Et voici le chapitre 8! Je dois dire que c'est l'un de mes chapitres préférés de l'histoire. :3 C'est un chapitre un peu émotionnel. Bonne lecture!
Cela n'a pas pris plus de quelques minutes à Sans pour arriver près de Frisk, surtout avec son pouvoir de téléportation.
"Salut, gamine." Il l'examina, remarquant les pansements ensanglantés sur ses bras et épaule. "Aïe, elle t'a vraiment pas ratée, hein? Nous ferions mieux de te ramener à Couveneige et soigner ça."
"Je vais bien." Frisk a dit automatiquement.
Sans n'avait pas l'air convaincu, tout comme Chara. "Écoute, gamine, tu ne voudrais pas rencontrer Undyne à nouveau en étant blessée et avec," Son œil brilla brièvement alors qu'il a vérifié ses HP. "Sept HP sur vingt, non?"
Frisk ne put s'en empêcher. Elle frissonna.
"Je me disais bien." Il lui tendit la main. "Maintenant allons-y avant que Paps ne perde son crâne à s'inquiéter ou qu'Undyne ne nous rattrape, ok?" Frisk hocha la tête et prit la main de Sans et il les a téléportés chez lui, et dans son état un peu somnolant, vu que Papyrus l'avait réveillé d'une sieste quand il lui a demandé d'aider l'humaine, ils ont fini par atterrir sur le toit plutôt que dans la maison comme Sans le voulait.
Papyrus les attendait anxieusement à l'extérieur et les a entendus arriver. Il regarda en haut. "SANS, HUMAINE, QU'EST-CE QUE VOUS FAITES SUR LE TOIT?!"
Sans était suspendu sur le tuyau de pluie par sa capuche. "Oh tu sais, on jouait juste au pendu." il plaisanta, puis s'est libéré, se laissant tomber et faisant confiance à son frère pour le rattraper. "On a décidé d'atterrir ici."
Papyrus grogna alors qu'il tendit les bras pour rattraper Sans. "TU SAIS QUE NOUS NE POUVONS FACILEMENT REMPLACER LES RO-TUILES!" il gronda, ayant accidentellement lâché le jeu de mots quand Sans a atterri dans ses bras. Il a ensuite écarquillé ses yeux. "SANS! REGARDE CE QUE TU M'AS FAIT!"
Sans essuya une larme imaginaire de ses yeux. "J'en suis si fier, frérot."
Papyrus s'est juste agrippé le crâne alors que Frisk a ri sur le toit, la dispute familière des frères squelettes calmant sa peur de plus tôt. Papyrus a marmonné quelque chose à Sans à propos de ne pas corrompre l'humaine, puis a gentiment descendu Frisk du toit avec la magie bleue. Elle oscilla un peu vertigineusement et il l'a gentiment stabilisée. Papyrus écarquilla ses orbites dès qu'il vit ses blessures... ainsi que ce qu'elle portait.
"OH NON! HUMAINE, POURQUOI EST-CE QUE TU PORTES UN TUTU?!" Papyrus demanda avec panique alors qu'il mena Frisk à l'intérieur. "TU N'ES PAS CENSÉE PORTER UN TUTU! OH NON, C'EST HORRIBLE! JE NE PENSAIS PAS QUE QUELQU'UN PORTERAIT CETTE VIEILLE CHOSE POUSSIÈREUSE!"
Frisk était un peu offensée. "Papyrus, je sais que ce n'est pas très stylé, mais..."
"NON, NON, CE N'EST PAS CE QUE JE VOULAIS DIRE!" Papyrus dit rapidement. "C'EST TRÈS JOLI SUR TOI, MAIS QUAND UNDYNE M'A DEMANDÉ CE QUE TU PORTAIS, J'AI MENTI ET DIT QUE TU PORTAIS LE TUTU! C'ÉTAIT LE PREMIER TRUC AUQUEL J'AI PENSÉ PUISQUE JE L'AI TROUVÉ IL Y A QUELQUES JOURS QUAND J'EXPLORAIS! JE NE PENSAIS PAS QUE QUELQU'UN D'AUTRE LE TROUVERAIT, ET ENCORE MOINS LE PORTERAIT!"
"Wow, Paps, TUTU es un mauvais menteur." Sans plaisanta faiblement alors qu'il a installé Frisk sur le canapé et commencé d'enlever doucement les pansements pour vérifier ses blessures.
"SANS, CE N'EST PAS DRÔLE! L'HUMAINE EST BLESSÉE!" Papyrus cria et même Chara était d'accord avec lui que c'était un mauvais timing pour cette blague.
Sans eut l'air honteux. "Désolé, frérot. J'essayais juste de détendre l'atmosphère." il dit.
"Désolée, Papyrus. J'imagine que j'ai mal compris ce que tu essayais de dire. Je croyais que tu me disais de me débarrasser du ruban, alors je l'ai enlevé et essayé de couvrir mes vêtements avec le tutu et mon tablier." a dit Frisk. Papyrus avait quand même un peu l'air coupable, alors elle lui tapa gentiment le bras avec sa main intacte. "Hé, t'inquiète pas. Je vais bien maintenant."
Ses mot furent quelque peu contredits quand Sans a fini d'enlever les pansements, montrant les profondes blessures sur son bras et son épaule causées par les lances, qui heureusement ont en grande partie arrêté de saigner grâce au pouvoir curatif des pansements, mais qui avaient quand même l'air pénibles. Les deux frères et Chara grimacèrent à la vue, puis Papyrus a couru lui chercher quelque chose pour restaurer ses HP, alors que Sans examinait doucement ses blessures. Ses mains brillèrent avec la magie curative et les plaça gentiment sur les blessures, la magie coulant en elle et causant une sensation de picotement alors que les blessures guérissaient et se refermaient.
"Merci, Sans." Frisk lui dit avec gratitude.
"Pas de souci, gamine. Alors, que s'est-il passé au juste?" demanda Sans.
Frisk a frissonné au souvenir. "Je traversais le pont quand Undyne est apparue et a commencé à envoyer ses lances sur moi. J'ai réussi à m'enfuir, mais en cours de route, j'ai accidentellement zigué au lieu de zaguer et j'ai été touchée par quelques lances. J-Je me suis cachée dans les hautes herbes près du pont, et elle a failli me trouver, mais ce petit monstre qui l'aime vraiment bien se cachait dans les herbes, et elle est tombée sur lui à la place. Heureusement, elle l'avait saisi au lieu de jeter sa lance... Et elle était assez contrariée car elle a failli le blesser, puis elle est partie." Elle frissonna encore, se rendant compte à quel point ils avaient eu de la chance, le petit monstre et elle.
"Undyne veille toujours sur ses fans. Et sur tous les innocents. Malheureusement, elle ne réalise pas que tu n'es pas quelqu'un à qui elle doit faire passer un mauvais moment."
"MAIS ELLE LE COMPRENDRA!" Papyrus intervint alors qu'il est venu avec de l'Arachnocidre pour Frisk et le lui donna. Elle le remercia quand elle le prit dans ses mains. "JE T'EN PRIE! ET NE T'INQUIÈTE PAS! LE GRAND PAPYRUS A UN PLAN POUR RÉSOUDRE ÇA! JE VAIS VOUS FAIRE DEVENIR AMIES, UNDYNE ET TOI!"
Frisk venait juste de prendre une gorgée du cidre et a failli s'étouffer en entendant ça. Elle laissa échapper un rire triste à la remarque de Papyrus, ne croyant pas que son plan pourrait marcher. "Je ne pense pas qu'Undyne veuille être amie avec moi, Papyrus. Elle me déteste et veut ma mort." Sans parler du fait qu'elle-même ne voulait pas être amie avec quelqu'un qui la détestait et voulait sa mort...
"HUMAINE, UNDYNE NE TE DÉTESTE PAS!" Frisk le regarda d'un air incrédule et essaya de ne pas lui rire au nez par hystérie. "D'ACCORD, PEUT-ÊTRE QU'ELLE NE T'AIME PAS BEAUCOUP MAINTENANT, MAIS CE N'EST RIEN DE PERSONNEL! UNE FOIS QU'ELLE APPRENDRA À TE CONNAÎTRE ET COMPRENDRA QUE TU N'ES PAS UNE TUEUSE, ELLE T'AIMERA, JE TE PROMETS!"
"Pourquoi pense-t-elle que je suis une tueuse? Je n'ai rien fait à personne! Pourquoi... Pourquoi veut-elle ma mort? Q-Qu'ai-je fait de mal?" Frisk demanda, de nouveau terrifiée. Ses yeux s'emplirent de larmes. "J-Je veux juste..."
Papyrus s'est assis près d'elle et lui fit un câlin qu'elle retourna, s'agrippant à son écharpe de toutes ses forces alors qu'elle pleurait. Sans s'est assis de l'autre côté de Frisk et lui frotta le dos de manière gênée.
