Coucou, j'espère que vous allez bien et que vous avez passé un bon week-end. Merci encore de vos reviews et de votre fidélité. Sans plus attendre, le chapitre suivant, où vous verrez les répercussions des révélations d'Henry et Emma et Regina de plus en plus en confiance l'une avec l'autre. Quant à moi, je vais de ce pas répondre à vos dernières reviews! Bonne lecture!

Chapitre 24 Recherche de drogue

Emma détestait les rassemblements au collège, comme tous les professeurs. Près de mille enfants alignés dans la salle de gym, serrés comme des sardines tandis que chaque professeur essayait de faire régner l'ordre dans le groupe dont il était responsable. Emma redoutait particulièrement celui devant lequel elle se tenait actuellement car elle savait que dans quelques minutes plusieurs de ses garçons de 3ème allaient paniquer suite à ce qui allait être annoncé.

Il y eut un grognement général lorsque Mr Gold informa les élèves que leurs casiers allaient être fouillés. Emma ne pensait pas que Peter et ses amis seraient assez stupides pour apporter de la drogue au collège mais le principal semblait penser que c'était par là qu'il fallait commencer. Il demanda aux professeurs de ramener leurs élèves en classe et d'attendre les résultats des fouilles. Le groupe d'Emma était étrangement calme en retournant dans la classe et la blonde se demandait si les garçons savaient exactement ce que Mr Gold cherchait et qui était soupçonné.

Rien ne fut découvert, comme Emma l'avait prévu, mais Peter était clairement déconcerté, lui et Felix chuchotant toujours dans au fond de la classe longtemps après que la fouille ait été effectuée et qu'on est confirmé à leur classe qu'il n'y avait rien de leur côté.

Dès que la cloche sonna, indiquant la reprise normale des cours, les élèves sortirent rapidement de la classe. Juste au moment où la dernière queue de cheval disparaissait, Regina entra dans la salle, le visage stressé.

« Qu'est-ce qui t'arrive ? » demanda immédiatement Emma.

« Ils ont trouvé de l'herbe dans le casier d'un de mes élèves, » dit Regina en faisant les cent pas dans la classe.

« Qui ça ? »

« Jakob Davis. »

« Le petit roux qui invente toujours des excuses ridicules pour expliquer pourquoi il n'a pas fait ses devoirs ? »

Regina hocha la tête.

« Qu'est-ce qu'il a dit ? »

« Je ne sais pas, » répondit Regina. Mr Gold l'a envoyé dans son bureau dès que ç'a été découvert. Je suis censée aller le voir après le déjeuner. »

« Henry a bien dit que Jakob était avec eux le soir où ils sont allés sur la promenade, » dit Emma. « Mais ce n'est pas son style, tu ne crois pas ? »

Jakob Davis était petit pour son âge et son visage pâle était recouvert de taches de rousseur. Ses cheveux roux étaient toujours décoiffés et il avait subi les moqueries de ses camarades lorsqu'il était arrivé au collège. Maintenant, qu'il était en 4ème le bullying s'était calmé, mais ce n'était pas un garçon extraverti ou populaire. Il préférait se concentrer sur ses études même si ses notes étaient passables. Il avait quelques amis du même style que lui et ils trainaient toujours ensemble près du terrain de foot. Cependant, Emma ignorait qu'ils étaient amis avec les 3ème impliqués dans le trafic. D'ailleurs, la première fois qu'Henry avait mentionné son nom, c'était le soir où ils étaient allés au cinéma.

« Est-ce que Peter et Felix ont été découverts ? » demanda Regina.

« Non, » répondit Emma. « Mais je n'y attendais, aucun des deux n'est assez bête pour apporter de la drogue à l'école, surtout après l'histoire des DVD pornos. Cela dit, je pensais que même Jakob aurait un peu plus de jugeote. »

« Qui d'autre de ta classe… »

Regina s'arrêta au milieu de sa phrase lorsque Killian Jones, le professeur principal d'Henry, entra en trombe dans la classe.

« Emma, viens avec moi, » dit-il, légèrement essoufflé.

« Pourquoi ? »

« C'est Henry. Ils ont trouvé quelque chose dans son casier. Il est avec Mr Gold. »

Sans un mot, Emma et Regina sortirent à la hâte de la salle et suivirent le professeur de physique-chimie.


« Je vous dis que c'est pas à moi, » répéta Henry pour la centième fois en s'asseyant face au principal, un petit sachet de poudre blanche posé devant lui.

« Et je vous demande ce que ça faisait dans votre casier » dit Mr Gold.

« Je sais pas, » soupira Henry. « Quelqu'un a dû vouloir me faire accuser. »

« Vous faire accuser au cours d'une recherche de drogue surprise dont personne n'était au courant ? » dit Mr Gold. « Essayez encore, Mr Swan. »

« Je sais pas quoi vous dire, Monsieur, je… »

Malgré les protestations de la secrétaire de Mr Gold, Emma et Regina étaient passées devant Jakob, assis à l'extérieur, et fait irruption dans le bureau sans frapper.

