Et voici un autre chapitre! Pas grand chose à dire pour le moment. Bonne lecture. :)


Dès que Frisk est partie par la porte menant à la sortie et est allée le long d'un autre long couloir, elle rencontra à nouveau une certaine fleur jaune flippante. "Malin. Trrèèès malin. Tu crois que t'es si intelligente, n'est-ce pas?! Mais dans ce monde, c'est tuer ou être tué. Tu as donc joué selon tes propres règles. Tu as épargné la vie d'une seule personne. Je parie que tu te sens bien. Tu n'as tué personne cette fois. Mais que vas-tu faire si tu rencontres un tueur impitoyable? Tu mourras et tu mourras et tu mourras. Jusqu'à ce que tu en auras marre d'essayer. Que vas-tu faire alors? Vas-tu tuer par frustration?" il lui demanda avec un sourire narquois.

Frisk avait peur, mais le cacha. "Je vois pas comment. Je serais déjà morte." elle dit sournoisement alors que sa bouche s'activa avant son cerveau, essayant de lui faire croire qu'elle était sans peur pour qu'il la laisse tranquille, ne pensant qu'une seconde plus tard que c'était probablement un plan très stupide.

Flowey la regarda avec mépris et Frisk refoula l'envie de reculer. "T'es presqu'aussi mauvaise que cette ordure souriante, mais tu ne peux me duper avec ton jeu inutile, tu sais. Je peux très clairement voir la peur dans tes yeux... Tu sais que tu n'arriveras jamais jusqu'au bout sans tuer ou te faire tuer. Alors, vas-tu régner sur ce monde... ou l'abandonner entièrement et ME laisser en hériter?" Il sourit diaboliquement. "Je suis le prince du futur de ce monde. Mais t'inquiète pas, mon petit monarque. Mon plan n'est pas régicide. Ceci est BEAUCOUP plus intéressant. Vas-tu tuer? Ou vas-tu tomber? Voyons ce que tu vas faire."

"Ecoute, enfoiré de fleur psychopathe! Je ne mourrai pas, et je ne prendrai JAMAIS la vie d'un autre!" Frisk cria, furieuse et effrayée, sa bouche agissant toujours avant son cerveau.

Heureusement, ou peut-être malheureusement; elle n'en était pas si sûre, la fleur diabolique était plus amusée qu'offensée par ses répliques. Il savait exactement à quel point elle avait peur. Flowey rit méchamment, son visage montrant un sourire démoniaque terrifiant et irrégulier. "Nous verrons, petit monarque. Nous verrons." Avec ses derniers mots, il sombra dans le sol et disparût.

Frisk était tendue, prête pour toute attaque surprise, mais ce n'est pas arrivé. Prudemment, elle avança, ouvrant la dernière porte, s'attentant à moitié à ce que Flowey soit à l'extérieur. Mais il n'y était pas. Dehors, il y avait un long chemin, de grands arbres noirs garnissant épaissement les deux côtés. Inspirant profondément pour calmer les tremblements, elle avança le long du sentier flippant, enjambant une lourde branche sur son chemin. Pendant une seconde, elle a envisagé aller retrouver la maison chaleureuse de Toriel et ses câlins aimants, mais elle se réprimanda pour son égoïsme et lâcheté. Sa sœur avait besoin d'elle. Elle allait devoir serrer les dents et continuer, peu importe quel était le danger. Mais ce chemin était flippant et... et qu'est-ce que c'était? Elle a cru voir du coin de l'œil une ombre à forme vaguement humaine la suivre. Elle se retourna, mais il n'y avait rien, mais la branche épaisse qu'elle se rappelait avoir enjambée était maintenant cassée en morceaux.

"D'accord, peut-être que tu l'as cassée toi-même, Frisk. Maintenant arrête ça et continue juste d'avancer, peut-être un peu plus vite. Il n'y a probablement rien ici, et s'il y a quelque chose, tu peux le gérer ou du moins t'en distancer, mais quoique tu fasses, ne le laisse pas savoir que tu as peur." elle se réprimanda et continua d'avancer, très méfiante au cas où quelque chose lui sauterait dessus. Elle avait toujours l'impression qu'elle était suivie et regardée, mais à chaque fois qu'elle se retournait, il n'y avait rien. Elle accéléra un peu, mais essaya de ne pas paniquer.

