Coucou, j'espère que ça va pour vous, moi ça va super mais assez débordée avec le boulot en ce moment. Merci pour vos reviews, désolée encore de ne pas avoir le temps d'y répondre en ce moment, mais j'adore les lire quand je les reçois par mail :). Voici le nouveau chapitre, bonne lecture!

Chapitre 29 Dans les nuages

« Ça va ? » demanda Emma à Henry dimanche soir, une semaine plus tard. Le jeune garçon avait été silencieux tout le week-end, s'enfermant dans sa chambre, sauf quand Emma l'avait appelé pour manger. Ils étaient en train de manger des sandwiches, (Emma négligeait les courses depuis un moment) et regardaient une rediffusion d'un épisode de Friends à la télévision.

« Ça va, » répondit Henry.

« T'en es sûr ? »

« Peter revient au collège demain, » dit Henry après une pause.

« Oh. »

D'une certaine manière, avec tout ce qui s'était passé dans leurs vies, Emma avait complètement oublié que la suspension de Peter Panner arrivait à son terme. Même si Henry n'avait pas subi de représailles pour son implication dans la recherche de drogue, les deux Swan savaient que tout allait peut-être changer avec le retour de Peter. Sans preuve le reliant directement à la drogue ni à l'attaque qu'avait subie Henry par Felix, Mr Gold n'avait pas de raison valable pour l'exclure. Tout ce qu'il avait pu faire, c'était le suspendre provisoirement.

« Tu es inquiet ? »

« Un peu, » admit Henry. « Je sais que je le verrai pas beaucoup à cause de nos emplois du temps mais à midi et aux intercours je pourrai pas éviter de tomber sur lui. Storybrooke, c'est pas si grand. »

« Peter va être surveillé de très près par tous les profs. Un pas de travers et c'est la porte. Il ne prendra pas le risque, surtout avec les examens qui arrivent dans quelques mois, » le rassura Emma.

« Je suppose, » dit Henry en repoussant son assiette à moitié pleine. « Je peux rien faire de toute façon. »

« Reste avec Michael, Nick et Ava, » suggéra Emma. « Ils seront là pour toi. »

« Je veux pas les entrainer là-dedans, » dit Henry.

« Ce sont tes amis, » dit doucement Emma. « Ils voudront être là pour toi si tu as besoin d'eux. En plus, je suis la prof principale de Peter. Il sait très bien que s'il t'arrive quoi que ce soit, je lui tomberai dessus comme un tas de briques. »

« J'ai pas besoin que tu me défendes, » grogna Henry.

« Bien, » répondit Emma. « Parce que je n'aurai pas à le faire. Tout ira bien, tu verras. »

Et ce fut le cas. Peter vint parler à Emma le lendemain matin avec un mot d'excuses pour elle et Henry. Il se comporta de manière exemplaire durant toute la semaine, et les professeurs firent part à Emma de sa bonne attitude : il était attentif en cours, rendait d'excellents devoirs, il était poli et ponctuel. C'était comme si ç'avait été quelqu'un d'autre. Henry et ses amis n'avaient pas été embêtés une seule fois et les choses reprirent rapidement leur cours normal.

Le mois de mars passa en in clin d'œil et avant qu'Emma et Henry n'aient le temps de le réaliser, la cloche sonna le début des vacances de Pâques.

Deux semaines de vacances. Deux merveilleuses semaines sans école. Sans oublier les œufs en chocolat. Pâques à proprement parler n'avait pas d'importance pour les Swan. L'église n'avait jamais joué un grand rôle dans leur vie. En plus, ils étaient tous les deux bien trop excités par la perspective de leur journée du lendemain.

Ça avait été une surprise, qui leur avait été faite la semaine précédant la fin des cours. Regina avait rayonné en voyant les regards de pure joie sur leurs deux visages alors qu'ils ouvraient leurs enveloppes respectives, qui contenaient chacune un billet d'avion.

« La Sicile ? » dit Emma, la bouche ouverte sous le choc tandis qu'elle relisait les détails du billet.