"Frisk, ça va aller. Ces deux têtes d'os ne vont laisser rien t'arriver." Chara lui dit alors qu'elle s'est assise de l'autre coté de Sans. Elle ne savait pas quoi dire pour réconforter Frisk, alors elle a décidé de la taquiner pour la faire sourire. "Hé, pleure pas, deux beaux garçons sont en train de te consoler! Cependant, je me réserve celui-ci!" Elle câlina Sans, même si elle ne pouvait pas vraiment le toucher. Mais ça a au moins marché pour calmer Frisk, qui laissa échapper un petit reniflement alors que ses larmes se sont ralenties. Chara avait pourtant le sentiment que Frisk se servirait de ça comme matériel de taquinerie plus tard...
Pendant juste une brève seconde, Sans aurait pu jurer qu'il avait senti une paire de bras étrangement familiers l'entourer et s'est senti agité pour quelconque raison, mais comprenant qu'il n'y avait absolument rien ici, il l'a juste ignoré et est revenu à la situation actuelle. "Gamine, Paps a raison, ce n'est pas personnel et ce n'est pas quelque chose de mal que tu aies fait."
Quand Papyrus a parlé, sa voix était à nouveau douce et sérieuse. "Humaine, bien avant que tu n'es tombée ici, un autre humain était arrivé qui n'était pas si gentil. Je n'étais pas là puisque Sans était tombé vraiment malade ce jour-là et je devais le ramener à la maison, mais j'en ai entendu parler plus tard. Cet humain... il avait fait du mal à beaucoup de monstres. J'ignore ce qu'il s'est passé, si l'humain avait peur ou était en colère ou n'avait pas d'ami pour l'aider à revenir sur le droit chemin, mais il a décidé d'user de la violence au lieu de se faire des amis. Undyne et Roi Asgore ont couru à la rescousse, et juste au moment où l'humain était sur le point d'attaquer un autre monstre, Undyne a sauté entre eux et elle a été gravement blessée. L'humain est ensuite allé après elle, mais Roi Asgore l'a arrêté. Undyne s'en est remise et j'ai aidé à prendre soin d'elle, mais elle a perdu son œil, et... et beaucoup de monstres ont perdu beaucoup plus que ça."
Frisk a couvert sa bouche de choc, ayant l'impression qu'elle allait vomir. Chara serrait les poings de colère à la pensée d'un humain assassinant des monstres innocents et essayant de tuer son héroïne. Si Frisk regardait Chara au lieu de Papyrus, elle aurait vu juste des orbites fondantes là où avaient été les yeux bruns de son amie, et la grimace la plus effroyable sur son visage. Mais heureusement Frisk ne l'a pas du tout vu.
"Oh mon dieu, c'est affreux... Je suis si désolée..." Frisk a murmuré. Elle comprenait maintenant pourquoi Undyne avait tant l'intention de la blesser. Si quelqu'un avait attaqué ses amis, enfin, Tina, Chara, Papyrus et Sans, elle aussi serait méfiante, furieuse et terrifiée. Même si elle était toujours absolument terrifiée d'Undyne, elle ne détestait plus son agresseur.
"Ce n'est pas ta faute, humaine." Papyrus baissa les yeux. "Je... J'aurais voulu savoir que ça arrivait. Peut-être que j'aurais pu arrêter cet humain et l'aurais ramené sur le droit chemin, ainsi personne n'aurait été blessé..."
C'était maintenant au tour de Frisk de réconforter Papyrus, le câlinant fort. Sans s'agitait de culpabilité. Papyrus ne le savait pas, mais Sans avait repéré l'humain à l'âme jaune cet horrible jour il y a des années. Il l'avait scanné avec son œil magique, avait vu qu'il était au niveau cinq, et avait immédiatement appelé Undyne, à qui Asgore rendait visite à ce moment-là.
Ses ordres avaient été simples. "Nous sommes en chemin. Fais sortir Papyrus et les autres civils de là. Alerte les autres gardes, puis va à Couveneige. Nous pourrions devoir évacuer la zone."
Sans avait rapidement trouvé Papyrus et fait semblant d'être malade. Heureusement, son frère était tombé dans le panneau et l'avait porté à la maison. Quand Papyrus était en train de préparer pour Sans son infâme soupe aux spaghettis, Sans s'était téléporté à Couveneige, juste à l'heure pour voir Undyne se faire tirer dans l'œil avec un flingue et Asgore tuer l'humain aux cheveux noirs et à l'âme jaune. Même blessée, Undyne s'était relevée et avait essayé d'aider les autres, mais Asgore l'avait forcée à se recoucher.
Sans avait fait de son mieux pour aider les autres blessés, et quand il s'était re-téléporté à la maison, avait mangé l'horrible soupe de Papyrus et n'avait rien dit à son frère à propos de l'incident. Mais même si Papyrus n'avait pas vraiment d'oreilles, le plus jeune squelette était un bon auditeur, avait entendu parler de l'attaque des autres résidents de Couveneige. Papyrus avait immédiatement couru réconforter et aider Undyne et tous les autres qui avaient été blessés, faisant tout son possible pour améliorer les choses comme il le faisait toujours.
Sans détestait le fait d'avoir fait Papyrus se sentir coupable de ne pas avoir été là quand cet humain avait attaqué, mais si cette jeune humaine à l'âme rouge avait été comme l'Âme Jaune, il l'aurait refait, et protégé Papyrus à tout prix.
N'importe quoi était mieux que son petit frère se faire réduire en une pile de poussière.
Heureusement, Petite Rouge n'était pas comme ça, et Sans ne regrettait pas d'avoir fait la promesse à la vieille dame dans les ruines, surtout maintenant, quand la gamine était assise entre eux et réconfortait son petit frère.
Il s'assurerait que cette gamine reste en vie. Il garderait la promesse qu'il a faite.
...
"MERCI, HUMAINE. ET NE T'INQUIÈTE PAS. TOUT IRA BIEN. MON FRÈRE ET MOI ALLONS T'AIDER. ET UNE FOIS QU'UNDYNE COMPRENDRA QUE TU ES GENTILLE, ELLE ARRÊTERA DE T'ATTAQUER ET ELLE SERA TON AMIE." Papyrus ne pouvait remonter le temps et sauver ceux qui ont péri, mais il pouvait aider son amie maintenant, et c'est ce qu'il ferait.
"Ouais, gamine. Mais nous devrions probablement t'entraîner un peu plus. Undyne s'était entraînée pendant des années, alors elle te botterait les fesses en deux secondes et demie, avec ton niveau actuel."
"SANS!"
"C'est un peu la vérité, frérot. Undyne est assez brutale avec ces lances. Je devais le POINTE-er du doigt pour l'humaine." À ce moment-là, Sans a ressenti comme si quelqu'un avait légèrement donné un coup sur le derrière de sa tête, comme le faisait avant Chara quand il réussissait à l'énerver. Peut-être que ce n'était pas le meilleur moment de faire des blagues...
"Vraiment, Sans? Pas le moment idéal pour un jeu de mots." Chara soupira alors qu'elle s'est calmée, levant les yeux redevenus normaux au ciel.
Et Papyrus semblait être d'accord avec les mots qu'il ne pouvait entendre alors qu'il lança un regard noir à son frère. "SANS, CE N'EST PAS LE MOMENT POUR L'UN DE TES JEUX DE MOTS STUPIDES! MAIS JE SUIS CONTENT QUE TU VAS FAIRE QUELQUE CHOSE D'ACTIF COMME ENTRAÎNER L'HUMAINE."
"En fait, il serait peut-être mieux que c'est toi qui l'entraînes, Paps. Tu t'es entraîné avec Undyne et tu connais son style mieux que moi." Sans remarqua.
Papyrus y pensa. "HMM... UNE EXCELLENTE IDÉE, FRÉROT! HUMAINE, MOI, LE GRRRAAND PAPYRUS, JE VAIS T'ENTRAÎNER! NYEH HEH HEH!" À ces mots, il leva un bras en l'air dans une pose de victoire, ce qui fit Frisk sourire malgré ses inquiétudes.
"Tu devras probablement rester avec nous pendant au moins quelques semaines, pour que nous puissions t'en apprendre suffisamment pour que tu ne meurs pas, ou pour qu'Undyne se calme." Sans lui a expliqué.
Frisk écarquilla ses yeux. "J-J'en suis reconnaissante, mais... mais je n'ai pas autant de temps. Ma petite sœur m'attend à la maison, et je dois rentrer auprès d'elle!" elle s'exclama en paniquant.
"Gamine, je comprends que tu veuilles rentrer auprès de ta sœurette. Vraiment." Sans lui dit doucement. "Mais tu n'y arriveras pas si Undyne te transforme en un shish-kebab. Tu devras être patiente."
