Coucou, j'espère que vous allez bien :). Merci pour vous reviews et désolée de vous avoir laissées sur un tel suspense la dernière fois. Mais je vous rassure, la longue agonie de deux jours va prendre fin aujourd'hui, et je pense que ce chapitre va vous plaire. Bonne lecture!
Chapitre 16 Nouveaux sentiments
Regina prit une profonde inspiration. Elle avait beau lui avoir posé la question, jusqu'à ce moment-là elle ignorait quelle réponse elle voulait entendre d'Emma.
« Je ne regrette pas non plus, » murmura-t-elle, ses yeux se posant sur les lèvres d'Emma tandis qu'elle parlait.
Emma passa inconsciemment sa langue sur ses lèvres, et Regina déglutit avec difficulté en remarquant l'humidité brillante qu'elle laissa sur sa bouche.
« Qu'est-ce que…Qu'est-ce que ça veut dire ? » demanda Emma, écarquillant les yeux d'un air interrogateur.
Regina hésita avant de s'approcher d'elle, et ses lèvres caressèrent une fois de plus celles d'Emma. Le baiser était lent, prudent et hésitant. Mais il enflamma chaque terminaison nerveuse du corps de Regina. Elle gémit lorsque les mains d'Emma glissèrent à nouveau sur sa taille, rapprochant son corps du sien. L'angle était inconfortable, leurs genoux s'entrechoquaient, mais aucune des deux n'y prêta attention. Le baiser délicat continua, chacune profitant de cette nouvelle manière de découvrir l'autre, sans ressentir aucun besoin d'en augmenter l'intensité.
Les mains de Regina se posèrent sur les joues d'Emma, ses pouces caressant sa peau douce tandis que leurs lèvres continuaient de goûter celles de l'autre. Regina n'avait jamais été embrassée comme ça. Il n'y avait aucune pression, elles savaient que ce n'était pas juste un prélude à une quelconque relation sexuelle. Il n'y avait aucun désir de changer ou d'approfondir le mouvement. C'était juste…parfait.
Après ce qui leur sembla une éternité, mais qui en réalité n'avaient été que quelques minutes, elles se séparèrent. La poitrine d'Emma se souleva malgré le tendre échange et le regard de Regina était plus sombre, plus profond et plus intense qu'Emma ne l'avait jamais vu auparavant.
« C'était… »
« Oui, » acquiesça Regina, consciente qu'aucun mot ne pouvait décrire ce qu'elles venaient de partager.
Leurs doigts s'entrelacèrent dans l'espace vide entre elles, ce geste familier prenant maintenant un tout nouveau sens. Emma posa son regard sur la peau tannée qui se mêlait à ses propres doigts pales et sourit légèrement.
« Je sais pas ce que ça veut dire, Regina, et je ne suis pas sûre de ce qui va se passer. Mais ce que je sais, » dit-elle en levant la tête pour regarder la brune, « c'est que là, tout de suite, je suis vraiment, vraiment heureuse. »
Regina gloussa. « Moi aussi, » dit-elle en se penchant pour poser un baiser chaste sur les lèvres d'Emma, émerveillée de voir à quel point ce geste lui était naturel.
« On devrait aller se coucher, » dit Emma après une pause. Regina écarquilla les yeux. « Pas pour… » corrigea-t-elle rapidement. « Je veux dire, il est presque trois heures du matin et je crois pas qu'aucune de nous soit assez sobre pour avoir une vraie conversation sur ce qui vient de se passer, et toi ? »
« Non, tu as raison, » admit Regina. « On devrait aller dormir, séparément, et on en parlera demain. »
Emma acquiesça et étouffa un bâillement. Regina sourit et se leva, tendant la main à Emma pour l'aider à se lever. Leurs doigts restèrent enlacés tandis qu'elles montaient l'escalier en silence. Devant la porte de sa chambre, Regina se tourna vers Emma.
« Alors, bonne nuit Emma, » dit-elle, les yeux posés sur le visage de sa meilleure amie.
« Bonne nuit, Regina, » répondit Emma.
