Et voilà un autre chapitre! :) Pas grand chose à dire dessus, donc bonne lecture!
"Allons-y." Frisk a dit à elle-même un peu nerveusement alors qu'elle et Chara ont continué le long du long couloir. Elle s'est à nouveau demandée comment allait Tina, espérant désespérément que sa petite sœur allait bien.
...
"Regarde les deux cotés avant de traverser la rue."
"Reste sur les routes principales où il y a beaucoup de monde. C'est plus sûr comme ça."
"N'approche pas les inconnus dans les rues et ne leur parle pas."
Les instructions de Frisk traversaient la tête de Tina alors que la petite fille marchait le long de la rue, la monnaie qu'elle avait pris de sa tirelire cochon dans sa poche. Ce n'était pas grand chose, mais ça pourrait être suffisant pour s'acheter une boîte de crackers. Elle commençait à manquer de nourriture, et bien qu'elle en avait toujours un peu, elle savait que ce serait une bonne idée d'en acheter un peu plus, surtout quelque chose qu'elle pourrait cacher dans sa chambre pour que les gens effrayants que ses parents invitaient chez eux ne puissent pas tout manger. Et si... quand! Frisk rentrerait à la maison, sa grande sœur pourrait avoir faim. Frisk s'est toujours assurée de lui donner à manger quand elle avait faim, alors elle voulait faire la même chose pour elle.
Tina a regardé avec attention les deux cotés avant de traverser la rue. Alors qu'elle avançait vers le petit supermarché, elle est passée devant la petite église tout près, puis a vu un panneau indiquant "Banque Alimentaire". Elle s'est rappelée que Frisk lui avait dit qu'elle avait obtenu à manger à la banque alimentaire l'année dernière, alors elle a poussé la porte lourde pour l'ouvrir et est allée à l'intérieur.
À l'intérieur, il y avait la fraîche odeur de pain sorti du four et l'odeur encore plus agréable de cookies. Plusieurs adultes étaient assis aux longues tables qui étaient couvertes de miches de pain, des sachets de bagels, des conserves et des assiettes de cookies.
Tina a regardé les cookies avec envie, mais elle savait qu'elle ne pouvait probablement pas se les permettre et qu'elle avait besoin de quelque chose de plus substantiel, alors elle a pris une miche de pain. Elle s'est approchée d'une dame d'âge moyen assise à l'une des tables qui avait des cheveux bruns crolés jusqu'aux épaules et portait un joli haut mauve. Elle avait une étiquette avec son nom indiquant "Marianne". "Combien ça coûte, s'il vous plaît?" Tina demanda, levant le pain vers le haut. Frisk avait dit que c'était bon de parler aux vendeurs, juste pas partir avec quiconque dans le magasin seule.
La dame lui sourit. "C'est gratuit, ma chérie. Nous les donnons, et ta famille et toi pouvez avoir un sac de bagels pour aller avec, ainsi que ce paquet de nourriture." Elle sortit un sac qui contenait deux boîtes de taille familiale de macaronis au fromage, une conserve de légumes mixtes, quelques petites boîtes de thon, et quelques récipients en plastique de tranches de pêches.
Tina lui fit un grand sourire. "C'est vraiment sympa! Merci!"
"Il n'y a pas de quoi, ma petite. Et juste pour être si gentille, tu peux aussi avoir un sachet de ces cookies au chocolat. Madame Donna les a préparés, et juste entre toi et moi, elle est la meilleure pâtissière de tout Ebottville." Marianne a murmuré avec un ton conspirateur enjoué. Elle a ensuite regardé autour, cherchant les parents de la petite fille, croyant qu'ils avaient laissé la petite prendre le pain "toute seule comme une grande." Elle a froncé les sourcils quand elle n'a vu personne. "Où sont tes parents, chérie?"
"Papa est au travail et Maman ne se sent pas bien, alors j'ai décidé de venir ici chercher à manger." a dit Tina et son ventre s'est un peu tordu au mensonge partiel. Papa était sorti, et elle ne savait pas où il est allé (bien qu'elle espérait qu'il travaillait) et Maman était inconsciente sur le canapé et s'était brièvement réveillée, mais avait juste gémi et lui avait dit de s'en aller quand Tina avait essayé de lui parler, puis s'était tout de suite réendormie. Les mauvaises pilules rendaient toujours Maman fatiguée le lendemain.
Marianne a froncé les sourcils en entendant ça et a ensuite remarqué le corps mince et la robe rose usée de l'enfant. "Je sais que tu essayais de les aider, chérie, mais tu ne devrais pas t'en aller de chez toi toute seule. Ta maman est probablement très inquiète pour toi. Comment tu t'appelles?"
Tina s'est sentie nerveuse. Madame Marianne semblait gentille, mais elle ne la connaissait pas du tout. Elle s'est ensuite rappelée d'un autre conseil de Frisk. "Si quelqu'un que tu ne connais pas très bien ou à qui tu ne fais pas confiance te demande ton nom et tu ne peux pas évader la conversation, donne-lui en un faux." "Je m'appelle... Amy. Amy White." Tina a dit et bien qu'elle essayait de garder son visage impassible, son estomac s'est de nouveau tordu douloureusement au mensonge.
