Il est venu le temps de la guimauve :D si vous êtes allergique a cette délicieuse friandise version fic passez votre route :p par ce que ça va dégouliner de partout !
Chapitre 22
Deuxième réveil. Elle était de retour dans le lit et elle sentait qu'on lui passait quelque chose de frais sur le visage. Mais elle n'osa ouvrir les yeux. Et si la résurrection de Daryl n'avait était qu'un délire de la fièvre. Un jeux cruel que son esprit malade avait inventé. Son corps se crispa sous les couvertures et une boule d'angoisse lui monta a la gorge. Elle ne voulait pas ouvrir les yeux et affronter la déception. Pitié que personne ne l'oblige jamais ouvrir les yeux !
Elle sentit du mouvement a côté d'elle et elle ferma encore plus fort les paupières. Mais une odeur de tabac froid et de cuir lui chatouilla les narines. Elle n'aurait jamais cru que l'espoir pouvait faire a la fois autant de bien et si mal... Alors elle souleva les paupières et rencontra un regard onyx.
- Je suis toujours là, souffla t il en lisant dans ses pensées. Tu n'as pas rêver.
- Daryl...
A nouveaux elle sentit ses yeux se remplir de larmes et la boule dans sa gorge se transforma en sanglots. Elle se redressa dans le lit et passa ses bras autour du cou du chasseur qui la serra contre lui. La laissant inonder son col avec ses pleures.
- Tout vas bien, princesse, je suis là. Je suis vivant. Je t'ai retrouvée.
Elle recula pour lui faire face avant de poser ses lèvres contre les siennes. Il répondit avec force a son baiser. Elle plongea ses doigts dans les cheveux, quémandant plus. Sa langue vint a la rencontre de la sienne et cette fois le baiser ne fut qu'amour et soulagement. Pas de regrets, pas de douleur, pas de terreur. Rien que du bonheur.
Elle rompit le baiser au bout d'une longue minute, passant ses doigts partout sur son visage, inspirant son odeur, le cœur chantant de joie. Il posa son front contre le sien.
- Je t'ai cru mort, pleura t elle. Comment est ce possible ?
- Je suis bien vivant. Moi aussi je t'ai cru morte au début quand tu as disparue après l'attaque de la ferme.
Elle entendit l'émotion et le soulagement dans sa voix, ses mains trembler contre son visage. Il l'embrassa encore. Un baiser doux et empreint de soulagement.
Ce merveilleux moment fut brisé par la quinte de toux qui secoua l'amazone, l'obligeant a se séparer de Daryl.
- Rallonge toi, ordonna t il. Tu as besoin de reprendre des forces.
Elle ne chercha même pas a lutter et se laissa retomber sur les oreillers, gardant les mains accrocher a la veste du chasseur qui pris place a ses cotés dans le lit. Elle se blottit contre lui tandis qu'il remontait les couvertures sur elle.
- Comment c'est possible ? Demanda t elle a nouveau. Je t'ai vu disparaitre quand les rôdeurs se sont jetés sur toi.
- Non, répondit il en la serrant contre lui. J'ai eu une chance inouïe. Une trappe s'est ouverte sous mes pieds au moment ou je me suis retrouvé a cour de balles. Il y avait une cave sous la grange mais l'entrée était cachée par la végétation. Elle s'est ouverte sous mon poids et celui des rôdeurs. Je suis tombés avec eux mais j'ai eu le temps de m'enfuir avant qu'ils ne se relèvent. Je suis remontée dans la grange par un escalier et j'ai pu en sortir avant qu'elle ne s'effondre.
Incroyable, se dit elle. Qu'elle chance inespérée. Cette trappe était un cadeau du ciel, elle lui avait sauvé la vie in extremis.
- C'était la panique a la ferme, continua t il. Il y avait des rôdeurs partout et je ne te voyais plus quand je suis sortit a l'extérieur. J'ai pu récupérer ma moto. J'ai fait le tour de la ferme autant que je pouvais a ta recherche. Ne te trouvant pas j'ai fini par rejoindre les autres sur l'autoroute.
Il marqua une pause dans son récit et son visage refléta toute la peur qu'il avait ressentit a ce moment là. Au moment où il avait réalisé que l'amazone n'était pas sur l'autoroute.
- Tu n'y étais pas... Continua t il. J'ai cru devenir fou. J'ai tout de suite voulu revenir a la ferme mais Rick ne m'a pas laisser faire...
