Et l'aventure continue! Comme d'habitude, j'ai bien aimé traduire le chapitre et j'ai fait de mon mieux, et bonne lecture. :)

Aussi, un grand merci à Astro-Oro pour son commentaire! :) Je suis contente de savoir que je ne traduis pas dans le vide, lol. Je sais que c'est une traduction, mais il ne faut pas hésiter à commenter l'histoire en elle-même aussi. Je peux toujours transmettre les compliments à l'auteur, et c'est toujours intéressant de voir les réactions par rapports aux évènements de l'histoire. ^^


Frisk s'est rendue compte qu'elle commençait probablement à s'habituer à la téléportation, vu que cette fois-ci elle n'a qu'un peu trébuché quand ils ont atterri dans le stand de sentinelle de Sans, au lieu de presque tomber sur sa figure.

"Eh bien, tu y es, gamine." Sans lui a dit. Il l'a regardée dans les yeux. "Ça va?"

"Pour être honnête, j'ai un peu peur." Frisk a admis.

"Ça va aller, gamine. Je garderai une orbite sur toi. Et si tu tombes sur Undyne et je ne suis pas là pour t'aider, essaie de lui échapper. Son armure est volumineuse et elle ne pourra manœuvrer aussi rapidement en la portant. Et si le pire du pire arrive, et elle t'attrape et t'arrête avec sa capacité de l'Âme Verte, parle-lui. Supplie-la. Utilise ton charme de liaison d'amitié avec les monstres. Undyne peut être assez têtue et impétueuse, mais elle n'est pas faite en pierre. Lui parler pourrait marcher. Tu sembles être douée à te lier d'amitié avec tous les autres. Et... il y a une fois eu une humaine dont Undyne se souciait beaucoup."

"Vraiment?" Frisk demanda. Elle le savait déjà de sa conversation avec Chara la nuit dernière, mais elle voulait entendre le coté des monstres. Peut-être que ça donnerait à Chara les réponses dont elle avait besoin et permettrait à Frisk de savoir si le coté d'Undyne que Frisk a vu dans les souvenirs de Chara était toujours là, s'il y avait une chance qu'Undyne lui fasse preuve de clémence si elle savait que Frisk n'était pas une menace, si elles pourraient devenir amies comme Papyrus et Chara le croyaient.

"Ouais. Elle s'appelait Chara. Elle est tombée dans l'Outremonde comme toi, et Asriel, le fils du roi, l'a trouvée. Il l'a ramenée à la maison et la Famille Royale l'a recueillie. Je l'ai rencontrée peu après qu'elle est arrivée ici et nous sommes devenus amis. En fait, elle était ma meilleure amie à part Paps. Nous pouvions échanger des jeux de mots pendant des heures, tous les deux. Nous traînions toujours ensemble, nous faisions des batailles de boules de neige, nous essayions de trouver des trésors, nous pensions à de nouveaux moyens d'embêter nos petits frères, nous inventions de dingues aventures... Elle était géniale. Et elle admirait vraiment Undyne. Undyne était une membre de la Garde Royale en formation à l'époque, et elle a sauvé Chara des monstres qui allaient la tuer. Undyne était l'héroïne de Chara à partir de ce moment, et Chara voulait être comme elle."

"Alors elle était en quelque sorte comme ce petit monstre que j'ai rencontré?" Frisk a demandé, principalement pour taquiner Chara, qui lui a tiré la langue.

Sans rigola, même si le rire semblait triste. "Un peu, j'imagine. Elle ne suivait pas Undyne dans ses patrouilles sauf si Undyne lui disait qu'elle pouvait, mais elle aimait la regarder s'entraîner. Asriel aussi. Et Undyne aimait ces deux-là. Elle les faisait s'entraîner avec elle, a essayé d'apprendre à Chara de jeter une lance, prenait des leçons de piano avec Asriel... Elle était en quelque sorte comme une grande sœur pour eux, et quand... quand nous les avons perdus, elle était dévastée. Nous l'étions tous." Il regarda par terre, essayant de contrôler ses émotions. Parler de Chara et de l'avoir perdue lui faisait toujours affreusement mal.

Frisk sentit les larmes piquer ses yeux alors qu'elle a tendu son bras et a gentiment touché l'épaule de Sans. "Je suis si désolée." elle murmura.

"Merci, gamine." Sans a murmuré, puis a changé de sujet, ne voulant plus en parler. C'était assez difficile de s'ouvrir à Papyrus, et encore plus à une enfant qu'il ne connaissait que depuis quelques jours. "Hé, tu devrais y aller avant qu'Undyne ne vienne. Elle arrive ici normalement vers midi pour ses patrouilles."

Frisk a hoché la tête, ne voulant pas que les frères aient des ennuis si Undyne découvrait qu'ils l'aidaient, ce qu'elle craignait pourrait leur causer à tout le moins de perdre leurs jobs. "D'accord. Merci, Sans."

...

Se dirigeant vers son propre poste, Papyrus a attendu juste assez longtemps pour qu'il puisse dire honnêtement qu'il n'avait aucune idée où était l'humaine avant de composer le numéro d'Undyne. C'était l'heure pour l'étape une de son plan, pertinemment nommé "Faire Undyne Ne Pas Tuer L'Humaine".

"Salut, Papyrus!" Undyne a répondu et Papyrus pouvait entendre les bruits des Temmies dans le fond. "Aucun signe de l'humain à Couveneige? J'ai patrouillé dans les Chutes pendant deux jours et aucun signe de lui." Elle semblait un peu fatiguée en disant ça.

"UNDYNE, JE PEUX HONNÊTEMENT DIRE QUE L'HUMAIN N'EST PAS À COUVENEIGE, ET QUE JE N'AI AUCUNE IDÉE OÙ IL EST." Papyrus lui a dit.

"Merde, il doit alors se cacher quelque part par ici comme un lâche." Undyne a grogné. "Mais je le trouverai, je lui arracherai son âme de son corps, et puis Asgore pourra nous libérer. Cet humain n'aura pas la chance de blesser quiconque!"

"U-UNDYNE, TU N'AS PAS À LA DÉTRUIRE! ELLE EST GENTILLE. ELLE NE FERA DE MAL À PERSONNE." Papyrus a protesté.

"Écoute, je sais que tu n'aimes pas la violence, mais..." Undyne a commencé, puis il y a eu une pause. Quand elle parla à nouveau, sa voix était trompeusement calme. "Papyrus. As. Tu. Essayé d'être ami avec. LE FOUTU HUMAIN?!" Maintenant elle a commencé à crier dans le téléphone et Papyrus a dû l'éloigner de son crâne.

Si Papyrus avait des glandes sudoripares, ils serait en train de transpirer nerveusement. "EUH, EH BIEN..."

"PAPYRUS! Tu aurais pu te faire tuer en faisant quelque chose comme ça, putain! Ne sais-tu pas à quel point les humains sont dangereux? Ne sais-tu pas combien de gens l'humain aurait pu tuer?!"

"PERSONNE N'A ÉTÉ BLESSÉ. TOUT LE MONDE EST EN SÉCURITÉ. ELLE N'EST PAS COMME CET AUTRE HUMAIN." Papyrus a dit d'un ton apaisant. "ELLE EST VRAIMENT, VRAIMENT SYMPA. MOI, LE GRAND PAPYRUS, LE SAIS DU TEMPS QUE J'AI PASSÉ AVEC ELLE! ELLE..."

