Dans ce chapitre, il y aura quelques petites dérives par-rapport au jeu. :) J'espère que ça vous plaira, et bonne lecture!


"...Et il a dit que ça allait et m'a demandé de ne pas t'appeler, mais je suis quand même inquiète." Frisk a dit à Papyrus au téléphone une demi-heure plus tard après avoir fait une pause de toutes ces énigmes. Elle se tenait debout à coté d'un coffre-fort laser, regardant d'un air absent comment une petite souris essayait de l'ouvrir pour avoir le fromage fondu à l'intérieur.

"Merci de me l'avoir dit, humaine. Je garderai un œil sur lui et lui préparerai ma soupe aux spaghettis. Il est en fait à la maison, là maintenant. Il vient juste de courir dans son labo il y a quinze minutes. Littéralement courir. C'est... honnêtement la première fois que je le vois bouger aussi vite depuis très longtemps. Normalement, il prend juste un raccourci."

"Étrange. Il m'a dit qu'il irait Chez Grillby." Frisk songea, échangeant avec Chara un regard confus et inquiet alors qu'elle continua d'avancer, gardant les yeux sur la route tout en parlant à Papyrus. Chara flottait un peu devant, faisant attention au danger.

"Hé! Toi! Stop!" une voix bourrue a appelé de derrière elle. Elle a sursauté d'à peu près un mile et s'est retournée.

"Humaine, est-ce que tout va bien?" elle a vaguement entendu Papyrus demander mais ne pouvait répondre quand deux énormes gardes musclés ont couru vers elle, l'un portant une armure brillante et avait de douces oreilles de lapin blanches sortant de son casque intimidant, et l'autre portant une armure étouffante couverte de saletés et avait des palmes rouge vif sur les cotés de sa tête.

Chara écarquilla ses yeux. "Oh-oh."

Heureusement, les gardes ne semblaient pas avoir entendu Papyrus. "Nous avons, genre, reçu un appel anonyme à propos d'un humain déguisé en T-shirt à la Rune Delta. On nous a dit qu'il se baladait à Calciterre en ce moment..." lui dit le garde en armure couverte de saletés.

"Je sais, ça a l'air effrayant, hein? Mais bon, relax. On va t'emmener dans un endroit sûr, ok?" le garde en armure brillante l'a rassurée, sa voix pleine de compassion. Ils commencèrent à l'emmener.

"Euh, les gars?" Frisk balbutia, essayant de trouver comment leur dire qu'elle était ladite humaine et les rassurer qu'elle n'allait pas causer des problèmes avant qu'elle ne se fasse tuer.

Les gardes n'ont fait que quelques pas avant de s'immobiliser. Celui à l'armure sale s'est tourné vers l'autre et lui a murmuré quelque chose.

"Hein? Qu'est-ce qu'il y a, poteau? Le T-shirt qu'elle porte... qu'est-ce qu'il a?" demanda le garde en armure luisante , puis s'est crispé, regardant Frisk.

"Poteau... tu penses... ce à quoi je pense?" demanda l'autre garde alors qu'ils regardaient Frisk avec suspicion.

"Frisk, appelle Undyne au téléphone." Chara lui a dit frénétiquement.

Frisk a nerveusement avalé sa salive. "Papyrus, peux-tu appeler Undyne s'il te plaît?"

"ÇA VIENT!"

"Trop la loose. C'est, genre... méga embarrassant." le garde en armure brillante soupira.

"En fait, nous devons, genre, carrément te tuer et tout." a dit l'autre, d'un air presque apologétique. Frisk commença à reculer alors qu'ils ont dressé leurs épées à l'unisson.

La voix d'Undyne s'est faite entendre de l'autre bout du fil. "Qu'est-ce qu'il se passe là-bas?"

Le garde à l'armure sale a arraché le téléphone des mains de Frisk. Il a enlevé son casque pour répondre au téléphone, dévoilant qu'il était un plutôt beau dragon rouge. "Capitaine Undyne, c'est GR02 et GR01. Genre, nous avons trouvé l'humaine et nous allons, genre, te l'amener."

"Non! Je vous ordonne de vous désister. Je vous ai déjà dit à tous les deux qu'elle est de notre coté et qu'elle nous aidera à briser la barrière." Undyne leur a dit.

"Genre, je pense qu'elle est hypnotisée, mec." GR01, ou du moins c'est celui que Frisk a supposé qu'il était, a dit à son ami.

"Vous inquiétez pas, Capitaine! Vous nous avez, genre, dit de ne pas vous écouter si un jour vous défendez un humain, puisqu'ils peuvent contrôler l'esprit. Nous vous vengerons et genre, la tuerons pour que vous soyez libérée!" a dit l'autre.

"Je ne sais PAS contrôler l'esprit!" Frisk a essayé de leur dire, mais fut ignorée.

"Comment diable une idée pareille vous VIENDRAIT en tête?" demanda Chara, mais ne fit pas entendue.

"Oh mon dieu! Je ne suis pas hypnotisée, les gars!" Undyne a dit furieusement. "Cette humaine est beaucoup trop faible pour avoir des pouvoirs de contrôle d'esprit!"

"Hé!" Frisk protesta, entendant ça.

"Enfin, c'est la vérité, humaine!"

Les deux Gardes Royaux se regardaient l'un et l'autre, clairement incertains. "Elle ne vous a pas genre, embrassée ou quoique ce soit, si?" Chara a explosé de rire et Frisk eut juste l'air époustouflée.

"Non, elle ne m'a pas embrassée! Je l'aurais tabassée si elle essayait!" Undyne leur a dit.

"Plus, c'est le job d'Alphys de l'embrasser." Frisk taquina pour se venger pour la remarque qu'elle était "faible".

Undyne a fait un bruit agité. Frisk pouvait pratiquement la voir rougir au téléphone. "La ferme, microbe!"

"Désolée."

GR01 et GR02 se sont regardés. "Elle n'est pas hypnotisée." ils ont dit à l'unisson. Chara et Frisk ont toutes les deux soupiré de soulagement.

GR02 a parlé avec Undyne pendant quelques minutes pendant que GR01 se tenait à coté de Frisk, pour s'assurer qu'elle ne leur échappe pas, mais elle l'a vu lancer des regards vers le dragon.

GR02 a ensuite raccroché et s'est approché. Frisk a mentalement croisé les doigts. "Undyne nous a dit de, genre, faire un contrôle de sécurité de l'humaine et puis la laisser partir, mec." GR02 a rapporté à son ami.

Frisk a coopéré volontiers et a tendu son sac à GR02 pour qu'il l'examine tandis que GR01 l'a tapotée de haut en bas pour s'assurer qu'elle n'était pas armée et a vérifié qu'il n'y avait aucun signe de poussière de monstres. GR01 continuait de jeter des coups d'œil au dragon alors qu'il vérifiait si Frisk avait des armes.

"Tu es toute nette, p'tite meuf." GR01 lui a dit quand il a fini. Il lança un autre regard désireux vers GR02, ce que l'autre n'a pas remarqué, trop occupé à fouiller le sac de Frisk.

Frisk sourit à GR01. "Tu devrais lui dire ce que tu ressens." elle murmura.

GR01 piétina. Frisk pouvait presque le voir rougir à travers son casque. "Tu... Tu le penses vraiment, meuf?"

Frisk hocha la tête avec encouragement et lui fit un pouce en l'air.

"On dirait que quelqu'un est en train de devenir une maître marieuse." taquina Chara.

"Chut, ils seraient si mignons ensemble."

GR01 prit une profonde inspiration quand GR02 a fini de remettre les affaires de Frisk dans son sac et a fait un pouce en l'air pour indiquer que c'était sans danger. Il s'est approché de son ami. "M-Mec, je peux te dire un truc?" L'autre a hoché la tête et s'est approché. "Je... Je... Je... Je te... Je... Je te KIFFE, mec! Ta façon de te battre... ta façon de parler... J'aime faire les attaques en duo avec toi. J'aime monter la garde avec toi, tournoyer nos armes en synchro. 02... Je veux, genre, que ça continue comme ça pour toujours..."