Marianne a remarqué le ton étrange de l'enfant, mais a décidé de ne pas faire de commentaire. "Tu sais quoi, Amy, et si je te raccompagnais chez toi? Je ne veux pas que tu te blesses en traversant la rue, plus il semble qu'il va pleuvoir." elle a proposé, ne voulant pas que la petite fille se perde ou se blesse. "Laisse-moi juste dire à Madame Donna où je vais." Elle est partie pendant une minute pour dire à la dirigeante de l'église où est-ce qu'elle comptait aller, mais quand elle revenue, la petite fille n'était plus là. "Où est-ce qu'elle... Hé, David, as-tu vu où cette petite fille est allée?" elle a crié à travers de la pièce à un autre bénévole.
David, un jeune homme avec des cheveux roux-bruns dans un T-shirt polo, s'est détourné de la vieille femme à laquelle il donnait du pain. "La petite fille à laquelle tu parlais? Je viens juste de la voir courir vers l'extérieur. J'ai assumé que sa famille était là-bas." Il n'avait pas entendu la conversation et ne savait pas que la petite était là complètement seule.
Le cœur de Marianne a sauté un battement et elle a couru vers la porte, mais n'a vu la petite fille nulle part.
"Qu'est-ce qu'il y a?" David lui a demandé.
"Elle était ici toute seule. Elle a dit que son père était au travail et que sa mère était malade. Et je lui ai proposé de la raccompagner chez elle, mais elle s'est enfuie quand j'avais le dos tourné. Et maintenant que j'y pense, je ne suis pas sûre qu'elle m'a dit la vérité à propos de son nom. Je suis inquiète pour elle. Elle ne doit pas avoir plus de cinq ou six ans. Elle ne devrait pas se balader dans les rues toute seule."
David a foncé les sourcils d'inquiétude. "C'est possible qu'elle vient d'une famille plus pauvre et elle a peur que nous appelons le Service de Protection de l'Enfance et qu'elle soit emmenée ailleurs, ou quelque chose comme ça. Elle a peut-être aussi peur de s'attirer des ennuis ou était juste nerveuse parce que tu es une inconnue et a cru que tu la kidnapperais ou truc du genre. Bien sûr que tu ne ferais pas ça, mais elle ne te connaît pas bien et ne pouvait pas le savoir."
"J'ai pourtant l'impression qu'il y a plus que ça. Elle est une petite chose si mince et elle se baladait dans les environs toute seule sous la pluie. Que devrais-je faire? Je ne veux pas lui faire peur, mais je ne veux pas non plus qu'elle se blesse. Elle ne semble pas être en bonne forme et elle pourrait se faire renverser par une voiture, ou quelque chose comme ça." Marianne a dit doucement, toujours inquiète pour l'enfant.
"Il n'y a pas grand chose que nous puissions faire." David lui a dit. "Nous pourrions étudier ça de plus près, mais la police risque de ne pas faire grand chose sauf si nous avons des preuves solides qu'elle est en danger, et là maintenant, nous ne savons même pas si elle l'est. Le mieux que l'on puisse faire est d'attendre. La bonne chose est qu'elle sait qu'il y a de la nourriture gratuite ici, alors elle pourrait revenir si la nourriture se fait rare chez elle. Quelqu'un d'ici pourra alors lui parler. Nous pouvons parler d'elle aux dirigeants et voir comment l'aider si elle a besoin d'aide, mais c'est tout ce que nous pouvons faire pour le moment."
Marianne a hoché la tête en fronçant les sourcils, et est retournée à son travail, mais son esprit était occupé pour le reste de sa journée par la petite fille qui était venue et avait ensuite disparu comme un fantôme. Elle espérait qu'il y avait quelque chose qu'elle pourrait faire pour l'aider.
...
Une fois que la dame est retournée à l'intérieur, Tina est sortie de sa cachette sur le coté de l'immeuble, n'ayant pas été capable de courir aussi vite qu'elle l'aurait voulu à cause des sacs lourds. Son cœur battait très fort. Elle s'était cachée à peine juste à temps. Après avoir ajusté les sacs et s'être assurée qu'elle n'était pas suivie, elle a couru jusqu'à chez elle, trébuchant des fois à cause du poids des sacs. Il a commencé à pleuvoir, mais elle est arrivée à sa porte avant que le pire n'a frappé. C'était moins une. Elle ne savait pas ce qu'il se serait passé si la dame l'avait raccompagnée chez elle. Elle avait semblé gentille, mais bien que Tina était quasi-sûre qu'elle ne lui aurait pas fait de mal, elle ne pouvait pas en être certaine. La personne qui a parlé du Danger des Inconnus à l'école avait dit que certains kidnappeurs agissent gentiment pour que les enfants leur fassent confiance, alors elle devait faire très attention, surtout depuis que Frisk n'était pas là pour la protéger. Et si elle avait laissé Marianne la raccompagner chez elle, elle ne savait pas ce que la dame aurait fait, ou si ça aurait contrarié Maman. Et Tina savait que sa maison n'était pas aussi bonne que celle de certains autres enfants, et que sa vie à la maison n'était pas la meilleure. Et si la dame avait appelé quelqu'un pour l'emmener ailleurs, et qu'elle ne revoyait plus jamais Frisk? Andrew de l'école maternelle avait été placé dans une famille d'accueil différente de celle de ses cinq frères et sœurs, et ne les a plus jamais revus depuis. Elle ne voulait pas ne plus jamais revoir Frisk!
