C'est enfin le chapitre où il y aura le combat contre Undyne! Bonne lecture!
Papyrus a gardé Frisk sur ses épaules quand il courut à travers les Chutes.
"Papyrus, tu n'es pas obligé de me porter. Je peux marcher. Je ne veux pas que tu te fatigues." a dit Frisk.
"NYEH HEH HEH, NE T'INQUIÈTE PAS, HUMAINE! LE GRAND PAPYRUS NE SE FATIGUE JAMAIS!" Papyrus lui a dit, voulant à la fois lui remonter le moral et la faire sourire. "ET C'EST BEAUCOUP PLUS RAPIDE ET AMUSANT COMME ÇA!"
"Ouais, ne proteste pas, Frisk! Un beau mec est en train de te porter sur ses épaules." taquina Chara.
Frisk rougit fort, puis décida de taquiner Chara en retour. "Hé! L'autre mec te plaît, tu te rappelles?" elle lui a rappelé avec un sourire, faisant Chara rougir encore plus que Frisk.
Ils ne savaient pas qu'ils étaient observés.
...
Undyne faisait un autre tour des Chutes, cherchant l'humaine. Elle a grimpé sur l'une des falaises les plus hautes pour avoir une meilleure vue et c'est là qu'elle a vu Papyrus, son armure de combat vivement colorée et les os blancs se démarquant dans la zone peu éclairée. Il courait vers Couveneige.
"Oh génial, qu'est-ce qu'il fiche ici?"
Elle a avancé plus près, sur le point de l'appeler, avant de voir ce que, ou plutôt qui, il portait sur ses épaules. C'était l'humaine, comme attesté par les cheveux sombres et le T-shirt bleu avec deux rayures roses horizontales, ses bras atours du cou du grand squelette alors qu'elle s'y accrochait bien. Undyne a serré ses poings à la vue et est silencieusement retournée dans les ombres du mur de la falaise.
"Bordel, Papyrus..." elle marmonna à elle-même. "Pourquoi faut-il que tu veuilles être ami avec tout et tout le monde?!"
Elle se frotta le front avec un soupir aggravé, continuant d'avancer, gardant un œil sur l'humaine et Papyrus. Qu'était-elle censée faire maintenant? Elle devait tuer l'humaine, mais elle ne voulait pas que Papyrus soit pris entre deux feux ou qu'il la voit faire. Il finirait soit blessé, soit traumatisé à vie.
Elle devait les séparer. Pourtant, Papyrus ne l'écoutait clairement pas.
Mais elle savait qui il écouterait.
Elle a pris son téléphone.
...
Sans était assis dans la neige derrière son poste de sentinelle, ses genoux ramenés à sa poitrine, essayant de se calmer. Il a sorti une bouteille de ketchup du stand d'assaisonnements pas si bien caché et a bu une copieuse lampée, mais ça a à peine calmé ses nerfs agités. Il savait qu'un frère et une humaine inquiets partiraient à sa recherche vu qu'il s'est téléporté ailleurs sans prévenir, mais il ne pouvait juste pas leur dire ce qui vraiment n'allait pas.
Peu importe combien Papyrus le suppliait.
Il savait que l'humaine avait de bonnes intentions en lui demandant de tout dire à Papyrus, mais elle ne semblait pas saisir le danger si Papyrus savait tout.
Et elle ne pouvait aucunement savoir qu'il y avait une autre facette de terreur chez la fleur sans âme; que Flowey était un tueur psychopathe qui pouvait littéralement voyager à travers le temps. Il n'y avait rien que Papyrus ou Sans ou elle pouvaient faire contre une créature qui pouvait faire un reset après sa mort, ou juste quand bon lui semblait.
Une question lui piquait l'esprit. Flowey était du genre à CHARGER ou faire un reset quand quelque chose ne se passait pas comme il le voulait. Il l'a toujours fait, même pendant ses routes plus pacifiques.
"Alors pourquoi ne le fait-il pas maintenant? C'est clair qu'il veut que l'humaine lui fasse confiance et c'est encore plus clair qu'elle ne lui fait pas confiance. Alors pourquoi Flowey ne joue-t-il pas avec la timeline jusqu'à ce qu'il fasse les choses bien, comme il l'a toujours fait?"
"En fait, il n'y a pas eu un seul chargement ou reset depuis des mois, ni même quand l'humaine est apparue."
"S'ennuie-t-il juste et il se rend la tâche difficile pour rendre ça plus intéressant?"
Avec Flowey, c'était une possibilité. Mais Flowey détestait aussi perdre le contrôle sur quoique ce soit, donc quelque chose en Sans pensait qu'il pourrait y avait autre chose.
Mais il essayerait de comprendre plus tard. Là maintenant, il devait penser à ce qu'il dirait à Papyrus et l'humaine, quelque chose qui les rassurerait tous les deux. Et ça ne serait pas facile. Papyrus pouvait des fois être naïf mais son petit frère était aussi extrêmement intelligent et semblait avoir un radar dans son crâne qui lui faisait savoir quand Sans était contrarié et qui le faisait tout mettre en œuvre pour remonter le moral de Sans ou pour essayer de le faire dire ce qui n'allait pas.
Et Papyrus pensait que SANS était le surprotecteur... Bien qu'il devait admettre sans le dire que des fois il aimait bien l'agitation de Papyrus pour lui.
