Enfin, un autre chapitre de traduit. Je prenais un peu de temps avec celui-là, désolée... ^^" Mais j'imagine que j'ai besoin d'un peu de repos de traduction (au lieu d'y être trop à fond tout le temps). Bonne lecture. :)


Undyne s'est raidie. "Quoi?!"

Papyrus était un peu inquiet, mais il a armé son courage. "Les autres humains qui sont tombés. Que leur est-il arrivé? Je veux dire, je sais ce qu'est arrivé à l'Âme Jaune, mais qu'en est-il des cinq autres?"

"Papyrus, pourquoi est-ce que ça t'inquiète?" a demandé Undyne.

"Parce que je dois m'assurer que mon amie est en sécurité. Et pas qu'elle, mais Roi Asgore aussi. U-Un ami à moi m'a dit que Roi Asgore a décrété que tous les humains devaient être tués, peu importe s'ils aient fait quelque chose de mal ou non. Il... Il m'a dit que l'humaine était la dernière, que le roi la tuerait... qu'il y avait six cercueils dans le sous-sol..." Papyrus a lâché, ses os cliquetants. "Ç-Ça ne ressemble pas à l'Asgore que je connais... Je sais à quel point il est gentil... il m'avait tant aidé... mais Undyne, je ne peux pas perdre l'humaine comme j'ai perdu Papa!" Ses orbites se sont emplies de larmes. "Je ne veux pas que quiconque soit blessé... Je t'en prie Undyne, tu dois me dire la vérité. Je sais que Sans et toi me cachez des choses pour essayer de me protéger, mais je t'en prie, je dois connaître la vérité."

L'œil d'Undyne s'est adouci. Elle a fait un câlin à Papyrus et l'a guidé s'asseoir sur une chaise. "J'ignore qui diable t'a raconté ça, mais les choses ne sont pas comme ça. Écoute, Asgore ne fera pas de mal à notre petite amie. Au moment même où elle lui dira qu'elle nous aidera à briser la barrière, il saisira la chance de nous libérer sans devoir la combattre. Merde, le connaissant, il va probablement l'adopter avec sa petite sœur. Et... en ce qui est des autres humains tombés... il ne les a pas tous tués. Trois d'entre eux sont morts dans des accidents. Il y en a un qui avait tué des monstres, et les membres de la famille de ces monstres se sont battus ensemble et l'ont arrêté avant qu'il ne puisse blesser qui que ce soit d'autre. Et le tout dernier humain tombé, l'Âme Mauve... Il avait su me passer jusqu'à Calciterre, et il était arrivé au château. Il a attaqué Asgore. Il n'avait pas le choix que de le tuer. Ça lui a fait mal de faire ça, mais il a fait ce qu'il devait faire." Undyne a serré ses poings, et puis elle a soupiré. "C'est... C'est pourquoi j'ai fait ça à notre humaine, Paps. Je ne voulais pas qu'Asgore ait mal à nouveau. Physiquement ou émotionnellement. Papyrus, tu m'as demandée d'être honnête avec toi, et je le serai. Les monstres sont désespérés de voir le soleil, et Asgore veut vraiment nous donner ça. Et maintenant qu'il le peut sans faire de mal à la gamine, je te promets qu'il usera de cette option."

Papyrus a hoché la tête et a doucement câliné son amie. Il se sentait un peu mieux, bien qu'une certaine inquiétude persistait. Tout de même, il s'est juré de penser positif et faire ce qu'il pouvait pour s'assurer que ceux qu'il aimait étaient en sécurité.

La porte s'est ouverte et Sans est entré, portant un conteneur gras de Chez Grillby et un milkshake. "Salut les gars. Je vous ai ramené un casse-croûte... Est-ce que tout va bien? Paps, tu as pleuré?" Il s'est approché de son frère, l'air inquiet.

"Il était juste un peu inquiet pour l'humaine." Undyne lui a dit avant que Papyrus ne puisse balayer la question et dire à Sans qu'il avait eu un truc dans les yeux ou d'autres balivernes.

"Aww, Paps, t'inquiète pas. Elle ira bien. Mais je peux vérifier comment elle va quand je serai à mon stand de hot-dogs cette après-midi, si ça peut te rassurer." Sans l'a rassuré, tapotant sur l'épaule de son frère.

"Ça me rassurerait." Papyrus a admis. "Merci, Sans."

...

"Alors, comment diable on fait fonctionner ce truc?" Frisk marmonna, appuyant sur chaque bouton de son téléphone alors qu'elle traversait la chaleur étouffante. Le téléphone bippait et vibrait alors que des notifications d'Alphys apparaissaient, mais Frisk n'arrivait même pas à comprendre comment mieux les voir, ou appeler Alphys ou quelqu'un d'autre, ou accéder à ses objets. Elle n'avait jamais eu de téléphone portable avant l'Outremonde, sans parler d'un téléphone comme celui-ci, qui était beaucoup plus luxueux que les smartphones dont elle avait entendu ses camarades de classe se vanter d'avoir.

Maintenant qu'elle y pensait, avait-elle seulement le numéro d'Alphys?

"Chara, peux-tu m'aider avec ça?" elle demanda à son amie fantôme.

Chara a secoué sa tête. "Mon dernier téléphone était un téléphone pliable. Je n'ai jamais vu de téléphone comme celui-là avant... Frisk, fais attention!"

Mais il était trop tard car Frisk, essayant toujours de comprendre comment son téléphone marchait, a pris le tournant, ne voyant pas le petit monstre volcan qui faisait pareil. Elle a trébuché sur le petit monstre, tombant par terre. "Aïe..." Elle s'est assise, frottant son genou blessé, et s'est tournée vers le monstre sur lequel elle a trébuché. "Je suis si désolée! Est-ce que ça va?!"

Le monstre lui fit un sourire adorable, lui rappelant Tina. "Je vais bien!" Il vit ensuite la petite éraflure sur son genou. "Mais tu es blessée! Tiens, je vais t'aider!"

"Ne le laisse pas faire! Volcâlin pense que sa lave bouillante est un médicament curatif. Ça ne l'est pas." Chara l'avertit, et Frisk roula hors du chemin juste à temps car le petit volcan amical tirait des jets de lave brûlante vers elle.