Ses yeux se sont emplis de larmes. Frisk était partie depuis plus de trois jours. Elle n'est encore jamais partie pendant si longtemps. Tina avait espéré désespérément que Frisk serait rentrée à la maison pendant qu'elle était à l'église, mais ne vit personne sauf sa maman, qui était assise à la table et regardait dans le vide, des cernes sous les yeux. Comme Frisk, elle avait de courts cheveux bruns, mais elle avait des yeux bleus au lieu des yeux bruns de Frisk, et elle était maigre et nerveuse, et elle portait un ample vieux pull taché. Elle n'avait même pas levé les yeux vers Tina quand celle-ci a ouvert la porte. Tina s'est faufilée à l'étage jusqu'à sa chambre et a caché la nourriture sous son lit. Elle en aurait pour un bon moment et si... quand! Frisk rentrerait à la maison, elle aurait quelque chose de bon à manger.
Mais elle était toujours inquiète pour Frisk. Et bien que Maman et Papa avaient balayé ça du revers de la main la veille et le jour d'avant quand Tina leur avait dit que Frisk n'était pas revenue à la maison, peut-être que Maman écouterait cette fois.
Tina a descendu les escaliers et a approché sa mère avec prudence. "Maman?"
Sa mère a soupiré. "Qu'est-ce que tu veux, Tina?"
"Frisk n'est toujours pas rentrée. Je suis inquiète pour elle."
"Elle s'est probablement juste enfuie avec un ami ou un truc du genre. Elle ira bien."
"Mais elle pourrait être blessée!" Tina a protesté.
Sa mère a juste levé les yeux au ciel et a soupiré. "Elle ira bien. Elle est une gamine dure et peut prendre soin d'elle-même. Je le faisais tout le temps à son âge. Maintenant... juste va dans ta chambre et joue. J'ai un mal de tête."
"Mais..."
"Juste va dans ta chambre, Tina!" sa mère lâcha, irritable à cause du retrait de la drogue.
Tina a enfin hoché la tête et a couru dans sa chambre, les larmes aux yeux. Il y a eu un fracas de tonnerre, et elle a crié et tremblé. Elle était absolument terrifiée des orages, et c'était encore pire sans qu'il n'y ait Frisk pour la prendre dans ses bras. Elle a saisi son chiot en peluche et son carnet de croquis qu'elle avait reçu pour son cours de dessin, et quand elle a entendu un autre boum, elle s'est cachée sous son lit en gémissant, suçant son pouce alors que ses yeux se sont emplis de larmes. "Je veux Frisk." elle a murmuré à elle-même, ayant un peu mal à la gorge, probablement après avoir tant pleuré ces quelques derniers jours. Tout ce qu'elle voulait était que sa grande sœur revienne, de savoir que Frisk était en sécurité, d'être à nouveau prise dans ses bras.
Elle frissonna. Elle avait froid à cause de la pluie. Une fois que l'orage s'est un peu calmé, elle a rassemblé assez de courage pour ramper hors d'en-dessous de son lit et aller jusqu'à son armoire, où elle avait un pull rose. Il était vieux et avait quelques petits trous, mais au moins il était chaud. Tina l'a mis et a reniflé un peu, puis est retournée dans sa cachette sous le lit. Son estomac grogna de faim et elle prit un bagel de sa planque et mordit dedans. Il y avait des myrtilles fraîches dedans et c'était la chose la plus savoureuse qu'elle a mangé ces quelques derniers jours. Elle a essayé de le manger lentement pour le faire durer plus longtemps. Une fois qu'elle a fini, elle se sentait un peu mieux.
Mais elle savait qu'elle devait faire quelque chose pour aider à retrouver Frisk. Ses parents ne voulaient pas aider, et Tina avait peur que la police l'enverrait quelque part ailleurs, mais peut-être que sa prof pourrait l'aider. Mademoiselle Brown était super gentille et vraiment intelligente. Elle comprendrait que Tina ne voulait pas être séparée de sa sœur, et elle pourrait pouvoir aider à trouver Frisk.
L'école reprendrait le surlendemain. Si Frisk ne rentrait toujours pas, Tina irait parler à Mademoiselle Brown. Elles retrouveraient Frisk et tout irait bien. Elle aurait sa sœur bientôt de retour.
...
Alors que Frisk avançait dans le couloir avec Chara, elle s'est approchée de la première plaque qu'elle a vu. Comme celles qu'elle avait lues la veille, ça parlait de la guerre des humains et des monstres. "Ce pouvoir n'avait pas de contraire. En effet, un humain ne peut pas prendre l'âme d'un monstre. Quand un monstre meurt, son âme disparaît. Et un pouvoir incroyable serait nécessaire pour prendre l'âme d'un monstre vivant." Elle était confuse pendant une seconde avant de se rappeler que le dernier panneau qu'elle avait vu parlait de ce qu'il se passerait si un monstre prenait une âme humaine. Elle a avancé jusqu'au prochain panneau. "Il n'y a qu'une seule exception. L'âme d'une espèce de monstre spéciale connue comme Monstre Majeur. L'âme d'un Monstre Majeur est assez forte pour persister après la mort pendant quelques instants. Un humain pourrait absorber cette âme. Mais ce n'est jamais arrivé. Et maintenant, ça n'arrivera jamais." elle a lu. Elle a ensuite regardé Chara avec confusion. "Si ce n'est jamais arrivé, comment savent-ils qu'un humain pourrait absorber l'âme d'un monstre majeur?" elle demanda.
