Bon côté du confinement : J'ai du temps pour écrire et vous de lire :D Malgré mon travail et ma fille dans les pattes. Heureusement les fics sont un excellent moyen de décompresser et de passer le temps de la meilleure des façon !
Comment se passe votre confinement ? Content d'avoir du temps pour lire ? Vous avez trouvé quelques perle de lecture sur Walking dead ? Moi même j'arrive au bout de mes lecture, si vous avez des bons plans je suis preneuse ^^
Voici un nouveau chapitre et les suivants sont déjà bien avancés mais encore besoin d'un peu de travail ^^
Bonne lecture et n"hésitez pas a mettre la fic dans vos favoris afin d'être prévenu lors de la publication d'un nouveau chapitre ou de me laissez votre avis enr eview :D
Chapitre 24
Ils furent tous debout de bon heure et d'assez bonne humeur après la nuit reposante qu'ils venaient de passer. Après avoir mangé les restes de pommes grillées de la veille Rick les pressa de se préparer. Il semblait tendu et anxieux mais en même temps surexcité.
Tous ne pouvaient évidemment pas se lancer dans cette mission et il y eut quelques disputes. Carl refusait de rester en arrière et son père dut se montrer ferme tout comme Théa quand Daryl osa proposer qu'elle reste avec les femmes et Herschel.
- Maggie vient bien avec vous ! Pesta t elle.
- Ne me mêlez pas a ça s'il vous plait, répondit cette dernière tout en souriant devant leur dispute qu'elle trouvait amusante et prenait déjà les paris dans sa tête pour savoir qui allait l'emporter.
C'était un petit jeu auquel ils aimaient jouer durant l'hiver lorsqu'une dispute éclatait entre Daryl et Théa. Ils prenaient les paris pour savoir qui aurait le dernier mot. Théa avait la meilleure côte en général. Les deux acolytes avaient tout deux de sales caractères mais l'amazone battait le chasseur d'une courte de tête question entêtement.
- Pas question que je reste ici ! Au corps a corps je suis la plus forte !
- Je préfère te savoir ici plutôt qu'avec nous ! Contra Daryl. Si tu viens je vais m'inquiéter pour tes fesses et je risque de me déconcentrer et d'être blessé, c'est ce que tu veux ?
Théa devint rouge de colère. Ho, que c'était petit ça !
- Cesse de t'occuper de mes fesses espèce de gros pervers ! Si ça se trouve c'est moi qui sauvera les tiennes !
- Tu n'es qu'une tête de mule ! Quand apprendra tu a obéir ?!
- A qui ? A toi ?! Mais tu rêve !
- Heu... Dites, les interrompit Rick. Quand vous aurez fini on pourrait peut être y aller non ? Désolé Daryl mais j'ai besoin de vous deux. Théa a raison, au corps a corps elle est la plus efficace.
Satisfaite, Théa tira la langue a son compagnon et lui tourna le dos. Daryl grogna et asséna une claque sur les fesses de la jeune femme.
- Fais y gaffe, chuchota t il a son oreille avant qu'elle ne lui colle une gifle pour son geste. J'y tient a tes fesses.
Elle retint sa gifle en entendant ses paroles et toute trace de colère disparut de son visage.
- Promit, lui répondit elle.
Satisfait, il hocha la tête passa devant elle pour rejoindre Rick au portail. Elle en profita pour lui pincer les fesses a son tour.
- Fais gaffe aux tiennes aussi ! Lança t elle.
Il n'eut pas le temps de réagir que Rick ouvrit la grille.
- Restez ensemble ! Cria t il en plantant sa machette dans le crâne du premier rôdeur. Ne vous éloignez pas des uns des autres !
Collés dos a dos ils découpèrent et plantèrent toutes les têtes passant a leur portée. Rapidement ils furent tous recouverts de sang et de matière cérébral. Et ça puait ! Carol, Lori, Carl, Beth et Herschel les regardaient progresser lentement avec angoisse.
- Daryl ! Hurla Rick en courant vers une autre grille qui était grande ouverte.
Le chasseur le suivit et a deux ils repoussèrent quelques rôdeurs avant de refermer la grille. Théa en profita pour se décoller des autres aussi. Il n'était pas pratique de manier une épée longue d'un mètre sans blesser ses coéquipiers si près d'eux. Elle put donner toute la puissance a Excalibur et apprécia la sensation grisante qu'elle lui prodiguait a chaque mouvements. Les combats qu'elle donnait lors des spectacles étaient artificiels, ici elle pouvait exprimer toute ses capacités. Même si elle prenait pas particulièrement plaisir a tuer des rôdeurs qui étaient autrefois des personnes, au moins elle n'avait plus a se retenir et trouvait une étrange sérénité a manier son arme de prédilection, enfermée dans sa bulle et tout les sens en éveil. C'était exaltant !