« J'y vais chaque année, » expliqua Regina. « La famille de ma mère est originaire de là-bas et je vais toujours rendre visite à ma cousine pendant les vacances de Pâques. Elle vit dans une villa ridiculement grande qu'un de ses nombreux ex-maris lui a achetée et elle adore recevoir, elle dit que plus on est de fous, plus on rit. Alors, j'ai pensé que cette année, ça vous plairait de m'accompagner. »

« Cool ! » s'exclama Henry. « Est-ce qu'il y a une piscine ? »

« Deux, » affirma Regina. « Une dans le jardin de devant et une dans celui de derrière. »

« Génial ! » s'écria Henry, qui sautait pratiquement sur place d'excitation. « Merci, Regina ! »

Emma ne dit rien. Elle se contenta de se lever pour se diriger vers sa compagne avant de la serrer dans ses bras. Regina lui rendit son étreinte, cachant son large sourire dans les boucles indomptables d'Emma.


Le Lundi de Pâques, ils s'installèrent tous les trois sur leurs sièges et observèrent le tarmac défiler rapidement avant que les roues ne décollent et que leur avion ne soit emporté dans le ciel nuageux. Ni Emma ni Henry n'avaient plus voyagé depuis que Neal les avait quittés et au moment où ils traversèrent les nuages pour émerger sous un soleil lumineux, ils se souvinrent tous deux à quel point ils adoraient ça.

Quelques heures plus tard, ils atterrirent sains et saufs sur le sol sicilien avant de se préparer à quitter l'avion. Regina prit une profonde inspiration lorsqu'ils empruntèrent le tunnel, le parfum familier de la Sicile faisant chanter son cœur. L'aéroport de Palerme était bondé, des hordes de touristes se bousculant pour récupérer leurs bagages avant de sortir sous la chaleur méditerranéenne

« Est-ce que la villa est loin de l'aéroport ? » demanda Henry tandis que Regina hélait un taxi et donna ses instructions au chauffeur dans un italien parfait pendant qu'Emma mettait leurs bagages dans le coffre.

« Environ une demi-heure, » répondit Regina. Elle est au pied de la montagne Erice donc on doit la contourner et traverser le village. »

« Et c'est loin de la mer ? » demanda Henry.

« Plus ou moins à dix minutes en voiture, » dit Regina en grimpant dans le taxi. « Mais je crois que Zelena doit avoir des vélos dans le garage. Je suis sûre que tu pourras en emprunter un pour y aller tout seul quand tu voudras. »

« Cool, » sourit Henry.

Aussitôt qu'Emma se glissa sur le siège à côté de Regina, le taxi s'éloigna du trottoir. Emma enlaça ses doigts à ceux de Regina et serra sa main. La brune adressa un sourire à sa compagne, puis elles se calèrent contre leurs sièges pour observer le paysage défiler. Ils furent bientôt hors de la ville, les rues de banlieue laissant place à un patchwork de champs soigneusement entretenus, à des oliveraies, des vignes et le village lui-même. Le Mont Erice se profilait devant eux, la route serpentant autour de sa base avant que le village d'Erice ne fut visible, niché au pied du haut pic. Le crépuscule commençait à tomber tandis que le taxi traversait le village tranquille et paisible avant d'emprunter une route plus pentue et étroite. Finalement, ils tournèrent à gauche pour prendre un chemin de graviers menant à une large porte en fer forgé qui s'ouvrit pour les accueillir.

« La vache ! » dit Henry quand ils prirent un virage qui laissa voir la villa.

L'édifice était énorme, et avait été peint dans un blanc étincelant. De grands piliers recouverts de fleurs grimpantes entouraient la porte de bois orné. Les volets bleu pâle de chaque fenêtre avaient été grand ouverts pour permettre à la brise rafraichissante du soir de pénétrer dans la maison. Détachant leur regard de l'impressionnante bâtisse, Emma et Henry se joignirent à Regina pour observer le soleil couchant qui ne semblait plus être qu'à quelques centimètres de la surface.

« C'est le plus bel endroit sur Terre, » affirma Emma en descendant du taxi pour se diriger émerveillée vers le muret qui longeait le bord de la propriété.