"Mais je suis déjà partie depuis si longtemps et je lui ai dit que je rentrerai il y a trois jours, et si elle a faim ou est malade ou blessée et nos parents ne..." Frisk babilla, à peine consciente de ce qu'elle disait.
Les frères squelettes échangèrent des regards inquiets et Sans était sur le point de la questionner à ce propos, quand le téléphone de Frisk sonna et elle a tâtonné pour le trouver et s'est excusée avant d'y répondre, en allumant accidentellement le haut-parleur. Cette fois, c'était Toriel.
"Bonjour, mon enfant. Je n'ai pas eu de tes nouvelles depuis un moment. Est-ce que tu vas bien?" Toriel lui demanda.
Frisk essayait de décider si elle devait dire à Toriel à propos de ce qu'il s'est passé avec Undyne. Elle ne voulait pas l'inquiéter. "Je vais bien maintenant, Maman. Je suis avec Sans et Papyrus."
Sans était au début un peu confus que l'humaine parlait à quelqu'un qu'elle appelait "Maman" alors qu'elle a fait une crise de panique à propos du bien-être de sa sœur il y a quelques minutes à peine, et surtout que les monstres ne pouvaient contacter la surface par téléphone ou par radio. Docteur Alphys avait essayé, ainsi que le père de Sans, mais la magie de la barrière causait leurs tentatives d'échouer. Puis, il s'est rendu compte de deux choses. Premièrement, c'était un téléphone des montres. Deuxièmement, il connaissait cette voix.
C'était la voix de la femme derrière la porte des ruines. La voix de l'ancienne reine et mère adoptive de Chara, bien qu'il n'a jamais dit à sa partenaire de blagues toc-toc qu'il avait reconnu sa voix. Bien sûr, c'était évident que la gamine la connaissait, vu que la demande de protéger et surveiller tout humain qui sortirait par la porte n'avait eu lieu que quelques heures avant que Sans n'avait vu la jeune humaine se diriger vers Couveneige.
"As-tu eu des ennuis?" a demandé Toriel.
"Un peu, mais les garçons m'ont beaucoup aidée." Frisk a admis.
Toriel soupira de soulagement. "Bien. Je suis contente que tu sois en sécurité, ma petite. Tu feras attention, n'est-ce pas?"
"Oui, Maman." Frisk a promis.
"BONJOUR, MAMAN DE L'HUMAINE!" Papyrus l'interpella.
"Oh, bonjour, Papyrus." Toriel a répondu sans réfléchir.
Papyrus écarquilla les yeux. "WOWIE! COMMENT EST-CE QUE TA MAMAN CONNAÎT MON NOM?"
"En fait, Pap, c'est mon amie des ruines. Je lui ai parlé de toi." Sans a dit, couvrant la gaffe de Toriel. "Hé, gamine, je peux lui parler un moment?"
"Bien sûr." a dit Frisk, lui tendant le téléphone.
Sans a pris le téléphone et éteint le haut-parleur. "Toc, toc... enfin, j'imagine que la blague ne marche pas si bien par téléphone."
Toriel rit doucement. "Qui est là?"
"Tuba."
"Tuba qui?"
"TUBA-rles à Sans. Comment ça va, ma vieille?"
Toriel rigola. "Je vais bien, Sans." Elle devint ensuite sérieuse. "Est-ce que mon enfant va vraiment bien?"
"La gamine a eu des problèmes avec l'un des autres résidents et elle est effrayée, mais elle va bien maintenant." il lui a dit honnêtement.
"Merci de garder un œil sur elle."
"Pas de problème." Il a ensuite baissé sa voix alors qu'il bougea hors du champ d'ouïe des autres. "Alors, pourquoi la gamine est-elle inquiète pour sa petite sœur?"
Toriel soupira doucement. "Je ne pense pas que leur vie à la Surface a été très heureuse. Elle ne m'a pas dit ce qu'il s'est exactement passé, mais du peu qu'elle avait lâché, je ne pense pas que leurs parents les ont très bien traitées toutes les deux, s'ils sont même encore en vie. Elle était beaucoup trop maigre quand je l'ai trouvée. La seule raison pourquoi elle a quitté les ruines était pour le bien de sa sœur."
Sans soupira aussi. "Punaise..." Ça allait être beaucoup plus difficile qu'il ne l'avait pensé. Pour Papyrus, il traverserait le ciel et la terre pour revenir auprès de lui dans la même situation, et il n'avait aucun doute que c'était pareil ici. Il savait que l'humaine ne pourrait pas rester tout le temps nécessaire pour être complètement prête à se défendre contre Undyne, pas quand le temps était précieux avec une sœur dans une situation de vie potentiellement dangereuse. Même s'il serait très risqué pour elle de voyager avec un entraînement limité avec la guerrière qui la traquait.
Ils devraient lui enseigner autant qu'ils le pouvaient en très peu de temps si Papyrus et lui ne sauraient raisonner Undyne. Et essayer de garder la gamine et Undyne aussi loin que possible l'une de l'autre.
Et prier que la confrontation ne se produise pas quand même.
"Je ferai tout ce que je peux pour l'aider dans son voyage." Sans a promis et il était sérieux.
"Merci, Sans. Je me sens mieux de savoir qu'elle n'est pas seule."
Les deux ont parlé encore quelques minutes avant que Sans ne rende le téléphone à Frisk. Papyrus, pensant que Toriel était la vraie mère de Frisk, lui a innocemment demandé de s'occuper de la sœur de l'humaine.
"Papyrus, elle est... enfin, elle n'est pas ma mère biologique. Quand je suis tombée dans les ruines il y a quelque jours, elle m'a sauvée et s'est occupée de moi. J-Je l'appelle "Maman" parce qu'elle est comme une maman pour moi." Frisk a expliqué doucement alors que Toriel essayait de trouver comment expliquer ça à Papyrus.
"OH." a dit Papyrus. Il était toujours un peu confus, mais n'avait pas interrompu alors que Frisk parlait à nouveau avec Toriel. Il a décidé de lui poser des questions à ce propos plus tard.
...
Après que Frisk avait fini de parler avec Toriel, Papyrus l'a emmenée avec enthousiasme à l'extérieur pour l'entraîner. Il lui a passé un os qui était suffisamment long pour imiter l'une des lances d'Undyne et qui pouvait être utilisé comme un bouclier. Elle l'a attrapé maladroitement, ayant failli le faire tomber, et l'a tenu devant elle.
"TIENS-LE PLUS COMME ÇA, HUMAINE." Papyrus lui a dit, ajustant sa position pour qu'elle tienne l'os proche de son corps et à un angle qui protégerait sa poitrine, son ventre, et sa gorge. Puis Papyrus lui a montré comment ajuster sa prise pour plus de contrôle et d'aisance lors des vibrations douloureuses quand l'os se ferait frapper. Une fois qu'elle était prête, il recula et commença lentement en lui envoyant des os qu'elle réussit à bloquer.
Papyrus le fit à nouveau, puis envoya un os surprise vers sa jambe alors qu'elle bloquait le premier, et ça l'a touché. Frisk grimaça, mais resta debout.
"EST-CE QUE ÇA VA, HUMAINE?" Papyrus a demandé, et Frisk a hoché la tête. "BIEN, MAIS TU DOIS ÊTRE RAPIDE. REGARDE, C'EST COMME ÇA QU'UNDYNE M'AVAIT APPRIS À FAIRE." Papyrus prit une posture accroupie et souple qui permettrait à Frisk de balancer son poids plus vite et plus facilement, et Frisk essaya de le copier, devant faire quelques ajustements avant d'enfin bien y arriver. Papyrus a envoyé quelques os de plus vers elle, et Frisk a découvert qu'elle était capable de bouger un peu plus vite et était capable de bloquer plus d'os, mais elle n'était pas expérimentée et a été quand même touchée par certains.
Frisk s'est améliorée, mais lentement, au bout de quelques heures, et Papyrus a décidé de lui montrer le truc spécial d'Undyne. Quand Papyrus a envoyé des os bleus pour imiter l'attaque de lances jaunes d'Undyne, consistant à ce que les lances frappent de la direction opposée à celle de laquelle elles sont lancées, ça a vraiment secoué Frisk, surtout quand c'était combiné avec les os blancs normaux. Elle s'est prise beaucoup de dégâts de cette attaque, même avec les avertissements de Chara quand les os étaient proches.
"Je vais bien, Papyrus." Frisk a protesté quand Papyrus l'a fait s'asseoir et faire une pause.
"HUMAINE, LES PAUSES SONT PEUT-ÊTRE ENNUYEUSES, MAIS ELLES SONT NÉCESSAIRES POUR QUE TU TE REPOSES ET SOIS PRÊTE POUR LE PROCHAIN DÉFI. MÊME MOI, LE GRAND PAPYRUS, EN FAIS. PARFOIS. MAIS PAS AUSSI LONGTEMPS QUE MON FRÈRE MOU DE LA ROTULE. IL FERAIT LA SIESTE TOUTE LA JOURNÉE SI TU LE LAISSAIS FAIRE."