- THEA ! Hurla Glenn dans son dos.
Elle se retourna et découvrit une rangée de rôdeur en tenue de gardien. Gilets et casques de protection inclus. Elle lança Excalibur une première fois sur le haut du casque. Mais l'épée rebondit et ne fit qu'enfoncer le métal sur la crâne du rôdeur sans le tuer. Même le carreau d'arbalète que tira Daryl rebondit sur le casque.
Changeant de stratégie, Théa décapita purement et simplement le monstre qui s'effondra. Les deux autres subirent le même sort. Elle porta secours a Glenn qui était en difficulté avec son propre gardien.
- Baisse toi ! Hurla t elle.
Il obéit immédiatement et elle put faire rouler la tête du rôdeur un peu plus loin. Maggie trouva elle aussi une manière de tuer les gardiens. Soulevant la tête du cadavre, elle enfonça son long couteau dans la gorge jusqu'au cerveau.
- Vous avez vu ça ? S'exclama t elle, semblant elle aussi bien s'amuser malgré le danger.
C'est fou l'effet que faisait l'adrénaline, se dit Théa.
T-dog et Glenn s'empressèrent de l'imiter et les gardiens tombèrent comme des mouches. Daryl arracha même le casque de l'un d'eux pour écraser le crâne avec son pied. La cervelle éclata en éclaboussant. Dégueux mais efficace.
Ce fut le dernier. Il en restait encore des dizaines derrière la grille qu'avaient refermé le chasseur et le Shérif mais ils n'étaient pas un danger immédiat. Ils avaient ce qu'ils cherchait : Une porte menant a l'interrieur de la prison.
Ils soufflèrent quelques minutes, l'adrénaline coulant encore a flot dans leurs veine. Théa vit dans le regard de Daryl qu'il avait apprécié l'exercice lui aussi. Ils étaient tous atteints se dit elle en laissant sortir un petit rire.
- Qu'est ce qui te fais rire ? Lui demanda son compagnon.
- Je crois que si il existait une épreuve olympique pour le massacre de rôdeur nous aurions la médaille d'or en équipe !
Il haussa un sourcil alors qu'elle rigolait franchement devant son air ahurit. Maggie vint même lui taper dans la main et se joignit a son hilarité.
- Ça fait tellement du bien ! Dit l'amazone appuyée sur son amie en essuyant les larmes de rires qui coulaient.
Daryl leva les yeux au ciel, il ne comprendrais jamais les femmes mais il apprécia de voir les Filles sourire et rire.
Elle reprirent tant bien que mal leur sérieux et contemplèrent la coure bétonnée qu'ils venaient de " nettoyer ".
- Il y a des civils parmi les rôdeurs, les informa Daryl.
- Ça veut dire qu'il y a une brèche dans la prison ? Demanda T-Dog.
- Ou qu'ils étaient là quand tout s'est déclenché, proposa Glenn.
- En tout cas il ne faudra rien laissé inexploré, répondit Rick. On doit nettoyer et inspecter chaque couloirs, chaque pièce et chaque bloc de la prison.
- Ça risque de prendre du temps... Grimaça Théa. Plusieurs jours.
- Le jeu en vaut la chandelle. Je sais que je vous demande beaucoup d'efforts, que vous êtes fatigués et je vous remercie de m'aider. Mais il faut le faire. Si on réussi on aura un endroit pour vivre. On pourra dormir sur nos deux oreilles.
Il paraissait déterminé et confiant en eux. Sa confiance fut contagieuse et ils se sentirent prêt a en découdre.
- On procédera par étape. Pour commencer nettoyons un bloc avant la nuit et on pourra se reposer. Continuons d'avancer. Ensemble.
Ils montèrent les escaliers grillagés qui menaient a une porte.
Il faisait sombre a l'interrieur et après une seconde porte qui s'ouvrit avec un grincement de fin du monde ils arrivèrent dans une vaste pièce a peine meublé de deux tables renversées et quelques bancs. Une grande fenêtre elle aussi grillagée apportait un peu de lumière pour éclairer quelques cadavres qui emplissaient l'air d'une odeur putride. Aucune trace de rôdeurs ou de vivants dans ce qui semblait être l'ancien réfectoire mais Rick trouva un trousseau de clefs accroché a la ceinture de l'un des gardiens morts.
