Coucou, j'espère que vous allez bien. Merci de suivre cette fic et désolée de ne plus être aussi constante dans mes publications. Je n'ai plus de chapitres d'avance et je dois terminer la traduction des 3 derniers après celui-ci, mais je vous promets que vous aurez la fin, même si ça prend un peu de temps. Je vais essayer d'en faire un demain, en attendant bonne lecture avec celui-ci!

Chapitre 40 Elle est là !

Le chemin de campagne était humide, le temps automnal ayant recouvert le sol de feuilles mortes, faisant presque glisser Emma pendant son footing. Elle adorait courir en forêt et c'était l'une des choses qu'elle appréciait le plus dans sa vie au cottage de Regina, à part la femme elle-même, bien sûr. L'allée à l'extérieur de sa nouvelle maison donnait sur un bois dense, à travers lequel des pistes et des chemins s'entrecroisaient et s'enroulaient autour de ruisseaux et sur des buttes vallonnées. Emma avait exploré la plupart d'entre eux au cours des cinq mois qui avaient suivi son déménagement et ce matin-là, elle décida d'emprunter l'un des chemins les plus longs et les plus difficiles.

Ses poumons brûlaient légèrement sous l'effet de l'air frais du matin, ce qui donna de la force à ses muscles tandis que ses jambes s'efforçaient de gravir la colline. Un craquement dans les sous-bois lui parvint, couvrant la musique de son iPod, et elle jeta un coup d'œil sur sa droite pour voir un petit troupeau de cerfs s'éparpiller, s'alarmant de la présence d'un être humain dans leur habitat isolé. Elle continua de courir, ses mollets douloureux lorsqu'elle atteignit le sommet. Il y avait une petite clairière, les arbres entourant le sommet herbeux fit une petite pause, respirant l'air doux et frais. Il n'y avait pas vraiment de vue, les grands pins éclipsant tout sauf le ciel, mais en regardant vers le haut, Emma avait l'impression d'être au sommet du monde.

Elle étira un peu ses jambes pour éviter les crampes avant de commencer à revenir sur ses pas. Le retour fut plus lent, son corps montrant des signes de fatigue et de faim. La lumière du soleil filtrait à travers les arbres de la forêt, le chemin était parsemé de cercles changeants tandis qu'une légère brise bruissait dans les branches au-dessus. Elle sortit de la forêt et s'engagea sur la route, le goudron noirci par la pluie tombée la nuit précédente. Alors qu'elle courait vers la maison, elle remarqua que la voiture de Zelena n'était plus là.

Tant mieux, se dit-elle. Maintenant, je vais pouvoir prendre un bon petit-déjeuner avec des membres de ma famille qui ne détruisent pas ma maison sans me le dire.

Emma glissa sa clé dans la serrure, un peu essoufflée, et elle retira ses chaussures boueuses dès qu'elle entra. Elle ouvrit la porte de la buanderie et les jeta à l'intérieur, sachant à quel point Regina détestait qu'elle mette de la terre dans la maison. Elle retira ses écouteurs et éteignit son iPod avant de le poser sur le guéridon. C'est alors qu'elle vit le mot. Avant même de le lire, elle savait ce qu'elle allait trouver.

L'écriture d'Henry était précipitée et presque illisible par endroits.

Maman,

Regina va accoucher. Zelena nous emmène à l'hôpital. Viens dès que tu peux.

Henry

Emma lâcha le bloc-notes et courut à l'étage. Elle a se précipita dans la chambre et se jeta sur le lit pour attraper son téléphone. Elle l'arracha du chargeur et courut hors de la chambre. De retour dans le hall, elle enfila une paire de baskets propres, attrapa son sac à main et sortit de la maison en claquant la porte.


« Respire, Regina, respire, » dit Henry, alors que la jeune femme gémissait de douleur sur le lit à côté de lui. « Tout va bien se passer. »

« Où est Emma ? » cria-t-elle, se recroquevillant sur l'oreiller alors que la contraction s'intensifiait.

« Elle est en route, » assura Zelena debout au pied du lit. « Je vais la rappeler. »

Elle quitta rapidement la pièce, les yeux suppliants d'Henry la suivant tandis qu'elle le laissait seul avec son professeur d'histoire en plein travail.

