C'est le chapitre le plus long que j'ai eu à traduire, jusqu'à présent. (Et ce n'est pas encore le plus long de l'histoire...) Mais c'est un chapitre génial dans lequel il se passe plein de chouettes choses. J'espère vraiment que ça vous plaira, et bonne lecture. :)
L'humaine se tenait debout là, ses cheveux bruns brillant d'une lueur dorée sous un projecteur. Au début elle souriait, parlant à quelqu'un qu'il ne pouvait voir.
Mais pour une raison quelconque, il sentit la peur l'envahir.
L'expression de l'humaine est ensuite devenue frustrée. Sa bouche s'ouvrait, mais il ne pouvait entendre ce qu'elle disait, ni voir à qui est-ce qu'elle parlait. Elle écarquilla ensuite les yeux, son expression devenant celle de l'incrédulité. Elle a ouvert sa bouche, suppliant quelqu'un.
Des lumières étranges clignotèrent autour d'elle. Elle essaya d'esquiver. Il ne pouvait toujours pas entendre ce qu'elle disait, mais il savait qu'elle avait peur. Il a essayé de se précipiter vers elle, pour la défendre de quiconque la terrorisait.
Mais pour une raison quelconque, il ne pouvait pas s'approcher, ne pouvait pas la rejoindre.
Un éclair frappa sa jambe. Elle laissa échapper un cri silencieux en tombant, la lumière brûlant un trou dans sa jambe. La peau autour était d'un noir brûlé, l'os blanc visible par le trou.
Il voulait crier. Mais il ne le pouvait pas. Il ne pouvait pas bouger pour la sauver.
Il ne pouvait rien faire.
Elle s'est débattue pour se relever mais ne le put à temps alors qu'un autre éclair s'est dirigé droit vers sa poitrine. Elle fut projetée vers l'arrière par l'impact.
D'une manière ou d'une autre, il était maintenant devant elle. Il a essayé de se précipiter vers elle et la guérir, a essayé de la supplier de tenir bon, mais il ne pouvait pas bouger. Il ne pouvait pas parler.
Des yeux bruns vitreux le regardaient avec accusation alors qu'elle s'est effondrée sur le sol comme une marionnette dont les fils ont été coupés, sa poitrine éclatée en morceaux. Son âme rouge vif commença à flotter hors de son corps.
Il pouvait enfin bouger, tendant un bras vers la belle lueur de son âme.
Mais ce n'était pas sa main, mais celle de quelqu'un d'autre, mince et gantée en blanc, semblant presque humaine.
Mais avant qu'il, ou quiconque c'était, n'ait pu atteindre l'âme, la pièce est devenue toute noire.
L'âme de l'humaine flotta, la seule chose visible dans l'obscurité. Elle s'est fissurée jusqu'à son milieu, l'essence de son esprit se brisant ensuite.
Il cria. Il crut entendre quelqu'un d'autre, une fille, crier aussi.
La dernière chose qu'il vit avant que tout ne disparaisse était une étoile dorée apparue de l'obscurité.
...
Papyrus s'est exclamé en se redressant dans une position assise. Il regarda autour frénétiquement.
Il était dans sa chambre, dans son lit en forme de voiture de course, ses couvertures jetées en une pile par terre.
Il était à la maison.
"Ce n'était qu'un mauvais rêve." il essaya de se rassurer, sa voix sonnant étrangement fort dans le silence de sa chambre bien qu'il parlait doucement. Le battement de son âme résonnait dans son crâne alors qu'il essayait de se calmer.
Il s'est levé et a quitté sa chambre sans faire de bruit. Il devait vérifier que son frère et l'humaine allaient bien, juste au cas où.
La porte de Sans était fermée, la magie circulant en-dessous comme d'habitude, verrouillant tout sauf Sans et lui-même dehors. Il l'a doucement ouverte.
Sans dormait paisiblement, son bras enroulé autour d'une boule de couvertures. Il ronflait doucement et se convulsait de temps en temps, mais semblait satisfait. Papyrus a doucement fermé la porte, ne voulant pas le réveiller, puis a descendu les escaliers pour voir l'humaine.
Comme Sans, elle était paisiblement endormie, roulée en boule sur le canapé sous la couverture chaude qu'il lui avait donné, sa respiration douce et régulière avec un tout petit ronflement occasionnel.
Elle était saine et sauve.
Mais juste pour en être sûr, il l'a Examinée.
L'Humaine
HP 20/20
AT: 10
DF: 10
Ton amie. Elle se sent en sécurité ici.
Il soupira de soulagement. Elle allait très bien.
Il est retourné dans sa chambre, saisissant les couvertures qu'il a faites tomber par terre et a soigneusement refait son lit, la tâche l'apaisant un peu. Mais il savait qu'il ne dormirait pas le reste de la nuit, pas après ce rêve terrible.
Il prit le sweat à capuche qu'il a commencé à coudre pour Sans, ainsi que son matériel de couture et retourna dans le salon, voulant rester près de son amie. Il s'est perché sur le canapé à coté d'elle, faisant attention de ne pas s'asseoir sur ses pieds et l'a regardée à nouveau avant d'allumer la télé sur l'un des films de fin de soirée de Mettaton, le mettant en sourdine pour ne pas réveiller l'humaine, plaçant le sweat à capuche sur ses genoux et enfilant l'aiguille.
Il commença à coudre soigneusement une rune défensive à l'intérieur de l'une des poches, se rappelant du jour quand Asgore lui avait appris à faire ça. Il n'était qu'un jeune adolescent à l'époque et avait été extrêmement inquiet à propos des HP de son frère, qui s'étaient baissés après que leur père était tombé dans le néant, bien qu'ils étaient dans un meilleur état que maintenant. Il avait du mal à coudre alors qu'il était assis sur le banc du parc quand Asgore l'avait aperçu. Remarquant sa frustration, le roi s'était approché de lui et lui avait gentiment demandé s'il avait besoin d'aide. Quand Papyrus avait expliqué à Asgore ce qu'il était en train de faire, Asgore lui avait souri et s'était assis à coté de lui, lui montrant patiemment comment coudre la rune et puis comment l'activer, prenant du temps de sa journée juste pour aider Papyrus.
Roi Asgore était l'une des personnes des plus gentilles qu'il avait jamais rencontré. Il aidait toujours les autres; en allant dans les écoles pour donner des leçons, en saluant les commerçants et achetant leurs marchandises pour attirer l'attention sur eux, faisant le Père Noël pour les enfants à Noël, et offrant à tous ceux qu'il rencontrait un mot gentil et aidait ceux qui en avaient besoin. Sa salle de trône était toujours déverrouillée pour les visiteurs et une théière pleine de thé était toujours prête pour quiconque qui voulait parler.
Alors comment Asgore était-il capable de tuer des gens innocents comme Flowey l'a clairement laissé sous-entendre?
Papyrus n'était pas complètement ignorant; il savait qu'Asgore avait tué l'Âme Jaune, mais, bien que ça ne plaisait pas à Papyrus, ça avait été purement pour sauver Undyne et les monstres de Couveneige, alors Papyrus pouvait le comprendre. Mais sept cercueils cachés dans un sous-sol et un ordre de tuer sa douce amie humaine, qui n'a fait de mal à personne?
Comment Asgore, qui même aux standards de Papyrus était un gros nounous inoffensif, était-il capable de regarder une personne innocente en face et lui prendre la vie?
Flowey a dû avoir mal compris!
Mais Undyne avait aussi dit à Papyrus que l'âme de son amie devait être prise pour libérer tout le monde, avant qu'elle ne s'est rendue compte que l'humaine était vraiment une bonne personne.
Peut-être que le roi était si désespéré de libérer tout le monde que...
Papyrus ne se rendait pas compte qu'il était en train de trembler, ni que l'humaine s'est agitée jusqu'à ce qu'elle parla.
...
Frisk s'est réveillée, sentant comme si le canapé vibrait. Elle a ouvert ses yeux, voyant Papyrus assis sur le bord du canapé, juste à ses pieds.
Le squelette ne portait plus son armure de combat, mais un pull rouge douillet et un pantalon de détente noir. La télé montrait un film étrange avec un robot qui ressemblait à une boîte sur une roue, et Papyrus avait un sweat à capuche bleu sur ses genoux et une aiguille dans sa main, mais il ne prêtait attention à aucune de ces choses. Au lieu de ça, il regardait dans le vide comme s'il était perdu dans ses pensées, et il tremblait.
Frisk s'est assise, le regardant avec inquiétude. Chara, qui était assise à coté d'elle, le fit aussi. "Papyrus?"
Il sursauta au son de sa voix avant de se tourner vers elle. "OH! JE SUIS DÉSOLÉ DE T'AVOIR RÉVEILLÉE, HUMAINE!"
"Ce n'est rien. Est-ce que ça va?" elle demanda, très inquiète. Chara a également froncé les sourcils d'inquiétude. La fantôme a essayé de placer une main sur son épaule mais ça l'a traversé. Papyrus frissonna un peu, mais à part ça, il ne semblait pas le remarquer.
Il sourit, bien que le sourire n'a pas atteint ses orbites. "BIEN SÛR, MON AMIE! LE GRAND PAPYRUS VA TOUJOURS BIEN!"
Frisk a haussé un sourcil et s'est approchée. "Veux tu me dire quelque chose avec un peu moins de conneries?" Ensuite, elle s'inquiéta un peu qu'elle l'a vexé.
Papyrus a sursauté de surprise mais il semblait presque se sentir mieux quand elle lui a demandé ça. Il s'est rapproché. "J'ai un peu fait un cauchemar." il admit doucement. Il sourit ensuite à nouveau, mais Frisk pouvait voir que le sourire était faux. "Mais ne t'inquiète pas, humaine! Le Grand Papyrus n'est pas dérangé par quelque chose d'aussi insignifiant qu'un cauchemar!"
Frisk a froncé les sourcils, ne le croyant pas. "C'est normal de ne pas toujours bien aller. Est-ce que tu veux en parler?"
À nouveau, Papyrus l'a regardée avec surprise mais ensuite il a secoué sa tête.
"Tu en es sûr?"
"Pour être honnête, humaine, je préférerais l'oublier. Pouvons-nous juste... profiter de la compagnie de l'un et l'autre pendant un moment?" il demanda très doucement.
Frisk a immédiatement cédé. "Bien sûr. Je suis désolée d'avoir fait pression."
"Ne sois pas désolée, humaine! Tu es juste une amie soucieuse." il l'a rassurée.
Elle se sentit mieux à ça. "Qu'est-ce que tu aimerais faire?"
