Sachez qu'il y aura quelques dérives par rapport au jeu dans ce chapitre! J'espère que ça vous plaira, j'ai pris plaisir à le traduire. Bonne lecture!
Une demi-heure avant que Frisk a fait sa mission à l'opéra de Mettaton, Sans est sorti de son labo, portant un sac avec un équipement. Il s'est dirigé vers les escaliers et dans la maison, entrant dans la cuisine où son frère se trouvait près des fourneaux, touillant une casserole de son infâme "soupe aux spaghettis"; de fines pâtes cheveux d'ange, des boulettes grumeleuses, et des épices douteuses dans la soupe tomate. Papyrus la préparait toujours quand Sans ou quiconque à qui il tient était malade, et malgré son mauvais goût, elle marchait toujours. Sans n'était pas sûr si c'était parce que Papyrus y mettait beaucoup d'amour et de magie curative ou parce que c'était si affreux que ça faisait fuir les microbes, non pas qu'il dirait jamais cette dernière théorie à son petit frère bien aimé. Il s'est demandé pourquoi Papyrus la préparait maintenant.
Papyrus s'est retourné en entendant Sans entrer et lui sourit largement, même s'il y avait une trace d'inquiétude derrière ce sourire. "OH! BONJOUR, FRÉROT! COMMENT TU TE SENS? L'HUMAINE M'A DIT QUE TU AVAIS MAL À LA TÊTE PLUS TÔT ET QUE TU SEMBLAIS PAS TRÈS EN FORME, ALORS JE T'AI PRÉPARÉ UN PEU DE MA FAMEUSE SOUPE AUX SPAGHETTIS POUR QUE TU TE SENTES MIEUX!"
Sans soupira mentalement. Punaise, l'humaine était autant une mère poule que l'était Papyrus, et presque aussi perspicace. "Merci, frérot, mais ça va. L'humaine se préoccupe juste un peu trop. J'avais un petit mal de tête tout à l'heure, mais ça va maintenant." il l'a rassuré. Papyrus semblait toujours inquiet et Sans a décidé de lui dire la vérité partielle. "Paps, relax. Je suis pas malade." "Enfin, du moins pas physiquement." "Je suis juste un peu... préoccupé par certaines choses. Principalement des trucs de science. C'est pourquoi je semblais pas en forme."
"Y A-T-IL QUELQUE CHOSE EN QUOI JE PEUX T'AIDER?"
"Pas grand-chose, pour le moment. Je dois d'abord faire un peu de recherche, et j'ai un peu besoin de l'humaine pour ça. Je vais en fait sortir maintenant pour aller la voir, si c'est pas un problème."
Son frère s'est détendu, se rendant compte qu'il disait la vérité. "BIEN SÛR QUE NON! AMUSE-TOI, FRÉROT! JE SUIS SI CONTENT DE TE VOIR ÊTRE ACTIF ET EXERCER TES VIEUX INTÉRÊTS À NOUVEAU! DIS BONJOUR À L'HUMAINE DE MA PART! ET DIS-MOI COMMENT ELLE VA! ET DEMANDE-LUI SI ELLE A BESOIN DE QUELQUE CHOSE! ET..."
Sans gloussa. "Je le ferai, t'inquiète pas. Bon sang, tu es comme Undyne avec Alphys, frérot." Papyrus rougit vraiment à ça, ce que Sans a évidemment remarqué. "Aww, mon petit frère a-t-il son premier béguin?" il taquina.
Papyrus rougit encore plus et cacha son visage dans son écharpe. "SANS! ELLE EST MON AMIE! J'AI LE DROIT DE ME PRÉOCCUPER DE SON BIEN-ÊTRE!"
Sans a ri mais a lâché l'affaire. "D'accord, d'accord. Désolé, Paps."
Papyrus s'est calmé. "CE N'EST RIEN, SANS. OH, ET PRENDS ÇA." Papyrus a sorti de l'armoire trois grands conteneurs en plastique et y a soigneusement versé de la soupe. Il a mis ses mains sur le premier et a fermé ses yeux. De la magie verte brillante s'est formée à ses doigts alors qu'il y afflua la magie curative, lacée avec beaucoup d'amour et de bienveillance. Il a répété le processus avec les deux autres, puis il a fermé les couvercles et a saisi un marqueur, écrivant "Sans" sur l'un, et "Humaine" et "Petite Humaine" sur les autres. "VOICI TA SOUPE, ET IL Y EN A POUR L'HUMAINE ET SA PETITE SOEUR!"
"Merci, frérot." Sans lui a dit, comptant secrètement se débarrasser de sa portion de soupe hors de sa vue. "Je m'assurerai de la lui donner." Il regarda autour de lui en se souvenant de quelque chose. "Où est Undyne, en fait?"
"ELLE EST SORTIE LIVRER SA LETTRE À ALPHYS. ENCORE."
Sans cligna des yeux. "Encore? Comment ça, e..."
La porte s'est ouverte avec fracas à ce moment exact, et Undyne fila à l'intérieur. "Je ne peux livrer cette lettre à Alphys! Elle est stupide!" elle cria à la salle entière. Elle a déchiré la lettre et est partie la recommencer.
"Je vois ce que tu veux dire." Sans murmura à Papyrus.
Papyrus lui a haussé les épaules quand Undyne ne regardait pas, puis est allé réconforter son amie. "UNDYNE, JE SUIS SÛR QU'ELLE ÉTAIT GÉNIALE, TOUT COMME LES CINQ AUTRES!" il lui a dit.
Alors que Papyrus aidait Undyne avec son trac de pré-confession, Sans est sorti, portant son sac et la soupe que Papyrus lui a donné. Il est allé au bateau et a demandé au Passeur de l'emmener à Calciterre.
...
