Voici déjà le chapitre suivant, vu que le prologue était très court. ^^ Sachez juste qu'en ce qui est des lieux, je vais utiliser les noms donnés dans le patch français du jeu. J'avais longtemps débattu dans ma tête si je devrais utiliser les noms anglais originaux ou les noms de la traduction française, et j'ai fini par opter pour la deuxième option. (J'ai failli faire le choix inverse.) J'ai pensé que ça passerait plus fluidement dans les dialogues en français. Surtout que dans tous les cas, je n'allais pas dire "Underground" (ça sonnerait bizarre), mais "Outremonde". Autant aller jusqu'au bout... Bonne lecture. :)


"Aïe..." Frisk gémit en se levant, se trouvant sur une parcelle de fleurs dorées. Elle commença à s'inspecter. Ses bras et jambes étaient méchamment éraflés et sa cheville faisait très mal. Elle bougea ses bras et jambes pour voir si rien n'était cassé. Heureusement, rien ne l'était, mais sa cheville était clairement foulée.

Elle regarda autour d'elle et vit qu'elle semblait être dans une sorte de ruines avec des murs de pierre autour d'elle. Elle pouvait voir un couloir tout près. "Je n'ai jamais vu ça avant... Suis-je dans une partie secrète des montagnes? Ou suis-je morte?" Elle ne se sentait certainement pas morte. Elle doutait que sa cheville lui ferait si mal si elle l'était. Elle se leva et même si sa cheville flamba de douleur, elle pouvait toujours marcher.

Cherchant une sortie, elle tomba sur un couloir. Ne voyant pas d'autre option, elle boîta le long du couloir, se dirigeant vers une énorme porte.

Et c'est là qu'elle rencontra une fleur dorée, plantée dans une petite parcelle d'herbe, ressemblant fort à celles qu'elle comptait cueillir, mais celle-là avait un visage, ce qui était assez flippant. Frisk sauta d'un mile quand la fleur a soudainement bougé, levant sa tête d'elle-même pour la regarder. Ses yeux noirs globuleux fixèrent les siens et elle lui fit un large sourire, presque comme si elle l'attendait.

"Coucou! Je suis Flowey! Flowey la fleur!" elle lui dit avec une voix masculine quelque peu aigue.

Les yeux de Frisk étaient grands ouverts de choc. "Et je crois que je me suis cognée la tête..." Elle ferma ses yeux, mais quand elle les a ouvert, la fleur parlante était toujours là. Elle se pinça ensuite, faisant la fleur la regarder bizarrement. Le pincement fit mal, mais la fleur n'avait toujours pas disparu. "D'accord, je sais que je suis toujours en train de rêver! Les fleurs ne peuvent parler, donc je dois rêver!" Elle saisit sa tête et tira d'un coup sec ses cheveux courts, puis secoua sa tête, essayant de reprendre ses esprits. "D'accord, je ne me réveille pas, donc je dois prouver à moi-même que je rêve! Tu vois, ma main va te traverser!" Elle tendit un doigt, s'attendant à ce qu'il traverse Flowey.

*touche*

Flowey lui lança un regard noir. Une plante grimpante se glissa hors du sol et tapa sa main. Fort. "Hé! Bas les pattes, gamine!"

"Aïe! Ça fait...mal?" Frisk le fixa avec de grands yeux.

"T'as fini d'avoir ton petit épisode maintenant?" Flowey demanda, levant les yeux au ciel.

"Euh, ouais, je crois... Bordel, tu es en fait réel?! Oups, si tu es réel, j'ai été si grossière avec toi... Désolée pour ça... Euh, salut?" Frisk babilla.

"Bien sûr que je suis réel, idiote!" Flowey lâcha, ensuite se força de se calmer. Il s'approcha ensuite et l'inspecta. "Hmm... Tu es nouvelle dans l'Outremonde, non? Je vois pas pourquoi j'te demande, vu ton ignorance totale, donc tu dois être nouvelle. Mince alors, tu dois être si confuse!" Il lui fit un sourire amical, mais quelque chose la fit se sentir plus inconfortable que bienvenue. "Quelqu'un se doit de t'apprendre comment ça s'passe par ici. J'suppose qu'une vieille branche comme moi fera l'affaire!"

"Euh, merci?" Frisk dit, plus comme une question qu'autre chose. Quelque chose avait l'air... faux... dans la manière de laquelle cette fleur lui souriait, mais elle ne voulait pas l'énerver avant qu'elle ne comprenne ce qu'il se passe.

"Alors, dans l'Outremonde, nous avons un moyen très spécial de partager le LV." dit la fleur flippante.

"Euh, LV?" Frisk demanda, confuse et plus qu'inconfortable.

"Ouais, LOVE, l'AMOUR." Flowey expliqua, le disant d'une manière bizarre. "Cela fait ton ÂME devenir plus forte. Au début les ÂMES sont faibles, mais avec l'AMOUR, elles deviennent plus puissantes. Alors, tu veux de l'AMOUR, non? T'inquiète pas, je vais t'en donner!"