Au bout d'un moment de marche et de tentative de garder de l'avance sur quiconque qui la suivait, Frisk est arrivée près d'un petit pont en bois avec des barreaux écartés qui formaient une très mauvaise grille devant. N'importe qui ou presque pourrait passer à travers, s'il le voulait. Pensant que c'était juste une décoration bizarre, Frisk était sur le point de traverser, quand soudain elle entendit des bruits de pas derrière elle. Du coin de l'œil, elle vit la figure humanoïde ombreuse à nouveau, mais cette fois celle-ci n'a pas disparu. Frisk se figea sur place alors que la figure s'approcha d'elle.

"Humaine." une voix masculine dit lentement, gravement, et de manière quelque peu intimidante. "Ne sais-tu pas... comment saluer... un nouveau pote?"

Frisk se retourna et recula rapidement alors que la figure s'approcha, prenant une posture défensive ou du moins le tenta, avec ses bras un peu tendus dans une tentative de le bloquer. "R-Recule! Je connais le judo!" elle cria, puis se réprimanda mentalement alors qu'elle se préparait à courir pour sa vie. "Bien joué, Frisk. Pourrais-tu avoir encore plus l'air d'une une fille de quinze ans effrayée qui ne connaît en fait pas le judo?"

L'inconnu entra dans la lumière, se révélant être un squelette, étant seulement quelques pouces plus grand qu'elle. Son crâne était grand et rond, il avait un sourire sur son visage, et il portait un sweat à capuche bleu décontracté et un short noir. Frisk pouvait jurer avoir vu un de ses yeux briller bleu pendant une seconde, mais la lueur a ensuite disparu, et le squelette parla avec un ton beaucoup plus décontracté, levant ses deux mains pour montrer qu'il n'était pas armé. "Hé, hé, du calme. J'vais pas te blesser." Il tendit sa main pour une poignée de main, et après quelques secondes gênantes, Frisk réussit de se détendre suffisamment pour la serrer.

*Ppppbbtttt*

"Héhé, le vieux tour du coussin péteur dans la main. C'est TOUJOURS drôle." il rit. Frisk rigola un peu aussi et sentit se détendre encore plus vu que ce gars maintenant ressemblait plus à un adolescent immature qu'à un meurtrier ou à un harceleur flippant. Surtout qu'il portait un coussin péteur dans sa main et était chaussé de pantoufles roses. Frisk crut entendre quelqu'un d'autre rire d'une voix un peu éteinte et regarda autour, mais ne vit personne.

"D'ailleurs, froussarde, t'es une humaine, non?' le squelette demanda et Frisk redirigea son attention sur lui. "C'est hilarant. Je suis Sans. Sans le squelette."

"Je suis..." Frisk commença à se présenter, mais Sans lui coupa la parole.

"Je suis en fait censé guetter des humains là maintenant..." il lui dit. Frisk le regarda nerveusement, se préparant de s'enfuir, mais Sans continua juste de parler. "Mais t'sais... ça m'est égal de capturer qui que ce soit." il ajouta d'un ton fainéant. "En revanche, mon frère, Papyrus, c'est un chasseur d'humains FANATIQUE. Hé, en fait, je crois que c'est lui là-bas. J'ai une idée. Passe au travers de ce portail. Ouais, passe au travers. Mon frère a fait les barres trop écartées pour arrêter quiconque."

Frisk était hésitante, mais Sans la poussa gentiment, et elle traversa les barreaux, ne voyant pas vraiment d'autres options alors qu'il marchait juste derrière elle. Ils traversèrent le pont sur une route à côté de ce qui ressemblait à un stand de garde en bois recouvert de neige. Frisk entendit ensuite des bruits de pas venant vers elle. "Vite, cache-toi derrière cette lampe à la forme juste qu'il faut." Sans lui dit, pointant du doigt une lampe à forme vaguement humaine placée au milieu du chemin. N'ayant pas le temps de se demander pourquoi diable y avait-il une lampe à forme humaine ici, Frisk se cacha derrière, juste à temps alors que de forts bruits de pas se firent entendre et un autre squelette arriva.

Et ce gars était grand jusqu'à en être intimidant, faisant au moins six pieds de haut. Son visage était pointu, long et aux pommettes proéminentes, et il portait une écharpe rouge usée à la manière d'une cape, une paire de gants rouges, un t-shirt blanc avec une sorte de symbole rouge et bleu dessus, un short bleu, et des bottes rouges. Alors que le nouveau squelette piétina jusqu'à son frère, Frisk remarqua qu'il avait l'air furieux, ou du moins agacé, et elle retint sa respiration, ayant peur pour sa vie.

"quoi d'neuf, frérot?" Sans demanda, mine de rien.