"L'humaine probablement se sert juste de toi et essaie de te faire baisser ta garde!" Undyne cria.

"NON, C'EST FAUX! JE LE SAIS! JE SAIS BIEN JUGER LES GENS!"

"La dernière fois que tu as dis ça, tu as essayé d'être ami avec Jerry. Tu te souviens de ce qu'il s'est passé?" Undyne a soupiré.

"JE PENSAIS QUE JE POUVAIS LE FAIRE DEVENIR UNE MEILLEURE PERSONNE!" Papyrus a protesté.

"Écoute, je le sais, mais parfois tu ne peux pas... Pourquoi est-ce que je débats même avec toi sur ce sujet?! Tu SAIS à quel point les humains sont dangereux! Tu te souviens de ce que l'Âme Jaune a fait à tous ces monstres?! Vas-tu juste laisser un autre humain se balader après ça?! En tant que sentinelle, tu es censé protéger les gens!"

"JE LE FAIS! JE L'AI LAISSÉE PARTIR PARCE QU'ELLE N'EST PAS MÉCHANTE! ELLE N'EST PAS L'ÂME JAUNE! ELLE EST UNE TOUTE AUTRE PERSONNE!" La voix de Papyrus s'est soudainement adoucie. "Undyne, si un autre squelette avait fait de mauvaises choses et avait blessé beaucoup de gens, me tuerais-tu parce que je suis aussi un squelette?"

"Non, bien sûr que non, Papyrus! Mais c'est différent!"

"En quoi est-ce différent?" il lui demanda avec le même ton doux et triste. "Parce que ça ne m'a l'air en rien différent."

"Tout d'abord, je sais que tu ne ferais pas de mal à une mouche. Mais les humains sont beaucoup plus dangereux. Ils attaquent tout ce qu'ils ne comprennent pas... même les uns les autres." Cela a été dit si doucement que Papyrus l'a à peine entendu.

"Tout le monde a la capacité d'être bon. Je t'en prie, Undyne, laisse-lui une chance. Accorde-lui juste dix minutes." Papyrus s'est illuminé à une idée et sa voix s'est élevée à nouveau. "JE SAIS! NOUS POUVONS TOUS TRAÎNER CHEZ TOI! NOUS POUVONS FAIRE LA LEÇON DE CUISINE ENSEMBLE! ÇA TE MONTRERA QU'ELLE EST GENTILLE! VOUS POUVEZ ÊTRE AMIES TOUTES LES DEUX! NOUS POUVONS TOUS ÊTRE AMIS!"

"Papyrus, c'est putain de ridicule! Je ne vais pas être amie avec notre ennemie! Cet humaine est l'ennemie de tous nos rêves et espoirs! Tout le monde ici mérite d'être libre! Avec son âme, Roi Asgore peut briser la barrière et nous laisser tous voir la surface! Nous vengerons toutes les vies perdues! Nous serons capables de donner à tout le monde une nouvelle vie où ils ne seront pas prisonniers ici!"

"Et avoir notre liberté au prix d'une vie innocente? La vie de mon amie?" Papyrus murmura, les larmes aux yeux. "Undyne, on m'avait dit que nous étions faits d'amour et de compassion. Je t'en prie, Undyne, montre-le lui. Personne n'a à mourir! Juste..."

Tout ce qu'il a entendu était un grognement frustré et furieux, et un clic.

Papyrus a regardé le téléphone pendant plusieurs minutes, des larmes tombant de ses orbites, blessé par le comportement de sa meilleure amie monstre. Terrifié pour la sécurité de sa meilleure amie humaine.

Mais il n'allait PAS abandonner.

Il ne laisserait pas l'humaine se faire assassiner.

Il ne perdrait pas l'Undyne attentionnée qu'il connaissait à sa propre vengeance.

Il arrêterait ça.

Papyrus a quitté son poste et s'est dirigé ver les Chutes. En cours de route, il a pris son téléphone et a appelé Sans pour lui faire savoir ce qu'il s'est passé.

...

Undyne gronda en claquant le téléphone. C'était quoi le problème de Papyrus?! Ne voyait-il pas à quel point c'était important?!

Non, parce qu'il était une fichue bonne âme qui se devait d'essayer être ami avec chaque putain de chose qui bougeait. Trop pur et innocent pour ce monde maudit et incapable de voir que pas tout le monde pouvait être bon.

Même quand les gens étaient des connards absolus qui se servaient de lui et qui l'insultaient. Comme le foutu Jerry, qui avait fait Papyrus lui rendre de nombreux services, avait insulté Papyrus dans son dos et en face, et Papyrus l'avait juste laissé arriver et avait même pris certaines de ses insultes comme des compliments! La seule raison pour laquelle cette "amitié" avait pris fin était parce que Jerry avait insulté Sans, et c'était la seule chose que Papyrus ne pouvait accepter.

Et Papyrus avait été fâché pas contre Jerry pour avoir été un trouduc total, mais contre lui-même pour avoir été incapable de faire de Jerry un meilleur monstre.

Alors Undyne ne pouvait rien prendre au sérieux de ce que Papyrus a dit de l'humaine. L'humaine probablement aussi se servait de lui, et abandonnerait Papyrus, ou pire, l'attaquerait quand il ne lui serait de plus aucune utilité.

"Mais s'il a raison? Et si l'humaine est vraiment son amie?" une petite part d'elle demanda.

Non! Papyrus n'avait pas raison à ce propos! Les humains étaient des créatures dangereuses et cruelles qui blessaient tout sur leur chemin.

"Chara n'était pas comme ça." la part douce d'elle-même murmura.

Undyne a jeté sa lance dans un rocher, effrayant un petit groupe de Temmies. Pourquoi pensait-elle comme ça?! En ce qui la concernait, Chara n'avait jamais été humaine. Chara avait été la fille adoptive du roi, avait aimé les monstres plus que tout. Chara n'aimait l'humanité pas plus qu'Undyne elle-même, et ce pour une bonne raison.

Parce que les humains avaient terriblement blessé Chara, ils l'avaient maltraitée. Quand Chara était arrivée, elle avait été cette petite chose terrifiée et méfiante. Avant même qu'Undyne n'avait vu Chara, Asgore lui avait demandé de ne pas poser à la jeune fille humaine des questions sur la surface car elle y avait eu une mauvaise vie. Et après avoir appris à connaître la jeune princesse, Undyne avait vu les signes. Les cicatrices sur le dos de Chara, comment elle essayait toujours de ne pas être sur le chemin, comment elle avait violemment reculé les quelques fois où Undyne avait essayé de lui frotter espièglement le crâne ou froisser les cheveux, ou même parfois quand Undyne bougeait juste trop vite, même si Chara l'admirait et lui faisait confiance de ne pas la blesser. Mais à la longue, Chara s'était un peu détendue et un sens de l'humour sarcastique, un amour pour les jeux de mots, et un désir d'être une héroïne ont émergé. (Même si elle visait terriblement quand il s'agissait de jeter une lance.)