Chara a haussé les épaules. "Je ne sais pas. Et honnêtement, je ne veux pas le savoir." Elle a frissonné à l'idée d'un humain prendre l'âme de Toriel ou d'Asgore. Elle savait que Frisk ne le ferait pas, mais si quelqu'un comme l'humain qui avait blessé Undyne tombait encore...
"Ça va?" Frisk lui demanda.
"Je vais bien. C'est juste pas marrant d'y penser quand tes parents sont des monstres majeurs." Chara a répondu.
Frisk a frissonné à l'idée qu'on prenne l'âme de Toriel. "Certainement pas."
Elles ont avancé le long du couloir. Frisk a rencontré encore un autre Lavtoa, qui a dit qu'il était le cousin de celui qui traînait toujours avec Aaron quand Frisk lui a posé la question. Apparemment, tout le monde dans leur famille s'appelait Lavtoa. Le petit monstre a dit que ça "évitait la confusion," bien que Frisk en était encore plus confuse qu'avant. Chara a juste rigolé et dit qu'au moins, ils n'oublieraient jamais leurs noms.
Heureusement que ce Lavtoa était tout aussi facile de calmer que le reste de sa famille et s'en est allé en dandinant joyeusement après avoir lavé Frisk avec de l'eau chaude savonneuse.
"Ugh, celui-ci m'a mis du savon dans les yeux." Frisk s'est plainte à Chara alors qu'elle essayait d'essuyer le savon de son visage, puis a fini par se cogner contre quelque chose. Elle regarda, plissant les yeux à travers le savon pour à peine distinguer devant elle la silhouette d'un monstre énorme avec un corps volumineux et des cornes, dans une posture penchée. Frisk a dû fermer ses yeux à nouveau pour essayer de faire sortir le savon, mais elle pouvait sentir l'eau tomber en gouttes dessus. "Oups, désolée pour ça. J'ai du savon dans les yeux et je ne voyais pas où j'allais." elle lui a dit.
Pas de réponse. Peut-être qu'il dormait. Du moins, Frisk espérait qu'il dormait.
"D'accooord... Je vais juste m'en aller." elle a dit. Elle n'a pas vu Chara se retenir de rire.
Elle a senti le chemin au toucher jusqu'à la pièce suivante, essayant toujours d'enlever le savon de ses yeux, et elle a entendu le bruit d'une cascade. En s'y approchant, regardant où elle mettait les pieds, elle a découvert que la zone était en pierre toute mouillée et l'eau avait une odeur assez propre, alors elle a brièvement trempé sa tête sous la cascade, se rinçant le visage et les cheveux et lavant le savon hors de ses yeux. Une fois que le savon était parti et que sa vision s'est éclaircie, elle regarda autour dans la pièce. La pièce semblait vide à l'exception d'un panier de parapluies colorés et d'un panneau indiquant "Prenez-en un, je vous prie." Elle a haussé les épaules et pris un parapluie rouge, puis en tant que geste d'excuse et voulant répandre la gentillesse dont beaucoup de monstres lui ont fait preuve ici-bas (et aussi faire savoir aux monstres que même si elle était humaine, ça ne voulait pas dire qu'elle était mauvaise et qu'elle devait être douloureusement anéantie par Undyne), elle a ramené le parapluie au monstre sous la pluie. Commençant à soulever le parapluie au-dessus du monstre, elle a commencé de dire "Tenez. Je vous ai apporté un..." Puis elle s'est arrêtée net.
Elle parlait à une statue. Elle est devenue toute rouge d'embarras alors que Chara a éclaté de rire.
"Tu sais, si les gens t'entendent parler aux statues, ils vont penser que tu es folle." Chara l'a taquinée.
"Hé, j'avais du savons dans les yeux et cette statue avait l'air très réaliste! Plus, tu le savais et tu ne..." Frisk a commencé de protester quand soudain elle a entendu le son d'une belle musique venir de la statue. Au-dessus de celle-ci, des cercles et des flèches brillaient au rythme de la musique. "Waou... Ça doit être une sorte d'énigme... ou un test de gentillesse ou quelque chose comme ça..." Elle a regardé Chara, et vit que la fantôme avait les larmes aux yeux. "Qu'est-ce qu'il y a, Chara?"
"C'est la chanson d'Azzy." Chara a murmuré. "Il aimait jouer du piano, et il avait même écrit sa propre chanson. C'est elle. Ça... Ça doit être son mémorial, Frisk." Elle fit un sourire triste, ses yeux toujours emplis de larmes. "J'aurais dû m'en douter. Toute cette chose est comme lui. Tu sais, c'était en fait lui qui a suggéré de placer ces paniers de parapluies puisque l'eau de la surface tombe toujours en pluie dans les pièces devant et que les monstres se mouillaient toujours en traversant. Asriel pensait que tout le monde méritait un parapluie pour les protéger de la pluie." Chara était silencieuse pendant quelques minutes et Frisk se tenait juste à son coté, voulant câliner son amie mais sachant qu'elle ne le pouvait physiquement pas. "Tu sais, Asriel était mon parapluie, il me protégeait de la pluie de la vie, ou du moins il essayait. Je... J'aurais voulu pouvoir être la même chose pour lui..."