Papyrus réfléchit pendant un moment. Puis ses yeux s'illuminèrent alors qu'il eut une idée.
...
Après avoir vidé le frigo de la Glace Gentilly (bien que la moitié de la portion de Frisk est partie dans son sac plutôt qu'en elle-même quand elle pensait que Papyrus ne regardait pas), ils ont joué à Action ou Vérité. Jusqu'à présent, Papyrus a défié Frisk de marcher des escaliers jusqu'à la cuisine sans marcher sur le sol (elle est tombée et Chara a rigolé), Frisk a défié Papyrus de fabriquer un chapeau avec du papier toilette et le porter pendant le reste du jeu (elle était assez impressionnée par le tricorne complexe qu'il a fait) et Papyrus l'a ensuite défiée de dessiner une moustache sur Sans pendant qu'il dormait. Elle lui fit un espiègle regard noir mais elle est allée le faire avec lui. Papyrus lui a ouvert la porte de Sans et l'a regardée se glisser dans la chambre et dessiner très prudemment et doucement la moustache sur Sans, attentive à ne pas le réveiller, puis revenir vers Papyrus sur la pointe des pieds. Chara rigolait tout ce temps.
"Il va me tuer." Frisk soupira alors qu'ils ont redescendu les escaliers.
"C'EST ABSURDE! PREMIÈREMENT, MON FRÈRE MOU DE LA ROTULE PEUT DORMIR PENDANT UN TREMBLEMENT DE TERRE. ET DEUXIEMEMENT, IL AIME LES FARCES! IL CONTINUE DE ME FAIRE LE COUP DU "COUSSIN PÉTEUR SUR LE SIÈGE" CHEZ GRILLBY."
"Typique Sans." Chara a dit en riant.
"Oh, je vois! Tu te sers de moi pour essayer de te venger sur lui." taquina Frisk.
"NYEH HEH HEH! LE GRAND PAPYRUS A TOUJOURS ÉTÉ EXCELLENT AUX FARCES!" Papyrus lui a dit avec un grand sourire. Il s'est assis sur le sol du salon et Frisk s'est assise à coté de lui. "C'EST TON TOUR, HUMAINE!"
"D'accord Papyrus, action ou vérité?"
"EH, JE MARCHERAI DU COTÉ SÛR ET FERAI VÉRITÉ CETTE FOIS." dit Papyrus.
Frisk rigola à la blague. "D'accord. Alors dis-moi Papyrus, avais-tu délibérément saboté ton propre casse-crâne électrique en marchant dans la boue pour m'aider?"
Papyrus détourna son regard. "POURQUOI EST-CE QUE LE GRAND PAPYRUS JOUEREAIT INJUSTEMENT À L'UN DE SES CASSE-CRÂNES?"
Frisk l'a fixé d'un regard qui disait qu'elle ne serait pas dupée par ses conneries. "Papyrus..."
"...OUI." il admit. "CE CASSE-CRÂNE FAISAIT MAL. ET BIEN QUE J'EN AVAIS BAISSÉ LA PUISSANCE APRÈS M'ÊTRE FAIT ÉLECTROCUTER, J'ÉTAIS INQUIET QUE ÇA POURRAIT FAIRE MAL QUAND MÊME, ET TU AVAIS L'AIR EFFRAYÉE... ET... MÊME SI MES MÉTHODES N'ÉTAIENT PAS PRODUCTIVES POUR TE CAPTURER... JE NE POUVAIS JUSTE PAS TE FAIRE DU MAL, HUMAINE!"
Frisk lui fit un câlin. "Merci. Tu sais, ça me fait t'apprécier encore plus. Même quand nous n'étions pas amis, tu veillais sur moi."
Papyrus était content de lui retourner le câlin, rougissant légèrement au compliment. "EH BIEN, LE GRAND PAPYRUS S'EFFORCE D'ÊTRE RÉCONFORTANT ET AGRÉABLE."
Frisk lui sourit. "Et il le réussit."
"Tu flirtes encore, Frisk?"
"La ferme, c'était un compliment sincère."
Papyrus rougit un peu plus et avait presque l'air penaud. "MERCI, HUMAINE. ALORS, ACTION OU VÉRITÉ?"
"Eh, je prends Vérité aussi."
"QU'AS-TU PENSÉ DE MOI À NOTRE PREMIÈRE RENCONTRE? SOIS HONNÊTE."
"Elle était amoureeeuuuse de toi."
Frisk rit avec un air penaud, ignorant Chara. "Eh bien, à notre première rencontre, avant que nous nous somme parlés ou quoique ce soit, j'avais un peu peur de toi." elle admit doucement. Papyrus commença à avoir l'air inquiet. "Ce n'était pas quelque chose que tu avais fait de mal. Zut, tu ne savais même pas que j'étais là. Sans m'avait juste dit que tu étais un chasseur d'humains fanatique, puis m'a fait me cacher derrière cette lampe en forme bizarre quand il t'a vu arriver, alors je n'avais aucune idée de ce qui allait se passer. Bien sûr, quand je t'ai véritablement rencontré et ai pu te connaître, je me suis rendue compte à quel point tu es gentil."
"Tu flirtes toujours."
"Je flirte pas!"
Papyrus sourit à ça, se sentant un peu mieux. "JE SUIS CONTENT QUE TU TE SENS EN SÉCURITÉ AVEC MOI, HUMAINE." Il eut ensuite l'air un peu gêné. "ALORS C'ÉTAIT TOI DERRIÈRE LA LAMPE? JE PENSAIS QUE SANS ESSAYAIT ENCORE DE ME PIÈGER ET FAIRE UNE AUTRE BOMBE DE PEINTURE EXPLOSER AU VISAGE. JE ME BALADAIS AVEC UN CRÂNE ROSE PENDANT DES JOURS APRÈS ÇA..."
Frisk a ri. "Je me rappelle que tu disais qu'il te faisais toujours des farces avec la lampe."
Papyrus a hoché la tête. "IL L'AVAIT AUSSI PEINTE POUR QU'ELLE RESSEMBLE À UN HUMAIN ET L'AVAIT PLACÉE DANS NOTRE GARAGE POUR QUE JE LA TROUVE. QUAND JE L'AI VUE DANS L'OBSCURITÉ, J'AI CRU QUE C'ÉTAIT UN HUMAIN ET J'AI APPELÉ UNDYNE... ELLE N'ETAIT PAS TROP CONTENTE D'AVOIR ÉTÉ RÉVEILLÉE À TROIS HEURES DU MATIN POUR UNE FARCE."
"Je peux l'imaginer."
"MAIS JE ME SUIS VENGÉ SUR SANS EN REMPLAÇANT TOUS SES VÊTEMENTS PAR UN COSTUME DE CLOWN ROSE ET IL DEVAIT LE PORTER AU TRAVAIL PENDANT UNE JOURNÉE ENTIÈRE! NYEH HEH HEH!"
Frisk éclata de rire. "C'est génial!"
Chara rit aussi. "Je PAYERAIS pour voir une photo de ça!"
Et son vœux s'est réalisé sans même qu'elle n'ait eu à payer pour, car Papyrus a triomphalement sorti son téléphone et a montré à Frisk une photo de Sans un peu gêné mais souriant en un costume de clown rose clair aux pois roses plus foncés, ce qui fit rire Frisk et Chara encore plus, bien que Papyrus pouvait seulement entendre Frisk. Il les a rejoint dans le rire mais ils ont essayé de se calmer au bout de quelques minutes pour ne pas réveiller Sans.
Une fois qu'ils se sont suffisamment calmés, Frisk demanda, "Papyrus, action ou vérité?"
"VÉRITÉ."
"Hmm..." elle essaya de penser à ce qu'elle voulait lui demander le plus. Elle s'est ensuite rappelée de quelque chose. "Cette attaque spéciale que ce chien pénible a volé, qu'est-ce que c'était? Je suis vraiment curieuse."
Papyrus sourit largement à cette question. "J'AI ENFIN RÉCUPÉRÉ MON OS CHEZ LE CHIEN PÉNIBLE! ALLONS À L'EXTÉRIEUR POUR QUE JE PUISSE TE MONTRER!"
...
Papyrus a donné à Frisk l'une des vestes de Sans et une paire de moufles pour qu'elle les porte et l'a joyeusement menée à l'extérieur dans leur arrière-cour, allumant au passage la lumière de véranda et plantant aussi des os bleus brillants dans le sol pour leur faire plus de lumière. Il chercha du regard le Chien Pénible juste au cas où, puis soupira de soulagement en voyant que le canin difficile n'était pas là. "PRÉPARE-TOI, HUMAINE!" Il a fait apparaître un os et l'a balancé dans l'air avant de se concentrer, fermant ses orbites. Une lumière vive a entouré l'os et une figure s'est formée autour.
C'était un autre crâne dragon très similaire à ceux qu'avait Sans, bien que celui-là était un peu plus grand et ses yeux brillaient en orange dans l'obscurité, alors qu'il a attrapé l'os dans son énorme bouche. Il s'est tourné vers Papyrus comme s'il attendait des ordres.
"Whoa! Je ne savais pas que Papyrus savait aussi faire apparaître des Gaster Blasters!" Chara dit choquée. Frisk était sur le point de lui demander qu'est-ce que c'était, quand Papyrus a repris la parole.
"HYPERION, J'AIMERAIS QUE TU RENCONTRES L'HUMAINE. SOIS GENTIL À PRESENT. NE SOIS PAS MÉCHANT AVEC ELLE COMME TU L'ÉTAIS AVEC FLOWEY." Papyrus lui a dit gentiment mais sévèrement.
Hyperion s'est tourné vers Frisk, ses yeux brillants rencontrant les siens. Puis il a soudainement laissé tomber l'os et a chargé sur elle.
"STOP!" Papyrus a ordonné, mais il fut ignoré. Il a couru pour arrêter le crâne mais celui-ci était plus rapide.
Incapable d'esquiver à temps, Frisk s'est préparée à se faire foudroyer au visage comme le crâne de Sans l'avait fait à Flowey.
Mais elle n'avait rien à craindre.
Le blaster s'est arrêté juste devant elle et a ouvert sa bouche, mais au lieu d'une foudre, une langue lumineuse en est sortie et lui a léché le visage, comme le ferait un chien. Voyant qu'elle avait peur, il l'a ensuite touchée avec son nez et l'a poussée un peu en jouant, haletant joyeusement.
"OUF. C'EST UN BON GASTER BLASTER!" Papyrus a félicité Hyperion en s'approchant d'eux. Hyperion volait maintenant joyeusement en cercles autour de Frisk.