Sans a attendu devant l'Hôtel MTT, se comportant de manière décontractée, mais en réalité son âme battait la chamade. La machine qui lui fournirait les réponses à toutes ses questions reposait dans son sac. Tout ce qu'il devait faire maintenant était d'attendre l'humaine.
Une part de lui espérait que la gamine avait le pouvoir du Reset. Elle était douce et gentille, pas sans âme et psychopathique comme Flowey. Elle n'a fait de mal à aucun monstre, même quand ils l'ont attaquée.
Mais si elle avait le pouvoir, en abuserait-elle? Même la meilleure des personnes pouvait faire des erreurs quand elle pensait que ses facultés annuleraient toutes conséquences.
Après tout, c'est ainsi que son propre père a fini dans le néant. Son père n'avait que les meilleures des intentions, mais ses facultés magiques mélangées avec son QI de génie et sa prouesse scientifique lui ont fait croire qu'il était invincible. Et ça l'a mené à sa perte.
Et il était sûr à presque cent pourcents que c'était aussi la raison pour laquelle un tel pouvoir est tombé entre les vignes de Flowey, et maintenant probablement entre les mains de l'humaine.
Et bien que Petite Rouge n'était pas exactement effrontée, elle était imprudente, et Sans craignait qu'elle emprunterait le chemin de son père. Elle était désespérée de rentrer auprès de sa sœur et briser la barrière, et ses forts sens d'amour et de loyauté signifiaient qu'elle ne laisserait rien se mettre à travers de son chemin. Peut-être pas même le bon sens. Et si elle aussi décidait de commencer à déconner avec le temps et l'espace pour atteindre ses objectifs? Le pouvoir de contrôler le temps, de revenir en arrière et d'arranger ce qui est allé de travers serait extrêmement facile à abuser pour quiconque. Sans ne se ferait même pas confiance à lui-même avec ça.
Après tout, il avait été là cette nuit terrible et avait aidé à construire cette maudite machine à remonter le temps qui leur a pris leur père, à Papyrus et lui. Il avait eu ses doutes, mais comme son père, il a été pris par l'idée de remonter le temps et sauver tout le monde de cet endroit, assez pour qu'il ignore les conséquences potentielles. Quand les choses ont mal tourné, il avait désespérément essayé de sauver son père, mais avait été complètement impuissant quand son père est tombé dans la fente entre le temps et l'espace. Aussi impuissant qu'il l'a été des années plus tard, quand Flowey lui a pris son frère bien-aimé.
Et il savait que si Petite Rouge décidait pour une raison quelconque de devenir nocive, il serait tout aussi impuissant. Ce n'était pas un pouvoir que l'on pouvait combattre.
Il a secoué son crâne, essayant de se débarrasser de ces pensées sombres. Il ne savait même pas encore si elle AVAIT ce pouvoir, encore moins si elle en abuserait. Il n'avait ressenti aucun chargement ou reset, bien qu'il n'était pas sûr s'il le ressentirait vu qu'elle était humaine.
Pour autant qu'il le sache, aucun humain n'a jamais eu ce pouvoir avant.
"Salut, Sans!" une voix familière l'a appelé, le sortant de ses pensées et il vit l'humaine monter les escaliers, ses cheveux bruns en pagaille crépue et ayant de légères éraflures et bleus, mais ses yeux bruns scintillants et un grand sourire sur son visage. "Comment tu te sens?"
Sans n'en était plus certain, étant donné que Chara Hallucinée était encore avec elle, semblant tout aussi contente de le voir que la gamine, si fort que ça lui a fait mal à l'âme.
Tout de même, Sans s'est forcé de l'ignorer, sachant qu'elle n'était pas réelle, et s'est concentré sur l'humaine pour qu'elle ne s'inquiète pas encore pour lui. "Salut, gamine. Je vais bien. Je t'ai dit que c'était juste un petit mal de tête." Il lui a fait un faux regard sévère. "Tu sais, t'étais pas obligée de me balancer à mon frère. J'ai failli devoir manger sa soupe aux spaghettis. Heureusement, j'y ai échappé."
Elle lui sourit avec un air d'excuse, semblant embarrassée. "Désolée. J'étais juste inquiète pour toi. Et ses spaghettis ne sont pas si mauvais. Ils sont plaisants." Elle avait une légère rougeur sur son visage.
"Heh, c'est la magie curative qu'il met dedans, ainsi que l'intention. L'intention est tout dans la magie, gamine. Au plus d'amour tu mets dans quelque chose, au mieux ça guérit. Et mon frère tient beaucoup à toi."
Elle rougit encore plus. "Je tiens à lui, moi aussi."
"Ouais, elle l'aiiime." taquina Chara Hallucinée. Sans eut mal à l'âme, bien qu'il continuait de sourire. Si Chara était vraiment là, il savait qu'elle taquinerait la gamine et Papyrus, et qu'elle comploterait des moyens de plus en plus fous pour les mettre ensemble.
"Eh, je peux le voir." Sans a dit avec un clin d'œil, ayant accidentellement répondu à la réponse de Chara Hallucinée, mais heureusement ça aurait été la même chose pour l'humaine, alors elle n'a rien remarqué et a juste rougi encore plus. Sans poursuivit, décidant de ne pas trop embarrasser la pauvre gamine. "Enfin bref, j'ai quelque chose pour toi. Je suis content que t'aimes les spaghettis de mon frère, parce qu'il a décidé de préparer de la soupe aux spaghettis pour toi et ta petite sœur."
Ses yeux se sont illuminés quand elle lui a doucement pris les conteneurs comme si c'étaient des trésors, ses petites mains calleuses les entourant comme si elle en savourait la chaleur. Elle sourit largement en lisant les étiquettes, surtout celle qui indiquait "Petite Humaine", comme si elle venait juste de recevoir un cadeau inestimable. Sans eut encore mal à l'âme, et ce n'était pas à cause de Chara Hallucinée cette fois. Pour une fille qui manquait tant de nourriture que d'amour, il savait que la soupe de son frère était vraiment inestimable. Il s'est mentalement juré de manger la sienne, et en être reconnaissant.
