Voici le chapitre 6! Vous y verrez une série de différences par rapport au jeu de base. J'espère que ça vous plaira, et bonne lecture!
"Hou, la menteuse! Elle est amoureuse!" Chara taquina son amie rougissante.
Frisk rougit fort. "L-La ferme, Chara."
Chara rigola. "Alors vas-tu aller à ce rencard ou tu vas juste rester plantée là toute la journée?"
Frisk voulait vraiment aller à ce rencard et passer un peu plus de temps avec Papyrus, mais elle ne voulait pas non plus faire sa sœur attendre plus longtemps. "J-Je ne sais pas. Nous devons avancer... vers l'endroit où nous sommes censées aller pour arriver à la capitale pour que je puisse rentrer chez moi." elle dit, toujours confuse par les mauvaises directions de Papyrus.
"Frisk, ce n'est pas grave de s'arrêter une heure et traîner avec Papyrus. Je sais que tu en as envie." Chara lui dit. "Plus, il n'est que huit heures du matin si l'horloge de Couveneige est à l'heure. Et tu es épuisée après le combat, plus, tu as oublié de prendre le p'tit déj... encore. Et tu voudrais avoir de meilleures directions de sa part tant que tu y seras. J'ignore à quel point les choses ont changé depuis que j'étais partie." Elle en était triste, mais s'est forcée de ne pas y penser. "Et n'oublie pas la plus grande raison de toutes pourquoi tu devrais aller à un rencard avec lui."
"Laquelle?" Frisk demanda, allant droit vers une autre opportunité pour Chara de la taquiner.
"Tu l'aiiiiimes biiieeen." la fantôme dit avec un petit sourire narquois, faisant Frisk devenir rouge comme une tomate.
"C'est pas vrai! Enfin, je veux dire, je l'aime bien, mais je l'aime pas de cette façon!" Frisk protesta alors qu'elle fit demi-tour vers Couveneige.
"Oh que si, tu es toouute rouge." Chara la taquina. "Et tu sembles assez avide pour ce rencard."
"C'est toi qui m'as dit d'aller à ce rencard! Plus, il était vraiment gentil avec moi. J-Je ne veux pas lui poser un lapin!" Frisk lui dit rapidement, son visage rougissant encore plus.
Chara sourit juste encore plus. "Ou alors, il te plaîîîît!"
Frisk était si rouge qu'elle pourrait jurer que de la vapeur allait sortir de ses oreilles. "Même pas." elle marmonna, oubliant de le penser.
"Même pas quoi?" demanda une voix amusée, et Ftrisk s'est retournée et vit Sans marcher vers elle.
"R-Rien!" Frisk dit vite.
Sans haussa juste les épaules. "Ok, la cheloue. Enfin bref... j'entends dire que tu admires mon frère jusqu'à l'OS." Il lui fit un sourire taquin.
Il n'aurait pas dû être possible pour Frisk de virer encore plus au rouge, mais d'une manière quelconque elle y est parvenue, se cachant le visage avec ses mains. "Génial, maintenant ils sont deux." elle a pensé, faisant rire Chara.
"Eh ben, j'imagine que c'est vrai." il dit, puis devint sérieux. "Ecoute, gamine. Papyrus... il est un monstre vraiment cool, mais beaucoup de gens... ils ne le voient pas. Il n'a pas beaucoup d'amis, alors ceux qu'il a lui sont très précieux. Il t'a accordé sa confiance. Alors, quoique tu fasses, que tu sois son amie ou plus que ça, tu n'as pas intérêt à le blesser. Compris?"
"Sans, je ne ferais jamais de mal à Papyrus. En tout honnêteté, je n'ai pas beaucoup d'amis non plus." Frisk admit, et c'était vrai. Les seuls amis qu'elle avait étaient Tina, Chara, et maintenant Papyrus. Ella n'a jamais vraiment eu d'amis à l'école ou dans son voisinage.
Les yeux de Sans, enfin, ses orbites, s'adoucirent un peu. "On dirait que tu es trop cool. Tout comme Paps. Mais ne t'inquiète pas. Papyrus est le meilleur ami que tu puisse vouloir. Juste... assure-toi d'être aussi une bonne amie pour lui."
"Je le serai. Je promets."
"Bien. Je me rappellerai bien de ta promesse, gamine." Sans lui tapa ensuite le dos et s'en alla.
...
Frisk arriva bientôt à Couveneige et prit une profonde inspiration, nerveuse. C'était son tout premier rencard avec quelqu'un, après tout. Elle a enlevé son tablier, ne voulant pas aller à un rencard avec quelqu'un d'aussi génial que Papyrus en portant une chose couverte de taches de gras. Se rappelant de quelque chose, elle chercha dans son sac, et y trouva un ruban qu'elle avait distraitement ramassé dans les Ruines alors qu'elle résolvait le casse-tête avec les interrupteurs. Elle l'a attaché dans ses cheveux en un joli nœud et a dépoussiéré ses vêtements.
"Tu te fais toute belle pour ton Prince Charmant?" Chara la taquina.
Frisk devint toute rouge et essaya de l'ignorer alors qu'elle a repris son chemin.
"Je le savais! Tu l'aaaiiimes!"
"H-Hé, tu n'as pas le droit de me taquiner! Tu ris de tout ce que Sans dit que ce soit drôle ou non, tu parles toujours de lui, et je SAIS que je t'ai vue le mater plusieurs fois." Frisk fit un petit sourire narquois alors que la rougeur proéminente de Chara s'est beaucoup, beaucoup assombrie. "Je pense que c'est TOI qui as un béguin pour un frère squelette!"
Chara devint beaucoup plus rouge. "Euh, je..."
"Je le savais! Hou, la menteuse..."
"La ferme, Frisk."
Frisk sourit et allait la taquiner plus, quand elle vit Papyrus se tenant debout dehors.
"ALORS TU ES REVENUE POUR AVOIR UN RENCARD AVEC MOI? TU DOIS ÊTRE VRAIMENT SÉRIEUSE À CE SUJET." Papyrus dit quand il la vit, un peu surpris qu'elle s'est vraiment montrée. "JE DEVRAI T'EMMENER DANS UN ENDROIT VRAIMENT SPÉCIAL... UN ENDROIT OU JE PASSE BEAUCOUP DE TEMPS!" Il l'a ensuite emmenée plus loin, et puis au bout d'un moment, s'est soudainement retourné, la ramenant là où ils ont commencé. "MA MAISON!"
"Euh, pourquoi tu ne nous a juste pas invitées à y entrer?" Chara demanda. Elle secoua sa tête. "Je l'ai dit avant et je le redirai. Frisk, tu as des goûts vraiment bizarres en matière de mecs."
Frisk a juste subtilement levé les yeux au ciel en réponse à son amie et a suivi Papyrus à l'intérieur. Le salon de Papyrus était assez joli, avec un canapé, une télé, et une table basse avec un caillou recouvert de vermicelles couché dessus.
"Joli caillou de compagnie." Frisk dit d'un ton embarrassé, essayant de faire la conversation.