"Gaster Blaster?" Frisk a demandé alors qu'elle a tendu son bras et a caressé le blaster content, qui a fourré son nez dans sa main.
"NOTRE PÈRE LES A CRÉES ET A APPRIS À SANS À LE FAIRE AUSSI, ET SANS ME L'A APPRIS À MOI. PAPA DISAIT QU'ILS SONT DES MANIFESTATIONS SEMI-SENSIBLES DE NOTRE MAGIE."
"Alors c'est pour ça qu'il est si gentil." Frisk a dit avec un sourire.
Chara a hoché la tête. "Ces gars sont des bisounours totaux quand ils ne sont pas en combat. Sans et moi jouions à Va Chercher avec son Gaster Blaster." Frisk a aperçu quelques éclats de souvenirs de Chara et un jeune Sans rieur jetant un os au même crâne dragon qu'elle avait vu avec Sans.
"IL DOIT VRAIMENT T'APPRÉCIER. IL AIME BIEN SANS, MÊME S'IL AIME BIEN AUSSI L'ENNUYER, ET IL AIME BIEN UNDYNE, MAIS JE NE L'AI JAMAIS VU ÊTRE SI AFFECTUEUX AUSSI VITE AVEC QUELQU'UN DE NOUVEAU." Papyrus a admis. "ET JE N'ARRIVE PAS À LE FAIRE ÊTRE GENTIL AVEC FLOWEY."
"Je ne peux lui en vouloir." Frisk a marmonné.
"Tout comme moi." Chara a approuvé. "Papyrus, tu dois vraiment écouter ton blaster."
"NE T'INQUIÈTE PAS, HUMAINE! JE SAIS QUE FLOWEY ET TOI VOUS ÊTES PARTIS DU MAUVAIS PIED, MAIS IL EST VRAIMENT DÉSOLÉ. IL A JUSTE BEAUCOUP DE MAL À MONTRER TOUT SENTIMENT POSITIF." Papyrus a expliqué. Frisk et Hyperion ont tous les deux montré le même regard qui disait "Mais je ne lui fais quand même pas confiance.", alors Papyrus a décidé de ne pas ffaire davantage pression. Flowey avait blessé l'humaine et terrifié son frère, donc Papyrus comprenait que ça prendrait probablement beaucoup de temps pour qu'ils lui fassent confiance et que Flowey devrait gagner leur confiance de lui-même.
Hyperion vola à nouveau autour de Frisk et la toucha avec son nez, puis la poussa un peu trop fort vers Papyrus, le faisant presque tomber sur le sol en l'attrapant.
"HYPERION, SOIS DOUX AVEC L'HUMAINE! TU NE VOUDRAIS PAS LUI FAIRE DE MAL!" Papyrus a dit à son Gaster Blaster en aidant Frisk à se relever. Hyperion a fait un bruit vrombissant d'excuse au dernier bout de phrase, mais semblait quand même légèrement content de lui.
Ils ont joué avec Hyperion pendant un moment, puis Frisk a commencé à frissonner à cause du froid. Papyrus l'a entourée d'un bras et l'a menée vers la maison, Hyperion flottant derrière eux.
Soudain, Hyperion commença à grogner fort sur un buisson près de la maison, se mettant de manière protectrice entre celui-ci et Frisk. Il a ouvert sa bouche et a soudainement foudroyé le buisson avec un énorme rayon de lumière, faisant sursauter Papyrus et Frisk.
"Hyperion, qu'est-ce qu'il y a?" Papyrus a demandé gentiment. Son blaster a juste grogné sur le buisson. Faisant Frisk rester derrière, Papyrus a vérifié derrière et en-dessous du buisson.
Rien.
Après avoir regardé autour et ne voyant absolument rien de louche, Papyrus a haussé les épaules, et félicité Hyperion pour avoir protégé l'humaine de la quelconque chose effrayante avant de les mener tous les deux à l'intérieur.
Une fois qu'ils sont rentrés, Flowey grommelant est apparu à une courte distance de la maison, soignant ses pétales roussies. Il semblait qu'il n'obtiendrait pas plus d'informations sur l'humaine ce soir. Pas tant que Papyrus ne rappelle ce stupide blaster.
...
Une fois à l'intérieur, Papyrus a rappelé Hyperion là d'où il était venu. Ça lui a pris beaucoup d'énergie pour garder Blaster dans le monde réel pendant longtemps, plus Hyperion aimait intentionnellement faire tomber des étagères les choses cassables et manger les chaussettes de Sans, ce qui faisait que Sans appelle le blaster un "connard de chat psychotique."
Il a aussi demandé à Frisk de ne pas dire à Sans qu'il a juré après lui avoir dit ça. Elle a ri et accepté, puis lui a dit qu'il pouvait même dire "putain" s'il le voulait et qu'elle ne le dirait jamais.
Il ne l'a pas fait, mais il l'appréciait encore plus pour ça.
Ils se sont installés sur le canapé, et Papyrus a allumé l'un des films de Mettaton pour Frisk. Elle y a pris plaisir, mais l'heure tardive l'a bientôt rattrapée. Ses yeux ont commencé à se fermer et elle a commencé à s'appuyer contre Papyrus. Après quelques minutes, elle s'est rendue compte de ce qu'elle faisait et s'est excusée et a commencé à se redresser.
Papyrus a placé un bras autour d'elle pour lui montrer qu'elle pouvait rester là. "NE T'INQUIÈTE PAS, HUMAINE! ÇA NE ME DÉRANGE PAS QUE TU DORMES SUR MON ÉPAULE! LES SQUELETTES SONT CONNUS POUR ÊTRE DES CRÉATURES TRÈS CÂLINES!"
Frisk s'est détendue à ces mots et s'est réappuyée contre lui avec un petit merci, s'endormant au bout de seulement quelques secondes avec un sourire tendre sur son visage.
Papyrus sourit doucement en voyant à quel point elle avait l'air paisible, et s'est détendu dans le canapé, gardant un bras autour de l'humaine. Il ne pensait pas qu'il saurait dormir, mais l'humaine près de lui était si agréable et chaude comme une bouillote et...
"Zzzzzzz..."
...
Il était environ 6h30 quand Sans s'est réveillé, un peu tôt pour lui, mais hé, il pourrait encore dormir plus tard à son poste. Il s'est regardé dans le miroir et a vu la moustache dessinée au marqueur. Il gloussa. À l'insu de l'humaine et de Papyrus, il les avait entendu et avait fait semblant de dormir, laissant l'humaine dessiner sur lui. Aucun des deux n'a été vraiment silencieux après tout, mais il avait décidé de leur faire une fleur et leur faire croire qu'ils s'en étaient tirés.
Plus, il se vengerait sur eux. Il était le maître des farces, après tout.
Il a descendu les escaliers pour le petit déjeuner et a vu l'humaine et Papyrus. Ils s'étaient endormis sur le canapé ensemble, avec le bras de Papyrus autour de l'humaine et la tête de celle-ci sur l'épaule.
C'était si mignon que Sans a saisi son téléphone et a fait une photo pour l'envoyer à Alphys et Undyne. Il fit ensuite un petit sourire et prit le marqueur que Frisk avait utilisé et a dessiné des moustaches ainsi que des lunettes ridicules sur tous les deux, si doucement qu'ils n'ont même pas bougé. Il s'est ensuite placé devant eux et a fait une photo d'eux trois. Ce serait parfait pour son compte UnderNet.
Il a gloussé en allant dans la cuisine. Il a juré entendre un rire familier, mais quand il a regardé derrière lui, l'humaine et Papyrus étaient toujours endormis et il n'y avait personne d'autre.
Et le rire ressemblait à celui de Chara.
Pendant une fraction de seconde, il a cru la voir, assise à coté de l'humaine et son frère et souriant, ce beau sourire qui apparaissait toujours quand il faisait quelque chose qui la faisait rire. Il s'est exclamé et s'est frotté les yeux.
Quand il a regardé à nouveau, elle n'était pas là. Son âme s'est emplie de douleur.
"Chara est morte. Elle ne reviendra pas. Tu dois l'accepter, putain." il pensa à lui-même alors qu'il s'est versé une tasse de ketchup, y ajoutant un tout petit peu de vodka. Peut-être que ça le ferait arrêter de voir ce qui n'était pas là.
Papyrus s'est réveillé quelques minutes plus tard, tout comme l'humaine.
Le cri résultant "SANS!" de Papyrus et les rires de l'humaine quand ils ont vu sa farce, ont enlevé un peu de peine de son âme, suffisamment pour le faire sourire à nouveau.
...
Après que Papyrus a grondé son frère (bien que c'était taquin sans vraie colère), ils se sont lavés tous les trois et Papyrus a préparé des gaufres, pendant que Frisk dressait la table pour lui, et Sans faisait la sieste comme le mou de la rotule qu'il était.
Il ne fallait pas longtemps pour que ce soit prêt, et Papyrus a placé les assiettes de gaufres brunes dorées devant Sans et Frisk. Frisk mangea une bouchée prudente, se demandant si le goût serait comme celui de ses spaghettis.
Elle écarquilla les yeux.
Les gaufres étaient délicieuses, duveteuses et tendres avec une nuance de cannelle. Et comme les spaghettis, elles avaient un chaud picotement magique, l'animant et la faisant se sentir mieux.
"Papyrus, c'est la meilleure chose que j'ai jamais mangé de ma vie." Frisk lui a dit en dévorant sa première gaufre, bien que la deuxième est allée immédiatement dans son sac quand elle pensait que Sans et Papyrus ne regardaient pas, pour qu'elle puisse la donner à Tina quand elle serait rentrée chez elle. Sa petite sœur allait absolument l'adorer, et ce serait une bonne chose d'avoir de la nourriture curative.
Elle sourit à la collection de nourriture dans son sac. Elle avait des repas pour Tina pour plusieurs jours si elle les rationnait correctement, ainsi qu'une bonne quantité d'or qui pourrait valoir beaucoup à la surface.
Maintenant elle devait juste savoir si elle pourrait faire son plan fonctionner pour qu'elle puisse donner à Tina, et à ses amis monstres, une bien meilleure vie.
Curieuse, Chara était sur le point de la questionner sur son plan, et Frisk était sur le point de lui en parler, quand elles ont été interrompues par le bourdonnement du portable de Papyrus quand celui-ci a reçu un message. Il l'a lu, puis sourit largement. "UNDYNE ET MOI AVONS NOTRE LEÇON DE CUISINE CE MATIN! TU DEVRAIS VENIR, HUMAINE! C'EST L'OCCASION PARFAITE POUR VOUS DE DEVENIR DE GRANDES AMIES!" Papyrus dit à Frisk.