Le petit Volcâlin semblait très confus et un peu vexé quand Frisk a esquivé ses tentatives de la guérir. Frisk a senti le besoin de le réconforter. "Hé... merci beaucoup pour avoir essayé de m'aider, mais la lave ne guérit pas mon espèce comme ça guérit probablement la tienne. Elle est trop chaude pour nous. Ça pourrait vraiment me blesser, tu comprends?" Volcâlin regarda par terre tristement et Frisk lui fit un câlin. "Mais tu as été tellement gentil d'essayer. Je parie qu'avec de la pratique et en apprenant de différentes techniques pour les différents monstres, tu seras bientôt capable de guérir tout le monde!"

Volcâlin s'es immédiatement redressé, se blottissant dans le câlin. Frisk grimaça un peu vu qu'il était assez chaud, mais ne s'est pas écartée. "Je le ferai, gentille monstre étrange! Je travaillerai très dur et je serai le meilleur guérisseur au monde!"

Frisk sourit en le relâchant. "Je sais que tu le seras!"

Le petit Volcâlin a ensuite jeté un peu d'or à ses pieds. "Tiens! Tu peux t'acheter une Glace Gentilly! Ça te fera aller mieux en attendant que j'apprenne à guérir!"

"Aww, c'est très gentil de ta part. Mais tu ne dois pas faire ça. C'est juste une toute petite éraflure. Ça ne saigne même pas. Tu vois?" Frisk a essayé de rassurer la petite créature en essayant de lui rendre son argent.

Volcâlin a repoussé l'argent vers elle. "Mais je veux t'aider!"

Frisk savait qu'il n'accepterait pas un non comme réponse. "Merci. Tu es tellement gentil, tu sais ça?"

Le petit Volcâlin s'est illuminé comme un sapin de Noël, ses joues brillant en rouge. Il s'en est allé en sautillant joyeusement et Frisk lui a fait un au revoir de la main. "Ok, c'était juste trop mignon." elle pensa à Chara, son cœur ayant presque fondu en une flaque.

Chara souriait aussi. "Tous les Volcâlins sont comme ça. Tu l'as vraiment bien géré, Frisk."

"J'ai appris ça en m'occupant de Tina. Il lui ressemble beaucoup, mais avec de la lave bouillante en plus." Frisk s'est dirigée vers la pièce suivante, où il y avait deux tapis roulants. Il y a eu une autre notification d'Alphys qui disait vouloir l'appeler, mais le téléphone n'a pas sonné, alors Frisk a sauté sur le premier tapis roulant qu'elle a vu, oscillant un peu, mais gardant son équilibre alors qu'elle se faisait transporter de l'autre coté. Une autre notification est apparue sur son téléphone, qui disait encore quelque chose à propos de l'appeler, mais Frisk ne pouvait la lire en entier.

"C'est quand tu veux, Alphys." Chara marmonna quand Frisk a sauté sur le tapis roulant suivant.

Celui-ci a pris plusieurs tournants sinueux et de coins vifs en transportant Frisk de l'autre coté, et la fille humaine s'agrippait à son ventre quand elle en est descendue. "Ugh, je sens comme si je vais vomir."

"Tu sais, Undyne aussi vomit toujours sur ces trucs." Chara a mentionné.

Frisk grogna. "Ne parle pas de vomir, s'il te plaît." Elle a attendu un moment jusqu'à ce que son estomac arrête de faire des culbutes, puis a poursuivi son chemin.

Un autre statut d'Alphys est apparu sur son téléphone. Elle a tapé dessus et était enfin capable de le lire en entier, portant le téléphone près de son visage alors qu'elle plissait les yeux aux petites lettres.

*JE HAIS ME SERVIR DU TÉLÉPHONE JE NE VEUX PAS FAIRE ÇA PTDR

"Tu n'es pas la seule." Frisk a marmonné, essayant toujours de comprendre comment appeler. "Je déteste ce téléphone... Ne dis pas à Alphys que j'ai dit ça..."

Chara a levé les yeux au ciel. "Comment le pourrais-je? Personne ne peut m'entendre, tu te rappelles?"

"Désolée."

"Hé, je ne faisais que déconner."

...

Elles sont entrées dans la zone suivante où un petit avion se trouvait près des évents d'aération, son moteur tournant doucement. Pour une raison inconnue, il portait un chapeau avec de petits rubans qui en sortaient. Frisk commença à s'approcher, se demandant comment un avion humain intact s'est retrouvé dans l'Outremonde et pourquoi quelqu'un a mis un chapeau dessus, mais sursauta quand l'avion s'est retourné brusquement pour lui faire face, lui faisant un long regard.

"Oh. Tu es un autre monstre." Frisk laissa échapper intelligemment.

"Ouais. Et?" l'avion demanda, levant ses yeux au ciel. "Humaine idiote." Elle s'est détournée et a regardé dans l'autre direction, mais Chara l'a remarquée regarder Frisk avec une faible rougeur sur ses joues.

"C'est Tsunderplane. Elle semble méchante, mais est-ce qu'elle t'aime en secret?" Chara taquina, pensant que Tsunderplane ne saurait l'entendre.

Mais Tsunderplane s'est retournée et a regardé Chara avec mépris. "Pas du tout! Je n'aime PAS l'humaine juste parce qu'elle était toute mielleuse et sympa avec Volcâlin, ou quoique ce soit!"

Chara et Frisk écarquillèrent leurs yeux. "Attends. Viens-tu de me voir et m'entendre?" Chara demanda avec choc, alors que Frisk essayait toujours de retrouver sa voix.

"Oui, tu es debout juste à coté de cette autre humaine que je n'aime certainement PAS, et tu fais ta maligne! Tu crois que je suis stupide ou quoi?" Tsunderplane grogna et envoya quelques petits projectiles bombes vers Chara. Ils ont évidemment traversé Chara, mais quelques-uns ont frôlé Frisk, la faisant japper. Tsunderplane a eu l'air inquiète, puis a immédiatement couvert ça avec un regard agacé. Elle a un peu reculé, cognant "accidentellement" Frisk avec son aile au passage, faisant la petite humaine trébucher un peu.

"Bon sang. Si elle te plaît, invite-la à dîner ou un truc du genre, au lieu d'essayer de la tuer." Chara marmonna en examinant Frisk

Tsunderplane s'est tendue. "Je te l'ai DIT, je n'aime PAS..."

