Un peu compliqué a écrire ce chapitre, il s'y passe plein de chose et j'aimerais vraiment votre avis après votre lecture !

En espérant que vous allez passer un bon moment en lisant !


Chapitre 29

- Avec quoi allons nous la nourrir ? Demanda Glenn.

- Il faut trouver rapidement du lait sinon elle va mourir, répondit Herschel.

- Il faut faire le tour des commerces, des crèches...

- Non, répondit Maggie. Lori m'avait déjà demandé de chercher partout. Tout a été dévalisé...

Ils s'étaient tous réunis dans le réfectoire et tentaient tant bien que mal d'organiser la suite des choses. Inutile de compter sur Rick. Le shérif avait basculé. Ne supportant pas la mort de sa femme, il était partit armé d'une machette dans les entrailles de la prison, l'œil fou et empli d'un besoin de violence. Tous l'avaient laissé faire, eux même choqués de ce qu'il venait de se passer. La culpabilité les écrasait aussi, ils savaient qu'ils avaient été négligeant. En laissant s'enfuir Andrew. Car il était le responsable de ce massacre, de ce gâchis. En silence et en cachette, il avait attiré les rôdeurs de façon stratégiques, les entassant devant une grille qu'il avait ouvert au dernier moment. Les monstres avaient déboulé en force dans la coure et certains couloirs qui jusque là étaient surs. Surpris et dépassés par le nombre, ils avaient été obligés de tous s'éparpiller chacun de leur côté. Daryl, Rick et Glenn étaient malheureusement très loin de la coure. Le temps qu'il traversent les nombreuse grilles les séparant des autres il était trop tard. Ils avaient néanmoins étaient guidés par Axel et Oscar qui les avaient mené dans les sous sols pour débrancher l'alarme qui hurlait, attirant toujours plus de rôdeur. Dans la petite pièce ils y découvrirent Andrew qui s'y cachait. Daryl n'avait pas fait de quartier et le prisonnier avait fini sa vie sur une veine tentative de tuer le chasseur.

Partant a la recherche des autres avec la peur au ventre, ils avaient tout d'abord retrouvé Herschel, Maggie et Beth. Et malheureusement le cadavre a moitié dévoré de T-Dog. Le cœur meurtri par la peur de ne pas retrouver Théa avec les autres, Daryl n'avait pas tout de suite remarqué l'absence aussi de Carol. Prêt de T-Dog, un foulard et un couteau appartenant a son amie ne lui laissèrent aucun doute sur la mort de cette dernière. La panique grimpait en flèche dans tout son être, ils étaient déjà en train de se répartir pour fouiller la prison quand l'amazone était apparue avec Carl accroché a sa main et le petit paquet gigotant dans ses bras.

Le soulagement fit vite place au désespoir quand il comprit.

3 morts dans leur groupe. Hors de question que le bébé de Lori soit le quatrième. Pas aujourd'hui !

- Il faut repartir ! Grogna le chasseur qui brulait de faire quelque chose, tout plutôt que de rester ici a attendre.

- On ne peux pas partir a l'aveuglette comme ça ! On est moins nombreux, on est vulnérables, déclara Maggie. C'est trop dangereux.

- Je sais où on peux trouver tout ce dont aura besoin la petite, dit Théa.

- C'est loin ?

- Pas trop, on peux faire l'aller retour dans la journée si on ne rencontre pas de problème en route.

Restée silencieuse jusqu'à présent, l'amazone assise dans un coin se redressa et leva un visage blanc mais déterminé vers eux.

- Je suis sure a 100% d'y trouver du lait en poudre, des couches et des vêtements pour bébé.

Ils se concertèrent du regard, envisageant cette piste. Mais Théa les pressa, agacée. Ils n'avaient pas le temps de peser le pour et le contre. Ils devaient partir maintenant ! Et elle serait du voyage, elle seule savait où aller.

- Tu es sure de vouloir y aller ? Demanda Daryl. Tu ferais peut être mieux de te reposer, tu es toute blanche.

- Oui je suis sure, répondit elle d'une voix ferme. Je veux faire quelque chose pour Lori. Nous prendrons le temps de pleurer nos morts plus tard.

Pourtant son visage la trahissait, l'assurance qu'elle affichait était loin d'être ressentit.