« Henry, » supplia Regina en se calant contre l'oreiller, la respiration irrégulière et les yeux agrandis par la peur.

« Je suis là, » dit Henry en serrant la main de Regina. « Je ne vais nulle part, je te le promets. Je reste avec toi jusqu'à ce que Maman arrive. »

Regina hocha lentement la tête, ses yeux se fermant alors que son corps se remettait des contractions. Elles étaient de plus en plus fréquentes, de plus en plus intenses et de plus en plus longues.

Quelques instants plus tard, une sage-femme souriante est entrée dans la chambre.

« Bien, où en êtes-vous, Regina ? »

N'ayant pas de réponse, la jeune femme interrogea Henry du regard. « Hum, » hésita-t-il, sans trop savoir ce qu'elle voulait savoir. « Je crois que la dernière contraction était plus longue. Elle s'est arrêtée il y a environ trente secondes, il me semble. Est-ce que je peux faire quelque chose pour elle ? »

« Non, » assure la sage-femme en prenant place entre les jambes de Regina, maintenues dans les étriers. « Tout ce dont ta mère a besoin, c'est de ton soutien et de ton réconfort. »

« Oh c'est pas… »

La correction d'Henry fut interrompue par un autre cri de Regina. Elle se pencha en avant, serrant les dents malgré la douleur alors que ses entrailles se resserraient, se serrant douloureusement.

« Faites-moi une péridurale, » supplia Regina aussitôt que la contraction se calma.

« Respirez profondément, » dit la sage-femme, sans lever les yeux de l'étoffe bleue qui protège l'entrejambe de Regina de la vue du public. « Je vais regarder où vous en êtes. »

Henry jeta un coup d'œil à l'horloge sur le mur. Il était presque neuf heures. Où était sa mère ?

« Votre col est à sept centimètres, Regina. « Je suis vraiment désolée mais vous allez devoir accoucher sans péridurale, c'est trop tard… » dit la sage-femme en enlevant ses gants. Regina hurla à nouveau de douleur et adressa un regard suppliant à Henry. Le jeune garçon retint une grimace de douleur lorsque son professeur serra sa main avec plus de force, mais fit en sorte de ne rien laisser paraitre.

« Tu vas y arriver, Regina, et Maman sera bientôt là. »

« Oui, vous verrez, tout se passera bien, » la rassura la sage-femme. « Tout progresse comme nous l'espérions et vous serez emmenée en salle d'accouchement dans environ une demi-heure si les choses continuent d'avancer à cette vitesse. »

«Merci,» dit Regina en se penchant pour prendre un glaçon dans une tasse que Zelena avait apportée plus tôt. « Où est Emma ? » demanda-t-elle à nouveau lorsque la sage-femme quitta la pièce.

« Je ne sais pas, » admit Henry. « Je suis désolé, Regina, mais je sais qu'elle va arriver. Jamais elle ne voudrait louper ça. »

« Je veux Emma, » gémit Regina, les yeux brillants de larmes.

« Elle arrive ! » dit Zelena en entrant à nouveau dans la chambre « Je viens de l'avoir au téléphone, elle sur le chemin Elle sera là dans cinq minutes. »

Regina laissa échapper un soupir de soulagement et Henry lui sourit. « Tu vois, je savais bien qu'elle arriverait à temps. Je vais l'attendre dehors si tu veux. »

« Non, » dit Regina. « Ne pars pas. Je veux que vous restiez tous les deux ici, s'il vous plaît. »

Henry hocha la tête et Zelena se déplaça pour s'asseoir de l'autre côté du lit de Regina, chacun prenant une de ses paumes moites dans sa propre main.


Les pneus crissèrent lorsqu'Emma appuya sur les freins, la voiture s'arrêtant sur la place de parking. Enfin, plus ou moins sur la place de parking. Elle sauta de la voiture et se dirigea vers l'entrée de l'hôpital, pointant le porte-clés de la voiture à l'aveuglette derrière elle et entendit le bip caractéristique de sa fermeture centralisée. Elle fit irruption à l'accueil et se précipita vers une réceptionniste à l'air surmené en pleine conversation téléphonique.

