Hey ! :D Me revoilà avec le dernier chapitre sur les fêtes de Noël ! Encore une fois, ce chapitre risque de déborder de niaiserie... xD j'espère qu'il vous plaira, bonne lecture !
Serieslover44 : Hey ! Merci beaucoup pour ton commentaires qui me fait bien plaisir :) haha oui je confirme elles s'aiment et maintenant elles en ont conscience toutes les deux, il faut juste voir combien de temps elles vont mettre pour se l'avouer l'une à l'autre :p Je t'avoue que je n'ai pas encore écris le chapitre où Sam avoue la vérité à Kara et je ne sais pas encore comment Kara va réagir mais je vais vraiment essayé de lui trouvé une réaction crédible à la situation ;) Je suis contente si tu aimes les scènes supercorp, en voilà de nouvelles qui j'espère te plairont aussi ! Bonne lecture et à bientôt :)
morden1984 : Coucou, merci pour tes deux supers messages ! Haha désolé mais non, ça aurait été beaucoup trop simple un baiser sous le gui, je veux que leur 1er bisou soit fait par réel envie pas juste pour une simple coutume xD et je suis contente si tu as aimé la petite apparition de Kenny, je me suis dis que le laisser vivant serait une bonne chose pour rendre Lena jalouse :p Voilà justement la suite, j'espère qu'elle te plaira :)
KmillE822 : Hey ! :) Je suis contente si tu as aimé, voici encore un peu plus de guimauve (ça commence à m'écœurer autant de mignonnerie d'ailleurs xD) Noon tu ne rêves pas, Kara ouvre doucement mais surement les yeux xD En tout cas ne t'inquiète pas, ça va avancer (... enfin je crois mdr)! Sorry mais Lillian ne mourra pas dans cette fic (enfin c'est pas prévu mais ça peut encore se négocier ça) :p En vrai tu me rassures pour la façon de penser d'Alex, j'avais un peu peur que sa réaction ne soit pas crédible et trop démesurée... après peut-être que Kara finira par venir lui demander conseil, tout peut encore arriver ;) J'avoue que Sam prend cher un peu x) mais promis elle finira par avoir son happy-end, bon peut-être pas avec Alex, mais elle méritera d'être heureuse après tout ce que je lui aurais fais endurer x) héhé c'est toujours bien un peu de jalousie pour renforcer les sentiments des personnages :p Bon je note que l'idée du voyage en Irlande pourrait plaire ;) je suis contente si tu as aimé la petite scène sur la terrasse :) bon je pense que je vais me préparer à recevoir ta visite hein parce que qui dit alcool dit pas forcément bisou xD en tout cas avec ou sans baiser, j'espère que ce chapitre te plaira ! Aller bonne lecture et à bientôt :)
Chapitre 15
« Peut-être que ces instants partagés ne peuvent durer que le temps d'une danse... »
~Amours Solitaires.
Veille de Noël.
Lorsque Lena se réveilla ce matin-là, le jour filtrait à travers le rideau qu'encore une fois, Kara avait mal tiré. La brune papillonna des paupières, laissant ses yeux s'habituer aux changements de luminosité, puis, une fois complètement sortie des méandres de son sommeil, elle jeta un coup d'œil à sa meilleure amie. Kara dormait toujours paisiblement, son visage tourné dans la direction de la milliardaire, un petit rictus posé sur les lèvres. Lena n'avait aucune idée du rêve que la jeune Danvers était en train de faire, mais elle se mit à sourire à son tour, bien trop heureuse de la quiétude les ayant enveloppés durant la nuit. Les révélations de Kara la veille, semblaient désormais bien loin de son esprit et Lena se sentit soulagée, elle avait eu si peur de faire replonger la blonde dans les affres de son passé, elle s'en serait voulu si cela avait été le cas.
Elle laissa échapper un petit souffle puis, se redressa sur son coude pour regarder l'heure afficher sur le réveil posé sur la table de chevet à côté de Kara. Il n'était même pas encore 8 heures et demie mais elle savait par expérience qu'elle ne réussirait jamais à se rendormir.
Se dégageant en douceur des couvertures, elle se leva, non sans avoir déposé un tendre baiser sur le front de la jolie blonde à ses côtés juste avant. Elle n'avait pas su résister à son envie. Rester loin de Kara devenait de plus en plus difficile, son corps et son cœur lui hurlaient de plus en plus fort leurs besoins de proximité avec l'ex-basketteuse et Lena se sentait fléchir avec de plus en plus de facilité face à leurs supplications...
Une fois debout, elle attrapa le sweat de Kara qu'elle lui avait déjà piqué la veille et l'enfila, ne prenant pas en compte ses précédentes menaces. La blonde ne lui faisait pas peur, loin de là et elle était prête à subir une attaque de sa part, quelle qu'elle soit. Elle se dirigea ensuite à pas feutrés en direction de la sortie et prit le chemin de la cuisine d'où des bruits s'échappaient. Elle y trouva Eliza en train de s'affairer, préparant ce qui lui sembla être de la pâte à pancake. Son estomac se mit soudainement à gronder à l'idée d'un bon petit déjeuner, chose étrange car elle avait toujours détesté manger le matin, se contentant généralement d'un café bien noir.
« Déjà debout ? », s'étonna de la voir la mère de famille.
Lena hocha doucement la tête, quittant le chambranle de la porte contre lequel elle s'était accoudée pour s'avancer jusqu'à Eliza.
« Je parie que Kara dort encore », rigola la biologiste.
« Comme un bébé même », affirma la brune en se mettant à rire à son tour.
« Je suis désolée, le déjeuner n'est pas encore prêt je ne m'attendais pas à ce que quelqu'un se lève aussi tôt », lui annonça alors Eliza, lui lançant un regard d'excuse tout en versant un peu de sucre dans sa préparation. « Tu veux boire quelque chose en attendant ? Un café ? Un thé ? »
« Un thé avec plaisir », répliqua poliment la jeune Luthor qui fila s'installer en face de la mère de famille.
Eliza s'arrêta de pâtisser le temps de leur préparer une tasse de thé à chacune. Lena l'observa faire, le sourire aux lèvres. La mère des deux sœurs Danvers était si attentionnée et si bienveillante, prenant soin d'elle comme une de ses propres filles. Lena aurait voulu avoir une mère comme ça... Sa mère avait été comme ça, mais ses souvenirs d'elle se faisaient beaucoup trop flous pour qu'elle ne se souvienne de la joie qui l'avait habité pendant ses quatre ans passés à ses côtés. L'antipathie débordante de Lillian avait fini par remplacer toute l'affection de sa mère biologique.
« Tu veux un peu de sucre dans ton thé ? », lui demanda Eliza en plongeant un morceau blanc dans sa propre boisson.
« Non, mais je prendrais bien un peu de lait ».
La biologiste s'exécuta, sortant une brique du frigo pour la passer à Lena, l'observant verser un nuage de lait dans sa tasse avec un sourcil levé, étonnée.
« Ce n'est pas très courant de mettre du lait dans son thé par ici », lui fit-elle remarquer, regardant toujours la meilleure amie de sa fille mélanger le liquide à l'aide d'une petite cuillère.