Mais il restait le grand frère et il avait toujours besoin de protéger son petit frère géant. Il ne laisserait pas qu'il arrive du mal à Papyrus dans la tentative de faire son boulot et de le protéger.
Il devait se calmer, de penser à un quelconque mensonge qui réconforterait Papyrus, de juste penser à quelque chose...
Mais avant qu'il ne puisse penser à ce qu'il pourrait faire, son téléphone sonna soudainement, le faisant presque sauter hors de son sweatshirt à capuche. Il a regardé l'identifiant de l'appelant, s'attendant à ce que ce soit Papyrus, mais à sa grande surprise, c'était Undyne.
Il a vite répondu. "Salut, 'Dyne. Quoi d'neuf?"
"Nous avons des problèmes." Undyne lui a dit immédiatement, sa voix étonnement calme mais coupée. "C'est Papyrus."
L'âme de Sans s'est serrée, son œil magique brillant légèrement alors que la main qui ne tenait pas le téléphone a instinctivement serré la bouteille de ketchup, faisant en jaillir un peu, les gouttes rouge vif tombant dans la neige blanche. Flowey avait-il trouvé ou décidé de blesser Papyrus? "Qu'est-ce qu'il y a? Est-ce que Papyrus va bien?"
"Il est avec la foutue humaine!" Undyne a lâché.
Sans s'est un peu détendu. "Oh. Je croyais que tu allais me dire quelque chose de sérieux." il a dit, essayant de détendre l'atmosphère.
"D'accord, je suis pas sûre que tu m'as bien entendue! TON FRÈRE EST AVEC UNE HUMAINE!" Undyne a crié.
Sans a redéposé sa bouteille de ketchup dans le stand et s'est frotté le crâne, essayant d'apaiser la migraine croissante tant de sa frustration que de la voix trop forte d'Undyne. "Bon sang, Undyne, t'avais pas besoin de crier. Je le savais déjà. Relax. C'est pas un problème."
"Sans! Cette humaine pourrait le tuer! T'as oublié ce qui s'est passé avec l'Âme Jaune?" grogna Undyne.
"Écoute, Petite Rouge N'EST PAS l'Âme Jaune. Elle est inoffensive. Pas de LV. Pas de EXP. Je l'ai vérifiée. Trois fois en fait. Et elle est l'amie de Papyrus. Elle se soucie véritablement de lui. Et il se soucie d'elle. Sais-tu qu'il m'a appelé en larmes parce qu'il savait que tu essayais de la tuer?" Sans ajouta un peu de venin dans sa voix.
"Sans, ton frère ne peut être ami avec la septième âme! Elle pourrait se retourner contre lui! Elle pourrait le tuer!"
"C'est marrant. Je me souviens que nous étions tous les deux amis avec une humaine. Tu te souviens de Chara? Et elle ne s'est jamais retournée contre nous." a grogné Sans.
Undyne a dû savoir qu'elle a touché un nerf sensible, car quand elle a repris la parole, sa voix était plus douce, avec plus de sympathie. "Je sais que Chara te manque. Elle me manque aussi, mais cette humaine n'est pas elle!"
"Je le sais! La gamine n'est pas Chara. Mais elle aussi aime les monstres. Elle est une bonne enfant, bien que la surface n'est pas si bonne envers elle. Elle est sous-alimentée, ses parents sont pour le moins des connards négligents, mais elle a une petite sœur qu'elle aime plus que tout auprès de qui elle essaie de retourner. Elle est effrayée et veut rentrer chez elle, mais elle n'a pas fait de mal à une seule âme. En fait, elle s'est liée d'amitié avec à peu près toute la population de Couveneige. Laisse-la juste partir, Undyne. La gamine ne mérite pas la mort."
"Elle pourrait être en train de mentir et sa comédie à l'eau de rose pourrait n'être qu'une façade!" Undyne a protesté.
"C'est la vérité. La Vue du Juge ne ment pas. Elle essaie de ne pas se faire tuer, c'est vrai, mais elle se soucie aussi sincèrement des monstres." Sans lui a dit. "Et tu sais quoi? Je pense que tu sais que ce que tu dis n'est qu'un tas de merde que tu utilises pour ne pas culpabiliser à propos de ce que tu crois devoir faire. Mais..."
Il a juste entendu un clic quand ça a raccroché.
...
Undyne a fixé le téléphone dans sa main comme s'il avait commis une infraction pénale. Non seulement la comédie de l'humaine a dupé Papyrus; elle a aussi dupé le beaucoup plus raisonnable Sans. L'humaine devait les avoir sous une sorte de contrôle mental comme dans les animes!
"Ou alors, elle est juste une bonne enfant." lui dit la petite voix dans sa tête.
Undyne a violemment secoué sa tête. Bien sûr que ce n'était pas vrai! L'humaine essayait juste de tous les duper!
"Ou bien, tu te dupes toi-même. Tu sais au fond que Sans a raison. L'humaine n'a pas tué un seul monstre. Aucun monstre dans les Chutes n'a même été blessé. En fait, ils ont l'air heureux, surtout Aaron et Timorène. Tu veux juste t'auto-convaincre qu'elle est mauvaise pour que tu puisses la tuer sans remords."