"Hé! Arrêtez ça toutes les deux!" Frisk cria, faisant Tsunderplane et Chara la regarder. Voulant faire la paix, Frisk sourit à Tsunderplane d'un air désarmant et s'est approchée, mais pas trop. "Hé, fais pas attention à Chara. Elle en fait parfois des caisses avec ses taquineries."

Les joues de Tsunderplane ont d'une quelconque manière viré au rouge. "Humaine... Je... Peu importe. Tiens." Elle a ouvert la trappe de chargement sur son ventre et a fait tomber un peu d'or aux pieds de Frisk. Avant que Frisk n'ait pu dire quoique ce soit d'autre, le monstre avion est parti.

Frisk a ramassé la pile d'or. "Eh bien, c'était bizarre."

"Désolée, Frisk. J'ignorais qu'elle pouvait m'entendre. Je ne voulais pas que tu sois blessée." Chara s'est excusée.

"Eh, t'inquiète pas. Ce n'est rien que les spaghettis de Papyrus ne peuvent soigner." Frisk lui a dit, prenant un conteneur desdits spaghettis hors de son sac-à-dos et a mangé une bouchée. Elle écarquilla ensuite ses yeux. "Chara, tu sais ce que ça veut dire?!"

"Que tu es la première humaine de l'histoire dont un avion est tombé amoureux?"

"Non... Chara, elle t'a VUE! Et elle t'a entendue! Quelqu'un d'autre à part moi peut maintenant te voir et t'entendre!" Frisk lui a dit, souriant largement. "Peut-être que plus de gens pourront bientôt te voir! Nous pourrons dire à ta famille que tu es là, et maintenant que quelqu'un d'autre peut te voir, ils sauront que je ne mens pas ou que je n'hallucine pas! Nous..."

Chara a légèrement froncé les sourcils. "Non."

"Non? Mais Chara..."

"Je ne peux pas."

"Pourquoi pas?" les yeux de Frisk étaient pleins de préoccupation, et Chara s'est détournée, se sentant encore plus coupable à l'expression sur le visage de son amie.

"Je ne peux te le dire. Pas encore. S'il te plaît, Frisk," Chara a murmuré, regardant par terre. "Laisse-moi juste plus de temps."

Frisk a fini par céder. "Je... d'accord. Mais tu devrais leur dire un jour. Ils t'aiment, Chara, et tu leur manques."

"Ils ne m'aimeront pas après ce que j'ai fait." Chara pensa à soi-même avant de faire un faux sourire à Frisk. "Je sais."

Elles ont poursuivi leur chemin, et Chara flottait derrière Frisk pour que celle-ci ne puisse voir la culpabilité écrite sur son visage. Elle n'a toujours pas dit à Frisk que Sans avait semblé l'entendre et la sentir pendant le concert de Timorène. Encore une autre chose qu'elle a caché à son amie. Et maintenant, Tsunderplane pouvait la voir et l'entendre. Est-ce que d'autres monstres commenceraient aussi?

Elle n'était pas prête pour ça. S'ils savaient qu'elle était revenue, elle devrait faire face à ce qu'elle a fait. Tout le monde la détesterait. N'était-il pas mieux d'être un bon souvenir plutôt qu'une mauvaise réalité?

Elle souhaitait pouvoir juste disparaître. Mais Frisk avait besoin d'elle. Et encore, Frisk était en danger seulement à cause d'elle.

Frisk regardait en arrière avec des yeux inquiets et Chara a essayé de faire un autre faux sourire. Celle-ci avait l'impression de lui cracher au visage. Frisk a bien entendu remarqué et fut encore plus préoccupée, mais ne l'a pas forcée à parler, respectant son espace. Chara se sentit encore plus coupable de la faire s'inquiéter. Elle était vraiment affreuse de faire ça. Elle était un démon. Et elle était trop lâche pour dire la vérité à qui que ce soit.

Elle sentait ses péchés lui peser sur le dos.

...

Frisk était toujours très inquiète pour Chara, mais ce n'était pas la seule chose qui nouait son estomac.

Elle détestait. Ces. Maudits. Évents d'aération.

Qui a eu l'idée d'énigme sadique de créer des évents qui te propulsaient d'un point à l'autre, te faisant voler périlleusement au-dessus d'un courant chaud et de la lave, et à la fois te faisant presque recracher ton déjeuner?

"Hé, c'est à l'énigme la plus amusante de l'Outremonde que t'es en train de penser! Où d'autre pourrais-tu voler?" Chara a dit espièglement. Son sourire n'était toujours pas réel, mais elle semblait aller un peu mieux, alors Frisk a levé les yeux au ciel et a joué le jeu.

"Ouais, je préfère garder les pieds sur terre ferme, merci." Frisk lui a dit.

Chara a juste secoué sa tête. "Bébé."

Quand Frisk a pris une profonde inspiration, essayant de se préparer pour la prochaine série de comètes de vomi, elle a entendu son téléphone sonner à nouveau.

Mise à jour du statut d'Alphys: "Omg j'avais ma griffe sur la dernière touche pendant 5 minutes omg je vais juste le faire! Je vais juste appeler!" Une minute plus tard, le téléphone de Frisk a sonné, mais avant même que Frisk ne puisse comprendre comment répondre, Alphys a raccroché.

Frisk a secoué sa tête. "Je fais vraiment si peur pour me parler?"

"Non, elle est juste bizarre."

...

Après encore quelques évents d'aération, un tour vertigineux sur le tapis roulant vers nulle part, et Frisk ayant trouvé une poêle par terre qu'elle a mis dans son sac-à-dos avec tout son autre matériel, elles ont enfin trouvé le bon chemin, mais se sont rendues compte qu'il était bloqué par une ligne de lasers oranges et bleus. Le téléphone de Frisk sonna à nouveau, et elle essaya de le décrocher, appuyant sur tous les boutons de manière ignorante, mais elle a accidentellement raccroché au lieu de répondre. "Chara, aide-moi! Je ne sais pas quoi faire!"