Lena eut alors un petit rire, presque mal à l'aise, son regard fixé sur sa boisson, lui trouvant un intérêt soudain. Pendant un instant, elle hésita à lui dire la vérité mais le regard bienfaisant qu'Eliza portait toujours sur elle, finit par avoir raison d'elle. Tout comme Kara, la mère de famille, ne méritait pas qu'on lui cache la vérité... et puis, dévoiler cette partie de sa vie ne trahirait pas son secret, Eliza ne devinerait jamais son affiliation aux Luthor à cause d'un si petit aveu. Pour une fois, elle pouvait bien se laisser aller aux confessions et peut-être, qu'elle pourrait en faire de même avec la jolie blonde qui faisait battre son cœur ?
« Je suis née en Irlande », avoua-t-elle en relevant craintivement les yeux en direction du Docteur Danvers. « J'y ai aussi passé une grande partie de mon adolescence », ajouta-t-elle en voyant le sourire de la matriarche s'agrandir un peu plus.
« Kara m'a beaucoup parlé de toi mais ça, elle ne me l'avait pas dit », Eliza se mit à rire au souvenir des nombreux appels de sa fille adoptive qui n'avait que le nom de la jeune Kieran à la bouche. Il ne lui avait pas fallu bien longtemps pour comprendre le lien unissant les deux jeunes femmes et maintenant qu'elle rencontrait enfin cette fameuse brune qui avait le don de faire briller un peu plus son soleil de fille, elle devait admettre qu'elle s'était peut-être un peu trompé. Les deux étudiantes étaient bien plus proches encore, qu'elle ne se l'était imaginé. La force de leur amour était flagrante, même son mari s'en était rendu compte mais cela ne semblait pas être le cas des deux principales concernées qui continuaient de se borner à agir comme deux amies ou tout du moins, essayait de se comporter comme telles. Car il était certain que leurs gestes tendres étaient bien loin d'être aussi amicaux qu'elles ne pouvaient le penser.
Les joues rouges de la révélation d'Eliza, Lena se mordit la lèvre inférieure. Qu'allait penser la mère de Kara si elle lui admettait avoir caché cette immense partie de sa vie à sa fille ?
« Kara n'est pas au courant... », confessa-t-elle en s'attendant à recevoir une œillade sévère de la part de la matriarche Danvers, mais ce ne fut pas le cas. Au contraire, Eliza lui offrit un sourire qui ôta instantanément le poids qui venait de s'abattre sur ses épaules.
« Elle m'avait aussi dit que tu étais assez mystérieuse sur ton passé, et tout comme elle, je respecte cela », déclara la plus vieille, compréhensive.
Eliza n'était pas la vraie mère de Kara, mais les deux femmes se ressemblaient en beaucoup de points. La même douceur, la même indulgence, la même gentillesse, quasiment le même sourire lumineux, s'en était presque troublant et pendant un instant, Lena pensa que si sa meilleure amie ne lui avait pas avoué être adoptée, elle aurait été persuadé que la biologiste ne pouvait qu'être sa mère biologique.
« Merci... », souffla-t-elle du bout des lèvres. Même si Eliza était compatissante, Lena ne se sentait toujours pas à l'aise à l'idée de s'étendre sur cette histoire qu'elle passait son temps à cacher.
« Tu sais Lena, quel que soit le boulet que tu tires à ton pied, ce n'est pas lui qui dicte ce qui te définis. On fait tous des erreurs mais c'est ce qu'on entreprend de faire pour les rectifier qui est important, pas le reste », reprit la femme de Jeremiah. « C'est une manière de penser que j'ai inculquée à mes filles et si, un jour, tu décides de parler de ce qui te pèse à Kara, elle comprendra et elle ne te jugera pas ».
La jeune Luthor n'était pas vraiment sûre que Kara sache garder ses valeurs en tête le jour où elle lui avouerait sa vérité – si elle lui avouait un jour. A tous les coups, la blonde finirait par exploser de colère, se mettant à pleurer et à hurler à tout va. Lena s'imaginait peut-être le pire, mais c'était mieux que d'avoir l'espoir de la voir prendre la nouvelle avec sa bonté habituelle. Elle n'avait pas envie d'être blessée plus qu'elle ne le serait le jour où tout viendrait à lui sauter au visage...
Même si elle n'était pas d'accord avec les propos pourtant remplis de sagesse d'Eliza, Lena acquiesça. Réfuter ses dires, reviendrait à avoir fait quelque chose de si terrible que Kara ne pourrait jamais la pardonner et ce n'était pas du tout ce qu'elle avait envie de laisser penser à la mère de famille, bien au contraire.
Le docteur Danvers n'ajouta rien, comprenant qu'elle en avait assez dit, réussissant à troubler la meilleure amie de sa fille qui s'était enfermée dans un mutisme réflexif intense. Elle devinait facilement que la jeune femme était en train d'assimiler ce qu'elle avait bien pu lui dire et elle n'avait pas envie d'enfoncer le clou plus que nécessaire. Le temps ferait le reste du travail et peut-être qu'un jour, Lena prendrait conscience, qu'elle avait raison.
Elles burent leurs tasses de thé en silence, la brune fixant un point invisible face à elle alors qu'Eliza feuilleta sans grande attention le journal du jour. Quand elles eurent terminé, la mère de famille entreprit de reprendre la préparation de la pâte qu'elle avait commencé avant que Lena ne la rejoigne.
« Je peux t'aider pour quelque chose ? », la questionna presque timidement la milliardaire. Elle voulait vraiment apporter son aide mais elle n'avait pas envie de se montrer trop intrusive non plus.
« Avec plaisir », lui sourit-elle. « Tu pourrais faire les gaufres pendant que je m'attèle à la préparation du dessert pour ce soir ? »
Lena attrapa le saladier de pâte que lui tendait la mère adoptive de Kara et attendit les nouvelles consignes de la femme avant d'exécuter la tâche qu'elle lui avait confiée. Voilà une éternité qu'elle n'avait pas pâtissé – les Luthor possédaient un cuisinier et la brune n'avait jamais vraiment trouvé le temps de le faire depuis son arrivée à National city – ni même manger de gaufres.
Elles préparèrent le petit déjeuner pour le reste de la famille dans la bonne humeur, Eliza avait même allumé la petite radio posée au-dessus du frigo et Lena s'était surprise à cuisiner en fredonnant, son esprit désormais à des années-lumière de sa précédente conversation avec la mère de famille.
Sam fut la seconde à se lever. Elle débarqua dans la cuisine d'un pas trainant, le visage étrangement blême ce qui alerta directement Lena lorsqu'elle l'aperçut.
« Hé ! Tu vas bien ? », l'interrogea-t-elle alors que la jeune Arias, se laissait tomber sur la chaise que la brune avait précédemment occupée d'un air si las qu'il en parut dramatique.
« Pas vraiment », grogna la châtain, interpellant Eliza qui s'arrêta dans la réalisation de sa tarte pour faire à son tour, face à la nouvelle arrivante. « Je me sens nauséeuse et j'ai les jambes qui tremblent un peu... »
D'un même mouvement, la milliardaire et la mère de famille, laissèrent tomber leurs occupations respectives pour se rapprocher de l'étudiante en commerce. Eliza attrapa le menton de la jeune femme entre son index et son pouce, l'obligeant doucement à relever la tête dans sa direction. Elle observa le teint blafard de l'amie de sa fille biologique d'un d'œil inquiet, puis, dans un geste aussi prévenant que maternel, que Sam n'avait jamais connu –Patricia ne lui ayant jamais porté autant d'attention lorsqu'elle se sentait mal – la plus vieille apposa le plat de sa main contre son front dans une tentative pour prendre rapidement la température de la jeune femme.
