Coucou tout le monde! J'espère que vous allez bien, désolée de ne plus être aussi régulière dans mes publications, je suis pas mal occupée et je n'ai plus trop la tête dans les fics en ce moment. Mais je vous promets que vous aurez la fin de cette histoire hein! Il reste 4 chapitres en tout, voici le 39, bonne lecture!

Chapitre 39 Crise familiale

« Henry ! » appela Emma pour la troisième fois. « Si on ne part pas tout de suite, je vais vraiment être en retard. »

Il y eut un bruit de cliquetis provenant de la salle de bain de l'étage avant que les pas lourds de l'adolescent ne se fassent enfin entendre sur le palier. Emma passa la tête par la porte du salon, envoya un baiser à Regina qui était allongée sur le canapé, et sortit de la maison, Henry juste derrière elle.

« Désolé, » dit-il en se glissant dans la voiture.

« Les premiers jours après la rentrée sont toujours difficiles, » dit Emma en haussant les épaules. "J'ai failli donner un coup de poing à mon téléphone quand mon réveil a sonné ce matin, mais va se réhabituer. »

« J'arrive pas à croire que les vacances d'été soient déjà finies, » dit Henry en étouffant un bâillement avant de prendre les quelques toasts qu'Emma lui tendit. « Merci. »

« Six semaines, ça passe vite, tu verras, » répondit Emma en sortant de l'allée avant de s'engager sur le petit chemin de campagne. « Penses-y, dans six semaines, ce sera la moitié du trimestre et nous aurons un magnifique bébé à la maison. »

« Et on aura aussi oublié ce que c'est d'avoir une bonne nuit de sommeil, » ajouta Henry.

« Je t'ai acheté des boules Quiès, » dit Emma. « Et n'oublie pas de laisser ton téléphone en mode sonnerie à partir de maintenant. Le bébé peut arriver n'importe quand et nous devons être joignables. »

« Pourquoi est-ce que Regina m'appellerait moi plutôt que toi ? » demanda Henry.

« Au cas où je ne pourrais pas répondre pour une raison quelconque. »

« Tu rigoles, » se moqua Henry. « T'es carrément scotchée à ton portable à chaque fois que tu es loin d'elle. »

Emma baissa les yeux sur son fils mais ne discuta pas. Comment le pourrait-elle ? Il avait entièrement raison.

Lorsqu'ils arrivèrent sur le parking de l'école, Zelena les attendait, appuyée contre sa nouvelle voiture.

« Bravo, vous deux, » taquina-t-elle. « Je crois pas qu'être en retard le premier jour soit la meilleure façon de faire bonne impression. »

« Tu seras pas en retard, » dit Emma en fouillant dans le coffre de sa voiture pour récupérer ses cours et son sac à main. « Et de toute façon, tu es avec moi donc tout le monde va t'adorer. »

« Ce serait pas plutôt le fait d'être la cousine de Regina qui pourrait m'aider à me faire apprécier ? » rétorqua Zelena. « Elle est sûrement plus populaire que toi ici. »

« Méchante, » dit Emma. « Eh ! » cria-t-elle, réalisant soudain qu'Henry était presque hors de vue.

« Quoi ? » cria-t-il en retour.

« On se voit plus tard ? Passe une bonne journée ? »

« Oh oui. Au revoir maman, au revoir Zelena. »

« Les ados… » râla Emma. « Tu t'y feras vite à nouveau, j'en suis sûre. »

« Ca fait presque dix ans que je n'ai pas mis les pieds dans une salle de classe, » admit Zelena alors qu'elles prirent la direction du bâtiment où se trouvait la salle des professeurs. « Mais pour être honnête, je suis assez excitée. Le jardinage commençait à m'ennuyer, même si je suis triste de rater la saison des olives. J'adorais les ramasser. »

Dès que les deux femmes entrèrent dans la salle des professeurs Rose et Ruby leur firent signe.

« Viens, je vais te présenter aux filles, » dit Emma, se frayant un chemin à travers le fouillis de chaises et de jambes et saluant les autres enseignants au passage.