« Mills, » dit-elle, sans même attendre que la femme lui demande un nom. « Regina Mills. Elle va accoucher. »

La jeune femme fronça les sourcils sous l'interruption mais, voyant le regard inquiet d'Emma, elle coinça le téléphone entre son épaule et son oreille, tapant le nom sur son clavier avant de faire défiler l'écran.

« Chambre 212 » répondit-elle. « Deuxième étage. » Elle fit un geste vers les ascenseurs dans le coin avant de reporter son attention sur son interlocuteur.

« Merci, » dit Emma en se précipitant vers les ascenseurs.

Elle appuya plusieurs fois sur la flèche du haut, bien qu'elle sache que cela ne ferait pas arriver l'ascenseur plus vite. Lorsque les portes s'ouvrirent enfin, elle se précipita à l'intérieur, appuya sur le bouton numéro deux en souhaitant que les portes se referment aussi vite que possible.

Jamais monter deux étages ne lui avait paru aussi long et, lorsque les petites lumières rouges indiquèrent qu'elle se trouvait au bon endroit, Emma était déjà pratiquement en train de se frayer un chemin à travers les portes métalliques qui s'écartaient bien trop lentement à son goût. En face de l'ascenseur, une plaque blanche indiqua à Emma que la pièce qu'elle cherchait se trouvait sur la gauche. Elle se remit en route, courant dans le couloir blanc et immaculé, vérifiant chaque numéro de chambre au passage. Finalement, elle la trouva.

« Regina ! » s'écria-t-elle, se précipitant à l'intérieur et se jetant presque sur la brune. Heureusement, Regina était entre deux contractions.

« Tu es là, » dit Regina, souriant malgré la douleur.

« Je suis là. Bien sûr que je suis là, » acquiesça Emma, dégageant quelques mèches en sueur du front de Regina en lui adressant un sourire rassurant. « Je suis désolée de ne pas avoir été à la maison quand ça a commencé. »

« Ce n'est pas grave, » répondit Regina. « Henry a été génial. »

« Ah oui ? » demanda Emma en se tournant vers son fils, qui avait reculé dès l'arrivée de sa mère.

Il haussa les épaules. « Je lui ai juste tenu la main. »

« Il a été - oh ! » commença Regina avant qu'une autre contraction ne l'interrompe.

Emma reporta aussitôt son attention sur Regina, lui serrant la main et l'aidant à faire le décompte de sa respiration. Une fois la douleur passée, Emma se tourna vers Zelena qui se tenait toujours de l'autre côté du lit.

« C'est toi qui les amenés ? »

« Oui, » acquiesça Zelena.

« Merci, » dit Emma, prise d'une vague de culpabilité lorsqu'elle se rappela la façon dont elle avait traité la jeune femme la veille. « Merci beaucoup d'avoir été là pour elle. »

« Elle est de ma famille, » a répondu Zelena. « Bien sûr que je devais être là. »

Emma fut sur le point de parler quand la sage-femme entra.

« Oh, et qui est la nouvelle venue ? » demanda-t-elle en soulevant une fois de plus le drap bleu et pour examiner Regina.

« C'est Emma Swan, » dit Regina, essayant de se détendre alors qu'elle sentait la jeune femme palper son col. « C'est ma compagne. »

« Très bien. Et va-t-elle vous accompagner en salle d'accouchement ? »

« Oui » dit Regina, resserrant sa prise sur la main d'Emma.

« Eh bien, nous ferions mieux de nous dépêcher alors, » sourit la sage-femme. « Ce travail progresse vraiment très vite pour un premier bébé et vous êtes déjà dilatée de dix centimètres. Henry, Mademoiselle Mills, si vous voulez bien attendre ici, nous vous ramènerons Regina une fois que le bébé sera né pour qu'elle puisse se reposer et récupérer. Une sage-femme ou une infirmière vous tiendra au courant des progrès de l'accouchement toutes les heures environ. »

Zelena et Henry hochèrent la tête alors que la sage-femme commençait à sortir Regina de la chambre. Ils restèrent en retrait et regardèrent la brune partir, Emma marchant à ses côtés dans le couloir. Au même moment, ils s'enfoncèrent tous les deux dans des chaises.