"Papyrus, elle me déteste toujours. Elle ne voudra pas que je sois là." Frisk a remarqué.
"HUMAINE, UNDYNE NE TE DÉTESTE PAS! ELLE SAIT MAINTENANT QUE TU ES GENTILLE." Papyrus l'a rassurée. "ET UNE FOIS QU'ELLE VERRA À QUEL POINT TU ES UNE AMIE GÉNIALE, ELLE T'AIMERA. JE TE PROMETS." Frisk semblait toujours incertaine, alors Papyrus a pris ses deux mains dans les siennes. "Ça va aller. Elle ne te fera pas de mal, et j'ai un plan parfait pour vous faire devenir de grandes amies."
"Je pense que ça va marcher." Chara lui a dit.
Frisk y a repensé. Undyne l'avait sauvée de la rivière après tout, et l'avait laissée partir. Bien qu'elle avait toujours un peu peur qu'Undyne la transforme en un coussin d'épingles, peut-être que ça marcherait. Et pour que le plan qui se formait dans sa tête fonctionne, elle avait besoin qu'Undyne l'apprécie, ou du moins la tolère, et de s'assurer qu'Undyne ne fera pas de mal à Tina.
"D'accord. Je le ferai." elle a dit à Papyrus, emplie de Détermination.
Papyrus sourit largement.
...
Sur le chemin jusqu'à la maison d'Undyne, Papyrus et Frisk se sont arrêtés au magasin de vêtements, vu que les vêtements de Frisk étaient trop déchirés pour la garder au chaud et n'étaient probablement qu'à une déchirure d'une exhibition obscène. Emily les a salués chaleureusement et les a aidés à choisir les choses. Frisk était prudente et économe, mais voulait gâter un peu sa sœur et a choisi quelques tenues pour Tina qu'elle savait que sa petite sœur adorerait, ainsi que des sous-vêtements et des chaussettes pour toutes les deux.
Lorsqu'il s'agissait d'elle-même, Frisk était plus radine et a choisi un moche pull jaune fluorescent couvert de rayures mauves, principalement parce que c'était sur l'étagère de liquidation pour 1 PO.
"Beurk. Jeune fille, tu ne veux pas de ça. Le jaune vomi n'est VRAIMENT pas ta couleur, et les rayures sont totalement pour les enfants. Je le sais. C'est ce que mon bouffon de petit frère adore porter." Emily a dit en voyant le pull. "Je n'arrive pas à croire que Maman essaie toujours de le vendre."
"Hé! Les rayures sont un style classique pour tous les âges!" Chara a protesté, pointant sur son propre T-shirt rayé. "Mais elle marque un point. Frisk, ce pull est hideux."
"Il n'est pas SI mauvais." Frisk a dit, rougissant d'embarras. Elle était d'accord qu'il était hideux, mais il était bon marché et il semblait chaud.
"Tu l'aimes vraiment?" Emily a demandé, sachant qu'en fait Frisk ne l'aimait pas.
"Euh..."
"Je me disais bien. Tiens, essaie ça. C'est aussi en soldes, et t'es super en bleu." Elle a sorti un T-shirt bleu avec le même symbole que celui sur la robe de Toriel blasonné dessus en mauve; un cercle avec des ailes voltigeant au-dessus de trois triangles.
"Ça me plaît. Mais que signifie ce symbole?" Frisk a damandé quand Emily lui a donné le T-shirt.
"C'est la Rune Delta. Le symbole du royaume des monstres." Emily a expliqué. "C'est censé représenter cette prophétie où un ange vient soit libérer tout le monde, soit tuer tout le monde, en fonction de l'interprétation. Personnellement, je pense que c'est stupide et que les prophéties sont un tas de conneries, mais le symbole a l'air cool."
Frisk a remarqué que Chara avait l'air bouleversée à propos de quelque chose pendant qu'Emily racontait cette histoire, mais quand elle a mentalement posé la question, Chara a secoué sa tête, indiquant qu'elle n'avait pas envie d'en parler.
"Il a l'air cool, en effet." Frisk a agréé et Emily a souri avant de lui choisir un pantacourt noir et une douce veste en coton noire, l'envoyant dans la cabine d'essayage pour essayer le tout.
Les vêtements lui allaient bien, même s'ils étaient un peu amples, et c'étaient les vêtements les plus doux et les plus chauds qu'elle a jamais eu de toute sa vie.
"Jeune fille, c'est super sur toi." Emily a dit avec approbation quand Frisk est ressortie.
"Ouais, tu a l'air d'un vrai monstre." Chara lui a dit, et Frisk savait que pour Chara, c'était le compliment ultime.
Papyrus a sorti sa tête de l'endroit où il examinait les revêtements pour vestes. "C'EST MAGNIFIQUE SUR TOI, HUMAINE!"
Frisk s'est figée pendant une seconde à la gaffe de Papyrus, ses yeux grands ouverts.
Emily a juste gloussé. "Relax. Je le savais déjà. Xander me l'a dit. Il ne sait pas vraiment garder un secret, plus d'autres monstres avaient mentionné qu'il y a un humain dans les parages, et tu es le seul nouveau visage ici. Et ça m'est égal que tu sois une humaine ou une extraterrestre à deux têtes. Tu as sauvé mon frère, alors on est cool."
Frisk a soupiré de soulagement.
Emily lui a fait un sourire rassurant. "Souris un peu, jeune fille. Tout le monde à Couveneige t'aime bien et personne ne veut ta mort, je te le promets. Tu n'as pas à avoir peur." Elle tendit un sac poubelle vers Frisk pour qu'elle puisse y jeter ses vieux vêtements vu que ça ne servait à rien de les garder. "Tu peux sortir en portant ces nouveaux vêtements."
Frisk l'a remerciée avec gratitude et a fait encore un tour du magasin, voulant choisir des cadeaux pour Sans et Papyrus. Elle vit des chaussettes fantaisistes et les a prises pour Sans, se rappelant que Papyrus lui avait dit que celui-ci les collectionnait. Elle est ensuite allée chercher quelque chose que Papyrus pourrait aimer.
Après avoir cherché quelques minutes dans les T-shirts, ses yeux se sont illuminés. Ce serait parfait! Mais ça avait besoin d'un petit quelque chose...
"Hé, Emily, aurais-tu un marqueur pour tissu que je pourrais emprunter?"
...
Une fois que Papyrus et Frisk ont acheté tout ce dont ils avaient besoin, ont remercié Emily pour toute son aide, et lui ont dit au revoir, ils ont quitté le magasin, et Papyrus a emmené Frisk vers la Boîte Dimensionnelle de Couveneige. Il lui a expliqué comment ça marche et l'a aidée a accéder au système pour qu'elle puisse y ranger ses objets et les reprendre à la Boîte Dimensionnelle située à Nouvelle Maison avant de repartir. Frisk avait les yeux grands ouverts. Elle n'a jamais entendu parler de ça que dans la science-fiction. Elle n'arrivait pas à croire que l'on pouvait vraiment créer dans la vraie vie une dimension-poche que l'on pouvait faire apparaître juste en entrant un code spécial dans la boîte bizarre.
"Je pensais qu'Asriel me faisait marcher quand il les a mentionnées pour la première fois." Chara a admis quand Frisk a chargé ses sacs dans la boîte. "La magie est une chose incroyable."
Frisk était mentalement d'accord avec Chara, avant de tendre son dernier sac à Papyrus. "Celui-ci est pour toi et Sans."
Les yeux de Papyrus se sont illuminés quand il a pris le sac et a regardé à l'intérieur. "TU NOUS AS ACHETÉ DES CADEAUX?! MERCI, HUMAINE!" Il bondit avec excitation, ayant l'air d'un enfant le matin de Noël. "JE PEUX OUVRIR LE MIEN MAINTENANT?"
Frisk a hoché la tête joyeusement. "Le tien est le grand. J'ai acheté pour Sans de ces drôles chaussettes fantaisistes qui ne sont pas paires, parce que tu m'as dit qu'il les collectionne."
"IL LES ADORERA. ET EN LAISSERA UN PAR TERRE, ET VA LES ECHANGER CHAQUE SEMAINE, CE QU'IL PENSE QUE JE NE REMARQUE PAS." Papyrus dit avec un léger rire et sortit son paquet emballé de manière désordonnée. Frisk n'avait pas trouvé du papier cadeau dans le magasin, alors elle a simplement acheté un journal et a emballé le cadeau de Papyrus dans la section casse-têtes et celui de Sans dans les BD.
Papyrus l'a soigneusement déballé, essayant de ne pas déchirer le journal, et s'est exclamé de joie à ce qu'il vit.
Frisk avait trouvé un T-shirt Super Man, bleu vif avec le grand S rouge. Comme Papyrus le faisait avec ses propres vêtements, Frisk a amélioré le T-shirt avec un marqueur de tissu rouge, et il y était maintenant écrit "Super Papyrus".
Les orbites de Papyrus brillaient de bonheur et il a soulevé Frisk dans ses bras, la câlinant fort et la faisant tournoyer. "JE L'ADORE!"
Frisk sourit et lui retourna le câlin avec joie. Chara s'est glissée derrière Papyrus et fit des bisous exagérés, faisant rire Frisk.
...
Ils sont tous les deux arrivés à la maison d'Undyne un peu plus tard. Frisk prit une profonde inspiration, étant assez nerveuse.
"TIENS, DONNE-LUI CECI! ELLE LES ADORE!" Papyrus lui a dit, sortant un os en or avec un ruban rouge attaché autour en un nœud. Frisk a hoché la tête et l'a pris, sa main tremblant un peu.
Chara l'a vu. "Ça va aller, Frisk."
Papyrus l'a remarqué également et a baissé sa voix. "N'aie pas peur, humaine. J'ai un plan." Papyrus lui a dit doucement. "Et je ne laisserais jamais rien t'arriver. Tu me fais confiance?"
"Oui." elle lui a dit, et elle était sérieuse.
Papyrus lui a serré la main rassurement. "Mets-toi derrière moi." il instruit. Frisk le fit et Papyrus frappa à la porte.
Undyne a ouvert immédiatement. "Salut, Papyrus! Prêt pour ton entraînement super privé en face-à-face?"
"BIEN SÛR QUE JE LE SUIS! ET J'AI RAMENÉ UNE AMIE!" Papyrus a dit joyeusement, retournant à sa voix forte normale. Il a bougé sur le coté pour lui montrer Frisk.