Frisk sourit, mais était quand même inquiète à propos de son entraînement. Elle n'était pas la meilleure pour bloquer et Papyrus lui a botté les fesses avec sa dernière attaque, même si elle savait qu'il y allait doucement avec elle pour ne pas la blesser vraiment.
"Frisk, tu ne fais ça que depuis quelques heures. Tu t'amélioreras." Chara lui a dit. "Tu ne seras pas parfaite tout de suite."
"J'ai un peu besoin de l'être ou je finirai morte." Frisk a soupiré.
Papyrus remarqua l'expression de Frisk. "EST-CE QUE ÇA VA, HUMAINE?"
"Ouais." elle lui a dit. Il n'avait pas l'air convaincu, alors elle a décidé de lui dire la vérité. "Je suis juste inquiète de ne pas bien y arriver à ce blocage."
"CELA PEUT ÊTRE DUR, MAIS JE SAIS QUE TU PEUX Y ARRIVER! JE CROIS EN TOI!" Papyrus lui a dit. Il a réfléchi pendant quelques minutes. "HMM, QUEL SERAIT UN BON MOYEN DE TE L'APPRENDRE... JE SAIS! JE VAIS JUSTE APPELER UNDYNE POUR QU'ELLE NOUS AIDE AVEC ÇA! ELLE SERA SÛREMENT CONTENTE DE NOUS AIDER!" C'était une réaction assez automatique pour lui d'appeler Undyne s'il y avait un problème.
Il a sorti son téléphone et était sur le point d'appeler Undyne, quand il s'est souvenu qu'il entraînait l'humaine parce qu'Undyne avait une opinion à son propos assez meurtrière en ce moment.
"Papyrus, ce n'est pas une si bonne idée!" Frisk a dit rapidement quand elle a vu Papyrus sortir son téléphone. "Undyne veut me tuer; elle ne voudra certainement pas m'entraîner et je ne veux pas que tu aies des ennuis non plus!"
"OH. AH OUAIS." Papyrus soupira en rangeant son téléphone. "J'IMAGINE QUE ÇA NE SERAIT PAS UNE BONNE CHOSE DE DÉJÀ LUI PARELER DE TOI. MAIS ELLE T'AIMERA BIENTÔT, JE LE SAIS." Il plaça une main réconfortante sur son épaule. "JE SAIS QU'UNDYNE PEUT-ÊTRE UN PEU... INTENSE, MAIS UNE FOIS QUE TU APPRENDS À LA CONNAÎTRE, ELLE EST VRAIMENT, VRAIMENT GENTILLE. JE SAIS QUE VOUS DEUX SEREZ DE GRANDES AMIES."
"Si Undyne est toujours comme je m'en souviens, il a raison." Chara lui a dit. "Mais... tu devrais quand même continuer à t'entraîner." elle a ajouté à contrecœur, se rappelant comment son héroïne avait férocement pourchassé Frisk.
Frisk leur a hoché la tête à tous les deux, espérant qu'ils avaient raison. Mais pouvait-elle se lier d'amitié avec quelqu'un qui pensait qu'elle était l'ennemie et voulait sa mort? Saurait-elle convaincre la guerrière qu'elle n'était pas comme le cinglé qui avait commencé à tuer les monstres?
Une fois qu'elle et Papyrus étaient reposés, ils ont repris leur entraînement. Après un moment, Frisk est progressivement devenue un peu meilleure à bloquer et ne s'est pas faite autant toucher, bien qu'elle n'était même pas de près parfaite et elle savait qu'Undyne serait beaucoup plus agressive que Papyrus. Papyrus semblait pourtant content de son progrès quand il l'a emmenée à l'intérieur après l'entraînement de ce soir, promettant de leur préparer ses fameuses spaghettis bolognaise.
...
Plus tard, Frisk était à la cuisine avec Papyrus, l'aidant à préparer les spaghettis. C'était le moins qu'elle pouvait faire après tout ce que les gars ont fait pour elle. Plus, elle aimait cuisiner et c'était amusant de passer du temps avec Papyrus.
Chara était partie dans le salon, en disant qu'elle "laisserait les deux tourtereaux seuls." Ce à quoi Frisk avait protesté qu'elle voulait juste encore câliner Sans, ce qui avait fait rougir Chara et puis tirer sa langue à Frisk avant de partir.
"HMM, JE POURRAIS PEUT-ÊTRE AJOUTER UNE TASSE DE POIVRE CHILI POUR DONNER PLUS DE GOÛT À LA SAUCE BOLOGNAISE. QU'EST-CE QUE TU EN PENSES, HUMAINE?"
"Ce serait probablement un peut trop épicé." Frisk admit alors qu'elle coupait des oignons. "J'ai une fois essayé d'en mettre dans les macaronis au fromage pour leur donner plus de goût et ça n'a pas si bien tourné. C'était un peu dégueu, même si Tina et moi les avions mangées quand même. Ce serait mieux de n'en ajouter qu'une pincée."
"HMM... OUAIS, BONNE IDÉE, HUMAINE." dit Papyrus alors qu'il ajouta une assez grosse pincée de poivre chili dans le plat, puis une grosse poignée d'origan. Frisk a discrètement enlevé avec une cuillère une partie de l'origan hors de la casserole quand Papyrus avait le dos tourné pour remuer les spaghettis.
"HUMAINE, JE PEUX TE DEMANDER QUELQUE CHOSE?" Papyrus a demandé, se rappelant de ce qu'il voulait parler avec elle plus tôt.
"Bien sûr, quoi?"
"TU SEMBLAIS TRÈS EFFRAYÉE ET INQUIÈTE TANTÔT, QUAND TU PARLAIS DE TA SOEUR. EST-CE QUE TOUT VA BIEN À LA SURFACE?" il demanda gentiment.
Frisk tressaillit et détourna le regard. Elle avait espéré qu'ils ont oublié sa crise de panique.
Papyrus remarqua son expression. "EST-CE QUE ÇA VA, HUMAINE?"
Frisk a hoché la tête. "O-Ouais."
Cela n'a bien sûr pas convaincu Papyrus. Il savait que quelque chose n'allait pas avec son amie. "HUMAINE, SI QUELQUE CHOSE TE TRACASSE, NE GARDE PAS TOUT POUR TOI. ÇA POURRAIT T'AIDER À TE SENTIR MIEUX SI TU EN PARLES. JE SUIS UN BON AUDITEUR... MÊME SI JE N'AI PAS D'OREILLES."
"Je..." Frisk dit doucement et détourna le regard.
"TOUT VA BIEN, HUMAINE. TU PEUX TOUT ME DIRE! MON FRÈRE ET MOI SOMMES LÀ POUR TOI. TU N'ES PAS SEULE, ET TU N'AS PAS À AVOIR PEUR DE QUOIQUE CE SOIT."
Frisk l'a enfin regardé, a vu ses orbites emplis de gentillesse et dépourvus de jugement la regarder, et le réservoir qu'elle emplissait pendant presque toute sa vie a éclaté. "Mes parents... ils... ils s'en fichent de moi ou de Tina! Ils ne s'assurent pas à ce que nous ayons à manger ou des vêtements ou quoique ce soit. Tout... Tout ce dont ils se soucient est d'être bien drogués et de faire la fête avec leurs amis!" Elles semblait amère tout de suite, mais elle s'en fichait pour le moment. "Et ma petite sœur est seule à la surface avec eux, et je ne pense pas qu'ils s'occuperont d'elle ou s'assureront qu'elle ait à manger, et... et si l'un de leurs amis flippants décide d'essayer quelque chose avec elle ou elle se blesse?" Elle baissa le regard. "J-Je n'aurais jamais dû la laisser seule mais je devais trouver ce spécimen de fleur et nous gagner un peu d'argent... et... et maintenant j'ignore quand je serai de retour ni comment, ni même comment passer Undyne et... et..." Des larmes ont commencé à couler de nouveau et Frisk a essayé de les chasser en clignant des yeux, haïssant être si faible. C'était la troisième fois qu'elle avait fondu en larmes aujourd'hui. "Allez, idiote. Arrête de te comporter en impuissante comme ces princesses de contes de fées. Tu es censée être dure et prendre soin de toi-même." elle pensa à elle-même furieusement.
Ces pensées se sont arrêtées quand elle fut gentiment retournée et prise dans un câlin chaleureux par Papyrus. Elle le câlina en retour, enfouissant son visage dans son écharpe.
...
Dans le salon, Sans était en train d'écouter silencieusement au lieu de dormir comme les deux le croyaient. Cette fois il n'était pas inquiet que l'humaine fasse quelque chose, mais à la place guettait l'arrivée de l'inévitable "OUPS." qui se produisait juste avant les accidents de cuisine, prêt et avec l'extincteur près de lui.
