Hello, voici enfin la suite ! Navrée des délais mais nous sommes a la période de l'année la plus chargée pour commandes pour Noël pleuvent au point que je me demande encore comment je trouve le temps de dormir :p

En espérant que ce chapitre vous plaira !

Bonne lecture !


Chapitre 17

Rick, Glenn et Herschel s'étaient fait attaqués par un groupe d'hommes en ville. L'un d'eux les avaient menacé et avaient déclenché des hostilités. Des coups de feu étaient partis, attirant les rôdeurs vers eux. Après avoir tués deux d'entre eux, Rick avait réussi a ramener les membres de son groupe a la ferme sains et saufs. Mais ils avaient dût emmener avec eux un passager indésirable. Le jeune garçon semblait vraiment mal en point, a moitié conscient sur les sièges arrières de la voiture, les yeux bandés et les mains attachés. Il l'avaient sauvé d'une mort certaine, ses compagnons l'ayant abandonné a son sort sur place, gravement blessé.

Du moins c'est le peu d'informations que retint Daryl, peu concentré qu'il était sur la conversation. En fait, il en avait strictement rien a faire, les yeux cherchant dans l'obscurité un signe de vie de Théa. Mais la jeune femme avait pris la fuite comme une biche apeurée devant un chasseur. Il était décontenancé, cela ne collait tellement pas avec la personnalité forte et impétueuse de l'amazone. Il ne devrait pourtant pas être si étonné, il aurait dut savoir qu'elle allait fuir les gestes peut être trop brusques qu'il avait eut. Cela avait été plus fort que lui, il avait eut besoin de la prendre dans ses bras, de l'embrasser.

Il regrettait a présent. Non pas de l'avoir pris contre lui, mais de l'avoir fait de cette manière. Et il s'en voulait. Et si Théa ne ressentait finalement rien pour lui ? Il avait pourtant cru...

Le cœur meurtrit par un sentiment qu'il n'avait jamais ressentit, il quitta le groupe qui discutait vivement sous le porche de la maison. Blessé et en colère après lui même, amplifié par la journée de merde qu'il venait de passer, il retrouva sa tente. Sans surprise, il n'y trouva pas Théa mais ne s'en préoccupa pas, ce n'était pas elle qu'il cherchait. Il retourna ses affaires dans la tente, vida son sac a dos sur le sol, râlant en ne trouvant pas ce qu'il cherchait. Il avisa le sac de Théa. Il n'hésita que quelques secondes avant de lui faire subir le même sort. Où était elle ? Il ne fut pas plus chanceux avec le sac de l'amazone. Mais sa curiosité fut piqué quand il sentit au fond du sac quelque chose de gros et de mou. Il tata un peu, oubliant quelques secondes qu'il cherchait quelque chose. Il trouva une couture cachée dans les replis de la toile et tira dessus. La poche s'ouvrit facilement et il put y plonger la main. Il sortit une petite peluche de la doublure. Surpris, il observa le jouet en forme de faon, il n'imaginait pas Théa avoir besoin d'un doudou. Pourquoi cacher une peluche dans la doublure de son sac ? Il pris conscience qu'il ne savais finalement pas grand chose de l'amazone. Il eut soudainement honte d'avoir fouillé dans les affaires de son amie. Il replaça la peluche de Bambi soigneusement et rangea le reste de ses affaires.

Ce faisant il tomba sur ce qu'il cherchait depuis le début, la bouteille de vodka. Il s'en apparat avidement et en but une longue rasade directement au goulot. Il savoura la brulure de l'alcool dans sa gorge. La bouteille a la main, il s'alluma une cigarette, puis une autre.

Journée de merde !

Il s'était enfilé la moitié de la bouteille et de son paquet de cigarettes quand un craquement derrière sa tente le fit se relever brusquement. Mais la tête lui tourna, abrutit par trop d'alcool. Ses yeux eurent du mal a faire le point mais il reconnu Carol qui s'avançait vers lui. Il grogna avant de se rassoir.

- Qu'est ce que tu veux ?

- Je viens pour garder un œil sur toi, lui répondit elle, les sourcils froncés devant l'état évident d'ébriété du chasseur.

- T'es vraiment un ange, se moqua Daryl.

- Je ne te laisserais pas t'isoler, affirma t elle. Tu fait partit des nôtres.

- Ouais... Si tu t'étais occupé de ta fille plutôt que de fourrer ton nez dans les affaires des autres, elle serait surement encore en vie !