**** Flash Back ****
Daryl remonta sur sa moto et mis le contact, prêt a repartir, le cœur oppressé par un sentiment d'urgence et d'inquiétude. Mais Rick lui barra la route, le visage grave.
- C'est pas le moment Daryl ! Scanda t il. Nous devons mettre les autres en sécurité, trouver un abris.
- Je dois retrouver Alethéa ! Contesta Daryl. Elle est toute seule ! Je peux encore la sauver.
- Daryl si elle était vivante elle serait ici avec nous !
Le visage du chasseur se ferma et ses doigts se crispèrent si fort sur les poignées de sa moto que ses jointures devinrent blanches.
- Je suis désolé, Daryl. Vraiment, je suis navré je sais que tu l'aimais mais là j'ai besoin de toi ! Nous devons sauver ceux qui peuvent encore l'être !
Daryl hésita, tiraillé entre son cœur et sa loyauté envers le groupe.
- Ok, céda t il les dent serrées. Mais une fois a l'abri je repart chercher Alethéa.
Rick approuva de la tête, soulagé et Daryl pria tout les dieux pour qu'il ne fasse pas la plus grosse erreur de sa vie.
L'abri qu'il trouvèrent au coucher du soleil ne payait pas de mine mais c'était toujours mieux que rien et de toute façon ils ne pouvaient se déplacer dans le noir.
Dès qu'il le put, Daryl s'esquiva et conduit le plus vite possible jusqu'à la ferme, Carol assise derrière lui sur la moto. La femme avait absolument tenu a l'accompagner, inquiète elle aussi pour Théa et pour apporter son aide au chasseur.
La horde avait continué sa route et la ferme était quasi desserte. Seuls quelques rôdeurs isolés se trainait en errant sans but. Après un rapide tour du périmètre, Daryl arrêta sa moto là où il avait vu Théa pour la dernière fois. Une lampe braquée sur le sol, il scruta les nombreuse traces, cherchant des empreintes de sabot.
- Là ! Dit il en s'éloignant de la grange. Pilpao a réussi a sortir de la horde et il a continué a fond de train. Je savais qu'il y arriverait !
- Oui mais comment savoir que Théa était toujours sur son dos au bout ? Ou si ils n'ont pas été blessé l'un ou l'autre ?
- Non, aussi bizarre que cela puisse paraitre j'ai confiance en ce cheval et je sais qu'il aura tout fait pour protéger sa cavalière. Les animaux ne peuvent pas être contaminé donc même si il s'est fait griffé ou mordre il n'en ai pas forcement mort par la suite. Et Alethéa et presque née sur un cheval, elle n'est pas tombée j'en suis sûr !
Il y avait tellement de conviction dans sa voix que même Carol finit par y croire. Il suivit les traces de sabots un long moment, marquant une pause là Théa avait réussi a stopper sa course infernale.
- Il s'est arrêté ici et je crois qu'elle a voulu faire demi tour mais il a refusé d'avancer.
Impressionnée de voir tout ce qu'il pouvait déduire a partir de simple traces dans le sol, Carol regarda en direction de la ferme.
- On voit la grange d'ici.
- Elle m'a cru mort, grogna Daryl.
Il se détourna et fixa a nouveau le sol.
- Le canasson est repartit par là, au petit galop.
Il leva sa torche pour éclairer les premiers arbres de l'orée de la forêt.
- Il l'a emmenée loin du danger.
Il s'enfonça parmi les arbres, suivant les empreintes.
- Daryl on ne peut pas y aller comme ça ! Le plus gros de la horde doit encore être dans le coin ! Pilpao a put marcher sur des kilomètres ! Si ça se trouve elle est déjà très loin.
- Si tu crois que ça va m'arrêter, grogna Daryl.
**** Fin de flash Back ****
- Depuis je n'ai pas cessé de te chercher. Je faisait des allers retour entre la forêt et le groupe. Chaque fois j'explorais un nouveau périmètre. Mais je n'ai trouvé aucune trace pendant très longtemps. Puis il y a quelques semaines je suis tombé sur ce chalet dans la montagne. J'espérais trouver des traces fraiches dans la neige alors j'ai passé la nuit dedans et au matin j'ai repris la route.
Il fit une pause dans son récit et ses lèvres tremblèrent.
- Et je t'ai vu, continua t il d'une voix cassée par l'émotion. Tu étais là sur ton cheval. J'en croyais pas mes yeux ! Puis tu t'es effondrée. Tu étais bouillante de fièvre. Je savais pas si tu allée tenir jusqu'à ce que t'amène a Herschel. Grace a Pilpao nous sommes arrivés a temps.
