets personnels dans la salle de bain quand j'entendis la porte de ma chambre s'ouvrir. Sûrement Cramwell pensais-je sans me presser.

En revenant dans ma chambre qu'elle ne fut pas ma surprise en découvrant l'inspecteur Eilish planté au milieu de la chambre, mon carnet dans ses mains.

- Ce sont des dessins intéressants … Observa calmement Eilish tout en tournant méticuleusement les autres pages du cahier.

- Rendez-le moi insistais-je poliment en tendant la main vers lui. C'est pour ma thérapie ajoutais-je.

Il me toisa de manière sceptique avant de refermer le cahier et de me le tendre. Et à la dernière minute il leva le bras en arrière.

- Vous pouvez peut-être m'expliquer la signification des mots sur la première page « pas seul » ?

Je ressentie une telle rage d'un coup, mon cœur commença à battre plus fort, je sentie ma mâchoire se contracter, à serrer si fort les dents qu'elles grincèrent. L'amertume monter en moi de manière incontrôlable. Je sentais l'expression de mon visage changer peu à peu, comme si la colère essayait de s'échapper par tous les pores de ma peau. Je me retenais d'hurler et de me jeter sur lui, j'essayais de contenir ma colère dans mes poings.

- Aucune réponse hein ? Me nargua l'inspecteur tout en agitant le carnet face à moi. Je vais vous avouer autre chose ajouta-t-il en se penchant vers moi. Votre histoire d'amnésie c'est des conneries, je ne crois pas un traître mots de ce que vous dîtes chuchota-t-il à mon oreille. Et je vais le prouver conclu-t-il sûre de lui avec un sourire supérieur.

La rage pris le dessus et je me jetais sur lui telle une furie, nous tombâmes à la renverse. En quelques secondes il reprit le dessus et me plaqua face contre le sol, bloquant mes deux mains dans le dos.

- Vous me faciliter la tâche se réjouissait-t-il en immobilisant mes poignets. Vous provoquez était un jeu d'enfant.

J'essayais en vain de me débattre et donner des coups de pieds en arrière mais il ne relâcha pas sa prise sur mes poignets. Il me remit debout.

- Vous êtes un enfoiré ! C'est quoi votre putain de soucis !? Lâchez-moi bordel ! Hurlais-je emplie de colère.

Il me retourna face à lui sans ménagement.

- Ecoute-moi bien petite conne, tu vas tout me dire et maintenant ! Me menaça-t-il.

Mon seul réflexe fut de lui cracher au visage. Je ne sais pas qui de nous deux fut le plus surpris par ma réaction.

La gifle que je reçu en retour me projeta par terre telle une vulgaire poupée de chiffon, les larmes montèrent aux yeux automatiquement tandis que je sentis du sang couler de mon nez. Je gémissais non pas pour la douleur mais pour le geste en lui-même.

- Putain… Marmonna Eilish, fais chier ! Pourquoi tu… Il prit un t-shirt au hasard sur mon lit et s'approcha de moi pour essuyer le sang qui coulait sur ma bouche.

Je me reculais instinctivement contre le mur encore choqué par la gifle et complètement terrifiée.

- Ne me touchez pas ! Arrêtez ! M'écriais-je en fermant les yeux tout en me repliant sur moi-même comme un animal blessé. Les bras devant moi faisant rempart contre mon agresseur. Après quelques secondes n'entend ni bruit et ne sentant aucun contact, j'ouvris prudemment les yeux un par un redoutant de voir le visage colérique de mon tortionnaire.

Il était bel et bien là. Accroupi face à moi. Sa main bloquée en l'air tenant le t-shirt à quelques centimètres de mon visage. Son visage était complètement neutre, aucune expression, rien du tout. C'était effrayant. Il ne bougeait plus comme une statue de cire.

- Hey … Qu'est-ce… Qu'est-ce que vous faites ? Demandais-je complètement dépassée par la situation.

Je me relevais doucement, guettant la moindre de sa réaction mais rien. Il ne bougeait toujours pas. Je pris quelques mètres de distances, craignant encore qu'il ne se jette sur moi soudainement. Il ne bougeait toujours pas, seul le bruit de sa respiration m'indiquait qu'il n'était pas mort.