"C'est si gentil. J'appellerai Papyrus pour le remercier. Merci de me l'avoir apportée, Sans."
"Eh, pas de souci." il lui a dit. "En fait, je suis venu ici te demander un service. J'ai besoin de ton aide pour quelque chose."
Elle a immédiatement hoché la tête. "Je serai contente de t'aider. Que faut-il que je fasse?"
"Ça va sembler bizarre, et tu peux refuser si tu veux, mais je voudrais savoir si je peux scanner ton âme. Comprendre une âme humaine vivante pourrait nous aider à trouver comment reproduire le pouvoir artificiellement pour briser la barrière." C'était vrai, même si c'était seulement une partie de la raison pourquoi il avait besoin de l'information.
Elle a vite accepté. "Bien sûr. Que dois-je faire? Aussi, ça prendra combien de temps? Si ça prendra plusieurs heures, ce n'est rien si je vais d'abord chercher Tina et puis je reviens pour le faire?" elle lui demanda.
"Ça ne prendra que quelques secondes, et nous pouvons en réalité le faire juste ici à l'hôtel." Sans l'a rassurée. "Tout ce que je dois faire est de faire apparaître ton âme et la scanner avec ma machine."
Elle a hoché la tête en souriant. "Je le ferai."
"Eh, merci gamine. Tu es d'une grande aide." Sans lui a dit.
Petite Rouge souriait, mais Chara Hallucinée semblait très inquiète. Elle a ouvert sa bouche comme pour protester, mais puis regarda Sans et la referma. Il y avait à la fois de l'envie et de la peur dans ces beaux yeux bruns, et Sans voulait désespérément la réconforter.
Mais elle n'était qu'un produit de son imagination, probablement une manifestation de son espoir que Petite Rouge avait le pouvoir au lieu de Flowey, combiné à la peur qu'elle en abuserait, tout ça mélangé avec son envie douloureuse de retrouver Chara. Punaise, son esprit était tout foutu, et il boirait bien une bouteille de ketchup alcoolisé, là tout de suite.
"Sans, est-ce que ça?" Petite Rouge et Chara Hallucinée lui ont demandé en même temps. Chara Hallucinée a flotté vers lui et l'a câliné, son contact froid mais si familier et réconfortant, que Sans devait se forcer à ne pas se pencher vers elle ou la câliner en retour, sachant qu'il aurait l'air de câliner du vide et que ça montrerait à Petite Rouge le degré de son insanité d'esprit. Il s'est forcé d'ignorer la belle illusion qui le serrait dans ses bras et a forcé un sourire relaxe pour le bien de l'humaine réelle.
"Relax, gamine. Je vais bien." il lui a dit, gardant sa voix calme et réussissant d'une certaine manière. Chara Hallucinée l'a relâché et est revenue près de Petite Rouge, et il a senti un mélange de soulagement et de chagrin.
"Tu en es sûr?" elle demanda avec hésitation. Apparemment, tout comme Papyrus, elle était une pro pour voir à travers ses conneries.
"Bien sûr. Je suis juste fatigué jusqu'à l'OS. J'ai manqué plusieurs siestes aujourd'hui." Elle semblait toujours inquiète, n'y croyant clairement pas, alors il lui a souri avec rassurance et lui a froissé ses cheveux bruns décoiffés, comme il frottait le crâne de son frère (quand il pouvait l'atteindre). "Hé, t'inquiète pas tant. C'est moi le grand frère. C'est mon travail." Il lui a souri d'un air enjoué et elle s'est calmée, lui souriant. Ses yeux se sont illuminés quand elle a saisi son implication qu'elle était comme sa petite sœur. Son âme se gonfla d'affection. Mince, il aimait bien cette gamine.
Peut-être que même si elle avait le pouvoir du Reset, les choses ne seraient pas si mauvaises. Elle lui faisait clairement confiance, et avec un peu de chance, elle viendrait à lui en cas d'ennuis, et il la guiderait et la protégerait.
Mais il devait d'abord voir si elle avait vraiment ce pouvoir.
"Allez, gamine, allons nous occuper de ça. Je connais un raccourci." Il lui a tendu sa main et elle l'a prise. Prenant une profonde inspiration, il les a téléportés dans la salle de pause des employés, qu'il savait être vide. La salle ressemblait au reste du restaurant chic de Mettaton; les tables couvertes de nappes blanches de luxe avec des statues brillantes de Mettaton au centre. Au mur, il y avait un comptoir avec un évier et un micro-ondes MTT de luxe, et tout espace disponible sur les murs était recouvert de posters de Mettaton pour "augmenter le moral des employés."
Sans a sorti une chaise pour l'humaine, qui semblait vaciller un peu à cause du raccourci, et une autre pour lui même, les éloignant des tables pour qu'ils puissent avoir plus de place. "Tiens, assieds-toi et mets-toi à l'aise." Elle l'a fait avec gratitude et l'a remercié, et Chara Hallucinée s'est mise debout à coté d'elle, semblant aussi nerveuse que l'était Sans. Essayant de garder son esprit au clair, Sans a déposé son sac et s'est assis, veillant à ne pas la regarder alors qu'il fouillait son sac pour sortir son scanner. Avec un peu de chance, l'illusion disparaîtrait à nouveau s'il se concentrait sur ce qu'il faisait. Il n'a pas remarqué les yeux de l'humaine se diriger vers l'"hallucination" ni n'a entendu sa question mentale, mais il a entendu la voix de Chara murmurer doucement, "Je vais bien."