Mais au lieu d'un incendie de cuisine ou une nouvelle explosion de spaghettis, il a entendu l'humaine éclater en sanglots et vider son sac à son frère. Ses orbites se sont assombries alors qu'il écoutait. La situation était BEL ET BIEN aussi mauvaise que Toriel et lui l'avaient craint. Avec un peu de chance, la maltraitance physique n'était pas impliquée aussi, mais même si elle ne l'était pas, c'était déjà assez grave. Il se souvenait comment la situation dans laquelle se trouvait Chara avant l'Outremonde avait abaissé son système immunitaire et la faisait tomber malade plus souvent que la normale quand ils s'étaient rencontrés. Et puis elle s'était enfin sentie beaucoup mieux pendant quelque temps avec tous les soins que le roi et la reine lui avaient fourni, mais soudain, quand il était parti en voyage avec son père, elle était tombée violemment malade.
Cette fois, elle ne s'en était pas sortie.
La négligence et la maltraitance des humains lui avaient pris sa meilleure amie.
S'il y avait quelque chose qu'il pouvait y faire, il s'assurerait que son petit frère ne vive pas le même chagrin qu'il avait vécu.
Plus, il devait admettre que la gamine commençait à lui plaire aussi.
Il s'est demandé s'il devait aller parler à la gamine, mais c'était probablement mieux que Papyrus ne sache pas qu'il espionnait. Plus, son frère était certainement meilleur en réconfort qu'il ne l'était, de toute façon. Cependant, il y avait bien une chose qu'il devrait probablement faire.
Il s'est téléporté très silencieusement à la cuisine, et baissa le feu pour les spaghettis et la sauce. Pas besoin d'ajouter un incendie de cuisine aux problèmes actuels. Il jeta un coup d'œil à son frère et la gamine, qui ne l'avaient pas remarqué, avant de se re-téléporter au salon et se réassoir sur le canapé avec un faible soupir alors qu'il écoutait les deux parler.
...
"J'ai vraiment peur, Papyrus." Frisk a dit doucement. "J-J'ai pratiquement élevé Tina depuis qu'elle avait six mois et nous n'étions jamais séparées pendant aussi longtemps. J-Je suis partie, et j'avais promis que je reviendrai dès que je le pourrai, mais je ne suis pas revenue... Je l'ai vraiment laissée tomber... Quel genre de grande sœur je suis?" Elle laissa échapper un sanglot étouffé, ce qui fit Papyrus câliner son amie plus fort.
"TU ES LE GENRE QUI ESSAIE DE SON MIEUX, TOUT COMME LE FAIT SANS." il lui a dit, puis a adouci sa voix. "Tu t'es occupée de ta sœur, tout comme Sans s'était occupé de moi quand notre papa a disparu. Parfois les choses peuvent mal tourner, mais ce n'est pas ta faute. Tu as essayé du mieux que tu le pouvais, et tu dois le comprendre."
Frisk avait l'impression qu'il ne parlait pas que d'elle en ce moment, mais c'était un bout de sa phrase qui a attiré son attention. "Ton... Ton père a disparu?" elle demanda doucement.
En même temps, Chara, qui l'avait entendu à travers les pensées de Frisk, demanda avec choc, "Docteur Gaster a disparu?!" Elle flotta plus près de Sans dès qu'elle l'a vu se raidir aux mots de Papyrus et le câlina à nouveau.
Papyrus a tristement hoché la tête. "Il... Il y a eu un grave accident au labo et il a disparu..."
Dans le salon, Sans a tressailli quand Papyrus a parlé de leur père. Les souvenirs de l'accident au labo lui faisaient toujours très mal, et leur père leur manquait tellement à Papyrus et lui. Puis soudain, il a encore très brièvement ressenti des bras fantomatiques autour de lui, et même s'il croyait qu'il hallucinait ou quelque chose comme ça, le contact l'a d'une certaine manière fait se sentir un peu mieux.
Frisk câlina Papyrus fort, voulant le réconforter alors que Chara faisait la même chose pour Sans dans le salon. "Je suis désolée. Je suis si désolée." Frisk a murmuré.
"Ç-Ça va. Sans est en train de faire une machine pour nous aider à le retrouver. Il a du mal avec, mais je sais qu'il peut le faire. Puis Papa sera de retour, je le sais." Papyrus lui a dit. "Et je pourrai lui raconter comment je m'entraîne pour la Garde Royale avec Undyne, et de Sans qui fait ses sketchs chez Mettaton, et de toi et comment nous sommes devenus meilleurs amis."
Frisk a souri doucement. Elle aimait l'optimisme éternel de Papyrus. "Et je parlerai de toi à Tina quand je la reverrai."
"C'EST LA BONNE ATTITUDE, HUMAINE! TOUT IRA BIEN POUR NOUS TOUS. ET JE TE LE PROMETS, NOUS T'AIDERONS À RENTRER CHEZ TOI!" Papyrus lui dit. "ET NE T'INQUIÈTE PAS TROP, NOUS LES PETITS FRÈRES ET SOEURS SOMMES BEAUCOUP PLUS ROBUSTES QUE NOUS EN AVONS L'AIR! IL SUFFIT DE ME REGARDER!" Frisk hocha la tête avec un petit sourire, bien qu'elle était toujours très inquiète pour Tina, qui était beaucoup plus jeune que Papyrus.
"ET, HÉ, PEUT-ÊTRE... PEUT-ÊTRE QU'APRÈS T'AVOIR PERDUE, TES PARENTS SE RENDRONT COMPTE QU'ILS ONT FAIT UNE ERREUR ET ONT EMPRUNTÉ LE MAUVAIS CHEMIN, ET ILS PRENDRONT SOIN DE TA PETITE SOEUR COMME ILS LE DEVRAIENT, PUIS QUAND TU RENTRERAS CHEZ TOI, ILS SERONT LES PARENTS QU'ILS DEVRAIENT ÊTRE POUR VOUS DEUX."
Frisk regarda par terre, une part d'elle voulant désespérément que ça soit vrai et une autre part croyant que ça n'arriverait jamais. Elle n'a rien dit, ayant l'air pensive à la place.
Papyrus a reconnu son expression, qui était similaire à celle qu'avait souvent son frère quand il s'inquiétait et essayait de déterminer quelque chose. "LES GENS PEUVENT CHANGER. PEUT-ÊTRE QU'ILS CHANGERONT." il lui a dit, essayant de la réconforter.
Dans le salon, le sourire permanent de Sans tomba un peu plus. Papyrus croyait en tout le monde, et pensait que tout le monde pouvait être bon s'ils essayaient. C'était l'un des traits de Papyrus des plus admirables, mais aussi celui qui faisait les gens se servir de lui. Il y avait eu quelques trouducs qui avaient décidé de faire ça, se servant de la bonne nature de Papyrus et de son amitié et le faisant faire des choses pour eux alors qu'ils le rabaissaient dans son dos ou même en face. C'était la raison principale pourquoi Sans s'était inquiété quand Papyrus avait invité l'humaine à un rencard. Il ne voulait pas que son frère soit à nouveau blessé. Heureusement, cette fille se souciait sincèrement de son frère et il n'avait pas besoin de s'inquiéter à son propos, mais parfois les gens pouvaient être de vrais connards, et rien qu'on y fasse ne pouvait changer ça.
Frisk a un petit peu hoché la tête mais elle avait toujours l'air incertaine. Les gens pouvaient changer pour le mieux, comme elle l'avait elle-même fait après que Tina était née, mais ils devaient le vouloir. Ses parents voudraient-ils changer? Voudraient-ils être meilleurs pour Tina, même s'ils ne l'ont jamais été avant? Ou alors ils...
La voix de Papyrus lui coupa à nouveau ses pensées. "ET S'ILS NE VEULENT PAS CHANGER ET QUITTER LA VOIE SUR LAQUELLE ILS SONT, ET SI TU NE TE SENS PAS EN SÉCURITÉ CHEZ TOI, TU PEUX RAMENER TA SOEUR ICI ET VIVRE AVEC NOUS! OU TU PEUX VIVRE AVEC LA DAME QUE TU APPELLES "MAMAN" ET NOUS RENDRE SOUVENT VISITE! NOUS SERONS TOUS TRÈS HEUREUX DE VOUS AVOIR TA SOEUR ET TOI DANS L'OUTREMONDE."
Les simples paroles de soutien ont fait Frisk se sentir mieux, et même si elle n'était pas sûre qu'il serait possible d'amener sa sœur ici, elle sentait comme si un gros fardeau avait été retiré de ses épaules. Elle avait des meilleurs amis qui se souciaient réellement, et quelqu'un qu'elle pouvait appeler "Maman" qui se comportait vraiment comme une mère; des gens avec qui elle pouvait se sentir en sécurité et leur ouvrir son cœur. Elle câlina Papyrus fort, lui étant reconnaissante juste pour être là pour elle. "Merci beaucoup, Papyrus. Tu es le meilleur ami que quiconque voudrait avoir."