Mais après seulement cinq années dans l'Outremonde, Chara était soudainement tombée violemment malade et elle est morte. Asriel en chagrin avait absorbé son âme et s'en était servi pour traverser la barrière pour qu'il puisse ramener son corps auprès des fleurs dorées qu'elle avait tant aimées.

Et les humains l'ont tué.

Le tendre Asriel aimant, qui faisait les plus gros câlins, qui bêlait, gigotait et riait quand elle le soulevait espièglement et lui frottait le crâne, qui jouait les mélodies les plus douces au piano, qui ferait tout pour aider les autres, avait été massacré sans pitié, même s'il n'avait jamais blessé personne ni ne s'était défendu.

Les deux personnes qu'elle avait de plus proches d'un frère et d'une sœur, et ils sont tous les deux morts le même jour.

Elle n'avait pas été capable de les protéger. Elle ne pouvait frapper une maladie, et elle n'aurait jamais pu traverser la barrière, même avec toute sa force, pour sauver Asriel.

Elle n'avait pas pu protéger son ami et mentor Asgore du chagrin d'avoir perdu ses deux enfants.

Mais elle pouvait aider à libérer tout le monde, comme elle savait qu'Asriel et Chara l'auraient voulu. Et si les meurtriers d'Asriel étaient toujours en vie, elle les ferait PAYER.

Et tout ce qu'il fallait était une âme humaine en plus.

Elle a quitté le Village Temmie, espérant trouver l'humaine après le quatorzième balayage.

La justice serait bientôt rendue.

Elle ne comprenait pas encore qu'il y avait une mince ligne entre la justice et la vengeance, et qu'elle commençait à emprunter la voie de l'Âme Jaune.

...

Après avoir quitté le stand de Sans, Frisk a retracé ses pas des derniers quelques jours, Chara et elle gardant toutes les deux un œil méfiant ouvert pour Undyne, bien que Chara était très silencieuse et morose à cause des informations qu'elles ont apprises de Sans.

"Ça va?" Frisk a demandé à Chara.

"Non. Et non, je ne veux pas en parler." Chara a juste dit alors que Frisk allait justement lui penser ça.

"D'accord. Mais..."

"Je sais. Tu es là pour moi si j'ai besoin de quoique ce soit. Merci."

"Lis-tu mes pensées avant même que je ne puisse les penser?" Frisk a demandé, essayant de changer de sujet et remonter le moral à Chara.

Celle-ci eut un petit sourire qui n'a pas atteint les yeux de la fantôme. "Non, tu es juste prévisible."

Frisk a de nouveau traversé le long pont sur lequel elle était quand Undyne l'avait attaquée la première fois, se sentant toujours très mal à l'aise, l'atmosphère ombreuse n'arrangeant pas les choses. Heureusement, Undyne n'était pas là cette fois, et Frisk a traversé sans incident, bien qu'elle s'est cachée dans les hautes herbes pendant une seconde pour vérifier s'il y avait un quelconque signe de la monstre poisson en armure. Heureusement, tout ce qu'elle a découvert était une table avec un morceau de fromage avec un cristal mystique rose vif poussant autour, une fleur de l'écho, et un trou à souris.

Mais parfois le silence total est plus énervant, et Frisk était tellement sur les nerfs que quand elle est entrée dans une autre pièce et s'est cognée contre quelqu'un, elle a bondi en arrière avec un cri. Heureusement, c'était Sans et pas Undyne.

"Du calme, gamine, c'est juste moi." Sans lui dit doucement.

Frisk réussit à faire ralentir son cœur battant très fort. "Sans, qu'est-ce que tu fais ici? Je veux dire, non pas que je ne suis pas très contente de te voir, mais n'est-tu pas censé être à ton poste?"

Il haussa des épaules alors qu'il tripotait un grand télescope. "Je suis en pause. Je pense aussi à me lancer dans le business de télescope. Normalement, c'est 50 000 PO pour utiliser ce super télescope, mais puisque je te connais, c'est gratuit pour toi. T'en dis quoi?"

Frisk lui fit un regard légèrement suspicieux, semblable à celui que faisait Papyrus quand il pensait que Sans mijotait quelque chose, mais elle a haussé les épaules et hoché la tête, jetant un coup d'œil dans le télescope. Sans fit un petit sourire narquois en remarquant son expression déconcertée quand elle n'a vu que du rouge, et quand elle s'est écartée du télescope, il y avait un cercle rouge autour de son œil. Ça lui a pris quelques secondes pour toucher la peinture sur son visage. Ses doigts en sont devenus rouges et elle lui a fait la moue. Sans a éclaté de rire et pendant une seconde, il a cru entendre un autre rire flou tout près. Il a regardé autour, n'a rien vu, et a haussé les épaules avant de se tourner vers la gamine. "Quoi? T'es pas satisfaite? T'inquiète pas, je te fais un remboursement intégral." Elle lui lança un regard noir, mais il pouvait voir les coins de sa bouche se hausser et un peu de la tension quitter ses épaules. Il lui fit un sourire narquois. "Allez, me fais pas ce regard. Tu souris."

"Oui et je déteste ça." Frisk a répondu espièglement, copiant ce qu'elle avait entendu Papyrus dire quand ils se sont rencontrés pour la première fois. Un vrai sourire est apparu sur son visage. Elle lui a ensuite dit au revoir et a continué son chemin.

Une fois qu'elle était hors du champ d'ouïe, Sans soupira. En réalité, illégalement faire payer les gens pour le télescope n'était certainement pas pourquoi il était ici. Papyrus l'avait appelé, quasiment en larmes, lui ayant raconté qu'il avait appelé Undyne et essayé de la raisonner, mais qu'elle n'écoutait pas. Sans avait rassuré son frère, lui disant qu'Undyne était probablement juste de mauvaise humeur à cause de ses patrouilles constantes pendant plusieurs jours et qu'elle verrait la raison une fois qu'elle serait calmée, et qu'il garderait une orbite sur l'humaine pour s'assurer que la gamine aille bien jusqu'à lors. Cela avait calmé son petit frère, qui avait dit qu'il allait dans les Chutes pour essayer encore de raisonner Undyne.

Alors maintenant Sans était en devoir de garder l'humaine jusqu'à ce que l'un deux puisse faire comprendre au crâne épais d'Undyne que la gamine n'était pas une menace. Et il devait le faire sans alarmer cette dernière. Elle était déjà plus raide qu'un piquet, et si elle pensait qu'Undyne la tuerait quoi qu'elle fasse, elle pourrait finir par combattre Undyne par peur et autoconservation, et non seulement ça ferait Undyne la voir CERTAINEMENT comme une menace, mais quelqu'un pourrait se faire tuer.

Il était mieux de continuer de veiller sur la gamine et de garder Undyne et elle le plus loin l'une de l'autre que possible pour le moment. Et heureusement que la plupart des habitants des Chutes étaient assez pacifiques, donc aussi longtemps qu'il la garderait loin d'Undyne, tout devrait bien se passer. Il ne devrait pas être si dur de surveiller une petite humaine, si?

...

