Chapitre 26

Une trêve fut finalement trouvée. Un semblant de trêve. En échange d'une partie de la nourriture restant dans la cantine, le groupe s'engagea a aider les prisonniers a se nettoyer un autre bloc et a leur fournir des armes pour se faire. Tomas, le mexicain, accepta le deal proposé par Rick.

Théa et Daryl n'étaient pas persuadés que laisser une bande de criminels vivre aussi prêt d'eux était l'idée du siècle mais ils avaient trop besoin de nourriture. La réserve de la cantine les fit saliver. Des sacs de riz, de farine et de sucre. Des fruits au sirop en boite. Des légumes et des plats divers en conserve. Des sachets de pâtes par dizaines et même des pots de sauce tomate ! Pour des spaghettis en sauce ils étaient prêt a cohabiter avec les détenus a proximité. Et du café ! Beaucoup de café !

Ils embarquèrent la moitié de la réserve comme il était convenue. Théa laissa les hommes faire les aller retour avec la nourriture et alla prendre des nouvelles de l'état d'Herschel.

- Comment va t il ? Demanda t elle.

Le pauvre homme était toujours sans connaissance et blanc comme un mort. Mais Carol avait réussi a stopper l'hémorragie et il n'avait toujours pas de fièvre. Beth avait l'air secouée et tenait la main de son père dans la sienne, de nombreuse traces de larmes sur le visage.

- Pour le moment, ça va, lui répondit Maggie. Il n'y a plus qu'à attendre.

Elle était blottie dans les bras de Glenn en quête d'un peu de réconfort. Le jeune homme restait prêt de la cellule où Herschel reposait, un couteau a la ceinture. Elle vit sur son visage qu'il était prêt a faire ce qu'il allait peut être devoir être fait. Théa soupira, ce monde les auraient a l'usure, par la fatigue et l'épuisement. La journée avait pourtant si bien commencée.

Elle remarqua les bandages neufs sur le moignon sanglant du vétérinaire.

- Je croyais qu'on avaient plus de bandes ? S'enquit elle.

- Carl a trouvé l'infirmerie, répondit Lori en jetant un regard de reproche a son fils appuyé contre le mur en face de la cellule.

Théa le regarda. Le gamin avait un air contrarié et blessé.

- Tu y es allé tout seul ? Demanda Théa.

- Oui ! On avait besoin de pansements et de médicaments !

- C'était dangereux Carl ! Cria sa mère.

- J'ai réussi non ?! J'ai même tué deux rôdeurs !

Manifestement, il était fier de lui et ne comprenait pas pourquoi sa mère le rabrouait. Théa soupira encore.

- Carl, dit elle. Viens avec moi j'ai besoin de ton aide.

Il la suivit docilement, content de pouvoir aider. Il déchanta très vite quand arrivé prêt de Pilpao qui mâchonnait tranquillement un peu de foin, l'amazone tourna vers lui un visage sévère.

- Tu es allé dans les couloirs tout seul ? Redemanda t elle.

- Ha non ! Tu ne vas pas toi aussi me disputer ! Se défendit il. Arrêtez de me traiter comme un gamin !

- Mais Carl, tu ES un gamin ! Cria t elle, mécontent qu'il lui parle sur ce ton. Tu n'as que 11 ans !

Le jeune garçon referma la bouche mais elle vit son visage se crisper de frustration. Elle se radoucit et croisa les bras.

- Je sais que tu veux aider. Nous le savons tous. Et je sais que tu sais que nous somme tous inquiets pour ta sécurité.

- Je peux me défendre tout seul ! Je n'ai pas peur.

- Je n'en doute pas une seconde. Mais il est là le problème. Si tu n'as pas peur alors tu ne sera pas prudent. Et si tu n'es pas prudent tu mourra.

Il referma a nouveau la bouche et ouvrit de gros yeux.

- Il ne faut pas confondre Carl, continua t elle, implacable. Tu as peur, comme nous tous et c'est normal. Il n'y a pas de courage sans peur. Et tu es très courageux.

Il croisa les bras a son tour et baissa la tête pour cacher les larmes qu'elle voyait briller au coin de ses yeux. Elle se mit a sa hauteur et lui releva le visage caché sous le chapeau de son père qu'il ne quittait plus depuis des mois.