GR02 était silencieux pendant un très long moment. Le cœur de Frisk se serra et elle pria qu'elle n'a pas demandé à GR01 de faire ce qu'il ne fallait pas.

GR01 transpira nerveusement. "Euh... Je veux dire, euh... Bouya! J't'ai eu, mec!"

GR02 parla enfin. "...01."

"O-Ouais, mec?"

GR02 piétina, l'air timide. "Tu veux qu'on aille... manger une glace... après ça?"

GR01 bondit de joie. "Carrément, mec! Haha!"

"Tu l'as fait, Frisk! Tu as mis ensemble l'un de tes OTPs!" Chara l'acclama.

"Je... n'ai aucune idée de ce que ça signifie."

"Ça signifie One True Pairing." Chara a expliqué.

"Tu sais, t'es encore une plus grosse geek qu'Alphys." Frisk taquina, mais ne pouvait s'empêcher d'agréer en regardant les deux gardes sourire l'un à l'autre avec un air heureux.

GR02 a timidement mis un bras autour de 01, si agité qu'il a failli s'en aller avec le sac et le téléphone de Frisk avant que 01 lui a fait un coup de coude et a pointé vers Frisk. GR01 a ensuite pris les affaires de Frisk chez son petit-ami et les lui a rendues. "Merci." il chuchota et lui tapa dans la main avant de s'en aller avec GR02, l'air content. Frisk sourit et a repris son chemin.

...

Il ne fallait pas longtemps pour que Frisk et Chara entrent encore dans une pièce sombre.

"Oh mon dieu, je me demande qui est derrière ceci?" Chara marmonna sarcastiquement, levant les yeux au ciel.

Le téléphone sonna et Frisk y répondit. C'était encore Alphys. "Ok, je suis de retour!" Elle s'arrêta, probablement pour examiner les moniteurs. "U-Une autre pièce sombre, hein? T'inquiète pas! M-Mes compétences de piratage peuvent arranger ça!" Les lumières se sont immédiatement allumées, révélant une caméra étiquetée MTT pointée droit sur le visage de Frisk. Mettaton n'était pas loin, assis derrière une découpe en carton en forme d'un bureau de journal télévisé.

"T'es sérieux?" Alphys grogna.

"Apparemment oui." Chara répondit, même si Alphys ne pouvait pas l'entendre.

"Ohhhhh ouiiii! Bonsoir, mes belles et mes beaux! Ici Mettaton, en direct sur MTT News! Il se passe quelque chose d'intéressant à l'Est de Calciterre! Par chance, notre correspondante s'y trouve, en direct! Brave correspondante! Je te prie de trouver quelque chose de digne d'un reportage! Nos dix merveilleux téléspectateurs t'attendent!"

Frisk a fait signe à la caméra et a souri, cette fois avec plus de confiance, avant d'examiner la pièce. Un chien blanc remuait sa queue en la regardant, une balle de basket dégonflée se trouvait tout près, un verre d'eau était imbriqué près d'un scénario écrit, un cadeau se trouvait de l'autre coté de la pièce adressé à "l'humaine", et une boîte d'un jeu vidéo se trouvait dans le coin éloigné de la pièce.

"Voyons laquelle de ces choses il compte utiliser pour me tuer aujourd'hui." Frisk pensa à Chara. Le jeu vidéo semblait être la chose la moins dangereuse, alors elle l'a ramassé.

"Oh là là! Ce jeu vidéo que tu as trouvé est une dynamite!" Mettaton acclama. Frisk avait le présentiment que c'en était vraiment une et tenait la boîte aussi loin d'elle que possible tout en essayant d'avoir l'air joyeuse. "Bien que je n'y apparais pas avant les trois quarts du jeu. Mais j'aime ça! Apparaître des cieux comme la manne, étancher la soif du public pour de splendides robots... Ooh! C'est bien Mettaton!"

Se doutant que tout le reste était en fait également dangereux, ou du moins que quelque chose de mauvais allait se produire, Frisk a choisi de faire un reportage sur le jeu vidéo, tout en espérant qu'Alphys allait la tirer d'affaire ou qu'il s'avérerait que tout ça n'était qu'une farce élaborée.

"Votre attention, mes téléspectateurs! Notre correspondante a trouvé... un jeu vidéo! Ce jeu plein d'action est garanti de vous épater! D'étranges ennemis! D'étranges alliés! Des robots séduisants! Y figurent jusqu'à six choix de dialogues arbitraires à la fois!"

"Attends, on parle du jeu vidéo ou de ma vie?" Frisk plaisanta et on a fait jouer les rires préenregistrés.

"Tu verras, ma chère correspondante! Regardons à l'intérieur de la boîte!" Mettaton lui a dit.

"Ça va exploser, n'est-ce pas?" Frisk soupira, mais a ouvert la boîte quand même, sachant qu'elle n'avait pas vraiment le choix et priant désespérément que ses soupçons et ceux de Chara que tout était faux s'avéreraient justes.

"Comme vous pouvez le voir, mes téléspectateurs, ma correspondante est aussi perspicace que sont terribles ses compétences technologiques! Ces cylindres rouges avec des mèches en feu... Oh non! Ce jeu est littéralement une dynamite! J'imagine qu'ils avaient raison dès le départ! Les jeux vidéo causent bien la violence! Ou du moins, celui-ci est sur le point de la causer! Mais ne paniquez pas trop! Vous n'avez même pas encore vu le reste de la pièce!"

Frisk s'est retournée nerveusement pour voir le reste de la pièce. La queue du chien brûlait comme une mèche, une bombe est tombée du scénario écrit, la balle de basket avait maintenant une mèche, le verre d'eau clignotait, et une dernière bombe a roulé hors du cadeau.

"Le chien est une bombe! La balle de basket est une bombe! Tout dans cette pièce sont des bombes! Même mes mots sont des bombes!" Mettaton a annoncé, et des bruits d'explosions se firent entendre après qu'il a parlé. Il s'est tourné vers Frisk. "Brave correspondante... si tu ne désamorces pas toutes les bombes... Cette grosse bombe te réduira en morceaux dans deux minutes!" Il a montré d'un geste une énorme bombe rose pailleté se trouvant innocemment au nord de la pièce avec un compteur de deux minutes clignotant. "Après quoi, pour les "live", ça risque d'être un peu mort! Quelle tristesse! Quelle horreur! Nos neuf téléspectateurs vont adorer regarder ça!"

"Enfin, pas trop si tu perds des téléspectateurs." Chara marmonna. Frisk était très nerveuse, mais son amie fantôme était complètement calme. "Ne t'inquiète pas, Frisk. Alphys a probablement installé un truc pratique sur ton téléphone pour te tirer d'affaire."

Et elle avait totalement raison.

"Bonne chance, chérie!" Mettaton a dit en commençant à s'envoler, et c'est à ce moment que le téléphone de Frisk a sonné encore une fois.

"N-Ne t'inquiète pas!" Alphys lui a dit quand Frisk a décroché. "J'ai installé un programme de déminage sur ton téléphone!" Elle a ensuite vite expliqué comment l'utiliser. "Maintenant va les désactiver!"

"Je te l'ai dit. " Chara l'a rassurée.

Frisk a encore une fois frénétiquement feuilleté ses icônes, cherchant le déminage de bombes. Bien qu'elle était plutôt certaine que tout ça n'était qu'un show, elle ne voulait quand même pas prendre de risques avec des explosifs. Cependant, entre l'adrénaline, la vitesse, et l'incapacité de bien lire les icônes, c'était sur le jetpack qu'elle a accidentellement appuyé. Il s'est envolé hors de ses mains avec le peu d'essence qui restait... et a frappé Mettaton sur la tête.

Frisk s'est exclamée. "Désolée!"

"Ne le sois pas. Il le méritait." Chara a dit avec un rire.