Après avoir fait savoir à un enfant en forme d'oignon très bizarre et flippant qu'une étoile était une géante boule de gaz brillante (elle le pensait du moins), que l'on ne pouvait la toucher, que l'on ne pouvait la manger, et qu'elle n'était certainement PAS une étoile, Frisk est allée le long d'un petit pont en bois et dans la pièce suivante. Elle a admiré comment les cristaux sur le plafond et l'eau lumineuse faisaient le sol scintiller. Elle se sentait un peu mieux, et à entendre le rire à coté d'elle, il semblait que Chara aussi.

"J'arrive toujours pas à croire que tu t'es faite avoir par le vieux tour de la peinture rouge sur le télescope." Chara a gloussé.

"Et tu le savais et ne m'as pas prévenue." Frisk a pensé, faisant la moue à son amie fantôme.

"Bien sûr. Et ne me fais pas ce regard. Tu te sens mieux maintenant. Et n'essaie pas de me mentir. Je peux voir ce qu'il y a dans ta tête." Chara a dit avec un sourire satisfait.

"Tu sais, quand tu le dis de cette manière, ça sonne quelque peu vraiment flippant." Frisk plaisanta alors qu'elle a prudemment marché par-dessus deux Jellynuscules endormis, essayant de ne pas les déranger. Elle n'était pas sûre par où aller, alors sans demander à Chara, elle a pris le chemin de gauche, arrivant près d'une parcelle de hautes herbes. Elle y vit quelque chose de rose déborder et elle s'approcha, et sortit une paire de ballerines roses. Et même si elles semblaient usagées, elles étaient aussi en très bon état! Personne n'était dans les parages ou semblait les chercher, alors Frisk a souri et enlevé sa propre paire de baskets trouées et ses chaussettes détrempées, mettant les ballerines à leur place. Curieusement, elles lui convenaient parfaitement, chaudes et douces à l'intérieur, mais avec une couche dure imperméable à l'extérieur. Elle n'avait jamais rien eu d'aussi agréable avant. "Waou, elles sont vraiment très confortables." elle a dit en mettant ses autres chaussures dans son sac. C'était génial de porter des chaussures sans trous pour une fois. Elle s'est demandée ce qu'elle pourrait trouver d'autre par terre dans l'Outremonde qu'elle pourrait prendre...

"On vole les chaussures assorties au tutu volé, hein, Mademoiselle Kleptomane?" Chara taquina. Elle l'avait seulement dit en plaisantant, mais Frisk a baissé le regard, honteuse et embarrassée.

"Eh bien, puisqu'il n'y a personne dans les environs qui les cherche, quelqu'un a dû juste les jeter là. Et si celui qui les a laissées tomber veut les récupérer, je les lui rendrai." elle lui pensa un peu trop défensivement. La vérité était que les ballerines et le tutu étaient loin d'être les seules choses que Frisk avait volées. Principalement, elle volait de la nourriture, surtout à la cafétéria de l'école ou dans les plateaux abandonnés et les sacs-repas d'autres élèves. Mais si elle voyait quelque chose que quelqu'un a perdu ou laissé derrière, comme un portefeuille (ce qui n'est arrivé que deux fois), un manteau, de l'argent de quelconque unité, n'importe quoi d'abandonné que Tina et elle pourraient utiliser, elle le prenait sans même essayer d'en retrouver le propriétaire. Et une fois, durant quelques temps désespérés quand elles n'avaient rien à manger, Frisk avait même volé dans un magasin, bien qu'elle le faisait rarement vu que le risque de se faire prendre, arrêter, et séparer de sa sœur était trop élevé. Ce n'était pas quelque chose qu'elle aimait nécessairement faire, mais c'était souvent quelque chose qui selon elle l'aidait de garder Tina et elle nourries et habillées quand elle ne pouvait trouver de petits boulots à faire. Elle savait que voler était mal, et elle avait souvent eu des ennuis quand elle se faisait prendre en train de voler à l'école. Mais elle continuait de le faire, se sentant parfois coupable, parfois satisfaite (surtout si la personne à qui elle a volé était un connard), et parfois s'en fichant complètement, juste contente d'avoir ce qu'elle avait volé.

Mais là maintenant, avec une amie voyant ça, voyant ce qu'elle a fait, elle se sentait juste honteuse. Elle était contente que Tina ne l'avait jamais vue ainsi. Quel genre d'exemple Frisk serait pour sa petite sœur, en étant une foutue voleuse?

Chara avait saisi toutes les pensées emmêlées et désordonnées que Frisk ne comptait pas lui projeter, et elle a froncé les sourcils. "Frisk, hé, je ne faisais que déconner. Tout va bien. Puisqu'elles sont au milieu de nulle part et que personne ne les cherche, quelqu'un les a probablement abandonnées ici parce qu'elles sont devenues trop petites pour lui. Et rappelle-toi de ce que Papyrus a dit sur le tutu, que c'était dans la pièce derrière la cascade depuis longtemps et qu'il ne pensait pas que quiconque le ramasserait. Plus, tu as besoin de chaussures. Tes vieilles chaussures ressemblent à un morceau de fromage suisse."

Frisk a silencieusement hoché la tête. "Merci, Chara." elle pensa doucement alors qu'elle fit demi-tour le long du chemin tortueux avec son amie, bien qu'elle semblait toujours plutôt honteuse, son esprit bloqué dans le passé.

"Je ne pense pas moins bien de toi, tu sais. Tu étais désespérée, tu avais peur, et tu as fait ce que tu pensais devoir faire pour permettre à ta sœur et toi de survivre." Chara a dit, et Frisk la regarda surprise. "La connexion mentale bizarre, tu te rappelles? Je ne suis pas la seule qui projette sans le vouloir. Et ce n'est pas comme si tu es la seule qui avait fait quelque chose dans la zone grise de la moralité. Je l'ai fait aussi, alors je ne vais pas te juger. Et... je sais que c'est d'habitude moi qui te bloque et c'est toi qui me dis que tu es là pour moi si j'ai besoin de parler, mais je suis là si tu en as besoin également."

Frisk lui a souri doucement et s'est détendue. "Merci, Chara. Cela signifie beaucoup pour moi."

Les deux filles ont continué leur chemin, traversant un autre pont et ayant failli entrer en collision avec Lavtoa et Aaron, qui voyageaient ensemble. Aaron a fait un clin d'œil à Frisk et l'a défiée pour un deuxième match, alors que Lavtoa a décidé que Frisk était beaucoup trop sale (il avait probablement raison) et voulait la nettoyer encore un fois, et Frisk l'a laissé faire, même si elle devait esquiver le pire de l'attaque savonneuse trop enthousiaste de Lavtoa tout en essayant de fléchir avec Aaron et esquiver ses coups de poings accidentels et projectives de sueur. Enfin, Aaron s'est propulsé ailleurs, laissant derrière une grosse pile d'or et Lavtoa s'en est allé content. Frisk n'était pas sûre si l'or avait été laissé tomber par accident cette fois dans la propulsion d'Aaron ou si ce dernier l'avait laissé pour elle exprès comme l'avaient fait certains des autres monstres. Elle le ramassa comme elle le faisait normalement avec de l'argent abandonné et était sur le point de le garder, mais Chara lui a fait un regard qui était doux mais qui tout de même disait qu'elle ne devrait pas faire ça, la faisant se sentir coupable. Elle l'a alors placé dans une poche séparée, ayant la pleine intention de le rendre à Aaron quand elle le reverrait.