"Euh, j'apprécie l'offre, mais ça va." Frisk dit, reculant rapidement de la fleur.

"Hé, je suis content de t'aider! Alors ici dans l'Outremonde, nous partageons l'amour avec de petites blanches... pétales d'amitié." Flowey expliqua, souriant toujours.

"Ecoute, je ne suis pas intéressée, alors laisse-moi tranquille, espèce de pervers!" Frisk cria, essayant de sembler plus courageuse qu'elle ne se le sentait. "Garde tes "pétales d'amitié blanches" pour toi!"

Ses yeux globuleux s'agrandirent. "Attends. Quoi? Gamine, je crois que tu es de nouveau confuse. Calme toi. Je veux juste qu'on soit amis!" Avant que Frisk ne puisse répondre à ça, Flowey fit rapidement apparaître dans l'air quelques pastilles blanches semblables à des graines, lui faisant un autre sourire troublant. "Tu es prête? C'est parti! Attrapes-en autant que tu peux!" Il lança les pastilles vers elle, et Frisk cria et sauta hors du chemin, sa cheville flambant de douleur.

"Hé, copine, tu les a manquées. Réessayons ça, d'accord? Attrape les projectiles... je veux dire, les pétales d'amitié!" Flowey dit avec un petit sourire narquois, un bord railleur dans sa voix. Il lança les pastilles vers Frisk et de nouveau, elle essaya de les esquiver, mais même si elle en manqua plusieurs, sa cheville l'a ralentie et elle fut touchée par quelques-unes dans le côté, la faisant crier de douleur.

L'expression de Flowey ensuite changea de sa façade douce et innocente vers un sourire maléfique, ayant l'air complètement démoniaque. "Idiote...dans ce monde, c'est tuer ou être tué!" Son sourire maléfique s'élargit. "Pourquoi quelqu'un passerait à côté d'une opportunité pareille?" Il créa un anneau massif de projectiles blancs autour de Frisk, laissant la fille avec nulle part où esquiver. "Meurs!"

Frisk regarda autour pour trouver une échappatoire, mais il n'y avait nulle part où aller. Elle tomba sur le sol et se roula en boule, essayant de protéger sa tête et ses organes vitaux alors que les projectiles s'approchaient...

Et puis une soudaine explosion de feu vint de sa droite, touchant la fleur maléfique et l'envoyant s'envoler, faisant les projectiles se dissiper avant qu'ils ne puissent la toucher. "Quelle terrible créature, torturant un pauvre enfant innocent..." dit une voix douce maternelle, et Frisk se déroula et regarda sa sauveuse. Ses yeux s'écarquillèrent dès qu'elle vit un monstre à fourrure blanche qui avait l'air d'être une femme avec un visage de chèvre, des oreilles pendantes, un petit ensemble de cornes de chèvre, et d'étonnamment gentils yeux rouges, et qui portait une longue robe mauve avec des manches blanches grisées. Un symbole étrange dans une teinte plus claire de mauve était sur sa poitrine. Le monstre s'agenouilla et offrit une main à cinq doigts avec des petites griffes non taillées pour l'aider à se relever. Frisk tressaillit d'abord, effrayée.

"N'aie pas peur, mon enfant. Je suis Toriel, gardienne des ruines." le monstre dit gentiment. Frisk regarda dans ses yeux et se sentit se détendre. Contrairement au ton faussement doux de Flowey, la voix de cette personne semblait sincèrement gentille et intentionnée sans aucune sorte de tromperie. "Oh, ma pauvre! Tu es blessée! Allons t'emmener à travers les catacombes et te soigner." Elle prit Frisk doucement dans ses bras sans effort, comme si l'adolescente ne pesait pas plus qu'un bébé.

Frisk était toujours nerveuse, mais Toriel venait tout juste de lui sauver la vie et était plus gentille avec elle qu'un adulte ne l'a jamais été. Et si Toriel voulait la tuer, elle l'aurait déjà fait ou elle aurait laissé la fleur maléfique le faire. Frisk se permit de se détendre dans les bras de Toriel. "Merci." elle murmura.

"Je t'en prie, ma petite." Toriel lui dit. Elle était extrêmement douce et attentive de ne pas heurter la cheville enflée de Frisk alors qu'elle la porta dans une pièce mauve vif et monta des escaliers en béton. Elle passa ensuite une autre porte et entra dans une pièce avec plusieurs rangées de boutons et marcha sur les deuxième et quatrième rangées. "Les ruines sont pleines d'énigmes en guise de mesure de sécurité." elle expliqua à Frisk qui était confuse. "Ce sont des anciennes fusions de détournements et clés de porte, et tu dois les résoudre pour aller de pièce en pièce." La pièce suivante contenait plusieurs interrupteurs et Toriel lui montra lesquels elle pouvait activer pour aller dans la pièce suivante. Elle les avait en fait marqués pour que les visiteurs des ruines ne s'embrouillent pas. Toriel aussi admit penaudement que les marquages étaient aussi pour son avantage.