Chara n'a rien dit de plus, regardant juste la statue. Frisk n'a su penser à des mots pour la réconforter, alors elle s'est juste rapprochée d'elle en silence. Au bout d'un moment, Chara s'en est allée en flottant, et Frisk l'a suivie.
...
Frisk a pris un autre parapluie pour elle-même dans le sceau, laissant le premier au mémorial d'Asriel. C'était la seule façon à laquelle elle a pu penser sur le moment pour honorer le frère de Chara, qu'elle ne connaîtrait jamais, mais qui lui rappelait beaucoup Tina du peu qu'elle savait de lui. Elle eut mal au cœur à la pensée de perdre Tina un jour, et elle avait aussi mal pour son amie. Le chemin depuis la pièce était silencieux et morose quand elles sont entrées dans une zone qui gouttait l'eau avec de nombreuses chutes d'eau claire alignées sur le coté droit du chemin. Le seul son était le crépitement de la pluie, la précipitation des cascades, et les chaussures de Frisk qui éclaboussaient légèrement les flaques. Aucune des deux filles n'avait envie de parler.
Mais bientôt, une voix joyeuse a brisé le silence. "Yo, t'as un parapluie?" Frisk leva les yeux et vit le petit monstre qu'elle a rencontré il y a quelques jours, se tenant dans un endroit à l'abri de la pluie. Il a secoué l'eau hors de ses écailles et a couru la rejoindre, marchant à travers Chara pour se mettre sous le parapluie et faisant la fantôme laisser échapper un "Hé!" indigné, qui n'était évidemment pas entendu par Petit Monstre. "Génial! Allons-y!" il a dit, ignorant le fait qu'il n'a pas été invité à la rejoindre sous le parapluie. N'étant pas sûre que faire d'autre, Frisk a juste hoché la tête et repris le chemin avec lui, un peu agacée que son espace personnel a été soudainement envahi, surtout quand son esprit était occupé par un million d'autres choses, mais elle a un peu fondu et bougé le parapluie un peu plus au-dessus de lui quand il s'est tourné vers elle et lui a fait un mignon sourire. Chara a grogné sans conviction, mais a juste bougé pour se mettre de l'autre coté de Frisk vu qu'elle ne pouvait de toute façon pas sentir la pluie.
Ils ont marché pendant quelques minutes, et Frisk devait admettre que la présence et le sourire joyeux de Petit Monstre l'ont fait se sentir un peu moins déprimée, du moins jusqu'à ce qu'il a dit. "La vache, Undyne est teeeellement cool! Elle tabasse les méchants et elle ne perd jamais!" Frisk a fait un bourdonnement sans engagement, ne voulant pas dire son ressenti du moment à propos d'Undyne quand elle avait deux fans d'Undyne à ses cotés. "Si j'étais un humain, je ferais pipi au lit chaque nuit en sachant qu'elle allait me tabasser. Ha ha!" il ajouta. Frisk a un peu frissonné et Petit Monstre a froncé les sourcils d'inquiétude. "Yo, ça va?"
"Juste un peu froid à cause de la pluie." Frisk a menti, ne voulant pas qu'il sache qu'elle était en faite une humaine.
Il bougea le parapluie plus au-dessus d'elle. "Voilà."
Elle a souri un peu. Il était assez gentil et très joyeux. "Merci."
Ils ont marché un peu plus dans le silence avant qu'il ne parle à nouveau, essayant de faire la conversation avec sa compagne silencieuse. "Donc une fois, on a eu un projet à l'école où on devait s'occuper d'une fleur." il lui a dit. Frisk a souri et écouté, se rappelant comment Tina devait une fois s'occuper d'un plant de tomate. Tina avait été si enthousiaste à propos de ce projet, mais avait accidentellement tué son plant de tomate en le sur-arrosant et elle en était si triste, alors Frisk s'était faufilée hors de chez elle tard la nuit et avait prudemment remplacé le plant mort par un plant de tomate du jardin des voisins avant que sa sœur ne se réveille le lendemain matin. Tina était ravie et avait cru que son plant était miraculeusement revenu à la vie. Frisk est vite sortie de ses souvenirs à temps pour entendre la suite de ce que racontait Petit Monstre. "Le roi... nous devions l'appeler Monsieur Dreemurr, avait fait don de ses propres fleurs. Il était venu à l'école et a fait la leçon à la classe sur la responsabilité et tout ça."
"Ça ressemble à Papa. Il aimait jardiner et était toujours très impliqué dans la vie de ses sujets. Pas comme les rois froids dans les livres d'histoire humaine qui ne se souciaient que d'eux-mêmes et des gens proches de leur situation." Chara a dit doucement, contente qu'au moins cette facette de son père n'avait pas changé.
"Ça m'a fait penser... Yo! Ça serait vraiment COOL si UNDYNE venait à l'école! Elle pourrait tabasser tous les profs!" Petit Monstre disait avec excitation, ramenant l'attention de Frisk vers lui.
"Undyne ne tabasserait pas un prof... en fait, oublie ça. Elle avait bien défié mon tuteur de math au catch..." Chara a réfléchi. Frisk n'était pas sûre si elle devait en rire ou non. Elle se sentait un peu mal pour les profs de l'Outremonde maintenant...