"IL EST À MON FRÈRE. IL OUBLIE TOUJOURS DE LE NOURRIR, ALORS COMME D'HABITUDE, JE DOIS PRENDRE LA RESPONSIBILITÉ." il lui dit, puis chercha aussi à dire quelque chose, puis il a enfin pensé à un truc. "HÉ, TU VEUX VOIR MA CHOUETTE COLLECTION D'OS?" il demanda.
"Bien sûr." Frisk a répondu et il l'a emmenée dans la cuisine près du levier. "IMPRESSIONNÉE? J'AI AUGMENTÉ LA HAUTEUR DE MON LEVIER! JE PEUX MAINTENANT METTRE ENCORE PLUS D'OS EN-DESSOUS! JETTES-Y UN COUP D'OEIL!" Frisk a ouvert le meuble, seulement pour y voir le chien pénible de tout à l'heure mâcher le dernier des os de Papyrus. "QUOI?" Papyrus hurla. "ATTRAPE CE CANIN FOUINEUR!"
Chara était morte de rire, mais Frisk a couru après le chien en même temps que Papyrus l'a fait, mais ça a fini en une collision et les deux se cognant leurs têtes, et le chien s'est enfui entre leurs jambes et par la porte, les faisant tomber par terre. "AÏE... MALÉDICTION! JE N'AIME VRAIMENT PAS CE CHIEN... EST-CE QUE ÇA VA, HUMAINE?"
Sans a sorti sa tête de sa chambre, souriant et jouant quelques notes avec son trombone.
Bo Bo Bom!
"SANS! ARRÊTE DE TOURMENTER MA VIE AVEC DE LA MUSIQUE DE CIRCONSTANCE!" Papyrus cria alors qu'il aidait Frisk à se relever. "ET POURRAIS-TU RAMASSER TA CHAUSSETTE?! NOUS AVONS UNE INVITÉE!"
"Ok." Sans répondit, puis ferma sa porte.
"UGH! CETTE CHAUSSETTE NE SERA JAMAIS RAMASSÉE." Papyrus marmonna.
"Ok." Sans dit, sortant sa tête de derrière la porte à nouveau dès qu'il a entendu ça.
"NON, SANS, CE N'EST PAS CE QUE JE... UGH, PEU IMPORTE!" Papyrus dit, levant ses bras en l'air. Frisk a essayé de ne pas rire, mais Chara n'avait pas arrêté et s'agrippait à ses côtés.
"C'est vraiment marrant! Pourquoi personne n'a ramené une caméra?" la fantôme dit entre ses rires. Frisk était contente que Papyrus ne pouvait l'entendre.
Papyrus a grogné pendant une minute avant de se tourner à nouveau vers Frisk. Il se frottait le derrière de son cou timidement, espérant que l'humaine n'a pas remarqué qu'il ne savait absolument pas ce qu'il faisait. "SI TU AS FINI DE REGARDER AUTOUR, NOUS POURRIONS ALLER DANS MA CHAMBRE ET FAIRE... CE QUE LES GENS FONT PENDANT UN RENCARD?"
Normalement, ça aurait été une cause d'inquiétude pour Frisk. Mais quand elle a regardé Papyrus, elle a vu son expression innocente et a compris qu'il ne voulait rien dire de cochon, alors elle a hoché la tête. "B-Bien sûr."
Il l'a emmenée en haut des escaliers dans sa chambre, et elle était absolument géniale. Il avait un lit en forme de voiture de course, plein de figurines, un ordinateur, une étagère à livres, et un poster pirate cool.
"ALORS, EUH, ALLONS-NOUS COMMENCER LE RENCARD?" Papyrus demanda nerveusement.
"Je pensais que le rencard avait déjà commencé..." Chara marmonna.
"O-Ouais." Frisk répondit, tout aussi nerveuse qu'il l'était, espérant qu'il n'a pas remarqué qu'elle n'avait aucune idée de ce qu'elle faisait.
"D'ACCORD! DÉBUT DU RENCARD! EUH, NOUS Y SOMMES... À NOTRE RENCARD." Papyrus piétinait. "JE N'AI EN FAIT JAMAIS FAIT ÇA AVANT..."
"Moi non plus." Frisk admit, et cela fit Papyrus se détendre un peu, content qu'il n'était pas le seul.
"HÉ, ÇA VA ALLER, HUMAINE! NOUS NOUS EN SORTIRONS! J'AI PRIS UN MANUEL OFFICIEL DE RENCARD À LA BIBLIOTHÈQUE SUR LE CHEMIN À LA MAISON!" Il s'approcha de l'étagère et prit le manuel. "TU NE PEUX ÉPELER "PRÉPARÉ" SANS PLUSIEURS LETTRES DE MON NOM!" Frisk essayait de ne pas rire alors que Papyrus examinait le manuel. "D'ACCORD, ÉTAPE UNE... DEMANDEZ-LUI DE SORTIR AVEC VOUS!"
"Tu as déjà fait ça après que l'amante ici a flirté avec toi." Chara dit, faisant rougir Frisk.
Mais Papyrus soit ne s'en rappelait pas, soit ne pensait pas que ça comptait. "HUMAINE! MOI, LE GRAND PAPYRUS, JE VAIS ALLER À UN RENCARD AVEC TOI!"
"Tu es déjà AU rencard avec elle." Chara remarqua, levant les yeux au ciel.
"J'accepte." Frisk dit, essayant de ne pas rire au commentaire de Chara.
"VRAIMENT? WOWIE!" Papyrus dit, rougissant. "J'IMAGINE CELA VEUT DIRE C'EST LE MOMENT POUR LA SUITE! HMM, ÉTAPE DEUX... METTEZ DE BEAUX VÊTEMENTS POUR MONTRER QUE VOUS VOUS EN SOUCIEZ!" Il a ensuite examiné Frisk, qui se sentait complexée dans ses habits usés. "HMM... PORTER DES VÊTEMENTS... CE RUBAN... TU PORTES DES VÊTEMENTS LÀ MAINTENANT!" il s'est exclamé et Chara a éclaté de rire. "MAIS PAS SEULEMENT ÇA, MAIS PLUS TÔT AUJOURD'HUI TU PORTAIS AUSSI DES VÊTEMENTS! ET TU PORTAIS DES VÊTEMENTS AUSSI IL Y A QUELQUES JOURS QUAND JE T'AI RENCONTRÉE! NON... SE PEUT-IL... QUE TU VOULAIS SORTIR AVEC MOI DÈS LE DÉBUT?"
"Euh... eh bien, c'-c'était surtout parce que la nudité est mal vue dans la plupart des lieux, mais enfin, en quelque sorte, bien sûr, j'imagine je..." Frisk a bégayé.
"Frisk, tu divagues. Calme-toi." Chara dit entre ses rires. "En fait, te calme pas. C'est marrant."
"NON... TU AVAIS TOUT PRÉVU! TU ES BIEN MEILLEURE EN RENCARDS QUE MOI!" Papyrus cria.
"HAHAHAHA! Oh mon dieu, mes cotés me tuent!" Chara haleta à travers ses rires. "P-Papyrus, pourquoi tu es comme ça...?"