Mettaton soupira de façon sur-dramatique et a rattrapé le téléphone qui retombait. Heureusement, tant le téléphone que sa tête étaient à peu près indestructibles. Il vola vers Frisk. "Tu sais, chérie, tu es dangereuse avec cette chose. Je pourrais juste la détruire... mais alors l'émission n'aurait pas de suspens! Et on ne peut permettre ça! Alors tiens," Il lui a allumé le déminage de bombes. "Demande à Docteur Alphys de te faire des lunettes... si tu survis à ça. Tu as deux minutes pour désamorcer toutes ces bombes. Bonne chance, ma belle!"

Les deux prochaines minutes étaient emplies de chasse aux bombes étonnement agiles. Frisk était essoufflée quand c'était fini.

"Bien joué, chérie!" Mettaton acclama. "Tu as désactivé toutes les bombes! Si tu ne les avais pas désactivées, la grosse bombe aurait explosé dans deux minutes. Maintenant elle n'explosera pas dans deux minutes! Au lieu de ça, elle explosera dans deux secondes! Adieu, chérie!" Il rigola diaboliquement, mais n'a pas bougé d'un pouce, alors Frisk l'a juste regardé, sachant que cette bombe n'allait en fait pas exploser puisque Mettaton n'était clairement pas inquiet de se faire lui-même réduire en morceaux avec elle.

Mettaton s'est arrêté pendant une seconde. "Ah. On dirait que la bombe n'explose pas."

Alphys fut à nouveau de l'autre bout du fil. "C'est p-parce que... Pendant que tu monologuais... J'ai...! J'ai... a... arrangé... Euh, j'ai ch-changé..."

Mettaton semblait prendre pitié d'elle. Il a dramatiquement balancé des bras devant son front. "Oh non. Tu as désactivé la bombe avec tes compétences de piratage."

"Ouais! C'est ce que j'ai fait!" Alphys a répondu, ayant l'air un peu plus confiante.

Mettaton grogna fort. "Malédiction! Il semble que j'ai encore été déjoué! Maudite sois-tu, humaine! Maudite sois-tu, Docteur Alphys, pour aider tant! Mais je ne maudis pas mes huit formidables téléspectateurs pour nous regarder! À la prochaine, chérie!" Il s'envola au loin.

"W-Waou... N-Nous lui avons vraiment montré, hein?" Alphys a dit joyeusement avant de faire une pause pendant un moment gênant. "H-hé, je sais que j'étais un peu bizarre au début... Mais je pense vraiment que je deviens... euh, plus... p-plus confiante à te guider! A-Alors ne t'inquiète pas à propos de ce g-gros robot s-stupide... J-Je te protégerai de lui! E-Et si on en v-vient vraiment là, nous pourrons juste l'étei... euh, c'est rien. À plus tard!"

Frisk s'est tournée vers Chara. "Tu avais raison. Tout ça est pour de faux. Et Alphys est probablement dans le coup, pas vrai?" elle demanda avec un léger soupir.

"On dirait bien. Désolée, Frisk."

"Peut-être que c'est pour ça qu'elle culpabilisait tant. Je pensais que c'était parce qu'elle s'en voulait d'avoir abîmé Mettaton, mais peut-être que c'est parce qu'elle savait que tout ça n'était qu'un coup monté et savait que j'avais peur. Mais pourquoi diable ferait-elle ça? Elle SAIT que j'ai besoin de rentrer chez moi." Frisk pensa à Chara, commençant à se vexer.

"Je ne sais pas. Peut-être qu'elle essaie juste d'aider Mettaton. Ils semblent être amis."

Frisk a hoché la tête. "C'est vrai. Et Mettaton l'a probablement convaincue de faire ça." Elle a ensuite écarquillé les yeux quand quelque chose lui a traversé l'esprit, et elle a soudainement fait un petit sourire, surprenant Chara. "Et je parie savoir pourquoi."

"Pourquoi?" Chara a demandé curieusement.

"Peut-être qu'il essaie de l'aider à améliorer sa confiance en elle et impressionner Undyne! Et quel est le meilleur moyen de faire ça que de la faire devenir l'héroïne de son émission? Elle a l'air cool devant Undyne et lui, il gagne de l'audimat et une émission toute neuve."

"Ça expliquerait des choses." Chara a admis. "On ne dirait certainement pas qu'il veut vraiment te tuer, alors ça pourrait être la raison."

"J'aurais juste voulu qu'ils me l'aient dit. Je serais contente de les aider, mais j'ai besoin d'aller chercher Tina, et autant que j'apprécie Alphys, ça me ralentit. Si je peux attraper Mettaton sans les caméras, je lui parlerai et lui dirai que je suivrai le plan tant qu'il attende jusqu'à ce que j'aille chercher Tina."

"C'est une bonne idée." Chara a agréé. Elle eut ensuite l'air pensive. "Et tu sais quoi d'autre, Frisk? Je pense que cette petite émission télé t'aide aussi, en fait."

"Que veux tu dire?"

"Tu te souviens de ce qu'a dit Alphys quand nous l'avons rencontrée pour la première fois? Que regarder quelqu'un à travers l'écran te fait vraiment sympathiser avec lui?" Frisk a hoché la tête, un peu confuse, et Chara a élaboré. "Eh bien, ce n'est pas juste Alphys qui est dans le rôle d'une héroïne. C'est aussi toi. N'as-tu pas remarqué que Mettaton se comporte comme un grand méchant dans chacun de ces sketchs, et que c'est à toi et à Alphys de déjouer ses plans machiavéliques? Il laisse ses téléspectateurs te voir toi, une humaine, en tant qu'une gentille. Ça pourrait faire les monstres se sentir un peu plus à l'aise avec toi, les aider à comprendre que pas tous les humains sont des méchants."

Frisk a un peu redressé la tête. "Tu le penses vraiment?"

"C'est certainement possible. Un plan dans lequel tout le monde y gagne." Chara a souri, mais à la fois, elle avait aussi l'air un peu triste.

"Ça va, Chara?" Frisk a demandé.

"Ouais. J'aurais juste voulu que tous mes plans avaient fonctionné comme ça." Chara a confessé.

"Veux tu en parler?"

Pendant une seconde, Chara eut l'air comme si elle allait en parler, mais puis elle a baissé les yeux et secoué sa tête. "Pas encore. Mais je t'en parlerai un jour. Je te le promets."

"D'accord. Quand tu seras prête." Frisk l'a rassurée et les deux filles ont repris leur chemin, quittant la pièce et suivant le chemin vers le noyau.

...

Alphys a appelé quelques minutes plus tard. "Euh, j'ai remarqué que tu étais un peu silencieuse... Es tu i-inquiète de rencontrer Asgore?" elle demanda doucement.

"Un peu." Frisk a admis honnêtement. "Quelqu'un à qui je fais confiance m'a dit qu'il me tuerait, et puis d'autres gens à qui je fais confiance m'ont dit à quel point il est gentil, alors... alors j'ignore quoi penser."

"E-Eh bien, t'inquiète pas, ok? L-Le roi est vraiment quelqu'un de gentil... Je suis sûre que tu pourras discuter avec lui, et a-avec ton âme humaine, tu pourras passer à travers la barrière! A-Alors ne t'inquiète pas, OK? J-Juste oublie ça et souris." Alphys a ensuite raccroché avant que Frisk ne puisse la remercier.

Frisk s'est détendue un peu plus à une autre preuve qu'Asgore était gentil. Chara sourit largement et lui fit un pouce en l'air. La vérité était que, le petit discours a soulagé Chara encore plus que Frisk.

Chara a remarqué qu'Alphys avait mentionné plusieurs fois que Frisk pourrait juste rentrer chez elle, y compris maintenant. En tant que Scientifique Royale, Alphys avait probablement toute l'information sur la barrière.

Peut-être qu'ils ont trouvé un moyen de l'affaiblir, du moins suffisamment pour que l'âme de Frisk puisse vraiment se glisser à travers, maintenant. Peut-être que Frisk POURRAIT être libre et facilement aller chercher Tina, et aider à briser la barrière de l'extérieur.