- D'accord, on vas y aller tout les deux. Je vais mettre de l'essence dans le pickup.

- Je veux venir avec toi ! Demanda Carl.

Mais Théa ne lui accorda pas un regard et se contenta de refuser sèchement.

- C'est trop dangereux, Carl.

Ils furent surpris de la voir si désagréable envers Carl, elle qui d'habitude s'entendait comme larrons en foire avec le gamin. Personne ne fit de réflexion, ce n'était ni le moment, ni le lieu. L'amazone semblait réellement très affectée et n'adressa plus la parole a personne, ne croisa le regard de personne et évita tout particulièrement de poser les yeux sur le bébé.

En moins de deux minutes, ils furent prêt a partir. Daryl fut étonné de la voir accrocher son colt a sa ceinture volontairement, mais il ne fit pas de remarque.

- En route, Princesse, dit il en se mettant derrière le volant.

Elle grimpa a ses côtés et il démarra dans un nuage de poussière.

- C'est où ? Lui demanda t il.

- A la périphérie d'Atlanta.

- C'est quoi cet endroit ?

- C'est là ou ma troupe c'est installée juste avant l'épidémie.

Il lui jeta un coup d'œil, il ne l'avait jamais vu aussi banche et ne semblait pas ravie de retourner là-bas. En fait, on avait presque l'impression qu'il allait la conduire a l'échafaud.

- Tu sais, je suis sur qu'il y a d'autre endroits où on peux trouver du lait et des couches, essaya t il. On est pas obligés d'aller là-bas.

- On perdrais du temps a chercher alors que je sais qu'il y auras ce qu'il faut dans la caravane de Danielle. Elle a eut un bébé juste avant l'épidémie.

Elle resta silencieuse tout le reste de la route, n'ouvrant la bouche que pour lui indiquer le chemin. Au bout de deux heures de route, ils arrivèrent en vu d'un immense terrain a l'écart de la ville. Quand elle lui avait raconté sa vie d'avant, il s'était imaginé une espèce de cirque avec chapiteau mais cela ressemblait plus a une petite fête foraine. Il y avait plusieurs petits stands, de la pêche au canard, des stands de tir, des petits manèges pour les enfants. Au milieu de tout cela il y avait une grande arène a ciel ouvert entourée de gradins. C'était très coloré, dans une ambiance médiévale. Tout était sens dessus dessous mais il imaginait sans problème les dizaines de familles qui venaient passer un bon moment un dimanche après midi et voir le spectacle. Tout était étrangement calme, pas l'ombre d'un rôdeur dans les environs.

- Les caravanes sont derrières, lui dit Théa.

Elle passa a travers les stands sans les regarder, le visage fermé. Il la rattrapa et lui prit le bras.

- Alethéa, ça va ?

- Oui, s'il te plais faisons vite, je ne veux pas rester ici plus que nécessaire.

Elle n'avait vraiment pas l'air bien mais il n'insista pas. Il comprenait ce qu'elle pouvait ressentir. Revenir ici... Après tout ce qui s'était passé... Et sachant quel cauchemar elle avait vécu ici durant des années...

Il se contenta de lui prendre la main et de la suivre. Un peu a l'écart, ils trouvèrent toute une rangée de caravanes garées les une a coté des autres.

- Laquelle était la tienne ? Demanda t il par curiosité.

- Peu importe, ce n'est pas la mienne qui nous intéresse mais celle ci.

Elle désigna une caravane peinte toute en vert. La porte était grande ouverte et l'interrieur était tout retourné. Les meubles renversés, la vaisselle cassée sur le sol.

- Pendant que tu cherche je vais jeter un œil dans les caravanes, dit le chasseur. Je vais peut être trouver des médicaments.

- Ok.

- Ça va aller ?

- Oui, ne t'en fais pas.

Elle se mit a fouiller parmi les débris, fourrant dans son sac a dos ce qu'elle trouvait et il sortit de la caravane. Poussé par la curiosité, il observa la rangée de caravanes. Elles étaient toutes décorées de motifs différents. De la plus fleurie a la plus colorée, formant un joli tableau, gâché par du sang éclaboussé un peu partout, quelques corps décomposés, des membres humains et chevalins de ci de là. La nature avait repris ses droits, les herbes hautes et la végétation envahissait petit a petit les véhicules. Il les observa une a une. La dernière de la rangée était toute bleu avec une grande tête de cheval peinte sur le coté. Sans trop de mal il devina que celle ci était celle de Théa. Il s'y dirigea.