"Je ne suis pas sûre comment t'aider avec ton téléphone, mais ne t'inquiète pas. Je connais ce casse-tête. Les lasers oranges, tu peux passer à travers. Ils te feront mal seulement si tu ne bouges pas. Les lasers bleus sont comme la magie bleue, alors reste immobile quand il y en a un qui te passe à travers. Il ne peut te blesser si tu ne bouges pas. Quand il est hors de ton chemin, avance." Chara a instruit.

Frisk a obéi et a traversé le casse-tête, faisant très attention. Elle a été touchée par l'un des lasers bleus, mais pas gravement blessée.

Plus de mises à jour du statut d'Alphys clairement inquiète sont apparus.

*Oh non l'humaine n'a pas décroché! je l'ai fâchée?

*et si elle est blessée j'aurais dû l'appeler plus tôt

*Omg j'ai oublié de lui donner mon numéro donc elle ne peut me rappeler

*je suis une ordure totale, lol

*Voici une image de moi

Ça disait qu'Alphys a posté une image, mais Frisk ne trouvait pas comment la voir. Elle se sentait affreusement mal. Elle ne voulait pas qu'Alphys se sente mal dans sa peau juste parce que Frisk ignorait comment utiliser un smartphone.

"Frisk, ne t'en veux pas. Nous trouverons quelqu'un pour t'aider avec ton téléphone, et puis tu pourras appeler et expliquer ça à Alphys." Chara l'a rassurée. "Elle comprendra."

Frisk s'est sentie un peu mieux alors qu'elle se dirigeait vers la pièce suivante par un autre évent d'aération. Il y avait trois chemins devant elle. Choisissant un au hasard, elle a d'abord pris le chemin allant vers le nord, mais la porte était verrouillée, la forçant de faire demi-tour. Ignorant par quel chemin aller, elle a choisi celui de gauche.

Après avoir sauté hors de l'évent d'aération, elle s'est rendue compte que le chemin était complètement bloqué par un laser bleu. Deux monstres étaient coincés de l'autre coté avec nulle part où aller, mais ne semblaient pas s'inquiéter, se tenant debout et discutant l'une avec l'autre. Les deux portaient une uniforme scolaire, des chemises amidonnées aux longues manches blanches, avec des jupes noires et des cravates oranges. L'une était mauve avec de longues cornes et des oreilles pendantes et se tenait avec un pied sur un skateboard en parlant avec son amie, qui ressemblait remarquablement à Grillby mais qui avait des flammes vertes et était plus mince.

Frisk s'est approchée, faisant attention de ne pas toucher le laser. "Salut, est-ce que ça va, les filles?"

Les filles se sont tournées vers elle. "Ouais, ça va, mais nous traînions juste par ici et un tas d'énigmes se sont soudainement réactivées!" la monstre avec le skateboard lui a dit d'une voix distinctivement féminine. "Maintenant nous sommes coincées ici, ce qui veut dire... Nous ne devons pas aller à l'école aujourd'hui! Je m'appelle Stella, en fait, mais tout le monde m'appelle Fille au Skateboard parce que je suis la meilleure skateboardeuse de l'Outremonde." elle se vanta légèrement.

"Je m'appelle Fuku." a dit l'autre monstre. "Tu penses que tu pourrais appeler quelqu'un pour nous sortir d'ici? Mon téléphone est déchargé, et ma chère amie ici a décidé que ce serait marrant de faire des selfies en faisant du skate la semaine dernière et elle a totalement détruit son téléphone."

"Aww, Fuku, tu veux pas sécher les cours avec moi?" Stella demanda, faisant la moue d'un air espiègle.

"Nous n'avons même PAS école aujourd'hui. C'est les vacances de printemps, tu te souviens?"

"Ah ouais..."

Frisk cacha un rire. "Je vais essayer d'appeler Alphys..." Elle s'arrêta, rougissant d'embarras. "Euh, est-ce que l'une de vous saurait me dire comment utiliser mon téléphone, s'il vous plaît? Je l'ai reçu aujourd'hui et l'écran tactile me botte les fesses."

Avant que les filles ne puissent répondre, le téléphone de Frisk a sonné, affichant le numéro de Papyrus. Elle a de nouveau commencé d'appuyer sur les boutons, essayant de décrocher. "Punaise, pourquoi ça ne décroche pas?"

Fuku s'est approchée pour l'examiner, faisant attention à ne pas effleurer le laser bleu. "Tu dois glisser le bouton vert avec le dessin du téléphone vers la droite." elle lui a dit.

Frisk l'a fait, y parvenant au deuxième essai, et colla le téléphone à son oreille.

"Hé microbe, qu'est-ce qui te prend de pas répondre au téléphone?! Alphys est morte d'inquiétude!" Undyne cria dans le téléphone, faisant Frisk l'écarter d'elle.

"Désolée, Undyne. Alphys m'a donné un smartphone tout neuf, ce qui était vraiment, vraiment sympa de sa part, mais je ne trouvais pas comment y répondre, ou faire quoique ce soit avec, jusqu'à ce que Fuku me l'a montré." elle a expliqué.

"Ohh. Ouais, ils sont pas faciles. J'ai cassé deux des miens en essayant de comprendre comment m'en servir. T'inquiète pas, la mioche! J'appellerai Alphys pour toi. "

"Peux-tu lui dire que quelqu'un a activé les énigmes de Calciterre et que deux filles sont coincées derrière un laser bleu près de... Euh, où sommes-nous?"

"La pièce de l'Enigme de Tir, la gauche." Stella a expliqué.

Frisk l'a dit à Undyne, qui a dit qu'elle appellerait Alphys immédiatement. Elle a raccroché, et moins de cinq minutes plus tard, Alphys a appelé.

"Humaine! Je, euh, je suis si désolée pour ça! J'aurais dû te dire comment te servir de ton nouveau téléphone avant que tu ne partes, et je, euh..."

"Hé, t'inquiète pas pour ça. J'aurais dû demander et j'ai oublié." Frisk l'a rassurée.

"Ce... Ce n'est rien! Je te guiderai maintenant! Mais avant toute chose... Undyne m'a dit que tu as dit que quelqu'un a r-réactivé les énigmes et... et que deux filles sont coincées derrière un laser?"

Frisk a hoché la tête même si Alphys ne pouvait le voir. "Ouais, la pièce de l'Enigme de Tir. La gauche."