« Tu n'as pas l'air d'avoir de la fièvre », annonça-t-elle plus pour calmer l'inquiétude de la brune que pour la principale concernée. « Tu as surement dû attraper froid hier, ce n'est rien. Je vais te préparer une infusion et, avec un peu de repos, tu devrais te sentir mieux pour ce soir ».
Eliza accompagna ses paroles d'une petite tape gentille sur l'épaule de Sam, qui malgré sa fatigue apparente et presque accablante, se mit à sourire.
« Merci », chuchota-t-elle à l'attention de la plus vieille des Danvers. Elle était véritablement reconnaissante de voir la mère d'Alex prendre soin d'elle comme si elle était sa propre fille. Eliza Danvers, était une véritable perle, la mère que Sam aurait rêvé d'avoir. Certes, elle avait de l'affection pour Patricia, mais sa mère adoptive n'avait jamais su lui apporter l'amour que Sam aurait souhaité recevoir de sa part...
Lena qui dû ressentir son trouble intérieur autant que par envie de lui apporter un peu de réconfort, s'approcha d'elle pour la prendre dans ses bras, lui offrant une étreinte chaleureuse qui apaisa son mal-être pendant quelques secondes.
Mais la brune, en dépit l'explication de la mère de famille, n'arrivait à se sortir l'idée qui venait de lui traverser l'esprit à la vitesse de l'éclaire. Etait-il possible que-... ? Non ! Lena ne voulait même pas y penser. Eliza devait sans doute avoir raison, Sam avait juste pris froid, rien de plus...
Lena soupira de bien-être en s'installant sur la balancelle du balcon attenant à la chambre de Kara. Elle avait passé une excellente soirée de réveillon, dans les rires et dans la bonne humeur. Tout avait été parfait, Kara avait été parfaite, absolument magnifique dans son épais pull de Noël et tout aussi prévenante avec elle qu'elle ne l'était d'habitude. Même Sam avait semblé être sur un petit nuage, bien loin de son début de matinée catastrophique. Elle était restée collée à Alex avec qui elle avait passé la soirée à se chamailler ce qui avait beaucoup amusé le reste de leur petite bande.
Aussi loin qu'elle s'en souvienne, Lena n'avait jamais vécu un Noël aussi heureux et c'est le sourire aux lèvres qu'elle se blottit un peu plus dans le plaid drapé autour de son corps, attendant presque avec impatience que Kara la rejoigne. La jeune Danvers lui avait intimé de monter sans elle, lui promettant qu'elle se dépêcherait de faire la chose mystérieuse pour laquelle, elle l'avait abandonné. Mais, la brune, n'avait pas envie d'attendre, elle tenait vraiment à lui offrir maintenant un des cadeaux qu'elle lui avait achetés pour l'occasion et pour lequel, elle était partagée depuis plusieurs jours, entre l'excitation d'enfin pouvoir le lui donner et l'anxiété que son présent puisse ne pas lui plaire.
Lorsque Kara arriva dans sa chambre, elle se mit à sourire en constatant que Lena était allée l'attendre à l'extérieur. Leur discussion de la veille, lui revint brièvement en mémoire et une douce chaleur s'insinua dans sa poitrine au souvenir du sentiment de plénitude qui l'avait étreinte avec force, là, alors qu'elles étaient serrées l'une contre l'autre.
Le cadeau qu'elle comptait offrir à Lena glisser dans la poche arrière de son jean, elle alla sortir une seconde couverture de son armoire, se rappelant que sa meilleure amie était plutôt frileuse. Par la suite, elle la rejoignit sur le balcon, laissant un immense sourire se frayer une place sur le doux visage de la brune au moment où leurs regards se croisèrent.
Elle s'installa à ses côtés sans jamais la quitter des yeux, s'enveloppant à son tour dans son plaid.
« Je vois que tu aimes la vue céleste de Midvale », souffla-t-elle en détournant enfin ses orbes azurés en direction du ciel étoilé face à elle.
Lena hocha doucement la tête, son regard à elle, toujours fermement braqué sur la blonde à ses côtés. Oh oui, qu'elle l'aimait ! Elle l'adorait même, et cela plus que tout au monde.
« Il n'y a pas plus belle vue », chuchota-t-elle alors que les joues de Kara se teintèrent de leurs habituelles rougeurs. Elle n'était pas bête, elle avait très bien senti ses iris émeraudes toujours posés sur elle, l'observant avec cette infinie tendresse qu'elle lui portait depuis de nombreux mois déjà.
Un rire nerveux lui échappa, laissant le sourire de Lena s'agrandir jusqu'à dévoiler une rangée de dents parfaitement blanche. Toujours gênée, la blonde chercha un moyen de faire dériver leur conversation vers un autre sujet, quelque chose de plus léger et qui ne lui donnerait pas envie de sauter au cou de sa meilleure amie pour ravir ses lèvres des siennes.
Il y eut un moment de silence pendant lequel Kara gigota étrangement, les mains plongées sous sa couverture, faisant froncer les sourcils de la milliardaire.
« Ouvrir les cadeaux le 25 décembre c'est vraiment la pire invention du monde », pesta l'étudiante en journalisme. « Et je déteste vraiment les Danvers pour respecter cette tradition absurde ».
Elle eut un petit rire, sortant finalement de sa cachette, une petite boîte rectangulaire entourée d'un papier et d'un nœud de couleur rouge. Son cœur se mit à battre la chamade, maintenant stressée d'offrir son présent à sa camarade. Le cadeau de Lena lui avait couté une véritable fortune et elle espérait de tout son cœur, qu'il lui plairait.
La brune éclata de rire en avisant la surprise que la blonde lui avait achetée. Kara haussa un sourcil interrogateur en la fixant étrangement, pas vraiment certaine de comprendre pourquoi Lena s'était mise à rigoler.
« J'ai pensé comme toi, alors je voulais t'offrir ton cadeau maintenant », s'expliqua-t-elle, plongeant elle aussi sa main sous son plaid pour chercher son propre présent. « Et j'ai la nette impression qu'on s'est offert la même chose », ajouta-t-elle, en sortant une boîte similaire en tout point à celle que Kara tenait toujours entre ses mains.
Elles observèrent leurs surprises respectives. La même taille, la même forme et la même couleur de papier cadeau, Lena avait sans aucun doute raison, pensa Kara en pouffant à son tour.
« Les grands esprits se rencontrent », ricana-t-elle en tendant son présent à Lena, attrapant le sien au passage.
Elles se lancèrent un dernier coup d'œil, toujours amusées par la situation et entreprirent de déballer l'emballage de leurs cadeaux. Sans surprise, elles tombèrent toutes les deux sur un écrin allongé, qu'elles se dépêchèrent d'ouvrir dans un même mouvement. Le regard de Kara s'échoua sur un magnifique bracelet quasiment identique à celui qu'elle avait acheté à Lena. Le bijou était délicat, une sorte de petite gourmette en or blanc, aux mailles fines et entrelacées, surmontée d'une pierre bleutée si semblable aux yeux de la blonde.