C'était méchant, mesquin et cruel, mais il s'en fichait. La mine blessée de Carol ne l'atteignit même pas.

- Vas y continue, lui dit elle. Si ça te fait du bien, continues !

- Pourquoi je me fatiguerais ? S'écria t il, de plus en plus agacé. Allez fous le camps ! Je ne veux pas voir ta gueule !

Mais la mère de famille ne bougea pas et continua de le fixer.

- Tu sais quel quoi ton problème ? Cracha t il. T'as peur ! T'as peur par ce que tu te retrouve toute seule ! T'as perdu ton mari, ta fille ! Maintenant tu viens pleurer dans mes basques mais c'est pas mon problème ! Et c'est pareil pour Sophia ! C'est sur elle que tu aurais garder un œil !

Il la vit trembler mais elle resta stoïque et campée sur ses pieds tandis que le chasseur déversait un peu de sa rage sur elle.

- Moi je crois que c'est toi qui a peur, osa t elle dire d'une voix sure.

Il ricana.

- Peur ? Moi j'ai peur de rien ! Par ce que je n'ai rien a perdre ! J'en ai rien a foutre de vous tous !

- Même de Théa ?

Il arrêta de s'agiter dans tout les sens et elle le vit serrer les dents avant de porter a nouveau la bouteille a ses lèvres.

- T'as peur, Daryl, continua t elle. Tu as peur parce que la mort de Sophia t'a touché. Tu t'es donné corps et âme pour la retrouver. Et sa mort t'as fait mal. Comme a moi.

Il grimaça a nouveau et détourna le regard.

- Et tu as peur de perdre Théa comme nous avons perdu Sophia aujourd'hui.

- TA GUEULE ! Hurla t il.

- Tu as peur de ce que tu ressens pour elle.

- TU VAS LA FERMER TA GUEULE !

Il balança la bouteille de vodka vers elle mais elle passa a plusieurs centimètres de son visage et alla s'écraser contre un arbre.

- Tu ne sais rien ! Cria t il. Tu ne sais rien de moi ni de ce que je pence ! Cette foutu gonzesse, elle en a rien a foutre de moi !

Le dire a voix haute rendit la chose encore plus réelle et lui écrasa la poitrine. C'était la seule explication a sa fuite.

- Quand bien même cela serait vrai, ce qui n'est pas le cas, ça ne change rien.

Il se prit la tête dans les mains et regretta d'avoir cassé la bouteille. L'alcool lui embrouillait l'esprit, il ne savait plus ce qu'il ressentait, il aurait voulu finir la vodka afin de faire taire tout ce qu'il avait dans la tête.

- J'ai peur de rien, insista t il. Je me fou de rester seul. J'ai pas peur de crever !

- Tu n'as pas peur de mourir ça je le sais, répondit elle. Mais tu as peur de mourir et de la laisser seule.

Ne pouvait elle donc pas se taire ?! Il voulait rester seul. Effacer ses sentiments pour l'amazone, oublier qu'il en était éperdument amoureux. Il se laissa lourdement tomber assis sur le sol. Il n'avait vraiment pas l'alcool joyeux et ressentit le violent besoin de taper sur quelque chose. Son souhait allait se réaliser.

- Daryl ? Appela la voix de Rick. J'ai besoin de ton aide.

- Il n'est pas en état ! Intervint Carol.

- Ta gueule ! Se défendit le chasseur. J'ai pas besoin de ton autorisation.

Il se leva sans vaciller et suivit Rick jusqu'à la grange, fraichement nettoyée. Rick lui expliqua rapidement ce qu'il attendait de lui. A travers son esprit embrumé, Daryl comprit vaguement ce que lui disait le Shérif.

" Encore a moi de faire la merde... Je ne dois être bon qu'a ça. "

D'un œil vitreux il observa le gamin ligoté au sol de la grange. Il apercevait les points de suture sur sa cuisse et le regard terrifié qu'il posa sur lui. Il entendit Rick sortir de la grange. Qu'est ce qu'il lui avait demandé de faire déjà ? Ha, oui. Faire parler le gamin. Ça tombait bien, il avait grand besoin de se défouler sur quelque chose...