Sans a trouvé le scanner et l'a sorti. C'était une petite machine rectangulaire qu'il avait adaptée à partir de pièces d'un scanner de sécurité portable qu'il avait trouvé à la décharge, avec une multitude de boutons et un petit écran. Dès qu'il aura scanné son âme, ça enverrait les données sur son ordinateur où il pourrait les examiner de plus près. Il a encodé les nombres nécessaires avec le clavier. "Nous y sommes. Tu es prête? Je vais maintenant faire apparaître ton âme. Ça ne va pas du tout faire mal, mais ça pourrait avoir une sensation étrange."
Elle a hoché la tête et Sans a tendu ses mains et s'est concentré, faisant apparaître son âme. Elle a un peu exclamé à la sensation mais ne semblait pas avoir mal, et regarda curieusement l'âme rouge vif que Sans venait de révéler. "Ah. Alors c'est mon âme?"
"Ouaip. La culmination de ton être."
"On dirait un cœur de dessin animé."
Sans rigola. "Chara avait dit ça aussi."
"Parce que c'est le cas." a dit Chara Hallucinée, mettant une main sur l'épaule de l'humaine. Pour une raison inconnue, l'âme du spectre de sa meilleure amie a été révélée aussi, et il ne pouvait s'empêcher de la voir même s'il essayait prudemment de ne pas la regarder alors qu'il ajustait le scanner au bon angle. Son âme semblait fragile et faible, une petite braise rouge brillant légèrement. Des fils rouges brillants semblaient la connecter à l'âme de Petite Rouge, avec de l'énergie coulant de l'âme (réelle) la plus forte vers la plus faible. Sans n'avait aucune idée de pourquoi son cerveau a décidé d'imaginer les choses ainsi. Peut-être parce qu'il voyait des ressemblances entre Chara et Petite Rouge.
Dans tous les cas, il devait arrêter d'halluciner car il avait du travail à faire.
Il a appuyé sur le bouton pour activer le scanner et une longue ligne de lumière rouge, comme dans un scanner de code-barres, en est sortie. Sans a fait passer le scanner au-dessus de l'âme, s'assurant de tout avoir. Le scanner a même semblé réagir à "l'âme" de Chara Hallucinée, ce qui l'a vraiment surpris et il s'est à peine restreint de la regarder avec choc. Mais il s'en est empêché. C'était probablement juste une autre hallucination, et tant qu'il n'avait pas de preuve certaine que ce n'en était pas une, il n'allait pas se permettre d'espérer que sa Chara était toujours ici avec lui, d'une quelconque façon. Ça ne le blesserait qu'encore plus quand il se rentrait enfin compte que tout ça n'était que dans sa tête.
Sans a fini l'analyse et a éteint le scanner. "Terminé."
"C'est tout?" l'humaine demanda avec surprise.
"Ouaip. Je t'avais dit que ce serait rapide. Merci pour toute ton aide."
"Pas de problème. Après tout ce que vous avez fait pour moi, c'est le moins que je puisse faire." elle a dit avec un sourire avant de baisser un peu son regard. "J'aurais juste voulu pouvoir faire plus. C'est grâce à toi et Papyrus que je suis même en vie, ou que je suis allée si loin."
À ses mots, il était clair qu'elle pensait que si elle mourrait, ce serait permanent, et tout dans son comportement depuis qu'il l'a rencontrée montrait qu'elle abritait la même compréhensible peur de la mort que tout autre individu. Peut-être qu'il sur-analysait simplement l'absence de resets depuis qu'elle est arrivée. Ou peut-être qu'elle était complètement ignorante de ses propres pouvoirs ou de leur étendue.
Sans est revenu à la réalité. Heureusement, seulement quelques secondes s'étaient écoulées, donc ni l'humaine ni Chara Hallucinée ne se sont inquiétées. "Hé, nous sommes contents de t'aider. Plus, j'ai fait une promesse à ta mère de veiller sur toi, et je tiens toujours mes promesses."
L'humaine a hoché la tête, semblant à la fois touchée et surprise. "C'est de ça que vous parliez au téléphone il y a quelques jours?"
"Eh bien, oui, mais elle me l'a en fait demandé avant que toi et moi nous sommes rencontrés, avant même que tu ne quittes les Ruines." Sans lui a dit. Elle le regarda avec curiosité, comme l'a fait Chara Hallucinée. "Laisse-moi te raconter une histoire. Je suis un sentinelle à la Forêt de Couveneige, pas vrai? Je reste assis là-bas et je guette les humains. C'est un peu ennuyeux. Heureusement, au fond de la forêt, il y a cette ÉNORME porte verrouillée. Et elle est parfaite pour s'entraîner aux blagues toc-toc. Alors un jour, je les fais, comme d'habitude. Je frappe à la porte et je dis, "Toc-Toc." Et soudain, de l'autre coté... j'entends une voix d'une femme. "Qui est là?"" Il fit la voix de Toriel d'un ton aigu, faisant rire l'humaine et l'hallucination de sa meilleure amie. Il a caché la peine dans son cœur en continuant son histoire.
"Alors naturellement, je réponds, "Tuba." "Tuba qui?" "Tuba trouver cette blague nulle." Puis elle hurle de rire. Comme si c'est la meilleure blague qu'elle a entendue en cent ans. Alors j'en sors d'autres, et elle continue de rire. Elle est le meilleur public que j'ai eu depuis... depuis Chara." Chara Hallucinée baissa le regard tristement et la vraie humaine eut un air de sympathie. Sans a vite repris l'histoire, ne voulant pas que Petite Rouge s'inquiète. "Puis, après une bonne dizaine de blagues, ELLE toque et dit... "Toc-toc!" Je dis, "Qui est là?" "Maria!" "Maria qui?" "Olé!" Waou. Inutile de le dire, cette femme était extrêmement douée. Nous avons échangé des blagues pendant des heures. Finalement, j'ai dû partir. Papyrus est un peu grincheux sans son histoire avant dormir. Mais elle m'a dit de revenir, et alors je l'ai fait. Puis encore. Et encore. C'est une habitude maintenant. Se raconter de mauvaises blagues à travers la porte. C'est génial."