Les fondations de la villa avaient été creusées sur le flanc de la montagne, face à la mer. En-dessous, les arbres décharnés, les rochers escarpés et une route étroite et sinueuse recouvraient celui-ci en direction d'Erice. La ville était constituée de toits en briques, de murs blancs et occasionnellement, du rectangle bleu d'une piscine, avant que le paysage ne laisse la place à de larges champs plats menant à une bande de sable jaune et à la mer Tyrrhénienne, étincelante et teintée d'orange.

« C'est vraiment magnifique, » renchérit Regina, avant de s'approcher d'Emma pour enlacer sa taille et de poser son menton sur son épaule.

« Je t'aime, » dit Emma, qui tourna la tête pour embrasser la tempe de Regina.

« Mon Dieu, prenez-vous une chambre ! » cria une voix inconnue venant de derrière le couple.

Regina leva les yeux au ciel avant de se tourner pour saluer sa cousine. « Salut Zee. »

Les deux femmes s'enlacèrent, les bras fins et pleins de taches de rousseur de Zelena serrant Regina le plus fort possible.

« Contente que tu sois de retour, » dit Zelena en souriant lorsqu'elle lâcha Regina. « Et tu dois être Emma, » ajouta la rousse, en lui tendant la main.

Emma la serra et acquiesça. « Oui, et voici mon fils Henry, » dit-elle en désignant l'adolescent qui les rejoignait après avoir admiré la piscine circulaire à droite de l'allée. « Je suis ravie de vous connaitre, et merci beaucoup de nous accueillir chez vous. Votre maison est magnifique. »

« Je suis ravie de vous rencontrer aussi tous les deux et vous êtes les bienvenus quand vous voulez. Mais vous n'avez pas encore vu l'intérieur, » fit remarquer Zelena. « J'ai essayé de faire un peu de nettoyage mais je ne suis vraiment pas douée pour les corvées domestiques. Ne faites pas attention aux toiles d'araignées plus hautes que deux mètres, ok ? »

« Qu'est-ce qui est arrivé à ta femme de ménage ? » demanda Regina tandis qu'elle se disposait à prendre les bagages que le chauffeur de taxi venait de sortir du coffre.

« Elle s'est enfuie avec le jardinier, » dit Zelena en prenant quelques sacs. « Sa femme était si en colère ! Elle est venue ici et a hurlé qu'elle allait lui arracher les boules et les donner à manger au chien. Les deux tourtereaux ont disparu le lendemain mais je crois qu'ils vivent à Syracuse maintenant. »

« Tu vis vraiment dans une telenovela, » dit Regina en riant.

« On n'est pas en Espagne ou en Amérique du Sud, tu sais ? » gloussa Zelena tandis qu'elles entraient toutes les deux dans le grand hall d'entrée, suivies d'Emma et Henry qui avaient retiré leurs chaussures dans l'entrée.

« C'est peut-être Emma la prof de géo mais oui, je sais que la Sicile n'appartient pas à l'Espagne. Mais est-ce qu'il y a un équivalent italien des telenovelas ? »

« Ne te moque pas. Tu sais que je regarde pas la télé, » dit Zelena en laissant tomber les sacs qu'elle portait en bas de l'escalier avant d'inviter le trio à la suivre dans la cuisine.

La pièce était fraiche, un soulagement après la chaleur humide de l'extérieur. Les dalles de pierres étaient douces sous les pieds nus d'Emma alors qu'elle et Henry regardaient autour d'eux avec admiration. Les surfaces en bois pâles étaient parfaites et les ustensiles brillaient comme s'ils étaient neufs. La longue table était déjà chargée de nourriture et Emma eut l'eau à la bouche en voyant le bol rempli d'houmous et la miche de pain posée à côté.

Je ne cuisine pas, au fait, » dit Zelena. « Je vis principalement à base de viandes froides et de petites choses de chez le traiteur donc j'espère que ça vous ira, au moins pour ce soir. »

« Ça a l'air super bon, » dit Emma. « Et pourquoi cuisiner si vous pouvez acheter tout ça ? »

« C'est exactement ce que je pense, » dit Zelena en souriant. « Et s'il te plait Emma, arrête de me vouvoyer ça me vieillit, » gloussa-t-elle. « Mais je suis sûre que Regina va insister pour préparer quelques repas pendant votre séjour. »

« J'aime cuisiner, » protesta Regina. « En plus je sais que tu as acheté des feuilles de lasagne et de la viande hachée pour que je te fasse ton plat préféré. »

Zelena afficha un sourire coquin. « Possible. Est-ce que vous voulez manger maintenant ou je vous montre d'abord vos chambres ? »

« J'ai trop faim, » lança Henry.