« Eh bien, c'était amusant, » dit Zelena au bout d'un moment.

« Je suis tellement content d'être un garçon, » dit Henry. « Je suis sûr que j'aurais jamais voulu faire ça. »

« Je suis bien d'accord, » répondit Zelena. « Je vais nous prendre un truc à manger à la cafétéria, et j'ai besoin d'un café. Tu veux boire quelque chose ? »

« Un coca, s'te plait, » acquiesça Henry, réalisant à peine qu'il n'avait rien mangé de la journée. « Alors on attend et c'est tout ? » demanda-t-il juste avant que Zelena ne quitte la pièce.

« Ouais, » dit-elle. « On a fait tout ce qu'on pouvait. Maintenant, c'est à Regina de jouer. »


Emma se sentit impuissante. Elle le savait car Neal lui avait dit que c'était ce qu'il avait ressenti à la naissance d'Henry. Alors que Regina hurlait de douleur, poussant aussi fort que possible et serrant la main d'Emma aussi fort qu'elle le pouvait, Emma était impuissante. Il n'y avait rien qu'elle puisse faire. Rien du tout. Elle tamponna la sueur du front de Regina et lui dit qu'elle l'aimait. Elle murmura des mots d'encouragement et frotta son dos douloureux. Elle lui passa des glaçons et déposa de doux baisers sur ses joues rougies. Regina souffrait et Emma ne pouvait rien faire pour l'empêcher. A un moment, elle se surpris même à penser à Robin, le rendant responsable de ce que Regina était en train de vivre. Mais le gémissement de Regina la ramena au présent et elle se concentra sur sa compagne la soutenant du mieux qu'elle pouvait pendant l'accouchement.

Le cri fut perçant et magnifique. Regina et Emma regardèrent avec émerveillement le petit bébé être soulevé, son corps couvert de sang, de fluides et de toutes sortes de choses désagréables. Elle continua à pleurer, ses poumons, de toute évidence en bonne santé, se remplissant d'air pour la première fois.

« Tu as réussi, » s'exclama Emma en se tournant vers Regina qui était couchée, épuisée, le dos contre les oreillers.

« J'ai réussi, » dit Regina d'une voix rauque, les yeux fixés sur son nouveau-né.

« Félicitations, mon amour, » dit Emma en embrassant le front de Regina avant d'afficher un large sourire. « Tu as été merveilleuse. »

« Où est-ce qu'ils l'emmènent ? » demanda soudain Regina alors que la sage-femme s'éloignait avec l'enfant dans ses bras.

« Juste quelques examens de contrôle, » assura Emma. « C'est tout à fait normal. Ils veulent juste s'assurer qu'elle est en aussi bonne santé qu'elle en a l'air. »

Malgré les paroles confiantes qu'elle avait adressées à Regina, le cœur d'Emma s'accéléra tandis qu'elle observait la petite équipe médicale s'affairer autour du bébé.

« Et voilà, » dit la sage-femme en se retournant avec le bébé dans les bras quelques minutes plus tard. Elle était plus propre maintenant, les fluides corporels avaient été essuyés et elle avait été enveloppée dans une couverture douce. Regina tendit les bras à la sage-femme qui s'approcha et la prit avec précaution.

Emma se pencha sur le côté du lit tandis que Regina regardait le visage de sa fille pour la première fois. Ses yeux s'ouvrirent lentement, les petits orbes bleu foncé soudain exposés aux lumières de l'hôpital. Elle ferma les yeux, son minuscule visage se crispant contre la lumière, une ride se formant sur l'arête de petit nez. Une touffe de cheveux noirs couvrait sa tête, se dressant à des angles bizarres.

« Elle est parfaite, » murmura Emma en embrassant l'une des tempes de Regina.

« Oui, elle l'est, » murmura Regina en se penchant et en effleurant ses propres lèvres sur le front du bébé.

« Nous allons vous laisser ici un petit moment, Regina, puis nous vous ramènerons auprès de votre fils et de votre cousine, » dit l'une des infirmières qui était déjà occupée à retirer les instruments qui étaient toujours posés entre les jambes de Regina.