"TU SAIS CE QU'IL Y A DE "NEUF", FRÈRE! ÇA FAIT HUIT JOURS ET TU N'AS TOUJOURS PAS. RE-CALIBRÉ. TES. CASSE-CRÂNES! TU NE FAIS QUE TE BALADER AUTOUR DE TON POSTE! PEUX-TU SEULEMENT ME DIRE CE QUE TU FAIS?" Papyrus cria, levant ses bras en l'air et faisant de forts gestes en parlant. Il avait une voix forte, quelque peu aigue, et il ressemblait plus à un petit frère agacé qu'à un maniaque homicide, ce qui fit Frisk se sentir un peu mieux, mais elle avait quand même peur.

"J'mate cette lampe. C'est vraiment cool." Sans dit paresseusement. "Tu veux regarder?" Frisk essaya de se cacher du mieux qu'elle le pouvait, refoulant l'envie de s'enfuir, sachant que Papyrus l'attraperait si elle le faisait.

"NON! JE N'AI PAS LE TEMPS DE REGARDER LA LAMPE AVEC LAQUELLE TU ME FAIS TOUJOURS DES FARCES! ET SI UN HUMAIN VIENT PAR ICI? JE VEUX ÊTRE PRÊT! IL FAUT QUE CE SOIT MOI! IL LE FAUT! JE CAPTURERAI UN HUMAIN! ENSUITE MOI, LE GRAND PAYPRUS, J'AURAI TOUTES LES CHOSES QUE JE MERITE TOTALEMENT! RESPECT! RECONNAISSANCE! JE POURRAI ENFIN REJOINDRE LA GARDE ROYALE! LES GENS. DEMANDERONT. D'ÊTRE. MES. AMIS! JE PLONGERAI DANS UN BAIN DE BAISERS TOUS LES MATINS!" Frisk écarquilla ses yeux en entendant la dernière partie, et elle se sentit un peu mal pour ce gars bizarre et voulut rire en même temps. Papyrus ne semblait plus si effrayant, mais ça ne voulait pas dire qu'elle voulait être découverte par lui.

"Hmm, peut-être que cette lampe pourrait t'aider." Sans dit d'un ton relaxe et Frisk de nouveau retint son souffle, maudissant Sans dans sa tête pour avoir dit ça.

"SANS! TU N'AIDES PAS! PAUVRE MOU DE LA ROTULE! TU RESTES JUSTE LÀ A BAYER AUX CORNEILLES! TU DEVIENS DE PLUS EN PLUS FAINÉANT CHAQUE JOUR!" Papyrus cria.

"Hé, détends-toi. J'ai adopté une éthique de travail plus efficace. Une squel-éthique." Sans plaisanta avec un clin d'œil.

"Oh, Sans. Tu n'as pas du tout changé." Frisk entendit une voix féminine dire en riant juste derrière elle. Elle se retint de s'exclamer, se rendant compte que c'était la même voix que celle du miroir. Mais encore une fois, quand elle a regardé, elle ne vit personne, et les deux squelettes chamaillants ne semblaient pas du tout entendre la voix. Papyrus cria sur son frère à propos de la blague stupide et Sans lui fit remarquer d'un ton détendu qu'il souriait.

"OUI ET JE DETESTE ÇA!" Papyrus cria avant de soupirer. "POURQUOI DOIS-JE FAIRE TANT D'EFFORTS POUR JUSTE UN PEU DE RECONNAISSANCE?" Sa voix était toujours assez forte, mais il ne semblait plus aussi fâché.

"Wow. On dirait vraiment que tu... t'échines à la tâche." Sans répondit.

"RAAH! JE VAIS M'OCCUPER DE MES CASSE-CRÂNES... QUAND A TON TRAVAIL, TU DEVRAIS VRAIMENT ETRE -COCCYXTANT- DANS TES EFFORTS! NYEH-HEH-HEH-HEH!" Papyrus est ensuite parti, se retournant pour dire un tout dernier "HEH!"

"Ooh, pas mal comme réponse. On dirait qu'il t'a cassé, Sans." Frisk a cru entendre la même voix dire, et a encore essayé de la trouver, mais n'y avait toujours rien.

"D'accord, tu peux sortir maintenant... Qu'est-ce que tu cherches? Perdu ta tête? T'inquiète, c'est sur tes épaules où tu l'as laissée." Sans blagua.

"J-J'ai cru entendre... Peu importe. Je dois avoir... perdu mon CRÂNE." Frisk plaisanta faiblement, essayant d'oublier l'expérience étrange.