Le jour pointait ses premiers rayons pâles sur la ferme des Green, instant de paix et de calme dans un monde ravagé. Indifférente au jolie spectacle de l'aube, Théa s'agitait dans l'écurie, passant précipitamment la bride de son cheval sur sa tête. Elle avait passé le peu qu'il restait de la nuit dans le box de l'étalon, agitée et nerveuse, incapable de tenir en place. Tiraillée, indécise, ne sachant que faire. Ce n'est qu'a l'aube qu'elle prit une décision et s'était mise a préparer son cheval rapidement.

Elle le sortit de son box après avoir enfilé son sac a dos qu'elle avait récupéré discrètement dans la tente de Daryl. Pilpao, sensible a l'humeur de sa cavalière, ne cessait de s'agiter lui aussi.

- Reste tranquille ! Râla Théa tandis qu'il essayait de lui arracher les rênes des mains.

Les membres agités et parcourus de fourmis, elle le mena a l'extérieur tant bien que mal et grimpa sur son dos d'un bond alors qu'il frappait nerveusement le sol de son sabot.

- Où vas tu ? S'écria une petite voix derrière elle.

Elle se retourna pour découvrir Carl.

- Que fais tu ici tout seul ? C'est dangereux, tu ne devrais pas te promener sans personne !

- Où vas tu ? Insista t il les yeux grands ouverts.

- Rentre Carl ! Ordonna t elle.

Pilpao s'agitait de plus en plus, piétinant le sol sur place.

- Non ! Cria t il. Tu t'en vas ! Je ne veux pas que tu parte !

- Carl...

Elle mit pied a terre et il en profita pour passer ses bras autour d'elle, se serrant contre elle.

- Je ne veux pas que tu parte ! Chouina t il d'une voix mouillée, la serrant aussi fort que possible avec ses petits bras. S'il te plait !

- Carl...

- C'est a cause de Shane, hein ? Continua t il. C'est a cause de ce qui s'est passé hier ? Mais nous on est pas Shane ! Je le déteste ! Et moi je t'aime, je ne veux pas que tu t'en aille. Maman et papa t'aime aussi. Et Daryl il est amoureux de toi, tu ne peux pas nous abandonner !

Il éclata en sanglots et le cœur de Théa se brisa. De force elle détacha les bras de Carl de sa taille et s'accroupit a sa hauteur.

- Je ne part pas Carl, lui dit elle en essuyant les larmes du petit visage.

Il leva des yeux humides vers elle en reniflant.

- Mais tu partais... Et tu as ton sac.

- Oui mais je vais revenir, j'ai juste besoin d'un peu de temps seule, tu comprend ?

- Mais pourquoi ? C'est dangereux dehors ! Et si tu te fais tuer ou que tu te perd comme Sophia ?

Elle le prit contre elle et il s'accrocha a sa veste.

- Je ne vais pas me perdre et je vais revenir. Et moi aussi je t'aime, je ne vais pas t'abandonner.

- Et Daryl ? Demanda t il en lui faisant a nouveau face. C'est a cause de lui que tu pars ?

Elle lui sourit.

- Tu sais que tu es très perspicace pour ton age, dit elle sans répondre a sa question.

- Tu ne l'aime pas ? Insista t il. C'est pour ça ?

Elle soupira, pas certaine d'avoir envie d'avoir cette conversation avec un enfant de 10 ans. Mais elle décida d'être honnête.

- Si je l'aime, je crois. Mais Carl... Tu dois comprendre que ce n'est pas toujours simple pour les adultes.

- C'est faux, protesta t il. Il t'aime et tu l'aime, vous devez être ensemble, c'est simple.

Elle lui sourit a nouveau. Que c'était merveilleux d'avoir la façon de penser d'un enfant de 10 ans. Elle lui embrassa le front et le serra a nouveau contre elle.

- Tu me rappel tellement quelqu'un que j'ai connu il y a longtemps, lui dit elle.

Elle le relâcha et grimpa a nouveau sur le dos de Pilpao.

- Rentre a la maison, Carl, lui dit elle. Je te promet de revenir.

Il lui fit un petit signe de tête avant qu'elle ne talonne son étalon qui partit au galop vers la forêt.

Elle le poussa, traversant les champs a toute vitesses, les paroles de Carl résonnant dans sa tête.

Prêt de la grange, Daryl fumait une cigarette, les mains pleines de sang. Il aperçut au loin l'amazone s'éloignant au grand galop sur son étalon. La colère, la déception et la douleur explosèrent a nouveau dans sa poitrine. Il écrasa son mégot sur le sol et retourna dans la grange.