"Je fais ce que je dois faire." elle a dit à haute voix, faisant deux Jellynuscules passants se tourner vers elle. Elle avait l'impression qu'ils lui faisaient un regard bizarre. Elle a juste soupiré et s'en est allée.
"Tu n'es pas obligée de la tuer." a murmuré sa conscience. Elle avait l'impression d'être ce type dans ce film bizarre qu'Alphys avait trouvé dans la décharge, "Kuzco, L'Empereur Mégalo", qui avait un ange et un démon sur ses épaules, sauf qu'ici sa conscience était l'ange et elle était le...
Non!
Elle devait le faire.
Elle devait le faire pour qu'Asgore ne doive pas le faire. Ça l'avais suffisamment brisé de tuer l'Âme Mauve. Elle ne pouvait pas le faire traverser ça de nouveau ou permettre qu'il soit encore attaqué et blessé parce qu'elle n'avait pas les ovaires pour faire le nécessaire pour ramener les monstres à la surface.
Elle n'avait pas le choix. Même si sa conscience lui murmurait qu'elle en avait un.
Elle s'est dirigée vers Couveneige.
...
Papyrus et Frisk sont arrivés à Couveneige et Papyrus a doucement déposé Frisk. Il a saisi son téléphone portable et a essayé d'appeler son frère, mais c'était occupé.
"SI MES SUPPOSITIONS SONT JUSTES, SANS SERA DANS SON LABO, CHEZ GRILLBY OU PRÈS DE SON POSTE DE SENTINELLE. CES ENDROITS SONT LÀ OÙ IL A TENDANCE D'ALLER QUAND IL EST CONTRARIÉ." Papyrus dit à Frisk.
"Tu veux que j'aille vérifier Chez Grillby? J'ignore où est son labo et même si je le savais, je ne pense pas que ça lui plairait que j'y fouille." Frisk a demandé.
"SANS NE T'EN VOUDRAIT PAS. MAIS C'EST UNE BONNE IDÉE, HUMAINE. J'IRAI VERIFIER AU LABO PENDANT QUE TU IRAS CHEZ GRILLBY. ÇA VA ALLER D'ÊTRE TOUTE SEULE?"
"Ça va aller. Je connais les environs." elle l'a rassuré. "Je t'appelle s'il arrive quelque chose."
Papyrus s'est senti mieux en entendant ça et ils se sont séparés. Papyrus à vérifié la maison et le labo, mais il n'y avait aucun signe de Sans. Mais dès qu'il est sorti de la porte du labo, il a soudainement entendu une voix.
"Coucou, Papyrus."
Papyrus a failli sauter hors de son armure de combat avant de regarder en bas et voir Flowey qui l'attendait près de la porte du labo, une petite tache de vert et de doré dans la neige blanche. Il a réussi à se ressaisir, ne sachant pas pourquoi il a senti une montée de peur soudaine auprès de l'un de ses meilleurs amis, et a souri à la fleur. "Salut, Flowey!" il a dit avec un sourire, bien que sa voix était beaucoup plus douce que d'habitude.
"Tu es contrarié."
"Quoi? Non, pas du tout!"
Flowey leva les yeux au ciel. "Tu peux cacher des choses à ton frère, mais pas à moi. Je te connais, idiot. Tu parles toujours doucement quand tu es contrarié, inquiet, ou fâché. Écoute, je sais à quel propos." Il a soupiré, faisant semblant d'être plein de remords. "J'ai merdé, Papyrus."
Les orbites de Papyrus se sont adoucies alors qu'il s'est agenouillé près de la fleur. "L'humaine a dit que tu l'as attaquée. Elle et mon frère sont terrifiés. Peux-tu me dire ce qu'il s'est passé?'
Flowey a regardé par terre avec une expression triste. "Dans les ruines, j'ignorais que l'humaine était gentille. Je pensais qu'elle serait comme les autres humains, alors je l'ai attaquée, pensant protéger tous les autres. La gardienne des Ruines m'a arrêtée avant que je ne puisse la tuer. Ce qui est une bonne chose, puisqu'il s'est révélé que l'humaine est inoffensive. Je me suis rendu compte que j'ai tout foutu en l'air, alors je l'ai suivie, tu sais, pour la garder en sécurité. Mais maintenant elle me déteste à mort. Elle croit que je vais la tuer après la première impression que j'ai faite." Il a ensuite regardé Papyrus avec un air suppliant. "J'ai besoin de ton aide. J'ai besoin qu'elle m'écoute. Elle court un grave danger, Papyrus."
"Undyne changera d'avis. Je lui parlerai.' Papyrus lui a dit.
"Ce n'est pas seulement Undyne. Et elle ne changera pas d'avis." Flowey a ri obscurément et Papyrus a ressenti un frisson le parcourir. "Chaque humain qui arrive ici, bon ou mauvais, est condamné." Flowey a changé son visage en celui d'Asgore et a parlé avec une voix voulue grave qui était une mauvaise imitation de celle d'Asgore. "L'âme de tout humain qui tombe sera prise." Son visage redevenant normal, Flowey a continué. "Un monstre ne peut prendre l'âme d'un humain vivant, Papyrus. Ils vont la tuer. La tuer de sang froid. C'est pourquoi j'ai essayé de la convaincre de se battre. Mais elle ne veut pas. Elle est trop stupidement loyale. Elle est convaincue que tous les autres monstres sont comme toi."