« Mademoiselle Swan, Mme Mills, » dit Mr Gold en se levant pour saluer les deux professeurs. « Je suis désolé mais je vais vous demander d'attendre dehors pendant que je parle à Henry. Malgré votre statut dans cet établissement, je ne peux lui accorder aucun traitement de faveur. »

« Mais c'est grâce à Henry que vous êtes au courant pour la drogue ! C'est lui qui m'a parlé de Peter et Felix et de ce qui s'est passé sur la promenade. Pourquoi est-ce qu'il en aurait parlé s'il avait été impliqué ? » protesta Emma en posant une main sur l'épaule de son fils.

« Peut-être qu'il cherchait à couvrir ses arrières ? » suggéra Mr Gold. « Après tout, qui suspecterait le cafteur ? »

Regina plissa les yeux sous le ton de son supérieur mais ne dit rien. Ce n'était pas son rôle de s'impliquer dans cette affaire de famille.

« Henry est un bon garçon, » dit Emma. « Ce n'est pas possible que ça, » dit-elle en désignant la cocaïne, « soit à lui. Quelqu'un a voulu le faire accuser. »

« Et comment cet enfant aurait-il été au courant ? » demanda Mr Gold. « Cette fouille a été gardée délibérément secrète. Pensez-vous que les coupables soient devins ou essayez-vous d'inventer une piètre excuse pour protéger votre fils ? »

« Une recherche de drogue n'est pas exactement quelque chose de secret, » répondit Emma. « Surtout si on en parle. Henry, tu as dit à quelqu'un que j'étais au courant pour la fête de Peter ? »

Les oreilles et les joues d'Henry devinrent rouges.

« Henry, » gronda Emma. « Tu l'as dit à qui ? »

« Juste à Nick, » se défendit Henry. « Et il a promis qu'il n'en parlerait à personne. »

Emma se tourna vers Mr Gold. « Peut-on faire venir Nicholas Zimmer ici pour avoir confirmation ? Ensuite mon fils pourra retourner en cours et vous pourrez concentrer vos efforts pour essayer de trouver l'élève qui a fait accuser Henry. »

Mr Gold hésita avant de presser l'interphone. « Ah, oui, Mademoiselle Feinberg, Pouvez-vous me trouver Nicholas Zimmer et l'amener dans mon bureau le plus rapidement possible, s'il vous plait ? Et je prendrai aussi un autre café. Merci. »

A peine dix minutes plus tard, on frappa à la porte et une femme blonde, grande et mince au visage anguleux escorta un Nick morose dans le bureau de Mr Gold avant de placer une tasse de café bouillant sur le bureau du principal. Regina était retournée dans sa classe mais Emma était toujours dans le fond du bureau, les bras croisés et les lèvres serrées.

« Asseyez-vous, s'il vous plait Nick, » ordonna Mr Gold, et le jeune garçon se glissa sur la chaise située près de celle d'Henry, sans regarder son ami.

« Nick, il a été porté à notre attention que vous aviez peut-être parlé à vos camarades d'un sujet confidentiel concernant la consommation de drogue dans cet établissement, » commença Mr Gold. « Pouvez-vous me dire à qui vous avez parlé de ce qu'Henry vous a dit ? »

« A personne, » se défendit Nick en lançant un regard en coin à Henry, qui évita le contact visuel.

« En êtes-vous sûr ? » demanda Mr Gold. « Parce que quelqu'un a découvert que les professeurs étaient au courant et la seule personne au courant était Henry. Et il nous a dit vous en avoir parlé. »

« Et qu'est-ce ça peut faire s'il m'en a parlé ? » répondit Nick. « Je suis pas une balance. »

« Alors Henry vous en a bien parlé, » dit prudemment Mr Gold.

« Peut-être, » dit Nick en haussant les épaules.

« Et avez-vous partagé cette information avec quelqu'un d'autre ? »

« Non. »

« Pas même avec votre sœur ? »

« Si, bien sûr, mais à Ava, je lui raconte tout, » dit Nick comme une évidence. Tout le monde savait que les jumeaux étaient inséparables. Ils avaient fait un drame plusieurs années auparavant quand on les avait mis dans deux groupes de maths séparés, mais la situation avait rapidement été rectifiée.

Mr Gold se pencha sur l'interphone une fois de plus. « Mademoiselle Feinberg. Pouvez-vous trouver Ava Zimmer aussi et l'escorter jusqu'à mon bureau s'il vous plait ? Merci. »

« Henry, » dit Mr Gold, en reportant son attention sur le fils d'Emma. « Cette conversation n'est pas terminée mais j'aimerais que vous retourniez en classe, pour l'instant. Mais ne parlez à personne de ce qui s'est passé ce matin, et je voudrais que vous reveniez ici après les cours pour discuter de votre punition. »

« Une punition pour quoi ? » s'exclama Henry.

« Henry, » dit Emma. « On s'en va. »

« J'aimerais également vous voir après les cours, Mademoiselle Swan, » ajouta Mr Gold.

« Entendu, » acquiesça Emma en attendant qu'Henry se lève avant de l'emmener hors du bureau.


Il était plus de seize heures trente lorsqu'Henry et Emma s'écroulèrent sur les sièges de leur voiture avec un soupir de soulagement. Cela avait pris toute la journée et impliqué un nombre infini d'enfants et d'interrogations de la part de Mr Gold, mais le principal avait fini par découvrir qu'après qu'Henry ait parlé à Nick de la recherche imminente de drogue, la nouvelle s'était très vite répandue. De Nick à Ava, d'Ava à Violet, de Violet à Michael, et de Michael à Jakob, qui avait probablement couru en parler à Peter et Felix. La façon dont la cocaïne était arrivée dans le casier d'Henry était toujours un mystère, ainsi que le fait que Jakob ait été assez stupide pour ne pas enlever sa propre réserve du sien. En tout cas, Henry avait été innocenté et Emma avait ressenti un immense soulagement quand Mr Gold les avait finalement autorisés à partir.