- Personne ne doute de ton courage, Carl, lui dit elle d'une voix douce. Nous doutons de tes forces. Tu as le courage d'un homme mais tu as la force physique d'un enfant. Des adultes se font tuer tout les jours dans ce monde, des adultes plus fort que toi ou même de moi. Herschel s'est fait mordre malgré qu'il était avec nous. Alors toi tout seul c'est trop dangereux. Ta mère a besoin de toi. Tu imagine ce qu'elle ressentirait si tu mourrais ? Tu dois penser a elle et a ta petite sœur.

Elle croisa son regard intrigué.

- Petite sœur ? Comment tu sais ?

Elle lui fit un clin d'œil.

- Tu veux prendre le pari ?

- Tu veux parier quoi ? Sourit il de son sourire d'enfant.

- Ce que tu veux.

Il réfléchit quelques seconde et Théa cria victoire silencieusement dans sa tête. Elle avait détourné le gamin de sa frustration et était persuadé de lui avoir fait comprendre qu'il ne devait plus se mettre en danger tout en le rassurant dans sa propre estime. Ce petit voulait grandir trop vite.

- Si je gagne je part avec vous en mission la prochaine fois.

" Ok, peut être pas tant que ça " Se dit elle en soupirant intérieurement.

- Et si je perd je fais tes corvées avec Pilpao pendant une semaine.

- Top la !

Il lui frappa la main et couru aider son père a ranger la nourriture. Elle le regarda passer prêt de Daryl qui venait vers elle. Elle lui lança un sourire avant qu'il ne lui dépose un baiser sur la tempe.

- On va aller faire le ménage dans le bloc B, lui apprit il. Tu te sens d'attaque ?

- Bien sur, je vais vous aider.

- Ça va ? Demanda t il devant son air fatigué.

Toujours inquiet pour elle, toujours prévenant. Elle sentit un élan de tendresse l'envahir pour cet homme.

- Tu me fais un câlin ? Demanda t elle.

Sans attendre il passa ses bras autour d'elle et la serra fort contre lui. Elle enfoui son visage dans son col et inspira son odeur. Il était son puits de force, son garde fou et elle y puisa un peu de courage. Il était là, alors tout allait bien.

Elle se détacha pour l'embrasser, lui prenant encore un peu de sa chaleur. Sa langue alla a la rencontre de la sienne, envoyant des papillons dans son ventre alors qu'il enfonçait ses doigts dans ses hanches. Enfin elle recula et plongea son regard dans le sien.

Daryl observa les paillettes dorés dans le regard vert et y lut toute la confiance qu'elle avait en lui. Une confiance qu'il n'était même pas sûr d'avoir lui même. Mais elle réveillait ce qu'il avait de meilleur en lui, il le sentait. Il ferait tout pour ne pas la décevoir.


Armés de pieds de biche, de couteaux et de barres de fer, les détenus suivirent les survivants dans le bloc voisin.

- Surtout visez la tête, leur rappela Rick a voix basse.

- C'est pas toi qui va nous apprendre comment tuer un mec gringo ! Répondit Tomas.

Daryl serra les dents, en tête de leur convois, il se retint de ne pas planter un carreau dans le crâne de ce gros con. Il avait placé Théa a l'arrière, hors de portée d'un mauvais coup, volontaire ou non. Il n'avait aucune confiance en ces prisonniers et se demandait bien ce que Rick cherchait a faire en leur proposant leur aide. Si n'avait tenu qu'à lui, il les auraient foutu dehors, une flèche dans le cul pour les plus récalcitrants. Là, ils devaient tous risquer encore leur vie pour leur nettoyer leur propre bloc. Plus encore, ça mettait la vie de Théa en danger. Il n'était que vaguement soulagé qu'elle ai accepté de rester a l'arrière. Il voulait se débarrasser de cette mission au plus vite afin que tous puisse prendre un peu de repos après un bon repas avec la nourriture de la cantine. Elle était épuisée, il le voyait et lui même ressentait les effets de la dénutrition. Il avait vu ses muscles commencer a fondre, ses joues se creuser, son humeur devenir de plus en plus irritable. Et c'était le cas pour tous, leur état général se détériorait a vu d'œil. Alors il avait les nerfs. Les nerfs de devoir fournir une énergie précieuse pour des efforts inutiles a ses yeux.