« Oh, mais ce n'est pas… »

La main d'Emma sur son bras mit fin à la correction de Regina et les deux femmes se concentrèrent à nouveau sur le nouveau bébé devant elles.

« Est-ce qu'elle a déjà un prénom, cette petite ? » demanda la sage-femme en tapotant son stylo sur le presse-papiers qu'elle tenait.

« Oui, elle en a un, » acquiesça Regina.


Trois heures s'étaient écoulées depuis que Regina avait quitté la pièce. Henry somnolait, la tête penchée en arrière sur le bord de la chaise. Zelena avait trouvé un vieil exemplaire du magazine Hello! dans la salle d'attente et lisait un article sur le mariage d'un couple de célébrités dont elle savait maintenant qu'ils étaient divorcés. Cependant, dès que les portes de la chambre s'ouvrirent, tous deux se levèrent d'un bond.

« Eh, salut, » dit Henry, tandis que le brancardier poussait le lit de Regina dans la pièce.

« Salut mon grand, » dit Emma, qui apparut derrière Regina, un sourire empli de fierté sur le visage, tenant soigneusement le bébé dans ses bras.

« Est-ce que c'est... »

« Oui, » acquiesça Emma, qui s'approcha pour replacer l'enfant dans les bras de Regina une fois le lit remis en place.

Zelena et Henry s'approchèrent d'elle, Regina tirant légèrement la couverture en arrière pour qu'ils puissent tous deux voir clairement le visage de sa fille. Elle dormait, la bouche légèrement entrouverte et ses lèvres pâles faisaient la moue.

« Elle est magnifique, Gina, » dit Zelena. « Félicitations, » ajouta-t-elle en enlaçant sa cousine.

« Elle est toute petite, » dit Henry, en regardant le visage paisible. « Et si mignonne ! »

Emma gloussa avant de rejoindre son fils pour passer un bras autour de ses épaules, puis reporta son attention sur le bébé.

« Vous allez devoir nous dire son nom maintenant, pas vrai ? dit Henry avec impatience, se regard passant alternativement de sa mère à Regina.

Emma jette un coup d'œil à Regina. « A toi l'honneur. »

« C'était ton idée, » fit remarquer Regina.

« C'est ton bébé, » répondit Emma.

« C'est notre bébé, » dit fermement Regina, ses doigts s'entrelaçant à ceux d'Emma, qu'elle força presque à s'asseoir sur le lit à côté d'elle. Emma ne s'en plaignit pas et elle n'était certainement pas étrangère au fait de partager un lit d'hôpital avec Regina, alors elle s'installa un peu plus confortablement, allongeant les jambes sur la couverture.

« Ok, » sourit Emma. « Henry, Zelena, laissez-moi vous présenter Nova Swan. »

Il y a eu une pause, avant que tous les deux ne parlent en même temps.

« Swan ? » demanda Zelena qui ignorait leur projet de donner à l'enfant le nom de famille d'Emma.

« Nova ? » dit Henry.

« Nova veut dire renouveau, » expliqua Emma. « Parce qu'elle n'a rien à voir avec la façon dont elle a été conçue et nous voulons la traiter comme telle. Elle est un nouveau commencement, un nouveau départ, pour nous tous. Et c'est pour ça que oui, elle prendra mon nom de famille, parce que nous ne voulons pas qu'elle ait quoi que ce soit à voir avec ... le donneur de sperme, et comme il a utilisé le nom de Regina pendant de nombreuses années, nous avons pensé qu'il valait mieux l'appeler Swan. »

« J'adore ça, » s'exclama Henry. « Nova Swan. On dirait un nom de rock star ou d'artiste New-Age, vous trouvez pas ? »

Zelena éclata de rire. « Ca fait très rock and roll, oui. Bienvenue dans la famille, Nova Swan ! »

Emma sourit en s'installant un peu plus confortablement sur le lit de Regina, passant son bras autour des épaules de sa compagne et posant son autre main sur la couverture qui entourait Nova.

« Tu es heureuse ? » murmura Emma à l'oreille de Regina.

« Je n'ai jamais été aussi heureuse, » répondit Regina, se penchant pour embrasser les lèvres d'Emma avant de se tourner et d'embrasser le front de Nova, respirant cette odeur unique et magique de bébé.