"Quand ils se rendront compte qu'elle est gentille, ils ne la tueront pas! Ils ne peuvent pas! Ils ne sont pas comme ça, Flowey, ils sont de bons gens! Ils ne lui feront pas de mal! Elle n'a rien fait de mal!"
"Elle n'avait pas à faire quelque chose de mal. Elle n'avait qu'à juste tomber ici. C'est tout ce qu'elle devait faire pour signer sa propre condamnation à mort, surtout qu'elle le numéro sept malchanceux. La dernière âme nécessaire pour briser la barrière. C'est une raison plus que suffisante à leur yeux pour la tuer."
"Non... Ils ne sont pas comme ça, Flowey. Les monstres sont faits d'amour et compassion, ils ne feraient pas ça à une personne innocente!"
"TU es fait d'amour et compassion. Ca ne veut pas dire qu'ils le sont. Et ils le feront. Tu as entendu Undyne. Tu sais ce qu'elle va faire. Tu es juste en déni parce que tu refuses de croire que quelqu'un puisse avoir de mauvaises intentions. Mais sais-tu ce qu'il se serait passé si tu avais décidé de vraiment capturer l'humaine plutôt que de juste la mettre dans une pièce avec des barreaux à travers lesquels tu savais qu'elle pouvait échapper? Ton amie poisson l'aurait emmenée. L'aurait emmenée assez loin pour que tu ne puisses pas voir et l'aurait exécutée avec une lance à travers son cœur."
"Flowey..." Papyrus a essayé de le nier, nier qu'Undyne serait capable d'une chose pareille.
"Tu l'aurais tuée aussi certainement que si tu l'avais fait de tes propres mains."
"Non!"
"Je suis désolé de devoir te le dire, Papyrus. Je le suis vraiment. Mais c'est la vérité. Tu sais que je ne te mens pas et que je n'enjolive pas les choses. Je ne suis pas comme ça. Personne d'autre n'a voulu te le dire parce qu'ils savaient que tu le prendrais mal, mais si la vie de l'humaine est en jeu, je ne peux plus garder le silence. J'aurais voulu que ce ne soit pas la vérité, mais ça l'est. Et il y a quelque chose de pire, quelque chose qui m'a rendu même moi malade. Dans le sous-sol du château, il y a sept cercueils. Si quelque chose ne change pas, l'un d'eux attendra notre amie. Je suis désolé." Et Flowey avait bien l'air triste et sérieux, mais il semblait y avoir un faible courant sous-jacent de jubilation.
Papyrus voulait le nier. Mais il savait que Flowey disait la vérité.
Il s'est détourné de Flowey et s'est effondré sur le sol sur ses mains et genoux, respirant péniblement. Une vague de panique et de nausée l'a menacé. Les squelettes magiques ne pouvaient pas vomir. Mais il avait l'impression qu'il allait le faire. Il a fermé ses yeux, tremblant un peu.
"Papyrus?" il entendit la voix de l'humaine l'appeler. Il a ouvert les yeux, et vit qu'il était seul.
Flowey avait disparu.
...
Chez Grillby a été un échec. Sans n'y était pas et les clients réguliers ne l'avaient pas vu depuis quelques heures. Espérant que Sans allait bien, Frisk est retournée près de la maison des frères squelettes. "Papyrus?" elle a appelé. Ne le voyant pas devant, elle a vérifié à l'arrière.
Papyrus était assis dans la neige, ayant l'air plus bouleversé qu'elle l'a jamais vu. Elle courut vers lui. "Papyrus, est-ce que ça va?!"
Il l'a prise dans ses bras, tremblant. Elle a retourné l'étreinte. "Que s'est-il passé? Qu'est-ce qu'il y a?"
"Je ne laisserai rien t'arriver, humaine." il murmura.
"Que s'est-il passé? C'est Undyne? As-tu des ennuis pour m'avoir aidée?" Frisk a demandé précipitamment.
Papyrus a secoué sa tête. "Non... Flowey m'a dit ce qu'il se passait. Il a dit qu'ils... Non! Il doit avoir tord! Je m'assurerai à ce qu'Undyne et le roi sachent que tu es gentille! Ça va aller, humaine." Frisk n'était pas sûre s'il essayait de la convaincre elle ou se convaincre lui-même.
Frisk a hoché la tête en tremblant. "Je te crois." elle lui a dit doucement, le câlinant en retour. "Je l'admets, j'ai peur, mais je te fais confiance et je fais confiance à Sans, et vous m'avez dit tous les deux qu'Undyne et Asgore changeraient d'avis."
"ILS LE FERONT!" Papyrus a promis, retournant à sa voix normale dans la tentative de la réconforter. "AVEC TON CHARME ET TA COMPÉTENCE DE TE FAIRE DES AMIS ADDITIONNÉS AUX MIENS, IL N'Y A PAS MOYEN QUE TU NE SOIS PAS AMIE AVEC UNDYNE ET ASGORE!" Il s'est levé, la soulevant en même temps. Elle l'a aisément laissé faire, se sentant en sécurité auprès de lui. "MAINTENANT ALLONS TROUVER MON FRÈRE, ET ENSUITE NOUS POURRONS ESSAYER DE PARLER À UNDYNE! PUIS UNE FOIS QU'UNDYNE COMPRENDRA, VOUS DEUX DEVIENDREZ AMIES, ET ENSUITE NOUS IRONS VOIR LE ROI ET TOUT EXPLIQUER!"