Enfin, les deux filles ont trouvé le bon chemin et sont allées vers le nord. Frisk vit un signe et s'en approcha pour le lire, pensant que c'étaient des directions, mais c'était une autre partie de l'histoire sur les humains et les monstres. "Le pouvoir de prendre leurs âmes, c'est ce que les humains craignaient." elle lut à haute voix. Elle pouvait deviner se qu'il était arrivé ensuite.

En allant dans la pièce suivante, les filles allèrent le long d'un chemin noir fin entouré par des eaux bleu foncé. Tout était calme jusqu'à ce qu'une tentacule jaune clair plus grande que Frisk ne l'était sortit de l'eau. Frisk a rapidement reculé, couvrant sa bouche pour étouffer un cri involontaire. Elle était sur le point de se sauver, mais ensuite une autre tentacule a serpenté de l'autre coté. Elle marcha rapidement, essayant de ne pas laisser le propriétaire des tentacules l'entendre, mais voulant aller de l'autre coté aussi vite que possible avant que cette chose, quoique c'était, ne fasse surface et ne la voit, vu qu'elle semblait être fichtrement énorme.

Mais avant que Frisk ne puisse aller trop loin, l'eau fit des bulles près d'elle et quelque chose à commencé de lentement faire surface. Une part de Frisk était pétrifiée de peur alors qu'une tête jaune bulbeuse est lentement apparue hors de l'eau. La créature semblait être un monstre pieuvre avec d'énormes yeux, presque dans le style des animes, et un sourire ridicule qui d'une certaine manière avait l'air à la fois mignon et un peu troublant.

"Hé toi... j'ai remarqué que t'étais... là." il parla d'une voix lente mais amicale et Frisk se détendit un peu. "Je suis Onionsan! Onionsan, t'entends!"

"Enchantée, Onionsan. Je suis..." Frisk a commencé mais fut à nouveau interrompue.

"Tu visites les Chutes, hein? C'est super ici, hein? Tu adores cet endroit, hein?" Onionsan a demandé et Frisk a juste hoché la tête. Se faire pourchasser par une guerrière furieuse n'était pas marrant, mais elle devait admettre que les Chutes ÉTAIENT belles. "Ouais! Moi aussi! C'est mon Coin Préféré!" Onionsan avait un énorme sourire et maintenant il ne faisait que la regarder, et même si Frisk ne pensait pas qu'il essayait de lui faire peur, elle a avancé de quelques pas. Onionsan n'avait pourtant clairement pas fini sa conversation et l'a suivie, alors Frisk s'est à nouveau arrêtée. "Même si l'eau commence à devenir si peu profonde ici. Je dois m'asseoir tout le temps, mais h-hé! Ce n'est rien! C'est mieux qu'en ville... à vivre dans un aquarium bondé! ...Comme tous mes amis." Même s'il souriait toujours, Onionsan avait l'air un peu triste alors qu'il regarda ailleurs, et Frisk se sentit mal pour lui. "Et l'aquarium est plein de toute façon, alors, même si je voulais y aller, je..." Il a ensuite redressé la tête. "Mais ça va aller, t'entends? Undyne va tout arranger, t'entends? Je vais m'en aller d'ici et vivre dans l'océan, t'entends? Maintenant profite bien, t'entends?" Il a commencé à aller sous l'eau. "Des Chuuuuuuuuuuutes..."

Frisk a souri en allant dans la pièce suivante, mais elle se sentait aussi plus qu'un peu mal à l'aise à propos de ce qu'Undyne allait probablement faire pour sortir les monstres d'ici. Ça lui fichait la trouille. Mais avant qu'elle ne puisse y penser pendant trop longtemps ou que Chara ne puisse la rassurer, elle entendit une douce voix féminine murmurer, "Mais je ne pense pas que je peux le faire..." Frisk s'est retournée et vit un monstre qui était blotti dans le coin, des cheveux bleu tendre cachant son visage. Il avait un corps vert marin, ressemblant presqu'à celui d'une sirène, avec deux pics sur son dos, bien que la queue ressemblait plus à celle d'un serpent que celle d'un poisson.

"C'est absurde, Timorène, ta voix est magnifique! Ce concert fera ta carrière et la mienne!" réprimanda une deuxième voix. Assez étrangement, il semblait qu'elle venait du même monstre. "Et tu aimes chanter et tu y es douée. Arrête de t'inquiéter. Tu y arriveras."

"Mais... Mais si ma voix craque à nouveau?" la première voix, qui Frisk a déduit être Timorène, demanda nerveusement. Elle a ensuite tourné la tête et elle a crié de surprise à la vue de Frisk. La tête a ensuite littéralement sauté... hors du corps et s'est blottie dans le coin le plus proche. Frisk a dû s'empêcher de crier en voyant ça, puis s'est rendue compte que ce qu'elle croyait être un montre entier était en fait deux monstres quand le "corps" tendit ses bras pour replacer la tête, enfin, Timorène, dessus.

Frisk a vite levé ses mains en l'air pour montrer qu'elle n'était pas armée. "Désolée. Je ne voulais pas vous faire peur, les filles. Je ne faisais que passer."

Les deux monstres semblaient s'être calmés à ces mots. "Ce n'est rien." a dit le monstre serpent, puis tout son corps s'est animé. "Attends! Timorène, j'ai une idée! Pourquoi t'essayerais pas de chanter devant cette enfant?"

Timorène a sursauté et regardé entre son agent et Frisk, choquée par la requête soudaine. "Je... euh..."

"Ça va aller, Timorène. J'aimerais bien t'entendre chanter." Frisk a dit, souriant alors qu'elle s'est rappelée de toutes les fois où Tina lui avait chanté des chansons de la chorale de son école.

"Je... Je ne suis pas vraiment si douée... Je... Je pourrais tout faire foirer... Ma voix craque parfois..." Timorène bégaya.

"Crois-moi, quelque chant que tu fasses, même le pire jour de ta vie, sera bien meilleur que le mien. Quand j'essaie de chanter, ça ressemble à un tableau noir qui se fait griffer. Alors ne t'inquiète pas." Frisk lui a dit.

"Tu y arriveras, mon enfant. Crois-moi, je ne serais pas ton agent si je ne savais pas que avais une voix incroyable." l'agent de Timorène lui a dit.

Avec l'encouragement, Timorène a hoché la tête, hésitante. "D-D'accord. Qu'est-ce que tu voudrais que je chante?"

"Hmm... Il y a cette chanson cool que j'ai entendue plusieurs fois à la radio... Je ne me rappelle pas bien du titre, je pense que c'était "Wake Me Up" ou un truc comme ça, mais je me rappelle des paroles." Frisk lui a dit.

"P-Peux-tu me chanter les premières lignes?" Timorène a demandé doucement.

C'était au tour de Frisk d'avoir l'air nerveuse. "Peut-être... Peut-être que je ferais mieux de juste les dire. Crois-moi, je ne sais pas chanter."

"Je suis sûre que ta voix ne peut être si mauvaise." a dit l'agent.

"Je... Je me sentirai mieux si tu chantes aussi." a dit Timorène, puis s'est inquiétée qu'elle en demandait trop.