La porte était grande ouverte. Dans celle ci aussi tout était retourné et cassé. Il sut qu'il avait eu raison en voyant quelques photos encadrées au mur, les seules qui n'avaient pas été arrachées du mur. Il y voyait Théa sur plusieurs d'entre elles. A cheval, avec des amis ou des enfants venu voir le spectacle. Il sourit devant celle ou elle était habillée d'une tenue d'indienne et le visage peinturluré de peinture de guerre. Elle avait l'air heureuse, impossible de deviner de ce qui se tramer dans cette caravane presque chaque soir. Pourtant, en regardant attentivement, il voyait une légère différence dans le regard de l'amazone sur les photos les plus récentes. Quelque chose qui hantait les yeux verts.

Il fronça le nez, une pointe de colère lui titillant l'estomac. Il s'obligea au calme et continua son examens des photos, il y en avait une aussi ou elle était toute petite, environ 7 ou 8 ans aux côtés d'une femme plus âgée et aux cheveux grisonnant. Elle était assise sur ses genoux et serrait son cou entre ses petits bras. Il la trouva vraiment adorable, ses taches de rousseurs éclatants sous ses yeux rieurs et brillants. Était ce la femme qui l'avait recueillie ? Louise ?

Fasciné, il continua. Une autre photo montrant Théa âgée d'une d'une quinzaine d'année aux côtés d'un joli poulain a qui elle donnait le biberon. Il reconnut la crinière argenté de Pilpao. Il devrait peut être en prendre quelques une, se demandant si cela ferait plaisir a sa compagne de récupérer certaines de ces photos. Il fit un pas en avant mais son pied marcha sur quelque chose qui craqua. Il recula et se pencha. C'était un autre cadre. Il attrapa l'objet et en chassa les débris de verre avant d'en tirer la photo.

Théa y figurait aussi, il estima qu'elle devait être un peu plus jeune qu'aujourd'hui, 19 ou 20 ans peu être. Elle souriait de toutes ses fossettes en serrant un petit garçon dans ses bras qui lui même tenait la peluche de Bambi que Daryl avait vu dans les affaires de Théa. Le bambin devait lui avoir un an environ. Une masse de cheveux noirs comme Théa, les mêmes fossettes sur les joues rebondies. Mais surtout les mêmes immenses yeux verts éclatants.

Le cœur battant, mille questions se bousculèrent dans sa tête. Il regarda autour de lui. La caravane était retournée mais il reconnu parmi les objets cassés et autres débris des traces prouvant qu'un bébé ou un jeune enfant avait vécu ici. Quelques jouets poussiéreux dans un coin, des vêtements de petite taille et un berceau en bois caché sous une armoire renversée.

Il se redressa et regarda a nouveau la photo de Théa avec Louise puis celle qu'il avait dans les mains. Aucun doute. Le bébé était celui de Théa. C'était son portrait craché. Où était il aujourd'hui ? Et surtout qui était le père ? Quelque chose lui disait qu'il n'aimerait pas les réponses a ces questions.

Il ne pu s'interroger plus longtemps qu'un hurlement de terreur pure lui vrilla les tempes. Fourrant la photo dans sa poche, il sortit en trombe de la caravane.

- Alethéa ! Hurla t il.

Un nouveau cri lui répondit et il se dirigea dans sa direction. Il trouva Théa. Assise par terre et rampant sur le sol en arrière, les yeux fixés sur un rôdeur qui s'avançait vers elle. Les tripes a l'air et qui pendaient sur ses genoux, il ouvrait la bouche en grognant, tendant les bras vers la jeune femme qui hurlait a s'en exploser les poumons.

- Tue le ! Cria t il.

Mais elle l'entendit pas, trop prise par sa terreur. Il ne chercha pas a comprendre pourquoi un simple rôdeur la terrifiait a ce point et couru dans sa direction, son couteau a la main. Il fut sur lui en quelques enjambées et transperça son crâne en faisant gicler le sang. Le monstre s'effondra aux pieds de Théa qui ne cessa pourtant pas de crier. Les yeux fixés sur le cadavre et le visage aussi blanc que lui.