« Va pour le diner, alors, » dit Zelena en riant. « Emma, du rouge ou du blanc ? » demanda-t-elle en tenant deux bouteilles de vin local.

Emma afficha un sourire radieux. Elle savait que ces vacances allaient faire partie des meilleures de sa vie. »


Quelques heures plus tard, Emma se tenait debout près de la fenêtre de la chambre. Les rideaux en coton blanc flottaient doucement sous la brise du soir tandis que la blonde admirait la vue. Il faisait presque complètement noir à l'extérieur, mais une faible lueur jaune éclairait toujours l'horizon. Des taches orange et blanches lui indiquaient où Erice se trouvait mais le flanc de montagne sous leurs pieds et les champs au-delà étaient plongés dans l'obscurité. Tandis qu'elle regardait dehors, elle entendit Regina émerger de la salle de bain attenante et s'approcher lentement pour se placer à côté d'elle.

« C'est tellement beau, » murmura-t-elle en sentant le bras de Regina glisser autour de sa taille, la brune posant la tête sur son épaule.

« Je sais, » dit Regina en souriant. « J'adore cette maison. »

« Merci de nous avoir invités, Henry et moi, » dit Emma en se retournant pour prendre Regina dans ses bras, leurs corps serrés l'un contre l'autre.

« Merci à vous d'être venus, » répondit Regina. « Est-ce qu'Henry est bien installé ? »

« Il a un lit à baldaquin, » fit remarquer Emma. « Je crois qu'il se prend pour un chevalier de la table ronde ou un truc du style. Quand je l'ai quitté il se faisait couler un bain pour essayer toutes les fonctions du jacuzzi. Il n'avait pas pris de bain depuis ses sept ans ! »

« Tu sais qu'on a un jacuzzi, nous aussi, » dit Regina, un sourcil levé.

« Oh, vraiment ? » dit Emma avec un sourire coquin. « Je pensais justement me débarrasser de cette odeur d'avion. Ça te dit de m'accompagner ? »

Quinze minutes plus tard, Emma entra avec précaution dans le jacuzzi, l'eau chaude combinée aux bulles réchauffant agréablement ses orteils. Elle s'installa contre la porcelaine fraiche et fit signe à Regina de la rejoindre. La brune sourit, laissa tomber son peignoir de soie sur la chaise et prit la main qu'Emma lui tendait. Regina se retourna et s'installa entre les jambes écartées d'Emma, son dos fermement appuyé contre la poitrine de la blonde, qui l'entoura aussitôt de ses bras.

« Mmmm, ça fait du bien, » dit Emma en déposant de doux baisers sur l'épaule de Regina.

« Oui, » acquiesça Regina, cambrant légèrement le cou sous la langue d'Emma.

Emma mordilla le lobe de Regina, lui murmurant qu'elle l'aimait, puis elle s'installa plus confortablement contre le dossier, ses hanches bougeant contre les fesses de Regina.

La salle de bain était calme, hormis le doux clapotis des bulles et des vagues contre le rebord du jacuzzi. Emma ferma les yeux, ses mains posées sur le haut des cuisses de Regina, caressant doucement sa peau. Regina ferma les yeux, elle aussi, appuyant sa tête sur l'épaule d'Emma et tournant la tête vers son cou. Elle inspira profondément, s'enivrant de l'odeur familière et réconfortante de sa compagne. Elle se dit qu'elle vivait un moment de pur bonheur. Sa peau frissonna de plaisir sous les doigts d'Emma, son corps lové au creux du sien.

« Ça va être merveilleux, » dit paresseusement Emma au bout d'un moment.

« Quoi ? » demanda Regina.

« Nous. Ces vacances. Ton bébé. Notre vie, » répondit Emma ses mains remontant pour couvrir le ventre légèrement arrondi de Regina.