Elles entrèrent ensuite une pièce avec un mannequin d'entraînement et Toriel se rappela de quelque chose. "Alors, malgré ce que cette horrible, horrible fleur t'a dit, la violence n'est PAS le meilleur moyen pour gérer un combat, ma petite. Parfois parler calmera tout, et de bonnes actions aideront d'apaiser un conflit. Parfois les monstres attaqueront s'ils sont en colère ou ont peur, mais reste calme et sois gentille. Il y a toujours un moyen de finir un combat paisiblement, sans carnage."

Elles s'arrêtèrent enfin dans une pièce avec du matériel médical, où Toriel soigna tendrement les bleus et éraflures de Frisk, s'agitant pour elle comme une mère le ferait. Elle enroula ensuite un pansement spécial autour de sa cheville. Il brilla et commença immédiatement d'apaiser la douleur. Toriel expliqua qu'il était magique et avait des propriétés curatives.

"L'entorse sera complètement guérie demain." Toriel lui dit avec un sourire et froissa doucement les cheveux de Frisk comme Frisk l'a toujours fait à sa petite sœur. "Maintenant, ça va aller de rester seule un moment? Je dois faire les courses." Elle regarda le corps en sous-poids de Frisk avec inquiétude, se rappelant comment une certaine autre petite fille avait été aussi maigre quand Toriel l'avait accueillie dans sa maison. "Tu es beaucoup trop maigre. Nous devons te nourrir de quelques repas décents."

"M-Merci, mais vous n'êtes pas obligée..." Frisk commença.

Toriel la coupa doucement. "J'en ai envie. Maintenant, je voudrais que tu restes dans cette pièce. Ces ruines peuvent être dangereuses pour les explorer seul. Tiens. Je vais te donner ce téléphone portable." Elle donna à Frisk un téléphone pliable avec son numéro programmé dedans. Frisk le prit, le tenant soigneusement dans ses mains comme si c'était un précieux bijou. "Si tu as besoin de quoi que ce soit, appelle-moi s'il te plaît. Maintenant, sois sage, d'accord?" Toriel dit ensuite au revoir à Frisk et partit.

Frisk a attendu dans la pièce pendant un certain temps. Quinze minutes plus tard, Toriel appela, lui disant qu'elle serait un peu en retard parce qu'un chien blanc lui a volé sa farine. Frisk cacha un rire et la rassura que ce n'était rien. Environ dix minutes après ça, Frisk fut appelée par morsure dudit chien et elle pouvait l'entendre haleter et Toriel en arrière-plan priant le chien de revenir avec son portable. Frisk raccrocha, riant et espérant que Toriel récupérerait le téléphone auprès du voleur canin blanc.

Un certain temps plus tard, Frisk était agitée. Elle savait que Toriel voulait qu'elle reste dans cette pièce, mais elle voulait aussi trouver un chemin menant hors des ruines. Silencieusement, elle quitta la pièce, recevant un appel de la part de Toriel quelques minutes plus tard.

"Bonjour, c'est Toriel. Ce chien avait volé mon téléphone, mais je l'ai récupéré. Tu n'as pas quitté la pièce, n'est-ce pas? Il y a encore quelques énigmes devant que je dois encore expliquer. Il serait dangereux d'essayer de les résoudre par toi-même. Sois sage, d'accord?" Frisk se sentit coupable d'avoir quitté la pièce, mais elle rassura Toriel qu'elle serait sage avant que Toriel ne raccroche.

"Croâ, croâ. Excuse-moi, humaine." dit une voix soudaine derrière elle.

"Ah!" Frisk cria et sauta un pied en l'air avant de se retourner pour voir une créature qui aurait pu être une grenouille, mais qui était beaucoup plus grande, qui lui arrivait presque à sa taille. Elle était principalement blanche, mais avait une faible teinte de vert sur ses joues, trois taches noires sur sa poitrine, et un ventre noir qui avait un motif avec ce qui ressemblait de grands yeux et une moue blancs. Frisk aurait juré que les yeux sur le ventre ont cligné, mais elle ignora ça du mieux qu'elle le pouvait pour se concentrer sur la créature principale, voulant garder sa santé mentale intacte.

"Désolé. J'ai un conseil pour toi à propos des combats contre les monstres. Si tu agis d'une certaine façon ou tu combats jusqu'à ce qu'ils soient presque vaincus, ils pourraient ne plus vouloir te combattre. Si un monstre ne veut pas se battre contre toi, s'il te plaît, fais preuve de clémence, humaine." La grenouille la regarda d'un air suppliant et un peu apeuré.

"Ne t'inquiète pas. Je ne ferai de mal à personne." Frisk dit, choquée que la petite grenouille se comportait comme si elle allait sérieusement blesser ou tuer quelqu'un. Ressemblait-elle à une maniaque génocidaire ou une tueuse en série?

"Bien." il dit avec un soupir de soulagement avant de s'éloigner en sautillant.

