Rah je vous gâte tellement ces derniers jours :D Non seulement je vous offre un 3ème chapitre mais en plus je peux vous dire le suivant et aussi déjà en bonne partit écrit :) Je ne pense pouvoir le publier aussi rapidement que les trois derniers ( gardons un peu de suspense hein ;) ) mais sa publication ne prendra pas des mois comme ces derniers temps !

Je présente aussi toutes mes excuses aux lecteurs de mon autre fic... 3 chapitre pour TWD mais rien pour EC... Tout simplement car j'ai besoin d'y voir plus clair quand a la façon que je vais gérer la suite. Et aussi de me replonger dans cet univers ( il est vrai que je suis a fond dans TWD en ce moment avec la saison 10 en cour de diffusion ). Mais pas d'inquiétude la suite arrivera et je compte bien aller au bout de ces deux fic !

Bref je vous souhaite une bonne lecture :D


Chapitre 21

Pilpao marcha très longtemps a travers les arbres, s'enfonçant de plus en plus profondément dans la forêt. Sa cavalière, vaincue par la douleur et l'épuisement, s'était évanouie sur son dos. Il ignorait où il allait. Il savait juste qu'il devait les éloigner du danger lui et sa compagne d'âme. Il y voyait parfaitement bien le noir et serpentait habillement entre les arbres, attentif a l'équilibre de son amie.

Au petit matin, il marchait encore, longeant le lit d'une rivière. Il avait faim et soif, il avait mal aux jambes mais il continuait sans relâche, suivant son instinct le conduisant vers les montagnes. Mais en fin d'après midi, n'y tenant plus et tiraillé par la soif, il s'approcha de l'eau. Prudemment il s'enfonça jusqu'aux genoux et pencha la tête pour s'étancher a grandes gorgées. Toujours inconsciente, Théa glissa de son dos quand il pencha l'encolure et atterrit dans l'eau froide. Ce qui eut le mérite de lui faire reprendre conscience.

Buvant a moitié la tasse, elle se redressa en crachotant, sortant la tête de l'eau.

- Pilpao...

Elle tourna la tête vers son étalon qui buvait toujours. Elle mit quelques secondes avant de se rappeler ce qui venait de ce passer. La tête douloureuse, elle se remit debout, les jambes tremblantes. Péniblement, elle se traina jusqu'à la rive et se laissa tomber sur le sol.

La mémoire lui revint avec force et brutalité. La ferme, les rôdeurs, Daryl...

La douleur s'en suivi, accompagné de larmes brulantes.

Assise dans l'herbe, les genoux remontés et la tête enfouie dans ses bras, elle laissa libre court a sa peine sans aucune retenue dans ses sanglots bruyants et déchirants.

Pilpao vint auprès d'elle et la poussa délicatement du bout de son nez, sensible a la douleur de sa cavalière. Épuisé, il se laissa tomber a ses côtés et elle enfouit son visage dans sa crinière.

- Qu'est ce qu'on va faire maintenant, Pilpao ? Gémit elle entre deux sanglots.

Quelles options avait elle ? Elle n'avait qu'une envie. Se rouler en boule dans un coin et de se noyer dans sa douleur jusqu'à disparaitre. Elle allait pourtant devoir avancer, survivre.

Cela lui semblait insurmontable.


L'hiver était tombé sur la Géorgie comme la misère sur le monde. Un épais manteau blanc recouvrait le paysage vide sa faune habituelle. Un froid mordant congelait tout sur son passage, des brins d'herbes jusqu'au bout des branches vides de feuilles. La nature avait revêtit son manteau hivernal. La neige blanche craquait sous les sabots de l'étalon tandis qu'ils grimpaient toujours plus haut dans les montagnes. L'air glacial s'engouffra sous l'épaisse cape de fourrure qui recouvrait l'amazone. Elle resserra son écharpe de laine et tira sur sa capuche. Ses doigts gelés étaient crispés sur les rênes de Pilpao qui glissa sur le sol gelé. Elle s'accrocha a sa crinière, le gros package dans son dos faillit lui faire perdre l'équilibre mais elle tint bon. Si elle tombait, elle dévalerais la pente enneigée et se briserait la nuque sur les rochers.