Il faisait tout aussi sombre dans ces couloir que dans ceux du bloc C et l'odeur qui y régnait était encore pire. Une nausée souleva son estomac vide et il s'obligea a respirer par la bouche.

L'oreille tendue, il entendit les premiers râles au détour d'un virage. La seconde suivante, trois rôdeurs apparurent au bout du couloir.

- Visez la tê...

- Yaaaaaaah !

Un quintuple cri résonna dans l'étroit couloir et Daryl se fit bousculer. Les cinq détenus se jetèrent sur les rôdeurs comme des enragés et se mirent a les frapper de façon désordonner sur tout le corps. Sauf la tête.

Rick, Daryl, Théa et T-Dos observèrent, ahuris, le curieux spectacle.

Théa se dit que ces types avait vraiment de l'énergie a perdre après tout ces mois simplement confinés dans une pièce. Elle et Daryl échangèrent un regard incrédule, sentant un début de fou rire naitre dans leur gorge tant la situation leur parut irréaliste.

Théa, qui n'avait pas l'intention de gaspiller ses forces ainsi, s'appuya sur Excalibur et attendit patiemment que les prisonniers aient finit de s'amuser. Enfin, après de longues minutes de bazar, de cri et de tuerie, ils se souvinrent enfin qu'ils devaient viser la tête et les trois pauvres rôdeurs trouvèrent la paix éternelle après s'être fait écharpés.

Fiers d'eux même, les prisonniers se tournèrent vers eux.

- On a peut être pas besoin de vous finalement ! S'exclama fièrement Tomas.

Daryl voulu en profiter pour sortir une plaisanterie du genre : " Ok, cool ! On vous laisse vous démerder alors ! " Puis faire demi tour et de réellement les planter sur place. Mais Théa le prit de court.

- En fait vous n'avez vraiment rien pigé, hein ?

- Bas quoi, ils sont morts non ?

Théa ne gaspilla même pas sa salive pour lui répondre et continua sa progression dans le couloir.

Dix mètres plus loin, de nouveaux rôdeurs, un peu plus nombreux cette fois ci.

- Vous visez la TÊTE ! Cria t elle en abattant Excalibur sur le premier monstre.

Puis elle secoua son épée pour en chasser le sang, éclaboussant les chaussures de Tomas. Ce dernier lui jeta un regard noir avant de s'avancer aux devants du second rôdeur. Cette fois il fit ce qu'on lui avait montré et planta son pied de biche au bon endroit.

La petite horde fut plus nombreuse que prévue et des dizaines de cadavres pourrissant arrivèrent en masse. Fini de jouer.

- Restez groupés, cria Rick. Ne vous laissez pas déborder !

En première ligne, Théa faisait le ménage a grands coups de lame, soutenue par les flèches de Daryl qui restait a distance de l'épée tranchante. Les détenus reculèrent, laissant Rick et T-Dog aller aux devants du danger. Bien mal leur en prit car les arrières étaient eux aussi tout aussi dangereux et d'autres rôdeurs leur sautèrent dessus. Le gros crétin de Tomas paniqua et sortit son arme a feu. Il abattit tout les rôdeurs encore debout, les coups de feu résonnant dans tout les couloirs.

Théa soupira de lassitude mais T-Dog lui leur hurla ce que tous pensaient tout bas.

- Putain ! Mais t'es vraiment qu'un gros con ! Tout les geeks a des kilomètres vont rameuter par ici !

Rick s'agita d'une colère contenue en fixant Tomas, le visage déformé d'une grimace de rage.

- Théa, dit il finalement les dents serrées. Tu veux bien reconduire ces crétins a l'extérieur avec T-Dog ? Daryl et moi on va finir le nettoyage.

Mais l'amazone ne répondit pas et tous tournèrent la tête vers elle. Elle fixait d'un air peiné Big Tiny, le gros Black. Ils suivirent son regard pour voir ce qui provoquait son silence. Big T avait les mains recouverte de sang frais. Son propre sang.

- Je suis vraiment navrée, dit elle.

- Pourquoi ? Je me sens bien, ce n'est qu'une égratignure.

