Auteur : Ariani Lee

Série : Kingdom Hearts

Pairing : AkuRoku

Disclaimer : La liste des cent thèmes est disponible sur le net (c'est toujours la même vous aurez peut-être remarqué ?) Axel et Roxas ne m'appartiennent pas, ni aucun des membres de l'Organisation XIII ou personnages de Kingdom Hearts qui pourraient être mentionné ici : Ils sont tous la propriété de Square Enix et des studios Disney. Bande d'ingrats qui les a fait mourir !

Résumé : Où Axel partage ses réflexions philosophiques avec Vexen.

Traduction du titre : « Problème caché »

Auto-évaluation : ***

Axel et Roxas en cent thèmes.

Trouble Lurking

Dans la Citadelle d'Illusiopolis, il y avait une très grande bibliothèque. C'était surtout Zexion qui s'en occupait, et les autres n'y allaient pas très souvent. C'est pourquoi en y entrant, Vexen, qui s'attendait à être seul, fut surpris de trouver Axel assis dans un fauteuil, le regard fixé sur un livre ouvert. Son expression était étrange, et le Savant Glacial se rapprocha.

- Bonjour, Numéro VIII.

Axel sursauta légèrement mais ne se tourna pas vers lui.

- Bonjour, Vexen, répondit-il d'une voix égale. Le blond s'assit dans le fauteuil qui lui faisait face, intrigué. Voir Axel plongé dans une si profonde réflexion était un évènement unique, qui méritait toute son attention. Il commença par regarder le livre qu'il tenait, et fut surpris de voir qu'il n'y avait rien d'écrit : les pages étaient vierges.

- Qu'est-ce que c'est ? demanda Vexen

- j'étais en train de lire, répondit Axel lentement. Et puis je suis tombé sur ces pages blanches. Il y a eu un défaut à la fabrication, il manque deux pages. Après, ça continue normalement, mais il manque deux pages.

Il passa une main dans ses cheveux en soupirant, ses yeux toujours braqués sur ces pages vierges, comme s'il ne parvenait pas à les en détacher.

- Quand j'ai vu ça, je me suis dit « C'est pas grave, j'ai vu qu'il y avait un autre exemplaire sur l'étagère quand je l'ai pris, il n'y a qu'à le jeter. »

Vexen opina du chef.

- Tu as raison, mais où est le problème ? Il y en a un, assurément.

- Sur le moment, ça m'a paru évident, oui. Et puis, j'allais me lever pour le faire, et là j'ai pensé... qu'en fait, ce livre, il est comme moi. Comme nous tous.

Vexen fronça les sourcils. Il ne comprenait pas ce qu'il voulait dire.

- Il manque deux pages, c'est un petit vice caché. Et nous tous, dans l'Organisation, on a aussi un défaut de fabrication, tu vois ? Il nous manque un « cœur ». J'étais en train de me dire que ce livre fait quatre-cent quatre-vingt dix-sept pages. Il en manque deux, mais est-ce que pour autant ça le réduit à rien ? Est-il juste bon à jeter parce qu'il lui manque quelque chose ? Est-ce qu'on ne peut pas lire les quatre-cent quatre-vingt quinze autres pages ? Elles ne sont pas moins bien que dans les autres exemplaires.

Il fit glisser une de ses mains gantées sur le papier blanc.

- Est-ce qu'on est tous bons à jeter, est-ce qu'on compte pour rien si on n'a pas ce « cœur » ? Est-ce qu'on ne pourrait pas se contenter de ce qu'on est ? Est-ce que ça fait vraiment une telle différence ? Est-ce qu'on est à ce point inférieurs ? Tu comprends ce que je veux dire ?

Vexen ne répondit pas tout de suite, et lorsqu'il le fit, ce fut lentement, comme s'il choisissait soigneusement ses mots.

- Tu es surprenant, Axel. C'est inattendu de te voir réfléchir sur notre existence comme ça. Mais je n'ai pas les réponses à tes questions. Réconfortes-toi, quand Kingdom Hearts sera achevé, nous récupérerons tous un cœur. Alors il n'y aura plus de raison de t'interroger.

Pour la première fois, Axel quitta des yeux les pages blanches. Il ferma lentement le livre et le garda entre ses mains.

- Tu as raison.

Il se leva et resta un instant immobile, comme incertain. Finalement, il déposa le livre devant Vexen, sur la table basse.

- Fais-en ce que tu veux, s'il te plaît. Moi, je ne sais pas...

Et il s'éloigna. Vexen le regarda sortir de la bibliothèque, perplexe. Décidément, le Numéro VIII était plein de surprises. Il prit le livre sur la table et regarda le titre, « La mécanique des sentiments », avant de se lever et d'aller, sans se presser, le jeter dans la corbeille à papiers la plus proche.

Oh oui, plein de surprises...

AKUROKU