Pas qu'elle en ai quelque chose a faire de sa vie. Le trou noir qui avait pris place dans sa poitrine était insupportable. Remplaçant tout. Ses sentiments, son gout de vivre, son instinct de survie. La mort de Daryl avait tout balayé, tout emporté avec lui dans la mort. Il ne restait que la douleur. Une douleur sourde et insidieuse. Elle entravait tout. Et chaque jour elle se demandait comment elle parvenait encore a trouver la force de rester en vie.

Accompagnant la douleur, la culpabilité lui vrillait les tripes.

Rejouant sans cesse dans sa tête dès qu'elle relâchait son attention, les derniers moments de Daryl. Cruelle, la culpabilité lui rejouait en boucle dans ses cauchemars la mort du chasseur. Ajoutant moult détails auxquels elle n'avait pourtant pas assisté. Elle n'avait rien vu de la fin de Daryl, elle était trop loin. Tout juste avait elle vu et entendu le silence s'installer quand les coups de feu s'étaient arrêtés.

Mais dans ses cauchemars, elle voyait les rôdeurs se jeter par dizaine sur son ami, arrachant sa chair a grands coups de dents, se disputant ses tripes et ses organes a grands renforts de grognement. Elle voyait le visage aspergé de sang de Daryl se torde de douleur, hurlant a s'en déchirer les cordes vocal de longues minutes avant que la mort ne l'emporte enfin, ses yeux bleus se fermant pour toujours.

Quand elle se réveillait en hurlant lors de ses rares moments de sommeil, elle se roulait en boule et adressa des prières a tout les dieux du monde pour que le chasseur ai trouvé la paix dans la mort et qu'il n'erre pas pour l'éternité parmi les rôdeurs.

Parfois elle avait envi de descendre de sa montagne, juste pour constater par elle même que Daryl était bien mort, juste pour faire taire cette horrible petite voix qui lui soufflait qu'il y avait une chance. Une minuscule chance pour qu'il ai survécu par miracle. Mais elle n'irait pas. C'était trop dangereux et surtout elle avait peur. Non, elle était terrorisée a l'idée de le retrouver a l'état de rôdeur. Elle ne le supporterait pas.

Un épais nuage de buée sortait des naseaux de Pilpao a chaque respiration. Courageusement il grimpait. Grimpait d'un pas parfois chancelant, glissant sur la glace ou la neige, encouragé par les jambes de sa cavalière.

Pilpao était probablement la seule raison qui poussait Théa a continuer de vivre. Elle ne pouvait abandonner son compagnon, l'abandonnant a son sort dans ce monde mortel. Mais elle en payait le prix fort. Chaque jours, chaque heure, chaque minute était une bataille, une plaie béante contre laquelle elle devait se battre pour avancer. Elle ravalait ses envies de se jeter du haut de sa montagne et continuait. Se raccrochant a la vie et a une idée fixe.

Un jour Pilpao poussera son dernier souffle, il n'était pas éternel. Alors ce jour là, elle pourrait cesser de se battre et pourra fermer les yeux a son tour. Et toute la douleur, la peine et la peur disparaitrait a jamais. En attendant elle se battrait pour que Pilpao ne subisse pas le même sort que Daryl. L'étalon était formidable, avait montré un courage sans faille et d'une fidélité a toute épreuve. Elle n'avait pas le droit de l'abandonner, il était ce qu'il lui restait de plus précieux au monde.

Elle espérait juste que quand ce jour viendrait, que de là où il est, Daryl ne lui en veuille pas. Il s'était sacrifié pour qu'elle survivre. Ca et Pilpao étaient ce qui la faisait se lever le matin. Mais une fois Pilpao partit elle savait qu'elle n'aurait plus la force de continuer.

Enfin, le sol se fit plus plat et la respiration de l'étalon s'apaisa. Il serpenta entre les arbres et arriva devant une profonde caverne. Il stoppa et sa cavalière glissa de son dos. Elle réajusta son lourd sac a dos et pénétra dans la grotte. Pilpao la suivit, les murs de pierre étaient suffisant haut pour qu'il y entre sans problème. Ils s'enfoncèrent dans le noir, loin dans la montagne jusqu'à ce qu'ils ne sentent plus la morsure du vent.