Peut-être que les choses seraient aussi simples, et que Frisk n'aurait jamais à savoir que du temps de Chara, il fallait une fusion d'un âme humaine et de celle d'un monstre majeur juste pour s'échapper, et que Chara lui avait caché ce fait.

Peut-être que tout irait bien.

...

Après avoir trouvé l'ascenseur et après avoir monté au deuxième étage, Frisk et Chara sont arrivées dans une pièce rouge vif. À une table soignée avec une nappe à carreaux, était assise une jolie femme araignée avec une peau lavande clair et trois paires de bras, et qui portait une tenue froufrou rouge. Ses cheveux étaient longs et noirs, attachés vers l'arrière par deux pinces et ses yeux noirs étaient intenses, tous les six.

"Bienvenue à notre parloir, ma chère. Intéressée par nos arachnopâtisseries? Toutes les sommes recueillies vont aux vraies araignées." chantonna la femme araignée. Sa voix avait l'air amicale, mais il y avait une trace de quelque chose à cause de quoi Frisk ne lui faisait pas confiance. Quelque chose chez elle semblait... dangereux.

"C'est Muffet. Elle gère les ventes d'arachnopâtisseries et elle est pratiquement la chef du royaume des araignées. Elle est... effrayante. Et obsédée par l'argent. Et n'est pas la personne la plus sympa. Mais ses éclairs au chocolat sont incroyables. Papa en avait une fois ramené à la maison pour moi, Maman et Asriel." Chara lui a dit. Frisk a silencieusement reconnu des dires de Chara et a souri à Muffet, ne voulant pas faire savoir à ce monstre qu'elle était mal à l'aise.

"Va voir les toiles pour faire un achat." Muffet l'a informée. Frisk l'a remerciée et a fait ça.

Woua.

"Waou. Même pour elle, c'est cher." Chara dit à Frisk, ses yeux écarquillés.

9999 PO pour un Arachnodonut, et pareil pour de l'Arachnocidre. Frisk doutait avoir neuf mille PO, et même si elle avait la somme nécessaire, elle ne la dépenserait jamais pour une pâtisserie. Elle poursuivit son chemin.

Un autre monstre, une créature verte humanoïde en costume jaune vif se tenait tout près, ayant l'air sous le choc alors qu'il regardait le donut qu'il tenait dans ses mains. Frisk a froncé les sourcils et s'est approchée. "Hé, ça va?"

"Je... Je... J'ai fini par acheter un donut... Je... Je... Je ne voulais pas, mais cette femme... bien que je lui ai dit non, elle... me fixait de manière flippante et se léchait les babines. M... maintenant je n'ai plus d'argent."

Frisk fronça encore les sourcils et regarda Muffet. La femme araignée la regardait d'un air prédateur, ne le cachant même pas. Sa langue lécha ses lèvres. Frisk l'ai juste regardée calmement, ne comptant pas lui montrer qu'elle était intimidée. Elle tapota sur le dos du monstre qui tremblait encore avec sympathie, et elle quitta la pièce.

Elle pouvait toujours sentir les yeux de Muffet sur elle pendant tout le chemin.

...

Les prochaines énigmes étaient un peu un cauchemar, consistant principalement de tapis roulants plein de lasers douloureux et de schémas compliqués de ces stupides évents d'aération. Frisk a réussi à résoudre la première Énigme de Tir et ensuite, quand elle a fini de traverser le tapis roulant pour arriver au deuxième, Alphys l'a encore appelée. "Euh, hé, voudrais-tu qu'on regarde une série télé humaine ensemble? Un jour? Ça s'appelle, euh, M-Miou Miou Mimi Bisou..."

"Bien sûr! J'aimerais ça!" Frisk lui a dit.

"V-Vraiment?! C'est si bien! C'est euh, ma série préférée!" Elle a commencé à joyeusement la raconter à Frisk, spoilant toute l'histoire, mais ça était égal à Frisk. Elle s'est retenue de rire quand elle s'est rendue compte qu'Undyne et les gardes ont dû croire que les humains pouvaient contrôler l'esprit des gens en les embrassant à cause du personnage principal dans la série d'Alphys. Quand même, ça semblait mignon. Tina l'aimerait probablement.

Alphys a enfin réussi à s'arrêter. "Euuuh, je pense que ça te plairait beaucoup! Nous devrions la regarder! Après que tu auras fini avec tout ça!"

"Ça m'a l'air génial! Après que j'aurai ramené Tina, je l'amènerai et nous pourrons la regarder ensemble, si ça te gêne pas." Frisk a suggéré.

"Ce serait b-bien! J-J'en suis impatiente." Alphys lui a dit. Il y avait une légère trace de nervosité dans sa voix, mais Frisk ne l'a pas remarqué dans sa propre excitation.

Alphys a raccroché et Frisk est allée à l'énigme suivante, souriant. Après la rencontre flippante avec Muffet, elle avait vraiment besoin de ça.

Elle a facilement résolu la prochaine Énigme de Tir et est revenue avec un soupir de soulagement, traversant les évents d'aération. Ils la rendaient toujours un peu nauséeuse, mais pas autant qu'avant. Elle s'est dirigée vers la porte verrouillée et a continué d'avancer avec un cœur plus léger.

...

Jusqu'à ce qu'elle arrive dans la pièce suivante. Des toiles d'araignée recouvraient les murs. Un trou à peine plus grand qu'elle était sculpté dans le mur mauve lointain, et elle pensait savoir dans le repère de qui elle allait rentrer.

"Chara, quelles sont les chances qu'elle me vole ou me tue pour ne pas avoir acheté ses donuts stupidement chers?" demanda Frisk.

"Sa moralité n'est pas connue pour être la meilleure, mais je ne pense pas qu'elle te tuera pour ça. Mais je suis pas sûre à propos du vol." Chara a admis.

"Eh bien, c'est rassurant." Frisk a dit un peu sarcastiquement. Elle a fait de son mieux pour attacher sa bourse d'or à un endroit sûr et elle est allée à l'intérieur avec précaution, préparée pour tout.

La pièce était assez sombre pour que seul le chemin devant elle soit visible, et recouverte de toiles. De petites toiles d'araignées recouvraient le sol et Frisk est passée à coté avec prudence, ne voulant pas se faire piéger dedans. Il y a eu un éclat d'un mouvement. Frisk a sursauté et regardé au-dessus. Elle a ensuite essayé de maintenir son calme et a fait encore quelques pas.

Un rire féminin flippant se fit entendre. "Ahuhuhuhu... As-tu entendu ce qu'on vient de dire?"

"Frisk, sois prudente." Chara l'a mise en garde. Elle a volé dans la pièce, essayant d'obtenir plus d'informations pour aider Frisk. "Il y a des araignées partout. Elles bloquent toutes les sorties. Muffet est là aussi. Elle est sur une toile d'araignée dans les airs à ta gauche."

Frisk s'est tendue. Elle a senti la forte envie de sortir la poêle de son sac pour se protéger, mais ne l'a pas fait, ne voulant pas inciter une attaque. "Non, j'ai pas entendu. Écoutez, je ne veux pas d'ennuis."

La voix semblait l'ignorer. "On m'a dit qu'une humaine en T-shirt Rune Delta viendrait." Encore une fois, silence mortel. Frisk a contourné encore quelques toiles d'araignée.

"J'ai entendu dire qu'elle déteste les araignées." la voix l'a raillée d'au-dessus.

"C'est pas vrai! Elle a fait un achat à ta vente d'arachnopâtisseries!" Chara cria, mais contrairement à Tsunderplane, Muffet et les araignées ne semblaient pas la voir ou l'entendre.

"C'est faux. Écoutez, je veux juste rentrer chez moi." Frisk lui a dit. Il y avait une énorme toile devant elle et elle n'avait pas le choix que de marcher dessus. Elle s'est collée à ses pieds, la ralentissant. Frisk a combattu la panique et la claustrophobie, restant calme. Elle ne voulait certainement pas que ces tordus voient chez elle quelconque faiblesse.

"J'ai entendu dire qu'elle adore les écraser." La voix parla à nouveau, ignorant tout ce que Frisk disait.