"Attends, laisse-moi bouger la caméra... ok, je peux te voir. Tu as raison... Chacune des énigmes a été activée. J-Je pense que ça pourrait être un coup de Mettaton..." Elle n'en semblait pas du tout surprise. "M-Mais ne t'inquiète pas! E-En tant que Scientifique Royale, j'ai quelques tours dans mon sac. Je vais p-pirater l-la base de données des lasers de Calciterre et éteindre les lasers!"

Le laser a clignoté juste après qu'elle a dit ça, et Stella et Fuku se sont avancées, Fuku semblant soulagée et Stella semblant un peu déçue. Elles ont toutes les deux remercié Frisk et Alphys avant de partir.

...

Alphys est restée en ligne avec Frisk, lui expliquant comment utiliser son nouveau smartphone, comme utiliser les contacts, envoyer des textos, et composer les numéros, mais aussi faire des recherches, poster sur les réseaux sociaux des monstres, faire des photos, et utiliser ses boîtes dimensionnelles.

Frisk a résolu les deux énigmes de tir avec l'aide de Chara et a traversé le reste de la zone en écoutant Alphys, souriant quand sa nouvelle amie parlait. Au fur et à mesure qu'Alphys parlait, son bégaiement diminuait et elle a commencé à parler avec plus de confiance. Frisk prenait beaucoup plaisir à lui parler. La scientifique était clairement intelligente et avait un sens de l'humour plein d'esprit, quand bien même un peu auto-dépréciant.

Elles bavardaient toujours quand Frisk est entrée dans une pièce fraîche et climatisée avec un sol en carrelage bleu clair. Mais alors qu'elle avançait, les lumières se sont tamisées, puis la pièce est devenue toute noire. Frisk sentit un frisson froid de terreur la traverser. Elle se doutait qui était derrière ceci. "Chara, peux-tu voir quelque chose?"

"Non, mais je te couvre. Fais juste attention."

"H-Hé, il... il fait un peu sombre ici, non?" Alphys sembla nerveuse à nouveau. "Ne t'inquiète pas! Je vais pirater le système d'éclairage et allumer la lumière!" Les lumières se sont vite allumées et Frisk cligna les yeux en découvrant qu'elle était sur un plateau télé de ce qui ressemblait à une émission de cuisine, se trouvant debout devant un comptoir. La cuisine était pleinement équipée avec un frigo, un micro-ondes, un grand fourneau, et une fenêtre peinte joyeusement pour ressembler au ciel.

"Oh non..." Alphys a grogné.

Mettaton est soudainement apparu de façon dramatique de sa cachette, apparemment en-dessous du comptoir. "OHHHH OUI! Bienvenue, mes beautés, à l'émission de cuisine vedette de l'Outremonde!" Il a salué avec sa main et une bannière lumineuse est apparue sur le comptoir, indiquant "Robot Tueur En Cuisine".

"Préchauffez vos fours, car aujourd'hui, nous vous proposons une recette très spéciale!" Frisk s'est tendue, plutôt certaine qu'il allait dire que la recette était celle d'un humain rôti. "Nous allons préparer... un gâteau! Ma jolie assistante ici va rassembler les ingrédients. Veuillez l'applaudir bien fort!"

Frisk a encore une fois souri avec un air gêné et a fait signe à la caméra alors que des applaudissements enregistrés résonnaient dans la pièce et une pluie de confettis arc-en-ciel tombait sur elle. Elle savait que quelque chose de mortel allait venir, mais n'avait aucune idée de quoi ni quand.

"Je garderai un œil ouvert. Joue juste le jeu." Chara lui a murmuré et Frisk a subtilement hoché la tête.

"Nous avons besoin de sucre, du lait, et des œufs. Va les chercher, chérie!" Mettaton a encouragé. Frisk a hoché la tête, ne voulant pas le mettre en colère. Elle a regardé autour pour chercher les ingrédients et les a vus posés sur le comptoir. Elle s'est dirigée vers eux en faisant des pas de côté, gardant un œil sur Mettaton tout le temps.

"C'est ça, chérie! Montre ton meilleur côté à la caméra!" Mettaton lui a dit. Il semblait amusé.

Frisk a examiné les ingrédients pour voir s'il y avait une bombe ou quoique ce soit d'autre dedans. Il n'y avait rien, alors elle les a soulevés avec précaution un par un et les a portés jusqu'au comptoir avec méfiance, regardant toujours Mettaton.

"Parfait! Beau travail, beauté! Nous avons tous les ingrédients pour préparer le gâteau. Du lait, du sucre, des œufs... Oh là là! Attendez un sublime instant! Comment ai-je pu oublier! Il nous manque l'ingrédient le plus important!"

"Frisk! Éloigne-toi de lui! Il a..." Chara a commencé, mais Mettaton a vite mis la main sous le comptoir et a sorti une énorme tronçonneuse, rendant les paroles de Chara inutiles.

"Une âme humaine!" Mettaton a dit avec une joie dérangée. Il démarra la tronçonneuse et commença à s'approcher de Frisk de manière menaçante. Celle-ci s'écartait en essayant d'atteindre la porte.

Et puis le téléphone de Frisk a sonné. Mettaton a soupiré et le lui a pris des mains avant même qu'elle ne puisse faire quelque chose. "Allô...? Je suis un peu en plein milieu d'un truc, là."

"A-Attends une seconde! Et si tu faisais... Et si tu utilisais un... Et si tu utilisais un substitut pour la recette?!" Alphys demanda avec inquiétude.

"...Un substitut? Tu veux dire, utiliser un ingrédient non-humain?" il demanda. "...Pourquoi?"

"Euh, et si quelqu'un est... Végan?" Alphys a balbutié.

Mettaton s'est arrêté. "...Végan."

Frisk pouvait entendre qu'Alphys commençait à paniquer. "Euh, enfin, je veux dire..."

"C'est une brillante idée, Alphys! En fait, il se trouve que j'ai une option juste ici! Le Substitut-Super-Pratique-Saveur-Âme-Humaine-MTT! Dont une boîte... se trouve justement là-bas sur le comptoir!" Il a rendu à Frisk son téléphone et a fait signe vers l'autre coté de la pièce, où un petit pot rouge et blanc se trouvait innocemment sur un petit comptoir.