Papyrus s'en est vite remis. "NYEH! NYEH HEH! HEH! HEH! NE CROIS PAS ENCORE QUE TU M'AS BATTU! MOI, LE GRAND PAPYRUS, JE N'AI ENCORE JAMAIS ÉTÉ BATTU À UN RENCARD ET JE NE LE SERAI JAMAIS!"
"Papyrus, je ne crois pas qu'un rencard est une compét..." Frisk a commencé, mais Papyrus a juste continué de parler.
"JE PEUX FACILEMENT TE SUIVRE! VOIS-TU, MOI AUSSI JE PEUX PORTER DES VÊTEMENTS!"
"J'ose l'espérer." Chara marmonna, riant toujours.
"EN FAIT, JE PORTE TOUJOURS UNE TENUE SPÉCIALE EN-DESSOUS DE MA TENUE HABITUELLE! JUSTE AU CAS OÙ QUELQU'UN M'INVITE À UN RENCARD! ADMIRE!" Papyrus s'en alla dans son placard.
"Je sais. Je sais." Frisk a pensé avec un soupir quand Chara a ouvert sa bouche pour lui dire encore qu'elle avait des goûts bizarres en matière de mecs.
Papyrus est sorti portant un T-shirt vert avec l'inscription "Chic Type" avec des balles de basket pour manches, un short bleu, et une casquette. "NYEH! QUE PENSES-TU DE MON STYLE SECRET?!"
"Tu as l'air ringard." Chara dit, mais c'était affectueux plutôt que cruel.
Frisk l'a juste ignorée car elle pensait que la tenue de Papyrus était mignonne. "Je l'adore!"
"NON! UN COMPLIMENT SINCÈRE!" Papyrus cria en état d'alerte. "CEPENDANT, TU NE COMPRENDS PAS VRAIMENT LE POUVOIR CACHÉ DE CETTE TENUE! DONC, CE QUE TU VIENS DE DIRE N'EST PAS VALABLE! CE RENCARD N'IRA PAS PLUS LOIN... SAUF SI TU TROUVES MON SECRET! MAIS ÇA N'ARRIVERA PAS!" Papyrus dit fier de soi.
"Euh..." Frisk dit, totalement confuse.
"Juste pointe quelque chose du doigt, je dirais." Chara dit à travers ses rires. Frisk a aléatoirement pointé du doigt le T-shirt.
"IL N'ÉTAIT INITIALEMENT PAS ÉCRIT "CHIC" SUR CE T-SHIRT, MAIS JE L'AI AMÉLIORÉ! ASTUCE D'EXPERT: TOUT VÊTEMENT PEUT ÊTRE AMÉLIORÉ DE CETTE FAÇON." Papyrus a dit et a continué d'attendre qu'elle trouve son "secret."
"Flirte avec lui. Peut-être qu'il te dira c'est quoi le secret." Chara a suggéré, riant encore plus. Regarder Frisk et Papyrus essayer de "sortir ensemble" était l'une des choses les plus drôles qu'elle a jamais vues.
Frisk rougit et a doucement pris la main de Papyrus. "C'est quoi le secret, Papyrus? Peux-tu me donner un indice? S'il-te-plaît?" elle demanda, essayant de battre les cils (et échouant misérablement).
Papyrus rougit fort. "TU ME T-TIENS LA MAIN POUR QUE JE TE DISE LA RÉPONSE... N-NON! JE DOIS RÉSISTER!"
Eh bien, ça n'avait pas marché. Et Frisk était trop timide pour essayer autre chose, ne voulant pas le faire flipper, alors elle examina sa tenue de nouveau. Puis elle remarqua que sa casquette était un peu bosselée. "Est-ce ta casquette?"
"MA CASQUETTE? MA CASQUETTE. MA CASQUETTE! NYEH HEH HEH! EH BIEN, ALORS, TU AS TROUVÉ MON SECRET!" Il enleva sa casquette, dévoilant une boîte joliment emballée sur sa tête. "C'EST UN CADEAU! UN CADEAU R-RIEN QUE POUR TOI!" Il l'a enlevé de sa tête et le lui a tendu.
"Tu as un cadeau pour moi?" Frisk a demandé doucement, ayant presque des larmes aux yeux alors qu'elle tenait le cadeau comme un trésor. Elle n'était pas habituée de recevoir des cadeaux, n'en ayant jamais reçu que de la part de sa sœur et puis de Toriel.
"BIEN SÛR, HUMAINE. OUVRE-LE." il dit, enthousiaste de voir son expression quand elle ouvrirait son cadeau.
Frisk l'a déballé très doucement, savourant le moment. Elle a ensuite doucement enlevé le papier pour dévoiler...
Une assiette de spaghettis.
Elle n'était pas sûre pourquoi elle en était surprise.
Elle sourit à Papyrus. Elle savait qu'il aimait ses spaghettis et le fait qu'il les lui donnait l'a fait se sentir spéciale, même si ses spaghettis étaient un peu dégoûtants. "Merci beaucoup, Papyrus."
"IL N'Y A PAS DE QUOI, HUMAINE." il dit fièrement. "ET CE N'EST PAS JUSTE DES VIEILLES PÂTES ORDINAIRES! CECI EST UN TRAVAIL D'ARTISAN! DES SPAGHETTIS SOYEUX, AFFINÉS DANS UN TONNEAU DE CHÊNE, ENSUITE CUITS PAR MOI, LE CHEF CUISTOT PAPYRUS!" Il s'est ensuite assis devant elle. "HUMAINE, C'EST L'HEURE D'EN FINIR! IL N'Y A PAS MOYEN QUE ÇA AILLE PLUS LOIN!"
Frisk regarda la très grande assiette de spaghettis. Elle regarda ensuite Papyrus. "Et... Et si on se les partageait?"
Ses yeux s'illuminèrent. "TU LES PARTAGES AVEC MOI?! TU DOIS VRAIMENT TE SOUCIER DE MOI; RENONÇANT À UNE PARTIE DE TON CADEAU POUR MOI JUSTE PARCE QUE TU SAIS À QUEL POINT J'AIME LES PÂTES! TON POUVOIR RENCARDESQUE... IL BRISE LES GRAPHIQUES! HUMAINE... C'EST CLAIR À PRÉSENT. TU ES FOLLE AMOUREUSE DE MOI." Frisk a ouvert sa bouche pour parler, mais Papyrus a continué. "TOUT CE QUE TU FAIS. TOUT CE QUE TU DIS... C'ÉTAIT POUR MON BIEN. HUMAINE, JE VEUX QUE TU SOIS HEUREUSE AUSSI. IL EST TEMPS POUR MOI D'EXPRIMER MES SENTIMENTS... IL EST TEMPS QUE JE TE DISE QUE... MOI... PAPYRUS..."