"Non, c'est faux!"

"Encore une fois, non. Je ne sais pas qui vous a dit ça, mais c'est un mensonge." Frisk a répondu en continuant de marcher à travers la toile collante.

"J'ai entendu dire qu'elle aime leur arracher les pattes." a dit la voix, devenant de plus en plus meurtrière.

"J'ignore qui diable te l'a dit, mais elle n'a jamais fait ça! Elle est gentille! Laisse-la tranquille!" Chara a crié. Elle était maintenant dans les airs, criant sur celle qui était probablement Muffet, mais ses tentatives d'attirer l'attention de l'araignée ne marchaient clairement pas.

"Non!" Frisk lui a dit puisqu'elle ne pouvait entendre Chara. Elle a forcé son chemin à travers la toile, sentant comme si elle ralentissait de plus en plus. Elle voulait désespérément sortir d'ici. Soudainement, ses pieds furent complètement coincés dans la toile. Elle s'est débattue, mais ne pouvait se libérer.

Une énorme toile d'araignée est descendue, portée par un groupe d'araignées. Muffet reposait dessus, lui faisant un sourire prédateur. "J'ai entendu dire... qu'elle est affreusement avare avec son argent."

"Je n'AI même pas 9999 PO! Que vouliez-vous que je fasse, ne pas vous payer le prix plein?" Frisk demanda avec colère, cachant sa peur.

Muffet rigola juste encore, de façon aigue et flippante. "Tu penses que tes goûts sont trop raffinés pour nos pâtisseries, n'est-ce pas, ma chère? Ahuhuhu... Je ne suis pas d'accord avec cette notion."

Frisk l'a interrompue avant qu'elle ne puisse dire quoique ce soit d'autre. "Ouais, et moi non plus! J'ai ACHETÉ un de vos donuts dans les ruines!" Elle réussit à prendre son sac, y fouiller et en sortir le donut qu'elle avait emballé pour sa petite sœur. "Vous voyez?!"

Muffet eut l'air choquée, puis son regard s'est durci. "Je parie que tu l'as en fait volé." Elle s'est retournée alors que quelque chose a bougé dans les ténèbres. "Montrons-lui ce que nous faisons aux voleurs, mon chouchou." Les mâchoires mousseuses d'une araignée géante sont apparues.

Frisk s'est défendue même si elle avait l'impression qu'elle allait faire pipi dans sa culotte. "Je ne l'ai PAS volé! Je l'ai acheté chez cet adorable garçon araignée quand j'étais dans les Ruines!" Muffet s'est immobilisée en entendant ça.

"Maman?" appela une petite voix.

Muffet s'est retournée, et Frisk s'est retournée du mieux qu'elle le pouvait alors que Chara a aussi regardé vers la voix. À la porte au loin se trouvait le petit monstre araignée qu'elle avait vu dans les ruines, habillé en un petit T-shirt bleu avec un dessin d'un cupcake dessus et petit jean araignée. Il regardait Muffet et Frisk avec surprise. "Maman, qu'est-ce que tu fais?" Muffet se tenait juste là, ne semblant pas savoir quoi faire. La petite araignée s'est approchée de Frisk et tous ses huit petits yeux se sont illuminés. "Tu es la gentille dame des ruines!" Il s'est tourné vers sa mère. "Pourquoi la gentille dame est coincée dans ta toile?"

Muffet s'est vite approchée de Frisk, la faisant tressaillir, mais au lieu de la blesser, la femme araignée l'a simplement démêlée. Elle a fait signe à son familier et celui-ci a disparu dans les ombres. Chara soupira de soulagement et Frisk s'est un peu détendue. "Il y a eu un petit malentendu, chéri." elle a expliqué à son fils. "Maman croyait qu'elle avait blessé tes oncles et tantes dans les ruines."

"Mais elle ne l'a pas fait! Elle était vraiment amicale et a acheté un donut chez moi!" protesta le petit.

"Je le sais maintenant." Muffet l'a rassuré en aidant Frisk sortir de la toile. Frisk essayait de le cacher, mais elle était assez secouée maintenant que l'adrénaline redescendait.

"Maman, tu lui as fait peur!" l'enfant araignée l'a accusée.

"Ouais, Muffet, tu as merdé." Chara a dit avec colère.

Muffet hocha la tête à ce qu'a dit son fils. "Je suis désolée." elle a dit à Frisk avec plus de sincérité que Frisk ne l'a entendue parler avant. "Je pensais que tu étais une personne qui détestait les araignées. La personne qui voulait ton âme a dû se tromper et t'a confondue avec un autre humain." La dernière partie était murmurée pour que le petit garçon araignée ne puisse l'entendre. Muffet a sifflé et quelques araignées ont descendu une table, puis trois chaises, une avec un grand siège d'appoint. "Viens t'asseoir, ma chère. Je nous ferai ramener de l'Arachnocidre. Et je ne te ferai payer que les prix des Ruines." Elle s'est assise à table, attendant Frisk.

Frisk n'était pas sûre si c'était une bonne affaire étant donné que Muffet a failli la tuer, mais en même temps elle ne voulait pas énerver la femme araignée. Plus, Muffet a mentionné quelque chose à propos de quelqu'un qui voulait son âme, et Frisk voulait savoir qui, mais elle craignait que c'était une autre tentative de la tuer. Elle hésita et regarda subtilement Chara.

"Fais-le. Si quelqu'un a ordonné de te tuer, nous devons savoir qui." Chara lui dit avec inquiétude.

Frisk hocha la tête tant à Muffet qu'à Chara et s'est assise avec méfiance, faisant attention à un quelconque danger. Elle s'est rendue compte que le donut araignée était toujours dans sa main et a commencé à le remettre dans son sac.

Le fils de Muffet l'a vue faire en montant dans son propre siège. "Pourquoi tu n'as pas mangé mon donut?" il demanda, sa voix un peu triste. "Tu ne l'as pas aimé? Il est mauvais?"

Muffet l'a regardée pour une réponse, mais Frisk ne l'a même pas remarquée alors qu'elle est vite allée consoler le petit enfant, ses mots sortant l'un après l'autre dans l'effort de le rassurer. "Pas du tout! En fait, tu as fait un beau travail. Il est tellement bon que je le garde pour le donner à ma petite sœur. Elle adore absolument les donuts, surtout ceux avec beaucoup de glaçage et de pépites comme celui-ci, alors il est pour elle." elle a expliqué honnêtement.

Les yeux de la petite araignée ont brillé en entendant ça. "Ooh... Mais tu dois avoir un donut pour toi aussi! Je vais t'en chercher un!" Il a filé avant que Frisk ne puisse même répondre.

Chara a ri et Frisk a gloussé chaleureusement avant de regarder Muffet. "Il a certainement la vente mignonne, n'est-ce pas?"

Muffet rigola. "Il l'a certainement. C'est une tactique de vente irrésistible. Malheureusement, j'ai perdu ce pouvoir il y a longtemps."

"Vous avez de la chance. Au moins, vous l'aviez eu. Je ne l'ai jamais eu." Frisk plaisanta. Une araignée a descendu un gros verre de cidre chaud et Frisk l'a remerciée avant de payer le prix requis. Elle était sur le point de boire une gorgée, puis s'est rappelée où elle était et que la personne qui la servait a failli l'assassiner. Elle regardait le verre un peu nerveusement, suffisamment pour que Muffet le remarque.

"C'est pas empoisonné, ma chère." Muffet l'a assurée. Elle a pris le verre et en a bu une gorgée pour le prouver. "Ce seraient de mauvaises affaires d'empoisonner l'un de mes clients."

"Vous venez de me dire que quelqu'un veut ma mort. Pouvez-vous me blâmer d'être un peu méfiante?" Frisk a demandé sèchement.

Muffet a secoué sa tête. "J'imagine que non. Mais ne t'inquiète pas. Celui qui m'a engagée t'a clairement confondu avec un autre humain... ou m'a menti. Plus, il m'a payé à l'avance, alors je fais quand même un gros profit. Et... tu es innocente, et j'ai une certaine moralité." Sa voix était douce et un peu triste pendant une seconde avant de sourire un peu. "Pas beaucoup, je te l'accorde, mais un peu."