« Salut ! » dit Ruby avec enthousiasme. « Je suis Ruby Lucas. Tu dois être Zelena. »

« Ravie de te rencontrer, » dit Zelena en tendant la main à la grande brune. « Et je suppose que cela fait de toi Rose Bell ? »

« En effet, » Rose a souri, tapotant le siège à côté d'elle que Zelena a pris tandis qu'Emma s'est installée sur une chaise en face. « Bienvenue au collège de Storybrooke. »

« Merci, » dit Zelena avec un sourire. « J'espère être à la hauteur de Regina, elle a mis la barre très haut, d'après ce que j'ai compris. »

« Comment va notre future maman ? » demanda Ruby.

Rose et Ruby n'avaient vu Emma et Regina que deux fois pendant les vacances. Elles avaient toutes des vies bien remplies et elles avaient eu du mal à se voir davantage en raison de leurs emplois du temps chargés et différents. Rose et Killian avaient pris des vacances en Irlande ensemble tandis que Ruby s'était retrouvée en Suède pour rencontrer toute la famille d'Elsa. Si l'on ajoutait à cela le voyage de Regina et d'Emma à Salem, les occasions de se voir avaient été rares.

« Elle est énorme et grincheuse, » plaisanta Emma. « Elle a vraiment hâte d'accoucher. On est toutes les deux vraiment excitées de la rencontrer maintenant. »

« Vous avez choisi un prénom ? » demanda Rose.

« Oui. »

« C'est quoi ? » s'écrièrent trois voix à l'unisson.

Emma éclata de rire. « Je ne vous le dirai pas. Vous le saurez à la naissance. »

« C'est nul, » se renfrogna Zelena en s'affaissant sur son siège.

« Tout le monde a toujours tendance à donner son avis sur le prénom d'un bébé. Si on vous le dit et que l'une d'entre vous ne l'aime pas, vous allez nous le dire et tout gâcher. Mais si elle a déjà son nom quand vous l'apprenez, alors avec un peu de chance, toutes les connotations négatives que vous pourriez avoir disparaîtront dès que vous verrez son beau visage. »

« Sauf si elle est moche, » plaisanta Zelena.

« Tais-toi, » dit Emma. « C'est la fille de Regina, je te rappelle. Comment pourrait-elle être moche ? »

Heureusement, l'arrivée de M. Gold coupa court aux réponses taquines qui n'auraient pas manqué de suivre la déclaration d'amour d'Emma et les quatre femmes reportèrent leur attention sur le chef d'établissement qui saluait son personnel et lui souhaitait la bienvenue pour une nouvelle année scolaire.


Regina se rassit avec impatience lorsqu'elle entendit la porte d'entrée s'ouvrir plus tard dans l'après-midi. Elle s'était ennuyée toute la journée. Ses chevilles étaient enflées et son dos lui faisait mal dès qu'elle se tenait debout ou qu'elle marchait trop longtemps, aussi avait-elle passé la majeure partie de la journée sur le canapé, à lire et à regarder la télévision.

« Alors ? » demanda-t-elle dès que la tête de Zelena apparut dans l'encadrement de la porte. « Comment ça s'est passé ? »

« J'avais oublié à quel point passer la journée avec autant d'ados était crevant, » dit Zelena, en s'avançant vers le canapé avant de s'effondrer à côté de Regina. « Je veux dire, ils ne s'arrêtent jamais, de la première à la dernière sonnerie. »

« C'est à peu près ça, oui, » acquiesça Regina. « Et pour vous deux ? Comment c'est d'être en troisième, Henry ? » demanda-t-elle en apercevant l'adolescent dans le couloir.

« Comme en quatrième, mais avec un peu plus de pression, » répondit-il avant de disparaître dans les escaliers.

« Il a encore Killian en sciences", dit Emma pour expliquer son humeur grincheuse. L'adolescent ne s'entendait pas du tout avec son professeur. « Salut, » ajouta-t-elle en se penchant pour embrasser Regina. « Comment était ta journée ? »

« Longue et ennuyeuse, » répondit Regina. « Mais j'ai fait le dîner. »

« Tu n'avais pas à faire ça, » dit Emma. Mais merci quand même. »

« C'est juste un poulet au four,» dit Regina en haussant les épaules. « Ce n'est pas grand-chose et j'avais les fesses engourdies à force de rester assise, alors je me suis dit que j'allais faire quelque chose d'utile pendant que j'étais debout. Tu restes pour le dîner, Zelena ? »

« Oui, si vous voulez bien de moi, acquiesça Zelena. « Mais après, je rentre chez moi. J'ai une tonne de cours à préparer maintenant que je connais mon emploi du temps. »

« Jette un coup d'oeil aux miens si tu veux, » proposa Regina. « J'ai tout un tas de choses que tu peux utiliser telles quelles ou adapter à ta guise. »

« Vraiment ? Merci, » sourit Zelena.