Frisk était toujours nerveuse, mais elle faisait confiance à Papyrus plus qu'elle ne se fierait jamais aux dires de Flowey. Elle lui a hoché la tête et a essayé de sourire, jetant un œil vers Chara, qui lui a souri avec rassurance, pensant la même chose que Papyrus.
Alors qu'ils ont quitté Couveneige et avançaient à travers les Bois de Couveneige, Papyrus a facilement déplacé Frisk sur un bras et a de nouveau sorti son téléphone portable, appelant son frère.
Cette fois, Sans a répondu. "Salut, frérot."
"SANS! EST-CE QUE ÇA VA?! POURQUOI T'ES-TU ENFUI COMME ÇA? TU NOUS AS INQUIÉTÉS TOUS LES DEUX. OÙ ES-TU?" Papyrus demanda frénétiquement.
"Relax, Paps. Je vais bien. Je suis juste à mon poste de sentinelle. Désolé de m'être enfui. Je ne voulais pas vous faire peur. J'étais juste pris de cliquetis. Tu sais, je cliquetais? Comme les os?" Sans a ri nerveusement. Bien qu'il essayait dur de plaisanter, il ne pouvait pas vraiment cacher le tremblement dans sa voix.
Papyrus et Frisk, qui ont entendu, ont échangé un regard inquiet, tout comme l'a fait Chara, bien que seule Frisk pouvait voir son regard inquiet.
Papyrus était trop inquiet pour se plaindre du mauvais jeu de mots. "Sans, reste là-bas. Je viens te chercher."
"D'accord, frérot."
Papyrus raccrocha. Frisk pouvait le sentir trembler.
"Veux tu lui parler seul?" Frisk lui a demandé gentiment, sachant que Sans n'aimait pas montrer qu'il était bouleversé aux inconnus. "Il ne me connaît pas encore assez bien et quand nous avons essayé de lui parler tous les deux, il s'est téléporté ailleurs. Il sera plus susceptible de se confier si je ne suis pas juste à côté."
"C'EST... PEUT-ÊTRE UNE BONNE IDÉE, HUMAINE." Papyrus a admis, sachant qu'elle avait raison. "MAIS ES-TU SÛRE QUE ÇA VA ALLER D'ÊTRE TOUTE SEULE?"
Frisk a hoché la tête en s'asseyant sur un grand rocher. "Je vous attendrai ici." elle lui a dit.
Papyrus lui fit un câlin. "NOUS REVIENDRONS VITE." il promit. Il est ensuite parti le long du chemin jusqu'au poste de sentinelle de Sans.
...
"Avez-vous vu Papyrus quelque part?" Undyne a demandé à un groupe de monstres qui se baladaient près d'un sapin de Noël.
"Le grand squelette bruyant? Il est juste passé par ici en se dirigeant vers les zones de sentinelle il y a quelques minutes, en portant une petite personne aux cheveux bruns en T-shirt rayé. Je crois qu'ils cherchaient son frère." lui a dit un monstre souris enveloppé dans une écharpe épaisse.
Undyne les a remerciés et a couru à travers la neige, traçant vite son chemin à travers la ville et dans les bois. Ça ne lui a pas pris longtemps avant d'apercevoir l'humaine, le bleu foncé et le violet vif de son T-shirt se démarquant dans la neige blanche. L'humaine était assise sur un rocher, ne faisant pas face à Undyne et regardant le long du chemin.
Undyne garda le silence et regarda autour. Papyrus et Sans n'étaient nulle part en vue.
L'humaine était miraculeusement seule.
Maintenant était sa chance!
Undyne s'est silencieusement approchée de la fille aux cheveux bruns, considérant de l'attaquer quand elle avait le dos tourné, mais a rapidement rejeté l'idée. Poignarder quelqu'un dans le dos était une tactique ignoble, plus digne d'un criminel que d'une Capitaine de la Garde Royale! Ce serait à la fois injuste et dégonflé de ne pas laisser à l'humaine une chance de combattre!
Alors elle a attendu. L'humaine semblait avoir ressenti les yeux Undyne lui percer le dos, car elle s'est tendue et s'est retournée, sautant rapidement sur ses pieds en la voyant.
L'œil d'Undyne s'est écarquillé et elle a instinctivement fait un pas en arrière en voyant l'humaine de près pour la première fois. La fille était petite, lui arrivant à peine à sa poitrine, et était maladivement maigre, faite de plus de peau et d'os que de véritable chair. Ses vêtements amples, enfin, plus des haillons que des vêtements, pendaient sur elle. Ses bras levés, des mains tremblantes sont montés, soit pour se défendre soit pour prouver qu'elle n'était pas armée; Undyne n'en était pas certaine. Elle regardait Undyne avec des yeux bruns terrifiés, ses courts cheveux bruns coupés irrégulièrement encadrant son visage.
Elle ressemblait tellement à...
"Cha..." Undyne commença de dire, incapable de s'arrêter à temps. Tant ses propres yeux que ceux de l'humaine se sont écarquillés.
...
