Disclaimer : Downton Abbey est l'oeuvre de Julian Fellowes.

Résumé : Face à la page Meetic, Edith hésite. Ses appréhensions et préjugés sur les sites de rencontre n'aident pas non plus.

Note de l'auteur : Cet OS a été réalisé pendant l'atelier d'écriture sur le discord « La Fabrique à Plumes » de Kinaï qui a eu lieu le 13/08/2021, sur le thème des sites de rencontres. Cet OS est donc un UA moderne. Atelier appli de rencontre 1 : Lae meilleur·e ami·e de votre personnage lae convainc de s'inscrire sur un site de rencontre

Face à un écran de téléphone

Ses yeux rivés sur son téléphone, Edith soupire, se demandant encore pourquoi elle a accepté de suivre le conseil de Laura, sa collègue éditrice et amie depuis l'université. Elle a toujours eu une vision négative des sites de rencontre. Elle compare cela à des marchés aux bestiaux, comme si elle ne cherchait qu'un morceau de viande à se mettre sous la dent, un godemichet pour un simple ramonage avant de le jeter. Et puis, c'est facile d'écrire sur le net. On poste ce que l'on veut. On peut s'inventer une vie et quand vient la rencontre, le couperet de la vérité tombe. Le catfishing est un fléau. Et son côté parano n'aide pas : combien d'hommes, de femmes, ont été pistés par ces applications pour tomber aux mains de serial killers ? Sans parler de ceux qui sont là pour tromper leurs conjoints, bien qu'elle n'est pas un exemple dans ce domaine : son amour était marié. Malgré les circonstances, il l'était aux yeux de la loi. Cependant, elle est là, sur Meetic, à regarder des profils, hésitant à se créer le sien.

- Edith. Résonne encore la voix de son amie dans son crâne. Cela fait un an et demi que Michael est mort. Tu ne vois plus personne, tu ne vis plus que pour Marigold. Ca n'a pas à être du sérieux. Tu peux simplement te faire des belles amitiés.

Justement. Marigold. La jeune femme ne cherche pas une relation. Et surtout, elle sait d'office qu'être mère célibataire est un frein quand on en cherche une. La maternité fait peur à la gente masculine. C'est un bagage dont on ne peut pas se défaire. Et puis, si jamais elle choisit la mauvaise personne, qu'il se montre violent envers sa petite fille ?

- Meetic ? Si j'avais su que tu étais si désespérée, je t'aurais indiqué Tinder. Raille Mary en passant derrière elle. Si tu veux pécho, je te conseille d'arrêter de t'habiller comme une femme des années 20.

- Mary, s'il te plaît. La reprend Tom. Je suis content que tu oses, Edith. Si jamais l'un d'eux se montre désagréable, dis-le moi, je te protégerai.

Elle soupire et finalise son inscription. Sa sœur peut se moquer : les femmes des années 20 étaient les femmes des années folles. Elle a donc bien le droit de s'amuser et vu son passif, elle a juste à se taire. Ce n'est pas comme si on viendrait à la contacter après tout...

FIN