"Alors, il l'avait justement de l'autre coté de la pièce pendant tout ce temps?" Chara a demandé incrédule.

"C'est probablement un piège." Frisk a pensé.

"Alors, chérie? Pourquoi ne vas-tu pas le chercher?" Mettaton a demandé. Frisk a traversé la pièce avec méfiance, s'attendant à ce qu'il essaie de la poignarder dans le dos.

Ce n'est pas arrivé, mais dès que Frisk est arrivée près du comptoir, celui-ci a grondé et puis s'est enfoncé dans le sol avant de s'élever haut dans les airs, formant une tour penchée de ce qui semblait être plein d'autres petits comptoirs.

Si Mettaton avait un visage, il serait probablement en train de sourire narquoisement. "En fait, cette émission suit un horaire strict. Si tu n'atteins pas la boîte en moins d'une minute... Nous devrons revenir au plan initial. Alors... tu ferais mieux de commencer à grimper, beauté!" Il a activé ses propulseurs et s'est envolé dans les airs.

Alphys a soudainement appelé à nouveau. "Oh non! Il n'y a pas assez de temps pour grimper! H-h-heureusement, j'ai peut-être un plan! Quand j'ai amélioré ton téléphone, j'y ai ajouté quelques... fonctions. Tu vois ce grand bouton jaune avec "Jetpack" écrit dessus? Il devrait avoir juste assez d'essence pour t'emmener là-haut..."

"Attends. Alphys a mis un jetpack dans ton téléphone. Qui a juste assez d'essence pour cette tâche très obscure?" Chara demanda avec suspicion.

"Alphys, il y a plein de grands boutons jaunes ici!" Frisk a remarqué frénétiquement, flippant trop à l'idée de se faire peut-être tuer pour entendre Chara. Elle luttait pour le trouver, feuilletant les tas d'icônes sur son smartphone, essayant de lire les petites lettres sur les icônes aussi vite qu'elle le pouvait. Elle en a vu une jaune et a cru que c'était le jetpack, alors elle a vite appuyé dessus, puis Mettaton et elle ont sursauté quand un éclair de lumière jaune a jailli de son téléphone, frappant la tour de comptoirs et la faisant trembler de façon précaire.

Mettaton a vite stabilisé la tour avant qu'elle ne tombe. "Chérie, donne-moi ça avant que tu ne détruises mon plateau télé!" Il a arraché le téléphone des mains de Frisk et a appuyé sur le vrai bouton du jetpack avant de le lui rendre, surprenant Frisk.

Le téléphone s'est transformé dans ses mains, devenant plus grand et formant des propulseurs. Il a flotté dans l'air et puis a sorti des sangles métalliques, les entourant autour du dos de Frisk.

"Maintenant tu as une minute, ma belle! T'as intérêt à obtenir cette boîte!" Mettaton a dit en s'envolant vers le haut de la tour. Le jetpack s'est propulsé, portant Frisk avec lui.

Mettaton rigola et jeta des œufs sur elle. Frisk a vite balancé son poids, en esquivant la plupart, mais a quand même été touchée par certains. Alors qu'elle montait, des sachets de farine et de pâte à gâteau pleuvaient sur Frisk et elle les a esquivés du mieux qu'elle le pouvait, mais ses vêtements ont quand même fini par être couverts d'une masse visqueuse d'ingrédients. Les secondes filaient, et elle est arrivée en haut avec seulement quelques secondes d'avance.

Mettaton a soupiré dramatiquement. "Eh bien, eh bien. On dirait que tu m'as surpassé. Mais c'est seulement grâce à l'aide de la brillante Docteur Alphys! Oh, je n'ose imaginer ce qu'il te serait arrivé sans elle! Sur ce, à toute!" Il est parti en volant, puis est immédiatement revenu. "Et... à propos de la substitution... N'as-tu jamais vu une émission de cuisine auparavant? J'avais déjà préparé le gâteau à l'avance! Alors oublie ça!" Il est ensuite reparti.

Frisk a grogné et a saisi la boîte alors que le jetpack l'a doucement ramenée sur terre. "J'ai failli me faire tuer et je suis recouverte de la tête aux pieds de la putain de pâte à gâteau juste pour obtenir ce truc stupide, alors je le garde!" elle exprima sa colère.

Chara secoua sa tête avec amusement. "Frisk, tu ne sais même pas ce que c'est."

"Je m'en fiche!"

Frisk a doucement enlevé son jetpack et l'a regardé se retransformer en téléphone portable. Elle a placé la boîte de quoique c'était dans l'une de ses boîtes dimensionnelles comme Alphys lui avait montré, puis elle a aperçu les œufs, le lait, et le sucre sur le long comptoir, les a ramassés et les a placés dans sa boîte également.

Chara rigola. "Tu te sens mieux maintenant que tu t'es vengée en volant à Mettaton?"

"Franchement, oui. Il ne fait que les gaspiller de toute façon. Au moins ils iront maintenant à une bonne cause. Je peux nourrir Tina pendant des jours avec tout ça." Elle a regardé avec fierté ses nouveaux trésors, puis s'est lavée du mieux qu'elle le pouvait au lavabo avant de commencer à s'en aller. Son téléphone sonna et elle y répondit.

"W-Wow! Nous... Nous avons réussi!" Alphys a dit, clairement soulagée. "Nous... Nous avons vraiment réussi! Beau travail, partenaire!"

"Tout ça est grâce à toi, Alphys. Tu m'as encore sauvé les fesses ici. Je ne sais pas comment je pourrais te repayer." Frisk lui a dit avec gratitude.

Alphys a couiné d'embarras certain. "N-Ne t'inquiète pas pour ça. Je suis juste c-contente de t'aider!" Elle semblait un peu culpabiliser à propos de quelque chose, mais Frisk a présumé qu'elle s'en voulait juste pour le disfonctionnement de Mettaton. Chara cependant, semblait un peu soupçonneuse.

"Sérieusement, Alphys, tu es géniale." Frisk lui a dit sincèrement, voulant remonter le moral de son amie.

Alphys laissa échapper un autre petit cri à toutes ces louanges. "M-M-Merci. Quoiqu'il en soit, euh... continuons d'avancer!"