« Il est magnifique », murmura Kara d'une voix vibrante d'émotion, son cœur se mettant à nouveau à cogner fortement entre ses côtes. Certes, elle offrait exactement la même chose à Lena, mais cela ne l'empêchait d'être infiniment touchée par le geste de sa meilleure amie.
« La couleur du saphir m'a tout de suite fait penser à la couleur de tes yeux », confessa Lena dont la peur de voir Kara déçue par son cadeau était en train de doucement retomber, faisant place cette fois-ci, à une joie intense. « J'ai craqué dès que je l'ai vu... »
Exactement comme elle avait craqué la première fois qu'elle avait croisé les prunelles brillantes de la jolie blonde à ses côtés.
Kara se mit à rougir, plus encore que lorsque Lena l'avait précédemment comparé à la voûte céleste.
Un nouveau rictus plaqué sur le visage, la milliardaire sortit délicatement son propre bracelet de son écrin pour en admirer la gemme brillante sous le clair de lune. Ici, le saphir avait été remplacé par une émeraude de couleur claire qui ne fit qu'élargir un peu plus le sourire de la brune.
« Laisse-moi deviner », s'amusa-t-elle. « Tu as choisi ce bracelet uniquement à cause de la couleur de la pierre... »
« ... parce qu'elle me faisait penser à la couleur de tes yeux », termina Kara, ses iris braqués en direction du sol et sa figure toujours aussi cramoisie.
Lena se mit à rigoler, d'un rire léger, presque décontracté alors que son estomac se retournait de bonheur. Précautionneusement elle reposa le petit bijou dans sa boîte, qu'elle déposa à ses côtés puis attira la blonde dans une étreinte serrée et chaleureuse qui fit louper plusieurs battements de cœur à la future journaliste.
« Je crois qu'on est de vraies guimauves », affirma la brune en déposant un doux baiser sur le sommet du crâne de Kara.
La jeune Danvers hocha vigoureusement la tête avant de se blottir plus confortablement contre la femme qui ne cessait de la faire tomber toujours plus. Elles restèrent dans cette position pendant une bonne heure, le regard levé en direction de la voie lactée, dans un silence aussi agréable qu'apaisant. Kara n'avait aucune idée de comment finirait par évoluer leur relation, mais elle était certaine qu'elle finirait par craquer à un moment ou un autre, incapable de résister à l'appel de la bouche pulpeuse de sa meilleure amie. Tout ce qu'elle espérait, c'était que ça ne mettrait pas trop le bazar entre elles, ni dans son cœur.
Une semaine plus tard.
Alex jeta un dernier coup d'œil dans son miroir, laissant un souffle de satisfaction lui échapper. Sa tenue était certes des plus ordinaires – une simple chemise à carreaux, un t-shirt de son groupe de rock préféré et un jean noir – mais elle lui convenait parfaitement. De toute façon, elle ne pourrait pas profiter de l'entièreté de cette soirée de nouvel an alors elle ne se voyait pas faire de folies.
Elle attrapa le sac de sport remplie de ses affaires de travail, posé près de la porte de sa chambre puis fila rejoindre Kara dans le salon. Sa sœur était installée sur le canapé, toujours vêtu de son pyjama et était, encore, en train de jouer au jeu vidéo que Lena lui avait offert pour Noël en plus du magnifique bracelet qui ne l'avait pas quitté depuis qu'elle le lui avait noué autour du poignet.
Alex soupira, se passant une main lasse dans les cheveux. Autant elle était reconnaissante à Lena pour les sublimes vacances qu'elle venait de passer à Midvale, Kara ayant été des plus radieuses ce qui lui avait vraiment fait chaud au cœur, autant, à cet instant précis, alors que sa cadette n'avait pas décollé du canapé depuis le début de matinée, elle haïssait la jeune Kieran.
Mécontente, elle alla se placer devant la télé, bouchant l'écran de jeu à sa sœur, qui se mit à râler :
« Alex, bouge-toi de là, je vais me faire dégommer par ta faute ! »
Mais l'aînée des Danvers ne s'exécuta pas et la blonde releva un regard noir dans la direction de sa sœur, statique, qui l'observait sévèrement, les mains sur les hanches. Pendant, un instant, Kara eut l'impression de faire face à Eliza, la ressemble entre la mère et la fille était flagrante et face à ce constat, un petit rictus amusé se fraya une place sur ses lèvres.
« Arrête de rire et file te préparer, Maggie passe nous prendre dans trente minutes », grogna la brune. « Est-ce que tu as pris ta douche au moins ? »
Face au sourire contrit que lui envoya sa sœur, la jeune interne comprit que ce n'était pas le cas, et cela ne fit que la renfrogner un peu plus.
« Kara, tu n'es pas sérieuse quand même ? »
« Ce n'est pas de ma faute si ce jeu est addictif », répliqua la geek d'une petite voix timide, se penchant sur le côté pour tenter de voir ce qu'il se passait à l'écran alors que le cri de son personnage retentissait dans la pièce.
« Oups, je crois que tu es morte », ricana l'étudiante en médecine. « Maintenant dépêches-toi, sinon, croit moi qu'on partira sans toi ! »
Kara geignit, contrariée. Elle déposa sa mannette sur la table basse et croisa les bras sur sa poitrine de manière boudeuse. Presque une heure qu'elle essayait de passer ce niveau en éliminant ses ennemies sans se faire repérer et voilà qu'en à peine deux minutes, sa sœur avait ruiné tous ses efforts.
« Déjà, je te ferais remarquer que cette fête à lieu chez un de mes amis donc te présenter là-bas sans moi, ça serait mal vu, ensuite, tu es la pire des sœurs, tu aurais au moins pu me laisser sauvegarder plutôt que de me faire perdre »
« Je te signale que Barry est un de mes collègues et que tout comme pour toi, c'est un très bon ami, ton absence passerait donc inaperçue », contra Alex. « Et si tu continues à te plaindre, je te promets de faire un feu avec ta console ».
Kara roula des yeux mais n'ajouta rien, cette discussion était perdue d'avance, surtout avec les menaces de sa sœur qu'elle préférait prendre au sérieux. Alex était capable de tout, elle le savait alors mieux valait qu'elle se dépêche. Après tout de même un énième soupire de frustration, elle finit par se lever, prenant la direction de la salle de bain pour enfin se préparer. L'interne se mit à sourire, contente d'avoir réussi à faire flancher sa cadette. Elle alla prendre la place précédemment occupé par Kara et se mit à jouer à son tour en attendant que sa sœur et sa petite amie, ne la rejoignent.
« Vous êtes en retard », grogna Barry faussement énervé en ouvrant la porte d'entrée de chez-lui, devinant facilement qui s'y trouvait juste derrière. Il n'y avait que Kara pour arriver avec quarante-cinq minutes de retard.
La blonde lui envoya un petit sourire rempli d'excuse, que le jeune interne accepta bien évidemment et attira la future journaliste pour une rapide étreinte, qui la fit rayonner pour de vrai cette fois-ci. Kara avait rencontré Barry Allen lors de sa toute première année d'études à National City alors qu'ils partageaient tous deux un des cours optionnels proposé par l'université. Leur professeur les avait mis en binôme pour la rédaction d'un travail et depuis, les deux jeunes étaient toujours restés en contact et cela malgré leur différence de cursus et la difficulté qu'ils rencontraient pour se voir à cause de l'emploi du temps très chargé de l'étudiant en médecine. Barry avait fini par rejoindre les rangs de l'hôpital universitaire de la ville, débutant son internat trois ans après Alex, qui l'avait pourtant très rapidement pris sous son aile en apprenant qu'il connaissait sa petite sœur. Leur petit duo s'était très vite métamorphosé en trio lorsque Caitlin Snow, fille du nouveau chef de l'hôpital, s'était vue obligée de terminer ses études à leurs côtés.
