Bonjour à tous ! Encore merci pour vos messages et vos avis sur les précédents chapitres ! Je ne vous oublie pas ! J'ai eu des derniers mois très chargés et intenses, j'ai eu beaucoup de mal à me remettre dans l'histoire mais aujourd'hui cela va beaucoup mieux.
Je remercie ma bêta MERO Julie. Merci d'avoir du temps à me consacrer. Merci pour tes conseils et tes corrections qui me font rire toute seule. J'espère que la suite de l'histoire va te plaire !
Réponses aux commentaires :
Annabesse : Merci ! Oui j'avais besoin de faire une partie de l'histoire essentiellement autour d'Erica, je voulais qu'elle connaisse les mêmes problèmes que Bella comme dans l'histoire originale. Il a donc fallut que j'improvise beaucoup, c'était risqué car je m'éloignais complètement du livre mais c'était pour mieux revenir après ! Les retrouvailles sont éminentes ! J'espère que ce nouveau chapitre va te plaire !
Jessijed : Merci d'avoir pris le temps de me donner ton avis sur l'histoire et merci de l'avoir relu depuis le début ! J'espère que ce nouveau chapitre va te combler ! Et non je compte pas abandonner l'histoire !
Titiza : Bonjour à toi nouvelle lectrice ! Je suis heureuse que l'histoire te plaise, j'espère que la suite te comblera ! Merci d'avoir pris le temps de me donner ton avis sur mon histoire et Bonne lecture !
Lizzyie : Bonjour à toi nouvelle lectrice, je tiens tout d'abord à te remercier de me donner ton appréciation sur mon histoire ! Je suis si heureuse que l'histoire te plaise, j'espère que la suite te plaira d'autant plus ! Merci infiniment !
Mallory : Merci de suivre mon histoire, et je suis désolée pour l'attente et la frustration. J'espère que la suite va ta plaire, je ne compte pas abandonner l'histoire d'Erica et de Carlisle de si tôt ! Merci encore et bonne lecture !
Chapitre 12 : Circumpolaire
Je peinais à suivre la voiture luxueuse qui filait à toute allure sur la route sinueuse menant à Port Angeles.
Dire que j'étais complètement dépassée par la situation était un euphémisme.
Je suivais ces deux filles qui devaient absolument se rendre en Italie et je me sentais obligée de les accompagner.
Je n'avais toujours pas saisi l'urgence de la situation. J'ignorais encore qui était ce Edward et ce que représentait les « Volturi» mais d'après le peu d'informations que j'avais difficilement assimilée, ce garçon était en danger de mort ou quelque chose comme ça.
Les retrouvailles ne s'étaient pas du tout déroulées comme je l'avais prévu. La situation m'échappait complètement. J'avais bêtement suivi le mouvement sans dire quoi que ce soit. Je ne voulais pas perdre la seule piste qui pouvait m'aider à retrouver mes souvenirs.
J'espérais retarder autant que possible le moment où je devrais répondre à leurs questions et encore plus, le moment où elles devraient répondre aux miennes.
Nous arrivâmes à Port Angeles en moins de 45 mn. Le trajet avait été chaotique pour mes sentiments. J'avais passé la moitié du temps concentrer sur la route, espérant ne pas avoir d'accident et l'autre à refreiner mes incontrôlables angoisses.
La voiture des filles s'engagea avec un dérapage contrôlé dans le petit parking de l'aéroport avec un crissement de pneu terrible. Je ralentis ne pouvant pas effectuer la même manœuvre.
A peine fus-je garée, que la grande brune me sortit précipitamment de la voiture, j'eu à peine le temps de récupérer mon sac à dos qu'elle m'entraîna dans une course folle à travers l'aéroport.
Nous essayâmes de suivre le pas de la petite brune qui se frayait un chemin entre les voyageurs avec une aisance surnaturelle. Elle se faufilait facilement nous laissant nous débrouiller à coups d'épaule et d'excuses maladroites.