Undyne fit un pas vers l'avant pour la saluer. "Salut, je ne pense pas que nous..." Elle s'arrêta en reconnaissant Frisk, et tous les trois se sont regardés d'un air gêné.
Undyne a serré ses dents et a réussi de forcer un peu de politesse dans sa voix. "Pourquoi. N'entrez-vous pas. Tous les deux?"
Papyrus a souri à Frisk avec rassurance et l'a guidée par la porte alors Undyne les a emmenés à l'intérieur. "VOILÀ, UNDYNE! MON AMIE T'A APPORTÉ UN CADEAU POUR TOI! DE SA PROPRE INITIATIVE!" Frisk a regardé Papyrus avec incertitude, mais lui tendit l'os et il l'a donné à Undyne.
"Euh... merci." Undyne a dit en le prenant et c'était clair qu'elle n'y croyait pas. "Je vais euh, le mettre avec les autres." Elle est allée jusqu'à son comptoir de cuisine et a ouvert le tiroir de bas, où Frisk a pu voir plein d'os dorés aux rubans rouges, tous identiques à celui que Frisk venait de lui "offrir".
Papyrus fit un regard d'excuse à Frisk quand Undyne avait le dos tourné, puis fit à Undyne son beau sourire quand elle s'est retournée vers eux.
"Alors, on est prêt à commencer?" Undyne a demandé, essayant de sourire mais serrant ses dents si fort que Frisk croyait qu'elles se casseraient.
"ZUT DE FLÛTE! JE VIENS DE ME RAPPELER! JE DOIS ALLER AUX TOILETTES!" Papyrus a dit soudainement, faisant Frisk et Undyne le regarder d'un air confus. Il serra brièvement la main de Frisk, puis courut à travers la pièce et sauta par la fenêtre, fracassant la vitre et s'en alla avec une pirouette. Frisk pouvait juste regarder la fenêtre avec choc.
"D'accooord..." Chara a dit, trouvant ça chelou.
Undyne fixait aussi la fenêtre, mais semblait plus agacée que choquée. Elle regarda ensuite Frisk avec mépris.
Frisk a avalé sa salive, sa gorge étant sèche. "Salut. Je m'appelle..."
"Alors pourquoi TU es ici?" Undyne a demandé, ignorant à nouveau la tentative de Frisk de se présenter.
Son regard brûlait à travers le crâne de Frisk. Frisk sentait les murs se refermer sur elle. C'était dur de respirer. Elle voulait tellement fuir par la porte, de fuir Undyne, mais elle avait peur de lui tourner le dos. Et elle avait promis à Chara et à Papyrus qu'elle allait essayer. Elle a avalé à nouveau, si fort qu'elle a cru qu'Undyne pouvait l'entendre. "Je... Je voulais te remercier pour m'avoir sauvée, et..."
"Attends... J'ai compris. Tu penses que je vais être ton amie, hein?" Undyne a demandé, regardant Frisk comme si celle-ci était une moins que rien.
Chara a regardé par terre d'un air triste, et Frisk a senti son tempérament hausser un peu. Qu'a-t-elle fait pour mériter qu'Undyne se comporte en connasse totale envers elle? Même si Undyne l'avait sauvée, elle avait quand même d'abord essayé de la tuer. "Eh bien, j'espérais que nous pourrions au moins ESSAYER pour le bien de Papyrus..."
"Vraiment?! Que c'est charmant! J'accepte! Allons gambader dans les champs fleuris de l'amitié!" dit Undyne sarcastique. "OU PAS! Écoute, je peux accepter que tu vives, et je t'ai peut-être sauvée, mais tu es toujours l'ennemie des rêves et espoirs de tout le monde! Si tu n'étais pas mon invitée, je te tabasserais là tout de suite! Je ne serai JAMAIS ton amie! Maintenant sors de chez moi!"
Avant que Frisk ne puisse partir, ou même dire quelque chose, Papyrus entra sa tête par la fenêtre. "MINCE. QUE C'EST DOMMAGE. JE PENSAIS QU'UNDYNE POURRAIT ÊTRE TON AMIE, MAIS J'IMAGINE... QUE JE L'AI SURESTIMÉE. ELLE N'EST JUSTE PAS À LA HAUTEUR!" Il fit un clin d'œil rapide à Frisk quand Undyne ne pouvait le voir.
Frisk était maintenant inquiète, mais Chara sourit. "Papyrus, tu es un putain de génie!"
"Chara, qu'est-ce qu'il se passe?"
"Attends. Trois, deux..."
L'œil d'Undyne s'est écarquillé de choc et d'outrage. "Quoi?! Pas à la hauteur?! Papyrus, attends une seconde!" Elle marcha jusqu'à la fenêtre, mais Papyrus était déjà parti. "Mince... Il pense que je ne peux être ton amie . Fuhuhu, c'te blague!" Undyne dit en riant fort. "Je peux être amie avec une pleurnicharde comme toi à tout moment!"
"Eh bien, tu pourrais commencer par ne PAS la traiter de pleurnicharde..." a dit Chara, levant les yeux au ciel.
"Je lui montrerai! Écoute moi bien, humaine! Nous ne serons pas juste amies. Nous serons des BESTAH. Je vais te faire m'aimer si fort... que tu seras incapable de penser à qui que ce soit d'autre! Fuhuhuhuhu, c'est la REVANCHE PARFAITE!"
"Tu m'en diras tant." Frisk a marmonné à Chara. "Eh ben, elle a vite changé de disque."
"Elle est super compétitive." Chara a expliqué.
"Je te fais pas dire."
La voix d'Undyne est ensuite devenue insupportablement mielleuse. "Je t'en prie, assieds-toi."
"Et elle dit que c'est MOI qui joue la comédie à l'eau de rose..." Frisk marmonna à Chara. Elle regarda la fenêtre par laquelle Papyrus était parti.
Undyne l'a remarqué. "Je n'arrive pas à croire qu'il a bondi ainsi par la fenêtre." Elle sourit ensuite. "Normalement, il GÈRE l'atterrissage!"
Frisk l'a regardée avec surprise. "Il l'avait fait avant?!"
Elle s'est ensuite inquiétée qu'Undyne s'énerverait sur elle pour poser des questions, mais la femme poisson a juste souri à nouveau, pour de vrai cette fois, pas un faux sourire mielleux. "Bien sûr! Quoi, tu ne t'exerces pas à la géniale évasion par la fenêtre juste cas où il y a un incendie ou des méchants bombardent le bâtiment?"
"Ou si elle cuisine. Crois moi. Ça te fera l'incendie ET l'explosion." Chara dit à Frisk avec un rire.
Frisk rit aussi. "Je me casserais probablement tous les os de mon corps." elle a dit en s'asseyant à la table orange néon d'Undyne.
"Eh ben, tu ES une pleurnicharde." Undyne agréa en rigolant. "Bien, puisque nous sommes maintenant des bestah, ce sera à moi de t'endurcir! Mais d'abord... je te servirai quelque chose à boire."
Frisk l'a remerciée, le rouleau de tension à l'intérieur d'elle se défaisant légèrement. Elle regarda autour et réussit à se détendre un peu.
La cuisine d'Undyne était assez grande mais confortable. Le sol était fait de carrelage jaune et bleu, et un grand piano se trouvait tout près.
"Undyne adore jouer du piano. Elle est vachement douée. Elle donnait des leçons à Asriel et moi." Chara lui a dit. De petits fragments d'images d'Asriel assis à coté d'Undyne sur le banc du piano alors qu'il jouaient un beau duo ont envahi l'esprit de Frisk, la faisant sourire.
Undyne l'a regardée et vit qu'elle regardait le piano. "Une fois, un... ami? d'Alphys est venu ici. Tout ce qu'il a fait était de se coucher de manière séduisante sur le piano... et de manger des raisins. Je n'aime pas beaucoup ce mec. Mais j'admire son style de vie."
Frisk rit à l'histoire, puis eut l'air curieuse. "C'est qui Alphys? Papyrus m'a mentionné son nom une fois."
"Tu ne sais pas qui c'est?! C'est juste la Scientifique Royale, et la monstre la plus cool et la plus intelligente de l'Outremonde!" Undyne lui a dit, son œil s'illuminant alors qu'elle parlait de cette fille. Elle a pointé du doigt une photo qui pendait sur son mur. "C'est elle."
Frisk a regardé la photo. Undyne souriante avait son bras autour d'une femme lézard jaune en une blouse de laboratoire blanche. La femme lézard, qui Frisk savait maintenant s'appelait Alphys, souriait timidement à l'appareil et rougissait un peu. Quelque chose était écrit en bas de la photo mais Frisk ne pouvait le lire de là où elle était.
Chara a volé plus près pour y jeter un œil. "Il est écrit, "Soirée Anime avec ma bestah!""
"Elle a l'air cool. J'aimerais la rencontrer." Frisk dit à Undyne.
"Tu devrais! Elle est géniale!" Undyne lui a dit avec un sourire en ouvrant le frigo. La vapeur en est sortie et Frisk pouvait sentir de l'air chaud.
"Euh, Undyne, je crois que ton frigo brûle." Frisk lui a dit.
"Relax, la mioche, tout va bien. Je déteste la nourriture froide, alors Alphys m'a fabriqué un frigo qui réchauffe la nourriture à la place." Undyne a expliqué. "Le frigo chaud, la meilleure invention au monde!"
Frisk s'est dit qu'Undyne ne saisissait pas tout l'intérêt d'un frigo, mais n'a pas fait de commentaire. Au lieu de ça, elle regarda une épée géante. "Hé, c'est vraiment cool! Est-ce qu'Alphys l'a faite aussi?"
Undyne sourit en plaçant une bouteille sur le comptoir. "Ouais! C'est une copie exacte d'une épée de l'un de ses livres d'histoire humaine. Les humains sont nuls, mais leur histoire... est plutôt géniale. Comme cette épée géante, par exemple. Historiquement, les humains maniaient des épées jusqu'à dix fois plus grandes qu'eux. N'est-ce pas?"
Frisk a secoué sa tête. "Je ne pense pas que ce soit possible..."
"Pfft... Menteuse! J'ai LU la collection des livres d'histoire humaine d'Alphys! Je sais tout sur vos épées géantes... vos gigantesques robots exterminateurs d'aliens... vos princesses magiques... Hah! Tu ne sauras pas me duper!"
"Elle n'a pas à le faire. Je crois qu'Alphys t'a déjà dupée." Chara a marmonné. Frisk s'est juste tue.