Maintenant, tout ce qu'ils devaient gérer c'était l'inévitable bullying contre Henry, car tout le monde savait qu'il était la cause de la fouille de ce matin-là. Ils étaient tous les deux au courant que ça serait dur et qu'ils ne pouvaient pas faire grand-chose pour l'empêcher. N'ayant aucune preuve de qui avait fourni la drogue, aucun élève n'avait été puni, à l'exception de Jakob qui avait été exclus pendant un mois.

Le vendredi suivant, Regina était assise dans sa classe, songeant combien elle aimait le contrôle continu. Elle aimait la façon dont la plupart des enfants démontraient un intérêt grandissant pour le sujet, devenant avides d'en savoir plus et de développer leur compréhension au fur et à mesure qu'ils rédigeaient leur essai. Les 4ème en particulier appréciaient le temps qu'ils passaient à étudier un entrainement raté pendant la Seconde Guerre Mondiale, appelé Opération Tigre. Elle espérait que leur enthousiasme n'était pas dû à la sortie scolaire qui se profilait, au cours de laquelle ils allaient voir la plage où 948 soldats américains avaient perdu la vie. Même si elle aimait la plage, elle aussi, elle n'était pas fan du défi annuel de garder un œil sur quatre-vingt-dix adolescents et elle voulait que ses élèves y voient plus qu'une simple occasion de quitter l'enceinte du collège.

Pendant que ses élèves répondaient à un questionnaire sur la fiabilité de trois récits de témoins oculaires considérés comme des sources historiques qu'elle leur avait demandé de lire, Regina s'installa à son bureau et commença à rédiger les appréciations de ses élèves. Promenant son regard dans la classe, elle prit des notes sur chaque élève et leur degré de participation durant le cours. Au bout de dix minutes, son regard se posa sur Henry.

Il était penché sur son livre, son stylo glissant rapidement sur le papier alors qu'il écrivait. Tandis que Regina l'observait, il jeta un œil sur les sources, tapotant pensivement son stylo contre sa lèvre, et se remit à écrire. Bien qu'il n'eût pas du tout participé à la partie débat, il semblait travailler dur à présent. En souriant, Regina, nota ses impressions avant de regarder le voisin de pupitre d'Henry. Michael Darling était tourné sur le côté, tournant résolument le dos à son camarade. Regina fronça les sourcils. D'habitude, les deux garçons s'entendaient bien et elle avait déjà dû les rappeler à l'ordre plusieurs fois alors qu'ils bavardaient. Michael arrêta soudain de travailler et baissa le regard sur ses genoux. Regina enseignait depuis trop longtemps pour ne pas le reconnaitre quand un élève utilisait son téléphone portable.

« Michael, apporte-moi ça, s'il te plait, » dit Regina, faisant lever les yeux au jeune garçon, qui sursauta légèrement, pris en flagrant délit.

« Quoi, Madame ? » demanda-t-il, feignant l'ignorance.

« Ton portable, » soupira Regina.

Michael hésita pendant un moment avant de se lever et de trainer les pieds vers l'avant de la classe. Il laissa tomber son portable sur le bureau de Regina et fit demi-tour. Regina prit le téléphone et le rangea dans son tiroir.

« Tu pourras le récupérer après les cours, » dit Regina tandis que Michael se rasseyait.

« Je m'en fiche, » marmonna le jeune garçon en se remettant au travail.

Dans la pagaille, elle n'avait pas remarqué que plusieurs autres élèves de la classe vérifiaient aussi les messages sur leurs propres téléphones.

Lorsque la cloche sonna cinq minutes plus tard, Regina venait de finir de remplir son carnet d'appréciations. Elle savait que tous les professeurs ne prenaient pas de notes aussi méticuleuses qu'elle mais elle savait également que sa méthode rendait les comptes rendus annuels bien plus faciles et rapides à écrire, même si elle essayait de ne pas trop s'en vanter.

« J'aimerais que vous terminiez ce questionnaire pour le prochain cours, » lança Regina à travers le bruit de trente élèves qui se levaient pour ranger leurs livres.

Les enfants quittèrent la classe, discutant bruyamment alors qu'ils traversaient le couloir en direction du réfectoire. Regina elle-même s'apprêtait à partir lorsqu'elle entendit des cris et des éclats de voix venant de l'extérieur de la salle. Elle lâcha son sac et se précipita dans le couloir.

Elle mit un moment à voir ce qui se passait, car les élèves formaient un cercle autour du lieu de l'agitation. Mais dès qu'elle réalisa qu'une bagarre avait éclaté, la voix autoritaire de Regina résonna dans le couloir étroit et les élèves se trouvant le plus près d'elle s'écartèrent immédiatement.

« Henry ! » cria-t-elle en se précipitant près du jeune garçon se trouvant au sol, une main posée sur son estomac et le nez en sang.