Après plusieurs minutes, nous finîmes par rattraper notre guide au comptoir d'enregistrement. La petite brune était en grande discussion avec un jeune homme pour récupérer trois billets d'avion en direction de Florence en Italie. De ce que je comprenais, nous devions faire une escale à New-York et prendre une autre correspondance pour Florence. Le timing était serré mais elle semblait confiante.
La petite brune me demanda mon passeport que je lui tendis avec fébrilité, l'ouvrit distraitement, avant de le donner au guichetier. Je ne loupais pas son coup d'œil intrigué dans ma direction, je lui fis un sourire crispé qui voulait dire à la fois « Je t'expliquerai plus tard » et « ne pose pas de questions car je n'ai pas de bonnes réponses pour toi ». Elle sembla comprendre et se détourna de moi avant de récupérer nos trois passeports et les billets d'avion tendu par le guichetier.
- Dépêchez-vous dit-elle, l'embarquement ne va pas tarder avant de se diriger vers la porte d'enregistrement.
Nous passâmes rapidement les contrôles avant de patienter sur les petits sièges inconfortables de l'aéroport que notre vol s'annonce.
La plus grande des deux filles, avait les traits tirés, ces cheveux étaient emmêlés par endroits et ces habits étaient froissés. Elle ne semblait pas pouvoir tenir en place et ne cessait de faire des allers retours devant la grande baie vitrée, marmonnant des paroles incompréhensibles. Elle continuait de jeter des coups d'œil à l'autre brune qui me regardait fixement depuis le siège en face de moi.
Contrairement à sa partenaire, elle était beaucoup plus calme, presque trop que cela me stressait. Elle se tenait droite, immobile, telle une statue de cire d'une icône de mode. Ces yeux aux couleurs si spéciales, presque irréalistes semblaient me transcender de toute part.
Je voulais tout dire : tout déballer d'un coup, arracher le pansement d'un coup sec sur une plaie encore à vif.
Je voulais dire à quel point j'étais seule, qu'un poids me comprimait la poitrine tous les matins en me levant. Que je ne savais même pas pourquoi je continuais à me lever le matin alors que j'avais l'impression que je ne faisais que survivre jour après jour sans savoir pourquoi. J'étais prête à les suivre jusqu'au bout du monde pour avoir la chance de me rappeler de quelque chose.
- Respire, murmura sa douce voix.
Ses deux mains glacées enveloppaient délicatement mes mains comme si j'étais aussi fragile qu'un nourrisson.
- Tu es en train de faire une crise d'angoisse, ça va aller. Tout va bien maintenant. Tu n'es plus seule, me rassura la petite brune.
Elle se força à respirer et expirer fortement pour que je me cale sur son rythme. Au bout de longues minutes, je finis par me calmer.
- Merci … Murmurais-je encore crispée. Je… Je… Mon dieu... Je ne sais même pas par où commencer... Bredouillais-je les larmes roulant sur mes joues sans que je ne puisse les contrôler.
- Ça va aller, on est là , dit-elle rassurante. Nous sommes ensemble et c'est ça le plus important, d'accord ? Quand tu te sentiras prête à nous parler nous serons là, ajouta-t-elle, confiante, en me souriant gentiment.
J'hochais maladroitement de la tête, la gorge nouée, m'accrochant à ces mains glacées comme à une bouée de secours. J'essuyais rapidement mes larmes ne voulant pas attirer l'attention sur moi davantage.
- Il faut que… Commençais-je à parler.
- Alice ! Appela la seconde brune, l'embarquement commence, annonça-t-elle tout en s'avançant vers nous, impatiente.
- On arrive Bella. Allons-y, nous aurions le temps de parler dans l'avion, d'accord ? Me murmura ladite Alice en me prenant la main.
J'acquiesçais et me laissa guider dans l'avion.
Nous nous installâmes dans nos sièges respectifs, Alice se trouvant au milieu tandis que j'étais du côté hublot de l'appareil. Ma main restait accrochée à la sienne jusqu'au moment du décollage. J'essayais de me concentrer sur la manière de calmer mon stresse qui menaçait d'exploser à tout moment.