Il s'est arrêté pendant une seconde, rassemblant ses esprits. "Mais un jour, j'ai remarqué qu'elle ne riait pas beaucoup. Je lui ai demandé ce qui n'allait pas. Puis elle m'a dit quelque chose d'étrange. "Si jamais un humain passe cette porte... pourrais-tu me promettre quelque chose, s'il te plaît? Veille sur lui, et protège-le, d'accord?" Alors, je déteste faire les promesses. Et cette femme, elle a refusé de me dire son nom. Mais... quelqu'un qui aime sincèrement de mauvaises blagues a une intégrité à laquelle tu ne peux dire "non"." Mais bien sûr, à l'insu de sa partenaire de blagues toc-toc, Sans connaissait en fait son nom, mais il ne le dirait pas à Petite Rouge. C'était le secret de Toriel et c'était à elle de le dire quand elle était prête, et il n'allait pas trahir sa confiance.
Il ne voulait pas que la personne qu'il avait de plus proche d'une mère depuis que la sienne est morte fuit à nouveau.
Il s'arrêta encore, puis sourit à la gamine. "Alors j'ai promis de veiller sur toi. Et je pense avoir fait un plutôt bon boulot, non? Pas parfait, mais hé, tu n'es pas morte une seule fois!"
L'humaine gloussa. "C'est vrai." elle agréa, et ça l'a un peu rassuré. Il ne voudrait jamais qu'elle passe par la douleur de la mort. Elle devint ensuite plus sérieuse. "Et... Tu as fait un très bon travail en me protégeant. Comme je l'ai dit avant, je vous dois ma vie, à Papyrus et toi. J'aimerais pouvoir vous repayer pour ça."
Sans balaya ça. "Tu l'as déjà fait, gamine. Tu ne m'as pas, même pendant une seconde, fait regretter de tenir cette promesse. Tu as donné de l'espoir à beaucoup de monstres. Je suis de ton coté." Il s'est levé, ramassant son sac. Petite Rouge s'est levée aussi, et il lui a encore froissé les cheveux, la faisant sourire. "Prends soin de toi, gamine. Parce qu'il y a beaucoup de gens qui tiennent à toi."
...
Après avoir dit au revoir à Sans, Frisk est allée avec Chara à la grande porte dans l'hôtel qui indiquait "NOYAU". Chara semblait perdue dans les pensées et un peu inquiète.
Frisk l'a regardée avec préoccupation en ouvrant la porte. "Qu'est-ce qu'il y a?"
"Et si le scanner d'âme de Sans m'a vue?" a sorti son amie fantômatique.
Les yeux de Frisk se sont illuminés. "Ça serait génial! Il sera si heureux de te voir et de savoir que tu es là! En fait, je parie qu'il te fera un gros bisou!" elle taquina, espérant remonter le moral de Chara. Celle-ci a rougi, mais n'a pas souri, au lieu de ça regardant par terre.
Frisk a froncé les sourcils. "Chara, s'il te plaît, dis-moi ce qui ne va pas. Pourquoi est-ce que l'idée d'être vue par les gens autres que moi te fait si peur?"
"Parce que je ne mérite pas être de retour!" Chara a soudainement lâché. "Pas après que j'ai tout foutu en l'air pour tous ceux à qui je tiens, y compris toi! Je ne mérite pas le pardon ou le bonheur, Frisk. Pas après ce que j'ai fait." Des larmes ont empli les yeux de la fantôme, et elle s'est retournée pour les essuyer.
Frisk l'a regardée avec choc et inquiétude. "De quoi est-ce que tu parles?"
"Je..." Chara releva le regard, puis écarquilla ses yeux. "Frisk, nous avons de la compagnie et je suis pas sûre que c'est bien." Elle pointa devant.
Frisk a regardé pour voir deux silhouettes se cachant dans les ombres, la fixant. "Bonjour?" elle appela, mais ils ont disparu. "Que diable...?" Puis son téléphone sonna, la faisant sursauter. C'était Alphys, et elle a vite répondu.
"Hein? Qui sont-ils?" Alphys demanda, semblant honnêtement préoccupée. "P-Personne d'autre n'est c-censé être là..." Alphys prit ensuite un ton plus confiant, essayant clairement de s'assurer que la situation était sous contrôle. "Tant pis! Nous ne pouvons nous inquiéter de ça maintenant!" Elle raccrocha.
"Ça doit être un autre tour de Mettaton." Frisk pensa à Chara en continuant vers la porte suivante. "Mince, Alphys joue mieux la comédie, à la longue. Elle semblait inquiète pour de vrai." Elle s'est ensuite retournée vers Chara. "Alors, qu'est-ce qu'il se passe? Pourquoi est-ce que tu te blâmes pour tout ça? Je sais qu'il y a des choses que tu veux garder pour toi, mais je t'en prie, confie-toi à moi. Laisse-moi t'aider. Tu es mon amie."
Chara baissa les yeux alors qu'elle flottait près de Frisk quand elles ont traversé la porte et sont entrées dans une salle bleue avec un grand ascenseur. "D'accord. Tu mérites de connaître la vérité. Je..."
Mais avant que Chara ne puisse dire quoique ce soit de plus, le téléphone de Frisk a sonné. C'était encore Alphys.
"Tu ferais mieux de répondre. Ça pourrait être important." Chara a conseillé. "Je te dirai tout après l'appel, je te promets." Elle semblait effrayée mais déterminée, et Frisk savait qu'elle disait la vérité. Frisk lui a hoché la tête et puis a répondu au téléphone.
"Prête? C'est ici!" Alphys lui a dit joyeusement dès qu'elle a répondu. "Prends l'ascenseur jusqu'au sommet du NOYAU." Elle a ensuite raccroché.