Undyne a fini d'installer les boissons. "Tout est installé. Qu'est-ce que tu veux?"
Frisk a regardé mais ne pouvait pas bien voir ce qu'il y avait. Elle commença à se lever pour voir de plus près.
Soudain, Undyne lui fit un regard noir et jeta une lance vers Frisk à la vitesse de l'éclair. Frisk cria et tomba vers l'arrière, renversant sa chaise et se cognant la tête contre le sol, se faisant une vilaine bosse.
"Merde." elle a entendu Undyne marmonner. Puis Undyne s'est précipitée autour de la table et tendit une main vers Frisk avant que celle-ci ne puisse se relever.
Frisk a grimpé sous la table alors qu'Undyne l'a coincée dans un coin et qu'elle ne pouvait pas courir vers la porte ou sauter par la fenêtre comme elle le voulait. Dans l'effort de se protéger, elle a poussé la chaise renversée entre elle et Undyne. "T'approche pas de moi!" elle cria, essayant d'avoir l'air courageuse, mais sa voix est sortie tremblante. Son esprit faisait la course alors qu'elle essayait de penser à un moyen de s'échapper. Si Undyne l'attaquait, peut-être qu'elle pourrait lui balancer la chaise dessus pour l'assommer et s'enfuir.
Mais Undyne n'a pas attaqué. Au lieu de ça, elle a mis les mains en l'air pour prouver qu'elle n'était pas armée. "Bon sang, calme-toi, la mioche! Je ne vais pas te faire de mal!"
"Tu viens tout juste d'encore jeter une lance sur moi!"
"Ouais, pour que tu puisses pointer la boisson que tu veux avec! Tu es l'invitée, tu n'es pas censée te lever et te servir toi-même!" Undyne a expliqué d'un ton neutre.
Frisk l'a regardée d'un air incrédule. "Et tu l'as jetée au lieu de juste me la donner. Pourquoi?"
"Parce que juste te la donner est ENNYUEUX! La lancer est infiniment plus cool! J'ai probablement dû te prévenir d'abord, je te l'accorde... Désolée pour ça. J'étais un peu... trop zélée."
"Elle ne ment pas. Je me souviens elle avait une fois apporté des cookies au palais. Elle les lançait vers Asriel et moi comme des frisbees. Asriel et moi nous sommes cognés l'un contre l'autre en essayant de les attraper, et les cookies ont volé par la fenêtre et l'ont cassée. Maman n'était pas contente." Chara lui a dit. "Aussi, ne défie jamais Undyne à une bataille de boules de neige comme Asriel l'avait fait. Elle lui avait jeté dessus un tas de neige plus grand que lui."
Frisk s'est sentie un peu mieux à ça, bien qu'elle devait se retenir de rire aux histoires de Chara et aux images qui en résultaient. "Eh, j'imagine que ça va, tant que c'est ta table et pas ma tête que la lance fissure." elle plaisanta faiblement en rampant d'en-dessous la table et s'est relevée, remettant sa chaise droit et s'asseyant à nouveau.
Undyne lui sourit. "Maintenant prends cette lance et pointe sur ce que tu veux!"
Frisk a prudemment pris la lance et regardé les choix de boissons. Elle a pointé la lance sur la bouteille emplie de liquide jaune, incapable de lire l'étiquette de là où elle était assise. "C'est quoi ce truc jaune?"
"C'est du soda. Je sais, moi aussi je pense que c'est dégueu, mais Alphys l'adore." Undyne a remis le soda dans le frigo et Frisk avait l'impression qu'elle n'en aurait pas.
"Qu'en est-il du truc dans le cylindre vert?"
"C'est du chocolat chaud. Tu en..." Undyne s'est ensuite arrêtée une seconde. "Attends... Attends... Je viens de me rappeler... Cette boîte est vide. J'ai arrêté d'en acheter parce que c'était trop pénible... Asgore se collait des chamallows dans la barbe." Undyne a expliqué en riant.
Chara a ri égaelment. "Ça ressemble à Papa. Undyne gardait du chocolat quand même pour nous, car c'était ma boisson préférée et celle d'Asriel, même si elle pensait que c'était dégueu quand je préparais mon Spécial Chara."
"Devrais-je demander ce qu'il y avait dans ce Spécial Chara?"
"Supplément du sirop de chocolat, crème fouettée, chamallows, duvet de chamallow, coupeaux de chocolat, dragées, et plus de sirop de chocolat."
"Bon sang, Chara, rien que d'y penser me donne des caries..." Frisk a ramené son attention vers Undyne, se rendant compte qu'elle avait probablement l'air d'avoir la tête dans les nuages. "Je vais alors goûter le truc dans les boîtes."
"Du thé, hein?" Undyne a demandé et Frisk a hoché la tête. "J'en ai aux fleurs dorées et à la menthe."
Frisk sourit un peu, pensant à une certaine fleur jaune qui était probablement en train d'épier. Ce serait amusant de le faire un peu flipper. "J'aimerais du thé de fleur dorée, s'il te plaît!" elle dit joyeusement et un peu fort.
Undyne semblait contente de cette réponse "Ça vient." Elle a préparé le thé étonnement vite et l'a placé devant Frisk.
Frisk l'a remerciée et but une gorgée pour agacer Flowey s'il était en train de regarder, mais le regretta ensuite car le thé chaud lui a brûlé le palais. C'était tout de même assez bon.
Undyne rit. "Attention, c'est chaud. Mais tu as du cran. Je suis impressionnée. C'est bon, pas vrai? Rien que le meilleur pour mon AMIE ABSOLUMENT PRÉCIEUSE!" Elle s'est ensuite un peu dégrisée. "Hé... c'est en fait assez étrange que tu aies choisi CE thé. Le thé de fleur dorée... C'est le thé préféré d'Asgore. Tu n'es pas tant que ça comme lui, mais vous avez tous les deux une chose en commun. Vous êtes tous les deux des grosses lavettes!" Elle s'arrêta pendant une seconde. "...En quelque sorte."
Elle laissa échapper un léger soupir. "T'sais, j'étais une enfant assez impétueuse, tout comme toi."
"Je ne suis pas si impétueuse que ça, si?" Frisk a lâché, lançant un regard à Chara.
Chara a secoué sa tête. "Seulement quand tu es vraiment fâchée. À part ça, tu es assez pondérée. Je crois qu'Undyne est juste impressionnée que t'as eu le cran de l'engueuler quand elle faisait la connasse."
"Bah ouais. Tu m'as littéralement crié à la figure que j'étais une putain de sadiste. Il faut du cran pour ça." Undyne a répondu, n'entendant bien sûr pas Chara, même si elle a confirmé la réponse de la fantôme.
"Ou de la stupidité." Frisk dit en riant. "Je ne pouvais faire marcher mes jambes, alors à la place, j'ai décidé de faire marcher ma bouche."
Undyne haussa les épaules, mais elle souriait. "Je suis passée par là. Une fois, pour prouver que j'étais la plus forte, j'ai essayé de battre Asgore. J'insiste bien sur ESSAYÉ. Je n'ai pas su lui porter un seul coup. Et bien sûr, pendant tout ce temps, il a refusé de riposter! J'étais si humiliée... Après ça, il s'est excusé et m'a dit un truc idiot. "Excuse moi, veux tu savoir comment me battre?" J'ai dit oui, et à partir de ce moment-là, il m'a entraînée. Et puis un jour pendant l'entraînement, j'ai enfin réussi à le défoncer. Je me suis sentie... mal. Mais il rayonnait. Je n'ai jamais vu quelqu'un être aussi fier de se faire botter les fesses!" Elle sourit largement à ça. "Enfin, pour abréger, il a continué de m'entraîner, et maintenant je suis à la tête de la Garde Royale. Alors maintenant c'est moi qui entraîne des bouffons à se battre. Comme, euh, Papyrus."
Elle tapa ses doigts contre la table. "Mais, euh, pour être honnête... je ne pense pas que je pourrai faire entrer Papyrus dans la Garde Royale un jour."
"Quoi?! Pourquoi pas? Papyrus est vachement doué!" Frisk lui a dit. "Il est fort, il est courageux, il est intelligent... alors pourquoi n'est-il pas déjà dans la Garde Royale?"
"Ça n'a rien à voir avec ses compétences. Je ne dis pas que Papyrus est faible; il est en fait vachement dur. Merde, s'il utilisait la pleine capacité de son pouvoir, il serait probablement promu en tant que mon second, s'il n'obtenait pas mon poste." admit Undyne. "Mais... il... il est juste trop innocent et gentil! Je veux dire, regarde, il était CENSÉ te capturer. Et au lieu de ça, il a fini par devenir ton AMI!"
"Qu'y a-t-il de mal à être gentil et vérifier pour voir si quelqu'un est vraiment une menace avant de le tuer?" Frisk a demandé, un peu fâchée pour son ami.
"Ce n'est pas que toi. Papyrus essaie d'être ami avec tout le monde et de voir le bon coté chez les gens, indifféremment s'ils ont vraiment un bon coté ou pas." Undyne lui a dit. "Papyrus refuse de tuer. Il n'utilise même pas les attaques fatales sur les mannequins d'entraînement. Mais s'il y a un vrai combat, il devrait être capable de tuer s'il le faut. Et je le connais. Il ne tuera pas. Si je l'envoie au combat... il sera réduit en charpie souriante."
"Mais..."
"Écoute, la mioche, je sais que tu veux aider Papyrus, mais s'il va sur un champ de bataille, il y aura un moment où il sera forcé soit de tuer, soit de se faire tuer. Et connaissant Papyrus, ce sera le second. Il y a des gens qui n'accepteront pas sa clémence. Je suis juste contente que tu n'étais pas l'une d'eux." Undyne a soupiré et a tapé ses doigts contre la table. "Et s'il est forcé de tuer... ça lui brisera le cœur. Le LV, c'est pas marrant, la mioche. Je ne veux pas lui faire vivre ça."
"As-tu essayé de lui en parler?" Frisk a demandé doucement. "Lui as-tu fait savoir ce que ça impliquerait, pour qu'il puisse décider de lui-même si c'est ce qu'il veut vraiment ou non?"
Undyne a soupiré. "Non. Je ne veux pas lui faire de la peine. C'est pour ça que j'ai commencé à lui apprendre à cuisiner, tu sais. Pour qu'il, euh, puisse peut-être faire quelque chose d'autre de sa vie."