Il se retourna pour leur montrer la longue griffure qui avait déchiré sa tenue de prisonnier le long de son épaule et de son dos. La blessure en elle même n'était pas très grave. C'était ce qu'il l'avait provoqué qui était dramatique.

- Je vais bien je vous dit ! S'exclama t il devant leur têtes défaitistes.

Ses compagnons de cellules s'agitèrent, cherchant une solution.

- Il n'est pas en train de se transformer, peut être que ça va aller.

- Et si on l'enfermait ? On le met a l'isolement.

Mais Théa secoua la tête.

- Rien ne marchera, rien ne peut le sauver.

- Pourtant vous avez bien coupé la jambe du vieux !

- T'as vu où est la blessure ? Râla Rick. Tu veux que je coupe quoi là ?

Théa se rapprocha de Daryl. Encore un mort a rajouter sur la liste. Cette journée était vraiment pourrie. Le bien être qu'ils avaient ressentit ce matin au réveil était bien loin. Le chasseur joignit ses doigts aux siens.

- Écoutez, je me sens bien, tout vas bi...

Il ne put finir sa phrase que Tomas venait de lui planter son pied de biche dans la tête en un coup violent, les surprenant tous. Et pour faire bonne mesure, il s'acharna sur le pauvre mec, réduisant son crâne en un tas de bouillie sanguinolent. C'était inutile. Inutile et violent. Et irrespectueux. Ce type était dangereux, dangereux et fou.

Quand il eut finit sa tâche, il leur jeta un œil injecté de sang et continua de traverser le couloir.

Les autres lui emboitèrent le pas en silence en gardant leurs distances. Rick s'approcha de Daryl et Théa.

- T'as vu son regard ? Souffla Daryl au Shérif.

- C'est un psychopathe, ajouta Théa. Je suis sûre qu'il est en prison pour un truc vraiment dégueux.

Des images de viols et de meurtres dansèrent dans sa tête. Si ça se trouve ce mec est un tueur en série et ils venaient de lui fournir des armes.

- Au moindre geste de travers... Menaça Rick.

- Je le dégomme, approuva Daryl.

Le couloir déboucha sur la laverie de la prison. A l'autre bout de la pièce, une autre double porte derrière laquelle on entendait les rôdeurs. Daryl balança les clefs aux pieds de Tomas.

- Ouvre une seule porte, prévint il.

- Non.

- Si tu veux récupérer ce bloc t'as pas le choix, répondit Rick. Une seule porte !

Tomas ramassa les clefs, leur jetant un nouveau regard haineux. Il se débattit quelques secondes avec la serrure et ouvrit brusquement les deux portes.

- J'avais dit une seule porte ! Hurla Rick devant la déferlante de rôdeurs qui envahit la pièce.

- Pas fais exprès, répondit Tomas d'un ton légers.

Il fit voler son pied de biche pour tuer un rôdeur mais il frôla le visage de Rick dans le même temps. Ses intentions devenaient claires quand il attrapa un rôdeur et qu'il le balança sur Daryl. Le chasseur bascula en arrière sous le poids du monstre et se cogna violemment la tête contre l'une des machines a laver. Il aperçut Rick décapiter son agresseur avec sa hachette, le sauvant in extremis des dents mortelles. La tête lui tourna. Il eut tout juste le temps d'entrevoir Théa au dessus de lui avant de plonger dans le noir.


" Putain de bordel de merde d'enculé de ta race ça fait mal ! "

Un troupeau d'éléphant faisait une méga fiesta dans sa tête et ça faisait un mal de chien. La dernière fois qu'il avait eut mal a la tête comme ça c'était après s'être mis minable avec Merle a coup d'alcool et de drogue. Sacrée époque qu'il ne regrettait pas du tout. Surtout les lendemain. Sauf que là il avait la gueule de bois sans avoir picoler.

Et ça l'énerva.

Levant une main lourde pour la poser contre son crâne douloureux, il se força a ouvrir un œil.

- Tu te réveil enfin, fit une voix au dessus de lui. On commençait a vraiment s'inquiéter.

Carol l'aida a se redresser alors qu'il avait l'impression que sa tête aller se détacher de son cou.

- Putain la vache ! Gémit il en s'asseyant sur le matelas de sa chambre. Qu'est ce qui s'est passé ? Où est Alethéa ?