Frisk s'est dirigée vers l'ascenseur et a regardé Chara. Chara prit une profonde inspiration et continua son histoire. "Asriel et moi rêvions tous les deux d'être des héros. Nous voulions tellement briser la barrière, de libérer tout le monde. Et les choses devenaient désespérées. Les monstres voulaient tellement voir la surface, et certains... ils ont Chu de désespoir. Et même si Maman et Papa me le cachaient, je savais qu'ils voulaient aussi revoir la surface. Je les ai vus quelques fois s'asseoir près de la barrière et absorber le peu de soleil qui la traversait. Nous savions que nous devions faire quelque chose. Et je me suis rappelée de certaines choses que j'ai vues sur les plaques, et quelque chose que j'ai lu à la bibliothèque de mon village avant de tomber ici. Quelque chose que je pensais nous ferait traverser la barrière. Et j'ai élaboré un plan. C'était horrible et stupide et autodestructeur, mais étant l'adolescente stupide que j'étais, je pensais que c'était brillant. J'avais si, si tord." Chara laissa échapper un sanglot. Elle a essayé de continuer, mais n'a pas su à travers ses larmes. "Laisse-moi juste un instant..."
Frisk a hoché la tête avec inquiétude. Laissant un peu d'espace à Chara, elle s'est tournée vers l'ascenseur et a appuyé sur le bouton "Monter".
Mais rien ne s'est produit.
Elle a vite téléphoné à Alphys. "Alphys, l'ascenseur ne marche pas."
"Quoi? L'ascenseur devrait fonctionner..." Alphys lui a dit avec inquiétude. "E-Eh bien! Va à droite, et continue d'avancer!"
Frisk commençait maintenant à s'inquiéter. Alphys semblait tout aussi confuse qu'elle-même l'était. Quand même, elle a décidé de jouer le jeu et s'est dirigée vers la porte de droite, cherchant Chara.
Chara reniflait, mais a réussi à se calmer. "Ok, je suis prête maintenant. Voix-tu, je..."
Frisk écoutait en marchant le long du chemin de droite, mais rencontra un fosse de feu, les flammes vacillant avec menace. "Que diable...?"
Alphys appela à nouveau. "Très bien, continue juste tout droit!" elle a dit gaiement.
"Je ne peux pas. Il y a un fosse de feu géant ici, et je suis allergique à mort." Frisk lui a dit.
Alphys s'arrêta avec choc. "...Ce fosse... N'est pas sur ma carte." Elle a essayé de se ressaisir. "Oublie ça! Essayons le coté gauche!" Quand même, sa voix tremblait toujours quand elle a raccroché.
Frisk a vite quitté la pièce et s'est dirigée vers le chemin de gauche. "Que diable se passe-t-il ici?!"
"Je ne sais pas, mais j'aimerais qu'Alphys et Mettaton arrêtent leurs conneries." Chara grogna.
"Je te le fais pas dire." Frisk lui pensa quand elle est arrivée dans la pièce de gauche, où Alphys appela de nouveau.
"Très bien, tu devrais pouvoir passer par ici..." Alphys commença de dire avant qu'une figure a surgi des ombres. "A-Attention!" elle cria alors que Chara a cria le même avertissement.
C'était un monstre étrange qui ressemblait à un sorcier portant un grand chapeau pointu avec un tourbillon à la pointe. Il faisait un rictus et il y avait des orbes de magie brillante qui flottaient à coté de lui. "Alakazam!" il cria, lançant vers elle des croix magiques brillantes à partir des orbes.
Frisk a vite esquivé. "Hé, du calme! Je ne vais pas te faire du mal! Je ne faisais que passer!"
Il l'a ignorée. "Abracadabra!" Il chanta un charabia étrange et soudainement Frisk était frappée par une vague de vertige. La créature sourit et lui tira encore dessus. Frisk a essayé de dégager, mais a trébuché et oscillé, se faisant toucher plusieurs fois.
"Frisk, calme-toi! Prends une profonde inspiration. Tu dois éclaircir ton esprit! Ne laisse pas les sorts de Malicien t'atteindre! Le vertige est dans ta tête!" elle entendit vaguement Chara l'appeler. Elle prit une profonde inspiration, concentrant son esprit et repoussant le vertige. Sa tête s'est immédiatement éclaircie, et elle fit un long regard à Malicien. La créature semblait choquée, puis la regarda avec respect avant de babiller à lui-même et s'en aller.
"C-C'était moins une..." Alphys a dit d'une voix tremblante.
"Je te fais pas dire." Frisk marmonna. "Merci, Chara."
"Pas de soucis."
"Il n'est pas censé y avoir de monstres ici... Q-Que se passe-t-il?" Alphys damanda, semblant plus s'adresser à elle-même. "Ç-Ça ne fait rien! N-N-Nous allons juste continuer vers l'avant!"
"Alphys..." Frisk commença, voulant lui demander d'arrêter ce numéro, mais Alphys avait déjà raccroché.
Frisk soupira et continua son chemin, avançant vers la porte suivante, mais vit que le chemin était bloqué par un mur électrique. Alphys appela à nouveau. "On dirait que tu ne peux continuer avant d'activer l'interrupteur. M-Mais, ces lasers vont s'activer quand tu le feras. Euh... Il semble qu'ils viendront dans cet ordre: Orange, orange, bleu. C-Compris? Bouge jusqu'au troisième!"
"Compris." Frisk lui a dit et a appuyé sur l'interrupteur, juste pour marcher droit dans un laser bleu. Elle cria de douleur car ça lui a brûlé le bras. Un deuxième laser bleu a foncé vers elle, et elle a réussi à s'immobiliser avant de courir à travers le laser orange.
Elle a entendu Alphys s'exclamer. "Oh mon dieu... Tu es blessée? Je... Je suis si désolée. Je... Je t'ai donné le mauvais ordre." Sa voix était tremblante. "Ça va aller, d'accord? C-Continuons juste vers la droite."
"Parce que suivre tes instructions s'est si bien passé jusqu'à présent." Chara marmonna.