Les deux femmes hésitèrent, n'étant plus très sûres du geste approprié après ce qui venait de se passer entre elles. Finalement, ce fut Regina qui passa ses bras autour d'Emma et la serra contre elle. Emma lui rendit son étreinte, son cœur débordant d'affection pour la femme qu'elle tenait dans ses bras, et elles se séparèrent finalement. Se tournant vers sa porte, Regina l'ouvrit et entra dans sa chambre avant de faire un petit signe à la blonde et de fermer la porte.
« Putain de merde, » murmura Emma en frottant son visage de ses mains.
Presque étourdie par ce qui venait d'arriver, elle se rendit dans la salle de bain, se brossa les dents et se dirigea vers son lit. Elle se changea et se glissa dans les draps frais et impeccables. Elle pensait qu'elle allait restée éveillée pendant des heures, à se tourner et se retourner dans son lit, sans arriver à arrêter de cogiter sur ce qui venait de se passer, mais dès qu'elle posa la tête sur l'oreiller, elle sombra dans un sommeil profond et apaisé.
Du bacon.
Emma sourit en se réveillant, l'odeur lui rappelant leurs vacances à Cushing. Elle bâilla, s'étira et sortit du lit. Lorsqu'elle arriva dans la cuisine quelques minutes plus tard, son sourire s'élargit à la vue familière de Regina préparant le petit déjeuner. Seulement cette fois-ci, contrairement à Cushing, la brune fredonnait les paroles d'un titre de Beyoncé que les haut-parleurs diffusaient. Emma s'appuya contre l'encadrement de la porte et observa, un sourire sur le visage, Regina continuer de chanter en bougeant légèrement les hanches tandis qu'elle retournait les tranches de bacon dans la poêle.
« Oh ! » s'exclama-t-elle quand elle se retourna et aperçut finalement Emma, posant la main sur sa poitrine comme si elle essayait de ralentir son rythme cardiaque. « Depuis combien de temps est-ce que tu me regardes ? »
« Un petit moment, » dit Emma en riant. « Tu chantes bien, tu sais. »
« Loin de là comparé à Beyoncé, » dit Regina, qui se dirigea vers le réfrigérateur pour sortir le lait. « Tu as bien dormi ? »
« Super bien en fait, » dit Emma en prenant la bouilloire pour verser de l'eau sur son thé. « Et toi ? »
« Bien mieux que je le pensais, » acquiesça la brune. « Je croyais que mon cerveau serait en ébullition après…ce qui s'est passé. Mais ça n'a pas été le cas.»
« Moi aussi, » renchérit Emma. « Et le mien non plus. »
Elles se sourirent timidement, debout côte à côte dans la cuisine comme elles l'avaient été si souvent. Mais maintenant, tout était différent.
« Œufs brouillés ? »
« Oui, s'il te plait. »
Enfin différent, excepté la façon dont Emma aimait ses œufs. Elle se tourna et s'installa à table, prit le journal et commença à le lire. Même à quelques jours de Noël, les nouvelles étaient déprimantes et elle fut ravie de délaisser un article sur la guerre en Syrie lorsque Regina posa l'assiette pleine devant elle.
« Merci. » Emma sourit lorsque Regina s'installa en face d'elle, deux œufs pochés soigneusement disposés dans sa propre assiette.
« Alors, tu as trop la gueule de bois ou tu veux toujours venir avec Henry et moi ? » demandant Emma avant de commencer à manger.
« Qu'est-ce qui te fait croire que j'ai la gueule de bois ? » demanda Regina.
« Ce n'est pas le cas ? »
« Enfin si, mais… »
« C'est bien ce que je pensais, » dit Emma en riant. « Alors, tu viens avec nous ? »
« Tu veux vraiment que je vienne ? » demanda Regina. « C'est déjà assez pénible d'aller faire des courses le week-end précédant Noël. Pourquoi veux-tu en plus que je vous accompagne ? Je suis sûre que je ne ferais que vous ralentir. »
« Oh, j'ai déjà fait mes courses, » sourit Emma. « Je les ai faites en ligne il y a des semaines. Non, c'est pour Henry. Si je ne l'emmène pas dans les magasins, il n'achète jamais rien et c'est à lui de choisir les cadeaux de ses cousins. Ce sont tous des garçons et ils ont tous à peu près son âge, »
« Alors, je sers à quoi ? » demanda Regina.
