«Tu sais, quand je t'ai demandé de prendre quelques créneaux en plus, je ne pensais pas à tous les créneaux, Blondie.»
Rire.
«Tous n'étaient malheureusement pas disponibles»
«C'est une chance si je ne veux pas que mon chat meurt de faim.»
«Désolé, j'me suis laissé emporter par mon enthousiasme.»
«Hm, pas grave. Ta compagnie ne m'est pas désagréable après tout.»
«Oh?»
«Oh.»
Erwin sourit.
«Comment tu vas Levi?»
«Fatigué. Je donnerais cher pour une bonne nuit de sommeil.»
«Les trois prochaines heures sont à nous, pourquoi ne pas en profiter?»
«Tu déconnes, pas vrai?»
Rire.
«Ce lit est très confortable tu sais.»
«Je suis au courant oui. Je le pratique tous les soirs.»
« Puisque tu connais si bien le confort de ce lit, tu sais a quel point on peut bien y dormir.»
«Non. Ça c'est plutôt ton domaine Blondie.»
Rire. Erwin s'allonge et tend son bras vers Levi, qui le regarde d'un air sceptique.
«Tch ok .Mais interdiction de me baver dessus.»
«Je ne bave pas.»
«Oh si tu baves. C'est certes mignon, mais quand même.»
Erwin rigole alors que Levi pose sa tête sur son torse. Ressentir la vibration de sa poitrine lui envoie une décharge de sérénité. Il aime définitivement ce rire.
«Quelle idée stupide.»
«Juste, dors.»
Levi refuse de fermer les yeux. Il n'a jamais dormi pendant ses heures de travail, et encore moins avec ses clients. Il est hors de question qu'il s'endorme ici juste parce que c'est Erwin. C'est juste… Ses paupières se ferment d'elles-mêmes, Levi étant bercé par la respiration d'Erwin. Jamais il n'a… jamais…
«Merde.»
L'alarme les réveille, les 3h sont écoulées. Levi éteint l'alarme et se recale dans les bras du blond.
«C'est l'heure?»
«Hm.»
«Bien dormi?»
«Tch. Ok. Oui. Tu avais raison.»
Erwin rit
Aucun des deux ne bouge. Levi veut rester encore un peu. Il veut profiter encore un peu de ce moment de paix qui s'offre à lui, de cette main qui caresse son bras, et de cette poitrine qui le berce au rythme de la respiration de son propriétaire. Il le sert. Il ne sais pas pourquoi. Il ne sait pas comment, mais il sert Erwin aussi fort qu'il le peut.
«Erwin…»
«Hm?»
«Tu veux toujours me faire sortir d'ici?»
Erwin lève la tête pour accrocher le regard de Levi, surpris. Mais avant qu'il ne puisse répondre, quelqu'un toc a la porte.
«Levi, ton client t'attend mec.»
«J'arrive.»
Il se lève sans laisser le temps a Erwin de dire ou faire quoi que ce soit, met sa veste, et se dirige vers la sortie.
«A demain, Erwin.»
Le lendemain, aucun des deux ne parle de ce qui s'est dit la veille. Levi ne veut plus y penser. Tout ce qu'il veut, là, maintenant, c'est rester dans les bras d'Erwin et continuer à l'embrasser. Il a attrapé ses lèvres dès son arrivée dans la chambre et ne les a pas quittées depuis. Levi est allongé contre Erwin, sa main dans la nuque du blond pour être sûr qu'il ne s'échappera pas. Il ne compte pas le laisser respirer. Pas ce soir. Sa jambe sur celles du blond, sa main descend le long de son torse. La respiration se saccade au fil des minutes, et de doux gémissements commencent à naître dans la bouche des deux hommes. Un bras ensserrant le brun, l'autre bras du blond se pose sur sa jambe pour enfin attraper sa fesse, le tirant encore plus contre lui. En réaction à la chaleur dégagée par la paume, Levi se frotte doucement contre le corps d'Erwin, son pénis se durcicant petit à petit. Les mouvements sont doux, au même titre que leurs gémissements. Une chaleur que Levi n'avait encore jamais connu l'envahit Cet homme peut faire de lui ce qu'il veut, il se donnera corps et âme à lui. Sa main atteint la grosseur dans le pantalon d'Erwin et l'enserre.