"Mais ces mensonges ne lui feront que plus de peine. Je ne connais peut-être pas Papyrus depuis aussi longtemps que toi, mais je sais qu'il déteste qu'on lui mente. Et il est intelligent; je ne serais pas surprise s'il le suspecte déjà, mais qu'il veut soit te faire ses preuves, soit ne veut pas te faire de la peine non plus." Frisk lui a dit. "Je t'en prie... dis-lui juste la vérité. Ça ne l'aide pas. Il s'entraînait si dur et si ce n'est pas..." Frisk s'est figée alors qu'elle a eu une idée. "Attends. J'ai une idée. Je sais comment Papyrus pourrait être dans la Garde Royale, et ne pas avoir affaire à des combats actifs!"
Undyne semblait ne pas être sûre si elle devait être agacée ou intriguée par ce que disait cette personne persistante devant elle. "C'est quoi?"
"Papyrus m'a apprise comment me défendre. Je pense que c'est la seule raison pourquoi j'ai tenu aussi longtemps face à toi." Frisk a confessé. "Il est vraiment un très bon prof et il m'a beaucoup aidée. Il ferait un bon entraîneur pour la Garde Royale, et il m'a dit à quel point ça lui a plu de m'entraîner et il a pensé qu'il pourrait peut-être te parler et demander s'il pourrait t'aider à entraîner les nouvelles recrues."
"Frisk, c'est du génie!" Chara lui a dit.
Frisk sourit à ça. "Et ainsi, tu n'auras pas à t'inquiéter, et il pourra faire quelque chose en quoi il est vraiment bon, et ça aidera tout le monde!"
"Tu sais... C'est une idée géniale, humaine!" Undyne a agréé avec un grand sourire. "Je n'ai jamais pensé à ça! Je lui proposerai de devenir un Entraîneur de Garde Royale quand il viendra pour sa leçon de cuisine." Elle s'est levée, puis s'est figée. "Celle qu'il était censé avoir là tout de suite!" Elle regarda la fenêtre brisée, mais ne voyant aucun signe de Papyrus, elle se retourna vers Frisk, son œil flamboyant. "Eh bien, s'il n'est pas là pour l'avoir, TU l'auras à sa place!" Elle bondit en l'air et sur son comptoir de cuisine, et glissa à travers, faisant tout tomber par terre avec un gros fracas. Elle fit ensuite face à Frisk, mains sur ses hanches avec un sourire assez effrayant. "C'est exact! RIEN ne nous a jamais rapprochés Papyrus et moi que la cuisine! Ce qui veut dire que si je te donne sa leçon, nous serons plus proches que tu ne puisses imaginer! Fuhuhu! T'as peur?! Nous allons être meilleures amies!"
Frisk l'a regardée nerveusement. "Chara, devrais-je avoir peur?"
"Probablement. Elle va probablement mettre le feu à quelque chose. Ou va mettre le feu à tout..."
Avant que Frisk ne puisse y répondre, Undyne a bondi du comptoir sur la table et a sans cérémonie saisi Frisk par la tête, traînant la jeune fille jusqu'au comptoir.
"Aïe! Hé!"
Undyne l'a juste ignorée alors qu'elle l'a laissée tomber près du comptoir. "Commençons par la sauce!" Elle tapa le sol avec son pied si fort, que les armoires d'au-dessus se sont ouvertes et des légumes sont tombés adroitement sur le comptoir.
Frisk regarda d'un air incrédule. "Comment a-t-elle...?"
"C'est Undyne. Es tu surprise?"
"Franchement, non."
"Imagine que ces légumes sont ton pire ennemi!" ordonna Undyne. "Maintenant! Réduis les en poussière avec tes poings!"
Frisk prit une profonde inspiration et imagina que les légumes étaient Flowey et ses parents. Elle frappa fort avec ses poings, mais elle visait toujours aussi mal et elle a frappé le coté d'une tomate, la faisant s'envoler hors du comptoir.
Undyne sourit largement. "Ouais! Ouais! Nos cœurs battent à l'unisson contre ces ingrédients sains! MAINTENANT C'EST MON TOUR! NGAHH!" Avec un seul coup de poing, elle a pulvérisé tous les légumes, les recouvrant, Frisk et elle, de purée de légumes.
Frisk était impressionnée. "Tu crois qu'elle peut m'apprendre ça?"
"Demande lui. Elle serait contente de le faire." Chara lui a dit, regardant la "leçon de cuisine" avec amusement. "Aussi... tu as un peu de quelque chose... partout." Elle a pointé vers son visage.
"Euh... nous gratterons ça dans une casserole plus tard. Mais MAINTENANT!" Undyne fit un coup de pied au fourneau, ce qui a fait tomber une casserole d'une armoire d'au-dessus. "Nous ajoutons les nouilles! Les nouilles faites maison sont les meilleures!" Elle sourit ensuite. "Mais je les achète juste en magasin! Elles sont moins chères!"
Frisk rigola. "Moi aussi!"
Undyne lui a fait un grand sourire sincère avant de lui lancer une boîte de nouilles. "Maintenant jette-les dans la casserole comme si c'étaient tous des bandits!"
Frisk a ouvert la boîte et, entrant dans l'esprit du jeu et voulant un peu impressionner Undyne, a jeté les nouilles dans la casserole aussi fort qu'elle le pouvait. La boîte a glissé de ses mains et est également tombée dans la casserole. "Oups..."
"OUAIS! J'SUIS À FOND!" Undyne l'a encouragée. "Maintenant, il faut touiller les pâtes! Et en règle générale, au plus tu touilles, au plus c'est bon! Prête? Faisons-le!"
"Ne devrions-nous pas d'abord mettre de l'eau?"
"Hé, c'est qui la prof, toi ou moi? Touille ces pâtes, la mioche!" Undyne a ordonné. Frisk obéit et commença à touiller. "Touille plus fort!" Frisk touilla rapidement. "Plus fort!" Frisk alla à pleine vitesse, les pâtes s'envolant presque de la casserole. "PLUS FORT!"
"Je suis une petite humaine pleurnicharde, à quelle vitesse t'attends-tu à ce que je touille?!"
Undyne l'a poussée sur le coté. "Ugh, laisse-moi faire!" Elle fit apparaître une lance et commença à défoncer la casserole.
"Undyne, euh, t'es en train de détruire ta casserole." Frisk a fait remarquer.
"C'est comme ça qu'elle apprend la peur!"
"D'accord, maintenant j'ai peur." Frisk a marmonné à Chara par télépathie.
"Attends qu'elle allume le feu." Chara lui a dit, laissant sortir un rire maléfique.
"Vous êtes tarées toutes les deux."
"Et t'es sensée, toi?"
"D'accord, je concède que je ne le suis probablement pas."
Undyne rigola. "C'est ça! D'accord, maintenant l'étape finale: ALLUME LE FEU! Laisse le fourneau symboliser ta passion! Laisse tes rêves et espoirs se transformer en un feu ardent! Prête? Ne te retiens pas!"
Frisk, ne voulant pas transformer son corps entier en un feu ardent, a allumé le fourneau à la température juste qu'il faut.
"Plus chaud!"
"Mais..."
"Ugh, juste laisse-moi faire!" Undyne a encore gentiment poussé Frisk sur le coté et a fait monter la chaleur, riant comme une folle.
Frisk a essayé de l'arrêter en voyant les flammes monter presqu'au plafond. "Undyne, non! Tu vas mettre le..." Le feu géant sur le fourneau a explosé. "FEEEUUU!"
"Je t'avais dit." Chara ne semblait pas du tout inquiète. Soit ça, soit elle y était habituée.
Undyne semblait s'en ficher aussi. "Purée, pas étonnant que Papyrus est nul en cuisine."
"Feufeufeufeu!" Frisk a essayé de chercher de l'eau dans le lavabo pour la verser, mais celui-ci a d'une quelconque façon flambé aussi.
"C'est quoi la suite? Du scrapbooking? Des bracelets d'amitié?"
"Oh mon dieu, où est l'extincteur?!" Frisk courait partout comme une folle, cherchant l'extincteur.
"Ah, de qui je me moque? J'ai vraiment tout foutu en l'air, pas vrai?"
Il n'y avait pas d'extincteur en vue et Frisk a abandonné d'essayer d'éteindre l'incendie déchaîné qu'est devenue la maison d'Undyne. "Undyne, ce n'est rien, mais nous devons sortir d'ici! La maison est en feu!" Elle a saisi le bras d'Undyne et a essayé de la tirer de là, mais Undyne n'a pas bougé, alors Frisk a essayé, et misérablement raté, de soulever Undyne, ce qui n'aboutit qu'à Undyne la regarder avec surprise.
Ensuite, Undyne rigola. "Calme-toi, la mioche, c'est juste une petit incendie. Merci d'avoir essayé de me sauver, mais je m'en charge." Elle a doucement soulevé Frisk et l'a mise sous son bras, a saisi un coffre-fort qui se trouvait derrière le comptoir, a enlevé du mur la photo d'Alphys et elle, et s'est précipitée hors de la maison.
...
Undyne a gentiment déposé Frisk à l'extérieur de la maison en feu. Frisk était toujours plutôt bouleversée, mais Undyne était imperturbable. "Eh ben, c'était amusant! Nous devrions encore traîner ensemble un jour." Elle jeta un coup d'œil sur les décombres brûlants de sa maison. "Juste pas ici. Je séjournerai chez Papyrus pendant quelques jours."
"Qu'en est-il de ta..."
Undyne balaya le souci du revers de la main. "T'en fais pas pour la maison. La coque est ininflammable, tout comme l'épée et le frigo qu'Alphys a faits. Je dois juste attendre que le feu s'éteigne, et je comptais redécorer l'intérieur de toute façon." Elle fit un sourire à Frisk. "...Tu sais, j'étais au début agacée par ta comédie à l'eau de rose. Mais maintenant que j'ai appris à te connaître... je me rends compte que tu ne jouais pas du tout la comédie. Tu as du cran, et tu as du courage, et le plus important, tu es loyale comme tout. Tu... me rappelles des amis que j'ai eu." Il y avait un peu de tristesse dans l'œil d'Undyne en disait ça, et Frisk sut qu'elle pensait probablement à Chara et Asriel.
"Je sais maintenant que tu n'es pas juste une pleurnicharde." Undyne a continué. Puis elle sourit. "Tu es une pleurnicharde au grand cœur!"
"Je sais pas si je dois prendre ça comme un compliment ou une insulte." a dit Frisk, cependant elle souriait. "Appelle-t-elle toujours ses amis des pleurnichards?" elle demanda à Chara par télépathie.