Elle tourna la tête de gauche à droite et ne fut pas surprise lorsqu'elle vit qui était là, appuyé fièrement contre le mur, arborant un œil au beurre noir du côté droit.

« Felix, dans le bureau de Mr Gold, tout de suite, » dit-elle d'une voix grave et menaçante. « Les autres, allez déjeuner. »

Les élèves s'éloignèrent à contrecœur, entamant immédiatement une discussion animée à propos de ce à quoi ils venaient d'assister.

« Henry, est-ce que ça va ? » demanda Regina, le visage blanc de frayeur tandis qu'elle regardait le jeune garçon s'appuyer sur le mur, nettoyant son nez ensanglanté d'un revers de main.

« Ça va, » dit-il en toussant légèrement.

« Tu es loin d'aller bien, » dit Regina. « Allez, viens, je t'emmène voir Mme Fisher. »

Elle l'aida à se mettre debout et le soutint pour traverser le couloir. Heureusement, l'infirmerie n'était pas très loin du département d'Histoire et bientôt Regina frappa à la porte et conduisit Henry à l'intérieur. Alors que le jeune garçon s'asseyait sur la chaise, Regina resta près de lui. Ingrid Fisher se mit au travail tout de suite et mit du coton dans le nez d'Henry avant de porter son attention sur l'endroit où l'adolescent lui avait dit que Felix l'avait frappé.

« N'en parlez pas à ma mère, » dit Henry en grimaçant lorsque Mme Fisher pressait doucement son abdomen, recherchant les signes d'une quelconque hémorragie interne.

« Henry, tu sais que je dois lui dire. De toute façon, toute l'école doit déjà être au courant à l'heure qu'il est, » raisonna Regina.

« Elle va s'énerver, » soupira Henry.

« Pourquoi ? » demanda Regina en fronçant les sourcils. « Tu es en train de me dire que c'est toi qui as commencé ? »

« Pas du tout, » dit Henry en secouant la tête. « Mais j'ai frappé Felix. »

« Ne dis pas à ta mère que je t'ai dit ça, mais Felix t'a frappé en premier et je crois que tu avais tous les droits de te défendre, » affirma Regina, en essayant de repousser les images de sa propre agression lorsque celles-ci se frayèrent un chemin dans son esprit.

Henry ne put s'empêcher de sourire. « Merci Madame, » dit-il.

« Tu sais que tu peux me tutoyer et m'appeler Regina quand tes camarades ne sont pas là, n'est-ce pas ? », dit Regina en ébouriffant les cheveux d'Henry.

« Ok. Merci Regina. »

« Il n'y a pas de quoi. Maintenant, je vais trouver ta mère et ensuite j'irai chez Mr Gold pour voir ce qui se passe avec Felix. Ça va aller si je te laisse seul ? »

« Bien sûr, » acquiesça Henry tandis qu'on lui tendait une lingette pour nettoyer le sang séché de son visage.

« Quelque chose que je doive dire à Emma ? » demanda Regina en se tournant vers Ingrid Fisher.

« Non, » dit-elle en secouant la tête. « Son nez va encore saigner pendant un moment mais il n'est pas cassé. Sa respiration est redevenue régulière et il n'y a pas de signes de gonflement de l'abdomen donc les coups de pied qu'il a reçus n'ont causé que de légères contusions. »

« Pourtant, ça fait mal, » lança Henry.

« J'en suis sûre, » acquiesça Mme Fisher. « Mais on devrait tous se réjouir que le pied de Felix n'ai touché aucun de tes organes sinon tu serais probablement sur le chemin de l'hôpital en ce moment. »

« Ça m'aurait pas dérangé, » dit Henry en haussant les épaules. « J'ai deux heures de sciences cet aprem. »

Tous trois éclatèrent de rire avant que la brune ne prenne congé pour partir à la recherche d'Emma.

Elle ne mit pas longtemps à la trouver. En fait, Regina était à peine entrée dans le réfectoire qu'elle vit sa compagne foncer droit sur elle comme une tornade, clairement bouleversée.

« Merde, désolée Regina. Je dois y aller. Quelque chose est arrivé à… »

« Henry. Je sais, je te cherchais, » dit Regina, qui prit Emma par le bras avant de l'entrainer hors du réfectoire en direction de l'infirmerie.

« Comment tu es au courant ? » demanda Emma, qui courait presque lorsqu'elles quittèrent le bâtiment.

« Ça s'est passé devant ma salle de cours, » répondit Regina. « J'ai envoyé Felix dans le bureau de Mr Gold avant d'accompagner Henry à l'infirmerie. Il va bien d'ailleurs. Juste un saignement de nez. »

« Merde, » répéta Emma. « Qu'est-ce qui s'est passé ? »

« Je vais aller voir par moi-même, » dit Regina. « Tu veux venir chez Gold avec moi ? »

« Pars devant, » dit Emma. « Je vais voir Henry et je te rejoins là-bas. »

Regina acquiesça et tourna à gauche en direction du bâtiment où se trouvait le bureau de Mr Gold, laissant Emma rejoindre son fils d'un pas pressé.


La porte du bureau de Mr Gold était fermée mais Regina entendait des éclats de voix venant de l'intérieur. Lorsqu'elle entra dans la pièce après avoir frappé, elle réalisa que c'était Felix qui criait sur le principal, qui était calmement assis derrière son bureau.