- Pilpao m'a amenée très haut dans les montagnes dès le premier jour, expliqua Théa. Je... J'étais si mal, Daryl... Tu étais mort et je me suis laissée faire... Il m'a sauvée. J'avais tellement envi de mourir moi aussi, ça faisait trop mal. Mais je pouvais pas le laisser tout seul, tu comprends. Je suis tellement désolée d'être partie et de t'avoir laissé mais j'étais persuadée que tu étais mort ! Si j'avais su...
- C'est pas grave, Alethéa, lui dit il en la serrant contre lui. Je comprend.
- J'ai l'impression de t'avoir abandonné. Et si je n'avais pas eu Pilpao j'aurais aussi cessé de survivre.
Il l'écarta de lui et prit son visage en coupe dans ses mains, essuyant les larmes qui coulaient.
- T'a survécu, lui dit il d'une voix sûre. T'es une putain de survivante ! On est tout les deux des putains de survivants. On est vivants tout les deux et on est ensemble, c'est tout ce qui compte...
Une fois que Daryl l'est obligée a avaler un peu de soupe, elle eut le droit a la visite médicale. Herschel lui ordonna de garder le lit le plus possible jusqu'à ce que la fièvre et la toux tombe. Elle appris que cela faisait déjà deux jours que Daryl l'avait retrouvée et qu'elle avait lutté contre la pneumonie depuis. Elle ne devait sa survie qu'a Daryl qui l'avait retrouvée juste a temps et aux rares médicaments que le chasseur avait trouvé. Passer si prêt de la mort allait finir par devenir lassant et habituel lui répondit Théa.
- Si avait encore votre sens de l'humour alors tout l'espoir n'est pas perdu, lui répondit le vieille homme avec un sourire. Dormez, mangez et dans quelques jours vous pourrez quitter le lit. Le plus urgent et de vous gardez au chaud. Cette maison est sûre pour le moment mais nous ne pourront pas rester ici éternellement.
Daryl lui apprit aussi que la maison était une grande villa un peu a l'écart. Une baraque de bourge comme disait le chasseur. Pilpao avait même une pièce rien que pour lui au rez de chaussée et Carl était ravi de s'occuper du cheval en attendant que sa cavalière se remette.
- Et les autres ? Demanda Théa, appréhendant la réponse. Il y a eut des victimes a la ferme ?
Daryl soupira et se passa une main dans les cheveux.
- Patricia et Jimmy se sont fait piégés, dit il. Les autres vont bien. Herschel, Maggie et Beth nous ont suivi. Maggie file le parfait amour avec Glenn.
- Ha oui ? Sourit Théa, la tête dans les oreillers.
- Ouais c'est dégueu... Ils se font des mamours dans tout les coins.
Théa ria doucement devant l'air faussement dégouté de Daryl.
- T-Dog va bien et tu as vu Rick, continua le chasseur. Lori est enceinte jusqu'aux yeux et Carl s'est transformé en bon petit soldat. Il est courageux le gamin. Carol va bien aussi, je l'ai sauvé in extremis a la ferme. Mais je n'ai pas pu en faire autant pour Andréa. Les rôdeur l'ont eue.
Théa ne serait pas hypocrite en disant qu'elle allait regretter la blonde. Mais personne ne méritait de mourir ainsi.
- Et Shane ? Qu'est ce qu'il s'est passé dans la forêt avec Rick ?
Daryl parut mal a l'aise et s'agita.
- Tu avais raison. La fuite de Randall n'était qu'une diversion pour emmené Rick a l'écart et le tuer. Il avait perdu la tête d'après le Shérif. Ca s'est mal fini pour Shane. Il n'a pas laissé le choix a Rick.
Pauvre Shérif, pensa Théa. Obligé de tuer son meilleur ami. Elle soupira et remarqua que le malaise de Daryl était toujours présent. Elle sortit un bras de sous la couette et attrapa la main de son ami.
- Il y a quelque chose que tu ne me dit pas ? Je le vois.
Daryl lui fit une grimace et pris le temps de choisir ses mots.
- Tu te rappel que je n'ai pas trouvé de trace de morsure ou de griffure sur Randall ?
- Oui.
- Et pourtant il était devenu un rôdeur après que Shane lui ai brisé la nuque.
Elle s'en souvenait effectivement. Mais les évènements qui ont suivi leur découverte lui avait fait oublier ce détail.
- Comment s'est possible ? Comment est il devenu un rôdeur sans avoir été mordu ?
