Auteur : Ariani Lee
Série : Kingdom Hearts
Pairing : AkuRoku
Disclaimer : La liste des cent thèmes est disponible sur le net (c'est toujours la même vous aurez peut-être remarqué ?) Axel et Roxas ne m'appartiennent pas, ni aucun des membres de l'Organisation XIII ou personnages de Kingdom Hearts qui pourraient être mentionné ici : Ils sont tous la propriété de Square Enix et des studios Disney. Bande d'ingrats qui les a fait mourir !
Résumé : Où Roxas n'est pas une très bonne infirmière, et Axel un malade pas raisonnable du tout !
Traduction du titre : « Rester tranquille»
Auto-évaluation : ***
Axel et Roxas en cent thèmes.
Standing still
Il avait ramassé le corps inerte de son ami en tâchant d'ignorer la chaleur brûlante qu'il dégageait, et l'avait emporté.
Vexen sortit de la chambre d'Axel en refermant la porte derrière lui, laissant Roxas seul avec le maître des flammes encore inconscient. Heureusement. Il aurait voulu rentrer dans un trou. Qu'est-ce qui lui avait pris ? Qu'est-ce qui lui prenait ? C'était Axel - Axel, bon sang ! Axel, ça rimait avec ami, coéquipier, déconnade et glace à l'eau de mer. Axel c'était... Ce n'était pas ça !
Et pourtant, qu'il était désirable avec ses joues rougies par la fièvre et son air vulnérable. Axel malade, ça c'était, hum... bizarre. Lui, si fort, indémontable. Il était malade. Rien de grave, avait dit Vexen, avant de repartir pour descendre constituer le stock de potions qu'il allait lui falloir absorber. Il devait juste rester au lit et se tenir tranquille. En attendant, il fallait qu'il trouve quelque chose pour arrêter d'avoir des envies totalement incongrues et déplacées. Genre les bisous mouillés dans le cou. Ca, c'était en première place sur la liste des choses à ne pas faire.
Et puis, il fallait penser à adresser une petite prière à Kingdom Hearts pour qu'il n'en parle pas une fois réveillé. Mais il était trop tard. Le roux commençait à remuer. Roxas passa une main dans ses cheveux, déglutit, croisa les doigts et les orteils et le regarda émerger. Comment se comporter ? Vite, vite ! Finalement, il opta pour son attitude n°1, celle qu'il portait le plus souvent : l'indifférence nonchalante. S'il arrivait seulement à ne pas fixer sa bouche qu'il aurait voulu - stop !
Axel ouvrit les yeux et regarda autour de lui, l'air un peu hébété. Il vit Roxas et ne dit rien pendant un moment. Finalement, il parla.
- Keskispass' ? Bredouilla-t-il. Il essaya de se redresser sur les coudes, mais il retomba sur le dos.
- Tu as chopé la crève, répondit le Numéro XIII sur son ton « je réponds à ta question par politesse mais en fait je m'en fous » le plus zen, alors qu'en fait, tellement de choses fusaient et se bousculaient dans sa tête qu'il n'y avait même plus la place d'y ajouter la moindre petite pensée.
- La crève ?
- A rester dehors des heures sous la pluie, ouais. L'eau, c'est vraiment mauvais pour ton organisme, il a dit.
- Qu'il aille donc dire ça aux maniaques qui veulent toujours m'envoyer en mission à Atlantica !
- Hé bien, je lui ai suggéré. Enfin, je lui ai donné la version littéraire. Il a dit qu'il leur en parlerait à l'occasion.
- Trop aimable... Et toi qu'est-ce que tu fais là ?
- Plaît-il ?
- Comment ça se fait que t'es là ? Tu n'as rien d'autre à faire ?
Piqué au vif, Roxas répliqua sèchement :
- Hé bien non, j'avais quartier libre aujourd'hui et Vexen a dit qu'il fallait que quelqu'un reste près de toi. Je me suis proposé, maintenant, si tu préfères que j'aille chercher...
- Non, non, l'interrompit Axel. Je ne voulais pas...
Il essaya à nouveau de se lever. Roxas bondit et le repoussa dans ses couvertures.
- Vexen a dit que tu devais rester tranquille !
Un sourire sur les lèvres, le Numéro VIII se saisit des mains posées sur ses épaules et tira, déséquilibrant la Clé du Destin qui bascula dans le lit. Il l'enlaça fermement et enfouit sa tête dans son cou. Roxas eut alors la réaction typique et normale (bien que regrettable pour nous et pour ce pauvre jeune homme alité) dans ce genre de situation : il se mit à se débattre et à protester, rouge comme une tomate.
- Axel ! S'exclama-t-il. Qu'est-ce que tu fabriques ?! Lâches-moi !
- Pas envie, dit la voix neutre du maître du feu dans son cou.
- Vexen a dit que tu devais te tenir tranquille !
- Mais je suis parfaitement calme. C'est toi qui t'agites.
C'était vrai. Roxas passa de rouge tomate à écarlate. Il s'appuya des deux mains sur le matelas et poussa, se redressant. Accroché à lui, Axel fut également soulevé. Rapidement, le blond faiblit et ils retombèrent sur le lit. Il se remit à se tortiller en tous sens.