Frisk haussa des épaules avec une expression confuse avant de continuer. Ella a ensuite accidentellement marché sur l'orteil d'un Croâpaud endormi. Ce dernier poussa un cri et se réveilla avec sursaut, tirant instinctivement vers Frisk un barrage tranchant de mouches.

Frisk sauta rapidement hors du chemin, d'abord effrayée mais se remémorant ensuite de ce que Toriel avait dit. "Wow. C'était une attaque rapide. Je suis désolée d'avoir marché sur toi, petit gars. Je n'ai pas fait exprès." elle dit à la créature, espérant que les mots doux la calmeraient pour qu'elle la laisse tranquille.

Le Croâpaud n'a pas compris ses paroles, mais il a aimé leur ton et a souri, et voyant qu'elle n'allait pas lui faire de mal, laissa tomber quelques pièces d'or à ses pieds avant de partir en sautillant.

"D'accord... C'était vraiment bizarre." Frisk marmonna à elle-même et continua son chemin. Dans une pièce, elle a pris un Bonbon Monstre qu'elle a glissé dans sa poche pour le donner à sa sœur plus tard, ensuite elle a failli tomber à travers le sol et rencontra une petite créature timide semblable à un croisement entre un fantôme en drap et un mite aux petites ailes battantes qui se calma dès qu'elle lui parla de manière apaisante. Il lui lança timidement une pièce d'or à ses pieds, puis s'en alla avant que Frisk ne puisse le remercier.

Elle a ensuite de nouveau eu un coup de fil de Toriel. "Sans raison particulière, qu'est-ce que tu préfères? La cannelle ou le caramel?" Frisk n'avait jamais mangé beaucoup d'aucun des deux, mais choisit le caramel et remercia Toriel. Mais seulement cinq secondes plus tard, Toriel appela à nouveau, demandant si de la cannelle avec du caramel la dérangeait. Frisk n'avait pas la bouche fine et était juste reconnaissante d'être nourrie, donc elle rassura Toriel que ça ne la dérangeait pas.

Toriel la rappela encore une fois quelques minutes plus tard, demandant si elle n'avait pas des allergies, ce à quoi Frisk confirma qu'elle n'en avait pas. Frisk continua ensuite son chemin à travers les pièces, et étant plutôt mauvaise en puzzles, elle prit au moins une demi-heure pour résoudre un puzzle compliqué sur le sol qui impliquait de devoir marcher sur les bons endroits pour éviter de tomber dans un trou dans le sol, et elle était bien tombée au moins huit fois avant de bien faire les choses. Dieu merci que Toriel avait placé des amortisseurs doux en dessous de chaque trou, sinon elle souffrirait de bien plus que sa fierté blessée.

Sur le chemin, elle a dû calmer encore quelques monstres nerveux qui lui ont donné un coup ou deux quand elle n'arrivait pas à comprendre comment les calmer dans l'immédiat ou accidentellement empirait les choses, mais ensuite ils lui donnaient de l'or une fois calmés, soit pour la remercier ou pour s'excuser; elle n'était pas sûre, mais ça lui était égal. Si c'était du vrai or, elle pourrait le vendre quand elle rentrerait chez elle et si elle jouait bien ses cartes, faire un grand profit pour qu'elle et Tina soient nourries et vêtues pendant un long moment, ainsi que mettre un peu d'argent de côté pour se procurer un appartement quand elle sera suffisamment âgée pour obtenir la garde de sa sœur.

La pensée de pouvoir assurer l'avenir de Tina l'emplissait de détermination et elle sentait un élan d'énergie alors qu'elle continuait d'aller vers avant. Ensuite, elle a dû résoudre un puzzle sur un pont qui était heureusement assez direct, et supplier un rocher vivant de bouger dans la bonne direction pour qu'elle puisse désactiver les pics sur le pont. Ce monde dans lequel elle était tombée était si bizarre...

Une fois entrée dans la pièce, elle vit ce qui pouvait juste être un fantôme, blanc et légèrement translucide aux yeux fermés, couché sur le pont qu'elle devait traverser, disant "z" encore et encore pour une raison inconnue. "Est-elle partie?" Frisk l'entendit marmonner avant de recommencer de répétitivement dire "z" à haute voix, faisant semblant de dormir.

Frisk cacha un rire, ce fantôme bizarre étant mignon plutôt qu'effrayant. "Désolée, je ne suis pas encore partie. Est-ce que je peux traverser?" Elle fit un petit coup de coude au fantôme, ce qui lui a juste fait peur, et il a commencé à pleurer, ce qui a d'une quelconque manière fait les larmes tomber du plafond en une forte pluie qui faisait vraiment MAL. "Aïe! Hé, ne pleure pas s'il te plaît! Je ne voulais pas te faire mal ou peur. Je voulais juste traverser." elle dit de manière apaisante, essayant de garder sa voix calme pour ne pas effrayer le fantôme encore plus, puis lui fit un doux sourire.