Frisk soupira, étant secrètement d'accord avec Chara, et continua jusqu'à la pièce suivante. Elle avait deux couloirs métalliques, l'un allant vers le nord et l'autre vers la droite.
"Un carrefour, hein? Euhh, euhhh... E... Essaie d'aller à droite!" Alphys raccrocha. Frisk était tentée d'aller vers le nord, mais vu qu'elle ne voulait pas se faire brûler pour ne pas avoir écouté celle qui connaissait vraiment Calciterre, elle s'est dirigée vers la droite, mais Alphys appela encore et a frénétiquement changé d'avis, disant à Frisk d'aller tout droit. Frisk était incertaine, mais l'a fait, juste pour le regretter quand, après être entrée dans la petite pièce, une figure qui était beaucoup plus grande que la première a surgi de l'ombre, chargeant sur elle.
C'était un cavalier énorme et intimidant portant une grosse armure grise avec une tête aviaire gravée au centre. Elle maniait un long bâton qui aussi avait une tête vaguement aviaire avec une gemme en forme d'étoile à l'endroit où l'œil est sensé se trouver. Elle lança le bâton vers Frisk. "Adieu." elle a dit simplement, sa voix sonnant fatiguée. Elle a formé une orbe de lumière géante semblable à une lune, qui a tiré plusieurs gouttes de lumière vers Frisk.
Frisk sauta hors du chemin. "Hé, je ne suis pas une méchante. Je ne veux pas te combattre." La cavalière l'a ignorée et a envoyé plus de projectiles lumineux, mais son attaque n'était pas féroce. Elle semblait toujours épuisée. "Discutons, d'accord? Comment était ta journée?"
"...Ça pouvait aller." la cavalière a enfin répondu. Elle détourna le regard, mais n'a pas arrêté de combattre, forçant Frisk d'arrêter de parler et d'esquiver à nouveau, bien que les attaques devenaient plus faciles à esquiver, indiquant que le monstre ne voulait pas vraiment la combattre.
"Chante-lui. Paladodo est narcoleptique. Elle s'endormira pour un oui ou pour un non." Chara lui a dit rapidement.
Frisk a failli rire. "Pas avec ma voix affreuse. La sensation de tympans qui saignent ne fera s'endormir personne." Elle a ensuite eu une idée et a vite sorti son téléphone. "Nous ne sommes pas obligées de discuter. Écoutons un peu de musique, d'accord?" Paladodo a hésité, clairement confuse, et Frisk a saisi l'opportunité de vite feuilleter les icônes et aller dans la playlist qu'Alphys a mis dans son téléphone. Une chanson joyeuse dans une autre langue qui était probablement l'un des génériques des animes d'Alphys a commencé à jouer, et Paladodo a doucement baillé. Celle-ci a essayé de garder ses yeux ouverts et a envoyé une autre attaque que Frisk a encore esquivé, mais bientôt la cavalière a oscillé sur ses pieds et est tombée sur le sol. Frisk grimaça au grand impact, mais Paladodo ne semblait pas remarquer, et simplement ronflait paisiblement. Frisk s'est enfuie de la pièce, voulant sortir de là.
Alphys a vite appelé. "E-Est-ce que ça va? Je suis si désolée! J-Je ne sais pas ce qu'il se passe ici. Ç-Ça ne devrait pas..."
"Tu ne sais vraiment pas ce qu'il se passe, n'est-ce pas?" Frisk demanda doucement. "Ce... Ce ne fait pas partie de ton plan avec Mettaton, si?"
"Q-Quoi? N-Notre plan?!" Alphys demanda avec choc.
Frisk soupira. "Je sais ce qu'il se passe, d'accord? Je sais que Mettaton a mis en place ce numéro pour son émission pour gagner de l'audimat, pour que tu puisses avoir l'air cool pour Undyne, et pour que les monstres me voient comme une gentille."
"Je... Je... Je..."
"Hé, je ne suis pas fâchée, d'accord?" Frisk l'a rassurée. "J'avoue, j'aurais aimé que tu m'aies dit la vérité et d'abord laissé aller chercher Tina."
"Je... Je suis désolée. J-J'aurais dû... mais..."
"Tout va bien." Frisk lui a dit. "Alors, ce truc avec le NOYAU fait-il partie du spectacle?"
"N-Non... J'ignore ce qu'il se passe... C-Ces monstres ne sont pas censés être là, et ces l-lasers, j-je n'ai jamais voulu que tu te blesses, je te prie de me croire..."
"Je te crois. Et... Et je crois savoir ce qu'il se passe... Alphys, quelqu'un veut vraiment ma mort, et je pense qu'il est en train de te saboter pour que tu ne puisses pas m'aider. Il avait déjà frappé. Il avait dit à Muffet que je ferais du mal à ses araignées et lui avait payé pour qu'elle me tue."
"O-Oh mon dieu... Je n'ai pas vu... ça a été?" Alphys demanda avec inquiétude.
"Ouais, je vais bien. Heureusement, son fils m'avait déjà rencontrée et savait que je ne ferais de mal à personne, alors j'ai su lui dire la vérité. Mais je pense que quiconque a fait ça essaie à nouveau. Alphys, j'ai vraiment besoin de ton aide. Pour de vrai cette fois."
"Je... Je... Je ferai de mon mieux!" Alphys a dit, secouée mais déterminée. "A-Allons à droite. Je pense qu'il n'y a pas de monstres dans cette zone. Je vais vérifier dans les moniteurs."
"Avec un peu de chance, elle mettra en œuvre ses compétences de fausse héroïne pour en devenir une vraie." Chara a marmonné.
Frisk a hoché la tête tant à Chara qu'à Alphys en sortant de la pièce et le long du chemin de droite. Elle a été arrêtée par un autre tapis roulant avec une chaîne de lasers.