« Comment va le bébé ? » demanda Emma.

« Toujours dans mon ventre. »

Emma leva les yeux au ciel. « Je veux dire, comment elle va ? Elle a beaucoup bougé ? »

« Ca va, » répondit Regina. « Elle a enfin arrêté d'appuyer sur ma vessie, ce qui est une bénédiction. J'en avais vraiment assez de me lever toutes les heures la nuit pour faire pipi. »

« Oui, moi aussi, » dit Emma avec un sourire en coin qui disparut dès que Regina lui fit les gros yeux. « Je vais mettre les pâtes au four, » dit rapidement Emma en sautant du bras du canapé sur lequel elle était perchée.

« Ne me cherche pas, Emma, » cria Regina, arrachant un rire à Zelena.


« Mais on est quatre aujourd'hui. Donc on devrait prendre trois plats, » raisonna Henry en marchant avec sa mère en direction de leur voiture.

« D'habitude, on en prend deux pour trois, » répondit Emma. « Et on finit toujours par avoir des restes. Si on prenait plutôt un pot de riz supplémentaire ? »

« Regina ne mange pas de riz en ce moment, tu te souviens ? Elle dit qu'elle ne le digère pas, » dit Henry. « Allez, M'man. Je suis sûr qu'on mangera tout ! »

« J'en suis pas sûre, mais ok, » dit Emma en tendant son téléphone à Henry pour qu'il passe leur commande de plats indiens à emporter pendant qu'elle commençait à conduire.

C'était un vendredi, bien sûr. Deux semaines après le début du trimestre et trois jours avant la date du terme de Regina. Après avoir lu que manger des plats épicés pouvait déclencher le travail, Regina avait demandé un plat indien pour leur repas à emporter traditionnel du vendredi soir. Zelena se joignait à elles parce qu'elle faisait faire des travaux dans sa propre cuisine et que la maison entière était devenue inhospitalière à cause du grand trou dans le mur. Emma n'avait pas été informée de l'étendue réelle des travaux et était plus que réticente à ce sujet. Henry et Regina espéraient tous deux qu'un repas en famille permettrait de clarifier les choses.

Zelena proposa de passer prendre la commande en allant au cottage et lorsqu'elle franchit la porte en titubant sous une montagne de nourriture, Emma en était déjà à sa deuxième bière, la main de Regina caressant sa cuisse pour tenter de la calmer.

« On mange dans la cuisine ? » demanda Zelena.

« En général, on mange dans le salon » répondit Emma. « Mais d'habitude, c'est un truc tout simple, tu vois. Juste la famille. »

Zelena se mordit la langue pour ne pas répondre, hocha la tête et entra dans la pièce pour qu'Henry puisse l'aider à mettre les pots de plats au curry, les plats de riz, et les pains naan sur la table.

Emma servit une cuillère de chaque plat dans une assiette pour Regina avant de lui passer un pain naan et de se servir elle-même.

« Alors, elle est comment, cette véranda, » demanda-t-elle à Zelena en s'installant dans le canapé.

« Emma, » commença la rousse. « Je suis désolée de ne pas t'avoir dit exactement ce que je comptais faire, mais tu ne vois pas à quel point ce sera bon pour la maison ? La valeur marchande va monter en flèche et je paie pour tous les travaux. »

« Je déteste les vérandas, » répondit Emma. « C'est ringard et ça chauffe comme une serre en été. Et en hiver, c'est glacial et ça laisse échapper toute la chaleur. Ca sert à rien. »

« Non, tu penses à ces constructions préfabriquées en plastique. Celle-ci est différente. Elle est faite sur mesure pour ta maison et elle est construite sur place, étant donné que je... m'incruste chez vous pour quelques jours. »

« Oui, mais tu as vraiment mal choisi ton moment. Tu vas devoir dormir sur le canapé, tu sais, parce qu'on a enlevé le lit de la chambre d'amis pour mettre celui du bébé. »

« Emma, » gronda Regina, à voix basse. « Zelena, tu es toujours la bienvenue ici, » dit-elle en se tournant vers sa cousine avec un sourire.