- Vexen peut revenir d'une minute à l'autre !
- M'en tape. Je jouerai les innocents et je dirai que c'est toi qui t'es jeté sur moi.
- Axel !
- Ouais. En plus je ne vois pas pourquoi tu te débats, après tout, tu m'as sauté dessus tout à l'heure.
Roxas s'immobilisa. Axel releva la tête pour le regarder, l'air un peu moqueur.
- Je suis malade, pas amnésique.
- Je... Commença Roxas sans avoir la moindre idée de ce qu'il allait dire. Mais heureusement (ou malheureusement, comme toujours c'est une question de point de vue), il fut interrompu. La poignée de la porte de la chambre tourna. Axel le relâcha et il se rejeta en arrière, atterrissant sur sa chaise qui failli tomber à la renverse. Il se rattrapa de justesse et tâcha de son mieux de faire comme si de rien n'était - ce qui vu l'état de ses cheveux et son manteau à moitié ouvert et complètement fripé, ressemblait beaucoup à de la mauvaise foi. Mais Vexen, entrant comme chez lui, avait le nez dans une posologie et ne s'aperçut de rien. Il en profita donc pour se rajuster vite fait. Axel, lui, s'était simplement recouché sous les couvertures et jouait les abonnés absents. Le Savant Glacial finit par quitter la feuille de papier des yeux et posa sur la table de chevet du roux une boîte remplie de fioles et de flacons qui tintèrent.
- Il s'est réveillé ? Demanda-t-il.
- Non, mentit Roxas en fixant la couverture avec appréhension.
- Bon, alors, quand il reprendra conscience, il faudra que tu...
Et il se lança dans un long monologue décrivant avec précision le traitement à administrer au Numéro VIII. Le blond l'écouta avec attention, de son mieux. Tant qu'il pouvait penser à autre chose...
- Et enfin, la potion reconstituante pour pallier aux effets secondaires. Voilà.
- Merci, Vexen, dit Roxas en le regardant avec regret s'éloigner et passer la porte. Il chercha quelque chose à lui dire pour le retenir mais ne trouva rien, et le battant se referma derrière le Numéro IV. Jamais il n'avait été aussi déçu de le voir partir. Axel émergea des couvertures avec un sourire malin, comme s'il le mettait au défi de s'approcher. Le Numéro XIII déglutit. Le sourire de son « ami » s'élargit.
- Tu dois rester tranquille, dit-il en désespoir de cause. Recommandation du médecin.
- Je ne considère pas Vexen comme un médecin et je ne suis pas soumis à ce genre de législations. Tu dois arrêter de jouer les innocents et venir par là. Recommandation d'un ami.
- Non. Sauf pour te faire prendre tes médicaments.
- Pas envie.
- Tu m'agaces.
Roxas se rassis sur sa chaise. Le Numéro VIII haussa les épaules.
- On est des têtes de mules tous les deux, A ce jeu-là, ça risque de durer longtemps, dit-il.
- Mais tu dois prendre tes médicaments !
- Je sais, fit Axel en jouant les Murs des Lamentations. Mais, hélas ! Mon infirmière refuse de m'accorder ce qu'il me faut pour guérir.
Roxas soupira. Il n'était pas sûr que les potions soient indispensables, il avait l'air d'avoir déjà bien récupéré. En tout cas, la machine à raconter des conneries, elle, n'était pas du tout endommagée.
- Qu'est-ce qu'il te faut, pour guérir ? Demanda-t-il à tout hasard.
- Un câliiiiiiiiiiiiiiin ! Réclama Axel.
- Mais qu'est-ce qui t'arrives, aujourd'hui ?
- Toi.
- Pardon ?
- Toi, tu es ce qui m'arrive aujourd'hui. Ou plutôt, ce qui m'est arrivé ce matin.
- Ecoute, je suis désolé, je n'aurais pas dû faire ça, lâcha Roxas.
Puisqu'il fallait en parler autant le faire. Après, ce serait fini, ils pourraient passer à autre chose.
- Je regrette, j'ai eu tort et je ne sais pas ce qui m'a pris. S'il te plaît, excuse-moi. Oublions ça, Axel, d'accord ?
Il avait les yeux rivés sur ses mains, trop gêné pour regarder son interlocuteur.
- Hé, lui dit celui-ci. Pourquoi tu me demandes pardon ? A quel moment j'ai dit que j'étais contrarié, ou embêté ?
Le blond releva la tête pour le regarder, étonné. Un long moment de silence s'éternisa entre eux. Un silence pesant, lourd de sous-entendus et d'embarras. Puis, Axel eut un petit rire nerveux.
- On devrait peut-être s'embrasser, là ? On se sentirait moins mal à l'aise après...
- Tu plaisantes ? Demanda le Numéro XIII en rougissant à nouveau.
- Si tu veux, répondit son vis-à-vis d'une voix neutre.
La Clé du Destin hésita. Non, il ne voulait pas que ce soit une plaisanterie. Il sourit.
- D'accord, répondit-il. A condition que me laisses te donner tes médicaments...
AKUROKU