- Alethéa !

Il dut crier a son tour et la secouer pour qu'elle cesse d'hurler. Tombant a genoux devant elle pour faire barrage entre elle et l'objet de sa peur. Elle cessa enfin de crier mais sa respiration resta sifflante et précipitée. Il parvint enfin a accrocher son regard.

- Qu'est qui t'arrive ?! Grogna t il. Ce n'est qu'un rôdeur !

Mais elle tomba tremblante dans ses bras, s'accrochant a lui comme a une bouée.

- C'est Hunter, souffla t elle entre deux hoquets de sanglots qui bloquaient dans sa gorge. C'est Hunter...

Ok, il comprenait a présent. Il la serra contre lui, l'enfermant entre ses bras et lui laissa le temps de se calmer.

- Tout vas bien, c'est fini. Il est mort. Il te fera plus de mal.

Évidemment, se retrouver en face de son bourreau, les intestins a l'air et transformé en zombi ne pouvait pas avoir un autre effet sur elle.

- Ça va, je suis là. Ça va aller. On va partir d'ici.

Ses tremblements se calmèrent au bouts de longues minutes et les pleurs se tarirent. Il l'installa plus confortablement contre lui, faisant toujours barrage entre elle et Hunter.

- Je pensais l'avoir tué, renifla t elle contre son torse. Quand l'épidémie a commencé. Je pensait l'avoir tué.

- Tu ne savais pas encore qu'il fallait viser la tête c'est ça ? Demanda t il.

- Non... C'était la panique dans le camps. Personne n'a compris ce qu'il se passait. J'ai pas réfléchit. J'avais peur et je ne pensais qu'a Pilpao. Alors j'ai pris mon sac, mon lance pierre et mon épée pour courir aux écuries. Je suis monté sur lui et j'ai voulu m'enfuir loin. Tout mes collègues étaient déjà morts ou en train de se faire dévorer, je pouvais rien faire pour eux.

- C'est pas ta faute, souffla t il en posant sa tête sur la sienne.

Elle semblait partit pour lui raconter, alors il la laissa parler. Il espérait que cela lui ferait du bien.

- Mais Hunter me cherchait, il voulait que je parte avec lui. Mais moi je voulais pas. Il m'a trouvé aux écuries alors que j'allais partir. Quand j'ai refusé il attrapé ma jambe et a voulu me faire descendre de cheval de force. Je pouvais pas partir sans Pilpao mais il m'a arrachait les rênes des mains. Il criait, il hurlait que j'étais a lui. Que vivante ou morte je lui appartenait. J'ai pas réfléchit. Des rôdeurs étaient entrés dans l'écurie. Ils allaient faire du mal a Pilpao. Mais il ne voulait pas me lâcher, il était devenu fou ! Alors j'ai eu le réflexe de lui planter l'épée en travers du ventre. C'était lui ou nous... J'ai pas réfléchit...

- Tu as eu raison.

- C'est seulement sur la route pour venir ici que j'ai réalisé qu'il avait dut se transformer en rôdeur. Mais je ne pensais pas qu'il serait toujours ici !

Elle fut secouer d'un nouveau tremblement et il resserra ses bras autour d'elle. Quel traumatisme pour elle... Ils n'auraient jamais dut venir ici ! Il le lui fit part en grognant mais elle secoua la tête.

- C'est moi qui a voulu venir ici, j'avais envi de revenir depuis un moment. J'y pense depuis qu'on est arrivé a la voulais récupérer quelque chose dans ma caravane, avoua t elle.

- Ça ?

Il glissa la main dans sa poche et en sortit la photo qu'il tendit a Théa. La jeune femme prit l'image avec mille précautions dans sa main et un nouveau sanglot s'étouffa dans sa gorge en posant les yeux sur le bébé.

- Connor... Souffla t elle en passant tendrement un doigt sur le visage juvénile.

Elle s'abreuva de la photo, les yeux fixés sur le bébé avant de la plaquer contre son cœur.

- Merci.

- C'est ton fils ? Demanda t il.