« A me distraire, » sourit Emma. « Tu n'as pas idée à quel point c'est ennuyeux de trainer derrière un ado qui n'a aucune idée de ce qu'il doit acheter pour ses amis ou ses cousins. Tous les ans on va dans tout un tas de magasins différents et il finit toujours par retourner acheter quelque chose dans le premier où on est entrés. J'ai besoin de toi pour m'empêcher de devenir folle, s'il te plait. »
« Donc, tu veux me soumettre à la même journée ennuyeuse ? » demanda Regina, un sourcil levé.
« Mmh...Oui, » acquiesça Emma. « Et puis, ce sera la dernière fois que je pourrai passer du temps avec toi puisque tu vas chez ta mère demain. »
« Arg, ne me le rappelle pas, » grogna Regina.
« Pourquoi est-ce que tu y vas si tu détestes ça à ce point ? » demanda Emma.
« Je ne détestais pas ça quand mon père était encore en vie. J'adorais ça en fait. Noël était toujours si amusant avec lui. Mais maintenant, il n'y a plus que ma mère et moi, et on passe la journée à broyer du noir et à regretter la seule personne qui nous unissait. »
« Et il n'y a pas moyen que tu y échappes ? » demanda Emma. « Tu sais que tu es la bienvenue chez nous, n'est-ce pas ? »
« Je te remercie mais je dois y aller. Si je n'y vais pas ma mère sera seule pour les fêtes et je ne peux pas lui faire ça. C'est vrai qu'on ne s'entend pas particulièrement bien, mais c'est ma mère. Et peut-être que ça me fera du bien de partir quelques jours, loin des mauvais souvenirs. »
« Il ne sont pas tous mauvais, pas vrai ? » demanda Emma d'une voix qui trahissait sa nervosité.
« Non, » dit doucement Regina. « Non, j'ai aussi de très bons souvenirs ici. »
« Par exemple ? »
Regina gloussa, et ce son réchauffa le cœur d'Emma. « Voudrais-tu qu'on parle d'hier soir, Emma ? »
« Est-ce que j'étais subtile ? » demanda Emma.
« Loin de là, » dit Regina en riant. « Mais je voulais t'en parler aussi. Tu reprends du thé ? » dit-elle avant de se servir un autre café. « On peut aller dans le salon. »
Les deux femmes s'installèrent sur le canapé, ignorant le désordre laissé par la soirée de la veille, qu'aucune des deux n'avait eu le courage de ranger. Emma sirota sa boisson, laissant Regina prendre la parole.
« Tu as des regrets ? »
« Non ! » s'exclama Emma. « Aucun. Pourquoi ? Toi…Toi tu regrettes ? »
« Pas du tout, » assura Regina. « Je ne dis pas que je n'ai pas été surprise de ce qui s'est passé, mais malgré ça, quand je me suis réveillée ce matin, j'étais très calme à propos de tout ça. »
« Moi aussi, » acquiesça Emma. « C'est comme…naturel. »
Regina sourit pour toute réponse. Son expression la fit paraitre plus jeune et plus vibrante qu'Emma ne l'avait jamais vue, et la blonde eut envie de l'embrasser à nouveau.
« Fais-le, » dit Regina, comme si elle avait lu dans les pensées d'Emma.
Soudainement timide, Emma posa soigneusement son thé sur la table basse avant de se tourner à nouveau vers Regina. Elle prit une profonde inspiration et se pencha sur elle.
Regina éclata de rire.
Emma recula immédiatement, s'asseyant à l'autre bout du canapé, le plus loin possible de la brune, qui riait toujours. Elle la regarda, abasourdie, jusqu'à ce que Regina reprenne ses esprits et réalise qu'Emma s'était éloignée d'elle.
« Oh, Emma. Pardonne-moi ! Je ne me moquais pas de toi. »
« Si, justement, » rétorqua Emma.
« D'accord, peut-être un peu. Mais tu étais si nerveuse et attendrissante ! On aurait dit une ado sur le point d'embrasser son premier flirt. C'était adorable. » Regina gloussa encore et Emma fronça un peu plus les sourcils. « Je suis désolée, je suis désolée. Je ne voulais pas te faire de peine. S'il te plait Emma, reviens ici avec moi. »
« Non, » souffla Emma.