Cela le fit sourire et retourner le câlin. "JE SAIS. LE GRAND PAPYRUS FAIT TOUJOURS SON POSSIBLE POUR ÊTRE RÉCONFORTANT, PLAISANT, ET LE MEILLEUR DES AMIS."
Frisk laissa échapper un rire à ça. "Eh bien, ça marche certainement."
"EST-CE QUE TU TE SENS MIEUX, HUMAINE?" demanda Papyrus.
"Ouais, grâce à toi." Frisk dit en souriant. Elle lui fit ensuite un regard préoccupé. "Et toi?"
"JE ME SENS BEAUCOUP MIEUX AUSSI. EN PARLER AIDE BEAUCOUP."
"Juste souviens-toi, Papyrus, que je suis là si tu as besoin de quoiq..." Elle sentit ensuite quelque chose brûler. "Oh-oh... Je crois que nous avons oublié les spaghettis!"
Papyrus écarquilla ses yeux. "OH NON, TU AS RAISON!" Il se précipita vers le fourneau pour vérifier ses pâtes et la sauce, soupirant de soulagement quand il vit que juste les nouilles les plus proches du fond de la casserole ont brûlé et un tout petit peu de la viande dans la casserole de sauce. "OUF. ON DIRAIT QUE JE N'AI PAS ALLUMÉ LE FEU AUSSI FORT QUE J'AI CRU. ENCORE HEUREUX, OU ON AURAIT PU AVOIR UNE AUTRE HISTOIRE À AJOUTER À NOTRE COLLECTION D'ACCIDENTS DE CUISINE. ET C'EST PRÊT! SANS! VIENS DÎNER!"
"Amène le dîner ici." Sans a dit du canapé d'un ton fainéant, faisant semblant de n'avoir rien entendu vu qu'il n'était techniquement pas censé écouter.
"JE NE VAIS PAS T'APPORTER LE DÎNER, SANS! TU DOIS VENIR LE CHERCHER TOI-MÊME!" Papyrus cria.
"Ugh... d'accooord." Sans marmonna avec un faux agacement espiègle et décida de faire quelque chose de loufoque pour remonter le moral à l'humaine et Papyrus, et usa de sa magie bleue pour faire léviter le coussin du canapé et lui-même, volant ainsi dans la cuisine. Cela a fait Frisk éclater de rire, alors qu'elle essayait de dresser la table, et elle a failli faire tomber les assiettes qu'elle portait avant que Papyrus ne les lui prenne des mains.
"UGH, SANS, JE N'AI JAMAIS VU PERSONNE TRAVAILLER SI DUR POUR ÊTRE PARESSEUX." Papyrus soupira, mettant son visage dans sa main.
Sans rigola. "Hé, merci, frérot." Papyrus lui fit un regard noir, mais Sans pouvait voir le sourire qu'il essayait de cacher. Leur jeune invitée humaine était toujours en train de rire, qui se sentait clairement mieux, et Sans était content qu'il a au moins pu leur faire oublier leurs problèmes pendant un moment.
Et quand il a placé le coussin de canapé sur sa chaise, il a juré que pendant juste une seconde, il pouvait entendre un autre rire familier qui ressemblait presque à celui de Chara. Mais avant qu'il n'ait pu proprement l'enregistrer dans son esprit, le rire avait disparu.
...
Ça a été un dîner génial. Bien que Papyrus était Papyrus et que Frisk n'avait jamais cuisiné avec de la nourriture pour monstres avant, les spaghettis s'étaient en fait avérés être pratiquement comestibles, quand bien même un peu surchargés d'origan à cause de Papyrus et des oignons à cause de Frisk qui avait mal lu la recette. Sans divertissait Frisk, et Chara aussi sans le savoir, et énervait Papyrus avec ses mauvais jeux de mots et blagues, et après manger, Frisk a aidé Papyrus avec la vaisselle. Sans lui a préparé un lit sur le canapé en s'excusant et disant qu'ils devaient encore rénover la vieille "zone de capture d'humains" en une chambre d'amis. Frisk l'a rassuré que ça allait et a remercié les garçons encore et encore. Elle a proposé de les payer pour le séjour et la nourriture, mais les deux garçons ont refusé qu'elle paie pour quoique ce soit. Sans lui a en fait chuchoté espièglement, quand Papyrus était dans une autre pièce, qu'il lui était redevable pour avoir rendu les spaghettis comestible ce soir-là.
Mais une fois que les garçons étaient partis dans leurs propres chambres, Frisk s'est trouvée incapable de dormir. Quand elle était avec Sans et Papyrus, elle était capable de penser à autre chose que la possible confrontation imminente avec Undyne, mais maintenant elle ne pouvait sortir ça de sa tête.
"Je t'aurais demandé si tu allais bien, mais avec les pensées que tu m'envoies, je suis sûre que la réponse est non." Chara a dit, s'asseyant sur le bord du canapé. "Tu veux en parler?"
"J-Je ne sais pas ce que je vais faire si je me retrouve face à face avec Undyne à nouveau." Frisk a admis. "Je veux dire, Papyrus était super sympa, alors je n'ai jamais eu à avoir peur de lui, la plupart des chiens gardes étaient aussi vraiment gentils, et les autres monstres que nous avons rencontrés étaient parfois un peu brutaux, mais ne se comportaient pas comme s'ils voulaient vraiment me faire du mal. La plupart d'entre eux étaient juste surpris ou avaient besoin de quelque chose, mais Undyne... elle me hait vraiment, et je ne peux la blâmer pour être furieuse et méfiante après ce que Papyrus m'a dit que cet humain psychopathe a fait, mais je ne sais pas comment la convaincre que je ne suis pas une ennemie qu'elle doit éliminer. Dès qu'elle m'a vue aujourd'hui, elle a commencé à jeter des lances. J'ai peur qu'elle ne s'arrête pas jusqu'à ce que je meurs..."
"Frisk, je sais que tu as peur d'elle. Après ce que j'ai vu aujourd'hui, moi aussi je flippe un peu, mais... je pense que Papyrus a raison. Quand j'ai connu Undyne, la seule chose plus grande que son tempérament était son cœur. Je pense qu'une fois qu'Undyne comprendra que tu ne vas faire de mal à personne, elle te laissera partir." Elle prit une profonde inspiration. "Je veux te montrer quelque chose. C'est le souvenir de quand Undyne est devenue mon héroïne." Elle a fermé ses yeux et s'est concentrée, essayant de projeter ce souvenir spécifique à Frisk.
Frisk a failli s'exclamer à la sensation de se faire aspirer dans un souvenir. Vu que Chara le lui montrait intentionnellement, c'était beaucoup plus intense. Elle avait l'impression d'y être. Comme si elle était Chara.
Elle se baladait dans la Capitale. Elle se sentait submergée et avait besoin d'être seule pendant un moment. Asgore, Toriel et Asriel étaient si gentils avec elle, toujours là pour s'assurer qu'elle allait bien, la traitant comme si elle faisait partie de leur famille, même si elle était humaine et pas vraiment leur enfant. Ils l'ont recueillie et l'aimaient comme ses parents humains ne l'ont jamais aimée. C'était si agréable, la meilleure chose qu'elle n'a jamais eue, mais ça faisait aussi peur.
Et si elle foutait tout en l'air?
Et s'ils comprenaient la même chose que ses parents biologiques, qu'elle était une garce bonne à rien, et se rendaient compte qu'ils ne voulaient plus d'elle?
Et si elle s'ouvrait à eux et ils la blessaient après?
Et si...
"Hé! Ordure humaine!" elle entendit une voix crier et une boule de feu vola dans sa direction. Elle hurla et s'accroupit, et la boule de feu l'a manquée de peu, passant assez près d'elle pour ressentir la chaleur. Elle a essayé de fuir, mais elle a été brutalement saisie autour de sa taille par un monstre qui ressemblait à un tigre anthropomorphe. Elle s'est frénétiquement débattue pour se libérer.
"Ccccc'est la morveuse du roi. Il penssssse qu'il peut avoir une de cccccces créatures comme animal domessssstique quand ils ont tué beaucoup d'entre nous." a sifflé un monstre lézard rouge vif avec une croix sur sa tête. Il lança une autre boule de feu vers Chara, lui brûlant son bras. Elle s'est mordue la lèvre, essayant de ne pas crier à la douleur brûlante. Elle ne leur en donnerait pas la satisfaction.
"Eh bien, nous pouvons utiliser son âme pour traverser la barrière et déchirer ces humains. Leur montrer à tous que NOUS devrions être les chefs, pas ce faible roi à cause de qui nous avons fini prisonniers ici en premier lieu." un monstre lion a grogné.