- Bon… Allez .. Bafouillais-je de plus en plus inquiète, ce n'est pas drôle… Il n'avait toujours aucune réaction. Je commençais à perdre patience et le stresse de la situation ne m'arrangeait rien. Ok… Est-ce que c'est une blague ? Vous vous fichez de moi ? Bon écoutez, c'est une autre technique pour vous foutre de moi ? Je ne sais rien de ce qu'il se passe à Seattle je vous le jure ! M'énervais-je. Mais merde bougez !

Aussitôt il se leva mécaniquement de sa position accroupie, se tourna vers moi et resta planté devant moi, le regard toujours aussi hagard. Je reculais aussitôt de plusieurs mètres jusqu'à me retrouver bloquer dans le coin de la chambre. Complètement terrifiée.

- Oh putain putain putain … Jurais-je entre mes dents. Ce n'est pas possible… Je suis en plein cauchemar. Qu'est-ce que je dois faire ? Marmonnais-je pour moi-même.

- Arr…Arre..Arrêt…tez supplia difficilement Eilish. Il était toujours debout mais il semblait souffrir le martyre. Sa respiration était saccadée et parler lui demandais beaucoup d'effort, de la sueur coulait sur son front en fines gouttelettes.

- Quoi ? Arrêtez quoi ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Questionnais-je incapable de réfléchir. Vous avez mal où ? Demandais-je sans comprendre ce qu'il disait.

- V..Vous.. C'est.. Vous.. Articula difficilement Eilish. Son corps était encore statique mais c'est comme si il essayait de se battre contre une force invisible pour bouger.

- Quoi moi ? Je n'ai rien fais ! C'est vous qui m'avez frappé je vous signal répliquais-je en désignant mon visage ensanglantée. Vous m'avez tellement foutu la trouille que je.. Je .. Je vous ai dis de ne plus bouger réalisais-je abasourdie. Non, non ce n'est pas possible je n'ai rien fais, ce n'est pas moi je..

- S'il… S'il vous pl.. Plaît insista l'inspecteur. Il semblait de plus en plus mal en point, son teint était devenu livide, la sueur coulait abondamment et il avait de plus en plus de mal à rester debout.

- D'accord ! D'accord ! Cédais-je. ne bougez pas, je vais chercher de l'aide paniquais-je en me dirigeant vers la porte de la chambre.

Non !

Mes jambes se stoppèrent d'un coup comme si je n'arrivais plus à les contrôler.

- Putain… Pas maintenant … Allez ce n'est pas réel, tout ça c'est dans ma tête me persuadais-je tout en essayant de faire fonctionner mes pieds, je tirais avec mes deux mains pour faire bouger mes jambes.

L'inspecteur Eilish poussa un cri étranglé avant de s'effondrer d'un coup, face contre le sol et ne bougea plus du tout. Mes jambes retrouvèrent aussitôt leur mobilité et je me précipitais sur l'homme au sol, je mis toute mon énergie pour le retourner.

Ce que je vis me glaça, du sang coulait par tous les orifices de son visage, bouche, nez, oreilles et même les yeux. Je me relevais horrifiée, ma main plaquée sur ma bouche avant de me précipiter dans la salle de bain pour vomir.

Mon corps expulsa juste de la bile dans le lavabo, pendant une demi-seconde j'étais satisfaite de ne pas avoir pris de petit déjeuner. Je me fustigeais aussitôt de ma remarque stupide.

Je ne savais plus si je devais rire ou pleurer de la situation. Je ne réalisais pas encore qu'à quelques mètres de moi, un policier était allongé parterre… Et sûrement mort.

Mon cerveau fonctionna à cent à l'heure, et l'unique conclusion que je tirais de cette situation catastrophique et que personne, absolument personne n'allait me croire si j'expliquais ce qu'il s'était passé.

Fuis.

Je pris la décision en moins de 5 secondes. Je mis un sweat à capuche et la veste en cuir abîmé que je portais le jour de mon arrivée puis récupérais le sac poubelle de la salle de bain et fourrais toutes mes affaires posées sur le lit dans mon sac de fortune avant de me précipiter vers la sortie.

à suivre...


Alors qu'avez-vous pensé de ce nouveau chapitre ? Dîtes-moi tout dans les commentaires !

J'espère que votre confinement se déroule sans trop de problèmes, prenez soin de vous et de vos proches ! Bisous.