Ne voulant pas embarrasser Alphys encore plus, Frisk lâcha ça et a quitté le plateau télé de Mettaton, retournant dans la chaleur oppressive. Au bout de quelques pas, Alphys a semblé se calmer et parla à nouveau. "T-Tu vois ce bâtiment au loin? C'est le Noyau, la source énergétique de tout l'Outremonde. Il convertit l'énergie géothermique en électricité magique, grâce à... Euh, bref, c'est là que nous allons. Dans le Noyau, il y a un ascenseur qui mène droit au château d'Asgore. Et depuis là-bas... tu pourras rentrer chez toi." Alphys a ensuite raccroché. Frisk sourit, contente qu'elle s'approchait de plus en plus de sa sœur.

...

"Frisk, il n'y a rien qui t'a semblé un peu trop... pratique dans cette émission de cuisine? Alphys installe un jetpack sur ton téléphone qui avait juste assez d'essence pour t'emmener en haut de cette tour à propos de laquelle elle n'aurait jamais dû savoir?" Chara demanda à son amie quand Frisk est montée dans l'ascenseur R1.

"Eh bien, installer un jetpack dans un téléphone et un peu... aléatoire, mais je ne suis pas surprise à propos de l'essence. Combien d'essence un jetpack de téléphone peut contenir, finalement? C'était peut-être juste un prototype ou quelque chose comme ça." Frisk a suggéré, voulant défendre Alphys, même si elle devait admettre que Chara marquait un point.

"Il n'y a pas que ça. Mettaton avait COMME PAR HASARD une boîte du "substitut de la saveur d'âme humaine" se trouvant sur un comptoir qui était déjà truqué pour monter ainsi, comme s'il s'attendait à ce qu'Alphys l'appelle et lui suggère la substitution. C'est comme si tout avait été répété. Tout sauf ton petit incident laser."

"Tu as raison. Et Mettaton m'a en fait aidée avec mon jetpack au lieu de me laisser coincée en bas et me tuer une fois le temps écoulé. Il a peut-être dit que c'était pour m'empêcher de détruire son plateau télé, mais il aurait juste pu détruire mon téléphone si c'était le cas." Frisk s'est rendue compte, se sentant un peu stupide pour ne pas l'avoir compris plus tôt. Elle s'est appuyée contre le mur alors que l'ascenseur montait, se frottant le front. "S'il veut vraiment ma mort, c'était assez contreproductif. Mais s'il ne veut pas ma mort, alors pourquoi diable fait-il tout ça en premier lieu?"

Chara a haussé les épaules. "Il est une star télé. L'audimat, peut-être?"

"Peut-être. Je n'ai vu la télé qu'à l'école, mais j'ai entendu mes camarades de classe parler des émissions télé et je sais que les gens font des trucs assez fous pour la télévision. Mais je ne vais pas encore baisser ma garde juste au cas où tout ça n'est qu'un tas d'étranges coïncidences et il essaie vraiment de me tuer. Nous verrons ce qu'il se passera la prochaine fois... s'il y aura une prochaine fois. S'il arrive quelque chose d'autre de "pratique", nous saurons que ce n'est qu'une comédie." Frisk a pensé quand les portes de l'ascenseur se sont ouvertes et elle en est sortie.

"Ça a du sens." Chara a agréé en suivant Frisk dehors, et elles poursuivirent leur chemin.

...

Sans se détendait dans son stand de hot-dogs et débattait s'il devait faire une pause pour voir comment l'humaine allait, maintenant que la ruée du déjeuner s'est calmée, quand il la vit se diriger le long du chemin vers lui. Elle ne l'a pas encore remarqué et regardait son téléphone, rigolant de quelque chose dedans. Pendant une brève seconde, Sans a cru voir Chara, regardant par-dessus l'épaule de la gamine comme elle le faisait avant avec lui quand ils jouaient chacun son tour à la Gameboy que son père lui avait fabriqué, et puis il a entendu son léger rire résonner dans l'air.

Sans a cligné les yeux et c'était parti. Il eut mal à son âme et il a secoué sa tête. Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui? Pourquoi ne pouvait-il pas arrêter de voir et entendre sa meilleure amie morte depuis longtemps? Il devait arrêter de la projeter dans l'humaine. Ce n'était pas juste pour la gamine, et ce n'était certainement pas juste pour lui, ou pour la mémoire de Chara.

Il devait accepter qu'elle était partie.

Il a repoussé ses sentiments et a fait signe pour attirer l'attention de l'humaine. "Salut gamine!"

Elle a sursauté pendant une seconde et a détaché son regard de son téléphone. Quand elle l'a vu, ses yeux se sont illuminés. "Sans!" Elle a couru vers lui. "Comment vas-tu?"

"Plutôt bien. Je travaille juste au stand de hot-dogs aujourd'hui. T'en veux un? Il ne coûte que 30 PO."

Elle sourit. "Bien sûr, j'en prendrai un." Elle compta 30 PO.

"Cool. Qu'est-ce que tu veux dedans?"

Elle haussa les épaules. "Surprends moi."

Sans sourit quand il commença à lui préparer son hot-dog. "D'accord. Tu sais, gamine, les clients comme toi sont SAVOUREUX." Il prit une bouteille de sauce relish avec un air enjoué, la faisant rire, et en a versé une bonne quantité dans son hot-dog. "Je suis impressionné quand les gens ont le courage de goûter mes étranges combinaisons alimentaires." Il versa un peu de moutarde, puis ajouta un peu d'oignons marinés. "Sans les gens comme toi pour acheter mes trucs, je serais dans le pétrin. Et quand j'essaie de préparer le Suprême Sans chez moi, Paps pense que j'ai des goûts à la NOIX." Il a mis juste un peu de beurre de cacahouètes dans son hot-dog et le lui a donné. Elle a secoué sa tête en riant.

Un autre rire douloureusement familier a résonné à nouveau. "Tu te donnes un mal de CHIEN avec ces hot-dogs, Sans."

C'était la voix de Chara, les mots étant exactement ce qu'elle aurait dit si elle était là, l'intonation taquine indubitable. Il l'a vue de nouveau, ces beaux yeux bruns étincelants, la caractéristique rougeur vive sur ses joues et elle lui faisait ce sourire qu'elle ne réservait que pour lui.