Ses larmes se sont réduites et Frisk cacha un soupir de soulagement. Elle décida de lui dire une petite blague pour lui remonter le moral et lâcha la première blague qui lui est venue en tête. "Quel est le plat préféré des fantômes?"

"Je ne sais pas, c'est quoi?" le fantôme demanda en reniflant.

Elle sourit. "Des bouh-lettes de viande!" C'était une blague stupide et elle espéra trois secondes plus tard que ce n'était pas offensant, mais heureusement ça a réconforté le fantôme adorable, qui laissa échapper un petit rire.

"H-Hé, je veux te montrer quelque chose." il dit timidement. Il envoya ses larmes vers le haut, formant un chapeau haut de forme sur sa tête. "J-J'appelle ça Dapper Blook. Est-ce que ça te plaît?"

Frisk laissa échapper un rire. C'était mignon et ringard. Le fantôme commença d'avoir l'air inquiet, alors Frisk tapa des mains. "C'est impressionnant!" elle acclama.

"Merci. Mon nom est Napstablook, en fait." dit le fantôme, regardant par terre.

"Je suis..." Frisk commença mais Napstablook continua de parler.

"Je viens d'habitude dans les ruines parce qu'il n'y a personne, mais aujourd'hui j'ai rencontré quelqu'un de gentil! O-Oh, je divague à nouveau. Je vais m'écarter de ton chemin."

"Tu n'es pas obligé..." Frisk commença à dire mais Napstablook avait déjà disparu.

Frisk soupira et continua sa route. Prenant un mauvais virage, elle finit dans une impasse, une petite pièce avec deux toiles d'araignée. "Oups, il n'y a rien ici à part des toiles d'araignée... mince alors, cet endroit est un labyrinthe." Elle était sur le point de faire demi-tour et essayer un autre chemin, mais ensuite elle vit une petite enseigne. "Vente d'Arachnopâtisseries?" elle lut avec confusion, puis se frotta les yeux pour s'assurer qu'elle a bien lu, même si elle ne savait pas pourquoi même elle était surprise après tout ce qu'elle a vu aujourd'hui. "Hein. C'est...différent."

"Salut!" dit une petite voix. Ça ressemblait à un petit garçon d'à peu près le même âge que Tina, peut être un peu plus âgé.

Frisk sursauta et regarda autour dans la confusion. "Bonjour?"

"Ici." la petite voix rit et Frisk suivit le son, regardant dans la plus petite toile et y vit une araignée brune de la taille d'une tarentule lui faisant signe avec sa patte avant. Il portait un adorable petit polo bleu et un pantalon noir qui couvrait toutes ses huit pattes. "Oh, salut toi!" Frisk dit avec un sourire, même si elle avait l'impression d'avoir atterri dans l'histoire de "La Toile de Charlotte".

"Tu veux acheter un donut? Maman me laisse les préparer tout seul et m'a laissé venir ici aujourd'hui et les vendre avec les autres!" il lui dit joyeusement et la regarda avec de grands yeux... tous les huit.

Même sur une araignée, Frisk ne pouvait résister le grand regard implorant d'un enfant. "Bien sûr, j'en achète un. Combien?"

Il bondissait vivement pour avoir fait sa première vente. "Euh... sept PO."

Frisk compta sept des petites pièces d'or qu'elle avait, devinant que c'est ce qu'il voulait dire. "Voici!"

"Ouais!" l'enfant dit avec joie, puis il et quelques autres araignées lui ramenèrent un donut dont le glaçage a clairement été fait par un petit enfant, vu qu'il était couvert de beaucoup de glaçage vanille de façon désordonnée et de pépites partout. Tina l'adorerait. Frisk remercia les araignées et plaça doucement le donut dans son sac à dos avant de reprendre la route.

Il lui a prit un certain temps pour résoudre un autre puzzle qui impliquait de tomber dans des trous et trouver un interrupteur (il lui a fallu tomber dans cinq pièces pour le trouver), mais elle a pu rencontrer Napstablook à nouveau, qui était tombé dans un trou et fût coincé, oubliant que les fantômes pouvaient voler avant de se rappeler enfin de ce fait et de disparaître encore. Frisk a ensuite dû résoudre deux puzzles à interrupteurs, ce qui lui a pris un certain temps et quelques interrupteurs erronés avant d'y arriver, et faire face à d'autres monstres qui avaient maintenant décidé de venir en paires, ce qui a ajouté quelques bleus en plus à sa collection. Elle boîtait de nouveau au moment où elle est sortie de là. Peut-être que se balader dans les environs n'était pas une idée si intelligente...