Frisk parlait doucement avec Chara, essayant de trouver comment elles pourraient passer Undyne et Asgore quand Chara a écarquillé les yeux, fixant quelque chose derrière Frisk.
"Elle est juste derrière moi, n'est-ce pas?" Frisk a demandé et s'est retournée, sautant sur ses pieds et tombant presque sur son cul quand elle a vu Undyne se tenant littéralement juste derrière elle. Tremblant, Frisk leva ses mains, essayant de montrer qu'elle n'était pas armée, essayant de calmer la guerrière avant que les lances ne l'empalent.
Comment diable n'avait-elle pas remarqué Undyne derrière elle?!
Apparemment, Undyne était aussi surprise qu'elle vu que la femme poisson a reculé d'un pas, écarquillant son œil en regardant Frisk comme si elle était un fantôme.
Quand Undyne a commencé de dire le nom de Chara, Frisk s'est rendue compte qu'Undyne pensait qu'elle était bel et bien un fantôme.
Pendant une demi-seconde, l'esprit terrifié de Frisk a songé à faire semblant d'être Chara pour se donner assez de temps pour s'échapper et courir vers Sans et Papyrus, mais elle a rejeté l'idée tout aussi rapidement. Non seulement c'était un coup de connard, mais quand Undyne surmonterait sa forte ressemblance avec son amie fantôme, elle serait probablement ENERVÉE que Frisk ait essayé de se faire passer pour son amie morte depuis longtemps.
Et Chara penserait probablement aussi qu'elle était une connasse.
"Je ne suis pas Chara. Je suis désolée." Frisk a dit doucement. "Je m'appelle..."
Undyne lui a coupé la parole, son œil se durcissant à nouveau. "M'en fiche." Elle fit apparaître une lance bleue. "Sept. Sept âmes humaines, et Roi Asgore deviendra un dieu. Six. C'est le nombre qu'on a collecté jusqu'ici. Tu comprends? Avec ta septième et dernière âme, ce monde sera transformé."
"Undyne... je t'en prie... Je ne veux pas me battre avec toi! Je ne suis pas ici pour blesser quiconque! Je veux juste rentrer chez moi." Frisk a supplié.
Undyne fit un sourire narquois, essayant de cacher la douleur dans son âme. "Je ne voudrais pas m'affronter non plus. Et tu ne me duperas pas avec ta comédie à l'eau de rose! Les livres d'histoire humaine d'Alphys m'ont fait penser que les humains étaient cool... avec leurs robots géants et princesses guerrières! Mais TOI?! Tu n'es qu'une lâche, à te cacher derrière Sans et Papyrus pour que tu puisses t'enfuir à nouveau! Mais je suis immunisée contre tes mensonges! Même faire semblant d'être amie avec tout le monde ne peut me duper! Je sais qui tu es vraiment!"
"Je ne mens pas! Et tu ne sais RIEN de moi!" Frisk cria. "Sans, Papyrus, et tous les autres SONT mes amis! Je tiens à eux!"
Undyne la regarda froidement. "Si tu tenais vraiment à eux, tu donnerais ton âme là maintenant! Tu es sur le chemin des rêves et espoirs de tout le monde, nous empêchant de rejoindre la surface!" Elle a failli sursauter au son de ses propres mots.
"Écoute, je suis désolée pour ce qui vous a été fait dans le passé." Frisk a dit, essayant de garder une emprise sur son tempérament et aussi de cacher le fait qu'elle voulait pleurer. "Mais je n'ai rien fait pour blesser aucun de vous! Je veux juste rentrer chez moi! Est-ce un crime?!"
"Le fait même que tu existes est un crime!" Undyne a crié. Frisk a tressailli, les yeux de Chara se sont emplis de larmes, et même Undyne a tressailli à ce qu'elle a dit. Elle sonnait insensible, froide. Cruelle. Elle n'a jamais entendu tant de venin sortir de sa propre bouche. Pendant une seconde, Frisk et Undyne se sont regardées et Chara regardait Undyne d'un air vide alors que les mots semblaient flotter au-dessus d'elles dans un sombre nuage.
"Elle n'était pas sérieuse. Elle ne peut l'être..." Frisk pouvait entendre Chara répéter encore et encore.
Les larmes piquaient les yeux de Frisk alors qu'elle regardait Undyne furieusement. "Peut-être que TU n'es pas celle que tout le monde dit que tu es. Peut-être que tu n'es qu'une putain de sadiste." elle dit avec colère avant de pouvoir peser ses mots.
"Je ne suis pas une sadiste!" Undyne a grogné, bien que sa voix était plus douce qu'avant. "Je fais ce que je dois faire pour le bien des monstres!" Elle a ensuite cadré ses épaules. "Tu sais quoi?! Et puis merde! Pourquoi devrais-je m'expliquer devant toi quand TU ES SUR LE POINT DE MOURIR!" Elle a enlevé son casque d'un coup sec et l'a jeté sur le sol, un éclat dans son œil alors qu'elle a pris une posture de combat et a fait apparaître une longue lance.
Elle s'est précipitée vers l'avant, et Frisk a essayé de fuir, mais Undyne a glissé sa lance au-dessus de sa poitrine. Au début Frisk a cru qu'elle a manqué son coup, mais ensuite une lumière verdâtre l'a entourée et elle s'est retrouvée incapable de courir, mais elle pouvait toujours se retourner et bouger ses bras.