« J'ai rien fait ! » protestait l'adolescent. « Demandez aux gars qui étaient là. C'est Henry qui m'a attaqué. »

« Ah, Madame Mills, » dit Mr Gold, qui invita le professeur à entrer et lui offrit la chaise à côté de la sienne. « Il me semble que c'est vous qui avez mis fin à l'altercation ? »

« En effet, » acquiesça Regina en s'asseyant. « J'étais sur le point d'aller déjeuner quand j'ai entendu des cris venant du couloir. Quand je suis arrivée au milieu de la foule, j'ai vu Henry par terre et Felix qui s'éloignait de lui. »

« Mais je l'ai pas frappé, » souffla Felix. « C'est lui qui m'a cogné, regardez, » dit-il en désignant la marque bleue-noire autour de son œil.

« Alors comment le nez d'Henry s'est-il mis à saigner ? Et pourquoi était-il recroquevillé par terre quand je suis arrivée ? » questionna Regina. « Allons, Felix. Je crois qu'on sait tous ce qui s'est passé. »

Felix se rassit sur sa chaise, les bras croisés, en silence.

« Comment va Henry ? » demanda Mr Gold à l'attention de Regina.

« Bien, sa mère est avec lui. Madame Fisher a dit que son nez n'est pas cassé et qu'il pourra partir quand il ne saignera plus. »

Mr Gold hocha la tête et se tourna vers Felix.

« Bien, jeune homme. Allez-vous me dire pourquoi vous avez frappé Henry Swan ou vais-je devoir interroger tous vos camarades jusqu'à ce que l'un d'eux me donne la réponse ? »

Felix ne dit rien.

« Mademoiselle Swan est le professeur principal de Felix, n'est-ce pas ? » demanda Mr Gold à Regina.

« Oui, »

« Eh bien pouvez-vous lui dire de garder ses élèves avant leur cours suivant cet après-midi ? Je passerai dans sa classe pour leur parler. Felix, vous passerez le reste de l'heure du déjeuner avec ma secrétaire. Je vais envoyer quelqu'un au réfectoire vous prendre à manger avant que vous commenciez à vous plaindre de maltraitance. » ajouta-t-il alors que le jeune garçon ouvrait déjà la bouche pour protester.

« Et Henry ? » demanda Regina. « Voulez-vous lui parler ? »

« Non, » répondit Mr Gold. « Je crois que nous savons exactement ce qui s'est passé ici. »

« Tout ça parce que sa mère bosse dans cette école, » grogna Felix. « Henry n'est pas parfait alors pourquoi vous me traitez comme si c'était moi le méchant ? Vous avez vu mon œil ? »

« Je demanderai à Mademoiselle Feinberg de vous trouver de la glace, » répondit Mr Gold, impassible. « Madame Mills, j'aimerais que vous rédigiez un petit rapport sur ce que vous avez vu ce matin, si ça ne vous ennuie pas. »

« Bien sûr. Vous l'aurez d'ici la fin de la journée, » acquiesça Regina en se levant. « Je vais aller voir les Swan maintenant. »


Lorsque Regina retourna à l'infirmerie, Ingrid Fisher avait disparu et Henry et Emma étaient assis côte à côte sur la table d'examen, partageant un paquet de chips.

« Comment va ton nez ? » demanda Regina en entrant.

« Ca saigne presque plus, » dit Henry en agitant un mouchoir ensanglanté en direction de la brune.

« Qu'est-ce que Mr Gold a dit ? » demanda Emma qui glissa hors de la table et traversa la pièce rapidement pour enlacer sa compagne.

« Maman, les fenêtres, » grogna Henry. La dernière chose dont il avait besoin, c'était que les gens apprennent la nouvelle relation amoureuse de sa mère.

Lorsque les deux femmes se séparèrent, Regina lui adressa un sourire rassurant. « Mr Gold sait que ce n'était pas de ta faute même si Felix prétend que c'est toi qui as commencé et… »

« Mais c'est pas moi ! » s'exclama Henry.

« On le sait, » assura Regina. « Et Emma, Mr Gold veut parler à ta classe référente cet après-midi donc tu dois les garder après ton cours. Puisque Felix refuse de parler, Mr Gold veut qu'un autre élève lui dise comment la bagarre a commencé. »

« Mais vous savez déjà tous exactement pourquoi je me suis fait tabasser, » dit Henry, les sourcils froncés. « Felix est le petit toutou de Peter et il est en colère à cause de l'histoire de la drogue. C'est eux qui ont mis de la cocaïne dans mon casier et Peter a dit à Felix de m'attendre devant la classe ce matin. Tout le monde était au courant. »

« Même toi ? » demanda Emma.

« Ouais. Michael m'avait prévenu, » dit Henry en haussant les épaules.

« Alors pourquoi tu es sorti ? » dit Regina en fronçant les sourcils. « Tu aurais dû m'attendre et on serait sortis de la classe ensemble. »

« Ouais, parce que ça aurait été tellement cool, » grommela Henry. « Ils m'auraient chopé de toute façon, alors je me suis dit qu'il valait mieux que j'y passe le plus tôt possible. »

« Et Michael ? » demanda Regina. « Il était bizarre avec toi aujourd'hui. C'était à cause de ça ? »

« Il voulait pas se faire taper dessus, lui aussi, » soupira Henry. « Je suis contagieux. Personne ne veut traîner avec moi en ce moment. »

Sans un mot, Emma traversa la pièce et enlaça son fils. Au bout d'un moment, Regina l'imita, ses bras encerclant les deux Swan et sa tête posée sur l'épaule d'Emma.