Frisk l'a regardée, essayant de juger si elle disait la vérité. Muffet avait l'air honnête, alors elle s'est un peu détendue et a hoché la tête. "Savez vous qui vous a engagée?" elle demanda doucement.

"Non. Il restait dans l'ombre quand il me parlait. Je me souviens qu'il avait un doux sourire. Et je pourrais jurer que je l'ai vu changer de forme." Muffet a expliqué.

Frisk a froncé les sourcils. Ça ressemblait affreusement beaucoup à Flowey. Flowey avait un sourire assez doux quand il essayait de piéger les gens et il pouvait faire son visage prendre différentes formes. Apparemment, il a abandonné son plan d'essayer de "l'aider" et est retourné droit au meurtre, bien qu'elle n'avait aucune idée de pourquoi la fleur sadique ne voulait pas la tuer lui-même quand il n'avait clairement aucun scrupule de le faire avant. Ou peut-être qu'il essayait de la forcer à faire ce qu'il voulait et se battre.

"Avec cette fleur cinglée, ça pourrait être n'importe quoi." Chara lui a dit, lisant ses pensées. "Peut-être que nous devrions en parler à Sans."

"Pas tant qu'il ne se sent pas bien. Il ne faut pas qu'il aille après Flowey en étant malade et avec un seul HP. Plus... nous ne savons pas avec certitude que c'est Flowey. Je veux d'abord avoir plus d'informations."

Frisk est revenue au présent, sachant que Muffet attendait probablement une réponse. "Merci de m'avoir informée." elle a dit avec gratitude et a bu une gorgée de son cidre. Le goût de pomme était acidulé mais doux, avec la quantité parfaite de cannelle. Elle sourit un peu. "C'est vraiment bon." Elle n'a pas remarqué Chara faire une grimace, la fantôme sachant exactement ce qu'il y avait dans le cidre.

"Merci, ma chère! Le secret est d'utiliser les araignées entières, pas juste le jus." Muffet lui a dit avec fierté. La pauvre Frisk a failli s'étrangler et a instinctivement regardé vers la pièce où était le fils de Muffet. Muffet a juste ri en voyant ça et a pris pitié d'elle. "Je te dirai un petit secret commercial. Ce ne sont pas des araignées sensibles."

"Oh. Ouf." Frisk soupira de soulagement et but encore un peu de son cidre, faisant Chara avoir un haut-le-cœur.

"Frisk, c'est dégueu. Ça t'est égal qu'elle vient de dire qu'il y a des INSECTES dedans?" Chara s'est plainte.

"Eh, j'ai mangé pire." Frisk a continué de nonchalamment boire son cidre et Chara lui a fait un regard perturbé.

Le petit garçon araignée a rampé joyeusement de la cuisine, tenant un donut au chocolat avec une grosse fraise recouverte de chocolat qui avait toujours ses feuilles au centre, maladroitement couvert de glaçage au chocolat et à la fraise. Il s'est précipité vers le pied de table pour le donner à Frisk. "Voilà! C'est à la fraise et au chocolat! Je l'ai décoré tout seul!"

"Waou, merci! Il a l'air super!" Frisk lui a dit avec un grand sourire en lui donnant sept PO et prit la friandise. Chara aussi regardait le donut avec envie.

Le petit rayonna aux louanges et emmena les pièces vers Muffet avec fierté. "Regarde, Maman! J'ai gagné plus d'argent pour aider d'acheter la limousine!"

"Je vois! Tu as fais un bon travail, Christopher." Muffet l'a félicité. "Mais tu as gagné cet argent toi-même, et c'est à toi de le dépenser pour ce que tu veux."

"Mais je veux t'aider à acheter la limousine pour que mes tantes et oncles puissent rester avec nous et que je puisse jouer avec mes cousins et cousines tout le temps!" Christopher a insisté, faisant à sa mère les mêmes grands yeux mignons qu'il avait fait à Frisk pour qu'elle lui achète un donut.

Muffet a vite cédé. "D'accord, chéri. Maintenant, pourquoi n'irais-tu pas chercher un donut pour toi et un pour Maman?" Christopher a hoché la tête joyeusement, clairement avide de friandises comme tout autre enfant, et a filé à nouveau dans la cuisine.

"Oh mon dieu, il est presqu'aussi adorable qu'Asriel." Chara a dit avec un sourire, le comportement de l'enfant ayant pour le moment éloigné son esprit et celui de Frisk de la peur.

Frisk a déposé le donut sur la table, voulant attendre que les autres aient les leurs. "Il est si précieux."

Muffet sourit à ça. "Je sais. Il est un petit garçon si gentil. Il est bon, serviable, tendre, généreux... l'opposé total de moi." Elle eut un petit rire, puis regarda vers la cuisine, ses yeux doux. "Et je ne pourrais honnêtement pas être plus fière de lui pour ça." Elle a dit la dernière phrase si doucement que Frisk l'a à peine entendue, puis eut l'air embarrassée après avoir dit ça.

Frisk lui a fait un regard rassurant. "Hé, je comprends. Ma petite sœur Tina et moi avons traversé des temps durs, et j'ai fait certaines choses... moins que morales... pour m'assurer qu'elle soit nourrie et heureuse, des choses que je ne la laisse jamais savoir, des choses que je ne voudrais jamais qu'elle ait à faire. Elle est la petite fille la plus gentille, et si intelligente. Elle mérite le meilleur dans sa vie, et je ferais tout mon possible pour m'assurer que ça arrive. Je ne veux pas qu'elle finisse un jour comme moi." La dernière phrase était un murmure alors qu'elle pensait à toutes les choses qu'elle a faites au fil des années; les vols, les bagarres, le ressentiment envers ses parents et les humains excepté sa sœur en général, les mauvaises notes, le fait qu'elle était sur le point d'abandonner sa scolarité...

Muffet a tapoté son épaule. "Il n'y a pas de mal à contourner un peu les règles, surtout quand les profits sont si grands. Nous faisons ces choses pour qu'ils n'aient jamais à le faire, ma chère. Tant que nous gardons suffisamment de notre moralité pour se rappeler que nous les aimons." elle a dit avec une gentillesse surprenante.

Christopher est revenu dans la pièce avant qu'aucune d'elles ne puisse dire quelque chose de plus, et a joyeusement grimpé le pied de chaise de sa mère pour lui donner un donut, avant de ramper à travers la table et dans sa propre chaise d'appoint avec son propre petit donut à la taille d'araignée. Il mâcha sa friandise et regardait Frisk d'un air avide, de la même manière que Tina le faisait toujours quand elle ramenait à la maison un projet artisanal ou une friandise qu'elle a fait en classe pour Frisk, anxieux de voir si ça lui plaisait.

Frisk a mangé une bouchée de son donut. C'était délicieux, du chocolat noir riche se mélangeant merveilleusement avec la fraise sucrée. "C'est incroyable." elle leur a dit à tous les deux. Christopher sourit largement, tapant de ses petites avant et Muffet sourit à l'excitation de son fils.

Chara regardait le donut avec envie. "J'aurais voulu pouvoir le goûter."

"Peut-être que tu le peux. Attends, j'ai une idée." Frisk lui pensa. Elle mangea une autre bouchée de son donut, la savourant lentement; la douce texture, le glaçage au chocolat crémeux fondant sur sa langue, la douce acidité de la fraise, et Frisk s'est concentrée, projetant ça à Chara.

Chara écarquilla ses yeux. "Waou."

"C'est comment?"

"Incroyable! Frisk, tu es géniale!"

"Je sais." Frisk pensa avec suffisance enjouée alors qu'elle continuait de manger son donut, le "partageant" avec Chara, gardant la fraise recouverte de chocolat pour la fin.