Kara se décala légèrement pour laisser à Barry l'occasion de saluer sa sœur et Maggie, se tenant juste derrière elle. Alex, qui avait passé le trajet en voiture à râler contre sa cadette pour son retard, se mit à sourire sincèrement lorsque son collègue et ami s'approcha d'elle pour lui donner à son tour, une accolade. Il fit de même avec la petite amie de la jeune femme, qu'il connaissait déjà, Maggie étant la coéquipière de son père adoptif, le lieutenant Joe West, puis il invita le trio à entrer à l'intérieur de la maison.
Il n'était pas encore 21 heure mais les enceintes disposées dans le salon diffusaient de la musique à un volume assourdissant et certains des invités semblaient déjà passablement éméchés. Iris, la fille biologique de Joe et la petite amie de Barry, s'approcha d'elles pour les saluer et les débarrasser de leurs manteaux.
« Je n'arrive pas à croire que Cecile et Joe vous aient laissé faire une fête avec autant de personne », souffla la policière à l'intention des organisateurs de la soirée.
« A la base on devait faire une petite soirée tranquille avec quelques amis mais je crois qu'on s'est un peu laissé emporter », rigola Iris alors que son petit ami se passait une main fébrile à l'arrière du crâne.
« C'est de la faute d'Oliver, il a rameuté la moitié du campus à lui tout seul », se plaignit Barry qui se voyait dépasser par la tournure des évènements à cause du capitaine de l'équipe de football de leur fac. Si Joe apprenait ça, il ne donnait pas cher de sa peau, ni de celle d'Iris... « J'espère d'ailleurs que tu ne diras rien à Joe », souffla-t-il en direction de Maggie dont un petit rictus amusé avait pris possession de ses lèvres.
« Je pense que je peux me taire si tu m'offres une bière en contrepartie », avoua la flic, faisant rire au passage le petite groupe autour d'elle.
« Avec plaisir ! », déclara Barry en s'éloignant jusqu'à la table de la salle à manger, où il avait entreposé la majorité des boissons pour la soirée.
Le couple lui emboita le pas alors qu'Iris filait à l'étage pour aller entreposer leurs vestes dans une des chambres, laissant Kara seule. La jeune femme resta quelques secondes sans bouger dans l'entrée, cherchant du regard parmi toutes les têtes déjà présentes dans l'immense living-room de la famille West, l'unique personne qu'elle avait vraiment envie de voir. Elle n'avait pas vu Lena depuis qu'elles étaient rentrées de Midvale, deux jours auparavant et la milliardaire commençait réellement à lui manquer. Elle savait que ce n'était pas normal, qu'elle n'aurait pas dû éprouver ce manque envers la jeune femme et que cela allait à l'encontre de ce qu'elle avait décidé sur leur relation, mais c'était plus fort qu'elle. Le regard cristallin de Lena lui manquait, son sourire lui manquait, ses gestes tendres aussi ainsi que toutes ses petites remarques qui finissaient toujours par la faire fondre et rougir à la fois... en bref, tout chez la Luthor lui manquaient, et c'est le cœur battant à l'anticipation de leurs retrouvailles qu'elle se fraya un chemin entre certains des danseurs ayant élu domicile sur une piste complètement improvisée dans le salon.
Elle ne la trouva ni en train de danser ni vers le coin boisson et c'est presque avec dépit qu'elle se dirigea dans la cuisine. En chemin, elle manqua de bousculer Winn en proie avec une jolie blonde qui ne semblait plus vouloir le lâcher d'une semelle et malgré l'énervement de ne pas trouver Lena au milieu de toute cette foule, elle se mit à rire.
Arrivée dans la cuisine, elle trouva James adossée au comptoir, en train de discuter avec Sam qui se servait un verre d'eau, l'étudiante en commerce se sentait encore une fois nauséeuse et l'envie de boire de l'alcool n'était pas au rendez-vous.
Quand le footballer vit Kara débarquer dans la pièce, la moue soucieuse qu'il arborait à cause de la pâleur du visage de la châtain se transforma en une expression plus joyeuse. La blonde les salua joyeusement puis, s'alarma à son tour de l'état de santé de son amie, qui ne semblait pas s'être amélioré depuis la veille de Noël.
« Alex est là et il y a plusieurs médecins plutôt pas mal, présents si jamais ça n'allait vraiment pas », tenta de plaisanter Kara, espérant ainsi détendre un peu l'atmosphère qui se faisait presque pesante.
Sam lui offrit un minuscule sourire, mélange étrange de gratitude et de douleur qui n'apaisa aucunement l'inquiétude de ses deux camarades.
« Je pense que je vais déjà aller voler une danse à ta sœur avant de jeter mon dévolu sur les autres docteurs de la soirée », la jeune Arias se força à rire dans une tentative vaine pour rassurer Kara et James.
« Et moi je vais aller voir si Winn n'est pas en train de mourir asphyxier sous la bouche de cette blonde », ricana James juste avant de s'approcher de Sam. « N'hésite pas à venir me chercher si jamais », ajouta-t-il en tapotant doucement l'épaule de la future commerciale.
Sam acquiesça et regarda le jeune homme s'en aller. Elle se tourna ensuite en direction de la cadette des Danvers puis avala une gorgée d'eau avant de reprendre la parole.
« Si tu cherches Lena, elle est partie se chercher à boire, vous avez surement dû vous croiser ».
Kara la remercia, et reprit sa chasse, revenant sur ses pas en jouant plusieurs fois des coudes pour rejoindre la salle à manger où, une jeune femme à la chevelure de jais reconnaissable entre mille était en train de se servir un verre de Punch. Le cœur de l'ex basketteuse fit une embardée dans sa poitrine alors qu'elle se rapprochait de Lena vêtu d'un élégant tailleur noir aux fines rayures blanches et perchée sur des escarpins vernis la rehaussant de plusieurs centimètres. La milliardaire ne s'était pas encore retournée mais Kara savait qu'elle serait sans aucun doute magnifique apprêtée de cette manière et elle se sentit tout de suite beaucoup moins élégante dans son pantalon carotte noir, son t-shirt en maille côtelé près du corps et sa paire de converses sombres.
« Lena Kieran, on avait dit : tenu décontractée », râla-t-elle juste derrière sa meilleure amie pour attirer son attention.
La concernée fit volte-face, ses lèvres habillées par un immense sourire qui fit concurrence à celui ornant le visage de la blonde depuis qu'elle avait aperçu l'étudiante en pharmacologie.
« Mais c'est décontracté », répliqua Lena de manière désinvolte. Elle vint glisser son index dans l'encolure de son chemisier écru, le glissant jusqu'à la naissance de sa poitrine, là où le premier bouton fermé de sa chemise se trouvait, montrant à Kara la taille avantageuse de son décolleté qui apportait une touche plus sexy à sa tenue sans être pour autant vulgaire. « Si j'avais voulu quelque chose de plus strict, je l'aurais refermé jusqu'au-dessus », commenta-t-elle dans un nouveau rictus joueur, presque carnassier qui fit s'embraser instantanément les joues de la blonde.