Henry sourit à sa mère et à Regina. Il ne les avait jamais vu afficher un sourire aussi radieux, ni l'une ni l'autre. Ce fut également à ce moment-là qu'il remarqua la façon dont ils étaient tous habillés.

« On a l'air ridicules, » dit-il.

Les trois femmes détachèrent leur regard de Nova pour s'observer les unes les autres. Il eut une pause avant qu'elles n'éclatent de rire. Henry et Zelena portaient leur pyjama, Emma était en tenue de course et Regina, eh bien, Regina portait une blouse d'hôpital et même la belle brune n'arrivait pas à rendre cela joli.

« J'ai quelques vêtements de rechange dans mon sac, » dit Regina en désignant d'un signe de tête l'endroit où le fourre-tout était rangé à côté d'une chaise. « Emma et Zelena, vous pouvez mettre quelque chose si vous voulez. Mais Henry, j'ai bien peur de ne rien avoir pour toi. »

Henry haussa les épaules. « C'est pas grave. J'aime bien les journées pyjama. Tu pourras sortir quand ? »

« La sage-femme a dit que nous pourrions rentrer d'ici ce soir, puisque l'accouchement s'est bien déroulé. Mais sinon, demain matin. »

« Pourquoi est-ce que je ne raccompagnerais pas Henry pour qu'on puisse se doucher, mettre des vêtements propres. On pourrait revenir plus tard ou vous préparer un dîner de bienvenue à la maison ? » proposa Zelena.

« Tu es sûre ? » demanda Emma.

« Oui, » insista Zelena. « Personnellement, c'est pas mon truc les journées pyjama et je pense qu'on devrait vous laisser un peu d'espace. Vous avez eu une matinée épuisante. »

Henry acquiesça et s'approcha à nouveau du lit, embrassant sa mère sur la joue, avant de se pencher sur Regina pour faire la même chose.

« Encore félicitations, » sourit-il.

« Bravo, ma belle, » dit Zelena en embrassant Regina.

« Merci, » dit Regina en se calant contre les oreillers moelleux, tenant Nova bien calée dans ses bras.

Juste avant qu'ils ne disparaissent dans le couloir, Emma sauta du lit. « Zelena, attends. »

Elle courut pour rattraper la rousse et Zelena se retourna pour lui faire face dans le couloir.

« Je suis désolée, » lâcha Emma.

« De quoi ? »

« De tout ce que j'ai dit hier soir à propos de la véranda. J'ai réagi de manière excessive et si tu veux construire quelque chose qui va améliorer ma maison, même si ce n'est pas à mon goût, pourquoi ne pas te laisser faire ? Comme tu l'as dit, je n'y habite même plus. »

« Oui, mais J'aurais dû mieux d'expliquer quels étaient mes projets, » dit Zelena en haussant les épaules.

« Peut-être, » acquiesça Emma. « Mais ce matin, tu as été là pour Regina alors que c'est moi qui aurais dû l'être et je t'en serai éternellement reconnaissante. Donc merci. »

« De rien, » dit Zelena. « Regina est ma cousine, mais je la considère comme ma sœur. Je ferais n'importe quoi pour elle. »

« Moi aussi, » dit Emma. « On fait la paix ? »

« Bien sûr, » dit Zelena en hochant la tête. Emma lui tendit la main, mais au lieu de la serrer, Zelena la prit chaleureusement dans ses bras.

« Eh, tu veux bien faire quelque chose pour moi ? » demanda Emma quand elles se détachèrent.

« Oui, quoi ? »

« Tu peux dire à Cora que Regina a eu une petite fille en bonne santé ? Ne lui dis pas qu'elle prendra mon nom de famille, mais je pense que nous devrions dire à la grand-mère du bébé qu'elle est née. »

« Tu sais, le fait que j'accepte de parler à tante Cora prouve à quel point je tiens à toi et à Regina. C'est vraiment une femme horrible. »

« Que je n'ai jamais rencontrée, » répondit Emma.