A la longue, elle est arrivée dans une pièce avec un grand arbre et vit Toriel. "Oh ciel, cela a pris plus de temps que je ne le pensais." Toriel marmonna et commença de composer le numéro avant de voir que Frisk était là, ayant l'air d'un enfant qui s'est fait prendre avec la main dans la boîte à biscuits. Elle courut vers elle. "Qu'est-ce que tu fais ici, mon enfant? Est-tu blessée?" Elle l'examina et vit les nouveaux bleus. "Là, là. Je vais te soigner. Tu n'aurais pas dû te balader toute seule." elle gronda gentiment, puis soupira. "Et moi je n'aurais pas dû te laisser seule pendant si longtemps. C'était irresponsable de ma part, mais je voulais te faire la surprise. Euh... et bien, je suppose je ne peux le cacher pendant plus longtemps. Viens, mon enfant!" Elle emmena Frisk dans sa maison confortable et une odeur sucrée délicieuse emplit les narines de Frisk dès qu'elle entra par la porte. "Tu le sens? Surprise! C'est une tarte au caramel et à la cannelle. J'ai pensé que nous pourrions célébrer ton arrivée."

"Vous... Vous avez fait ça pour moi?" Frisk demanda très doucement. Sa mère ne lui avait jamais préparé de tarte, ni avait soigné ses bosses et bleus, ni même avait semblé se soucier d'elle. Pourquoi une totale inconnue se comportait-elle plus comme une mère envers elle que sa propre mère? Elle regarda dans les yeux de Toriel, ses propres yeux prudents mais vulnérables à la fois, mais vit que ceux de Toriel étaient ouverts et honnêtes.

Toriel était touchée par son expression, si identique à celle de Chara quand Asriel l'avait amenée; la gratitude pour la moindre gentillesse, la peur dans ses yeux que tout ça pourrait disparaître, et la très légère suspicion que tout ça n'était qu'un piège. "Bien sûr. Allons d'abord te nourrir d'un bon dîner et ensuite tu pourras avoir un bon grand morceau de cette tarte." Elle donna à Frisk une grande assiette de nourriture et la fille de quinze ans la remercia et mangea, assez poliment, mais aussi assez rapidement, comme si elle n'a pas eu de repas décent depuis longtemps, ce qui inquiéta Toriel encore plus.

"J'ai une autre surprise pour toi." elle dit à Frisk une fois que la fille a fini de manger. Elle l'emmena vers une chambre à coucher. "Une chambre rien que pour toi! J'espère qu'elle te plaît."

Frisk avala inaudiblement. "M-Merci, mais... mais je ne peux rester... Je dois rentrer chez moi... ma..."

Toriel tressaillit un peu, mais essaya de le cacher devant la fille qu'elle a accueilli. "Là maintenant, tu ne peux aller nulle part avec ta cheville. Tu vas juste empirer les choses, même en portant ce pansement. Je t'en prie, reste ici." elle lui dit rapidement.

Frisk voulait rentrer auprès de sa sœur, mais elle savait que Toriel avait raison et pensait que Toriel voulait juste dire qu'elle reste pour la nuit. Elle ne pourrait pas redescendre la montagne et revenir en ville avec sa cheville, et il était déjà très tard. Elle hocha sa tête et sortit un peu d'or, le tendant vers Toriel. "Merci. Je peux payer pour le séjour..."

"Non, non chérie. Tu gardes ça." Toriel lui dit, poussant sa main gentiment vers elle. Frisk voulait protester mais Toriel l'a gentiment fait taire.

Alors que Frisk avança vers la chambre à coucher, le miroir dans le hall a attiré son regard et elle a cru entendre qu'un murmure en venait et ressentit une légère traction dans sa propre âme. Confuse, elle s'approcha. Ce qu'elle vit était un choc. Là où devait être son reflet se trouvait une fille aux cheveux bruns, semblant avoir son âge, peut-être un peu plus âgée, portant un t-shirt vert avec une seule rayure jaune horizontale et un short brun. "C'est moi, Chara." elle crut entendre la fille murmurer en implorant et Frisk tomba de choc avec un petit cri, atterrissant sur ses fesses.

Toriel se précipita. "Qu'y a-t-il, mon enfant? Tu vas bien?"

"Le-Le miroir... J'ai cru voir..." elle bégaya et se leva, regardant à nouveau dans le miroir. Mais tout ce qu'elle y vit était elle-même. "Je-Je ne sais pas. Avez... Avez-vous vu ou entendu quelque chose?" Toriel avait juste l'air confuse et secoua sa tête. "J'ai... J'ai dû rêver..."

"Tu dois être fatiguée. Va te coucher." Toriel dit avec un ton maternel, aidant Frisk jusqu'à la chambre. Frisk la remercia encore pour la millionième fois cette nuit en se couchant. Toriel la recouvra avec la couverture et l'embrassa sur le front avant de quitter la chambre. Frisk ferma les yeux, ressentant un mélange confus de contentement qu'on prenne soin d'elle pour la première fois dans sa vie, d'inquiétude pour la sécurité de sa sœur, et de confusion à propos de ce qu'il s'est passé avec le miroir. Mais l'épuisement prit le dessus et elle s'est vite endormie.

Dans l'autre chambre, Toriel ne pouvait s'endormir si facilement. Elle espérait qu'elle pourrait convaincre cette enfant de rester. Elle n'en perdrait PAS un autre au profit des plans de son ex-mari, surtout celle-ci, si petite, si maigre, et qui ressemblait tellement à... Elle eut mal au cœur et et elle se leva pour lire. Elle avait le sentiment qu'elle ne dormirait pas beaucoup cette nuit.