Enfin elle jeta son sac sur le sol et craqua une allumette, éclairant son petit refuge qu'elle partageait avec son étalon depuis des mois. Combien de temps était il passé depuis la ferme ? Elle n'en savait rien. Mais elle avait vu passer de nombreuses pleines lunes depuis lors. Quand elle se posait la question, elle estimait qu'ils étaient au mois de février, en plein cœur de l'hiver. Elle tomba a genoux sur le sol de pierre et plongea son allumette dans les reliefs de son dernier feu de camps. Les brindilles s'enflammèrent facilement et bientôt un feu joyeux et réconfortant dansa au milieu des buches.

Les flammes éclairèrent les murs, apportant une lumière chaude.

Théa ôta sa cape de fourrure qu'elle balança sur son petit lit près du feu, composé d'un sac de couchage et de nombreuses couvertures qu'elle avait déniché dans un chalet isolé au beau milieu de la forêt. Sa découverte fut salutaire pour eux. Car elle y avait trouvé de quoi leur assurer une survie relative. Durant plusieurs jours, ils avaient fait des allers retours entre le chalet et la caverne. Emportant, vivres, vêtements chauds et couvertures. A l'arrière du chalet, une grange remplie de paille et de foin et, dieu merci, de nourriture pour le bétail. Sans doute le chalet était il un ancien refuge pour les éleveurs de chèvres ou de vaches venant faire paître leur troupeau l'été. Elle avait ramené tout ce qu'ils pouvaient et s'étaient installer dans la grotte, a l'abri du froid et des rôdeurs.

Chassant les rares animaux qu'elle débusquait dans la forêt, elle laissait les jours s'égrainer lentement, douloureusement. Mais les animaux avaient disparus, chassés par le froid et les quelques rôdeurs qui s'étaient aventurés dans les montagnes.

Pilpao alla se reposer dans le tas de paille que sa cavalière avait installé pour lui, pas très loin du feu. Théa s'assit devant les flammes et y approcha ses mains gelées pour se réchauffer, épuisée. Elle regarda d'un œil inquiet ses réserves de nourritures devenir critiques. Les rôdeurs se faisaient très rare mais les animaux aussi et elle n'en avait chasser aucun depuis plusieurs jours. Cela faisait déjà longtemps qu'elle ne mangeait que très peu, se contenant de quelques biscuit secs et de neige fondue a boire. A peine de quoi lui permettre de rester en vie. Demain ils devraient descendre de la montagne, se rapprocher des habitations pour trouver a manger. Jusqu'à présent elle avait évité de se retourner près des villes où les rôdeurs étaient encore nombreux. Mais avec le froid elle espérait que ceux qu'elle croiserait seraient eux aussi gelés et immobilisés par le froid comme celui qu'elle avait vu aujourd'hui. Emprisonné dans la glace, le rôdeur n'avait fait que grogner et tourner des yeux vides vers elle. Une simple pichenette l'avait réduit en petit morceaux a ses pieds.

Elle referma ses bras autour de ses jambes et étouffa une quinte de toux dans sa main. Elle se savait malade depuis quelques jours. Ses poumons lui faisaient mal a chaque respiration et elle avait de plus en plus de mal a se réchauffer.

Ses yeux fixant le feu rougeoyant, elle laissa son esprit vagabonder plus loin. Vers les quelques moments heureux qu'elle avait partagé avec Daryl. Éprouvant un plaisir malsain a repenser a leur joutes verbales, leurs rires devant leur petite tente. Aux grandes mains qu'il posaient sur elle. Au souffle chaud sur son visage quand il lui posait un baiser sur le front ou la joue. Et la brulure de ses lèvres sur les siennes quelques instant avant sa mort. Elle sentit les larmes s'accumuler derrière ses paupières clauses et le trou béant dans sa poitrine se faire plus que jamais sentir. Il aura fallu que Daryl meurt pour qu'elle prenne réellement conscience de ses sentiments envers le chasseur. De l'amour qui lui avait remuer les tripes a chacun de ses rares sourires. Un amour qu'elle n'avait jamais ressentit pour aucun homme avant lui. Son cœur se serra douloureusement.