"P-Papa n'est pas faible! Et je n'ai fait de mal à personne!" Chara a protesté alors qu'elle se débattait, essayant de se libérer et saisir quelque chose qu'elle pourrait utiliser pour se défendre.
"La ferme, sale humaine!" le monstre tigre a grogné et l'a plaquée contre un mur. Sa tête s'est cognée contre et Chara vit des étoiles.
Le monstre lézard était sur le point d'envoyer vers elle une autre boule de feu, beaucoup plus grande. Chara s'est préparée pour l'impact, quand une lance bleue est apparue de nulle part, attaquant le lézard et le faisant pousser un cri de douleur alors qu'il est tombé par terre, la boule de feu dissipée avant de n'avoir pu toucher quoique ce soit. Une autre lance a frappé le bras du montre tigre, le faisant hurler et relâcher Chara, qui est vite sortie de la ruelle en courant.
"Laissez l'enfant du roi tranquille." grogna une voix féminine furieuse alors qu'une monstre semblable à un poisson avec des écailles bleues et de longs cheveux rouges attachés en une queue de cheval sauta d'un toit proche entre Chara et ses agresseurs, prenant une pose héroïque avec une lance sur son épaule. Elle semblait être une adolescente plus âgée, et Chara l'a reconnue étant Undyne, une Garde Royale en formation à qui Asgore l'avait présentée il y a quelques jours. Même en étant terrifiée, Chara ne pouvait s'empêcher de penser à quel point sa sauveuse avait l'air cool.
"Écarte-toi de notre chemin, morveuse. Nous allons prendre l'âme de cette humaine." a grogné le lion.
"Non, vous ne le ferez pas. Vous ne ferez de mal à aucun membre de la Famille Royale tant que je suis là, surtout pas un enfant. Alors, allez-vous partir ou dois-je vous botter le cul?" grogna Undyne.
Le lion rigola alors que les deux autres se sont relevés. "Toi?! Petite fille, toi et tes collègues gardes sont tout aussi faibles que ton roi!" Il fonça sur elle, sur le point de la frapper avec ses griffes sorties, mais elle l'a simplement attrapé par son poignet et l'a balancé sur les deux autres.
"Faible?! Je vais vous montrer à vous microbes qui est vraiment faible!" Undyne grogna. Le monstre lézard a tiré une volée de boules de feu sur elle, et Undyne a saisi Chara et a bondi agilement hors du chemin, tout en jetant trois lances, touchant chacun de leurs agresseurs, y compris le tigre alors qu'il était en plein saut. Une fois qu'ils étaient à terre, elle a formé une lance bleue géante et a marché vers eux, son expression plus qu'énervée. Ils ont essayé de se relever et fuir, mais un swing de sa lance a rendu leurs âmes vertes et les a empêché de fuir. "Oh non, vous n'irez nulle part. Je parie que Roi Asgore ADORERAIT entendre comment vous avez essayé de tuer son enfant et planifié un coup d'État contre lui." Elle a fini par se faire toucher par une baffe frénétique du tigre, mais semblait s'en ficher et les a assommés tous les trois.
Une fois satisfaite qu'ils n'allaient pas se relever, elle s'approcha de Chara. "Eh ben, c'était amusant. Ça va, gamine?"
"O-Ouais... Tu... Tu m'as sauvé la vie. Merci." Chara souffla alors qu'elle regardait Undyne avec gratitude et admiration. Elle a ensuite remarqué des éraflures peu profondes des griffes du tigre sur l'épaule d'Undyne et la brûlure sur son coté. "Tu es blessée!"
"Eh, cette petite égratignure? Fhu hu hu, c'est rien, microbe! Rentrons à la Nouvelle Maison, à présent. Le roi et la reine étaient morts d'inquiétude et te cherchaient partout."
...
"Waou..." Frisk souffla quand elle est sortie du souvenir. Elle a frotté son bras là où Chara avait été brûlée, pouvant presque toujours le sentir. C'est vite parti, mais la gratitude et l'admiration pour Undyne sont restées, qui étaient principalement les sentiments de Chara, mais aussi un peu les siens. Undyne avait sauvé son amie il y a si longtemps, et elle devait admettre qu'Undyne était plutôt fichtrement géniale, du moins quand ces lances ne la visaient pas.
"Ouais, elle m'a sauvé la vie ce jour-là. Elle et le reste des Gardes Royaux m'ont ramenée chez moi, et ont saisi ces gars. Maman était encore plus furieuse qu'Undyne contre ces trouducs et même Azzy devait être retenu pour qu'il n'aille pas dans les cellules de prison pour les attaquer. Et je ne suis pas sûre de ce que Papa a fait, mais je n'ai plus jamais revu ces monstres. En tout cas, j'admirais Undyne depuis ce jour. Asriel et moi aimions aller la regarder s'entraîner, et elle nous a même appris comment lancer une lance d'entraînement! C'était assez amusant, même si j'y étais incroyablement nulle, surtout que j'en avais saisi une jaune par erreur et quand je l'ai lancée, elle est revenue vers nous et a touché Azzy droit dans les fesses. Heureusement, la pointe était émoussée, bien qu'il s'en était plaint pendant le reste de la journée." Chara laissa échapper une petit rire avant de soupirer doucement. "Je refuse de croire que cette facette d'Undyne soit partie, surtout après ce que Papyrus nous a dit... J'arrive pas à croire ce que cet humain a fait, en réalité je le peux, avec ce que j'ai connu des humains..."
Chara serra les poings alors qu'elle pensait à ce que cet humain avait fait. Ses yeux bruns et clairs ont sombré dans leurs orbites, qui ont noirci et commencé à "fondre" à nouveau, son visage s'est déformé en une horrifique grimace démoniaque. Elle ressemblait à nouveau au fantôme du film "The Grudge", et cette fois Frisk a tout vu. Elle a couvert sa bouche d'horreur alors qu'elle s'est empêchée de crier, s'écartant instinctivement de Chara et ayant failli tomber du canapé. Même si Frisk savait que Chara ne lui ferait jamais de mal, quand ce visage s'est tourné vers elle pour voir ce qu'elle faisait, elle a failli se pisser dessus.
Chara a cligné des yeux de confusion quand elle a vu l'expression de son amie et son visage a commencé à redevenir normal. "Frisk, pourquoi tu as l'air si effrayée?" Elle s'est ensuite vite retournée pour regarder derrière elle, pensant qu'il y avait peut-être quelque chose ou quelqu'un.
"Euh, Chara, tu n'as pas remarqué cette tronche flippante que tu faisais?" Frisk a demandé avec hésitation.
"Je sais que j'était fâchée, mais c'était pas contre toi, et ma tronche n'est pas si flippante que ça!"
"Pendant une minute, tu n'avais plus d'yeux, de la boue noire coulait de tes orbites, et tu faisais cette tronche comme un esprit vengeur d'une histoire d'horreur. Sans vouloir te vexer, c'est plutôt flippant."
"Je ressemblais vraiment à ça?" Chara demanda, puis sourit. "Cool!" Frisk lui fit un regard bizarre. "Hé, je dois bien penser à un coté positif d'être un fantôme!"
Frisk leva les yeux au ciel mais elle sourit. Tronche flippante ou pas, au moins c'était toujours Chara en-dessous quand elle faisait ça. "D'accord, mais la prochaine fois préviens-moi quand tu comptes faire ça. De quoi est-ce qu'on parlait déjà?"
"Eh bien, avant que j'ai décidé que je voulais poignarder cet humain taré là où ça fait mal, j'allais dire que je pense que tu PEUX devenir amie avec Undyne."
"Je vais essayer." Frisk a promis. "Si je peux m'en approcher suffisamment sans qu'elle me jette ses lances dessus, j'essayerai de lui parler, et si je ne peux pas... cette armure est plutôt grosse. Peut-être que je pourrai lui échapper."
"C'est assez juste." Chara a dit alors que Frisk s'est roulée en boule sous la couverture.
...
Frisk s'est levée tôt le matin. Elle a entendu Papyrus être déjà debout, fredonnant un air entraînant à lui-même. Après s'être levée, elle s'est brossé les cheveux vers l'arrière pour qu'ils ne soient pas en pagaille comme ils l'étaient tous les matins, et est allée dans la cuisine.
"OH, BONJOUR, HUMAINE!" Papyrus a dit d'un ton joyeux quand il l'a vue. Il lui tendit un bol de bouillie d'avoine avec des petits œufs de dinosaure dedans, et elle sourit et le remercia en prenant le bol. "JE T'EN PRIE, HUMAINE!" Il s'est assis à coté d'elle avec son propre bol. "SANS DORT TOUJOURS, CE MOU DE LA ROTULE, MAIS PUISQU'IL A SON QUART DE TRAVAIL PLUS TARD, JE LE LAISSERAI FAIRE LA GRASSE MATINÉE AUJOURD'HUI. J'AI PENSÉ QUE TOI ET MOI POURRIONS NOUS ENTRAÎNER APRÈS LE PETIT DÉJEUNER."