"Euh... peut-être qu'elle ne tabasserait pas les profs. Elle est trop cool pour s'en prendre à un innocent." Petit Monstre a dit après quelques minutes de réflexion. Frisk s'est retenue de dire ce qu'elle voulait à ce propos, et s'est rappelée qu'Undyne l'a attaquée parce qu'elle pensait que Frisk était une véritable menace. Ça ne la faisait pourtant pas se sentir beaucoup mieux à propos de sa propre sécurité...
Ils sont entrés dans la pièce suivante et Frisk vit un beau château au loin, en pierre grise avec plein de fenêtres, les toits en cône sur les colonnes brillant d'un bleu lumineux.
"C'est le château de Papa. Mon ancienne maison." Chara a murmuré.
Les trois ont continué de marcher vers la pièce suivante. Un autre panier plein de parapluies mouillés les attendait, et Frisk a remis son parapluie dans le panier, devinant qu'ils allaient bientôt sortir de la zone pluvieuse.
Ils arrivèrent bientôt près d'un haut rebord. Frisk a essayé de grimper dessus ou de sauter et s'accrocher au bord, mais elle ne pouvait pas l'atteindre.
"Yo! Ce rebord est beaucoup trop haut..." Petit Monstre a fait la réflexion en regardant le rebord. "Yo, tu veux voir Undyne, n'est-ce pas? Grimpe sur mes épaules." Frisk ne voulait voir Undyne dans aucunes circonstances, mais c'était le seul chemin par lequel elle pouvait aller si elle voulait sortir d'ici, alors elle a remercié Petit Monstre et a grimpé sur ses épaules, s'accrochant au rebord et grimpant dessus. Frisk a ensuite tendu sa main pour que Petit Monstre puisse monter, puis elle voulut se donner une gifle en se rappelant qu'il n'avait pas de bras. Elle a essayé de trouver un moyen de le faire monter.
"Yo, va devant. T'inquiète pas pour moi. Je ne reste jamais bloqué longtemps." il l'a rassurée. Il lui fit un autre sourire joyeux, ce qui l'a fait lui sourire en retour, puis s'est retourné avant de s'en aller. Il a trébuché et est tombé, mais il a su se relever et il est parti.
Frisk a continué son chemin, puis a vu un autre panneau devant et l'a lu. "Les humains, craignant notre pouvoir, nous ont déclaré la guerre. Ils ont attaqué soudainement et sans pitié." Elle avança vers le panneau suivant. "En fin de compte, on peut à peine appeler ça une guerre. Unis, les humains étaient trop puissants, et nous les monstres, trop faibles. Pas une seule âme n'a été prise, et un nombre incalculable de monstres ont été réduits en poussière." Frisk en frissonna. Les humains craignaient les choses qu'ils ne comprenaient pas, mais elle s'est demandée ce qui avait déclenché tout ça en premier lieu. Y avait-il eu de mauvaises graines chez les monstres, comme ceux qui avaient essayé de tuer Chara dans le souvenir qu'elle lui a montré, et avaient-ils essayé de prendre une âme et les humains avaient cru que tous les monstres étaient comme ça? Ou alors un humain ou groupe d'humains avait répandu de cruelles rumeurs comme ils l'avaient fait lors de la Chasse aux Sorcières de Salem dont elle a entendu parler au cours d'histoire cette année et avaient plongé les autres humains dans la panique? Dans tous les cas, ça avait clairement été un horrible massacre, et maintenant les monstres craignaient et haïssaient grandement les humains. Elle devait faire attention sur son chemin. Et elle devait montrer aux monstres que pas tous les humains étaient mauvais. Peut-être que ça ferait en sorte qu'Undyne arrête de la pourchasser, et que Petit Monstre ne veuille pas qu'elle se fasse tabasser si jamais il découvrait ce qu'elle était vraiment. Elle ne voulait pas se battre, elle voulait juste rentrer chez elle en toute sécurité auprès de Tina.
Elle a avancé, marchant sur le pont. Comme le précédent, il était sombre et ombreux. Un sentiment de terreur et d'être observée l'a envahie, et elle savait ce que cela voulait dire, avant même qu'une tache bleue n'ait brillé devant elle sur le pont. Elle était sur le point de reculer, quand deux trous bleus lumineux sont apparus derrière elle également, et puis tout autour d'elle.
Des lances brillantes saccadées ont surgi tout autour d'elle, et son esprit terrifié et brumeux s'est demandé au fond si Undyne avait suffisamment d'honneur de lui laisser une chance de se battre, si elle voulait lui faire savoir qu'elle allait mourir, ou si elle visait juste très mal. Mais la plupart de ces pensées étaient couvertes par "Bordel de merde, bordel de merde, bordel de merde..."
Dès que les lances ont disparu, Frisk a couru pour sa vie avec Chara à ses cotés. Chara a peut-être dit quelque chose, mais Frisk ne pouvait l'entendre par dessus du bruit de ses battements de cœur résonnants dans ses oreilles et son esprit. Des taches lumineuses sont apparues sur le pont, et Frisk et les a esquivées avant que les lances n'ont surgi, mais certaines l'ont manquée qu'à un cheveu.