Il piétina. "E... EUH... MINCE, IL FAIT CHAUD ICI OU C'EST JUSTE MOI?" Il a bien réfléchi sur ce qu'il ressentait. Il aimait bien l'humaine; elle était cool et drôle et gentille, mais il n'était pas fou amoureux d'elle comme il pensait qu'elle l'était de lui. Il ne pouvait égaler la passion qu'il croyait qu'elle ressentait pour lui. Il ne la connaissait même pas si bien. Il pensait qu'il tomberait amoureux d'elle à leur premier rencard comme elle l'était apparemment, mais il ne l'était pas. Au lieu de ça, sortir avec elle ainsi était gênant et l'a fait se sentir nerveux plutôt qu'amoureux. Et s'il ne pouvait même pas égaler son amour pour lui... il finirait par la blesser. Il ne serait pas si génial s'il faisait ça. Il ne pouvait faire de mal à sa chère amie de cette façon. Elle méritait d'être avec quelqu'un qui saurait la rendre heureuse. Il devait lui dire la vérité. 'OH... ZUT... HUMAINE...HUMAINE... JE... JE SUIS DÉSOLÉ. JE... JE NE SUIS PAS FOU AMOUREUX DE TOI COMME TU L'ES DE MOI."
Frisk a regardé par terre pendant une seconde vu qu'entendre le gars qui lui plaisait lui dire qu'il ne l'aimait pas de cette façon faisait mal, même si elle avait simplement un béguin pour lui plutôt que d'être "folle amoureuse" de lui comme il l'a cru. Papyrus l'a remarqué et s'est senti très mal.
"JE VEUX DIRE, J'AI ESSAYÉ TRÈS FORT! J'AI PENSÉ QUE PUISQUE TU AS FLIRTÉ AVEC MOI, JE DEVAIS ALLER À UN RENCARD AVEC TOI. QU'ENSUITE PENDANT LE RENCARD, LES SENTIMENTS ALLAIENT S'ÉPANOUIR ET QUE JE SERAIS CAPABLE D'ÉGALER TA PASSION POUR MOI. MAIS, HÉLAS, MOI, LE GRAND PAPYRUS, J'AI ÉCHOUÉ. JE RESSENS LA MÊME CHOSE QU'AVANT." Il regarda par terre, honteux de la blesser de cette façon.
"Alors pourquoi l'avoir invitée à un rencard et lui donner de faux espoirs comme ça?!" Chara a demandé, même si Papyrus ne pouvait la voir ou l'entendre, énervée et inquiète pour Frisk.
"Chara, tout va bien. Il ne voulait pas me blesser ou quoique ce soit. Il m'a invitée à un rencard, puis s'est rendu compte qu'il ne ressentait pas la même chose. Ça arrive. Je préfère qu'il me le dise plutôt que d'essayer de forcer." Frisk dit mentalement à son amie avant de regarder Papyrus. "Papyrus..." Frisk commença.
"ET AU LIEU DE ÇA, EN SORTANT AVEC TOI, JE T'AI PLONGÉE ENCORE PLUS DANS TON AMOUR INTENSE POUR MOI. UNE SOMBRE PRISON DE PASSION SANS ISSUE. COMMENT AI-JE PU FAIRE ÇA À MA CHÈRE AMIE?"
"Papyrus!" Frisk l'a fait reprendre ses esprits et a pris ses deux mains dans les siennes, le faisant la regarder. "Ça va. Je vais bien, et je ne t'en veux pas."
Cela a semblé le faire se sentir mieux. "JE VAIS ME RATTRAPER, HUMAINE! JE CONTINUERAI D'ÊTRE TON AMI COOL... SI TU LE VEUX TOUJOURS. TU ES VRAIMENT GÉNIALE. CE SERAIT TRAGIQUE DE PERDRE TON AMITIÉ." Il l'a regardée d'un air implorant, ne voulant pas perdre sa nouvelle amie à cause de ça.
Frisk lui fit un sourire rassurant, ne voulant pas perdre Papyrus en tant qu'ami non plus. Il était une des personnes des plus gentilles qu'elle a jamais rencontré. "Ça me plairait."
"GÉNIAL! ET SI ON MANGEAIT CES SPAGHETTIS ET... ON TRAINE JUSTE UN PEU ENSEMBLE?" Papyrus demanda, voulant passer un peu de temps avec elle quand ils pouvaient juste trainer ensemble et être amis sans être tous les deux très nerveux et gênés.
"Ce serait génial."
...
"Et puis ça a juste explosé... partout." Frisk raconta à Papyrus un peu plus tard en riant. Papyrus avait divisé les spaghettis en deux assiettes et ils étaient maintenant assis sur le bord de son lit en forme de voiture de course, parlant et riant alors qu'ils mangeaient. Maintenant qu'ils n'essayaient pas si dur d'impressionner l'un et l'autre, le courant passait vraiment bien entre eux et c'était beaucoup plus naturel que leur mauvaise tentative de "sortir ensemble." Là maintenant, ils parlaient de leurs pires désastres de cuisine, et Frisk racontait à Papyrus la fois où elle et Tina avaient essayé de faire une soupe faite maison avec les ingrédients qu'elles ont obtenu à la banque alimentaire de l'église. Chara était assise de l'autre coté de la chambre, écoutant, mais leur laissant aussi avoir leur intimité. Aucun d'eux n'a remarqué l'œil magique lumineux qui les regardait par le trou de serrure. Sans veillait sur son frère, s'assurant que tout allait bien.
Papyrus rigola. "COMMENT TU AS FAIT ÇA, HUMAINE?"
"J'en ai aucune idée. C'était peut-être parce que Tina a accidentellement ajouté de la levure au lieu du sel ou que j'ai allumé le feu trop fort. C'est juste arrivé. Peut-être de la même manière que TU as fini par mettre le fau à une pierre solide." elle le taquina, se rappelant de son histoire précédente de comment il avait mis le feu au comptoir de pierre de son amie Undyne après avoir allumé le feu trop fort.
"HÉ, C'ÉTAIT UNE PIERRE SOLIDE TRÈS ENFLAMMABLE!" Papyrus s'est défendu.
"Si tu le dis." Frisk a dit en riant.
Papyrus rougit d'embarras et changea de sujet. "SANS A EN FAIT AUSSI UN PEU COMMENCÉ À FAIRE DE LA PÂTISSERIE. JE SUIS FIER DE LUI DE FAIRE VRAIMENT QUELQUE CHOSE, MÊME SI LE TRUC QU'IL PRÉPARE EST UN PEU BIZARRE."
"Qu'est-ce que tu veux dire?"
"IL Y A QUELQUES JOURS, IL A ESSAYÉ DE PRÉPARER CE TRUC QUI RESSEMBLAIT À UNE QUICHE, MAIS QUI ÉTAIT EMPLIE DE SUBSTANCE SUCRÉE, CHOCOLATÉE ET SANS OEUFS." Papyrus dit en haussant les épaules. "QUE C'EST ABSURDE!"
"Je pense que ça s'appelle... une tarte." Frisk dit amusée.
"HUH. C'EST UN NOM BIZARRE POUR UN PRODUIT ALIMENTAIRE SEMBLABLE À UNE QUICHE. ENFIN, UNE FOIS QUE C'ÉTAIT CUIT, IL L'AVAIT MISE SUR LA TABLE ET S'EST ASSIS À COTÉ, ATTENDANT QUE ÇA REFROIDISSE... PUIS IL S'EST RAPIDEMENT ENDORMI DESSUS, ÉCRASANT SA... TARTE... ET EST RESTÉ ENDORMI."