Elle galopa longtemps. Longtemps et vite, avalant les kilomètres a vitesse folle. Plus elle avançait, plus elle se sentait légère. Elle ralentit l'allure, appréciant de retrouver des sensations connues et grisantes. Galoper a travers la nature, libre, la crinière de Pilpao lui foutant le visage, regarder les oreilles de l'étalon pointées droit devant lui. Seuls au monde.

Elle se redressa, ralentissant encore l'allure. Pilpao passa au petit trot, essoufflé et couvert de sueur mais heureux lui aussi. Elle finit par repasser au pas et regarda des nuages noirs s'accumuler au dessus de leurs têtes. Elle se glissa au sol, les jambes douloureuses et en cotons. Elle se laissa tomber dans l'herbe. Pilpao s'ébroua et alla souffler dans les cheveux de sa cavalière.

- Ça t'a plu, hein ? Rit elle, essoufflée elle aussi. Ça faisait longtemps. On en avait besoin.

Il ronfla doucement et se mit a brouter tranquillement a ses cotés. Elle fixa les nuages dans le ciel devenir de plus en plus noirs. Très vite les premières gouttes s'écrasèrent sur son visage. Elle ferma les yeux, vidée de toute son énergie pour apprécier la fraicheur de la pluie.

La tête enfin vide, elle y voyait plus clair et savait ce qu'elle devait faire.

- Rentrons.


L'orage grondait et la pluie battante s'abattait sur la ferme.

Daryl se redressa les points serrés.

- Ils sont une dizaine, haletait le gamin, la lèvre éclatée. Ils sont armés.

- Quels armes ? Insista Daryl.

- Du gros calibre, de quoi tous vous faire sauter la cervelle ! Mais ça, ça sera a la fin. Avant ils voudrons s'amuser un peu. Je les ai déjà vu faire. Ils maitrises les hommes et violent les femmes avant de tous les abattre et de leur prendre leur affaires ou leur armes. Si ils vous trouvent, vous allez passer un sale moment !

Les images qui passèrent dans l'esprit de Daryl intensifièrent encore un peu plus sa rage.


Pilpao trotta rapidement jusqu'à l'écurie. Trempés jusqu'au os, ils apprécièrent la chaleur du box. Épuisés mais soulagés.

Elle eut a peine le temps de jeter une couverture sur le dos de son cheval qu'elle entendit des bruits de pas. Elle se retourna pour voir Carol courir vers elle.

- Tu es enfin rentrée ! S'écria t elle a la fois de soulagement et d'inquiétude. Carl nous a dit que tu reviendrais mais nous ignorions quand.

- J'avais besoin d'un peu de temps pour moi, expliqua Théa en rassemblant ses cheveux dans une main pour les essorer.

- On a un problème, continua Carol. C'est Daryl...

L'amazone releva le regard vers elle, soudain en alerte.

Carol l'amena vers la grange en lui résumant la situation.

- Rick lui a demandé de faire parler le garçon qu'ils on ramené.

- A coup de point j'imagine ? Grogna t elle.

- Oui mais ça dégénère. Daryl va finir par le tuer.

Théa accéléra le pas tandis que Carol lui disait que Rick et Shane n'avait pas voulu intervenir, inconscient de l'intensité de la colère du chasseur. Elle aperçu les deux flics se disputer près de la grange.

- Où est Daryl ?! Hurla Théa. Encore en train de faire votre sale boulot !

- Il faut qu'on sache combien il y a d'hommes et si ils sont dangereux, répliqua Rick. Nous n'avons pas tellement le choix.

Théa s'approcha de Rick et colla presque son visage au sien.

- Dans ce cas pourquoi tu ne le fait pas toi même ? Gronda t elle.

Rick eut au moins le mérite de paraitre gêné. Théa grimaça de dégout et couru jusqu'à la porte de la grange. Elle ouvrit la porte pour découvrir Daryl frappant le gamin au sol.

-Daryl ! Cria t elle. Arrêtes !

Il ne sembla pas l'entendre et balança un nouveau coup de pied dans le ventre du gosse. Elle couru jusqu'à lui et lui attrapa un bras.

-Daryl ! Stop !

Mais il se dégagea en lui lançant un regard noir.

- Fous moi la paix, grogna t il.

Il se tourna a nouveau vers l'adolescent et leva le poing.