Regina rit à nouveau, elle déposa sa tasse de café sur la table près de celle de son amie et d'un mouvement fluide, elle enjamba les cuisses d'Emma et la surplomba. Les grands yeux verts allèrent de la poitrine qui venait d'apparaitre devant elle au visage souriant qui la regardait.
« Très bien, » dit Regina d'une voix rauque. « C'est moi qui viens, alors. »
Ce baiser-là n'eut rien de la douceur de la veille. Regina fit basculer la tête d'Emma en arrière, ses mains entourant sa nuque. Les lèvres de la brune se pressèrent fermement contre celles plus pâles d'Emma avant de s'ouvrir, emprisonnant l'une des lèvres de la blonde. Les mains d'Emma atterrirent une fois de plus sur les hanches de Regina et l'attirèrent plus près de son corps svelte, tandis que leurs bouches se mouvaient harmonieusement. Regina suça la lèvre d'Emma et utilisa sa langue pour tracer le contour de ses lèvres, les incitant à s'ouvrir. Emma gémit lorsque la langue de Regina se glissa doucement dans sa bouche et la brune ne put retenir son propre gémissement lorsqu'elle goûta de nouveau la blonde. Leurs langues se rencontrèrent, se caressant et dansant l'une contre l'autre, jusqu'à ce que celle de Regina ne recule, immédiatement suivie de celle d'Emma, qui goûta la bouche saveur café de la brune. Emma avait toujours aimé le café, mais maintenant, mélangé à l'essence de Regina, elle pensa que c'était la chose la plus divine au monde.
Les mains de Regina jouèrent avec les doux cheveux d'Emma, tandis que le duel de leurs langues continuait, celles-ci se cherchant mutuellement, dominant tour à tour le baiser. Les doigts d'Emma s'enfoncèrent délicieusement dans les fesses de Regina lorsque celle-ci lui mordilla la lèvre, sa langue soulageant immédiatement sa douleur. Regina bougea les hanches, collant son bassin au ventre d'Emma, et sentit la chaleur de son entrejambe augmenter.
Ce fut Emma qui mit fin au baiser. Elle s'écarta, essoufflée et les joues rouges, mais un large sourire sur le visage. Regina lui sourit en retour et enroula ses bras autour du cou de la blonde tandis qu'elle recula un peu, toujours assise sur ses genoux.
« Eh bien, je te garantis que tu n'embrasses pas comme une ado, » dit Regina.
« J'espère bien que non, » gloussa Emma.
Regina se pencha à nouveau et déposa un baiser chaste sur les lèvres légèrement humides d'Emma. « Tu es même très douée. »
« Je sais. »
« Et modeste, avec ça. »
Emma éclata de rire et serra les mains, toujours posées sur les fesses de Regina. La brune leva un sourcil.
« Alors…qu'est-ce que ça veut dire ? » demanda Regina.
« Je crois que ça veut dire qu'il faut que je t'invite à diner, » répondit Emma.
« Comme un rencard ? »
« Comme un rencard. »
« Mais on a déjà diné ensemble des dizaines de fois, » dit Regina en fronçant les sourcils.
« Oui, mais aucun de ces diners n'était un rendez-vous, » remarqua Emma. « Enfin, avec le recul, peut-être que si mais à ce moment-là, aucune de nous deux n'en était consciente. »
« Tu veux vraiment sortir diner avec moi ? »
« Je le veux vraiment, » acquiesça Emma. « Je pense que quoi qu'il y ait entre nous, c'est quelque chose de bien plus profond, d'intense et d'intime que ce que nous avions réalisé. Je sais que ça ne fait que douze heures depuis notre premier baiser et que c'est totalement nouveau et un peu effrayant, mais peu importe ce que c'est, c'est quelque chose de bien. Alors je veux traiter ça, et te traiter toi, avec respect. Ce qui veut dire que je vais t'emmener diner, t'offrir un bon repas et un bon verre de vin, et si j'ai de la chance, peut-être que tu m'embrasseras à la fin de la soirée. »
Regina lui adressa un sourire coquin et désigna du regard leur position actuelle, leurs corps séparés seulement de quelques centimètres et ses fesses posées sur les cuisses d'Emma.