Théa n'était jamais entrée dans une prison. Ça sentait l'humidité et la mort. Les hauts murs gris donnaient un air sinistre a l'ambiance. Pas vraiment l'idée que l'ont se faisait d'un foyer chaleureux. Chacun de leurs pas raisonnaient dans le silence et une tension palpable pris la place de leur précédente hilarité. L'adrénaline coula a nouveau, tendant leurs muscles et affutant leurs sens.
Rick ouvrit en silence une autre grille qui se déverrouilla facilement et leur donna accès a un long couloir contenant des cellules. Des tas de débris au sol leur donna une vague idée de ce qui avait bien pu se passer ici. Il y avait encore quelques cadavres dans certaines cellules et Daryl tua deux rôdeurs enfermés dans les leurs.
En y regardant de plus près, ils commencèrent a envisager la suite. Les cellules étaient sales et peu spacieuses mais elle avaient des lit et des matelas. Avec un peu de nettoyage et de temps, ils furent vite convaincus de pouvoir vivre ici.
Rick décida de remettre au lendemain l'exploration du reste de la prison, préférant se concentrer sur cette partie du bloc. Il fit venir le reste du groupe ainsi que leurs affaires après qu'ils ai fait sortir les cadavres a l'extérieur. Pilpao fut un peu réticent a grimper les quelques marches de fer mais finit par suivre Théa après avoir renâclé quand l'odeur de décomposition régnant dans la prison lui prit les naseaux.
- Je suis désolée mon beau, lui dit sa cavalière en le menant vers le fond du couloir près de l'une des grandes fenêtres. On va t'installer ici pour le moment mais dans pas longtemps tu auras tout l'espace dont tu aura besoin.
- On pourra lui construire un box et un enclos dans la coure, ajouta Daryl en posant au sol une des bottes de paille qu'il restait dans le camion ainsi que le dernier sac de granulé. Il sera bien.
Il passa un bras sur ses épaules et la serra contre lui en lui embrassant le front.
- Tu as été impressionnante ce matin dans la coure, lui dit il.
- Je te l'avais dit, répondit elle. La flatterie ne marche pas avec moi, Daryl.
Mais elle pencha la tête sur son épaule et lui lança un regard tendre.
- Fais moi donc un peu confiance, souffla t elle.
Le cœur de Daryl se serra. Comment lui expliquer que ce n'était pas un manque de confiance mais une peur panique a l'idée qu'il lui arrive malheur ? Durant toute l'action de ce matin il n'avait pu s'empêcher de garder une partie de son attention sur elle au risque de commettre lui même une erreur qui lui serait potentiellement fatal. Pourtant elle avait été étonnante ce matin, comme toujours. Il adorerait la voir faire, il trouvait cela très excitant. Peut être devait il se procurer une épée pour apprendre et avoir le plaisir de jouter avec elle et contre elle ?
Un frisson délicieux lui parcouru l'échine a cette pensée.
Tous se répartirent dans les cellules. Il y avait bien assez de place et de lits pour tout le monde.
- Prenez chacun une cellule, demain on continuera d'explorer et on cherchera l'infirmerie et la cantine.
- On est en sécurité ? Demanda Lori dont le ventre semblait prêt a exploser.
- Oui, Daryl et moi avons chacun un jeu de clefs. Vous pouvez dormir tranquille.
- Moi je dors pas dans une cage, râla Daryl.
- Il y a une pièce en face du coin de Pilpao, je crois que c'était le bureau du gardien, proposa Théa On peut y mettre des matelas. Ça n'est pas une cellule.
- Ça me va.
Ils tirèrent donc deux matelas un peu crasseux dans le bureau ainsi que quelques draps.
- Je dors pas la dedans ! Grogna t elle devant les draps. Ils sont trop dégueux !
- Alors tu devra te contenter du corps de ton serviteur pour te tenir chaud cette nuit, répondit il.
- Le serviteur devrait aller prendre une douche ! Elles sont juste au dessus.
- Hors de question, je suis crevé et l'eau doit être gelée !
- T'as peur de te retrouver avec une knaki entre les jambes ? Je ne me moquerais pas, promis !
- Pffff...
Il lui tourna le dos en faisant style d'être vexé alors qu'elle éclatait de rire, a son tour de faire des blagues graveleuses !
- Je vais faire chauffer un peu d'eau et me décrasser pour ma part, finit elle par dire.