- Au CDC, expliqua Daryl. Jenner a révéler a Rick que nous somme tous infectés. Si on meurt, on se relève. Peu importe la mort du moment que le cerveau est intact.
Il laissa Théa imprégner l'information. Il vit différentes émotions passer sur son visage. Surprise, étonnement, peur.
- La morsure ne transforme pas. Elle tue simplement. Et après on se relève non pas a cause de la morsure mais juste a cause de la mort.
- C'est l'idée, confirma Daryl.
Elle réfléchit a tout ce que cela impliquait. Et fut horrifiée, si elle s'était laissé mourir comme elle en avait eut de nombreuse fois envie seule dans sa grotte, elle aurait pu se relever et faire du mal a Pilpao. Elle frissonna d'horreur avant de se forcer au calme. Ce n'était pas arrivé, il était inutile de se tracasser pour quelque chose qui n'avait pas eu lieu. Maintenant, ils savaient et ils sauraient agir en conséquence.
Ils ne s'attardèrent pas sur le sujet, il n'y avait rien a ajouter. Et Théa était épuisée par ses nombreuses quinte de toux et par la fièvre. Mais elle apprécia la nuit au chaud dans les bras du chasseur qui la veilla avec attention.
Au matin, le chasseur la laissa quand Lori et Carol entrèrent dans la chambre pour leur amener un petit déjeuner très minimaliste. Les deux femmes furent ravies de retrouver l'amazone en meilleure forme que le jour ou Daryl avait franchit la porte avec elle dans les bras, a moitié morte. Théa devait admettre qu'elle était contente elle aussi de retrouver les membres du groupe. Elle s'était attachée a eux et avait hâte de faire un câlin a Carl.
- On t'a préparer une surprise, lui dit Lori dont le gros ventre montrait une grossesse avancée.
Carol tendit les bras a Théa après avoir repoussé les couvertures, envoyant un frisson de froid dans la nuque de l'amazone.
- Appuis toi sur moi, lui dit Carol.
D'abord hésitante, Théa finit par attraper son bras et se leva du lit, les jambes encore faibles et tremblantes. Elle n'apprécia pas le contact physique mais sans le soutient de Carol et Lori, elle n'aurais pas pu tenir debout. Les deux femmes l'amenèrent a la salle de bain où elles avaient rempli la baignoire d'eau chaude et mousseuse.
- Ho, les filles... Dit la jeune femme en découvrant le bain bouillant. C'est trop... Comment avez vous fait ?
- La maison a son propre panneau solaire sur le toit, nous avons donc de l'électricité et de l'eau chaude de temps en temps. Il a fait très beau hier, le ballon d'eau chaude est plein. On s'est dit qu'un bain bouillant te ferais le plus grand bien, lui expliqua Carol.
Théa regarda la mousse qui remplissait la baignoire, odorante, attirante. La pièce était emplie de vapeur et sentait bon la vanille.
- Tu aime la vanille non ? Lui sourit Carol, malicieuse.
- Comment... ?
- C'est Daryl qui nous l'a dit.
Théa sourit, émue au possible. Après un hivers passé dans le froid de la montagne et a se contenter d'un petit feu ou du corps de Pilpao pour se réchauffer, ce bain était un don du ciel. Et dire que quelques jours plus tôt elle était encore seule dans sa grotte a craquer ses allumettes humides pour réchauffer ses dernières boite de haricots en conserves.
-On va t'aider a te déshabiller, dit Lori en attrapant les manches de son vieux pull élimé.
Mais Théa sursauta immédiatement et tout son corps se raidit, arrachant son bras des mains de Lori.
- Non ! S'écria t elle. Me touche pas !
Lori, surprise, ne bougea plus et regarda le visage de l'amazone se fermer et ses yeux se remplir de crainte et de colère, la respiration saccadée.
- Lori, intervint Carol. Tu peux aller chercher des vêtements propres s'il te plait ? Je vais aider Théa.
La futur maman ne posa pas de question, comprenant que ce n'était pas le moment ou qu'elle ignorait visiblement quelque chose. Elle se dirigea donc vers la porte en souriant a Théa, lui montrant qu'elle ne lui en voulait pas et sortit.
- Je peux ? Demanda Carol a Théa qui tremblait de froid et d'appréhension.
La jeune femme la regarda de longues secondes avant de se détendre. Un peu.