Kara déglutie avec difficulté, ses deux orbes saphirs toujours braqués en direction de la poitrine de sa meilleure amie, incapable de s'en détourner. Deux jours loin de Lena et elle avait l'impression que la gentille et douce milliardaire qu'elle avait quittée sur le parvis de son immeuble, s'était transformée en une véritable tigresse, instaurant d'emblée un flirt que l'alcool consommé durant la soirée ne ferait qu'envenimer. Pendant un instant, la jeune Danvers envisagea sérieusement de ne pas avaler une seule goutte de spiritueux mais la promesse d'un concours de shoot qu'elle avait fait à son meilleur amie d'enfance la veille lui revint en mémoire. Si elle décidait maintenant de ne pas boire, Winn penserait qu'elle se défilait et il était hors de question de le laisser gagner, quel que soit le jeu auquel ils joueraient et quels que soient les risques qu'elle prenait avec Lena.
« Je te charriais K', aller viens là », lui intima la brune lorsqu'elle vit que la blonde s'était figée sur place et qu'elle ne semblait pas prête de bouger à nouveau. Elle ouvrit en grand les deux bras, invitant la jeune femme à venir se blottir contre elle pour une étreinte qui lui avait à elle aussi beaucoup manquer.
Les neurones de Kara se reconnectèrent et elle s'empressa presque de coller son corps à celui de sa meilleure amie, la serrant de toutes ses forces contre elle, appréciant fortement cette soudaine proximité entre elles.
Lena embrassa affectueusement la pommette rougeoyante de la blonde sans se douter une seule seconde que ce petit flirt qu'elle avait pourtant voulu innocent, se retournerait contre elle.
Une bonne heure plus tard, grâce à James, Winn avait enfin réussi à se débarrasser de Lyra, la jeune femme qui l'avait accosté quasiment dès son arrivée chez Barry. La blonde lui plaisait réellement mais il avait aussi envie de profiter de la soirée avec ses amis et non coller à la bouche de l'autre étudiante, aussi attrayante soit-elle.
Revenant de l'extérieur où il était sorti prendre l'air, il envoya un regard noir au footballer à ses côtés, qui, depuis qu'il avait réussi à séparer les tourtereaux, n'avait pas cessé de rire. Passant devant le miroir accroché sur un mur de l'entrée, le jeune informaticien, comprit enfin pourquoi son meilleur ami se moquait autant.
« Tu ne pouvais pas simplement me le dire, plutôt que te fendre la poire comme ça ? », s'indigna-t-il en tentant d'effacer les traces de rouge à lèvres qu'il avait autour de la bouche à l'aide de la manche de sa chemise.
Mais au lieu de retirer quoi que ce soit, cela ne fit qu'étaler un peu plus encore le maquillage sur son menton et James se mit à rire plus fort.
« Aller, laisse tomber et vient plutôt m'aider à convaincre Cisco de me laisser prendre le contrôler de la musique pendant cinq minutes ».
Le futur photographe ne laissa aucune chance à Winn de répliquer et attrapa un de ses bras pour le tirer vers le second geek de la soirée qui s'amusait à faire le DJ depuis le début de la fête.
« Pourquoi tu veux changer la musique, elle est très b-... », Winn se stoppa soudainement, en pleine prise de conscience de ce que devait mijoter son meilleur ami. « Ooh monsieur Olsen, vous avez une petite idée en tête je me trompe ? »
« Effectivement », rigola le footballer. « Et quoi mieux qu'un geek pour divertir un geek ? »
« Je ne suis pas le seul nerd de cette soirée, tu aurais pu demander à Kara-... Ooh oh Jimmy tu es le diable en personne », souffla Winn qui venait de comprendre l'intégralité du plan de James à l'instant.
Le photographe roula des yeux, mi exaspéré, mi amusé par le comportement de l'informaticien et pendant quelques secondes, il se demanda combien de verre d'alcool, il avait déjà bien pu boire ?
« Bon, qu'est-ce que tu attends de moi ? », s'enquit Winn alors que James s'arrêtait à quelque pas de Cisco.
« Tu vas le voir, tu lui parles informatique ou jeu vidéo, enfin de quelque chose d'assez captivant pour qu'il accepte de suivre un peu plus loin. Pendant ce temps-là, je file changer de musique et je trouve quelque chose capable de ramener Kara sur la piste de danse avec Lena à son bras ».
« Et sinon, tu ne peux simplement lui demander de mettre une chanson pour toi ? », le questionna Winn en se tournant vers James, un faux air sévère sur le visage et les mains sur les hanches, détaillant presque le footballer comme s'il était bête.
« J'ai essayé, mais il a refusé », bougonna le photographe.
« Alors je suis l'homme de la situation, laisses faire les pros Olsen ! », déclara l'étudiant en informatique en débutant sa marche en direction du DJ improvisé de la soirée.
James eut un petit rire alors qu'il observait Winn bousculer quelques danseurs alcoolisés pour arriver à destination. Le petit brun entoura l'épaule de Cisco d'un bras et commença à parler dans un grand sourire. James était incapable d'entendre ce que son meilleur ami était en train de dire mais il se promit de lui payer un verre à leur prochaine soirée billard au Dollywood lorsqu'il vit les deux geeks s'éloigner de l'ordinateur poser sur le vaisselier des West. Sans tergiverser plus longtemps, il saisit sa chance et se dépêcha de rejoindre le petit pc portable. En quelque clic il sélectionna la chanson à laquelle il avait réfléchi au préalable et l'ajouta dans la playlist confectionnée par le meilleur ami de Barry. Son morceau passerait dès que celui actuellement en train d'être diffusé, s'arrêterait.
Il connaissait Kara, elle ne pourrait jamais résister à l'envie d'aller danser dessus, ne restait plus qu'à espérer qu'elle entraine Lena sur la piste, et pas une autre personne.
Dès que les premières notes de la célèbre musique des Rigtheous Brothers retentirent dans la maison des West, Maggie soupira. Elle se demanda qui pouvait bien avoir eu l'idée maudite de faire passer un slow dans une fête où la moitié des hommes alcoolisés allaient se mettre à draguer lourdement toutes les jeunes femmes dans l'unique espoir d'obtenir une danse, puis elle s'avança à son tour sur la piste de danse. Elle détestait danser mais elle voyait en cette chanson, l'occasion de passer un dernier moment tendre avec Alex, juste avant que cette dernière ne parte travailler.
Elle du fortement jouer des coudes pour se créer un chemin parmi la foule de gens bourrés et s'avança jusqu'à sa petite amie qui était parti danser avec Sam depuis un bon moment déjà.
Elle les trouva en train de se balancer au rythme de la musique à une distance pourtant raisonnable l'une de l'autre mais les bras de la châtain enlaçant la nuque de sa copine et les mains de cette dernière posées sur les hanches de l'étudiante en commerce, la firent grincer des dents. Inconsciemment, elle serra les poings, véritablement énervée par cette vision.