- Je l'ai obligée a aller manger un peu, elle t'as veillée toute la nuit. Je prend le relais en attendant.

- Toute la nuit ? Ça fait combien de temps que je suis dans les vapes ?

- Depuis hier, répondit Carol. Tu es tombé et tu t'es cogné. Suffisamment fort pour t'assommer un bout de temps. Théa était morte d'inquiétude.

L'intéressée entra a ce moment dans la chambre.

- Tu es réveillé, souffla d'une voix soulagée.

Elle se laissa tomber sur le matelas et le prit ses bras.

- Doucement, Princesse, dit il. J'ai encore la gueule en vrac.

Elle se détacha de lui mais pris ses mains dans les siennes.

- Excuse moi mais j'étais si inquiète. Tu es inconscient depuis des heures !

- Je vous laisse, je retourne auprès d'Herschel. Repose toi Daryl.

- Merci Carol, lui dit Théa avant de déposer des yeux fatigués et inquiets sur le chasseur.

- Tu me raconte ? Je me souviens de Tomas qui me balance un rôdeur sur la gueule ce sale fumier ! Je vais le buter !

- Pas la peine je m'en suis chargée, répondit elle en fronçant les sourcils.

Il haussa un sourcil curieux vers sa compagne.

- Tu l'as tué ? Comme ça ?

Son visage se ferma de colère, reflétant la peur et la rage qu'elle avait ressentit a ce moment là.

- Il a essayer de te tuer et t'a fait du mal, grogna t elle.

Ses lèvres tremblèrent quand elle repensa aux événements de la veille. En voyant Daryl au sol, elle avait perdu son sang froid. Son épée s'était abattu avec violence dans le crâne du mexicain avant qu'il ne tente a nouveau de tuer l'un d'entre eux. Ses doigts serrèrent ceux de Daryl et elle ne put ajouter un mot de plus.

Il voyait ses yeux briller de larmes. Maintenant qu'elle était rassurée sur l'état du chasseur, elle prenait conscience qu'elle avait tué de sang froid un homme. Pour la deuxième fois de sa vie, elle avait tué. Les rôdeurs s'était une chose. Ils étaient déjà morts et ne ressentait rien. Mais les êtres humains, même les fous comme Tomas...

- Hey, princesse. Regarde moi.

Elle leva des yeux brillant vers lui et il posa une main sur sa joue.

- Tu nous as sauvé. Tu as fait ce qu'il fallait, ça ne fait pas de toi une meurtrière.

Elle lui fit un pauvre sourire et essuya une larme qui avait coulé.

- Comment tu te sens ? Demanda t elle pour changer de sujet.

- Comme si j'avais pris la cuite de ma vie mais sans la cuite, ce qui est moins drôle, répondit il. Mais ça va.

En fait, il avait l'impression que sa tête allait exploser mais il ne dit rien pour la rassurer. Ça passerait.

- Et les autres taulards ?

- Andrew s'est enfuit. Rick pense qu'il est mort. Oscar et Axel sont dans le bloc B. On les laissent en vie a condition qu'ils ne s'approche pas de notre partie de la prison. Ils se sont rendu immédiatement après que j'ai tué Tomas. Je ne pense pas qu'ils soient dangereux dans l'immédiat.

- Ok.

- Herschel va bien aussi, ajouta t elle en souriant. Rick a eut le bon réflexe, il lui a sauvé la vie.

Daryl était soulagé pour le vétérinaire. Il avait besoin de lui pour l'accouchement de Lori et était leur seul médecin, même si il avait commencé a former Carol au cas ou. Et puis ils étaient une famille et malgré la journée pourrie d'hier et sa migraine, ils ne déploraient aucune perte dans leur rangs. Et chaque jour sans incidents était une victoire dans ce monde.

- T'as l'air épuisée, lui dit il en tirant sur sa main.

- C'est pas moi qui a prit un coup sur la tête et qui ressemble a un poivrot un lendemain de cuite ! Se moqua t elle alors qu'il la tirait vers lui.

- Non, toi t'as une tête de zombi. Viens.

Elle se laissa faire et s'allongea sur le lit. Il s'enroula autour d'elle et la laissa se blottir contre son torse. Ils avaient bien mérité un peu de repos.