Elle hocha de la tête et laissa Carol l'aider a se débarrasser des loques qui lui servaient de vêtements. Elle se fichait bien que Carol la voit nue et savait que les cicatrices de son dos ne déclencheront pas de questions de sa part. Carol eut tout de même de la peine de voir le corps de Théa si amaigri et si faible. Il n'y avait pas un centimètre carré de sa peau qui ne soit pas crasseux ou abimé. Les os étaient saillant sous la peau. Carol jeta les lambeaux de vêtements dans un coin avant d'aider Théa a enjamber la baignoire.
La sensation divine de l'eau chaude sur sa peau fit pousser un soupir a l'amazone malgré la tension de son corps. Doucement elle se laissa glisser dans la baignoire et s'assit en savourant le frisson de bien être qui la traversa.
- Ça fait du bien ? Demanda Carol en souriant.
- C'est divin...
Elle laissa l'eau savonneuse détendre ses muscles et la réchauffer quelques secondes.
- Tu permet que je reste avec toi ? Je ne voudrais pas que tu fasse un malaise dans l'eau.
Théa hocha la tête. Le bain lui faisait du bien mais elle se sentait toujours faible.
- Tu m'excusera auprès de Lori, dit elle finalement. Je ne voulais pas être désagréable envers elle mais...
- Je sais bien ma chérie, je comprend pourquoi tu ne veux pas qu'on te touche.
Théa tourna des yeux curieux vers elle. Carol savait qu'elle avait comme elle un passé difficile, battue par un homme violent mais elle ne lui avait jamais parlé des viols qui déclenchaient chez elle un rejet des contacts physiques. Carol capta le regard de l'amazone.
- Daryl... Commença t elle. Il a eut besoin de parler.
Théa se recroquevilla dans la baignoire, ramenant ses genoux contre sa poitrine.
- Il ne faut pas lui en vouloir, continua Carol. Il vient de passer plusieurs mois difficiles. Pour tout te dire il a été infect avec tout le monde. Il a déjà mauvais caractère mais chaque fois qu'il revenait bredouille de ses recherches il devenait de plus en plus taciturne.
- A ce point là ?
- Ho oui ! Le pauvre été complétement anéantit. Il passé tellement de temps a te chercher. Jusqu'à l'épuisement parfois.
- Je croyais qu'il pensait que j'étais vivante ? C'est ce qu'il m'a dit.
- Dans 99% du temps oui c'est vrai. Il y croyait dur comme fer. Quelle surprise quand il a passé la porte avec toi dans les bras il y a trois jours ! Plus personne n'y croyait mais il s'est obstiné, convaincu qu'il allait te retrouver. Même pour Sophia il n'y avait pas mis tant de cœur. Mais une fois il s'est laissé gagner par le désespoir. Il m'a fait tellement de peine ce soir là... Je crois qu'il t'aime vraiment même si il a du mal a le dire ou a le montrer.
A vous peu être, pensa Théa. A elle il n'avait aucun mal a le lui montrer. Maladroitement et parfois un peu brusquement mais il le faisait. Théa eut mal au cœur. Si seulement elle était restée prêt de la ferme. Si elle n'avais pas si vite cru son ami mort. Alors tout ces mois de souffrance inutiles n'aurait jamais existé et ils auraient passé l'hiver ensemble. La vie et a fortiori avec l'apocalypse, était courte. Ils avaient perdu de précieux moments ensemble.
- Alors il a un peu vidé son sac. Mais il a surtout vidé une bouteille de vodka aussi, rit elle.
Théa ria doucement elle aussi, la nostalgie des soirées passées au coin du feu a partager cette fameuse bouteille de vodka lui réchauffa le cœur. Ils pourraient le refaire a présent. Mais le chemin que prenait la conversation ne lui plaisait pas. Elle ne voulait pas parler de ça maintenant. Ni maintenant ni jamais. Mais inconsciente de la bouffée d'angoisse qui montait dans la gorge de Théa, Carol continua.
- Il m'a raconté ce qu'avait fait l'homme pour qui tu travaillais. J'ai été horrifiée de l'apprendre et je suis vraiment désolée ce qui t'est arrivé. Ton père...
- CE N'ÉTAIT PAS MON PÈRE ! Se mit a hurler Théa soudainement en plaquant ses bras sur sa tête.
Consciente d'avoir fait une gaffe, Carol tenta d'apaiser la jeune femme qui faisait une jolie crise de panique. L'épuisement avait eut raison de ses nerfs après ces mois passés dehors dans la rigueur de l'hiver, seule et malheureusement, avec pour seule compagnie sa douleur et sa culpabilité. Lui parler d'Hunter était la goutte d'eau de trop.