Je fermais les yeux, me répétant inlassablement que tout ira bien à partir de maintenant et pourtant mon cœur me disait exactement le contraire. Je me forçais à écouter les instructions de sécurité du steward, celui-ci me permettait de me focaliser sur autre chose que mes angoisses.
Quand je sentis la main d'Alice me broyer littéralement ma main gauche, je pus difficilement retenir un gémissement de douleur. Je récupérais prestement ma main endoloris et me bougeais douloureusement mes doigts espérant qu'aucun ne soient cassés.
- Je suis désolée ! S'écria Alice, j'ai vu Edward … Elle porta à ses tempes ses deux mains et ferma les yeux.
- Quoi ?! Qu'est-ce que tu as vu ? Qu'est-ce qui se passe ? Coupa Bella complètement paniquée.
Elle semblait prête à secouer Alice pour avoir des réponses.
- Je ne sais pas, je vois différentes choses… Il passe son temps à changer d'avis. Une série de meurtres dans la ville… Non, soulever une voiture sur la grande place… Tous types d'action qui pourrait l'exposer.
Mon cerveau avait cessé d'écouter après le mot « meurtres ».
- Hein ? Lâchais-je d'une manière ahurie.
Alice ignora ma remarque et se concentra exclusivement sur Bella.
- Je suis désolée de t'avoir embarqué de cette manière mais c'était la seule solution. Emmett et Jasper n'auraient jamais pu l'arrêter et le raisonner à temps. Il faut qu'il te voie pour être certain que tu ne sois pas morte mais…
- Mais ? Encouragea Bella.
Elle se tourna cette fois vers moi.
- Mais, maintenant je ne suis pas certaine du résultat de notre action.
- Je ne comprends pas … Murmurais-je complètement perdue dans cette discussion sans queue ni tête.
- Avant que tu ne reviennes à Forks, nos chances de réussite pour le sauvetage n'était que 22,57892% et maintenant que tu es là, mes pronostics ont changés, nous sommes retombés à 5,1487% ou nous avons grimpé à 67,564% de chances de réussite…
- A cause de sa faculté ? Coupa Bella en me jetant un coup d'œil.
- En effet, confirma Alice tendue. J'ai besoin de me concentrer sur toutes les possibilités et trouver la meilleure, annonça Alice avant de s'enfoncer dans son siège.
Elle ferma les yeux, ses doigts posés contre ses tempes et ne bougea plus du tout. C'était à la fois fascinant et incroyablement effrayant de voir un tel changement d'attitude.
Bella se détourna de nous et reporta son attention sur un fil qui dépassait de son pull vert, son visage braqué sur le siège devant elle.
- Euh… Dit, tu peux me dire ce qu'il se passe ? Demandais-je à Bella en chuchotant le plus doucement possible afin d'éviter de déranger Alice dans sa … concentration ?
Je levais ma tête au-dessus de celle d'Alice pour m'adresser à sa voisine
Ses doigts se stoppèrent, enroulés autour du fil vert pendant plusieurs longues secondes et son visage se figea dans une expression amère et triste à la fois. Ses doigts déroulèrent rapidement le fil vert avant qu'elle ne tourne la tête brusquement vers moi.
- C'est à toi de me le dire lâcha Bella en chuchotant, tous les jours j'ai essayé, j'ai vraiment essayé de comprendre pourquoi tu n'étais plus là. Pourquoi tout le monde était parti !
Sa voix s'éleva, trahissant sa colère et ses yeux se remplirent de larmes au fil de ses mots.
- Je … Ce n'est pas … Je ne sais pas par où commencer, c'était compliqué... Enfin ça l'est encore et … Bredouillais-je perdue dans mon explication. Je ne sais même pas où on va, ni la raison, je suis aussi perdue que toi ! Réfutais-je piquée d'être agressé pour une raison que je ne connaissais pas.