« Ça va passer, Henry. Je te le promets, » murmura Emma.

Henry hocha la tête, se mordant la lèvre pour empêcher les larmes qui menaçaient de couler sur ses joues tandis qu'il sentait les bras de sa mère et de Regina se resserrer autour de lui.


Ils n'avaient pas eu besoin d'en parler pour savoir que Regina viendrait diner avec eux ce soir-là. Même sans le fait qu'elle se joignait maintenant à eux le vendredi soir pour leur traditionnel repas à emporter, ils avaient tous les trois besoin de se retrouver après cette longue et dure journée.

Henry ne savait pas trop ce qui avait changé entre lui et son professeur d'Histoire. Ce n'était pas comme si jusque-là il n'acceptait pas l'amie, puis la compagne de sa mère, mais à présent, il voyait Regina sous un nouveau jour. Il était loin de pouvoir prétendre comprendre ce par quoi elle était passée avec Robin après une simple bagarre dans le couloir du collège mais il était certain qu'il se sentait plus proche d'elle. Il éprouvait un respect renouvelé pour son courage et la façon dont elle affronté les commérages et les rumeurs à l'école, une fois que tout le monde avait appris ce qui lui était arrivé. C'était quelque chose qu'Henry, lui aussi, devrait faire la semaine suivante. Aussi fut-il très heureux lorsqu'il ouvrit la porte d'entrée pour trouver Regina devant lui, une bouteille de vin dans une main et une de Coca dans l'autre.

Quelque chose avait changé chez Regina aussi. Elle s'efforçait de ne pas trop y penser car le fait de considérer ses…instincts ? ses sentiments ?...comme quelque chose de maternel pourrait être sujet à controverse. En tant que professeur, elle éprouvait une sorte d'instinct maternel envers tous ses élèves, bien sûr. Mais là, c'était différent, plus fort, plus puissant.

« Comment va ton nez ? » demanda-t-elle après avoir suspendu son manteau et suivi Henry dans le salon.

« Ça fait mal, » admit-il.

« Et ton ventre ? »

« Ça va. Heureusement que Felix n'est pas spécialement bon au foot. »

Regina gloussa en s'asseyant sur le canapé, à côté d'Emma qui était au téléphone.

« Oui, s'il vous plait. Et on prendra aussi une portion familiale d'ailes de poulet comme accompagnement. Ah, et du coleslaw, aussi, » - elle fit une pause pour essayer de deviner ce que Regina mimait, « euh, et un peu de salade. » Regina sourit avec fierté après son impressionnante démonstration de lavage et de coupage de laitue tandis qu'elle écoutait Emma donner son adresse au restaurant avant de raccrocher.

« Salut, » dit-elle en se penchant pour donner un rapide baiser à Regina.

« Combien de pizzas as-tu commandées en plus de ce nombre ridicule d'accompagnements ? » demanda Regina.

« Pour ma défense, on n'avait que deux accompagnements jusqu'à ce que tu ajoutes de la salade, » fit remarquer Emma.

« Et si je n'avais pas commandé de salade, vous auriez attrapé le scorbut ce soir, »

« Il y a du chou dans le coleslaw, » dit Henry.

« Oui, mais je doute que ça compte comme un légume si tu le recouvres de mayonnaise. Et vous ne m'avez pas dit combien de pizzas vous aviez commandées. »

« Quatre, » marmonna Emma.

« Quatre ? » s'exclama Regina. « Emma, nous ne sommes que trois ! »

« Oui, mais Henry s'est fait frapper au visage aujourd'hui. Est-ce que ça ne nous donne pas le droit de nous gaver de fromage ? »

« Eh bien, je ne sais pas pour toi mais en ce qui me concerne, j'ai prévu certaines activités nocturnes pour lesquelles je préfèrerais ne pas me sentir sur le point d'éclater, » dit Regina, à voix basse.

Mais pas assez basse.

« Beurk, c'est dégoûtant, » râla Henry, avant de se lever pour quitter la pièce.

Emma et Regina éclatèrent d'un même rire avant qu'Emma n'attire sa compagne contre elle et n'étouffe ses gloussements d'un baiser.

« Merci d'avoir été là pour nous aujourd'hui, » dit Emma en collant son front à celui de Regina.

« C'est normal, » dit Regina. « J'espère juste que tout se sera calmé quand Peter reviendra au collège. »

Les deux garçons avaient finalement été dénoncés par une douce jeune fille de troisième. Selon la rumeur, un SMS collectif avait été envoyé juste avant l'attaque, faisant savoir à toute l'école qu'Henry avait cafté et qu'il allait le payer. Peter avait utilisé son propre téléphone pour envoyer le message, avec en pièce jointe une photo de Felix posant d'une façon menaçante, à la manière d'un boxeur. Felix avait été exclu sur le champ pour violence et Peter avait reçu un mois d'expulsion pour son implication. Maintenant, tout ce qu'ils avaient à faire, c'était de voir comment les autres élèves allaient réagir vis-à-vis d'Henry le lundi suivant. Heureusement, il y avait beaucoup d'autres enfants qui se réjouissaient secrètement du départ de Felix et de Peter. Seul le temps leur dirait ce qui allait se passer.