Après avoir parlé avec Muffet et son fils pendant quelques minutes et avoir fini son cidre, Frisk est partie, mais pas avant d'avoir acheté un autre donut au chocolat et à la fraise pour Tina. Elle a dit au revoir à ses hôtes, partant avec quelques PO de moins qu'à l'arrivée, mais ça valait la peine pour gagner plus d'alliés.

Avec ce que Flowey, ou qui que ce soit derrière la tentative d'assassinat, planifiait, elle savait en avoir besoin.

...

Alors que Frisk et Chara discutaient si elles devaient informer Undyne à propos du coup contre Frisk ou d'abord essayer d'en apprendre plus, elles furent soudain confrontées à une autre caméra MTT braquées sur elles.

Frisk regarda pour voir si la caméra était allumée ou éteinte, espérant pouvoir parler seule avec Mettaton. Malheureusement, elle était allumée et ses fans étaient probablement déjà en train de regarder. Elle sourit avec un air gêné et regarda autour pour voir ce que Mettaton a prévu pour elle cette fois.

Le plateau télé ressemblait à un château avec des briques grises peines, un long escalier, et beaucoup de fenêtres, la plupart desquelles étaient juste peintes, mais l'une était une grande ouverture.

Mettaton jeta un coup d'œil de l'ouverture de la fenêtre. "Oh... cette humaine! Serait elle...?" Il est apparu en longue et soyeuse robe de princesse bleue qui en réalité était vraiment bien sur lui, considérant le fait qu'il avait la forme d'une boîte. "...Mon grand amour?"

Frisk a décidé de jouer le jeu, car si elle devait être forcée de passer à la télé, autant juste faire avec et en rajouter un peu. "Oui, c'est bien moi, mon amour!" Elle a dramatiquement mis ses deux mains sur le cœur. "J'ai traversé des énigmes mortelles dans la chaleur atroce, j'ai passé les gardes du royaume, et fait face à une tanière de redoutables araignées guerrières, juste pour que je puisse être près de toi!"

"Joli. Assez bonne impro, Frisk." Chara lui a dit.

"Eh, merci."

"Veux tu que j'examine pour voir avec quoi il va "essayer de te tuer" cette fois?"

"S'il te plaît."

Mettaton s'est pâmé dramatiquement au petit discours de Frisk. Il a gracieusement descendu les longs escaliers et s'est approché d'elle. "Excellent esprit, chérie!" il a chuchoté pour que la caméra ne le capte pas. "Alors, es tu prête à jouer notre grand numéro musical et impressionner notre public, ou devrais-je sauter au final?"

"Suis-je obligée de chanter?" elle chuchota en retour. "Car, je te préviens, je suis une chanteuse terrible et je ne veux pas que ton public me fasse un procès pour tympans endommagés."

"N'aie crainte, ma belle, le rôle chanté est tout à moi." il l'a rassurée. "Juste tiens-toi là et sois charmante."

Frisk a hoché la tête, lui faisant un regard aimant pour le public. "Je le ferai. Mais puis-je te parler après le..."

Mettaton semblait avoir arrêté d'écouter après "Je le ferai." "Mon amour... Tu dois t'enfuir! Le Roi Monstre cherche à t'occire!" il chanta, sa voix riche de baryton résonnant dans la pièce. "Les humains ne peuvent rester, bien que j'en sois bouleversé." Frisk lui a fait un regard désireux et a secoué sa tête d'un air implorant comme si elle refusait d'y croire.

"Tu finiras dans une cellule. Tu mourras. Oh ciel c'est vraiment nul." Mettaton chanta. Ah. C'est là que viendrait la partie "tueuse" de l'émission. Frisk s'est demandée si elle aurait à utiliser le chouette laser qu'Alphys lui a fabriqué. Elle a essayé d'écarquiller les yeux d'horreur mais avoir quand même l'air déterminée, jouant son rôle, mais elle était plutôt sûre qu'elle a juste fini par avoir l'air constipée.

"Désespoir... Tu meurs ce soir. Au revoir. Bou-hou c'est tellement triste." Mettaton a dramatiquement essuyé son écran comme s'il pleurait en chantant, mais il sonnait plus content de soi que triste.

Enfin, il jouait le méchant après tout.

Mettaton lui a froissé les cheveux courts de Frisk, les mettant encore plus en pagaille. "Tellement triste. Te voir ainsi finir au cachot."

"Frisk, il y a une trappe juste en-dessous de toi." Chara l'a prévenue.

"J'ai remarqué. J'espère que je ne vais pas encore me fouler la cheville..." Frisk soupira mentalement alors qu'elle s'est préparée.

Mettaton s'est éloigné d'elle. "Bon, tcha-tchaow." La trappe s'est ouverte, faisant tomber Frisk dans les profondeurs. Heureusement, le mur n'était pas loin et elle a su atterrir en évitant toute blessure.

Mettaton et Chara ont volé en bas pour la rejoindre. "Oh non! Que vais-je faire? Mon amour a été jeté dans un cachot." Mettaton cria. "Un cachot avec une énigme si vile, que mon âme-soeur va certainement périr!" Frisk se retourna et vit à l'autre bout d'un tapis roulant un casse-tête à carreaux colorés, similaire à celui que Papyrus avait utilisé contre elle il y a ce qui semblait être des siècles. Malheureusement, celui-ci semblait être pleinement fonctionnel et non pas bloqué sur un modèle incroyablement facile à résoudre comme celui de Papyrus. Elle espérait juste se rappeler quels carreaux faisaient quoi. Chara a essayé de l'aider en lui rappelant, mais même elle ne se rappelait pas de tout.

"Ô cieux, soyez cléments! L'horrible labyrinthe aux carreaux de couleur! Chaque carreau de couleur a sa propre fonction sadique. Par exemple, un carreau vert émet un son, et puis tu dois combattre un monstre. Les carreaux rouges vont... En fait, attends une seconde. N'avons-nous pas vu cette énigme il y a environ une centaine de pièces? C'est exact. Tu te rappelles de toutes les règles, pas vrai? Bien... Je ne vais alors pas perdre du temps à te les rappeler! Oh, et tu ferais mieux de te dépêcher. Car si tu ne la résous pas en trente secondes..." Un mur de flammes est apparu derrière elle. "Tu seras incinérée par ces jets de feu! AHAHAHAHAHA! AHAHA... HA... HA! Mon pauvre amour! Je suis tellement chagriné que je ne peux m'arrêter de rire!" Chara a tressailli aux mots de Mettaton, mais Frisk ne l'a pas vu. "Bonne chance, chérie!"

Frisk a essayé de son mieux, mais fut coincée, mordue par des piranhas et électrocutée en peu de temps, pendant que Mettaton chantait une chanson à laquelle elle ne faisait pas vraiment attention. Heureusement, rien n'a causé plus d'un petit choc ou une petite coupure, mais elle était bloquée quelque part près du début du casse-tête quand le temps fut écoulé.

"Ooooh, je suis tellement navré! On dirait que ton temps est écoulé!" Mettaton cria de joie. "Et voici les flammes, chérie!" Les murs de flammes se sont lentement rapprochés, la piégeant. "Elles se rapprochent!" Elles se rapprochaient de plus en plus. Frisk pouvait en sentir la chaleur. Même si elle savait que c'était pour de faux et qu'Alphys la "sauverait" à la dernière seconde, elle avait quand même peur. "Elles sont! Tout près! Oh ciel!" Les flammes n'étaient qu'à quelques pouces d'elle. Elle priait qu'Alphys se dépêche et espérait qu'elle n'avait pas faux sur toute la ligne.

"Elle te sauvera. T'inquiète pas. Regarde, ça s'arrête." Chara lui a dit.

Et Chara avait raison. Les murs de feu ont arrêté de bouger. Le téléphone de Frisk a sonné. Elle a décroché, ses mains tremblantes même si elle savait que ce n'était qu'une comédie.

"Attends! Je vais te sauver!" Alphys lui a dit. "Je suis déjà en train de hacker le système de pare-feu!" Les flammes se sont immédiatement éteintes et Frisk n'avait pas à feindre son soulagement.