- Tu es aussi perdue que moi ? Répéta Bella avec une voix aigu et un sourire faux.
- Ecoute, tu te trompes, tentais-je d'expliquer pour calmer la situation qui semblait s'envenimer, je ne peux pas encore t'expliquer pourquoi je n'étais pas là parce que…
- Tu ne peux pas m'expliquer ?! Explosa-t-elle soudainement. Parfait ! Garde tes raisons pour toi !
- Excusez-moi mesdemoiselles, intervint une hôtesse de l'air avec un sourire parfaitement commercial, pourriez-vous avoir l'amabilité de ne pas déranger les autres voyageurs. Vous faites beaucoup de bruits, conclut-elle en nous lançant un regard lourd avant de s'éloigner, sollicitée par un autre voyageur.
Bella se tourna une nouvelle fois vers moi, semblant plus calme et déterminée.
- Pour le moment, je veux sauver Edward, tout le reste n'a aucune importance, finit-elle avant de se détourner de moi
- D'accord soufflais-je dépité par la tournure des évènements.
Ce n'était pas de cette manière que j'envisageais nos retrouvailles et je ne savais toujours pas qui était Edward.
Je passais le reste du voyage à regarder soit à travers le hublot de la fenêtre soit Alice. Elle ne bougea pas d'un iota. Une pointe de regret s'insinua en moi en me demandant s'il n'aurait pas mieux fallu que je reste à Las Vegas mais je l'étouffais aussitôt.
La dispute avec Bella me donna une première indication concernant ma quête. J'avais bel et bien quitté Forks sans le dire à qui que ce soit et pour le moment, j'ignorais encore pourquoi.
Inconsciemment, ma main se posa sur la poche de ma veste où se trouvait la photo du bébé.
Au moment où nous atterrissions à New-York, Alice sortit de sa « transe », je ne voyais pas d'autres mots pour qualifier son état catatonique. Elle remarqua le froid entre Bella et moi. Elle ne posa aucune question mais attrapa ma main en sortant de l'avion et ne la lâcha jamais jusqu'au prochain vol pour Florence.
Je me retrouvais une nouvelle fois à côté d'Alice. Bella était assise dans la rangée de siège derrière nous. Elle avait préféré s'isoler ne voulant se disputer une nouvelle fois avec moi.
Alice alternait entre moment de « transe » et de discussion avec Bella concernant l'évolution de la situation. Je ne savais pas quoi penser de cette histoire, je me sentais complètement perdue. Une personne « normal » n'aurait pas réagi aussi bien si quelqu'un lui disait dans le plus grand des calmes qu'elle pouvait avoir des espèces de visions de l'avenir tout en calculant des probabilités. Je n'avais pas encore déterminé si je devais être inquiète ou me questionner sur sa santé mentale ou la mienne.
Je finis par me faire une raison en me disant que j'étais à des centaines de kilomètres dans les airs et que pour le moment, je ne pouvais pas faire grand-chose. Malgré les événements de ces derniers mois, les rencontres et les voyages que j'avais entrepris, tout mis bout à bout me conduisaient à ce moment. Ce moment où je découvrirais enfin la vérité. Ma vérité.
- Elizabeth hein … Commença Alice avec un doux sourire aux lèvres, en me donnant un léger coup d'épaule.
Je me grattais l'arrière de la nuque gênée de ne pas savoir par où commencer cette aventure complètement folle.
- Ouai… Hum, tu vas surement me prendre pour une folle mais… Marmonnais-je incertaine de mes pensées.
- Plus rien ne peut me surprendre maintenant, tu devrais le savoir, non ? Plaisanta Alice, patientant que je lui dise enfin ce qui me pesait sur le cœur.
Un rire amer sortit de ma bouche involontairement avant de lui répondre.
- Enfaite non, je ne le sais pas : Je n'ai plus aucun souvenir déclarais-je sans émotions.