« Tu ne vis même plus dans cette maison, Emma, » raisonna Zelena. « Une fois que bail sera terminé, tu pourrais la vendre. Je parie que tu ferais facilement cinquante mille dollars de bénéfice sur ce que tu as payé grâce à l'ajout de la véranda. »

« C'est même pas le fait que tu construises une véranda qui m'énerve, c'est surtout que tu m'aies pas demandé mon avis, répondit Emma. « Tu es ma locataire, c'est ma maison. »

« Je suis désolée, » dit Zelena. « Je ne pensais pas que ça te dérangerait autant. »

« Si on mangeait, » dit Henry à la cantonade, essayant de faire diversion pour éviter que cette discussion tendue ne devienne une véritable dispute. « Quel film on regarde ce soir ? »

« On te laisse choisir » dit Emma en prenant une grande bouchée de naan et en se détournant de Zelena.

« Du nouveau ? » demanda Emma en entrant dans la chambre plus tard dans la soirée.

« J'ai l'air d'être en train d'accoucher ? » demanda Regina, qui retira ses lunettes et posa son livre sur la table de chevet.

« Tu pourrais être entre deux contractions, » lui fit remarquer Emma.

« Non, je ne le suis pas. Ce truc du plat épicé n'a clairement pas marché, » dit Regina. « Et je n'ai pas apprécié la façon dont tu as parlé à Zelena aujourd'hui. Elle ne pensait pas à mal en faisant ces travaux. »

« Elle a fait un trou dans le mur de ma maison, » protesta Emma en se mettant au lit.

« Tu ne vis plus là-bas, » fit remarquer Regina. « Elle si, et elle voulait construire une véranda. »

« Oui, mais je suis toujours propriétaire, argua Emma. « Elle aurait dû me le dire. »

« Elle t'a dit qu'elle voulait apporter des améliorations structurelles à la cuisine, » raisonna Regina. « Et tu lui as dit oui. Est-ce que c'est sa faute si tu n'as pas demandé plus de détails ? »

« Tu prends sa défense ? » demanda Emma, d'un ton sec.

« Non, » dit Regina en posant une main sur le bras d'Emma. « Je ne prends la défense de personne mais je ne veux pas que vous vous disputiez. Je vous aime toutes les deux et je veux que vous vous entendiez, surtout maintenant que vous travaillez ensemble. Nous allons beaucoup voir Zelena l'année prochaine et je ne veux pas qu'il y ait une mauvaise ambiance entre vous. »

« Elle n'aurait pas dû saccager ma cuisine alors, » dit Emma en se glissant sous les couvertures et en tournant dos à Regina. « Bonne nuit. »

« Emma, » dit Regina, qui se blottit contre sa compagne et essaya de l'embrasser du mieux qu'elle pouvait malgré son ventre rond entre elles. « Je n'ai pas envie qu'on se couche sur une dispute. » Sa main dériva vers le bas, caressant le ventre plat d'Emma avant d'atteindre l'élastique de son short de nuit.

« Je suis pas d'humeur pour ça, » dit Emma, sa propre main couvrant celle de Regina avant qu'elle ne puisse descendre plus bas. « Je suis pas en colère contre toi, Regina, et je suis désolée d'être grincheuse mais je veux juste... je veux juste que cette journée se termine. On en reparle demain, d'accord ? » dit-elle avant de déposer un rapide baiser sur les lèvres de Regina.

« D'accord, » dit Regina. « Je t'aime. »

« Je t'aime aussi. »


Lorsque Regina se réveilla le lendemain matin, le côté du lit d'Emma était vide. Elle fronça les sourcils en passant sa main sur les draps froids. Elle se tourna sur l'autre côté et remarqua une note sur sa table de chevet. Elle le prit et commença à lire.

Je suis partie courir. Je reviens vers 8 heures. Je t'aime. Emma

Regina sourit et se blottit sous la couette chaude, s'allongeant sur le côté et caressant son ventre. Elle sentit un petit pied, ou peut-être un coude, se presser légèrement contre sa paume.