«Gnnn»
Ce son… il veut encore l'entendre.
Il masse la bosse doucement mais fermement, sentant les lèvres d'Erwin s'ouvrir pour laisser échapper un gémissement. Levi le regarde alors. Les yeux fermés, la bouche ouverte, les lèvres roses et mouillées, sa pomme d'Adam qui monte et descend alors qu'il déglutit avec difficulté, il est magnifique. Un tel être ne devrait même pas exister. Il est son Hélène. Il détruirait le monde entier pour le retrouver si on le lui enlevait.
Sa main défait le pantalon du blond, et baisse le boxer pour attraper son sexe. Mais une main bloque son poignet.
«Levi… t'es pas obligé de faire ça.»
«Je sais.»
Erwin plante son regard dans le sien, y cherchant quelque chose comme du depit, ou du dégoût. Mais il n'y voit que de l'envie. Cet homme si parfait a envie de lui faire plaisir. Il lâche la main de Levi et replace la sienne sur sa fesse, y plantant ses doigts en sentant sa peau contre son sexe.
Levi enroule sa main autour du sexe du blond, son pouce caressant le haut du gland. Son sexe est parfait. Il tient dans sa main comme s'il était taillé pour lui. Alors qu'il commence ses va et vient, Erwin attrape sa crinière et resserre son étreinte sur sa fesse, frottant un peu plus le sexe du brun contre lui.
Les mouvements de Levi sont lents. Très lents. Il descend doucement jusqu'à la base du pénis, reste quelques instants là en donnant quelques coups de pression autour, puis remonte doucement, jusqu'à recouvrir complètement le gland avec sa peau.
«Haaaa Levi…»
Sa main recommence au même rythme. Une fois. Deux fois. A chaque fois qu'il arrive en haut, une décharge semble saisir Erwin qui sursaute en gémissant. Ses yeux sont à demi-clos, perdus dans le plaisir. Sa bouche est ouverte, ses lèvres humides. Ses joues rougissent au fur et mesure des mouvements. Ses sourcils se froncent. Son bassin commence à bouger de lui-même.
«Levi….»
Il n'arrive pas à croire que ce soit vrai. Il n'arrive pas à croire qu'il ne rêve pas. Que Levi est bien en train de le faire grimper au rideau. Merde, il en a tellement rêvé.
Levi récupère le pré cum et en recouvre le pénis du blond, accélérant ainsi ses va et vient.
«Merde, Levi…»
La pièce est remplie des bruits de gémissements, de respiration, et du «floc» répété provoqué par la friction de la main de Levi contre le pénis lubrifié par son propre liquide.
Sans arrêter ses mouvements, Levi descend le long du corps d'Erwin, pour positionner sa tête au niveau de son sexe. Il est magnifique. Les veines ressortent et le bout est rosi par les frictions précédentes. Le bout de sa langue caresse le gland dans un mouvement furtif. Une fois. Sursaut. Deux fois. Sursaut.
«Hmmmm!»
Sa langue se pose sur le gland, puis descend, suivi par les lèvres du brun qui englobent son sexe et par sa bouche qui l'aspire. Erwin ne parvient plus à penser. Il se cambre, jette sa tête en arrière, attrape les cheveux du bruns d'une main, les draps de l'autre, et gémit tellement fort qu'il ne pensait pas être capable de faire autant de bruit sous le plaisir. Le brun prend son pénis tout entier dans sa bouche, l'enfoncant le plus profond possible.
«Levi…»
Erwin gémit. C'est un gémissement aigu, magnifique. Le blond s'abandonne complètement à lui. Et il adore ça.
Sa bouche remonte le long du pénis, le lâche sur un doux baiser, puis pose ses lèvres sur le gland, y donnant de petits coups de langues, alors que sa main le branle.
Erwin sent qu'il va exploser. Ses doigts serrent tellement le drap qu'il a l'impression que les jointures vont céder. Doucement, il appuie sur la tête du brun, remontant légèrement son bassin. Le brun accepte et laisse son sexe entrer dans sa bouche, puis ressortir, puis rentrer et s'enfoncer dans sa gorge. Sentant les vibrations causées par les gémissements de Levi sur son sexe, Erwin laisse son bassin commander.