Elle ne pouvait pas penser. Elle ne pouvait pas respirer. Tout ce qu'elle pouvait faire était courir. Gauche... Droite... Haut... Bas... Impasse... Demi-tour... Pendant ce temps, Undyne courait juste en-dessous d'elle, tirant avec ses lances à travers le pont. Frisk pouvait entendre les cliquetis menaçants de son armure sur le pont sous elle, et bien qu'elle essayait de la semer, Undyne était fichtrement rapide, même en portant une lourde armure, et Frisk paniquait tellement qu'elle n'avait aucune idée d'où est-ce qu'elle allait, vu que le pont était un labyrinthe de tournants et d'impasses. Chara criait des avertissements quand une nouvelle lance allait surgir, ce qui a aidé Frisk à en esquiver la plupart, mais l'une que Frisk ne pouvait pas vraiment éviter lui a quand même éraflé la jambe, mais heureusement pas profondément. Elle ne pouvait ressentir la douleur dans son état terrifié. Elle avait à un moment donné crié à Undyne d'arrêter ça, mais soit Undyne ne l'avait pas entendue, soit elle s'en fichait, et il n'y avait rien qu'elle pouvait faire à part courir.
"Frisk! Par ici!" Chara l'a appelée quand elle a volé suffisamment haut pour voir l'autre coté du pont labyrinthe. Frisk a couru dans cette direction, mais elle ralentissait, et les lances devenaient difficiles d'éviter...
Et puis elle entendit une nouvelle voix.
...
"Salut, Undyne." a dit Sans, apparaissant juste devant elle. "Whoa!" Il avait atterri tout près du bord du pont et a commencé à tomber. Il s'est laissé tomber pour distraire Undyne, sachant qu'il pouvait se téléporter à nouveau ou se rattraper avec la magie bleue s'il le devait.
Frisk a entendu Sans s'exclamer et s'est retournée pour jeter un coup d'œil sur ce qu'il se passait, et l'a vu commencer de tomber. Chara a crié, et Frisk s'est exclamée et a fait quelques pas pour essayer de l'atteindre, mais elle savait qu'elle ne pourrait jamais y arriver à temps même si Undyne ne la tuait pas avant qu'elle ne vienne jusqu'à lui. Heureusement, Undyne a saisi le poignet de Sans et l'a remonté vers un endroit sûr, s'étant arrêtée net et ayant regardé en bas quand elle a entendu la voix de Sans et l'a vu tomber.
"Sans! Tu dois faire plus attention avec ces foutus raccourcis! Tu aurais pu te réduire en poussière! Qu'est-ce que tu fais ici?!" Undyne l'a grondé, ayant momentanément oublié Frisk dans le choc d'avoir vu l'un de ses amis avoir failli tomber du pont.
Sans fit un clin d'œil, faisant un geste subtil avec sa main pour que Frisk fuie, ce qu'elle a fait. "Désolé, Undyne. J'ai juste décidé d'ATTERRIR ici et de faire mon rapport journalier. Jerry embête encore son monde, et il y a un tas de trucs sur Offrêne..."
"Là n'est pas le moment Sans! J'essaie d'achever... l'humaine." Undyne s'est rendue compte de ce qu'elle était censée faire et s'est retournée pour chercher l'humaine, mais Frisk s'était évidemment enfouie. Elle laissa échapper un tas de jurons alors qu'elle courut rattraper l'humaine.
Sans courut à coté d'elle. "Calmos, 'Dyne. La gamine n'a pas d'EXP ni de LOVE. T'as pas besoin de rendre le pont plus divin en la pourchassant. Il y a déjà assez d'AURÉOLES comme ça."
"Nggahh! C'est pas le moment pour tes blagues stupides!" Undyne a grogné, ne faisant attention à lui qu'à moitié. Elle a accéléré le pas et dépassé Sans, le forçant de courir derrière elle. Étant plus athlétique que Sans, elle l'a rapidement laissé à la traîne.
...
Avec les directions de Chara, Frisk est arrivée à la partie plus large du pont dans la partie sud-est de la pièce, et juste au moment où Undyne s'était rendue compte qu'elle était partie et a couru encore après elle, Frisk était arrivée dans la pièce suivante. Elle a continué de courir le long de la pièce, mais est arrivée à une impasse, voyant ce que semblait être une décharge à vingt pieds sous elle. Elle a essayé de faire demi-tour mais il y a eu le bruit familier et terrifiant des cliquetis de l'armure derrière elle. Elle s'est retournée et a vu Undyne la regarder froidement à une distance d'environ dix pieds. Frisk a ouvert la bouche pour parler, pour supplier Undyne de ne pas la tuer, mais avant qu'elle ne puisse le faire, Undyne a jeté une lance. Celle-ci manqua Frisk de loin, mais coupa le pont juste entre les ardoises. Avant que Frisk ne puisse courir vers un endroit sûr, le pont s'est coupé en deux, la partie sur laquelle était Frisk est tombée vers le sol à vingt pied en-dessous. Frisk cria et essaya de s'accrocher à quelque chose, mais n'a pas su arrêter sa chute. Chara criait avec elle et Frisk pouvait jurer que son amie fantôme a essayé de la saisir et l'attraper dans un état de panique, mais n'a évidemment pas pu le faire. Frisk s'est sentie s'écraser contre quelque chose et s'est évanouie.
...
Pourquoi n'était-elle pas morte?