Elle hocha la tête en portant a nouveau la photo devant ses yeux.

- A force de venir dans ma caravane les soirs ou Hunter avait trop bu, ce qui devait arriver arriva. Je suis tomber enceinte.

Il soupira, ravalant sa colère qui de toute façon n'avait plus lieu d'être, il ne pourrait rien changer.

- C'était mon petit trésor, continua t elle. Mon rayon de soleil. Il est mort quand il avait deux ans.

Sa voix trembla un peu mais elle ne se remit pas a pleurer.

- C'était avant ? Demanda t il.

- Avant l'épidémie oui. Trois ans avant. Il avait des problèmes au cœur. Un soir il s'est endormis et a fait une crise cardiaque dans son sommeil. Je l'avait dans mes bras cette nuit là...

Quel horreur se dit Daryl. Il ne pouvait imaginer sa peine et son désespoir ce jour là.

- Ce n'est qu'après que j'ai compris que les coups qu'Hunter m'avait donné pendant ma grossesse étaient responsables de ses problèmes cardiaque et donc indirectement de sa mort.

Daryl éprouva encore plus de haine envers cet homme si c'était possible. Ce monstre avait continué de lui taper dessus alors qu'elle attendait son propre enfant.

- A partir de ce jour là je ne l'ai plus jamais laissé me toucher, continua t elle. A cause de lui j'ai perdu mon bébé. Les viols et la violence ce n'était rien a côté de ça. Heureusement, j'avais la troupe, ils m'ont aidé et soutenue mais c'était trop tard...

- Pourquoi tu ne me l'a pas dit ? Demanda t il.

Elle haussa les épaules.

- Ça fait mal d'en parler, Daryl... Tellement mal. Mais tu sais tout maintenant...

- Partons d'ici.

Il l'aida a se relever, restant entre elle et Hunter. Il attrapa le sac de Théa contenant les affaires de bébé et la soutint jusqu'à la voiture. Elle était molle entre ses bras, vidée et au bord du malaise. Mais elle serrait la photo contre elle et gardait les yeux fixés au sol, refermant définitivement cette page de sa vie.


Le voyage de retour fut tout aussi silencieux que l'aller. Daryl voyait Théa du coin de l'œil garder les yeux fixés sur la photo durant un long moment avant de la glisser dans la poche intérieur de son blouson en soupirant. Il posa une main sur sa cuisse, apportant un soutient silencieux. Elle mêla ses doigts aux siens.

La nuit était tombée quand ils arrivèrent sans encombre a la prison. En garant le pick up, il se dit que la journée avait été plus que longue et difficile. Il avait hâte d'aller se coucher, qu'ils prennent un peu de repos et qu'ils oublient cette journée catastrophique.

Mais avant ils apportèrent leur précieux butin dans leur bloc.

- On a trouvé tout ce qu'il faut ! Scanda Daryl en vidant le contenu du sac sur la table.

Trois pots de lait en poudre, des biberons, des couches et des vêtements de petite taille s'étalèrent. Bath attrapa le lait et un des biberons qu'elle s'empressa de préparer. L'eau était déjà prête et chaude. Le bébé pleurait dans les bras de son grand frère qui la berçait maladroitement.

- Donne, lui demanda Daryl en tendant les bras vers lui.

Carl lui passa le bébé et Bath le biberon. La petite ne fit pas de résistance et accepta immédiatement la tétine. Elle tira goulument dessus en poussant des soupir de bonheur, faisant sourire tout le monde. Personne ne fit de commentaire mais tous virent que la blancheur du visage de Théa avait atteint un autre stade.

- Bah voilà... Chuchota Daryl. Tu lui as trouvé un nom ? Demanda t il a Carl.

- Non... J'ai pensé a plusieurs choses. Comme Lori... Ou Sophia, Carol... Je ne sais pas.

- Ça viendra.

Théa resta a l'écart mais observa son partenaire marcher doucement autour de la pièce en donnant le biberon au bébé. Il avait les yeux fixé sur elle, une tendresse inattendue dans le regard. Elle aurait pu être touchée et attendrie de le voir ainsi, berçant et nourrissant avec plaisir un nourrisson. Mais elle avait bien trop mal au cœur. Ils étaient tous réunis autour du chasseur. Sauf elle. Elle ne pouvait pas. Oppressée, l'air se fit étouffant autour d'elle. Elle sentait l'angoisse lui écraser la poitrine et une boule grossir dans sa gorge.