Les coups sont plus rapides, de plus en plus profonds. Une main vient caresser ses boules alors qu'il s'enfonce et se retire de cette merveilleuse bouche.
«Levi… je vais…»
Un coup de bassin. Deux coups de bassin. Le fond de la gorge est atteint, le réflexe de fait sentir.
«Haaaaa!»
Un liquide chaud parcourt la gorge de Levi, qui l'avale, aspirant le pénis jusqu'à ce que qu'Erwin soit trop sensible pour en supporter d'avantage.
Levi relâche le sexe, passe sa main sur sa bouche, et regarde le beau blond. Il est complètement défait, c'est une vision merveilleuse.
Il remonte alors, sa main sur son torse, joue avec son nez, puis l'embrasse tendrement. Il aimerait faire ça toute la journée. Toute la nuit. Tout le temps.
Erwin met une main dans son dos, une autre sur sa joue, avant de libérer ses lèvres.
«Merci, Levi…J'aimerais … Mais…. Je ne pas si je saurai… Enfin… Je ne l'ai jamais fait avec …»
«Tais-toi Blondie. Si je l'ai fait c'est parce que j'en avais envie. Pas parce que j'attendais quelque chose en retour.»
Erwin répond par un sourire. Ce sourire. Son sourire.
Il pose sa tête sur son torse et ferme les yeux, savourant la respiration et les battements de Cœurs du blond qui se calment. Un baiser est posé le haut de son crâne, des bras le serrent, puis plus rien. Il s'endort.
Ce n'est pas l'alarme du téléphone qui réveille les deux hommes, mais quelqu'un qui frappe à la porte.
«On ferme Levi, dépêche toi.»
«Tch, j'arrive pas à croire que t'aies a booker la moitié de la soirée.»
Erwin sourit, les yeux encore collés par le sommeil paisible qu'il vient de connaître.
«Dépêche toi, mon chat a faim. Il va me tuer si je tarde trop. Ça serait ridicule comme mort.»
Erwin rit.
«Tu rentres comment Levi?»
«A pied. Ou des fois c'est Joe qui me ramène.»
«Je peux te déposer. Enfin, si tu veux bien.»
Levi semble réfléchir un instant, ce qu'Erwin peut comprendre. Leur relation n'est pas clairement définie. Officiellement, il est toujours un client, même si de nouveaux sentiments font que ce n'est plus trop le cas officieusement. Même lui doit encore définir ce qu'il en est, mettre des mots sur ces sentiments.
«D'accord. Mais si un jour tu veux venir chez moi pour me tuer, sache que je sais me battre et que j'ai un permis d'arme a feu, et l'arme qui va avec, bien sûr.»
Erwin rit.
«Je m'en souviendrai.»
Sa main caresse la joue de Levi. Il ne peut se passer de cette sensation si douce contre ses doigts.
«Les gars dépêchez-vous j'ai pas que ça a faire moi. Ma femme va me tuer.»
Les deux laissent échapper un rire avant de sortir de la chambre puis de l'immeuble, non sans que Joe ait lancé un clin d'œil plus que suggestif a Levi.
Le trajet en voiture se fait dans le calme, Levi donnant la route à suivre pour arriver à son immeuble. Le brun est presque surpris par la conduite d'Erwin. Elle est sûre, sans accoups, fluide. Ses mains tiennent le volant avec légèreté et le font tourner de doux mouvements. God, qu'est-ce qu'il aimerait avoir ces mains sur lui, en lui, partout. Il ressent un sursaut dans son pantalon à cette pensée, change doucement de position pour calmer la chose puis reprend ses instructions.
«On y est. Merci Blondie.»
«Pas de soucis. A demain?»
«Évidemment. J'ai vu que tu avais encore réservé une bonne partie de la soirée.»
«C'est pas un problème j'espère?»
«Pas du tout. C'est moi qui t'ai demandé ça. Et puis. Finir la soirée avec toi, c'est agréable. Ça me permet de finir sur une bonne sensation.»
Levi ne regarde pas Erwin en disant ces mots. Il ne sait même pas pourquoi il les dit. Il se dévoile beaucoup trop.
Cependant, cette nuit là, pour la première fois depuis très longtemps, Levi s'endort de manière paisible.