"Oh non! Comment ça a pu arriver?!" Mettaton cria. "Encore battu par la brillante Docteur Alphys!"

"C'est exact!" Alphys acclama. "Allez, Mettaton, abandonne! Tu ne pourras jamais nous battre... Pas tant que nous travaillons en équipe! Fini les énigmes... Maintenant rentre chez toi et laisse-nous tranquilles!"

"Mes énigmes? Finies? Alphys, chérie, qu'est-ce que tu racontes?" demanda Mettaton. "As-tu oublié ce que font les carreaux verts? Ils font un bruit, et puis tu dois combattre un monstre." Il s'est tourné vers Frisk. "Eh bien, chérie... Ce monstre... C'est moi! Dis adieu, chérie!"

"Tu vas regretter de m'avoir embêtée, robot maléfique! Car j'ai un laser de téléphone fait par l'incroyable Docteur Alphys, et je n'ai pas peur de m'en servir!" Frisk cria, devinant que c'était le moment d'utiliser son chouette laser.

Son téléphone sonna encore. "C'est ton téléphone? Tu ferais mieux d'y répondre!" Mettaton lui a dit.

Bien entendu, c'était Alphys. "Hé, ç-ça se présente mal, mais ne t'inquiète pas! U-Utilise juste le laser que tu as trouvé plus tôt!" Alphys n'a clairement pas entendu ce que Frisk a dit.

Cette fois, Frisk a appuyé sur le bon bouton, envoyant un petit choc électrique sur Mettaton avec son laser.

Il a trébuché vers l'arrière comme si elle a tiré dessus avec un lance-grenades. "Oh non, tu m'as vaincu! Comment est-ce possible, tu es plus forte que je ne le pensais, etc. Je te jure." Frisk voulait rire à son mauvais jeu de "super méchant du samedi matin", mais elle a juste pris un air triomphant pour les caméras.

Mettaton commença à s'envoler et Chara fit savoir à Frisk que les caméras étaient éteintes. Frisk courut après Mettaton. "Attends! Je sais ce que tu es vraiment en train de faire et je pense que tu es un ami vraiment génial d'organiser ça pour aider Alphys à gagner en confiance et impressionner Undyne, et je suis pour le plan, mais pouvons-nous attendre le temps que je rentre chez moi et que j'aille chercher ma petite sœur? Tina m'attend, et..." Mettaton continuait juste de voler et Frisk soupira de frustration, pensant qu'il ne l'a pas entendue.

Alphys appela à nouveau. "O-On dirait que tu l'as battu! T-Tu as fait un très beau travail là-bas."

"C'est grâce à toi." Frisk lui a dit, et elle était sur le point de lui dire qu'elle savait la vérité, quand Alphys l'a interrompue.

"Oh... Oh non! C'est toi qui faisais tous les trucs cools! J'ai juste écrit des programmes ridicules sur ton téléphone." Elle s'est arrêtée une seconde et Frisk s'est préparée de reprendre la parole, mais Alphys l'a battue à ça. "...Euh, h-hé, ça pourrait sembler étrange, mais... je p-peux te dire quelque chose?"

"Bien sûr." Frisk lui a dit, pensant qu'Alphys allait elle-même lui avouer la vérité.

"A-Avant de te rencontrer, je n-ne... je ne m'aimais vraiment pas beaucoup. Pendant longtemps, j'avais l'impression d'être une ratée totale. C-Comme si je ne pouvais r-rien faire s-sans... s-sans finir par décevoir tout le monde. M-Mais...! Te guider m'a fait me sentir... beaucoup mieux à mon sujet. Alors... merci de m'avoir permis de t'aider."

Frisk eut mal au cœur pour Alphys. Après ce qu'elle venait d'entendre, elle ne pouvait lui dire qu'elle savait que tout ça n'était qu'une comédie. "Merci de m'aider." elle lui a dit à la place.

"Euh, en tout cas, nous sommes presque arrivées au Noyau. C'est juste après l'Hôtel MTT. Allez! Finissons-en!" Alphys a dit joyeusement avant de raccrocher.

Chara a secoué sa tête. "Frisk, tu aurais dû lui dire."

"Comment j'étais censée lui dire après ça?" Frisk soupira alors que les deux filles ont repris la route.

...

Mettaton soupira également dans sa cachette au loin alors qu'il regardait la jeune fille humaine partir avec sa compagne fantômatique, qui comme il a présumé était sa sœur ou une autre membre de sa famille. En réalité, il avait entendu tout ce que l'humaine a dit quand il partait. Évidemment qu'elle a compris au moins une partie du plan, surtout qu'il devait l'aider avec son téléphone pour que le plan idiot d'Alphys ne s'effondre pas. Et étrangement, elle l'a imaginé dans sa tête comme étant ce grand héros qui a mis en œuvre ce gros truc compliqué pour aider son amie.

Elle l'appréciait. Elle lui FAISAIT CONFIANCE. Elle était sa fan.

Et il allait vraiment la tuer derrière le dos d'Alphys. Pas parce qu'il avait quelque chose contre elle. En fait, elle était, comme il l'appelait presque tout le temps, une chérie.

Mais elle était trop faible pour survivre face à Asgore.

Il l'avait vue se battre, ou plutôt ne pas le faire. Elle est allée aussi loin grâce à la pure chance, la diplomatie, des compétences semi-décentes en esquive, et de l'aide d'autres gens.

Et elle pensait qu'elle pourrait juste raisonner Asgore et traverser la barrière, ne sachant pas que c'était impossible et qu'Asgore ne laisserait pas la dernière âme partir. Et si Asgore obtenait son âme, il commencerait une guerre et détruirait l'humanité, ou entraînerait les monstres dans un second conflit auquel ils ne pourraient survivre. Dans tous les cas, des gens mourraient.

Pour sauver l'humanité, ainsi que les monstres, il serait obligé de prendre son âme lui-même et d'aller à la surface. Il résonnerait les humains, les ferait ouvrir la barrière, et deviendrait un héros. Il serait la plus grande star!

Au coût de la vie d'une fille humaine innocente.

Il avait envisagé de prendre l'âme de la fille fantôme à la place, mais s'était rendu compte qu'elle était beaucoup trop fragile, si faible que probablement seuls d'autres fantômes, la fille à laquelle elle était attachée, et les monstres sensibles aux esprits pouvaient la voir. Elle ne le ferait probablement pas traverser la barrière. Plus, elle était fermement liée à l'âme de la fille vivante. Les séparer serait probablement très difficile, si pas impossible.

Il fallait que ce soit la fille vivante. Seule son âme était suffisamment forte pour l'aider.

Il avait mal à l'âme à l'idée de ce qu'il allait faire, mais il a chassé la culpabilité. Elle mourrait de toute façon. Comme ça au moins, il s'assurerait que l'humanité et les monstres ne meurent pas avec elle.

Il a volé jusqu'à son hôtel, a trouvé un téléphone, et a composé un numéro.

"Allô, j'ai un job pour toi..."


A/N: Alors, voici quelques petites explications relatives à Muffet et son fils fournie par l'auteur. Si vous vous demandez comment Christopher fait les allers-retours entre les Ruines et Calciterre, Muffet le cachait sous sa veste, qui a probablement un charme de chauffage ou une petite chaufferette, pour le protéger du froid et l'emmenait elle-même jusqu'à la porte des Ruines (où il y avait une fissure ou un petit passage). Là-bas, un membre de la famille venait le chercher. Puis à la fin de la visite, Muffet revenait chercher Christopher. Mais faire le même procédé avec des centaines ou milliers d'araignées n'est pas si simple, et c'est pourquoi Muffet veut acheter une limousine.

L'auteur de cette fanfic imagine aussi que Muffet a, tout comme Frisk, vécu dans la pauvreté quand elle était jeune, et c'est pourquoi elle est si obsédée par l'argent.

Je vous informe aussi que j'ai récemment traduit une autre courte histoire, qui est un prequel à celle-ci et qui donne un aperçu de la vie difficile de Frisk et Tina. Son titre est "L'amour d'une sœur".