Tout faisait mal quand elle a repris connaissance sur le sol dur et boueux. Quand elle a essayé de bouger son bras droit pour se relever, un éclair de douleur brûlante l'a traversé, la faisant gémir. Elle vit les étoiles.
Elle a essayé encore, mais même si elle a réussi à se relever avec son bras gauche, un autre éclair de douleur frappa à travers son corps quand elle a essayé de peser son poids sur sa cheville gauche et elle est retombée par terre.
"À l'aide! Je vous en prie, quelqu'un venez m'aider!" elle appela faiblement. Elle pensait qu'elle voulait mourir, mais elle avait tellement mal, comme si son corps était en feu. Elle savait qu'elle mourrait ici lentement, de déshydratation ou d'exposition ou de quoiqu'arriverait en premier. Elle mourrait dans la douleur, dans le froid, et seule, parce que personne ne viendrait... Personne ne l'aiderait... Personne ne l'a jamais fait...
Mais quelqu'un est venu.
"On dirait que ça venait de là-bas!" elle a vaguement entendu dire une jeune voix masculine et des pas se sont approchés d'elle en courant. Elle a réussi à se retourner et de lever le regard, et à son choc, a vu un monstre blanc duveteux. Son visage ressemblait à celui d'un chevreau avec de longues oreilles pendantes, bien que ses mains avaient cinq doigts et des griffes à leurs bouts. Il portait un pull rayé et semblait être à peu près aussi grand qu'elle. Au début, elle a cru que ça devait être un costume, mais il bougeait avec tant de fluidité et d'aisance quand il s'est approché d'elle et il avait l'air si vrai, que c'était soit le costume le mieux conçu au monde, ou alors...
"Oh! Tu es tombée, n'est-ce pas? Est-ce que ça va?" demanda le jeune monstre. Sa bouche bougeait facilement quand il parlait, et elle pouvait y voir ses dents et sa langue. Aucun masque ne pouvait bouger ainsi... Il lui a tendu sa main, et elle a instinctivement reculé, grimaçant de douleur.
"N'aie pas peur. Je ne te ferai pas de mal! Jamais!" il a promis et bougé plus lentement. "Tiens, laisse-moi t'aider à te relever. Je peux te ramener chez moi et mes parents peuvent te soigner."
Elle avait toujours peur, mais elle a regardé dans ses yeux, essayant de voir ce qu'il comptait faire, mais elle n'a pu s'empêcher de se détendre juste un peu. Les yeux étaient peut-être rouges, et il était peut-être un monstre, mais il avait les yeux les plus gentils qu'elle n'ait jamais vu. Il lui tendit sa main avec un tendre sourire. Il ne l'a pas saisie, il a juste attendu patiemment avec sa main toujours tendue vers elle.
Elle n'avait pas le choix, sauf si elle voulait mourir ici. S'il avait voulu la blesser ou la capturer, il l'aurait déjà fait vu qu'elle ne pouvait rien faire pour se défendre, tout comme ILS l'auraient fait. Il n'était pas Eux. Il n'était même pas humain, et au vu de ce que les humains étaient capables de faire, ça ne la dérangeait pas. Elle a enfin hoché la tête et placé sa main dans la sienne.
Il a souri et a pris sa main, se servant de son autre bras pour la relever prudemment, essayant de son mieux de ne pas lui faire mal. Elle n'avait été touchée si doucement que quelques fois dans sa vie. Elle était toujours préparée à courir (ou du moins essayer puisqu'elle ne pensait pas pouvoir aller bien loin) s'il lui faisait du mal, mais il ne l'a pas fait.
"Comment tu t'appelles?" il lui demanda.
"Je suis Chara." elle répondit.
"Chara, hein? C'est un joli nom. Je m'appelle..."
...
Frisk a grogné en reprenant connaissance et sortant du souvenir. Elle a ouvert ses yeux juste pour voir un autre visage qui la fixait, tout comme dans le souvenir qui était évidemment celui de Chara. Mais au lieu du gentil visage Asriel, elle regardait dans les petits yeux noirs brillants d'une fleur jaune au sourire narquois.
"Coucou! Ohh, tu es encore tombée, n'est-ce pas?"
A/N: Dans le prochain chapitre, conversation entre Frisk et Flowey! Ce qui veut dire... contenu original! Et juste pour dire, les choses vont dévier du canon à partir du prochain chapitre. Certaines choses vont se passer "un peu" différemment. Mais les éléments essentiels seront toujours là. (Enfin, vous verrez, quoi! ^^)
J'en profite de parler un peu de comment le pouvoir de téléportation de Sans fonctionne. (Vu que l'auteur l'avait expliqué à la fin de ce chapitre là.) Le pouvoir de Sans a ses limites. Il peut facilement se téléporter entre Couveneige et les Chutes (son stand), mais il ne peut pas se téléporter à la capitale. Celle-ci est trop loin et ça épuiserait trop de la magie de Sans au point où ça en est dangereux. Sans doit aussi bien connaître l'endroit, sinon il y a risque d'erreur qui pourrait l'amener à se blesser. C'est pourquoi Sans ne peut pas juste téléporter Frisk jusqu'à son stand à Calciterre, car c'est trop près de la lave et donc une erreur de téléportation leur serait fatale. (Voilà, comme ça vous ne vous direz pas qu'il y a une "incohérence". :D)