Elle entendit la porte de la salle de bain s'ouvrir et la voix de Daryl résonner sur le carrelage de la pièce.
- C'est quoi ce bordel ?
Sans attendre de réponse il s'agenouilla devant la baignoire et ôtât de force les bras de l'amazone de sa tête qu'ils passa autour de ses propres épaules, indifférent a l'eau qui détrempa sa chemise.
- C'est bon, tout vas bien, lui dit il alors qu'elle tentait de se calmer.
- C'est ma faute, dit Carol. Je suis désolée.
- Tu peux nous laisser ?
- Bien sur.
Carol sortit de la pièce et Daryl attendit patiemment que Théa s'apaise.
- Tu es fatiguée, dit il une fois que la respiration de la jeune femme redevint normal. Et si on finissait de profiter de l'eau tant qu'elle est encore chaude et après je te remet au lit.
Elle renifla et opina de la tête avant de libérer le cou du chasseur, reconnaissante qu'il ne pose pas de questions pour le moment.
- Je suis désolée, gémit elle en se frottant les yeux. Je crois que je suis un peu a bout de nerfs.
Il posa son front contre le sien.
- C'est pas grave. Après ce que tu as vécu, personne ne pourra te reprocher de craquer. Nous allons rester dans cette maison jusqu'à ce que tu te sente mieux. Et quand tu en sera capable nous partirons.
- Où ?
- On verra. Pour le moment je vais m'occuper de toi.
Il plongea la main dans l'eau après avoir retrousser ses manches pour attraper le savon qu'il frotta entre ses mains.
- Je peux ? Demanda t il.
Il demandait avant de la toucher, il comprenait son malaise et lui demandait sa confiance. Cet homme était un don du ciel. Voilà la raison pour laquelle elle le laissait la toucher. La sécurité, la confiance et l'absolu conviction que lui ne lui ferait jamais de mal.
Elle hocha a nouveau la tête et il commença a lui frotter énergiquement les épaules et le dos, détendant les muscle endoloris. D'abord raide, Théa finit par se détendre sous les doigts de Daryl qui restaient sagement dans son dos, ses bras et ses épaules. Il ne put malgré tout retenir des grimace quand le savon et l'eau mirent a jour les cicatrices du dos de son amie et quand il passa ses doigts sur les côtes saillantes. Il grogna intérieurement, si seulement il l'avait trouvé plus tôt... Elle n'aura pas eu a souffrir autant.
- Ça va mieux ? Lui demanda t il quand il eut fini de rincer ses longs cheveux noirs.
- Oui, répondit elle. Merci.
Il se mit a sa hauteur et écarta une mèche de cheveux de son visage.
- Souris moi, demanda t il.
D'abord étonnée de sa drôle de demande, elle finit par comprendre qu'il voulait juste être rassuré. Il s'était tellement inquiété pour elle durant des mois, il avait besoin de savoir qu'elle allait bien.
Non seulement, elle lui offrit son plus beau sourire, celui qu'il préférait, celui qui creusait des fossettes sur ses joues mais elle se pencha vers lui et sa bouche rencontra la sienne. Il accueillit le baiser avec enthousiasme et y répondit tendrement, la nuque frissonnante.
Surprise de sa propre audace, elle sentit son visage chauffer quand elle rompit le baiser, et ce n'était pas a cause de la fièvre...
- Tu frissonne, souffla t il. On va te sortir de là avant que l'eau ne soit trop froide.
Elle ne dit pas qu'elle ne frissonnait pas a cause de l'eau mais se laissa faire quand il l'enroula dans une serviette moelleuse. Elle ne protesta pas plus quand il la souleva dans ses bras pour la ramener a sa chambre et la déposer dans le lit. Il rabattit les couvertures sur elle, ignorant les vêtements propres que Lori avait posé sur une chaise.
Bonheur ultime, il s'allongea lui aussi a ses côtés et elle pu venir se blottir contre lui. Il referma ses bras autour d'elle et la serra comme si il avait peur qu'elle se sauve. Il plongea son visage dans les cheveux et lui embrassa le front, enfin serein de l'avoir dans ses bras.
- Il aura fallu l'apocalypse, souffla t il en sentant que le sommeil tomber sur eux.
- Pourquoi ?
- Pour que je tombe amoureux...
Alors cette guimauve ? Pas trop écœurant ? hihi il en faut bien un peu dans ce monde de brute :p
A très vite pour la suite qui pour le coup n'est pas du tout écrite... Mais ça arrivera :D