Frisk rigola. "Comment diable a-t-il fait?"
"MON FRÈRE MOU DE LA ROTULE PEUT LITTÉRALEMENT DORMIR PARTOUT. SOUS LE TAPIS OÙ JE TRÉBUCHE PRESQUE SUR LUI, SUR LES ESCALIERS EXTÉRIEURS QUAND IL EST TROP PARRESSEUX DE JUSTE PASSER LA PORTE, À SON POSTE, CE QUI EST TRÈS AGAÇANT PARCE QU'IL NE DEVRAIT PAS FLEMMARDER À SON TRAVAIL, SUR SES CASSE-CRÂNES, DANS UN ARBRE, DE QUELCONQUE FAÇON, ET UNE FOIS DANS UNE PILE DE NEIGE. HEUREUSEMENT, JE PATROUILLAIS ET L'AI TROUVÉ AVANT QU'IL NE PUISSE ATTRAPER FROID. C'EST UNE BONNE CHOSE QU'IL UN FRÈRE GÉNIAL COMME MOI POUR S'OCCUPER DE LUI ET L'EMMENER À LA MAISON ET LE COUCHER DANS SON LIT AVEC SA BOUTEILLE DE KETCHUP."
De l'autre coté de la porte, Sans est devenu tout bleu au fait que l'humaine connaissait maintenant quelques trucs très embarrassants sur lui.
Frisk a ri à ça, se retenant de glousser à l'image mentale d'un Sans robuste et parfois effrayant roulé en boule dans son sommeil avec sa bouteille de ketchup. "Je sais qu'il est content d'avoir un frère comme toi."
"JE SAIS QU'IL L'EST. ET IL PEUT TOUJOURS COMPTER SUR MOI POUR L'AIDER. J-JE VOUDRAIS JUSTE QU'IL LE COMPRENNE." Papyrus a soupiré et regardé par terre. Quand il parla à nouveau, sa voix était incroyablement douce, ce qui était un choc pour Frisk qui ne l'a encore jamais entendu parler doucement. "Je suis inquiet pour lui, humaine."
Frisk et Chara sursautèrent à ça et Chara dirigea sa pleine attention vers la conversation. "Qu'est-ce qui se passe?" les deux ont demandé, mais Papyrus ne pouvait entendre que Frisk.
À cette gentille question, tout est sorti tout seul. "Il... Il fait beaucoup de cauchemars où il commence à crier dans son sommeil. Il refuse de me dire ce qu'il y a, il me dit juste qu'il va bien ou fait un jeu de mots stupide. Et pendant la journée, je ne peux le motiver à faire quoique ce soit. Et ses HP sont soudainement tombés jusqu'à un et... et je ne peux le motiver pour les augmenter! Quand on fait des combats amicaux, j'ai peur de lui faire vraiment mal vu que ses HP sont aussi bas. Et... Et il refuse de se confier à moi... Je sais que quelque chose ne va pas, mais... il ne me laisse pas l'aider!"
Frisk a déposé son assiette et fit un câlin au grand squelette. Il a enroulé ses bras autour d'elle, s'accrochant à elle comme à sa vie. Elle n'était pas sûre quoi lui dire, alors elle le tenait juste dans ses bras, lui faisant savoir qu'elle était là pour lui. Chara était vraiment inquiète alors qu'elle s'est assise de l'autre coté de Papyrus, se demandant ce qui était arrivé à son meilleur ami et pourquoi est-ce qu'il se comportait ainsi.
"J-Je ne sais pas quoi faire, humaine." Papyrus a murmuré. "Il continue de repousser tout le monde; moi... Undyne... Roi Asgore... Sans se comporte comme si tout allait bien, mais ce n'est clairement pas le cas. J'ignore s'il ne se sent pas bien à cause de ses HP ou si quelqu'un lui a dit ou fait quelque chose qui l'a vexé, ou si c'est autre chose, mais je sais que quelque chose ne va pas et je ne sais pas ce que c'est. Il est mon frère et je veux l'aider et le protéger, mais il ne me dit même pas ce qui ne va pas!"
Chara tremblait, anxieuse pour son ami. Un seul HP, c'était grave! Certains monstres choyaient à ça! Qu'est-ce qui n'allait pas avec lui? Et pourquoi est-ce que son ami décontracté, tranquille et ouvert était si méfiant, parano, et repoussait son frère? Sans n'avait jamais caché ce qu'il ressentait avant et ses HP étaient beaucoup plus élevés. Frisk câlinait simplement Papyrus et lui frottait doucement le dos, ne sachant pas quoi faire d'autre pour aider à part écouter et laisser Papyrus parler.
Sans a soupiré, assez doucement pour que son frère et l'humaine ne puissent l'entendre. Apparemment il n'était pas si doué qu'il le pensait à faire semblent qu'il allait bien. Et maintenant, il blessait Papyrus en essayant de le protéger. Il devait toujours protéger Papyrus de ce qu'il se passait. Il ne pouvait le mettre en danger, mais peut-être qu'il pourrait se confier à lui juste un peu, ou au moins faire plus d'efforts d'essayer pour son frère, même s'il avait l'impression que c'était inutile.
"WOWIE, JE ME SENS UN PEU MIEUX APRÈS AVOIR VIDÉ LE SAC. TU ES UNE BONNE CONFIDENTE, HUMAINE." Papyrus a dit après quelques minutes, revenant à son ton normal alors qu'il s'est remis droit mais gardant toujours un bras autour de son amie. "ET JE SAIS QUE NOUS POUVONS RÉSOUDRE ÇA! NOUS POUVONS FAIRE SANS SE SENTIR MIEUX! IL A UN FRÈRE COOL COMME MOI ET UNE AMIE COOL COMME TOI QUI SONT LÀ POUR LUI. IL NE SERA JAMAIS SEUL. ET PEUT-ÊTRE QU'IL S'EN RENDRA COMPTE ET NOUS PARLERA ET NOUS POURRONS L'AIDER. ET AVEC NOTRE ENCOURAGEMENT, IL COMMENCERA À FAIRE PLUS D'EFFORTS POUR FAIRE LES CHOSES ET ARRÊTERA D'ÊTRE SI MOU DE LA ROTULE. ET PUIS IL SE SENTIRA MIEUX ET SERA HEUREUX POUR DE VRAI!" Papyrus était déterminé de rendre son frère heureux à nouveau comme il l'avait été.
"Je ferai tout mon possible pour aider et être une bonne amie pour lui tant que je suis ici." Frisk a promis.