En entrant dans le salon, elle vit le reste de sa tarte toujours sur la table de la salle à manger et en coupa un morceau, le mettant sur une assiette et la portant jusqu'à la chambre de sa protégée, entrant silencieusement pour ne pas la réveiller. Elle plaça le morceau de tarte par terre. "Comme ça, elle aura un petit goûter si elle a faim au milieu de la nuit. Et si son histoire est semblable à celle de Chara, ce que je crains être le cas, avoir à manger tout près où qu'elle soit devrait la réconforter." Elle regarda la fille dormante pendant quelques minutes, puis s'en alla silencieusement dans le couloir.

...

Frisk se réveilla le lendemain matin, pensant dans le sommeil que les évènements de la veille n'étaient qu'un rêve. Mais quand elle a ouvert les yeux, elle se rendit compte qu'elle était dans un bon lit douillet dans une belle petite chambre plutôt que dans sa propre chambre sombre avec le matelas rongé par les mites. Elle se leva et trouva le morceau de tarte, heureusement juste avant qu'elle ne marche dessus. Elle l'a soulevé soigneusement et l'a couvert, le plaçant dans son sac à dos usé. Ça ferait un bon petit déjeuner pour sa sœur.

Elle marcha le long du couloir, vérifiant le miroir pour voir si elle reverrait la figure mystérieuse, mais elle ne l'a pas revue. Entrant dans le salon, elle vit Toriel assise dans un fauteuil, lisant un livre. "Déjà debout, à ce que je vois." Toriel dit souriante. Elle regarda ensuite Frisk sérieusement. "Oh, je veux que tu saches à quel point je suis contente d'avoir quelqu'un ici. Il y a tellement de vieux livres que je veux partager. Je veux te montrer mon endroit de chasse aux insectes préféré. Je t'ai aussi préparé un programme d'études. Cela peut te sembler surprenant, mais j'ai toujours voulu être institutrice. En fait, cela ne t'est peut-être pas si surprenant." elle dit un peu rapidement.

Frisk baissa les yeux. "T-Toriel, je ne peux rester. J-Je dois rentrer chez moi... ma s..."

Toriel aussi baissa les yeux. "C'est ici chez toi maintenant." elle dit doucement avant que Frisk ne puisse finir. La fille de quinze ans en recula, faisant le cœur de Toriel se serrer.

"Laissez-moi partir!" Frisk supplia, maintenant absolument terrifiée qu'elle se faisait kidnapper et ne sachant pas quoi faire contre quelqu'un qui pouvait lancer du feu avec ses mains. "Je dois rentrer chez moi!" Elle a ensuite essayé de se sauver vers la seule porte qu'elle n'avait pas approché, mais Toriel l'a doucement attrapée. Frisk criait et se débattait, mais Toriel ne l'a pas relâché.

"Je t'en prie... arrête de te débattre et écoute-moi un moment. Je ne te ferai jamais de mal. Tu n'as rien à craindre ici dans les ruines, mais il y a une raison pour laquelle tu dois rester." Toriel lui dit, parlant toujours doucement et gentiment, mais ses yeux étaient maintenant emplis de larmes. Frisk a arrêté de se débattre, mais elle regarda quand même Toriel avec des yeux apeurés. "Tu ne comprends pas. J'essaie seulement de te protéger. L'Outremonde est très dangereux. Ce n'est de loin pas aussi facile de le quitter que tu le crois. Tu ne connais pas l'histoire de ce qui s'est passé entre notre race et la tienne. Il y a très très longtemps, il y a eu une guerre entre nos races. Après une longue bataille, les humains furent victorieux. Ils usèrent d'un sortilège pour nous sceller ici dans l'Outremonde. Il y a une barrière magique entre notre monde et le tien. Et même s'il est facile de tomber ici, il n'est pas aussi simple de ressortir. Et les monstres ici; certains méprisent ou craignent beaucoup les humains."

Frisk a ouvert la bouche pour parler, mais Toriel l'a interrompue. "Je sais que rien de cela n'est ta faute. C'est arrivé bien avant ton époque, mais la peur est toujours présente ici. Je crois que la plupart se calmeront si tu leur fais preuve de gentillesse... mais il y en a certains qui voudront prendre ton âme." Frisk en frissonna et Toriel se sentit mal, mais elle savait qu'elle devait lui expliquer pour la faire rester. "Vois-tu, une âme humaine est beaucoup plus puissante qu'une âme de monstre, étant même capable de persister après la mort. Et... Et il est dit que si on rassemblait sept âmes humaines et utilisait leur pouvoir, la barrière pourrait être brisée et nous serions libérés. Et c'est pourquoi tu dois rester ici avec moi." Elle ensuite relâcha Frisk avant de se lever.