Elle tenta de se reprendre, clairement consciente que cette petite valse entre les deux jeunes femmes n'était rien d'autre qu'une danse innocente, dans le seul but de s'amuser entre amies, mais le simple fait qu'Alex partage cette proximité avec Sam, lui retournait le ventre. La châtain était véritablement adorable, toujours attentionnée avec ses amis quels qu'ils soient, partageant les mêmes valeurs qu'elle et Maggie savait qu'elles auraient parfaitement pu s'entendre si la situation avait été différente. Mais malheureusement, la policière n'était pas dupe et si Alex, elle, n'avait jamais compris que la jeune Arias avait de réels sentiments à son égard, Maggie, n'en avait rien loupé.
Elle le savait depuis la soirée jeu, ça lui avait presque sauté aux yeux, mais elle n'avait jamais rien dit à la Danvers parce que Sam n'avait jamais rien tenté. Malgré tout l'amour que l'étudiante en commerce pouvait porter à l'interne, elle avait toujours été respectueuse et rien que pour cela, Maggie n'avait pas envie de faire d'esclandre, même si parfois – comme aujourd'hui – il était difficile pour elle de ne pas laisser libre cours à sa jalousie.
Chassant sa rancœur pour Sam, elle s'approcha du duo de danseuses et se força à sourire lorsque sa main se posa sur l'épaule d'Alex, dos à elle, la faisant sursauter.
« Hé Arias, j'ose récupérer ma copine ? », lança-t-elle sur un ton qui se voulait plaisantin mais qui sonna terriblement froid aux oreilles de la châtain.
Sam abdiqua et relâcha son étreinte sur la jeune médecin, se séparant d'elle à regret même si elle tenta de ne rien montrer. Elle se sentait déjà assez mal comme ça – ses nausées ayant encore une fois fait leur grand retour – pour se rajouter une dispute avec la flic.
Maggie jeta un dernier regard à la future commerciale, dont la teinte livide de ses joues était des plus anormales puis vint enlacer à son tour enlacer Alex, apposant avec tendresse ses mains sur la taille de sa petite amie. L'interne se mit bien malgré elle, à sourire, appréciant réellement l'initiative de l'hispanique dont elle connaissait l'aversion pour la danse. Elle lui embrassa le front avec amour et commença à bouger au rythme des notes de musique, entrainement la policière avec elle. Cette dernière se laissa faire presque avec engouement, sa tête reposant contre l'épaule de sa belle, l'ombre de sa colère envers Sam totalement envolée.
James jubilait, son plan s'était déroulé à la perfection. A peine Kara avait-elle reconnu la bande originale d'un de ses films romantiques préférés, que son sourire s'était élargie. Il ne lui avait fallu que quelques secondes pour attraper la main de la milliardaire occupée à se servir un nouveau verre à côté d'elle, et la trainer sur la piste de danse. Lena avait abandonné son gobelet sur la table des boissons dans la précipitation et même si danser n'était pas une de ses activités favorites, l'enthousiasme de la belle blonde face à elle, la convainquit de rester avec elle.
Naturellement, leurs deux corps se collèrent l'un à l'autre et Lena soupira de bien être en acceptant cette étreinte bienvenue. Grâce à ses talons, elle faisait quasiment la même taille que Kara et cette dernière en profita pour venir nicher son visage dans le cou de sa meilleure amie, laissant son parfum l'envelopper et la griser presque autant que l'alcool qu'elle avait déjà ingurgité.
Elles se laissèrent bercer par les voix douces du duo de chanteurs, toujours serrer l'une contre l'autre. Lena se félicita d'avoir ôté sa veste de tailleur auparavant, cette proximité avec Kara, lui donnait chaud, vraiment très chaud même. Et le souffle de la blonde contre sa peau n'arrangeait en rien son état. Elle était partagée entre deux envies bien différentes, celle de s'éloigner le plus possible des sensations enivrantes que la future journaliste lui faisait ressentir et celle de continuer à tenter le diable en restant dans cette position-là.
Pendant un instant, elle pensa réellement faire un pas en arrière pour se détacher de Kara. C'était beaucoup trop d'émotion à supporter en même temps, que de rester ainsi dans les bras de l'ex basketteuse et Lena ne savait plus vraiment où donner de la tête, son cœur battait la chamade dans un rythme effréné qui lui faisait presque mal aux côtes et son bas-ventre brulait d'un désir qu'elle n'arriverait certainement pas à éteindre si sa bouche ne finissait pas sur celle de sa meilleure amie. Mais l'alcool qu'elle avait consommé dans l'espoir de se donner le courage de se tenir loin des lèvres attrayantes de Kara, était en train de lui jouer un sacré tour, l'embrouillant dans son choix à faire plus qu'il ne l'aidait véritablement.
Et alors qu'elle se sentait perdre pied, quasiment prête à ravir les lèvres rosées de la jeune Danvers, la musique changea brutalement. Le slow laissa place à une chanson plus rapide, aux airs d'électro, ne se prêtant pas du tout à une danse serrée. Kara se recula d'elle-même, laissant sa chaleur quitter Lena, qui réprima un grognement de mécontentement. La blonde posa un regard brillant sur la brune, son sourire des plus éclatants et se mit à trémousser de manière beaucoup plus énergique, laissant Lena se joindre à elle dans un rire, le feu ayant précédemment fait rage dans sa poitrine, quasiment éteint. Mais la milliardaire savait que la moindre étincelle émanant de Kara, lui serait à nouveau fatal...
Maggie relâcha son étreinte sur Alex à regret. Le changement de chanson était un signe que la brune aux cheveux courts devait quitter la fête et la policière en était presque dégoutée.
La jeune médecin l'embrassa avec tendresse, puis, après lui avoir offert un petit sourire, elle lia leurs doigts ensemble et l'entraina derrière elle, bien décidée à passer ces derniers instants à la fête de Barry en sa compagnie.
Maggie se laissa faire et Alex les mena jusqu'à Kara en train de danser follement aux côtés Lena qui n'en menait pas bien large, son attention toute rivée sur la blonde dont les fossettes s'étaient creusées tant elle souriait.
Constatant qu'encore une fois, les deux jeunes s'étaient plongées dans leurs bulles, Alex décida de revenir sur ses pas, ne souhaitant pas les déranger.
« J'espère qu'elles vont enfin s'embrasser », lui chuchota la latino à l'oreille. « J'en ai marre de sentir cette tension émanée d'elles, ça en devient presque gênant ».
Alex acquiesça en rigolant. Elle aussi, elle l'espérait, de tout cœur même. Voir sa sœur tournée autour de Lena sans jamais passer à l'acte était usant et même si l'envie de pousser sa cadette dans les bras de la milliardaire, la tiraillait, l'aînée des Danvers tenait bon, vraiment décidée à ne pas faillir à la promesse intérieure qu'elle s'était faite. Et puis Sam avait promis qu'elle ferait son possible pour aider les deux femmes, c'était déjà bien suffisant.
A la pensée de sa discussion avec Sam, la brune eut un frisson alors que le souvenir de la branche de gui lui revint en mémoire. Elle avait vraiment failli flancher ce jour-là et elle se sentait terriblement bête. Elle aimait Maggie, vraiment. Ça ne faisait que trois petits mois qu'elles étaient ensemble pourtant, Alex avait cette impression au fond de son cœur, que leur relation pourrait durer bien plus longtemps encore et elle refusait de laisser le troublant sentiment qu'elle avait ressenti pour Sam pendant ces vacances à Midvale, gâcher le lien si fort qu'elle possédait avec la policière. Maggie était son avenir, et Sam, une de ses plus meilleures amies, rien de plus.