- C'est une petite dure a cuire, sourit Daryl sans cesser de donner le biberon. Ça lui vas bien, non ?

S'en fut trop pour Théa qui quitta la pièce presque en courant. Elle couru jusqu'aux douches alors que sa respiration se bloquait dans sa gorge. Pourquoi était elle revenue là-bas ?! Elle s'était cru assez forte pour affronter ça. Revoir cet endroit et ces lieux. Elle pensait avoir tout enfouis suffisamment profond pour réussir mais elle avait lamentablement échoué. La peur et la souillure avaient ressurgis avec force a l'instant même ou elle avait mis un pied sur le terrain. Elle avait lutter contre les flash que sa traitre de mémoire avait envoyé dans sa tête. Et Hunter en rôdeur... C'était trop.

Elle se sentait tellement sale, tellement faible.

Elle alluma l'eau de la douche et se jeta sous le jet d'eau froide toute habillée. Ce n'était pas assez. Elle commença a tirer sur ses vêtements, prise d'une irrépressible envie de se frotter la peau jusqu'au sang comme a l'époque. Elle laissa tomber ses affaires sur le sol et augmenta la pression de l'eau.

L'angoisse lui coupait la respiration et sa peau la brulait. Sa tête explosait de l'interrieur. Luttant pour faire entrer de l'air dans ses poumons, elle n'entendit pas les pas dans son dos et sursauta violemment quand une paire de main attrapa les siennes pour l'empêcher de continuer de se griffer jusqu'au sang.

- Que fais tu ?! Scanda la voix de Daryl. Arrêtes, tu vas te faire mal !

Il la plaqua contre le mur de la douche alors qu'elle se débattait, ignorant ses vêtements qui se retrouvèrent trempés sous l'eau froide. Il voulu éteindre le robinet mais elle le supplia de laisser l'eau s'écouler.

- Je dois laver... Soufflait elle entre deux respirations difficiles. Sale...

- Tu n'es pas sale, Alethéa, grogna t il en tendant une main vers le robinet pour mettre de l'eau chaude avant qu'elle n'attrape la mort.

Elle s'accrochait a lui, indifférente d'être complétement nue devant lui. Au contraire elle se pressait contre lui.

- Calme toi, dit il en refermant ses bras autour d'elle.

Elle s'y blottie, prenant conscience que s'était le seul endroit où elle se sentait en sécurité. La peur disparaissait dans ses bras, l'angoisse devenait moins forte, elle en voulait plus.

Un peu perdu et ne sachant pas ce qu'il devait faire pour l'aider, Daryl approcha sa bouche de son oreille et lui susurra des mots rassurants, lui promettant qu'il serait toujours là, qu'il ne laisserait plus jamais personne lui faire du mal. Il la sentit lever le visage vers lui et happer ses lèvres entre les siennes. Surprit du baiser presque violent qui s'en suivit. Encore plus quand il sentit ses mains s'attaquer a la boucle de sa ceinture puis aux boutons de sa chemise qu'elle arracha presque de ses doigts tremblants.

- Alethéa, grogna t il en rompant le baiser. Qu'est ce que...

Mais il n'eut le temps de finir sa phrase qu'elle se débarrassa de sa chemise, la déchirant en l'ôtant de ses épaules et qu'elle le fit taire d'un nouveau baiser.

- S'il te plais, supplia t elle en tirant sur ses cheveux d'une main, l'autre se débattant avec le bouton de son pantalon.

Il ne comprenait pas. Que cherchait elle ?

- Princesse, dit il en secouant la tête. Tu n'es pas en état...

Elle frottait son corps frêle contre lui, écrasant sa poitrine contre son torse, lui coupant quelques connexion dans son cerveau perdu.

- S'il te plais, répéta t elle alors qu'elle faisait glisser son pantalon sur ses jambes.