« Oui, je vois, » sourit Emma. « Ce que j'essaie de dire c'est que je veux qu'on y aille doucement. C'est nouveau pour nous deux et je ne pense pas que ce soit une bonne idée de précipiter les choses. Je veux dire, ça ne fait même pas trois mois que toi et Robin… »
Elle cessa de parler dès qu'elle sentit le corps entier de Regina se raidir. La brune se leva et quitta brusquement la pièce.
« Et merde, » murmura Emma.
Elle but d'une traite son thé froid, prit les deux tasses sur la table et se dirigea vers la cuisine. La brune n'était pas là, alors Emma monta l'escalier. Frappant à la porte de la chambre de Regina, Emma entendit du mouvement mais ne reçut pas la permission d'entrer.
« Regina, je suis désolée, » dit Emma en s'appuyant contre le mur extérieur. « Je ne voulais pas te mettre en colère en parlant de Robin. Je voulais juste que tu saches que je suis au courant que tu n'es pas prête à aller trop vite pour l'instant. Tu as besoin de temps, d'espace et je veux t'accorder ça. Je voulais juste te dire que j'attendrai le temps qu'il faudra, jusqu'à ce que tu sois prête. Parce que même si tu essaies de le nier, tu vas mettre longtemps à surmonter ce que tu as vécu. Tu auras du mal à faire confiance aux gens, à être proche des gens, à… »
La porte s'ouvrit violemment, Regina sortit comme une furie de la chambre et s'en prit à Emma dès qu'elle l'aperçut.
« Tu es encore allée faire des recherches sur Google, à ce que je vois, » dit-elle froidement, les traits durcis par la rage. Emma recula, n'osant pas dire un mot de plus de peur d'empirer les choses. « Je sais que Robin m'a fichue en l'air, Emma. Je sais qu'il m'a brisée. Je sais bien que je ne serai plus jamais celle que j'étais avant, celle que Daniel a aimée. Je suis différente maintenant, je suis abimée. Je l'ai bien compris et je n'ai pas besoin que tu viennes me le rappeler. Et tu trouves que j'ai du mal à faire confiance ? Je t'ai fait confiance à toi, non ? Je ne suis rapprochée de toi, je t'ai confié mes secrets, je me suis ouverte à toi. Je n'appelle pas ça avoir du mal. C'est ce qui m'a aidée à traverser tout ça. Tu es celle qui m'a aidée à traverser tout ça. Je croyais que tu étais différente de tous les autres, Emma. Je croyais que tu ne me voyais pas juste comme une victime de violences. Je croyais que tu me voyais moi, Regina. Ton amie. Pas une femme qui s'est faite violer encore, et encore, et encore… »
Regina s'effondra sur le sol, le corps secoué de tremblements en pleurant à chaudes larmes. Emma s'agenouilla par terre et enlaça la jeune femme désespérée, ressentant un léger soulagement lorsque Regina s'agrippa à elle, repliant ses doigts sur l'arrière du pull d'Emma tandis qu'elle sanglotait. Au moins, la brune acceptait qu'elle la réconforte.
« Bien sûr que je te vois, Regina, » assura Emma lorsque les tremblements cessèrent quelques minutes plus tard. « Je vois ma meilleure amie, mon intelligente, ma talentueuse collègue. Je vois une femme inspirante qui m'émerveille tous les jours par sa force. Tu n'es pas brisée, Regina. Tu cicatrises. Et c'est pas grave, c'est normal. Robin ne t'a pas brisée, Regina. Personne ne peut briser Regina Mills. Mais on sait toutes les deux que tu mettras du temps à accepter ce qui t'est arrivé. Ça ne sert à rien de le nier. Tout ce que je veux te dire, » dit Emma, qui releva doucement la tête de Regina tandis qu'elle parlait, « c'est que je serai à tes côtés à chaque étape, peu importe à quel titre. Je serai ton amie, ta confidente, je serai tout ce que tu as besoin que je sois. »
« J'ai besoin de toi, » murmura Regina, la voix enrouée par les larmes. « J'ai juste besoin de toi, Emma. »
Voilà pour ce chapitre, j'espère que ça vous a plu. La suite vendredi, et il y aura un nouveau rebondissement dans le prochain chapitre, je n'en dis pas plus ;). A bientôt!