- Arrêtes ! Tu sais que je n'aime pas ça quand tu es en colère !

Il stoppa son geste et lui fit face, le visage furieux. Elle fit un faible geste de recul devant sa colère. Il souffla un grand coup pour se calmer. Malgré toute sa rage, la dernière chose qu'il voulait était qu'elle ai peur de lui. Pourquoi fallait il toujours qu'il cède face a elle ?!

" Parce que tu l'aime tête de con " souffla une petite voix dans sa tête.

Il grogna et se détourna d'elle pour sortir de la grange, laissant le gamin gémir de douleur sur le sol. Il sortit sous l'orage et la pluie fraiche dans sa nuque lui fit du bien mais il était toujours en colère, il ne savait même plus contre qui ou quoi.

- Daryl...

Il se retourna. Théa l'avait suivi sous la pluie, ses cheveux ruisselants plaqués contre son visage. Même ainsi il la trouvait magnifique. Son cœur eut un nouveau battement douloureux. La douleur provoquée par des sentiments qu'il pensait non partagés.

- Tu es en colère parce que je suis partie hier ? Demanda t elle d'une voix forte pour couvrir le bruit de la pluie.

Il détourna le regard, incapable d'affronter les yeux verts.

- T'en fais pas pour ça, répondit il, amer. Je suis un grand garçon, je m'en remettrais.

Il commença a s'éloigner, pressé de mettre de la distance entre elle et lui pour qu'elle le voit pas craquer.

- Tu te rappel quand je t'ai dit que je ne t'avais pas tout raconté de mon passé? Cria t elle dans son dos.

Il s'arrêta mais ne se retourna pas.

- Oui.

- Je t'ai dit que j'avais grandit avec un homme violent. Qu'a la mort de ma mère adoptive, Hunter avait basculé dans l'alcool. Que chaque jours depuis mes 9 an il me battait.

Les points de Daryl se serrèrent, incertain de vouloir savoir la suite.

- Quand j'ai eu 15 ans, continua Théa. Il... Il m'a violée.

Il ferma fort les yeux, s'enfonça les ongles dans ses paumes tant il serra les points. Si il était honnête envers lui même, il avouerait qu'il s'en doutait. Mais entre le soupçonner et l'entendre dire de sa bouche, il y avait un monde.

- Et ça a duré des années, insista t elle, inconsciente de l'effort surhumain qu'il faisait pour maitriser sa rage. Il venait presque chaque soir dans ma caravane, chaque fois qu'il vidait une bouteille de whisky. Il n'a jamais laissé un autre homme m'approcher. Est ce que tu comprend ce que j'essaye de te dire ?

Elle attendit une réponse, anxieuse de sa réaction. Il lui tournait toujours le dos.

- Pourquoi tu ne me l'a pas dit avant ?

- Ça fait mal d'en parler, admit elle. Et j'avais peur de ta réaction, peur de ce que tu penserais de moi quand tu saurais. Parce que c'est dégueulasse. Par ce que je suis écœurante...

Il se retourna enfin et elle était contente que la pluie cache les larmes qui débordaient de ses yeux. Il s'approcha d'elle et lui prit le visage en coupe entre ses mains.

- Je t'interdit de dire ça ! Tu n'es pas écœurante. C'est lui qui était un monstre. Toi tu es forte et courageuse. Et magnifique.

Il vit le soulagement dans ses yeux de ne pas se voir rejeter. Elle appuya sa joue contre l'une de ses mains.

- Je ne sais pas si je suis amoureuse de toi, Daryl. Mais je sais que je me sens en sécurité avec toi, je sais que je tiens a toi plus qu'a ma propre vie. Je ne sais pas ce que c'est d'aimer un homme, encore moins ce que ça fait d'être aimée en retour. Mais tu sais, je n'en avait jamais parlé a personne avant. Jamais.

La colère de Daryl était balayé par la pluie et ses paroles. Que pouvait il répondre a ça ? Il préféra ne rien dire et la prit contre lui. Elle passa ses bras autour de son cou et se serra contre lui, enfouissant son visage dans son cou.

- Moi non plus je ne sais pas ce que ça fait d'aimer et d'être aimé, dit il au creux de son oreille.

Il lui laisserait le temps. Tout le temps dont elle aurais besoin pour s'ouvrir a lui. Il la laisserais venir a lui d'elle même.


Encore une fois, navrée des délais mais ça ira mieux après Noël ;)