« T'en as de la chance, » dit Zelena en riant. « Mais oui, je vais lui téléphoner. Tiens-moi au courant quand vous saurez à quelle heure Regina sort pour que je sache quoi faire pour le dîner, ok ? »

« Oui, merci beaucoup, Zelena. »

« De rien, » dit Zelena en se retournant vers l'endroit où Henry attendait patiemment, tandis qu'Emma retournait dans la chambre de Regina.


Regina ne put finalement sortir le soir même en raison d'une légère baisse de sa tension artérielle en milieu d'après-midi. Les médecins préférèrent la garder à l'hôpital pour la surveiller, mais ils ont assuré au couple qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter. En fin d'après-midi, Zelena et Henry retournèrent à l'hôpital les bras chargés de nourriture de chez eux, la rousse estimant que les plats de la cafétéria étaient immangeables, et la famille dina dans la chambre de Regina, leurs assiettes remplies d'houmous, de légumes rôtis et de pain pitta.

« Je t'apporte la Sicile ici, » avait dit Zelena en désignant le plat qu'elle avait préparé.

Après le dîner, Nova passa de bras en bras pour que tout le monde puisse faire un câlin. Henry sembla nerveux lorsqu'on lui présenta celle qui était en fait sa petite sœur, mais lorsque son petit poing s'ouvrit pour saisir son doigt, un sourire illumina son visage et il tomba sous son charme. Regina et Emma l'observèrent avec fierté tandis qu'il bêtifiait alors qu'elle l'observait.

Emma dormit à l'hôpital, se levant la nuit à chaque fois que Nova pleurait pour lui donner à manger ou changer sa couche. La petite famille fut plus qu'heureuse de partir le lendemain matin, prête à retrouver sa maison et un semblant de normalité. Mais avec un nouveau-né. Regina s'agita dans son fauteuil roulant tandis qu'Emma remplissait ses papiers de sortie. Nova était paisiblement endormie, repue après la première séance d'allaitement réussie. Regina était fatiguée mais fut soulagée quand Emma commença enfin à la pousser hors de l'hôpital.

« Vraiment, Emma, je peux marcher, » soupira Regina tandis qu'elles empruntaient la rampe d'accès reliant l'entrée au parking.

« Je suis garée un peu loin et tu as accouché il y a moins de vingt-quatre heures. De toute façon, on va devoir laisser le fauteuil roulant ici, alors pourquoi tu ne profites pas du fait d'être traitée comme une princesse pendant un peu plus longtemps ? » raisonna Emma en poussant le précieux chargement devant elle.

« D'accord, » céda Regina en reportant son attention sur son bébé endormi dans ans ses bras.

Elle ne le lasserait jamais de la regarder. Elle pourrait admirer Nova pendant des heures, s'imprégner de chaque détail de son existence et ce ne serait toujours pas suffisant. Ses cils sombres battirent légèrement alors qu'une brise légère soufflait sur le parking. Son visage était calme et détendu, et son corps se relaxait dans le sommeil.

« Comment tu appelles ça ? » dit Regina en gloussant lorsqu'elles atteignirent la voiture d'Emma.

« J'étais pressée, » se défendit Emma, réalisant soudain à quel point elle était mal garée.

« Je suis surprise que tu n'aies pas eu de contravention, » dit Regina en riant. « Tu occupes littéralement trois places de parking. »

« Oh, ça va ! » dit Emma, tendant les bras pour prendre Nova tandis que Regina se levait.

Regina se glissa dans la voiture tandis qu'Emma se dirigea vers le côté où se trouvait le siège bébé. À elles deux, elles se battirent avec les boucles et les fixations jusqu'à ce que Nova soit bien installée dans son siège, Regina assise juste à côté d'elle. Emma ramena en trottinant le fauteuil roulant à l'hôpital tandis que Regina s'installait, posant une main protectrice sur le bord du siège, même si elle savait qu'il n'irait nulle part en raison du nombre ridicule de sangles avec lesquelles elles avaient lutté quelques minutes auparavant.

« Tu es prête ? » demanda Emma en revenant, avant de prendre place sur le siège conducteur, se retournant pour s'assurer que mère et enfant étaient installées en toute sécurité à l'arrière.

« Oui, » acquiesça Regina. « Rentrons à la maison. »

Voilà, j'espère que ça vous a plu, je vous souhaite un bon week-end et merci pour votre patience. A bientôt!