Chara hocha la tête en riant. "Ou des bouffons."
"Eh, prends ça comme un compliment." Undyne lui a dit. Ensuite, elle devint sérieuse. "Écoute, humaine, il semble qu'Asgore et toi êtes destinés à combattre. Mais le connaissant, il ne le veut pas. Parle lui. Je suis sûre que tu peux le persuader de te laisser rentrer chez toi. Si tu le veux même." Elle soupira. "Je sais que je ne suis pas la première personne à qui tu confierais ce genre de choses, mais je peux voir que les choses ne vont pas si bien pour toi à la surface. Sans m'a dit certaines choses... et je peux le voir rien qu'en te regardant, maintenant que je ne me mens pas à moi-même." La dernière phrase était douce, comme des excuses tacites.
Frisk se raidit un peu. Elle ignorait que Sans savait, vu qu'elle en avait parlé qu'à Papyrus de ce qu'il se passait, et elle ne voulait pas qu'Undyne le sache. Elle savait que les chances qu'Undyne ou d'autres monstres la séparent de sa sœur, chose qu'elle craignait le plus de ce que leur vie à la maison se sache, étaient quasi-nulles vu que les monstres étaient non seulement gentils, mais ne pouvaient emmener Tina même s'ils le voulaient car ils étaient piégés, mais elle ignorait quand même ce qu'Undyne ferait de cette information. Pour autant qu'elle sache, Undyne pourrait la frapper maintenant que Frisk était vulnérable.
"Undyne ne pense pas comme ça." Chara l'a rassurée, entendant les pensées de Frisk. "Elle ne te fera pas de mal. Elle va t'aider. Et aucun des monstres ne te séparera JAMAIS de Tina."
"Calme toi." Undyne a d'une voix étonnamment douce. "Je ne vais pas te faire de mal et tu n'as pas à avoir peur. Et te fâche pas contre Sans; il essayait juste de t'aider. Nous... Nous avons eu une amie qui avait vécu la même chose. Ce que j'essaie de dire, c'est que tu n'es pas obligée de retourner là-bas. Tu peux vivre ici et Asgore fermera les yeux à ça."
Frisk a secoué sa tête. "Je dois y retourner. Ma petite sœur est là-bas, et je l'aime plus que tout au monde. Je ne la laisserai pas seule. Je suis déjà partie depuis trop longtemps." Elle était à nouveau emplie de peur et de culpabilité. Pendant qu'elle s'entraînait et se faisait des amis, Tina était toute seule pendant presque six jours. Frisk avait l'impression d'être la pire sœur au monde. Et si...
"Hé! Hé, ça va. Calme toi." La voix d'Undyne l'a sortie de sa panique. "Parle juste à Asgore. Je sais qu'il est énorme et qu'il a l'air effrayant, mais il n'est qu'une grosse boule de poils. Dis-lui ce qu'il se passe. Je suis sûre qu'il te laissera aller chercher ta sœur. Il pourrait même vous adopter toutes les deux comme il avait adopté Chara."
Frisk a cru pendant une seconde que c'était peut-être une blague. Elle a regardé dans l'œil d'Undyne, mais il n'y avait que l'honnêteté et la compassion. Elle ressemblait à l'Undyne des souvenirs de Chara.
"Vraiment? Il va pas lui faire du mal?" Frisk demanda doucement.
"Il lui fera pas de mal. Il a un grand cœur, la mioche. Je connais Asgore; il ne voudra pas faire de mal à une personne innocente s'il a le choix. Nous attendrons juste qu'un mauvais humain tombe et nous prendrons son âme à la place." Undyne ensuite sourit sauvagement. "Hé, peut-être que tu pourrais pousser tes parents dans l'Outremonde."
Frisk en était tentée pendant un moment, puis s'en sentit coupable. Elle ne voulait pas être une meurtrière. Elle était silencieuse pendant une seconde, puis parla doucement. "Je les déteste, mais ils ne méritent pas de mourir. Ils ne nous ont jamais frappées, ou quoique ce soit. Ils sont juste..."
"Des connards négligents?"
Frisk laissa échapper un léger rire triste. "Ouais."
"Ça ne veut pas dire que ce qu'ils font n'est pas affreux à crever." Undyne a marmonné, mais n'a pas insisté plus que ça.
Frisk a vite changé de sujet, ne voulant pas parler plus longtemps de sa vie à la maison avec quelqu'un qu'elle ne connaissait toujours pas si bien. "Mais peut-être que je peux aider d'une autre manière. Peut-être qu'il y a un moyen de briser la barrière de l'extérieur, comme un contre-sortilège ou un garde-fou, ou un truc du genre." Ses yeux s'illuminèrent alors qu'elle a enfin craché son plan, maintenant qu'elle savait que personne ne blesserait Tina.
Undyne eut l'air surprise pendant une seconde, puis sourit largement. "C'est du pur génie! Tu veux vraiment faire ça?!"
Frisk hocha la tête avec une expression déterminée. Elle fixait son regard sur Undyne et n'avait pas vu Chara ouvrir sa bouche comme si elle allait dire quelque chose et la refermer ensuite. "Je ne peux garantir si ça va marcher ou non, mais je peux au moins essayer. Je connais rien à la magie, mais je peux faire des recherches et rapporter des choses, ou quoique vous voulez que je fasse. Je veux vous aider. Je veux libérer tout le monde."
"Alors qu'est-ce que t'attends?! Va dire ton idée à Asgore, ramène ta petite sœur ici, et nous travaillerons tous ensemble pour détruire la barrière!" Undyne la supporta.
Frisk hocha la tête, emplie de détermination. "Je vais le faire!"
"OUAIS!" Undyne leva son poing en l'air avant de se calmer un peu. "Maintenant, quand tu seras à Calciterre, va voir Alphys. Son labo se trouve juste après l'entrée de Calciterre. Il est énorme et tu ne peux le manquer. Je l'appellerai et lui dirai ce que tu comptes faire, et elle t'aidera à aller à la Capitale, et je dirai aussi au reste de la Garde Royale que tu es avec nous pour qu'ils ne t'attaquent pas."
"Merci."
"Pas de souci. Si tu as besoin de quoique ce soit, appelle moi juste à..." Undyne a vérifié dans ses poches, puis a froncé les sourcils. "Oups..."
"Qu'est-ce qu'il y a?"
"J'ai laissé mon téléphone dans la maison, et il n'est pas ininflammable." Undyne fit un sourire penaud. "Appelle Papyrus. Je serai juste à coté."
Frisk a hoché la tête, a remercié Undyne, et lui a dit au revoir. Alors qu'elle se dirigeait vers Calciterre, elle ne pouvait arrêter de sourire. Ça avait valu la peine. Tout avait valu la peine. Papyrus et Chara ont eu raison. Elle a fait d'une ennemie une amie, et Roi Asgore changerait d'avis. Tina et elle auraient une famille; une vraie famille aimante comme celles dans les livres de contes, et si elle travaillait dur et trouvait une solution, sa famille et ses amies seraient libres!
Elle accéléra le pas. Si elle se dépêchait, elle pourrait avoir sa petite sœur bien-aimée dans ses bras d'ici ce soir.
...
Chara sourit et fit un pouce en l'air à Frisk quand celle-ci lui a souri, et suivit son amie alors qu'elle traversait le reste des Chutes en courant. Mais quand Frisk regardait ailleurs, Chara fit la moue et détourna le regard.
Frisk ne savait pas ce que savait Chara; que partir ne serait pas si facile.
Au tout début, Chara ne lui a pas dit ce que ça coûte pour traverser la barrière parce qu'elle craignait que l'autre fille, désespérée de rentrer auprès de sa sœur, commencerait à tuer les monstres. La vérité était que quand elle a fait équipe avec Frisk la première fois, c'était plus pour garder un œil sur elle et s'assurer que Frisk ne blesse personne, plutôt que pour aider Frisk.
Mais Frisk a été gentille et attentionnée, était tombée amoureuse des monstres de la même manière que Chara l'avait fait. Frisk avait vite fait ce qu'aucun humain n'avait fait et était devenue l'amie de Chara, son âme-sœur. Juste en étant elle-même, Frisk avait fait Chara l'aimer et vouloir la protéger.
Et elle savait que dire la vérité à Frisk lui briserait sa confiance et son cœur, sachant que quelqu'un qu'elle voyait comme une amie lui a menti par omission. Lui a menti à propos de tellement de choses.
Chara a ouvert sa bouche, voulant tout raconter à Frisk, mais elle n'a pas pu. Elle n'a pas pu, en voyant Frisk si heureuse.
Elle trouverait une solution.
Elle avait essayé de penser à une solution de les sortir d'ici depuis qu'elle a rejoint Frisk, et elle avait quelques idées. Son âme et celle de Frisk semblaient être liées d'une façon jamais vue avant, alors peut-être que son âme et celle de Frisk ensemble seraient assez puissantes pour laisser partir Frisk. Ou peut-être que Chara elle-même, même si elle pouvait sentir que son âme n'était pas très forte, pourrait être la septième âme pour briser la barrière. Elle ignorait si sa puissance serait suffisante, mais si ça l'était... elle pourrait finir ce qu'elle avait commencé et briser la barrière, et Frisk vivrait.
Elle ferait tout ce qu'il fallait pour s'assurer que personne d'autre qu'elle aimait ne meurt à cause d'elle.
Même si ça impliquait la destruction de sa propre âme.
A/N: Un autre arc narratif de fini, et au prochain chapitre, on passe dans la zone suivante! Sinon, laissez-moi vous fournir l'explication de pourquoi il n'y a pas eu le "faux combat" dans la maison en feu comme dans le jeu. L'auteur avait expliqué qu'elle trouvait que cette scène ne collait pas bien à cette histoire, et ce pour plusieurs raisons. Premièrement, Undyne avait dit à Frisk plus tôt qu'elle ne lui ferait pas de mal, et en tant qu'héroïne, Undyne tient sa parole. Deuxièmement, Frisk ne l'avait techniquement jamais battue au combat, et donc Undyne n'avait pas l'impression de devoir retrouver sa fierté perdue. Troisièmement, la loyauté de Frisk envers Papyrus, ainsi que sa tentative de "sauver" Undyne de l'incendie ont fait qu'Undyne apprécie et respecte Frisk (ce qui était un effet similaire à celui causé par la "pichenette").
Vous pouvez deviner ce qu'il y aura au prochain chapitre, mais bien entendu, il y aura aussi un peu de contenu original en plus. :) Il y aura même une petite scène avec Tina! ^^