Je fus presque aussi étonnée qu'elle quand mes mots sortirent de ma bouche sans difficultés. Elle se mit aussitôt en « transe » et revint à elle quelques secondes plus tard.
Elle plongea ses yeux dans les miens, je sentis qu'elle me regardait vraiment. Qu'elle me voyait pour ce que j'étais réellement. Qu'elle comprenait exactement les sentiments que je pouvais ressentir, il y a eu une connexion entre nous.
- Je vais faire mon maximum et bien plus encore pour que tu retrouves tes souvenirs. Tu n'es pas seule, affirma Alice en me serrant la main.
Elle savait. Elle me comprenait. Et surtout, je savais que j'avais enfin trouver mes réponses. Je ne les détenais pas encore mais elles étaient là, devant moi.
- Je me suis retrouvée dans cette situation il y a plusieurs années ajouta-t-elle après une minute de silence pendant laquelle je pleurais silencieusement soulagée qu'elle ne pose aucune question.
- Et tu les as retrouvés ? Tu as retrouvé tes souvenirs ? Hoquetais-je entre mes larmes et mon nez qui coulait.
Elle pencha légèrement la tête sur le côté, perdue dans ses pensées, ces yeux ocre s'éclaircissant doucement avant qu'un doux sourire n'apparaissent sur son visage
- J'ai trouvé bien mieux, m'annonça Alice confiante.
Et je la croyais.
Elle m'incita à reposer ma tête sur ces genoux, la position n'était pas agréable ni la plus confortable mais c'était la plus réconfortante. Elle glissa ces doigts glacés le long de mes cheveux, ces ongles effleurant par endroit la cicatrice qui barrait le côté de mon crâne. Elle la toucha plusieurs fois, retraçant la ligne comme pour évaluer la gravité de ma blessure mais elle ne commenta pas.
Par moment ces doigts s'égarèrent sur mon front, effleurant légèrement la peau de mon visage. C'était à la fois un geste intime et familier. Je somnolais par moment appréciant ce contact.
Parfois ces doigts cessaient de bouger pendant plusieurs minutes quand elle avait ces visions puis elle reprenait ces caresses comme si de rien était.
- Je dois te dire quelque chose, commença Alice, quand nous atterrirons à Florence, nous devons nous rendre le plus rapidement possible à Volterra avant qu'Edward ne se mette en danger.
- Qui est Edward ? Et de quel type de danger s'agit-il ? Questionnais-je sortant rapidement de mon état de somnolence
- C'est mon frère, il risque sa vie … Mais pas que … Ajouta prudemment Alice, ses doigts quittèrent définitivement mon crâne.
Je me relevais brusquement de ma position semi-allongée.
- Sois-tu m'en as trop dit, soit pas assez Alice… L'incitais-je, attendant d'avantage d'informations.
Les « Volturi » sont un groupe de personnes vraiment très dangereuses Erica. Si je m'étais rendu compte de la particularité de ta situation, je ne t'aurais jamais forcé à venir avec nous. Je t'aurais demandé de nous attendre à Forks, tu aurais été plus en sécurité et…
- Non ! Coupais-je, tu ne m'as pas forcé. Je ne voulais pas perdre la seule piste que j'avais pour retrouver mes souvenirs. Et crois-le ou non mais, je te fais confiance, je vous fais confiance corrigeais-je en pensant à Bella.
- Je te reconnais bien là Erica, tu n'as pas changé rigola-t-elle doucement en m'incitant une nouvelle fois à poser ma tête sur ces genoux. Promets-moi une chose…
- Tout ce que tu veux murmurais-je doucement, me laissant bercé une nouvelle fois par ces caresses.
- Peu importe ce que tu verras là-bas, c'est réel. Au moindre danger, je veux que tu partes, que tu te mettes à l'abris peu importe ce qui se passe, insista Alice. D'accord ?
J'hochais de la tête, la gorge nouée, incapable de prononcer le moindre mot.