Sans s'est agrippé la tête, fermant ses orbites. Il eut un mal de tête battant. Il hallucinait. Il devenait fou. Il devait arrêter ça avant qu'il ne se fasse encore plus de mal. Elle n'était pas là. Elle était partie. Elle ne reviendrait jamais et il devait la laisser partir.

"Sans? Sans, est-ce que ça va?" C'était encore l'humaine, sa voix inquiète. Il a ouvert ses yeux. Il n'y avait de nouveau plus qu'elle. Chara Hallucinée était partie.

Il prit une profonde inspiration. Le battement dans son crâne s'est lentement arrêté. "Désolé, gamine. Juste un petit mal de tête."

Elle a froncé les sourcils d'inquiétude. "Tu veux que j'appelle Papyrus?"

Il a secoué sa tête. "Nan, ça va mieux maintenant. Ça veut probablement juste dire que j'ai besoin d'une sieste. Je n'ai dormi que huit heures la nuit dernière et je suis épuisé jusqu'à l'OS." Elle ne semblait pas convaincue. "Aww, gamine, t'en fais pas pour moi. Je vais bien. Va rejoindre ta sœur. Je te promets que si ça empire, je rentrerai chez moi. D'accord?"

Elle lui a touché le front comme Papyrus le faisait quand son frère s'inquiétait qu'il était malade. Se rendant compte qu'il n'avait pas de fièvre, elle a enfin cédé. "Très bien. Juste appelle-moi ou Papyrus si tu as besoin de quelque chose, d'accord?"

Sans a hoché la tête. Il a juré avoir encore vu Chara. Son sourire était maintenant parti et elle avait l'air tout aussi préoccupée que l'humaine qui était vraiment là. Sans a fait de son mieux d'ignorer l'hallucination et a souri à Petite Âme Rouge avant qu'elle ne parte enfin.

Quand elle ne le regardait plus, il a enfin laissé tomber son sourire. Il avait besoin d'aide. Peut-être qu'il devrait retourner voir le conseiller en deuil.

Ou aller Chez Grillby et boire jusqu'à ce qu'il oublie pourquoi il était triste. Cette idée était attrayante mais il l'a rejetée à contrecœur. La dernière fois qu'il avait fait ça, il avait perdu connaissance Chez Grillby et avait fini par terrifier Paps. Il ne voulait pas faire son frère s'inquiéter encore plus que ce dernier ne s'inquiétait déjà. Papyrus traversait déjà suffisamment de choses.

Avant qu'il ne puisse décider quoi faire, il a entendu un cri et s'est vite retourné voir ce que c'était. L'humaine a été coincée par un Pyrolié. Sans s'est vite levé pour l'aider, mais elle a calmé le Pyrolié avant qu'il ne puisse arriver près d'elle, bien qu'elle a eu quelques méchantes brûlures.

Sans est vite venu la guérir, son œil s'illuminant quand il a commencé à examiner son âme pour voir à quel point elle était blessée, mais elle lui a souri avec rassurance, lui a dit qu'elle allait bien, et a sorti l'un des conteneurs des spaghettis de Papyrus de son sac-à-dos et a mangé quelques bouchées. Son âme a brillé et a eu une montée d'énergie. Elle chantait presque de puissance.

Pendant une seconde, Sans a eu une double image et deux ensembles de statistiques, mais c'est vite revenu aux statistiques normales.

Petite Rouge LV 1

HP 20/20

AT: 10

DF: 10

0 EXP

Elle est emplie de Détermination.

Sans sentit un frisson froid le traverser. La détermination. Selon sa théorie, c'était ce qui avait donné à Flowey le pouvoir de contrôler le temps, de faire ce qu'il voulait avec. Et la fleur malfaisante en avait tellement, qu'il en était pratiquement fait.

Mais est-ce que Petite Rouge, avec sa puissante âme humaine, en avait-elle plus, malgré ses faibles HP? Était-ce pourquoi Flowey n'avait pas fait de reset ni même chargé, malgré le fait que les choses ne se passaient pas comme il le voulait?

Est-ce que le pouvoir du Reset était maintenant entre ses mains?

Elle lui demandait encore s'il allait bien. Sans est revenu à la réalité. "Je vais bien, gamine. Est-ce que tu vas bien? Ces brûlures avaient l'air assez mauvaises. J'étais inquiet." C'était la vérité, même si ce n'était pas ce dont il s'inquiétait en ce moment, mais elle y a cru et s'est un peu détendue. Sans lui a dit qu'il allait Chez Grillby et elle l'a laissé partir, bien qu'il l'a quand même aperçue le regarder avec préoccupation.

Sans a couru jusqu'au Passeur et lui a demandé de l'emmener à Couveneige, s'asseyant dans le bateau plongé dans ses pensées et ignorant quoique le Passeur lui racontait cette fois.

Maintenant qu'il y pensait, il avait remarqué quelque chose d'étrange chez la gamine. Quelque chose de puissant malgré ses pas très bons HP. Elle avait supporté le froid de Couveneige pendant des heures avant qu'elle n'y ait enfin succombé, même en portant des vêtements qui, maintenant qu'il y pensait, étaient extrêmement inappropriés pour la météo, quelque chose qu'il n'avait pas remarqué à l'époque car il était un squelette et ne ressentait pas le froid. Elle était tombée d'un très haut pont, s'était cognée la tête et avait eu une légère commotion cérébrale mais était malgré ça toujours cohérente, pleine d'esprit même. Elle était beaucoup trop mince et mal nourrie, et bien qu'elle semblait souffrir de certains effets, c'était comme si quelque chose annulait le pire de ce dont elle devrait souffrir. Toutes ces choses pourraient indiquer une Détermination élevée.

Mais il devait en être certain. Il devait tester que c'était pour de vrai et non juste un produit de quoiqu'il se passait dans sa tête, comme ses hallucinations de Chara.

Le bateau est arrivé à Couveneige et il en est descendu, a dit au revoir au Passeur sans vraiment entendre ce que ce dernier lui disait alors qu'il s'est précipité dans son labo.

Il avait besoin de réponses.


A/N: Désolée de ne pas avoir su bien retranscrire le jeu de mot de Chara... Mais bon, le truc c'est qu'on ne traduit pas "hot-dog" par "chien chaud" en français, haha. Donc ouais, la remarque avec "chien" faisait référence au fait qu'il vend des hot-dogs.