"MERCI, HUMAINE. JE SAIS QUE TU SERAS UNE AMIE GÉNIALE POUR LUI." Papyrus a dit. Il a ensuite remarqué l'heure sur son horloge. "OH NON! JE DOIS RETOURNER À MON DEVOIR DE GARDE ET M'ASSURER QUE SANS NE S'EST PAS DE NOUVEAU ENDORMI SUR SON POSTE. UNDYNE S'ÉTAIT VRAIMENT ÉNERVÉE LA DERNIÈRE FOIS QUE C'EST ARRIVÉ... ENFIN, LAISSE-MOI TE DONNER MON NUMÉRO DE TÉLÉPHONE." Il l'a griffonné sur un morceau de papier et le lui a donné, tandis que derrière la porte, Sans s'est téléporté à son stand avant que Papyrus ne puisse remarquer qu'il espionnait. "SI TU AS BESOIN D'UNE QUELCONQUE AIDE OU SI TU AS JUSTE ENVIE DE TRAINER AVEC MOI, N'HÉSITE PAS DE M'APPELER À TOUT MOMENT!" Il a commencé à courir vers la porte, mais s'est ensuite rappelé le truc qu'il avait oublié de lui dire après leur combat. "AH OUI! POUR ARRIVER À LA BARRIÈRE, TU DEVRAS PASSER PAR LE CHÂTEAU DU ROI."
Chara s'est ressaisie de ses pensées d'inquiétude pour Sans. "Frisk, demande à Papyrus à propos du roi." elle demanda doucement, voulant savoir ce qu'il se passait avec son père.
"Papyrus, comment est le roi? Pourquoi voulait-il que tu me captures?" Frisk demanda.
"SEULE UNE PERSONNE AVEC UNE ÂME PUISSANTE PEUT PASSER LA BARRIÈRE. C'EST POURQUOI LE ROI VEUT SE PROCURER UN HUMAIN. IL VEUT OUVRIR LA BARRIÈRE AVEC LE POUVOIR DE L'ÂME. ALORS, NOUS LES MONSTRES POURRONS RETOURNER À LA SURFACE." Papyrus expliqua. Frisk avait l'air terrifiée. "NE T'INQUIÈTE PAS, HUMAINE." il l'a rassurée. "LE ROI EST... UN GROS NOUNOURS INOFFENCIF! TOUT LE MONDE ADORE CE GARS. JE SUIS SÛR QUE SI TU DIS, "EXCUSEZ-MOI, M. DREEMURR, PUIS-JE RENTRER CHEZ MOI, S'IL-VOUS-PLAÎT?" IL TE GUIDERA DROIT VERS LA BARRIÈRE LUI-MÊME."
Chara soupira de soulagement. "Ça ressemble à Papa." elle dit avec un sourire, puis fronça à nouveau les sourcils. "Mais qu'est-ce qu'il se passe avec Sans et Maman?"
"Le roi est ton père?!" Frisk lâcha dans sa tête, ayant l'air choquée.
"Oui, il l'est. Je t'expliquerai dès que nous quitterons la maison de Papyrus." dit Chara.
Frisk a hoché la tête, tant à Papyrus qu'à Chara. "Merci, Papyrus. Euh, je veux pas te déranger, mais rappelle-moi comment me rendre à la capitale?"
"D'ABORD, TU TRAVERSES LA CAVERNE QUE JE T'AI MONTRÉE ET JUSQU'AUX CHUTES. PUIS, UNE FOIS DANS LES CHUTES, PASSE À COTÉ DU VILLAGE TEMMIE ET TU ARRIVERAS BIENTÔT DEVANT UN PONT QUI TE MÈNERA À CALCITERRE. TRAVERSE CALCITERRE ET LE NOYAU, ET TU DEVRAIS ARRIVER AU PALAIS." Papyrus lui dit. "JE DOIS MAINTENANT ALLER À MON POSTE, MAIS APPELLE-MOI SI TU AS BESOIN DE QUELQUE CHOSE. LE GRAND PAPYRUS EST TOUJOURS CONTENT D'AIDER!" Il lui a ensuite dit au revoir et a filé par la porte.
...
"Ainsi, Roi Asgore et Maman étaient mariés et t'ont adoptée quand tu es tombée?" Frisk a demandé à Chara alors qu'elles traversaient Couveneige vers la caverne.
"Ouais, et ils aimaient beaucoup l'un et l'autre, et Asriel et moi. J-J'ignore ce qu'il s'est passé et pourquoi Maman et Papa sont séparés et Maman a peur que Papa te fasse du mal. Ce n'est pas le Papa que j'ai connu. Il ne ferait jamais de mal à une âme innocente, jamais. Et lui et Maman étaient si affectueux tout le temps. Ils se faisaient toujours des câlins et des bisous. Azzy et moi avons toujours pensé que c'était dégueu. Mais... Mais j'aimerais pouvoir les voir faire ça à nouveau. Je ne sais pas ce qu'il se passe, Frisk. Je ne sais pas ce qu'il se passe avec Maman et Papa, et Sans. J-Je ne sais pas si c'est parce qu'Azzy et moi sommes morts ou s'il se passe quelque chose d'autre."
Frisk ne savait pas quoi dire ou faire pour aider Chara, alors à nouveau, elle l'a écoutée parler.
"Sans; il était si ouvert à l'époque. Il aimait raconter des blagues et faire des farces à tout le monde. Il... Il avait même sorti le vieux tour du coussin péteur à Papa la fois où nous sommes tous allés pique-niquer ensemble. Peu de gens feraient une blague au roi de tous les monstres, mais c'était le type de personne que Sans était. Et Maman a pensé que c'était absolument tordant. Elle avait taquiné Papa à propos de ça toute la journée..."
Frisk était agressée par une vague d'images alors que Chara parlait de ce jour. Elle pouvait voir une famille heureuse autour d'une nappe de pique-nique, un monstre bouc avec une barbe dorée, ses bras autour de Toriel. Les deux se touchaient leurs nez et Asriel faisait semblant de vomir alors que ses parents étaient si gnangnan, causant son père de rire et froisser les cheveux de son fils. Sans faisait des blagues, complètement détendu et souriant sincèrement. Quand Asgore s'était levé pour prendre quelque chose, Sans avait subtilement placé un coussin péteur là où le roi avait été assis. Asriel avait l'air un peu choqué, mais Toriel se retenait de rire, et elle pouvait sentir Chara faire de même. Quand Asgore s'était assis et quand le coussin péteur avait fait le bruit, tout le monde s'était mis à rire, même Asgore après s'être remis de sa surprise...
"...Et-Et j'aimerais pouvoir les revoir ainsi de nouveau. Rire, s'amuser, être heureux... Hé, Frisk, ça va?" Chara demanda, remarquant que Frisk avait à nouveau l'air désorientée et dans les vapes. C'était extrêmement bizarre de voir des images de la tête de quelqu'un d'autre comme si l'on y était.
Frisk a repris ses esprits une fois que la concentration de Chara n'était plus sur ses souvenirs mais sur elle. "Hein?"
"Je t'ai demandé si ça va. Tu avais l'air ailleurs." Chara a dit.
"En quelque sorte... Euh, Chara, sur une échelle de un à dix, à quel point tu serais fâchée si je te disais que j'ai en quelque sorte accidentellement vu tes souvenirs alors que tu les évoquais?"
"Attends? Quoi?!"
"Je suis désolée, Chara! Je ne voulais pas fouiner dans ta tête! Parfois quand tu penses très fort à ou te rappelles de quelque chose, je peux le voir et je ne sais pas pourquoi, et je n'essaie pas voir ça, et...!"
"C'était arrivé avant?!" Chara demanda en flippant.