Ignorant le vertige que la fièvre provoquait, elle se releva et alla rejoindre Pilpao dans la paille, attrapant au passage une couverture.

- On va se tenir chaud cette nuit mon tout beau, lui souffla t elle d'une voix cassée.

Comme si il avait compris, l'étalon se coucha dans la paille et elle put se blottir contre sa chaleur, posant la grande couverture sur eux deux. Il resta éveillé toute la nuit, veillant sur son amie qui fut secouée régulièrement par de violentes quintes de toux.


Au réveil, Théa eut l'impression d'avoir un éléphant couchée sur sa poitrine tant elle avait du mal a respirer. Pilpao n'avait pas bougé, couvant son amie d'un regard inquiet. Désireuse de le rassurer, elle fit un violent effort pour se redresser, secouée a nouveau de tremblements. La fièvre lui brouilla la vue.

- Je me sens vraiment pas bien...

Et c'était rien de le dire. De sa vie elle ne s'était jamais sentit aussi malade. Elle n'avait pas de thermomètre sous la main mais elle était sûre qu'on aurais pu faire cuire un œuf sur son front. Elle entendait sa respiration sifflante et douloureuse. ses membres étaient lourds et engourdis. Là, elle était vraiment dans la merde.

Pilpao se remit sur ses pieds et elle s'accrocha a sa crinière pour en faire de même. Une nouvelle toux lui arracha les poumons.

D'une main tremblante, elle attrapa sa cape de fourrure et s'en enveloppa. Difficilement et lentement, elle fourra dans son sac a dos ses affaires, luttant contre un puissant vertige provoqué par la fièvre. Elle accrocha sa ceinture contenant Excalibur, son lance pierre et son couteau autour de sa taille. Son colt étant resté a la ferme.

- Pilpao... Appela t elle après avoir enfilé son sac et balancé une couverture sur le dos de son cheval. Il faut redescendre...

Ils devaient redescendre, trouver des médicaments, ce rhume ou cette grippe allait avoir raison de ses forces. Si elle restait dans la grotte elle mourrait et Pilpao restera seul.

L'étalon plia le genoux, sa cavalière n'étant pas capable de grimper sur lui comme elle le faisait habituellement. A peine fut elle assise sur son dos qu'il prit la route. Guidé par son instinct, il dévala la montagne rapidement, prenant garde a sa cavalière qu'il sentait tanguer sur son dos.

La fièvre lui embuait l'esprit, lui paralysait les membres. Le froid la mordit brutalement quand ils étaient sortit de la caverne. Elle se concentra pour rester sur son cheval, serrant tant bien que mal les jambes, les doigts accrochés a la crinière qui se couvrait de givre. La petite chute de neige de la veille s'était transformé en tempête glacée et chaque flocon entrant en contact avec sa peau était comme un pic a glace s'enfonçant dans sa chair

Elle sentait ses forces la quitter. Elle avait trop froid. Elle se sentit glisser sur le dos de Pilpao et ne se rattrapa que de justesse quand l'étalon stoppa son avancé et redressé brusquement la tête. Couché sur l'encolure du cheval, luttant pour ne pas s'évanouir, elle ouvrit des yeux brulant de fièvre pour voir ce qui avait poussé Pilpao a s'arrêter.

Clignant des yeux, elle aperçu une silhouette a travers le rideau de neige et de vent qui soufflait avec force ce jour là.

En alerte, elle mobilisa ses dernières forces pour se redresser et attraper son lance pierre qu'elle banda en direction de l'inconnu.

Inconnu qui braqua sur elle un regard bleu.

L'effort qu'elle venait de produire eut raison de ses forces. Elle ne se sentit même pas glisser du dos de Pilpao pour tomber lourdement dans la neige.


Quand elle se réveilla, elle eut vaguement conscience de se trouver dans un lit. Elle sentait d'épaisse couvertures la recouvrir et un oreiller moelleux sous sa tête. Mais elle ne parvenait pas a ouvrir les yeux. Elle était au chaud mais était glacée de l'interrieur, devant fournir un effort considérable pour remplir ses poumons d'air. Depuis combien de temps était elle inconsciente ? Elle entendant des murmures autour d'elle, des gens qui parlaient a voix basse.