"C'est la capacité de l'Âme Verte. Quand c'est actif, tu ne vas pas pouvoir fuir." Chara lui a dit en tremblant.
Undyne a jeté une lance à Frisk. Elle n'allait pas combattre quelqu'un qui n'était pas armé. Indifféremment de ce qu'elle devait faire, il semblait quand même trop cruel de ne pas laisser à l'adolescente une chance de se battre.
Frisk a attrapé la lance avec un peu de maladresse. Undyne l'a laissée prendre une posture de défense, puis a fait apparaître une vague de lances allant droit sur Frisk, là où elle bloquait. Elle savait que c'était stupide d'y aller d'abord doucement avec quelqu'un qu'elle comptait tuer, mais la part d'elle qui avait entraîné de nouvelles recrues de se battre et qui croyait en la justice au combat ne la laissait juste pas faire autre chose jusqu'à ce qu'elle sache que la fille pouvait se défendre.
Et Frisk s'est défendue, facilement capable de bloquer l'attaque-test, bien qu'elle sentait ses bras vibrer à la force des coups et devait s'empêcher de glisser vers l'arrière. Ce n'était pas Papyrus, qui s'assurerait toujours qu'elle n'est aucunement blessée, c'était une guerrière hautement qualifiée qui voulait sa mort.
Si Frisk gaffait ne serait-ce que pendant une seconde, elle était fichue.
L'attaque suivante était bien plus difficile. Undyne a envoyé une autre vague de lances qui venaient de toutes les directions. Frisk a bloqué celles qui venaient de devant et puis a réussi avec peine de bloquer celles venant de sa droite. Chaque coup faisait cliqueter les os dans ses bras, les coups étant si forts.
"Derrière toi!" Chara cria et Frisk réussit à se retourner juste à temps pour bloquer les lances venant de derrière.
Undyne s'est ruée vers l'avant et a plongé la lance qu'elle tenait vers Frisk. Frisk a bloqué et a réussi d'empêcher la pointe de lui percer la poitrine, bien que sa force pure l'a fait glisser aussi loin que la capacité de l'Âme Verte le permettait. "Pendant des années nous avons rêvé de notre fin heureuse! Maintenant la lumière du soleil est à notre portée! Je ne te laisserai pas nous arracher ça!" a crié la femme poisson.
"Comme... tu essaies de m'arracher... ma vie...?" Frisk a répliqué à travers ses halètements alors qu'elle essayait de bloquer une vague de lances qui venaient de sa gauche. Undyne s'est légèrement raidie à ça, mais le mouvement était subtil.
Frisk vit une ouverture. Si elle se ruait vers l'avant, elle serait capable de porter un coup à Undyne. Les humains étaient censés être plus forts que les monstres, et Undyne a prouvé qu'elle était sans pitié, qu'elle n'avait aucune de cette gentillesse dont Papyrus et Chara ont parlé à Frisk. Si Frisk ne se battait pas, Undyne pourrait vraiment la tuer.
Et Frisk ne voulait pas mourir. Elle ne voulait pas laisser Tina toute seule.
Frisk a commencé de bouger son bras, se préparant d'enfoncer la lance en Undyne, quand elle s'est arrêtée.
Elle avait fait une promesse à Chara, Papyrus, Sans, et même Flowey qu'elle ne prendrait jamais une vie. Elle se l'est promis à elle-même.
Et ses amis croyaient en elle, même quand elle ne croyait pas en elle-même. Elle ne pouvait pas les décevoir.
Alors elle a agrippé la lance près d'elle, se défendant au lieu d'attaquer, malgré que ses instincts lui criaient de se battre. "Écoute, les choses ne doivent pas être comme ça! Je ne suis pas ce bâtard qui avait commencé de tuer les monstres. Je ne suis pas les humains qui vous ont emprisonnés ici! Je ne vais pas te blesser! Tout ce que je veux est rentrer chez moi auprès de ma sœur. Laisse-moi partir, je t'en prie." elle a supplié.
"Si je ne te tue pas, Asgore devra le faire, et genre je vais laisser ça arriver! Te tuer ici et maintenant, c'est ma clémence!" Des lances ont volé avec éclat dans l'air vers l'avant et Frisk les a bloquées. Puis elle a ressenti un éclair de douleur pointue lui poignarder le coté gauche.
Elle en a manqué une.
Elle a ravalé un cri de douleur, n'ayant pas le temps de vérifier la blessure avant que Chara ne crie un avertissement à propos d'une lance venant de derrière. Se retournant avec douleur, elle réussit à la bloquer avec peine.
Les mains de Frisk ont tremblé sur la lance, ses yeux terrifiés fixant Undyne. "Je t'en prie..." elle supplia.
...
Undyne sentait une douleur dans sa propre âme alors qu'elle s'est rappelée d'autres yeux bruns la regarder comme si elle était la plus grande héroïne au monde.
Mais en ce moment, elle n'avait pas vraiment l'impression d'en être une.
Sa propre main a tremblé légèrement sur sa lance. L'humaine était blessée et malgré le fait qu'elle devait avoir été entraînée, elle était quad même clairement inexpérimentée. Undyne pouvait l'achever facilement. Elle pouvait porter un coup sur le bras exposé de l'humaine de son coté blessé et puis l'achever avec un coup rapide à travers le cœur.