Une fois l'avion atterri, nous nous embarquâmes dans une course frénétique contre le temps. Alice nous avait complètement devancé à la sortie de l'avion. Pour être honnête nous l'avions perdu mais Bella semblait savoir où nous devions nous diriger. J'en conclu rapidement qu'elle avait des directives d'Alice que je ne connaissais pas. Je comprenais qu'Alice cherchait à me protéger et ne souhaitait pas que je panique, aux vues de ma situation personnelle.
Ce fut une voiture luxueuse de couleur verte néon qui stoppa notre course sur le parking de l'aéroport avec Bella.
- Tu as volé une voiture ? S'écria Bella au conducteur.
- Je me suis dit qu'un petit vol serai le dernier de nos soucis vu la situation, répliqua Alice toujours un sourire aux lèvres.
- Désolée, tu as raison, répondis Bella, avant de me jeter un coup d'œil. Dépêchons-nous ajouta-t-elle avant de monter à l'avant. Je la suivis sans réfléchir.
A Las Vegas, j'avais eu l'occasion de voir à de nombreuses reprises de voir des rodéos urbains et même dans les sentiers désertiques mais à côté d'eux, Alice les supplantait et de très loin. Elle roulait et dépassait les voitures avec une aisance si naturelle, c'était bluffant.
Le GPS indiquait 1h21 de trajet. Avec la conduite d'Alice, nous le fîmes en 1h à peine.
Arrivées aux abords de la ville, nous rencontrions de plus en plus de monde et il était de plus en difficile de slalomer entre les voitures.
- Edward, tu n'aurais pas pu choisir une autre fête sérieusement ? Marmonna Alice agacée
- Quelle fête ? Demanda Bella complètement agitée sur son siège.
- La Saint Marcus. Aujourd'hui est la date selon laquelle saint Marcus aurait chassé tous les vampires de Volterra, c'est pour cela que les gens sont tous habillé en longue toge rouge, expliqua Alice en désignant différent groupe de personne tous vêtu de la même manière.
- Et ce Marcus ? Qui est-il ? Demandais-je curieuse
Alice me regarda dans le rétroviseur intérieur avant de me répondre.
- C'est l'un des rois de Volterra.
La voiture pénétra dans la ville fortifiée, avançant difficilement parmi la foule de plus en plus dense. Alice ne cessait de klaxonner les gens ne se poussaient pas.
- C'est ? Répétais-je, il est toujours en vie ? Insistais-je en m'avançant entre les deux sièges à l'avant.
- On n'avance plus ! S'énerva Bella complètement à bout.
- Bella descend ! Trouve la place de l'église en haut de la ville, à midi pile Edward va se révéler au reste du monde ! Tu dois le trouver avant ! Débita rapidement Alice. Tu as moins de 10 minutes !
Elle sauta aussitôt hors de la voiture, s'éloigna dans la foule et je la perdis rapidement de vue.
- Alice… Tu ne m'as pas répondu protestais-je doucement.
- Tu te rappelles de ta promesse dans l'avion, quoi qu'il se passe tu dois rester en sécurité, recommanda Alice en me fixant dans les yeux. Je vais sortir de la voiture maintenant et tu vas compter jusqu'à 30 et tu sortiras à ton tour…
- Quoi ? Mais ! Protestais-je complètement paniquée par la tournure des évènements.
Bella était parti de son côté et Alice allait aussi me laisser toute seule.
- Erica ! Elle agrippa mon visage entre ces deux mains glacées, ces yeux s'assombrirent légèrement. Fais-moi confiance ! On se retrouve en haut de la ville. Ok ? Quelque chose que je n'avais pas prévu est sur le point d'arriver. Tout va bien se passer d'accord ?
Je n'eue pas le temps de répondre qu'elle embrassa mon front avant de sortir précipitamment du véhicule.
Je portais ma main à mon front, caressant distraitement l'endroit où elle m'avait embrassé. Son geste me rappela les premiers souvenirs ou rêves quand j'étais encore à l'hôpital. C'était si réconfortant de le ressentir de nouveau, pour de vrai cette fois… Je fermais les yeux m'imprégnant encore de ce moment apaisant.