« Hé ! Alex, tu as cinq minutes avant de partir », l'interpella James juste au moment où elle attrapait son sac de sport rempli de ses affaires de boulot.
La mine paniquée peinte sur le visage de son amie, l'alerta et elle décida de reposer son bagage. James lui fit signe de la suivre, et les entraina Maggie et elle, jusqu'à la salle de bain du rez-de-chaussée où Samantha était visiblement en train de vomir.
« L'abus d'alcool est dangereux pour la santé », ricana la flic en s'accoudant au chambranle de la porte.
« Elle n'a pas bu une goutte d'alcool », répliqua James sur un ton qui coupa toute envie de rire à Maggie.
« Ooh... », souffla-t-elle à court de mots. Elle s'en voulu directement d'avoir été si mauvaise.
« Tu penses que tu peux la ramener chez Lena avant d'aller à l'hôpital ? Je sais que ce n'est pas sur ta route mais j'ai beaucoup trop bu pour être apte à prendre le volant... », demanda le footballeur en coulant un regard plein d'espoir en direction de l'interne.
Alex jeta un coup d'œil à l'heure affichée sur l'écran de son téléphone, les traits de son visage, crispés. Elle ne serait jamais à l'heure au travail si elle acceptait et elle ne pouvait décemment par arriver en retard pour prendre son service, le docteur Wells la tuerait sans aucun doute... Mais d'un autre côté, elle était réellement inquiète pour Sam, qui n'avait toujours pas ressorti sa tête de la cuvette des toilettes et l'idée de l'abandonner sans l'aider, ne lui plaisait guère.
Maggie, voyant Alex hésiter quant au choix à faire, se redressa et s'approcha à son tour de la malade.
« Je vais m'en occuper », déclara-t-elle, s'attirant le regard surpris de sa petite amie et du photographe. Elle-même, était surprise de ce qu'elle venait de dire, mais même si elle ne portait pas l'étudiante en commerce dans son cœur, elle devait bien reconnaitre que son état de santé était des plus préoccupants. D'après ce que lui avait raconté Alex, ce n'était pas la première fois que Sam était aussi mal sans raison apparente, la châtain avait clairement besoin de calme et de repos et Maggie ne se voyait pas la laisser comme ça, quel que soit le ressentiment qu'elle éprouvait à son égard.
« Je n'ai bu qu'une bière en arrivant », ajouta-t-elle prestement face à leur manque de réponse.
« Peut-être, mais on est venu dans la même voiture et j'en ai besoin », renchérit Alex en faisant la moue. James et Winn étaient censés dormir sur place tandis que les filles avaient prévu de rentrer en bus aux premières lueurs du jour, à part la future chirurgienne, personne n'aurait dû avoir besoin du véhicule.
« Je prends la voiture, je te dépose à l'hôpital et j'emmène Sam chez elle », suggéra la flic comme s'il n'y avait pas vraiment de question à se poser. « Tu devras juste prendre les transports en commun pour rentrer demain ».
« Okay, c'est tout bon, allons-y alors ».
Lena maudit intérieurement Cisco alors qu'encore une fois, la musique avait changé et qu'elle se retrouvait à nouveau serrée contre Kara. Cette fois-ci, le rythme de la chanson était plus lent, presque sensuel et la brune crut bien qu'elle allait défaillir lorsque la blonde colla leurs bassins ensemble, les entrainant dans un balai lascif.
La tête de Kara retrouva instinctivement la place qu'elle avait déjà occupée précédemment dans le cou de la brune alors que ses mains se cramponnèrent à ses hanches, accompagnant chacune de leurs ondulations, donnant de plus en plus chaud à Lena. Cette dernière se sentait devenir bien plus fébrile à mesure que les notes de musiques paraissaient ralentir. Ses émotions se faisaient de plus en plus difficiles à gérer alors qu'elle se savait en train de sombrer dans son propre désir, ne laissant plus que les battements de son cœur résonner à ses oreilles.
Elle allait craquer. Elle allait vraiment le faire.
Néanmoins, une petite voix dans son crâne était en train de lui hurler que céder à la tentation les mettrait dans une situation inconfortable. Une petite voix qui cessa pourtant bien vite de geindre lorsque Lena sentit les lèvres de la blonde se poser avec délicatesse sur sa clavicule.
Pendant un instant, elle crut avoir rêvé, son esprit totalement embrumé par les verres de Punch qu'elle avait précédemment consommé mais la douce sensation qu'elle avait ressentie au creux de son estomac se refit connaitre lorsque la jeune Danvers chatouilla la peau nacrée de la brune à l'aide de son nez alors que son visage remontait peu à peu dans son cou. Elle déposa un nouveau baiser sur l'épiderme sensible de sa meilleure amie, puis encore un autre, jusqu'à arriver au niveau de sa mâchoire.
Lena déglutit avec difficulté alors que Kara se mettait à embrasser sa joue avec tendresse, faisant chavirer son palpitant comme jamais auparavant. La future journaliste poursuivit sa route, déposant à nouveau ses lèvres aux coins de la bouche de la milliardaire, qui papillonna des paupières, incapables de bouger une autre partie de son corps. Elle s'était même arrêtée de danser, forçant Kara à faire de même, mais cette dernière n'en avait que faire, bien trop occupé à couvrir la brune de baiser.
Après une brève hésitation qui sembla durer une éternité aux yeux de Lena, Kara apposa enfin ses lèvres sur les siennes. Ce fut délicat, une pression timide qui ne demandait qu'à être approfondi, et c'est ce que fit la brune en distinguant la lueur de désir assombrissant le bleu d'habitude si clair des prunelles de sa meilleure amie, qui avait entrepris de se reculer loin d'elle, persuadée qu'elle venait de commettre une erreur. Mais Lena l'en empêcha en venant attraper son visage entre ses mains, se dépêchant de réunir leurs bouches ensemble, laissant un gémissement de bonheur lui échapper.
Leurs lèvres se mouvèrent lentement, se découvrant avec émerveillant, laissant enfin leur amour éclater au grand jour. Leurs langues se joignirent à cette valse amoureuse et le bas-ventre de Lena se retourna délicieusement face à l'envolée de papillon qu'avait provoqué leur embrassade. La brune avait tellement attendu ce moment, qu'elle n'avait aucune envie qu'il ne s'arrête, mais le manque d'air et son cœur qui s'était affolé dangereusement, la firent reculer.
A bout de souffle, elles collèrent leurs fronts l'un contre l'autre, un sourire resplendissant sur chacun de leurs visages, leurs yeux brillant d'émotion.
« Bonne année », murmura Kara d'une voix rauque avant de s'éloigner et d'aller récupérer son verre d'alcool pour en prendre une gorgée.
Lena resta pantelante au milieu de la piste de danse, incapable de calmer ses palpitations cardiaques ni de reprendre correctement ses esprits. Cette nouvelle année commençait véritablement bien !
Bon et bien, au bout de 15 chapitre nous avons enfin un premier baiser xD à voir maintenant sur quoi ce bisou va déboucher :p mais ça vous le saurez dans le prochain chapitre, qui d'ailleurs sortira peut être le samedi soir (mais il faut encore que je vois pour) car je ne suis pas certaine de pouvoir le poster dimanche :/ quoiqu'il en soit vous l'aurez le week-end prochain, promis !
Sur ce, passez une bonne semaine et portez vous bien ! :D