Mais au lieu de ça, elle s'est retrouvée en train d'hésiter.
"Défends-toi, bon sang!" elle a mentalement supplié l'humaine. "Je sais que tu le peux. Tu l'as presque fait! Pourquoi tu rends ça si fichtrement difficile?! Pourquoi je rends ça si fichtrement difficile?! Je dois le faire. Si je prends juste son âme, Asgore peut tous nous libérer. Et si je la laisse aller jusqu'à Asgore et il la voit... ça lui brisera le cœur de le faire. Je dois le faire pour lui." Undyne pensa à elle-même.
Elle s'efforça d'ignorer les implorations de l'humaine et fit apparaître plusieurs autres lances, les envoyant sur la petite forme devant elle.
...
Papyrus a couru le long du chemin jusqu'au poste de sentinelle de son frère. Sans était assis là de façon décontractée, détendu dans son siège, ses orbites fermées, les mains derrière la tête.
Les orbites de Sans se sont ouvertes quand Papyrus s'est approché. "Salut, frérot." Papyrus l'a juste soulevé et l'a câliné fort. "Waou! C'est une expérience qui... REMONTE le moral." Sans plaisanta, essayant de remonter le moral de son frère.
"SANS!" Papyrus a grogné, mais n'a pas relâché son frère. Il renifla un peu.
"Hé, Paps, ça va. Je vais bien."
"Sans, tu étais si bouleversé que tu es parti en te téléportant! Je t'en prie... dis-moi ce qu'il s'est passé. Je peux arranger ça!" Papyrus a supplié, sa voix redevenant douce.
"C'est rien que je ne puisse gérer, Papyrus." Sans a essayé de le rassurer.
"Sans... ne me mens pas s'il te plaît... Je sais que quelque chose ne va vraiment pas! Flowey t'a-t-il dit quelque chose? T'a-t-il vexé? Je peux lui parler..."
"NON!" Sans a lâché, faisant Papyrus le regarder avec inquiétude. Sans soupira doucement. "Désolé, Paps. Je ne voulais pas être dur. J'ai juste..." Il essaya de penser quoi dire à Papyrus pour empêcher son frère de s'inquiéter mais aussi le laisser sur sa garde. "J'ai vu comment Flowey traite les gens, y compris la gamine. Je ne veux juste pas que tu sois blessé. Je m'inquiète pour toi, frérot."
Papyrus le câlina. "NE T'INQUIÈTE PAS, FRÉROT! MOI, LE GRAND PAPYRUS, J'IRAI BIEN! FLOWEY EST PEUT-ÊTRE UN PEU TSUNDERE... OU BEAUCOUP TSUNDERE, MAIS IL EST UN BON AMI POUR MOI. ET JE SUIS SÛR QU'AVEC MON AIDE, IL PEUT APPRENDRE À S'AMELIORER POUR LES AUTRES, SURTOUT TOI ET L'HUMAINE! IL COMMENCE DÉJÀ À APPRÉCIER L'HUMAINE, ET IL VEUT S'EXCUSER. ET JE SAIS QU'IL T'AIMERA AUSSI, PARCE QUE TU ES LE MEILLEUR DES FRÈRES!"
Sans réussit à sourire. "Hé... tu es le plus cool, frérot. Juste... fais attention avec lui... d'accord?" Il s'est ensuite rappelé de quelque chose. "En fait, où est l'humaine?"
"ELLE NOUS ATTEND SUR LE CHEMIN. ELLE VOULAIT NOUS LAISSER UN PEU DE TEMPS POUR PARLER." Papyrus a expliqué.
Sans a ressenti un frisson froid le parcourir. "Paps... Undyne m'a appelé. Elle a su que tu étais avec l'humaine. Si elle t'a suivi jusqu'à Couveneige..."
Papyrus a écarquillé ses orbites avec horreur. Il a vite soulevé Sans et fit demi-tour en courant. Les deux frères espéraient qu'ils la rejoindraient à temps.
...
Frisk tournait dans toutes les directions, sa blessure criant de douleur à chaque mouvement alors qu'elle bloquait chaque lance. Cette vague était bien plus lente que la dernière, mais chaque impact faisait trembler tout son corps et envoyait un autre choc de douleur atroce venant de l'entaille sur son coté. Elle pouvait sentir le sang couler le long de son coté et il n'était pas possible de soigner sa blessure ou d'arrêter le saignement au milieu d'un combat. Elle n'était pas sûre combien de temps elle pouvait tenir avant qu'Undyne passerait ses défenses. "Undyne... nous ne sommes pas obligées de nous battre! Je ne ferai pas de mal à Roi Asgore! Je veux juste rentrer chez moi!"
Undyne grinça ses dents et ne dit rien. Plus de lances se sont matérialisées, entourant Frisk. Undyne leva son bras pour les diriger, mais avant qu'elle ne puisse le faire, elles furent interrompues par une jeune voix joyeuse.
"Yo!"
A/N: Vous devez être un peu surpris du changement par rapport à l'endroit où s'est déroulé le combat, pas vrai? Personnellement, j'aime bien. :) J'espère que ça vous a plu aussi, ou qu'au moins ça ne vous perturbe pas trop. Mais je peux vous assurer que vous pouvez vous attendre à des trucs cool dans les chapitres à venir. :)