Elle plaqua a nouveau sa bouche contre la sienne, cherchant a aller a la rencontre de sa langue. Il la lui offrit, l'excitation prenait le dessus sur ses inquiétudes. Électrisé par les râles qui sortaient de sa gorge, il y partit a l'assaut et abandonna sa bouche pour plonger la sienne dans son cou. Elle tremblait entre ses bras. D'excitation ou de peur ?

Son cerveau eut un sursaut de conscience et il chercha a reculer. Il ne pouvait pas se laisser aller, ça serait profiter de la situation et de son état psychologique du moment visiblement perturbé.

Mais elle enfonça ses mains dans ses épaules pour le retenir.

- S'il te plais Daryl... Souffla t elle.

- Princesse... Tu as peur je le sens... Je ne veut pas faire ça alors que tu n'en a pas envie.

- Oui, j'ai peur. Mais j'en ai envie.

Daryl hésitait, il était hors de question qu'elle le face sous la contrainte. Il n'avait pas imaginé ça comme ça. Pas dans les douches, pas alors qu'elle était morte de peur. Il n'était pas psy lui ! Il ne savait pas si céder a sa demande était bien. Il avait peur des conséquences, de faire plus de mal que de bien. Elle sentit son hésitation et plongea les yeux dans les siens. Il pouvait voir les gouttes d'eau accrochés à ses cils, mais aussi une détermination sans faille derrière la peur.

- Je ne veux pas avoir peur toute ma vie, dit elle en prenant son visage entre ses mains. J'ai confiance en toi et je t'aime.

Ces deux petits mots déclenchèrent en lui une vague brulante d'amour et de tendresse qui le secoua tout entier. La bouche chaude qu'elle posa sur la sienne et la langue qu'elle glissa a travers ses lèvres eurent raison de ses dernière hésitations. La paire de jambes qu'elle enroula autour de ses hanches n'aida absolument pas et éteignit le dernier neurone encore actif dans son cerveau. Alors, avec mille et infinies précautions, il s'enfonça en elle.

Sensation divine, il eut besoin de toute sa volonté pour ne pas laisser éclater sa jouissance immédiatement. Attentif a sa réaction et a ne pas lui faire mal, il attendit une réaction, terrifié a l'idée d'être rejeté ou qu'elle panique. Mais d'elle même elle se mouva contre lui, bougeant les hanches pour aller a sa rencontre, les doigts accrochés a ses épaules. Soulagé et le cœur douloureux a force de battre a un rythme effréné, il l'accompagna et laissa les sensations exploser en lui. C'était fort et puissant. La tête lui tourna quand des gémissements sortirent de la bouche de sa partenaire. Elle se cambrait contre lui, grognait de plaisir et il plongea tout entier en elle, de plus en plus vite, de plus en plus fort.

- Daryl...

Il l'entendait gémir son nom, envoyant des frissons violents dans son dos. Leurs corps s'imbriquaient parfaitement et il mit tout son amour dans le baiser qu'il lui offrit, dévorant les lèvres roses et chaudes. Elle se resserrait autour de lui, se tendait de plus en plus.
Il ne savait plus où il était, il n'était plus que sensations divines, que chaleur et amour.

Des étincelles explosèrent dans son ventre et sa tête quand il la sentit enfoncer ses ongles dans sa peau et qu'un cri étouffé résonna contre sa bouche. Il la suivit immédiatement dans sa jouissance et dut faire preuve d'une volonté puissante pour que ses jambes tremblantes ne lâchent pas.

La tête dans le creux de son cou, il écouta leurs deux cœurs reprendre un rythme normal alors qu'elle caressait son dos et ses cheveux tendrement. Il releva la tête pour plonger dans les iris verts.

Il n'aurait pas su décrire ce qu'il y voyait. Amour, confiance, reconnaissance, bonheur... ? Pas de regret, pas de peur, pas de doute. Ce dont il était sur, c'est qu'il était perdu pour toujours. Son cœur et son âme ne lui appartenait plus. Il appartenait tout entier a cette femme.

- Je t'aime, souffla t il.


Vous l'avez attendu cette scène hein ? :D J'espère qu'elle aura été a la hauteur.

Je dois faire un point sur comment je vais tourner la suite mais ça arrivera vite aussi je l'espère.

Là ace stade j'aimerais vraiment avoir votre avis ! Il s'est passé plein de chose et pas mal de révélations.