C'est ce qui se passe avec le temps : il aide à guérir. Le temps qui passe adoucit les peines, atténue les souvenirs, et aide d'une certaine manière à oublier les expériences douloureuses. Il ne peut pas effacer le passé. Rien ne le peut. Mais il permet de recommencer à vivre, et au bout d'un moment, à profiter à nouveau des belles choses. Presque deux mois s'étaient écoulés depuis que Robin avait enlevé Regina. Deux mois depuis qu'elle s'était réveillée, nue et attachée sur le sol de cette salle de bain. Cela avait été un long processus, difficile et douloureux, mais lorsqu'Emma et Regina atterrirent sur le lit de la blonde plus tard dans la soirée, Regina sut qu'il était temps.

« Emma, » dit-elle avant d'inciter la jeune femme à se mettre sur le dos et de la surplomber. « Je suis prête. »

Les yeux d'Emma s'agrandirent et son regard se noircit lorsqu'elle réalisa ce que sa compagne sous-entendait.

« Tu…tu es sûre ? » demanda Emma, ses doigts effleurant de bas en haut les côtes de Regina tandis qu'elle parlait.

« J'en suis sûre, » affirma Regina. « Mais on peut y aller doucement ? »

« Bien sûr, » répondit la blonde, qui embrassa la cicatrice de Regina, puis ses lèvres, avant de les mordiller doucement.

Et elles prirent leur temps. Les deux femmes passèrent presque une heure à se câliner sur le lit d'Emma, échangeant des baisers et des caresses avant que tous leurs vêtements ne furent enlevés. Lorsqu'Emma laissa finalement tomber au sol le string de Regina, elle se tenait debout au pied du lit, couvrant la jeune femme couchée devant elle d'un regard plein de délectation.

Sous l'intensité du regard d'Emma, Regina se tourna, gênée, et la blonde remonta immédiatement sur le lit, laissant reposer son corps nu au-dessus de celui de la brune avant de l'embrasser avec passion.

« Tu es la femme la plus belle que j'aie jamais vue, » murmura Emma avant de tracer de sa langue le contour de l'oreille de Regina.

« Je doute que ce soit vrai, » dit Regina, son corps frissonnant lorsque la langue d'Emma s'aventura dans le creux de son oreille. « Mais tu m'aides à y croire. »

Emma sourit en déposant un dernier baiser sur l'oreille de Regina. Ses lèvres et sa langue entreprirent de tracer une ligne de douces caresses sur le cou de la brune. Elle porta une attention particulière à sa clavicule, car ses os délicats et si bien dessinés étaient l'une des parties du corps de sa compagne qu'elle préférait. Lorsqu'elle descendit plus bas pour embrasser la poitrine de Regina, Emma leva un instant les yeux, cherchant à s'assurer que la jeune femme était parfaitement à l'aise avec ce qui se passait. Même si Emma avait déjà pris les seins de Regina en coupe avant ça, c'était la première fois qu'elle la voyait sans soutien-gorge. Les globes arrondis tombèrent doucement sur les côtés, tous deux rehaussés d'un téton rose foncé. Emma sentit les siens se durcir au maximum tandis qu'elle les admirait.

Les mains de Regina se glissèrent dans les cheveux d'Emma lorsque sa bouche chaude recouvrit un de ses tétons. Ses ongles s'enfoncèrent dans son cuir chevelu quand la langue d'Emma caressa le bout pointu, le taquinant au maximum avant de changer de côté pour répéter ses mouvements sur l'autre téton. Le dos de Regina se cambra sous ces douces attentions tandis qu'une chaleur humide s'insinuait entre ses cuisses. Elle n'avait jamais été aussi excitée de toute sa vie, et Emma n'avait même pas encore touché son intimité.

La poitrine de Regina luisait lorsqu'Emma se détacha finalement, essoufflée, les lèvres humides et entrouvertes.

« Est-ce que ça va toujours ? » demanda Emma.

« Plus que bien, » assura Regina. « J'ai envie de toi, Emma. J'ai besoin de toi. »

Emma remonta et plaça un ultime baiser sur les lèvres de Regina, suivi d'un « je t'aime» avant de retourner au bout du lit où les cuisses de Regina venaient de se séparer d'elles-mêmes. Emma s'installa immédiatement entre elles, son cœur cognant dans sa poitrine tandis qu'elle fixait pour la première fois le sexe de sa compagne. Entre les jambes de Regina se trouvait un net triangle de poils noirs, mais le reste de son centre était épilé. Ses lèvres délicates étaient sombres et humides, une goutte d'essence crémeuse déjà visible sur son antre. Emma en eut l'eau à la bouche tandis qu'elle l'admirait, l'arôme de sa compagne emplissant ses narines du plus enivrant des parfums.

« Emma ? »

La voix hésitante arracha la blonde à sa rêverie et elle leva les yeux vers a compagne qui la regardait d'un air interrogateur depuis le haut du lit.

« Tu es parfaite, » murmura Emma.

« Alors touche-moi, » répondit Regina.