"Ouais, quand nous étions dans la clairière avec les piles de neige et tu pensais à la fois quand tu as rencontré Sans pour la première fois. Je comptais te le dire à ce moment, mais ensuite Maxichien nous a bondi dessus et je l'ai complètement oublié jusqu'à maintenant quand c'est encore arrivé. Je suis si désolée pour ça. Je le suis vraiment... Je..."
"Frisk, ç-ça va. Je ne t'en veux pas. Je peux lire tes pensées, parfois quand tu ne penses même pas pour moi, alors j'imagine que ça a du sens que tu puisse voir les miennes. Juste... essaie de m'en sortir si ça arrive encore. Il... Il y a des choses que j'aimerais garder pour moi-même."
"Si je peux en sortir moi-même, je le ferai." Frisk a promis.
"Merci. C'est si bizarre et insolite..." Chara a marmonné.
"Désolée."
"C'est pas comme si c'était ta faute. En fait, nous nous approchons de la caverne. Nous devrions garder les yeux ouverts pour les monstres." Chara a dit. Frisk a hoché la tête et a inspiré profondément alors qu'elle est entrée dans la nouvelle zone.
L'air s'est immédiatement réchauffé et Frisk vit plein de cascades près du chemin en ciment sur lequel elle marchait près de la rivière artificielle. Elle n'a vu aucun monstre pour le moment, mais gardait l'œil ouvert. Chara aussi, mais son esprit était ailleurs, inquiète pour sa famille et Sans. Frisk était inquiète aussi, mais pas certaine de ce qu'elle pouvait faire exactement pour aider, si elle pouvait même faire quoique ce soit.
"Yo!" dit sudainement un voix, faisant sursauter Chara et Frisk. C'était un petit dinosaure jaune bipède sans bras qui portait un pull rayé. Il semblait être un an ou deux ans plus jeune que Frisk. "Toi aussi, tu as filé en douce pour la voir?"
"Qui ça?" Frisk demanda confuse.
Le jeune monstre sourit. "Undyne! Elle est la plus cool, pas vrai? Je veux être comme elle quand je serai grand! Hé, dis pas à mes parents que je suis ici." Il rigola et s'en est allé.
"Il est excitable, n'est-ce pas? Mais je ne peux l'en blâmer. Undyne est super cool. Elle a toujours..." Chara s'est interrompue quand elle vit Sans plus loin, bien éveillé et assis à son poste.
Il sourit. Il semblait plus détendu auprès de Frisk qu'avant, mais Chara ressentait quand même une certaine tension en lui. "Quoi? T'as jamais vu un gars avec deux jobs avant? Heureusement, deux jobs signifient deux fois plus de pauses obligatoires. Je vais Chez Grillby. Tu veux venir?"
"Bien sûr." Frisk dit, lui faisant un sourire.
"Bien, si tu insistes, je vais filer de mon travail." il dit en se levant, puis alla dans la direction opposée de Couveneige. "Par ici. Je connais un raccourci." Il lui a ensuite pris la main, fit quelque pas, et s'est téléporté, Chara les ayant heureusement rattrapé pour se téléporter avec eux.
Quelques minutes après qu'ils sont partis, Undyne est venue en faisant sa patrouille habituelle et remarqua le stand de sentinelle vide. "Bien sûr que ce microbe a décidé d'aller faire une pause..." elle soupira. "Je crierai sur cet idiot plus tard, après avoir trouvé ce stupide humain..."
...
"Raccourci rapide, hein?" Sans demanda, devant soutenir Frisk alors qu'elle rattrapait son équilibre. "Salut, tout le monde."
"Hééé, Sans."
"Salut, Sans."
"Bonjour, Sans."
"Coucou, Sansounet~"
"On dirait que tout le monde le connaît ici." Frisk pensa à Chara.
"Bien sûr qu'ils le connaissent. Il aime cet endroit." Chara dit, un petit sourire apparaissant sur son visage alors qu'elle pensait à toutes les fois où Sans l'a emmenée ici.
"Chara..." Frisk lui pensa alors qu'elle sentit qu'elle allait se faire aspirer dans un autre souvenir.
"Oh. Désolée." Chara dit et réussit à la bloquer.
"Hé, Sans, n'étais-tu pas là pour le p'tit déjeuner il y a quelques minutes?" demanda un monstre mauve en débardeur.
"Nan, j'ai pas pris de p'tit déj en au moins une demi-heure. Tu dois confondre avec le brunch." Sans dit en menant Frisk vers le bar et tira un chaise vers elle. "Tiens, mets-toi à l'aise."
Frisk s'est assise et entendit le bruit soudain d'un coussin péteur raisonner. "J'ai... vraiment dû m'y attendre, hein?" elle soupira alors que Chara hocha la tête et rigola.
"Oups. Regarde où tu t'assieds. Parfois des rigolos placent des coussins péteurs sur les sièges." Sans dit avec un sourire. "Enfin, commandons. Tu veux quoi?"
"Hmm... Je pense je vais prendre un hamburger." Frisk dit.
"Hé, ça a l'air pas mal. Grillby, on va prendre deux hamburgers." Sans dit au monstre de feu, qui a hoché la tête et est parti les préparer.
"Alors, que penses-tu de mon frère?" il demanda, mine de rien.
"C'est un blaireau." Chara a répondu en plaisantant.
"Il est vraiment gentil et cool." Frisk a dit, ignorant Chara.
"Bien sûr qu'il est cool. Tu le serais aussi si tu portais cette tenue tous les jours. Il ne l'enlève jamais sauf s'il le faut absolument. Eh ben. Au moins, il la lave. Et je veux dire par là qu'il la porte sous la douche." Sans lui dit, faisant rire Frisk et Chara. Autant avoir une petite vengeance contre son frère pour avoir dit à l'humaine que Sans aimait dormir avec une bouteille de ketchup.
"Et voici le burger." Sans dit alors que Grillby est apparu avec deux assiettes de hamburgers, les plaçant devant eux. "Tu veux du ketchup?"
"Non merci. Je pense que j'ai retenu ma leçon la dernière fois." Frisk dit avec un rire.
Sans haussa les épaules. "Y en a plus pour moi." Il commença à boire le ketchup de la bouteille. D'une certaine manière, Frisk n'en était pas surprise. "Enfin, cool ou pas, tu dois être d'accord que Papyrus essaie vraiment dur. Comme quand il continue d'essayer de rejoindre la Garde Royale. Un jour il est allé à la maison de la chef de la Garde Royale et l'a suppliée de le laisser les rejoindre. Bien sûr, elle lui a claqué la porte au nez parce que c'était minuit, mais le lendemain, elle s'est réveillée et l'a vu toujours attendre là. Voyant son dévouement, elle a décidé de l'entraîner. C'est, euh, toujours un travail en cours. D'ailleurs, je voulais te demander quelque chose. As-tu jamais entendu parler d'une fleur qui parle?"
Le visage de Frisk a blanchi en pensant à Flowey et elle a hoché la tête.