Et puis d'un coup la réalité me rattrapant quand un bruit sourd frappa sur le capot de la voiture. J'ouvris soudainement les yeux. Beaucoup de monde s'agglutinait tout autour du véhicule.
- Oh putain ce n'est pas vrai… Lâchais-je le stresse remontant en flèche d'un coup. Bon bon ok, ça va aller me répétais-je pour me ressaisir, je vais compter, sortir, trouver cette putain d'église et dès que je retrouve cet Edward, je le tue moi-même ! Marmonnais-je tout en commençant mon compte à rebours.
Je sortie de la voiture après 30 secondes et pris le même chemin que Bella et Alice, je me glissais entre les gens avec beaucoup de difficulté, cherchant l'église ou l'une des deux filles. Je finis par entendre au loin les cloches sonnant 12h pile, je repris rapidement ma course et finis par tomber sur la fameuse place de l'église mais aucune trace d'Alice ou de Bella.
Je m'avançais vers la porte principale mais celle-ci était fermé. Je commençais à pester contre moi-même d'avoir fait si facilement confiance à Alice.
Je déambulais dans les rues, autour de l'église cherchant parmi la foule Alice ou Bella.
C'est là que je l'aie croisé, son regard, incapable de me détourner d'elle. Son regard aguicheur, son sourire éclatant, ses magnifiques cheveux… Tout, absolument tout n'était que beauté chez elle.
Elle était grande, portait une robe avec un décolleté plongeant qui épousait parfaitement ces courbes. Je m'approchais d'elle, subjuguée par une telle femme, rejoignant le petit groupe qui l'entourait.
Sa voix était si parfaite, et encore le mot n'était pas assez fort pour décrire la mélodie que j'entendais. Elle parlait et pourtant je n'arrivais pas à comprendre ce qu'elle disait, ce n'était pas important après tout. Elle était si jolie… Et quand elle se déplaçait, son déhanchement était si naturel, si parfait.
Une telle perfection était un véritable plaisir pour les yeux.
H…
Et ces cheveux qui se balançait doucement dans son dos…
Arr…
Cette couleur entre le roux et le brun chaud… Vraiment magnifique
Sto…
Il fallait absolument que je la touche !
STOP !
Mes pieds se stoppèrent d'un coup, j'eue la nausée pendant une seconde. Je relevais les yeux, complètement sonnée, ne comprenant pas du tout où je me trouvais. Un groupe d'une vingtaine de personnes m'entouraient, des touristes devinais-je en voyant certain avec des guides touristiques dans les mains et leurs appareils photo autour de leur cou. Ils avaient l'air si … heureux, serein, presque en extase pour certain.
Ne dis rien et ne lève pas les yeux.
Je fis ce que la voix me recommandait. Je remarquais le sol en marbre sur lequelle je marchais ainsi que la fraîcheur du couloir dans laquelle je me trouvais. Je n'étais clairement plus dans les rues bondées de la ville.
Quelques secondes après, le petit groupe avança de nouveau, seule le bruit des pas emplissait le couloir.
Reste derrière !
Je fis mine de suivre le groupe, tout en gardant la tête légèrement baissée et ralentissais ma marche jusqu'à finir dernière. Rapidement, je me trouvais quelques mètres derrière le groupe, au lieu de tourner à droite comme eux, je pris le chemin de gauche et m'éloignais précipitamment.
- Noooooooooooooon ! Hurla une voix dans le couloir plus loin.
Je reconnu immédiatement la voix de Bella. Je sprintais sans me poser de question dans la direction de ses cris jusqu'à une double porte battante en pierre blanche finement sculptée. De nouveaux cris se firent entendre, je poussais de toute mes forces les portes.
- Oh putain lâchais-je en découvrant la scène surréaliste qui se déroulait devant moi.
Je repensais à la promesse faîte à Alice, je savais qu'elle ne serait jamais tenue.
à suivre...