Les mains d'Emma caressèrent la peau douce de l'aine de Regina avant de glisser prudemment en-dessous jusqu'à ce que ses paumes se posent sur les hanches de la brune. Sa bouche se trouvait maintenant à quelques centimètres du sexe de Regina, et le souffle chaud d'Emma contre celui-ci la faisait se contracter d'anticipation.

Rien n'aurait pu préparer Regina au premier, doux, lent et tendre toucher de la langue d'Emma. La blonde parcourut la surface plane juste au-dessous du clitoris de Regina et s'arrêta sur sa petite boule de nerfs avant de s'écarter, un mince filet de salive la reliant toujours à elle. Emma ferma les yeux en goûtant la saveur unique. Regina Mills était exquise. Emma la lécha à nouveau et Regina souleva légèrement les hanches pour accentuer le contact. Le troisième toucher de sa langue fut un peu plus long, Emma séparant ses plis et appuyant un peu plus contre son clitoris.

« Oh bon sang ! »

Emma détacha de suite ses lèvres de Regina, la panique se lisant dans ses yeux.

« Non, non, mon coeur, ça va, » assura Regina. « C'était bon. Vraiment bon. S'il te plait. »

Emma poussa un soupir de soulagement, son souffle faisant légèrement sursauter Regina qui poussa ensuite un petit gémissement de plaisir quand la bouche chaude d'Emma recouvrit à nouveau son centre. Ses coups de langue se firent plus longs, plus fermes et plus assurés, parcourant son antre et suivant les plis jusqu'à atteindre la petite boule de nerfs. Elle n'entra pas en Regina cependant, et s'assura de ne pas trop appuyer contre son vagin. Elle refusait que Regina se sente d'une quelque manière violée, envahie, pénétrée, au cours de cette première fois. Pas encore. Pas par elle.

L'essence de Regina s'étalant sur son menton et ses lèvres, Emma décida de concentrer son attention sur le clitoris de sa compagne. Elle passa longuement sa langue sur son intimité avant de prendre la bille délicate dans sa bouche et de la sucer doucement. Un gémissement de plaisir et des ongles s'enfonçant dans son cuir chevelu firent signe à Emma de continuer, ce qu'elle fit. Ses lèvres se refermèrent sur le clitoris de Regina, qu'elle caressa de sa langue. Le corps de Regina commença à trembler sous la bouche d'Emma tandis que sa langue s'enhardissait, traçant des cercles sur les nerfs torturés alors que ses lèvres suçaient la zone sensible.

Cela faisait longtemps que Regina n'avait pas eu d'orgasme. Des années en fait. Robin ne s'était jamais intéressé à son plaisir. Mais avec Emma, Regina sentait que la seule chose au monde qui importait était qu'elle atteigne l'extase. Et quand ce fut le cas, elle explosa. Des étoiles troublèrent sa vision tandis que son dos se cambrait, se détachant du lit. Un cri s'échappa de sa gorge alors que la langue d'Emma dansait sans s'arrêter sur son clitoris. Ses hanches reculèrent chevauchant la bouche avide d'Emma alors que l'orgasme le plus fulgurant qu'elle ait jamais vécu traversait son corps.

Elle s'écroula sur le matelas, ne sentant plus son corps et la respiration haletante. Emma, après s'être assurée que Regina était toujours consciente, Emma se lécha les lèvres et essuya sa main avant de remonter et de s'écrouler près du corps magnifique de la brune.

« Est-ce que tu vas bien ? » murmura Emma, enfouissant sa tête au creux du cou de Regina.

« Mieux que bien, » assura Regina, tournant le visage vers Emma. « C'était…magique. Merci. »

« Merci à toi, » répondit Emma. « De m'avoir fait l'honneur d'être celle à qui tu fais assez confiance pour partager cette intimité. Tu es merveilleuse, Regina, et je suis si heureuse de t'avoir rencontrée. Je n'ai jamais ressenti ça avant. Tu es…spéciale. »

Elle se pencha et embrassa paresseusement Regina, leurs langues se mêlant brièvement avant que Regina ne recule, une grimace sur le visage.

« Merde, désolée, » dit Emma, en prenant un verre d'eau sur la table de nuit pour enlever les restes de la cyprine de Regina de sa bouche. Elle savait que certaines femmes n'aimaient pas ça.

« Non, non, » la rassura Regina. « Ça va, c'était juste la surprise. Je n'ai pas l'habitude de…me goûter. »

Elle attira Emma de nouveau à elle et l'embrassa fougueusement, sa langue cherchant instantanément celle d'Emma et luttant pour avoir le dessus tandis que les deux femmes savouraient le goût de la brune.

« J'aime assez ça, en fait,» dit Regina lorsqu'elle se détacha.

« Tant mieux, » sourit Emma. « Parce que moi aussi et j'espère vraiment avoir de nombreuses autres occasions de te goûter à l'avenir. »

« Oh, tu as intérêt, » dit Regina avec un sourire. « Mais là, je crois que c'est ton tour. »

Les yeux d'Emma brillèrent d'excitation lorsqu'elle sentit Regina rouler au-dessus d'elle et une main couvrir son sexe déjà détrempé.

« Je t'aime, » dit Emma alors que deux des doigts de Regina la pénétraient doucement.

« Je t'aime aussi, » répondit Regina, qui embrassa sa compagne avec passion, plongeant ses doigts en elle.

Voilà, j'espère que ça vous a plu, la suite, mercredi, comme d'habitude. A bientôt!