"D'accord, mais je vous prie de ne pas me faire un procès pour les tympans endommagés." Frisk plaisanta avant de commencer à chanter. "Feeeeeling my waaay through the daaaarkneeesss, guided by a beeaating heeeaart..." Tout le monde grimaça, y compris Frisk.

"Frisk, tu es mon amie, mais je dois quand même te dire que ça ressemblait pas tant à un tableau noir qui se fait griffer, qu'à un chat qui se fait écraser." Chara marmonna, se frottant les oreilles.

"Je sais. Je sais." Frisk soupira avant de regarder les autres d'un air désolé.

"C'était, euh, pas si mauvais..." Timorène a dit, essayant de faire Frisk se sentir mieux.

"Tu peux dire que c'était nul." Frisk a dit avec un rire léger.

"D'accord, c'était un peu nul." Timorène a admis. "Mais je connais cette chanson. C'est en fait une de mes préférées." Savoir que Frisk n'allait pas se moquer d'elle lui a donné un peu de confiance en soi et elle a commencé à chanter doucement face à Frisk, sa voix ressemblant à celle d'un ange. "Feeling my way through the darkness... guided by a beating heart..." Frisk était presque hypnotisée par la beauté de sa voix, restant immobile et écoutant avec admiration, se balançant doucement au rythme.

Malheureusement, Timorène a oublié que quand sa voix était à sa pleine puissance, ça pouvait devenir une attaque, alors quand elle était à fond dans la chanson, des notes de musique blanches lumineuses sortirent de sa bouche, volant vers Frisk. Frisk poussa un cri quand l'une d'elles lui a frappé dans l'âme, et elle réussit à peine à esquiver les autres.

Timorène s'est exclamée et a immédiatement arrêté de chanter alors que son agent s'est précipitée pour examiner Frisk. "Je suis si désolée! Je n'arrive pas à croire que j'ai fait ça! Est-ce que tu vas bien?"

Frisk a hoché la tête en tremblant. "Ouais, ça va." Heureusement, l'attaque lui avait pris que quelques HP vu que Timorène ne voulait pas la toucher et n'avait pas l'intention de lui faire du mal, et les attaques de Timorène étaient purement magiques et ne causaient pas de dommages physiques au corps, pas même un bleu. "Ne t'inquiète pas, c'était juste un accident." Timorène semblait quand même vexée contre elle-même, alors Frisk plaisanta, "C'est toujours beaucoup mieux que mon chant."

"Au moins, ta voix ne tue pas de peu ton public." Timorène marmonna.

"Vise dans l'air quand tu chantes." son agent a conseillé. "Ça ne frappera personne et ça ferait un superbe effet visuel."

Il leur a quand même fallu quelques minutes en plus pour convaincre Timorène de chanter à nouveau, mais après s'être assurées qu'elle visait là où elle ne pouvait toucher quiconque, le son doux de la voix de Timorène a de nouveau empli la pièce alors qu'elle a recommencé la chanson.

Se perdant dans la mélodie, Frisk a commencé à bouger au rythme de la musique. Depuis sa quatrième année, quand son prof de gym, l'un des seuls profs qu'elle aimait bien, avait donné des leçons de danse pendant un trimestre, elle adorait ça. Bien qu'elle connaissait peu de pas de danse officiels et était loin d'être parfaite à ça, danser au rythme de la musique l'avait toujours relaxée, calmant son inquiétude, sa colère, et sa peur. Normalement, elle ne dansait jamais devant des inconnus, mais la voix de Timorène lui a pris toute nervosité.

Chara sourit en écoutant Timorène chanter et regardant Frisk danser. Les deux avaient l'air si paisibles et heureuses, et Chara aurait voulu avoir son carnet à croquis pour pouvoir les dessiner.

Et elle n'était pas la seule à les remarquer. Des monstres ont commencé à entendre la musique et ont suivi la piste dans la pièce. Aaron est venu en premier, qui a souri et chuchoté, "Lavtoa, ramène tes fesses ici! Timo chante enfin à nouveau! Et elle a même sa propre petite danseuse!" Lavtoa a couru précipitamment derrière lui et a lavé le sol à la brosse avant de s'asseoir. D'autres les ont rapidement suivis, avides d'écouter la musique. La pièce fut bientôt remplie, mais Frisk et Timorène étaient dans leur propre petit monde, leurs yeux fermés, perdues dans la sensation de la musique et de la danse, ne remarquant rien à part la mélodie et le rythme. Elles n'ont pas remarqué le sourire satisfait de l'agent de Timorène ou les rires de Chara qui a aperçu Sans vendre les tickets à la porte.

Alors que Timorène a fredonné les quelques dernières notes de la chanson, Frisk et elle ont ouvert les yeux. Elles écarquillèrent les yeux quand elles se sont rendues compte qu'elles étaient entourées. Timorène laissa échapper un "Hîîî!" terrifié et sauta de son agent, se cachant vite derrière Frisk, qui était pétrifiée et toute rouge.

Et puis des applaudissements ont empli la pièce. Timorène continuait de se cacher alors que Frisk souriait de manière gênée, toujours vivement rouge et embarrassée que presque toutes les Chutes l'ont vue danser.

"Vous vous êtes données en spectacle toutes les deux. Regarde, Sans vend même des tickets faits de papier toilette." Chara dit à Frisk avec un rire heureux en pointant dans le public. Frisk regarda Sans, qui était bel et bien à la porte de la pièce, donnant des tickets en papier toilette. Quand il a aperçu le regard de Frisk, il lui sourit et lui fit un clin d'œil et un pouce en l'air.

"Tu es si chelou, Sans." Chara dit à Sans avec un sourire, et flotta vers lui, lui faisant un coup de coude espiègle comme elle le faisait toujours quand il faisait quelque de particulièrement loufoque. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il le ressente, mais il s'est retourné et regardé autour, pensant que quelqu'un l'avait cogné. Mais même s'il regardait à travers Chara, il ne pouvait toujours pas la voir.

Chara écarquilla ses yeux quand elle se rendit compte qu'il l'a sentie. "Sans, peux-tu me sentir? Peux-tu m'entendre? Je suis juste là." elle demanda doucement. Sans a cru vaguement entendre quelqu'un dire son nom et a regardé autour de lui, mais n'a vu personne qui essayait d'attirer son attention, et l'ovation de la foule noyait tout le reste, alors il a juste repris sa vente de tickets.

"Encore!" a crié un Jellynuscule.

"Timorène! Timorène! Timorène!" Aaron a chantonné de la première rangée. Timorène était sa vieille amie à lui et il était content de l'entendre chanter à nouveau. Cela a bien sûr fait tous les autres chantonner le nom de Timorène, voulant plus de musique. Malheureusement, toute l'attention bruyante a juste rendu Timorène encore plus nerveuse.

Frisk s'est tournée vers Timorène et a bougé de sorte qu'elle était à coté de Timorène, au lieu d'avoir Timorène cachée derrière elle.

"Il y a tellement de gens..." Timorène chuchota, cachant son visage derrière ses longs cheveux.