Deux fous rires en quelques heures, c'était une bonne journée. Avant de partir elle se mit sur la pointe des pieds et posa un baiser sur la joue rapeuse de Daryl qui en oublia de bouder.
Elle se fit une grosse toilette de chat avec les autres filles dans les douches, appréciant de se débarrasser du sang et des fluides malodorants de ses cheveux et de sa peau. L'eau était a peine tiède mais ce n'était pas grave. Demain ou dans les jours qui viennent il trouveront peu être le générateur et avec un peu de chance il aura encore du jus et ils pourront avoir de l'électricité et donc de l'eau chaude. Dieu qu'elle rêvait d'une bonne douche chaude ! Son bain bouillant dans la villa durant sa pneumonie lui semblait bien loin.
Son t-shirt était bon a jeter et Carol lui fournit une chemise verte. Trop grande mais propre qu'elle enfila par dessus un short en jean lui aussi propre. Retournant a leur bureau/chambre en tirant les bras au dessus de sa tête afin de détendre ses muscles tendus après cette journée haute en émotions. Des vêtements propres et une bonne toilette, plaisirs simples mais efficaces dans un monde apocalyptique.
Daryl arriva lui aussi au même moment dans la petite chambre. Elle observa avec étonnement la chemise propre et le visage décrassé de son partenaire. La peau de son torse qu'elle voyait sous la chemise ouverte avait elle aussi retrouvée toute sa propreté.
- Tu t'es lavé ? Sourit elle.
Il grimaça et grogna, une légère rougeur sur les joues.
- C'est bien pour te faire plaisir... Répondit il entre ses dents.
- C'est gentil, apprécia t elle.
- Je suis pas gentil, grogna t il, la rougeur s'accentuant.
Elle n'insista pas et se contenta de continuer a s'étirer, levant haut les bras et dévoilant un bout de ventre. Daryl constata avec plaisir qu'elle s'était un peu remplumé durant les dernières semaines. Leur malnutrition était encore bien présente mais rien a voir avec les privations qu'elle et Pilpao avaient subit durant l'hiver glacial dans les montagnes. Sa pneumonie n'avait évidemment pas aidé. Encore trop mince a son goût, il se promit que maintenant qu'ils avaient un abris, il allait se concentrer a lui redonner toute sa force et sa santé.
Son regard glissa sur le corps fin déjà un peu bronzé et sur la peau doré de ses jambes. Elle avait encore les cheveux mouillés et la fatigue se lisait dans ses yeux verts que la chemise de la même couleur faisait ressortir. Il prit conscience de sa propre fatigue lui aussi. Des mois a courir les routes et la montagne, la peur permanente et les efforts fournis aujourd'hui avaient entamé ses forces et il se laissa lourdement tombé a plat ventre sur les matelas au sol, grimaçant quand ses muscles endoloris se rappelèrent a son bon souvenir maintenant que l'adrénaline avait disparue.
- Tu as mal ? Demanda une petite voix a ses côtés.
Il rouvrit les yeux qu'il n'avait pas eu conscience d'avoir fermés. Théa s'était agenouillé a coté de lui et le couvrait d'un regard tendre. Jamais personne ne l'avait regardé avec autant de tendresse dans le regard.
- Ouais, c'est rien.
Il voulu se retourner sur le dos mais elle l'en empêcha, le repoussant contre le matelas.
- Bouge pas, ordonna t elle en grimpant a califourchon sur ses hanches.
Il se laissa faire, surpris et curieux de voir ce qu'elle allait faire. Elle lui ôta sa chemise et posa des doigts chauds sur la peau fraiche de ses épaules.
- Putain...
Ce fut tout ce qu'il put faire sortir d'entre ses lèvres tant les mains de Théa lui firent du bien. Massant avec habilité les muscles tendus, elle s'appliqua a dénouer tout les nœuds et tensions de son dos et ses épaules. Il aurait dut être gêné de lui exposer ainsi les cicatrices qui marbrait son dos mais il se souvint de ses paroles dans la maison d'Herschel bien des mois plus tôt. Elle se fichait bien de ces affreuses marques, traces d'une enfance difficile. Le propre dos de l'amazone n'était il pas lui aussi marbré de lignes blanches ? Qu'elle lui avait montré sans craintes a l'époque. Il oublia les cicatrices et savoura a fond le massage divin. Elle fit rouler les muscles sous ses doigts fins, massa la peau de ses reins, pétrit ses épaules et sa nuque. Elle lui devait bien ça. Il se donnait tellement pour les autres et surtout pour elle. Alors pour une fois elle voulais que quelqu'un se préoccupe que de lui. De son plaisir a lui, remerciant ainsi le dévouement qu'il faisait preuve pour elle. Elle voulait qu'il se sente aussi important pour elle qu'elle même le ressentait a ses yeux.