"Je vais détruire l'entrée des ruines, pour que personne ne puisse entrer ou sortir." Toriel se dirigea ensuite vers la sortie. Les yeux de Frisk s'écarquillèrent alors qu'elle courut la rattraper en descendant les escaliers et traversant le long couloir mauve.

"Toriel, je sais que c'est dangereux; je sais que tu essaies de me protéger, mais je dois rentrer chez moi! Ma..." Frisk commença, mais Toriel l'a de nouveau interrompue.

"Je ne te laisserai pas partir d'ici! Chaque humain qui est tombé ici a connu le même destin! Je l'ai vu encore et encore! Ils viennent. Ils partent. Ils meurent. Naïve enfant; si tu quittes les ruines... ils... Asgore... vont te tuer! J'essaie seulement de te protéger! Pourquoi ne le comprends-tu pas?!" Elle baissa les yeux. "Va... Va dans ta chambre."

"J-Je ne peux pas. Toriel, je dois partir!" Frisk supplia.

"N'essaie pas de m'empêcher de le faire. Mon enfant... Je sais que quoiqu'il t'est arrivé chez toi était mauvais. Tu es trop maigre. Je sais que l'on ne s'est pas bien occupé de toi. Reste avec moi. Je prendrai soin de toi et je t'élèverai comme mon propre enfant. Je ne laisserai personne te faire du mal. Je t'en prie... reste. Je ne perdrai pas un autre enfant!" Elle marcha jusqu'à la porte des ruines et Frisk courut après elle.

"Tu veux donc partir à ce point. Hmph." Toriel dit. "Tu est comme les autres. Il n'y a qu'une solution à cela. Prouve-moi. Prouve-moi que tu as assez de forces pour survivre!" Elle prit une posture de combat.

"Je ne me battrai pas contre toi, Maman!" Frisk cria, puis ses yeux et ceux de Toriel s'écarquillèrent suite à ce qu'elle venait de lâcher dans son agitation et sa tristesse. "Je ne vais pas te faire de mal! Mais... Mais je dois quand même partir! J'ai une petite sœur chez moi! Elle n'a que six ans. Je dois rentrer chez moi et m'occuper d'elle. Mes... Mes parents ne le feront pas. J-Je ne veux pas faire ça... mais... mais je le dois. Ma sœur a besoin de moi, et je vais rentrer auprès d'elle." Elle baissa les yeux. "Tu as été incroyable avec moi. Tu... Tu as été plus comme un mère que ma vraie mère, mais... mais je dois quand même rentrer. Je ne laisserai pas ma sœur seule." Elle regarda dans les yeux de Toriel. "S'il te plaît... laisse-moi partir."

Toriel baissa les yeux. "Je..." Elle laissa échapper un rire triste. "Comme c'est pathétique. Je... Je ne peux même pas protéger un seul enfant. Mais... Mais je comprends pourquoi, ma petite. Je sais que tu aimes beaucoup ta sœur. Ta détermination de rentrer auprès d'elle est forte. J-Je ne peux t'arrêter. Je ferai tout ce que je peux pour t'aider, m-mais je serai incapable de te protéger tout le temps là dehors."

"J-Je sais. Et je sais que c'est extrêmement dangereux. Mais je dois le faire quand même." Frisk murmura. "J-Je peux me protéger moi-même là dehors... Je l'ai toujours fait..."

"J-Je sais, mon enfant. Mais tu n'aurais jamais dû devoir le faire." Toriel l'enveloppa dans un câlin chaleureux, pleurant doucement. "S'il te plaît... fais attention. Et si tu veux revenir, tu auras toujours un chez toi ici. Et rappelle-toi, tu as mon numéro de téléphone. Appelle-moi dès que tu as besoin de moi ou même si tu as juste envie de parler. J'aurai toujours mon téléphone sur moi et je serai toujours là."

"Merci. Merci beaucoup pour tout." Frisk murmura, des larmes coulant de ses yeux aussi alors qu'elle câlinait Toriel fort en retour. Après un long moment, Toriel la relâcha et s'écarta de son chemin. La main de Frisk tremblait alors qu'elle a ouvert la porte des ruines. Elle regarda Toriel une dernière fois avant d'aller à l'extérieur, sentant comme si son cœur se brisait en un million de morceaux.

...

Toriel regarda Frisk partir tristement, espérant qu'elle irait bien dans son voyage périlleux à venir. Elle espérait que son ami auquel elle parlait tiendrait sa promesse et protégerait et aiderait cette petite fille courageuse et déterminée. Mais ce qu'elle ne savait pas était que quelqu'un d'autre avait silencieusement juré d'aider la fille en cours du chemin également. Elle n'a jamais senti les bras fantomatiques l'envelopper, ni entendu la petite voix d'une autre adolescente murmurer "Au revoir," et "Je t'aime, Maman." Elle n'a jamais vu l'esprit de sa première fille adoptive quitter les ruines et suivre Frisk. Alors que celle-ci allait le long du couloir et hors des ruines, la jeune fantôme s'arrêta une dernière fois pour faire un signe d'au revoir.