« On va bientôt se rencontrer, ma chérie, » murmura-t-elle en caressant doucement sa peau.

Il y eut un autre coup de pied, un peu plus fort, suivi d'un serrement familier.

« Oh ! » dit Regina en se redressant un peu sur le lit.

L'inconfort se calma. Probablement encore des contractions de Braxton Hicks, se dit-elle en prenant le verre d'eau près de son lit. Elle en but une gorgée, son cœur battant un peu plus vite. Lorsque, après quelques minutes, elle ne sentit plus rien, elle se glissa hors du lit pour aller dans la salle de bain. Au moment où elle se lavait les mains, elle fut prise d'une autre douleur, plus intense cette fois-ci.

« Wow, » murmura-t-elle, les dents serrées, s'accrochant au rebord du lavabo.

Elle se pencha, respirant profondément jusqu'à ce que la douleur s'atténue. Elle se remit au lit et attrapa son téléphone. Elle envoya un texto rapide à Emma, mais son visage se décomposa lorsqu'elle entendit une sonnerie familière provenant de la table de chevet d'Emma, quelques secondes après avoir appuyé sur le bouton d'envoi.

« Bien sûr, » soupira Regina en se penchant pour confirmer que le portable d'Emma était là, abandonné par sa propriétaire. Emma ne le prenait jamais pour aller courir ; elle attachait toujours son vieil iPod à son bras, une playlist de course accompagnant son entraînement.

La contraction suivante fut plus forte et elle ne put s'empêcher de crier.

« Regina ? »

Henry, qui passait dans le couloir à ce moment-là, fit irruption dans la pièce sans frapper dès qu'il entendit le cri de douleur de la brune. Dès qu'il entra dans la chambre, il sut exactement ce qui se passait. Il se précipita vers le lit et prit l'une des mains de Regina dans la sienne. « Où est Maman ? »

« Elle est partie courir, » haleta Regina lorsque sa contraction diminua. « Son téléphone est resté ici. »

« Est-ce que c'est... »

« Le travail commence, oui, » acquiesça Regina.

« Ok, » dit Henry, en essayant de rester calme. « Alors je pense qu'on ferait mieux de t'aider à descendre pour aller dans la voiture, pas vrai ? »

« Zelena est toujours là ? » demanda Regina. Henry prit sa robe de chambre suspendue à la porte et la lui tendit. Elle l'enfila et se prépara à se lever.

« Je suppose que oui, » dit Henry en hochant la tête. « Je suis pas encore descendu. » Il fit un geste désignant son pyjama pour prouver qu'il venait de se réveiller.

Ils eurent à peine le temps d'atteindre l'escalier qu'une autre contraction plus douloureuse ne terrasse Regina. Elle se plia de douleur, ses doigts se resserrant autour de la main d'Henry tandis qu'elle respirait profondément.

« Zelena ! » cria Henry. « On a besoin d'aide, par ici !»

Au bout de quelques secondes, la rousse apparut en bas des escaliers, se dépêchant de monter et soutenant Regina alors qu'elles commençaient lentement à descendre les escaliers.

« Henry, laisse un mot à ta mère, » cria Zelena par-dessus son épaule. « Et prends le sac pour l'hôpital sous l'escalier. »

Henry acquiesça et remonta en courant dans sa chambre pour trouver un bloc-notes et un stylo. Lorsqu'il réapparut dans le couloir, Regina était appuyée contre la porte, tandis que Zelena enfilait une veste et cherchait ses clés de voiture dans son sac à main.

« Oh, non ! » haleta Regina alors qu'un liquide chaud coulait le long de sa jambe.

« La vache, c'est quoi, ce truc ? » s'écria Henry en levant les yeux de dessous les escaliers pour voir la tache jaune orangée sur le pyjama de Regina.

« Elle a perdu les eaux. Elle va accoucher maintenant, Henry, dépêche-toi de prendre le sac et mets ça, » dit-elle en lui jetant une veste avant de se tourner vers sa cousine pour l'aider à passer la porte d'entrée restée ouverte.

Henry laissa le bloc-notes avec le mot sur le guéridon du hall d'entrée et suivit les deux femmes, claquant la porte derrière lui.

Voilà, j'espère que ça vous a plu, je vous mets la suite dans le courant de la semaine prochaine. Bon week-end, à bientôt!