"Hé. Elle est pas mal. Repose-toi un peu. Tu voudrais pas être épuisée jusqu'à l'OS si mon frère revient." Frisk a cru entendre la voix rire à ça, mais a essayé de l'ignorer. "Enfin, tu devrais continuer d'avancer. Papyrus pourrait revenir, et s'il le fait... tu devra rester et écouter encore plus de mes blagues hilarantes."

Frisk le remercia pour son aide, puis s'éloigna un peu, se tenant la tête. "D'accord, tout d'abord j'ai atterri dans un monde plein de monstres, et maintenant j'entends des voix dans ma tête que même les monstres ne peuvent pas entendre... Wow, j'ai mal à la tête..." elle marmonna à elle-même. Elle vit le stand de garde. "Hmm, je pourrais peut-être me cacher derrière et me reposer une minute. Peut-être ça me remettra la tête en place." Elle alla derrière le stand et y vit un stand avec des bouteilles de ketchup, de moutarde et d'autres sauces. "C'est trop bizarre... j'ai peut-être perdu la boule..."

"Tu a alors intérêt à la retrouver." la voix plaisanta alors avec un rire, venant de juste derrière elle. Frisk s'est instinctivement retournée, s'attendant à ne rien y voir de nouveau. Mais elle fut prise au dépourvu quand cette fois elle vit la fille du miroir. La fille lui ressemblait terriblement, et semblait aussi avoir environ le même âge que Frisk, encore que l'étrangère était un peu plus grande qu'elle avec des cheveux bruns juste un peu plus clairs que ceux de Frisk et une rougeur prononcée sur ses joues. Frisk ressentit un autre tiraillement dans son âme même qui semblait graviter vers la fille. Pendant une seconde étrange, elle sentit comme si elle avait trouvé de la famille, même si elle n'avait aucune idée de qui diable était cette fille.

Cependant, le choc et la confusion furent rapidement remplacés par l'agacement. "Qu'est-ce que tu as à me suivre, puis te cacher de tout le monde et me faire penser que j'ai perdu l'esprit? Est-ce une sorte de farce?!"

La fille soupira, glissant la main dans ses cheveux alors que son expression est devenue sérieuse. "Je l'aurais bien voulu. Mais tu es la seule qui peut vraiment me voir et m'entendre maintenant. Je suis morte."

"Donc tu es un fantôme ou un truc comme ça? Comme Napstablook?" Frisk demanda, toujours confuse et pensant presque qu'elle était folle. "Pourquoi suis-je la seule à pouvoir te voir ou t'entendre?"

"En quelque sorte, je suppose, pour la première question. Tout le monde peut voir Napstablook et les autres monstres fantômes. Mais... je suis différente. C'est peut-être parce que j'étais humaine. En ce qui est de pourquoi seule toi, et spécifiquement toi, sais que je suis là, je n'en sais rien." Elle soupira légèrement. "J-Je me suis réveillée ou devenue un fantôme ou quoi qu'il en soit hier, je... je crois peu après que tu as atterri ici. J'ai essayé de parler à Toriel, elle est... enfin, elle était ma mère adoptive, mais elle ne pouvait me voir ou m'entendre. Jusqu'à ce que tu m'as vue dans le miroir la nuit dernière, je ne pensais pas que quelqu'un puisse me voir. Je ne sais même pas depuis combien de temps j'étais partie, mais cela doit faire longtemps car tout a changé..." Elle lâcha ensuite un triste rire en regardant la direction dans laquelle Papyrus était parti. "Papyrus a tellement grandi depuis la dernière fois que je l'ai vu; il était juste un petit squelette suppliant Sans de lui apprendre cette attaque spéciale à l'époque..."

"Tu as connu Sans et Papyrus?" Frisk demanda avec surprise.

"Ouais, Sans était mon meilleur ami. Papyrus est son petit frère, alors je le voyais assez souvent aussi."

"Est-ce pourquoi tu es ici avec moi? Tu veux que je leur parle? Ou du moins à Sans? Leur dire que tu es là?" Frisk demanda gentiment. "Et je peux appeler Toriel. J'ai le téléphone portable qu'elle m'a donné..."