Sans le vit, mais il continua, voulant voir combien est-ce qu'elle en savait. "Alors tu sais tout de ça. Ca s'appelle une Fleur de l'Écho. Il y en a partout au marais. Dis-leur quelque chose, et elles te le répéteront en boucle. Papyrus m'a dit quelque chose d'intéressant l'autre jour. Parfois, quand personne d'autre n'est là, une fleur apparaît et lui chuchote des choses. Flatteries... conseils... encouragements... prédictions..." Frisk devint encore plus blanche. "Étrange, hein? Quelqu'un doit utiliser une fleur de l'écho pour lui faire une farce." Du moins il espérait que c'était ça, plutôt qu'une certaine fleur jaune flippante. La dernière fois qu'il avait cru que c'était Flowey, ça s'était bien avéré être une fleur de l'écho que quelqu'un avait plantée près du stand de sentinelle de Papyrus pour faire une farce, alors il espérait vraiment que c'était ça cette fois-ci...
"Ce n'est pas une fleur de l'écho!" Frisk cria, laissant tomber cette assiette et son hamburger mangé à moitié par terre avec un grand fracas qui a fait tout le monde la regarder. "Il y a... Il y a ce monstre fleur vraiment flippant qui s'appelle Flowey... Il est le mal en personne! Nous devons l'éloigner de Papyrus!" Elle allait sauter de son siège, mais Sans lui a gentiment pris le poignet.
"J'en avais peur. Encore cette mauvaise herbe." Sans dit avec colère. "J'imagine qu'il t'a embêtée aussi, gamine?" Chara n'avait vu aucun incident avec Flowey, alors elle regardait Frisk avec confusion.
"Quand je suis tombée ici, il a essayé de me tuer mais Maman m'a sauvée, et puis quand j'ai quitté les ruines, il a ressurgi et a commencé de dire toutes ces choses flippantes... Il va faire du mal à Papyrus! Nous devons l'arrêter!" Frisk lui dit, si paniquée qu'elle hyperventilait.
"Gamine... Gamine... Inspire profondément. Essaie de te calmer. Je ne le laisserai pas faire de mal à Papyrus." "Pas à nouveau." Sans pensa à lui-même avant de se reconcentrer sur calmer la gamine. "Calme-toi un peu. Dis-moi ce que cette mauvaise herbe t'avait dit."
Frisk lui a raconté tout ce que Flowey lui avait dit, même les pires choses. Sans était inquiet, ce qui était compréhensif, mais il savait à quel point la gamine était terrifiée et resta calme. "Écoute, gamine, cette fleur est un cinglé psychopathe sans âme. N'écoute rien de ce qu'il dit et ne le laisse PAS t'atteindre. Il est extrêmement dangereux et pense que la violence, jouer avec les vies des gens et les manipuler est un jeu. Si tu le vois, l'entends, ou as même l'impression qu'il pourrait être pas loin, éloigne-toi de lui et viens me trouver immédiatement. Compris?"
Frisk hocha la tête en tremblant. "Compris."
"Bien. Maintenant... je te prie de ne pas encore en parler à Papyrus."
"Mais..."
"Gamine, écoute, j'ai entendu Papyrus te parler plus tôt. Je sais qu'il s'inquiète pour moi. Mais si tu en parles à Papyrus, il va paniquer et essayer de régler ça lui-même, et je ne veux pas qu'il confronte cette chose seul et qu'il se blesse ou pire. Je lui en parlerai plus tard quand je trouverai comment sans qu'il ne décide de faire cavalier seul et je le préviendrai de garder l'œil ouvert, mais laisse-moi juste m'en charger pour le moment, d'accord?"
"Mais s'il t'arrive du mal à TOI?" Chara et Frisk ont demandé toutes les deux, même si la voix de Frisk était évidemment la seule que Sans a entendue.
"J'irai bien. J'ai déjà fait face à cette mauvaise herbe avant. Et je ne suis pas aussi fragile que Papyrus semble le croire. Mes HP sont peut-être un peu bas, mais je peux toujours combattre et personne n'a encore été capable de me porter un coup."
"Un HP n'est pas qu'UN PEU bas, Sans. C'est dangereusement bas. Et s'il te prend par surprise ou t'épuise avant de te frapper?" Chara demanda, maintenant plus qu'inquiète. Elle aurait voulu pouvoir faire Sans l'entendre, mais elle ne le pouvait toujours pas.
"Sans..." Frisk commencé, très inquiète aussi.
"Gamine. Arrête de t'inquiéter. Ça VA aller. Comme je l'ai dit, j'ai déjà fait face à ce gars avant. Je peux m'en charger, et je n'exposerai pas Papyrus au risque. Il est peut-être plus grand que moi, mais je suis toujours son grand frère et je le protègerai quoique vous ne disiez tous les deux."
"Je le comprends, mais tu ne devrais quand même pas faire ça seul. Je peux ai..."
Il soupira. "Je ne t'exposerai pas non plus à ce type de danger. Écoute, je sais que tu veux aider, mais le mieux que tu puisses faire là maintenant est de juste garder l'œil ouvert dans ton voyage et d'être prudente. D'accord?"
Frisk a ouvert la bouche, mais elle savait qu'il ne changerait pas d'avis, alors elle a hoché la tête à contrecœur.
"Bien." Frisk voulait poser plus de questions à Sans, mais il s'était déjà détourné d'elle et disait à Grillby de faire crédit de leurs repas. Il lui a ensuite dit au revoir avant de s'en aller par la porte. Frisk a soupiré doucement et a donné à Grillby un peu d'or pour l'assiette qu'elle a cassée, puis elle est sortie suivie de Chara, les deux filles absolument silencieuses alors qu'elles essayaient de trouver quoi faire, gardant un œil méfiant ouvert pour toute personne menaçante, surtout une certaine fleur jaune. Mais ladite fleur était intelligente et restait facilement hors de la vue alors que les deux filles entrèrent dans les Chutes.
...
((Eh bien, il semble que l'humaine et l'Ordure Souriante ont formé une alliance contre moi. Un peu inquiétant, mais je peux contourner ça. Il semble que l'humaine s'est attachée à l'ordure maigre aussi. Pas exactement surprenant. Je pourrais tuer ce loser pour les énerver tous les deux; ça pourrait être intéressant, mais sans mes resets, ça se retournerait probablement contre moi. Je n'ai pas envie de mourir encore. Et voir ce que la gamine fera après sera BEAUCOUP plus intéressant. Couveneige n'était pas exactement un vrai test de sa volonté. L'Ordure Maigre est inoffensif, et les gardes canins n'ont pas suffisamment de cervelle combinée pour être une vraie menace. Je parie qu'elle est vraiment fière d'elle-même, restant fidèle à son petit serment de ne pas tuer, mais MAINTENANT elle fera face à une guerrière impitoyable et IMMORTELLE. Voyons combien de temps elle tiendra sa petite promesse. Ça devrait être TRÈS amusant à regarder. Et si ça se passe de la manière que je pense, cette petite alliance avec l'Ordure sera grillée. Il ne voudra pas faire copain-copain avec une meurtrière...))
A/N: Juste une petite chose. Vous avez dû remarquer, mais je n'ai pas traduit "HP" (Health Points) par "PV" (Points de Vie). C'est en fait totalement intentionnel, et il y a une raison à ça. (Petit indice: HP est en fait aussi un acronyme. ^^)