"Ils t'adorent, Timorène. Crois-moi, ta voix est INCROYABLE." Frisk lui a chuchoté. "Tu n'as pas de quoi t'inquiéter. Détends-toi. Imagine le public en sous-vêtements." C'était le même conseil qu'elle avait donné à Tina quand celle-ci était nerveuse à l'idée de chanter le solo "On Vous Souhaite Un Joyeux Noël" au concert de Noël à son école maternelle. Elle ne savait pas si Tina s'était vraiment servie de son conseil, mais ça avait au moins fait sa petite sœur rire et se détendre.

"...Quoi?" Timorène demanda et Frisk rougit en se rendant compte que la plupart des monstres ici, y compris Timorène, ne portaient pas de sous-vêtements.

"...Laisse tomber. Essaie de faire ce que nous faisions plus tôt. Juste chante et laisse-toi emporter par la musique, et crois-moi, tu n'auras pas peur." Frisk lui a dit. Elle fit un sourire à Timorène et celle-ci lui sourit en retour. "Voilà le sourire." Frisk a dit gaiement. Aaron avait entendu la plupart de la conversation et il a hoché la tête avec approbation, leur souriant à toutes les deux.

Timorène regarda Frisk. "Peux... Peux-tu rester, juste pour une chanson?" elle demanda doucement, sachant qu'elle se sentirait plus confiante avec son vieil ami dans la première rangée et sa nouvelle amie à son coté.

Son visage ressemblait presqu'à celui de Tina quand elle avait supplié Frisk de venir à ce concert (Frisk s'était enfuie de sa retenue à l'école pour ça, et eut encore plus d'ennuis, mais elle s'en foutait car ça en valait vraiment la peine, surtout après avoir vu le visage de sa sœur s'illuminer quand Frisk lui avait fait signe de la dernière rangée) et c'était quelque chose que Frisk ne pouvait refuser. "Bien sûr."

"Chante "Best Day Of My Life", Timo!" Aaron cria de devant. C'était la chanson préférée de Timorène, et entendre Timorène chanter à nouveau rendait certainement cette journée la meilleure de sa vie.

"Ooh, c'en est une bonne!" Frisk a dit et commencé à la fredonner doucement, un peu mieux que quand elle chantait, espérant que Timorène se joindrait à elle.

Et elle l'a fait, hésitante au départ, puis avec plus de confiance. "I had a dream so big and loud; I jumped so high I touched the clouds... whoah oh oh oh oh..." Les monstres ont applaudi, et Aaron s'est levé, a fait un clin d'œil à Frisk qui restait immobile, et il a commencé à danser pour qu'elle et les autres se joignent à lui. Plusieurs des autres se sont joint à lui, et Frisk aussi, souriant et se perdant dans la musique à nouveau alors qu'elle dansait avec les autres. Danser seule était bien, mais danser ici avec les monstres... beaucoup plus amusant.

Mais bientôt, la chanson était finie. C'était le moment de se séparer. Timorène irait bien maintenant toute seule, et Frisk devait reprendre son voyage, ayant une autre histoire dans son cœur à raconter à sa sœur quand elle rentrerait. Alors qu'elle a descendu de la scène, Aaron lui fit un sourire et une tape de félicitations sur son dos qui a failli la faire trébucher. Frisk s'est ensuite souvenue de l'argent qu'Aaron avait laissé tomber et le lui a rendu, et il l'a remerciée, ne s'étant même pas rendu compte qu'il l'avait perdu. D'autres monstres souriaient à Frisk et la félicitaient, et le Vendeur de Glace Gentilly, qui avait saisi l'occasion de ce concert improvisé pour vendre la plupart de son stock, leur a donné à Timorène et elle des glaces gratuites pour avoir renforcé son business, et toutes les deux l'ont remercié avec gratitude.

Frisk souriait en sortant de la pièce. "C'était vraiment amusant." Quand Chara n'a pas répondu, Frisk l'a regardée. La fantôme avait une expression pensive, nostalgique et inquiète sur son visage. "Hé, ça va?"

"Hein? Ouais, je vais bien." Chara a dit, essayant de faire un sourire à Frisk pour la rassurer, mais le sourire lui semblait faux.

Frisk n'était pas convaincue. "T'es sûre?"

"Ouais, ça va. T'inquiète pas pour ça." Chara lui a dit, et Frisk a soupiré, mais elle connaissait Chara suffisamment bien pour savoir qu'elle ne voulait pas en parler, même si Frisk aurait voulu qu'elle le fasse.

"D'accord. Même discours que je te fais d'habitude." Frisk lui a dit, essayant de détendre l'atmosphère, ce qui fit un peu rire Chara, mais la fantôme était restée silencieuse et pensive.

Chara pensait à la réaction de Sans tantôt, mais elle faisait attention de garder ses pensées pour elle et ses souvenirs confinés pour que Frisk ne puisse accidentellement voir quelque chose. Sans s'était comporté comme s'il avait senti quelque chose et avait regardé autour après qu'elle lui a donné un coup de coude, et aussi après qu'elle lui avait parlé. Était-ce une coïncidence, ou commençait-il à la sentir? Serait-il capable de bientôt la voir et l'entendre comme Frisk le pouvait? Une part d'elle le voulait désespérément, de pouvoir interagir avec lui à nouveau, mais une autre part d'elle ne le voulait pas. Elle savait que si elle en parlait à Frisk, celle-ci essaierait de la convaincre de la laisser dire à Sans et peut-être aussi à sa mère. Mais elle ne pouvait pas.

Après tout, comment pouvait-elle leur faire face après tout ce qu'elle a fait? Après tout le dommage que sa mort et celle d'Asriel ont causé à l'Outremonde, à sa famille, à Undyne, à Sans lui-même? Après qu'elle a fait TUER son petit frère?

Elle ne méritait pas de retrouver sa famille, pas quand Asriel ne le pourra jamais.

Tout ce qu'elle méritait... était de brûler en enfer.

Elle s'est rendue compte que ses pensées sont entrées sur un territoire dangereux et jeta un coup d'œil à Frisk, espérant que Frisk n'avait vu aucun de ces souvenirs. Elle était loin d'être prête d'en parler à la plus jeune fille. Heureusement, rien n'a échappé son mur mental, et bien que Frisk lui lançait un regard inquiet occasionnel et était un peu inquiète que son amie était trop secrète, ses pensées sont à la longue passés à d'autres sujets.

Frisk a souri en pensant au concert et aux nouveaux amis qu'elle s'est faite. Timorène était douce, son agent (dont elle devait encore savoir le nom) était gentille, et Aaron était drôle. Danser sur scène a été amusant, surtout quand tout le monde s'était joint à eux, et elle savait que Tina, qui contrairement à elle, avait une voix de chant assez décente, aurait prit plaisir à chanter avec Timorène.

Elle voulait pouvoir ramener Tina ici. Elles auraient une vraie mère, une qui leur préparait des tartes et les mettait au lit (si elle le voulait toujours), et Frisk n'aurait jamais à s'inquiéter à s'assurer qu'elles aient assez à manger. Elles auraient beaucoup d'amis, une maison qui ne fuyait pas pendant les orages, pas de crainte d'un tas de gens sauvages dans leur maison qui se droguaient, buvaient de la bière et balançaient des trucs... Une vie meilleure que tout ce qu'elles avaient à la surface!