"Non. Je préfère que tu ne leur dises pas. J-J'étais partie pendant très longtemps. Ils ont probablement déjà fait le deuil. Cela va juste les attrister ou rouvrir les vieilles blessures." la fantôme dit tristement, détournant le regard vers le vide avant de regarder Frisk à nouveau. "Tu as besoin d'aide plus que moi. J'ai ressenti ta détermination de rentrer auprès de ta sœur. Je peux comprendre le sentiment. Alors si tu peux me supporter, j'irai avec toi dans ton voyage et j'essaierai au moins de t'aider à sortir d'ici. C'est clairement mieux que d'être seule avec personne à qui parler. Plus, de ce que j'ai entendu... les choses... elles ont beaucoup changé... depuis que je suis... eh bien, morte. Quand je suis tombée, les monstres... ils m'ont recueillie. J-J'avais une famille, mais maintenant tout a changé, et j'ignore pourquoi Maman se cache et a peur et s'inquiète qu'ils te feront du mal, surtout mon... mon... Rien de tout ça n'a de sens! Les choses ne sont pas censées être ainsi!" La fille fantomatique prit une inspiration inutile, essayant de se calmer et y est en quelque sorte arrivée. "Je... Enfin, j'aimerais trouver des réponses, et je pense que voyager avec toi devrait m'aider à ça. Et j'ai été dans beaucoup de lieux dans l'Outremonde et je connais des choses sur beaucoup de monstres, donc je peux t'aider à t'en sortir. Alors qu'en dis-tu? Veux tu un ensemble supplémentaire d'yeux et oreilles avec un fantôme qui y est attaché?" Elle plaisantait de nouveaux, essayant de se remonter le moral. C'est comme ça qu'elle faisait face à la douleur.

Frisk y réfléchit en regardant l'esprit. Elle était toujours un peu méfiante et nerveuse, mais quelque chose dans son âme même lui disait qu'elle pouvait faire confiance à cette fille. "J-J'userais de toute aide que je peux avoir." elle admit. Elle était toujours très confuse par tout ça, mais toute aide à l'heure actuelle était un don du ciel. "Merci. Je suis Frisk."

"Je suis Chara."

Une fois que Frisk était suffisamment reposée, les deux filles sortirent de derrière le stand, juste à temps pour voir Sans revenir avec des sacs graisseux de ce qui semblait être du fast food. "Oh, tu es toujours là?" il demanda.

"Désolée, n-je pars maintenant." Frisk dit embarrassée, s'arrêtant à temps avant de dire "nous", vu qu'elle seule pouvait voir Chara.

"En fait, hé, j'veux pas te déranger, mais peux-tu me rendre un service? Je pensais... Mon frère n'a pas le moral dernièrement. Il n'a jamais vu d'humain avant, et te voir pourrait le rendre heureux." Frisk avait l'air naturellement inquiète, alors Sans s'empressa d'ajouter, "T'inquiète pas. Il n'est pas dangereux, même s'il essaie de l'être. Merci infiniment. Je serai devant." Il montra une direction, mais s'en alla dans une autre avant que Frisk ne puisse même répondre.

"Typique Sans." Chara dit en riant, regardant affectueusement là où le squelette était parti. "Et je sais qu'il y sera avant nous. Il triche et déforme les lieux... Bref, allons-y!" Elle commença à flotter vers l'avant, mais Frisk hésita, par peur d'être blessée ou capturée. Chara se rendit compte que Frisk ne la suivait pas et se retourna. "Ça va aller. Tu peux faire confiance à Sans. C'est un bon gars et il tient toujours parole. Et tu as vu à quel point Papyrus est farfelu. Il n'est pas dangereux. Ecoute, je ne te dirais pas de faire ça si je pensais que du mal te serait fait. Je sais que tu ne me ou les connais pas bien, mais je t'en prie, fais-moi confiance." Frisk regarda dans les yeux de Chara et n'y vit que la sincérité. Elle fit enfin un petit hochement de tête et suivit Chara le long du chemin. Alors qu'elle marchaient, sans qu'elles ne le sachent, leurs âmes sœurs, toutes les deux rouges, l'une endommagée et presque vide de toute sa Détermination, l'autre forte et vivante, battaient à l'unisson alors qu'elles ont commencé à se connecter. L'âme la plus forte créa un circuit vers l'âme endommagée avec un fil invisible, y dégoulinant des petites quantités de sa propre Détermination, la supportant, la gardant attachée au plan physique, et essayant de la guérir. Aucune des filles n'avait pleinement conscience de cette connexion d'âmes, ni de surprises qu'elle apportera, mais alors qu'elles voyageaient, parlaient, et faisaient attention aux monstres ensemble, d'une certaine manière elles savaient certainement une chose.

Elles allaient être de grandes amies.