Il se laissa complétement aller, s'endormant presque sous ce traitement relaxant. Traitement qui dura de longues minutes, juste coupé par ses grognements appréciateurs qui finirent par s'estomper tandis que le massage se fit plus doux et que le sommeil lui tombait dessus. Il sentit un long et délicieux frisson lui secouer l'échine quand il la sentit se pencher vers lui. Ses cheveux vinrent lui chatouiller la joue alors qu'elle posait des lèvres chaudes contre sa nuque, s'allongeant a moitié sur lui.
Sans un mot, elle descendit de ses hanches et s'allongea a coté de lui. Immédiatement, il vint fourrer son nez dans son cou tandis qu'elle passait ses bras autour de ses épaules et qu'une main vint se perdre dans ses cheveux, massant son crâne et l'envoyant dans un sommeil profond et réparateur pour la première fois depuis des mois.
Elle se réveilla dans un cocon de chaleur, emprisonnée entre les bras et les jambes de Daryl qu'il avait enroulé autour d'elle. Elle sentait son souffle chaud et régulier dans sa nuque. Elle ne bougea pas et referma les yeux, cherchant a se rendormir. Elle était juste trop bien pour ne serait ce qu'envisager de se lever. Elle cala encore plus confortablement son dos contre son compagnon et enroula ses doigts aux siens. Il les serra, réveillé par son mouvement et elle sentit qu'il frottait son nez dans son cou.
- Dors, grogna t il d'une voix ensommeillée. L'est trop tôt...
Il n'avait pas la moindre idée de l'heure qu'il était mais il n'avait pas non plus la moindre envi de bouger de là où il était. Son corps collé a celui de Théa, le nez dans son cou, inspirant son odeur sucrée. Il referma encore plus ses bras autour d'elle et cala sa tête dans son col avec la ferme intention de ne plus jamais en bouger. Le monde extérieur était dangereux et effrayant. Alors qu'ici, dans le creux de sa nuque, tout était doux et parfait. Ça sentait bon la vanille et il avait envie de croquer la peau douce. Dehors ça puait. Il voulait se perdre dans l'odeur délicieuse et une langue taquine vint chatouiller le cou délicat. Malgré lui ses hanches se mouvèrent contre la jeune femme.
- Daryl... Souffla t elle d'une voix un peu réprobatrice mais tremblotante et chaude.
Il cessa aussitôt de bouger mais continua de picorer la peau sucrée de son cou. Il la sentit se retourner entre ses bras pour lui faire face. Une fois dans le bon sens elle captura immédiatement ses lèvres avec les siennes. Il grogna contre sa bouche alors qu'elle enroulait ses bras autour de ses épaules nues et qu'une main tira sur les mèches de sa nuque. Il se retint de grimper sur elle et resta sagement a sa place mais il dévora sa bouche avec passion. Passion a laquelle elle répondit avec ardeur. Il ne put empêcher sa main venir explorer doucement la peau de son ventre, glissant sous la chemise a moitié ouverte. Avec surprise et ravissement, elle gémit a son tour sa bouche, l'encourageant dans son geste. Sans cesser de l'embrasser, il poussa sa caresse et glissa la main sur les hanches et remonta le long des côtes. Il sentit le long frisson qui la secoua quand ses doigts frôlèrent la naissance de son sein. Il n'alla pas plus loin, ne voulant pas franchir la ligne de ce qu'elle pouvait accepter. Il quitta sa bouche pour la plonger dans son cou, parcourant chaque centimètre de peau avec sa langue. L'odeur était si forte a cet endroit... Entre deux souffle saccadés, elle tira un peu plus fort sur ses cheveux et glissa une jambe entre les siennes.
Répondant a sa demande muette, il s'allongea a demi sur elle et repartit a l'exploration de sa bouche, sa langue s'enroulant autour de la sienne. Le baiser cessa quand ils durent respirer, le cœur battant la chamade et une chaleur grandissante dans le ventre.
Il posa son front contre le sien pour laisser le temps a son rythme cardiaque de revenir a la normal. Elle avait les joues rouges, le regard brillant et rendu un peu flou par les émotions.
- Bonjour, souffla t elle en souriant.
Des bonjours et des réveils comme celui ci il en voulait bien tout les jours...
La suite arrivera très vite. Alors votre avis sur ce chapitre ? :)