"Ça m'a l'air super. Merci, Papyrus." Frisk a dit, souriant plus. Elle ne pouvait s'empêcher de sourire quand elle était avec lui. Il était juste trop gentil et mignon.
"NYEH HEH HEH! IL N'Y A PAS DE QUOI, HUMAINE! JE ME SUIS BEAUCOUP AMUSÉ À T'ENTRAÎNER! HÉ, UNE FOIS QUE TOUT ÇA SERA RÈGLÉ, PEUT-ÊTRE QUE JE POURRAI ÊTRE UN PROF ET AIDER UNDYNE À ENTRAÎNER TOUS LES FUTURS MEMBRES DE LA GARDE ROYALE!"
"Je pense que tu devrais le faire! Tu serais fort à ça." Frisk lui dit avec un sourire, ce qui fit sourire Papyrus, content que quelqu'un d'autre que son frère croyait en ses rêves. Quand ils ont fini leur petit déjeuner, il l'a emmenée dehors pour s'entraîner, bondissant presque à chaque pas.
...
"TU T'Y AMÉLIORES BEAUCOUP, HUMAINE!" Papyrus l'a complimentée à la fin de leur session quelques heures plus tard. Les réflexes de Frisk étaient devenus un peu plus rapides, et avec l'aide des avertissements de Chara, elle a su bloquer plus de projectiles qu'elle en avait bloqué la veille, bien qu'elle a quand même été touchée par certains, surtout durant les parties quand les os frappaient dans une direction différente que celle par laquelle ils venaient. Mais elle n'avait que du temps limité vu que Tina l'attendait toujours et elle devait rentrer chez elle. Elle espérait que Papyrus et Chara avaient raison et qu'elle pourrait faire Undyne se rendre compte qu'elle n'allait faire de mal à personne, parce que les années d'entraînement Undyne allaient certainement surclasser ses quelques jours si elles entraient en un combat un contre un.
Mais Chara et Papyrus avaient probablement raison. Ils connaissaient Undyne bien mieux qu'elle. Undyne a été amie avec Chara, qui était humaine, alors peut-être que ce serait la même chose avec Frisk.
Et même Frisk, malgré sa peur d'Undyne, pouvait voir les moments de bonté de celle-ci, comme quand elle avait parlé avec Papyrus et comment elle s'était inquiétée pour Petit Monstre.
Mais cela ne voulait pas dire qu'elle baisserait sa garde. Pas avant qu'elle sache avec certitude qu'Undyne ne voulait plus sa mort.
Alors que Frisk a suivi Papyrus à l'intérieur, elle s'est rendue compte qu'elle avait laissé son sac à dos par terre près de la table basse. "Oups, désolée Papyrus. J'arrive pas à croire que je l'ai laissé par terre sur le chemin." elle s'est excusée en soulevant le sac, puis s'est soudainement rendue compte qu'il était beaucoup plus lourd qu'avant. Elle jeta un coup d'œil à l'intérieur et vit des récipients en plastique avec des spaghettis, quelques hot-dogs, et un petit plat recouvert de Glace Gentilly.
"Quoi?" elle demanda doucement et regarda Papyrus.
"J'AI ACCIDENTELLEMENT RENVERSÉ TON SAC LA NUIT DERNIÈRE ET SANS ET MOI AVONS REMARQUÉ QUE TU N'Y AVAIS PAS BEAUCOUP À MANGER. ALORS J'AI FAIT DON D'UN PEU DE MON MUSÉE DE NOURRITURE À TON SAC! JE SAVAIS QU'UNE AMATRICE DE PÂTES COMME TOI AIMERAIT GOÛTER QUELQUES-UNES DE MES CRÉATIONS LES PLUS RAFFINÉES! ET SANS A AJOUTÉ QUELQUES-UNS DE SES HOT-DOGS AUSSI!"
"C'est ma nouvelle recette pour mon stand de hot-dogs à Calciterre. J'ai pensé que je pourrais me servir de toi en guise de cobaye." Sans a dit d'un ton désinvolte. "Plus, tu ne voudrais pas manquer d'objets de soin, gamine." Remarquant le regard confus de Frisk, il clarifia, "Si tu es blessée, la magie dans la nourriture pour monstres va te soigner et rehaussera tes HP."
"ET TOUT LE MONDE AIME LA GLACE GENTILLY!" Papyrus a ajouté joyeusement.
Frisk eut les larmes aux yeux. "Les gars, c'est... c'est si gentil. Vous... Vous n'avez pas à faire tout ça pour moi... Merci, mais, s'il vous plaît, laissez-moi au moins vous payer!" Elle a sorti sa petite bourse d'or et a essayé de leur donner la majorité de son or.
Papyrus l'a repoussé vers elle. "NON, HUMAINE, TU ES MON AMIE ET TU APPRÉCIES MES SPAGHETTIS! JE VEUX LES PARTAGER AVEC TOI! ET C'EST PAS PARTAGER SI TU PAIES POUR."
"Plus, j'ai besoin de quelqu'un pour tester mes nouveaux hot-dogs pour voir s'ils se vendront bien au stand. Vois-tu, Papyrus pense que le beurre de cacahouètes, le ketchup, et la relish de cornichons sont dégueu sur un hot-dog, et moi je pense qu'ils sont super. J'ai besoin que QUELQU'UN tranche, parce que mon frère n'a pas de papilles gustatives."
"J'EN AI! LE CHEF CUISTOT PAPYRUS A LES PAPILLES GUSTATIVES LES PLUS RAFFINÉES DE TOUS LES MONSTRES DANS L'OUTREMONDE! SINON, COMMENT JE POURRAIS FAIRE MES PÂTES SI GÉNIALES? ET LE BEURRE DE CACAHOUÈTES N'A PAS SA PLACE DANS UN HOT-DOG!"
"Je suis d'accord avec Papyrus, mais je dois dire qu'aucun d'entre eux n'a de papilles gustatives." Chara a dit avec un rire.
"Je sais pas, frérot. Je pense que t'as des goûts... à la NOIX." Sans disputa en plaisantant.
"SANS!" Papyrus a crié, agacé par le jeu de mots stupide. Sans a souri et était sur le point d'en faire un autre, quand Papyrus lui a recouvert la bouche.
"CE QUE MON FRÈRE ESSAYAIT DE DIRE EST QUE NOUS NE VOULONS PAS QUE TU NOUS PAIES!" Papyrus a dit à Frisk.
Sans a fait une légère tape sur la main de son frère. "Ouais, si tu veux acheter plus de hot-dogs, et je sais que tu le voudras parce qu'ils sont géniaux, viens juste à mon stand et tu pourras en acheter autant que tu veux. C'est une marchandise qui fait fureur en ce moment." Sans lui a dit. "Pense à ceux dans ton sac comme à des échantillons gratuits, si ça te fait te sentir mieux."
"Vous en êtes sûrs?" Frisk leur demanda à tous les deux, se sentant mal que les garçons lui donnaient tant et qu'elle ne leur donne rien en retour.
"Gamine, on ne le dirait pas si nous n'en étions pas sûrs." Sans lui dit. "À présent, je dois aller à mon poste ou Paps va crier. T'es prête à retourner dans les Chutes, gamine?"
Frisk a nerveusement hoché la tête.
Sans a vu l'expression et ses orbites se sont adoucies. "T'inquiète pas, gamine. Je garderai une orbite sur toi." Après que Frisk les a encore remerciés tous les deux pour tout, puis a fait un câlin d'au revoir à Papyrus et lui a dit de l'appeler s'il avait besoin de quelque chose ou avait juste besoin de parler, Sans lui a pris la main et les deux se sont téléportés ailleurs.
...
Ugh, j'arrive pas à croire que je devais écouter toute cette merde sentimentale pendant deux jours. Je crois que je vais vomir. Mais j'ai appris quelque chose qui pourrait rendre le jeu un peu plus intéressant et j'espère faire la petite Mademoiselle Saine-Nitouche voir plus clair pour que les choses arrêtent d'être si ENNUYEUSES. Voyons comment une pacifiste s'y prend quand elle est poussée jusqu'au bord du gouffre. Je sais exactement comment l'atteindre maintenant...
A/N: Comme vous le voyez, il y a un début de backstory d'Undyne, et vous aurez l'occasion de voir son point de vue des choses et ce qu'elle pense dans les chapitres suivants! Vous avez eu un aperçu de l'humain à l'âme jaune, et en réalité, vous verrez un peu de l'histoire de tous les humains qui étaient tombés avant Frisk.
Et bien sûr, première mention de Dr Gaster! :D Il jouera un rôle très important plus tard de l'histoire, alors attendez vous à des révélations à son sujet à un moment donné! (Mais pas encore tout de suite.)