Peut-être, juste peut-être, qu'elle pourrait ramener Tina ici! Papyrus lui avait dit que si elle ne se sentait pas en sécurité chez elle, elle pourrait revenir avec sa sœur. Et bien qu'elle souhaitait avoir le pouvoir de Papyrus de croire en les gens, elle était sûre à nonante-cinq pourcent que ses parents ne changeront pas. Elle l'avait appris de la manière dure il y a des années qu'ils n'avaient rien à faire d'elle ou de Tina, et elle ne pensait pas que ça changerait un jour. Bien sûr, ils pourraient changer, mais pour ce faire, ils devaient le vouloir, et elle ne pensait pas qu'ils le voulaient. Si elle pouvait juste traverser la barrière, retrouver sa sœur, obtenir une corde d'escalade ou quelque chose comme ça, et descendre avec Tina dans le trou dans lequel elle était tombée, elle pourrait revenir dans les ruines et supplier Toriel de les recueillir, ce que Frisk espérait désespérément qu'elle ferait.

"Elle le fera." Chara lui a promis, ayant entendu les pensées de Frisk. Frisk l'a regardée surprise. "Tu projettes à nouveau. Tu le fais toujours quand tu penses fort. Mais ne t'inquiète pas. Maman vous adopterait avec joie, Tina et toi. Elle t'avait dit que tu aurais toujours un chez toi dans les Ruines, tu te souviens?"

Frisk sourit à ça et hocha la tête, se sentant soulagée, continuant de penser aux possibilités de vivre avec Tina dans l'Outremonde. Elle pourrait voir si elle pouvait trouver un job au petit magasin à Couveneige ou Chez Grillby pour l'aider à payer pour la nourriture et le loyer, et elles pourraient rendre visite à Sans et Papyrus. Frisk sourit à la pensée de Sans racontant des blagues à sa petite sœur et Papyrus montrant ses casse-crânes à Tina et lui cuisinant des spaghettis. Et Toriel avait mentionné vouloir être institutrice, alors peut-être qu'elle voudrait enseigner à Tina, et peut-être que Frisk pourrait aussi prendre quelques leçons. Frisk détestait son école, les profs qui pensaient qu'elle était une idiote fouteuse de trouble (elle devait cependant admettre qu'enfreindre le règlement scolaire même si c'était pour une bonne cause, avoir des pas si bonnes notes dans certaines matières parce qu'elle n'avait pas le temps pour étudier avec tous les petits boulots qu'elle faisait, ne pas faire tous ses devoirs, et être si fatiguée qu'elle dormait sur son bureau au lieu d'écouter le cours n'était pas attendrissant pour les profs), les élèves qui se moquaient de ses vêtements usés et de son comportement étrange, et les matières qu'elle n'arrivait pas à comprendre, et elle considérait sérieusement d'abandonner totalement ses études, mais peut-être que l'école serait meilleure avec Toriel. Et elle travaillerait dur pour prouver à Toriel qu'elle n'avait pas tord de les recueillir...

"Frisk, cela m'avait pris un moment de le comprendre, mais Maman ne pense pas comme ça." Chara a fait remarquer. "Je veux dire, elle voudra que tu fasses de ton mieux à ton travail scolaire, mais elle ne te fera pas payer pour la nourriture et le loyer, et elle ne te mettra pas dehors si tu ne comprends pas quelque chose ou si tu fais une erreur. Elle t'aime et elle aimera Tina."

Cela a fait Frisk se sentir mieux et a renforcé son désir de ramener Tina dans l'Outremonde. Tina aimerait Toriel, Sans et Papyrus (et Chara, si celle-ci la laisserait dire à Tina qu'elle était là), et Frisk avait vu plein de petits enfants monstres de l'âge de Tina courir à travers Couveneige avec qui Tina pourrait jouer. Et elles pourraient même rendre visite à Timorène et Aaron dans les Chutes si Undyne n'était pas...

Undyne.

Le sang de Frisk se refroidit. Elle avait failli oublier Undyne, Flowey, et Asgore! Undyne était toujours après son sang, Flowey était... eh bien, Flowey, et Asgore cherchait toujours les âmes humaines pour briser la barrière et libérer les monstres.

Si elle ramenait Tina ici sans avoir pu devenir amie avec Undyne et Asgore, Tina serait en grand danger.

Chara pouvait littéralement voir toute la tension que Sans et le concert avaient relaxé retourner dans le corps de Frisk, et même si elle n'a pas pu lire les pensées de Frisk, elle savait exactement ce à quoi Frisk était en train de penser, surtout quand la respiration de Frisk est devenue erratique et ses yeux se sont dilatés de peur au souvenir de l'attaque d'Undyne sur elle, son corps entier tremblant ensuite quand son esprit s'est involontairement imaginé sa petite sœur à sa place.

"Frisk... Frisk... écoute-moi. Ça va aller. Undyne et Papa changeront d'avis. Ils sont des gens bien, Frisk, et dès qu'ils se rendront compte que tu ne feras pas ce que cet autre humain a fait, ils arrêteront ça. Ils ne tueront pas ta petite sœur, d'accord? Ils... Ils ne blesseraient jamais un enfant de six ans. Ils ne le feraient pas." La voix de Chara tremblait à ce stade. "Tout ira bien. Et... Et s'ils sont devenus si mauvais, et je sais qu'ils ne le sont pas, Maman ne les laissera pas entrer dans les ruines, d'accord? Cependant, elle VA laisser entrer Sans et ton petit-ami." elle taquina, essayant de les calmer toutes les deux.

Cela a un peu calmé Frisk et elle a laissé échapper un petit grognement et elle a levé les yeux au ciel en marmonnant, "Pas mon petit-ami." dans sa tête. Chara pouvait pourtant toujours voir ses mains trembler un peu. "Nous... Nous devons encore d'abord passer Undyne et ton père pour arriver à la barrière de toute façon. Nous... Nous verrons ce qu'il adviendra." Frisk a pensé, essayant d'avoir l'air mentalement plus courageuse qu'elle ne se sentait l'être.

Chara a hoché la tête. "Tout ira bien." elle a dit, bien qu'elle ne savait pas si elle essayait de convaincre Frisk ou elle-même. Frisk a hoché la tête en tremblant en réponse et a pris une profonde inspiration alors qu'elles sont entrées dans le long couloir où une autre série de plaques sur les humains/monstres les attendaient, sachant qu'une des parties des plus dangereuses de son voyage était probablement devant.

Elle n'a pas vu la sournoise mauvaise herbe jaune la suivre à une certaine distance.

...

"Ugh, pourquoi rien d'EXCITANT ne peut se produire? Tout ce que j'ai vu est l'idiote chanter et danser et croire qu'elle peut être la meilleure amie de tout le monde. Eh bien, elle ne peut pas. Tôt ou tard, Face de Poisson la trouvera, et bien que la morveuse pourrait éprouver un peu de sympathie ou un truc comme ça envers elle, ça ne va pas durer longtemps quand une lance lui volera à travers. Ensuite, elle écoutera le vieux p'tit Flowey quand je lui dirai que c'est tuer ou être tué!"


A/N: Dans le prochain chapitre, vous verrez entre autres un peu ce qu'il se passe du coté de Tina et comment elle vit la disparition de Frisk. (Ouais, plus de contenu original! :D) Et aussi, les choses redeviendront plus intenses à partir du chapitre suivant, pas d'inquiétude. ;)