La blonde avait surpris sa compagne debout devant un miroir la semaine précédente, scrutant avec attention son abdomen auparavant plat. La grossesse commençait finalement à se voir. Emma s'était alors agenouillée face à Regina pour déposer un tendre baiser sur son ventre.

À présent, les mains d'Emma touchaient à nouveau la petite bosse, caressant de haut en bas la peau mouillée.

« J'espère que oui, » dit Regina, ses propres mains recouvrant celles d'Emma pour entrelacer leurs doigts, tandis que les deux femmes baissèrent les yeux pour fixer leurs mains jointes, la peau pale contre celle olive.

« J'en suis sûre, » affirma Emma.

« Comment se passent tes séances avec Archie ? » demanda Regina.

Malgré ce que le thérapeute leur avait recommandé, les deux femmes avaient été assez réticentes à l'idée d'aborder la grossesse ou Robin par le passé, sachant que ça pourrait gâcher la journée. Non pas que Regina n'était plus inquiète à présent, mais elle sentit que c'était le bon moment pour aborder le sujet. Elles étaient toutes les deux détendues, heureuses et pensaient à l'avenir avec optimisme.

« Bien, » dit Emma. « On, enfin je fais des progrès. Ça n'a pas été facile, loin de là. Mais j'y suis presque. »

« Presque où ça ?»

« Je crois que j'arrive à séparer ce bébé, ton bébé, de son géniteur. Maintenant, quand je pense à toi et à cet enfant, je ne sens plus la rage monter en moi. Ce n'est plus à Robin que je pense quand on parle de ton bébé. C'est à toi, à nous, » expliqua Emma.

« Mes cauchemars ont presque disparu, » dit Regina. « Même quand je ne suis pas avec toi, je ne rêve presque plus de cette nuit-là. Et pour ce qui est du père du bébé, en ce qui me concerne, il n'en a pas. Robin n'aura jamais rien à voir avec cet enfant. »

« Tu…tu es déjà venue ici avec Robin ? » demanda Emma, son cœur s'accélérant un peu en attendant la réponse.

« Non, » répondit Regina. « Il déteste l'avion. Nous ne sommes jamais allés nulle part où on ne pouvait pas aller en voiture. Malgré son besoin de me contrôler, il semblait plus que ravi que passe les vacances de Pâques en Sicile sans lui. Grâce au ciel, » ajouta-t-elle.

« Tant mieux, » dit Emma. « J'aurais détesté penser à vous deux ensemble ici. Je veux que cet endroit ne soit qu'à nous deux. Et Henry. »

« Et au bébé, » lui rappela Regina.

« Et au bébé, » acquiesça Emma, ses mains caressant doucement l'estomac de Regina. « Est-ce que Zelena le sait ? »

« Non, » dit Regina. « Mais je devrai lui dire avant qu'elle me voie en maillot de bain près de la piscine demain. Je ne veux pas qu'elle me demande pourquoi j'ai grossi. »

« Tu es magnifique, » assura Emma, qui déposa à nouveau de doux baisers sur le cou de Regina. « Et sexy, et douce, et drôle, et intelligente, et la femme la plus merveilleuse que j'aie jamais rencontrée. »

Regina ouvrit la bouche pour répondre mais les mots se muèrent en un soupir tandis que les doigts d'Emma se glissèrent entre ses jambes. Même dans l'eau chaude du bain, Emma pouvait sentir la chaleur irradiant du sexe de la brune et tandis qu'elle écartait ses plis, un liquide plus épais recouvrit ses doigts.

« Oui, » gémit Regina alors qu'Emma caressait son clitoris avant de descendre sonder doucement son antre.

Emma était lente, presque paresseuse dans son mouvement. Les doigts de son autre main vinrent prendre en coupe l'un des seins de Regina, pinçant occasionnellement son téton de plus en plus sensible. Les jambes de Regina s'écartèrent et son bassin se souleva quand l'un des doigts d'Emma se glissa finalement en elle. La blonde amorça un mouvement de va et vient, recourbant son doigt contre les parois de Regina tout en le bougeant. La main d'Emma appuyait avec insistance sur son clitoris, une pression constante qui fit trembler Regina quand l'orgasme la traversa. Emma embrassa le cou de Regina, sa langue caressant un point particulièrement sensible derrière l'oreille de la brune tandis qu'elle bougeait son doigt doucement et régulièrement.