Un sentiment de danger l'obligea a ouvrir les yeux et a s'agiter sous ses couvertures. Elle était dans une maison, dans une chambre. La vue brouillée par la fièvre,elle aperçu plusieurs personnes autour d'elle. Au moins deux, qui se turent quand ils la virent bouger. Elle chercha a se redresser mais une paire de mains se posa sur ses épaules.

- Ne bouge pas, Théa, dit une voix. Tu es très malade.

- Pilpao... Souffla t elle d'une voix cassée.

- Ne t'en fais pas pour lui, il est en sécurité, répondit un homme.

Elle connaissait cette voix. Incapable de lutter, elle se laissa retomber sur les couvertures et la mémoire lui revint. La silhouette dans la tempête de neige. Des yeux bleus. Le cœur battant, elle ouvrit les yeux et les leva vers l'homme qui se penchait au dessus d'elle et reconnus Rick. Le regard bleu du Shérif la couva d'un air inquiet et son cœur s'arrêtât presque de battre de déception. Durant un millième de seconde, une formidable et inespérée seconde, elle avait cru que Daryl était l'inconnu dans la neige. Mais non, Daryl était mort.

Elle referma les yeux, des larmes brulantes s'accumulant derrière ses paupières. Cette déception était comme un coup de poignard supplémentaire dans son cœur déjà malmené.

- Ne vous agitez pas, dit une voix qu'elle reconnu comme celle d'Herschel. Vous avez une pneumonie, vous avez besoin de repos et de rester au chaud. C'est un miracle que vous soyez encore en vie avec une telle fièvre !

Qu'il aille se faire foutre ! Pensa t elle. Les larmes finirent par couler sur ses joues.

- Non... Gémit auriez dut me laisser mourir.

Elle repoussa les couvertures et les mains de Rick. Elle posa les pieds sur le sol et se remis debout. Puis s'effondra. Seuls les bras du Shérif l'empêchèrent d'embrasser le sol. Mais elle lutta contre lui. Croyant qu'elle délirait a cause de la fièvre, Rick la retint contre lui.

- Calme toi, tu es en sécurité avec nous ! Nous t'avons retrouvée.

Ne pouvait il donc pas comprendre ?! Elle ne pouvait pas rejoindre a nouveau leur groupe. Pas sans Daryl. Elle serait incapable de continuer de vivre parmi eux. Elle n'avait pas besoin d'un nouveau rappel quotidien lui rappelant cruellement la mort de l'homme qu'elle aimait.

La tête lui tourna violemment, et son corps s'agita de violents tremblements de la tête aux pieds.

- Lâche moi, Shérif, gémit elle. Je peux pas rester avec vous. Pas sans lui.

- Mais de quoi tu parle ?

- Il est mort, pleura t elle en repoussant faiblement ses bras. Je peux pas c'est au dessus de mes forces.

- Tu parle de Daryl ? Mais il n'est pas...

- Retourne te coucher tête de mule. Scanda une voix grave et cassée.

Elle s'immobilisa complétement, accrochés aux bras de Rick pour ne pas tomber et leva les yeux vers la porte de la chambre.

Il était là. Putain il était là !

Son cœur déborda, de joie, de peur que ceci ne soit qu'un délire de la fièvre, d'amour et d'espoir.

Le chasseur posa le sac qu'il avait sur l'épaule et avança dans la chambre. Elle secoua la tête, incapable de croire que l'homme qu'elle avait pleuré pendant des mois était devant elle. La réalité la frappa de plein fouet quand les bras du chasseur remplacèrent ceux de Rick autour d'elle.

- Daryl... Souffla t elle. Tu es vivant.

Elle se jeta a son cou et l'enserra de toute ses maigres forces contre elle. Puis éclata en sanglots.

- Tu es vivant, tu es vivant... Psalmodia t elle dans son cou.

- Je vais bien, tout vas bien, murmura t il contre elle.

L'émotion, son effort pour se lever et le soulagement eut raison d'elle et elle perdit connaissance.


Voilà pour ce chapitre ! Il est lui aussi un tout petit peu plus court que d'habitude mais 3 chapitre en 3 jours je pence que ça rattrape ce petit désagrément !

A très vite !