Quand elle atteint l'orgasme, le corps de Regina se cambra et se détacha d'Emma, l'air frais fouettant sa peau mouillée. Elle cria, d'une voix rauque et profonde, avant de s'écrouler en arrière, éclaboussant symboliquement le sol. Emma ralentit son mouvement et retira ses doigts du corps de Regina, posant la main sur sa cuisse tandis qu'elle l'admirait Les bulles avaient toutes disparu, et la peau tannée brillait sous l'eau tandis que Regina reprenait son souffle.

« Je sais que je te l'ai dit un millier de fois, » commença Emma, « mais je continuerai à le dire et à le penser. Je t'aime, Regina. Je t'aime tellement. J'ai aimé Neal, j'aimerai toujours Neal d'une certaine façon, ça ne changera jamais. Mais ça, ce qu'il y a entre nous, c'est différent. Je…j'avais jamais ressenti ça pour personne avant et je sais que ce qu'on vit est spécial. Ça n'a pas été facile, et je sais qu'on aura encore des moments difficiles mais je crois en nous, je crois en notre amour. Et je sais que toi, moi, Henry et le bébé, on y arrivera ensemble. »

Regina se tourna légèrement dans les bras d'Emma pour regarder les sincères yeux verts posés sur elle.

« Je n'ai jamais aimé personne comme je t'aime, Emma. Même pas Daniel, et certainement pas Robin. Notre relation est plus forte que tout et je sais qu'on pourra tout surmonter. Pas seulement grâce à notre amour mais grâce à notre implication et notre dévouement l'une envers l'autre. Je suis désolée qu'on ait dû traverser tout ça mais je suis aussi reconnaissante d'une certaine façon parce que c'est ce qui nous a rapprochées, ce qui nous a rendues plus fortes, ce qui nous a montré que nous pouvions tout surmonter.

Leur baiser fut lent et passionné, leurs lèvres et leurs langues se prouvant tout ce que leurs cœurs ressentaient. Lorsqu'elles se séparèrent, la chair de poule recouvrait la peau de Regina, car l'eau du bain s'était considérablement rafraichie.

Elles se levèrent, l'eau coulant sur leurs corps nus alors qu'elles sortaient du jacuzzi pour attraper deux serviettes de bain moelleuses que Zelena leur avait laissées. Une fois sèches, elles se dirigèrent en silence vers la chambre et grimpèrent sur le lit.

Elles firent l'amour pendant des heures cette nuit-là, chacune amenant l'autre à l'extase d'une myriade de façons tandis qu'elles exploraient leurs corps une fois de plus en roulant sur le grand lit. Finalement, dans un enchevêtrement de membres et de draps, elles s'endormirent, la tête de Regina posée sur le ventre d'Emma et les doigts de la blonde caressant doucement ses cheveux bruns emmêlés, des « je t'aime » sur leurs lèvres.

Cette soirée, cette conversation, avait été une promesse. La promesse mutuelle qu'elles seraient ensemble quoi qu'il arrive, que l'avenir inquiétant qui grandissait jour après jour dans le ventre de Regina ne les séparerait pas. Leur relation pouvait résister à ça, elle allait résister. Et en quelque sorte, c'était même le bébé qui cimentait leur dévouement, leur engagement, leur amour. Robin ne pouvait plus contrôler Regina, il ne pouvait plus lui dicter sa vie, ni détruire son bonheur. Emma était toujours avec elle, toujours impliquée, toujours amoureuse. Et ce bébé, c'était juste le début de leur aventure ensemble.

Eh oui, surprise, dans cette fic, l'auteure a décidé que Zelena serait la cousine de Regina. Elle a expliqué en disant qu'elle n'avait pas envie d'écrire sur une relation de soeurs et qu'elle a royalement ignoré l'existence de Cora depuis l'agression de Regina lol. J'espère que ça vous a plu en tout cas, bon week-end et à la semaine prochaine!