"E-Enocre des lasers... Mais ne t'inquiète pas... Je vais juste les éteindre pour toi." Il y a eu une pause. "J-Je n'arrive pas à les désactiver..."
"Pas étonnant. Quiconque essaie de me tuer doit être tout aussi un génie en technologie que toi." Frisk se demandait si Flowey était doué à ce genre de choses. Elle n'en était pas certaine, mais la fleur maléfique avait clairement trop de temps libre, alors il pourrait très bien l'être.
"Ç-Ça va aller! Je vais juste couper le courant de toute la nodale." Alphys lui a dit, et bientôt la lumière et les lasers se sont éteints. "Ok, vas-y!"
Frisk a couru à travers la pièce, mais quand elle est arrivée au milieu, Alphys cria, "Stop!" Frisk s'est vite arrêtée et juste à temps quand le courant est revenu, la piégeant sous un laser bleu. Heureusement, ça ne l'a pas blessé car elle ne bougeait pas. "L-Le courant... Il revient. Z-Zut... J-Je vais le couper à nouveau. Quand ça s'éteint, bouge un peu, et puis ARRÊTE-TOI."
"Compris." Frisk a dit en tremblant. Le schéma a continué. Alphys coupait le courant, le lumières commençaient à clignoter avant de se rallumer, et Frisk était forcée de s'arrêter pendant qu'Alphys les coupait à nouveau. Finalement, Frisk a traversé sans blessures.
"Ouf. Nous avons réussi! Tout est sous contrôle. J-Je te protégerai, humaine. Pour de vrai cette fois! P-Plus de semblant. J-Je dirai à Mettaton de n-ne plus rien faire non plus. N-Nous te ferons sortir du NOYAU... et... et rentrer chez toi..." Sa voix tremblait fort.
"Merci, Alphys. Je te fais confiance." Frisk lui a dit. Alphys l'a remerciée, mais Frisk a juré entendre un sanglot étouffé quand Alphys a raccroché le téléphone.
"Je pense qu'elle cache toujours quelque chose." Frisk pensa à Chara.
"Elle est aussi mauvaise que moi." Chara plaisanta faiblement. "Et Frisk, je t'ai caché beaucoup de choses que tu dois savoir. Je..."
Elle a été interrompue par le téléphone de Frisk qui a encore sonné quand elles sont arrivées à un autre carrefour. Frisk s'est excusée à Chara et a décroché.
"Ok! T-Tu devrais... tu devrais... Je ne sais pas?" Alphys a admis doucement. "Ça ne ressemble pas du tout à ma carte... Je suis désolée... Je... Je..."
"Ça ne la ressemblera pas si quelqu'un est en train de te saboter. Peux-tu regarder avec les caméras et me trouver un chemin dégagé?"
Il y a eu une pause, puis une exclamation. "Quelqu'un vient juste de couper les caméras. Je ne peux même plus te voir. J-Je dois y aller. J'arrangerai ça." Elle a raccroché.
"On dirait que je vais devoir gérer ça moi-même." Frisk pensa à Chara après avoir attendu quelques minutes et pas avoir eu un mot d'Alphys.
"Je vais t'aider."
Les deux filles ont failli se perdre dans le labyrinthe du noyau. Elles ont dû combattre plusieurs monstres, et Frisk a su tous les calmer avec l'aide de Chara. Héroplasme s'est souvenu de sa conscience aux paroles suppliantes de Frisk. Frisk a intimidé les orbes de Malicien dans le néant après avoir fait un regard noir au monstre persistant et s'est rendue compte que son regard diminuait les orbes. Paladodo s'est encore endormie quand Frisk a joué le générique de Miou Miou Mimi Bisou. Croâpaud Ultime était mystifié quand Frisk a utilisé le laser de son téléphone pour tirer sur ses mouches, et Frisk, se rendant compte que la gentillesse ne marcherait pas sur l'un des Astigmates, en a eu marre et l'a traité de connard trouduc. Il l'a regardée avec respect et l'a laissée partir.
Les attaques constantes ont épuisé Frisk, mais le conteneur de la soupe aux spaghettis de Papyrus, malgré le goût affreux, ont procuré une sensation formidable et chaleureuse, comme un câlin de Papyrus, et l'ont guérie complètement. Elle s'est jurée de l'appeler pour le remercier une fois qu'elle serait sortie de cet endroit fou.
Il y avait une bonne chose d'être perdue ici. Entre l'or que les mercenaires pacifiés lui donnaient et les cent PO qu'un idiot stupide avait jeté, le stock d'or de Frisk était plus grand que jamais. Frisk a pensé que si c'était du vrai or, Tina et elle seraient vraiment riches, même si elles ne pourraient pas revenir ici. Elle saurait fournir à sa sœur toutes les choses qu'elles n'ont jamais eues avant. Elle sourit à la petite montagne d'or dans sa bourse et l'a cachée en sûreté à l'intérieur de ses vêtements pour qu'elle ne puisse être volée.
Finalement, après ne pas s'en être prise à un Astigmate, qui n'était pas comme son frère et n'a PAS apprécié que Frisk l'a insulté au début, les filles sont arrivées au bout. Frisk soupira de soulagement.
Alphys a enfin appelé. "Q-Quiconque jouait avec le courant et les caméras a soudainement arrêté. Tout fonctionne bien à nouveau! Et, euh, on dirait que tu es sortie du NOYAU toute seule! B-Bon travail! Euh, je n'ai pas réussi à contacter Mettaton, mais je sais qu'il est dans le couloir où se trouve l'ascenseur menant au château du Roi. J'allais, euh, le "désactiver" là-bas. Mais je vais essayer de le rappeler et lui dire que le plan a été annulé. J-Je t'en ai assez fait subir." Alphys raccrocha, mais rappela après un moment. "J-Je ne peux toujours pas le joindre... J-J'espère qu'il va b-bien..."
"Ne t'inquiète pas. J'irai voir s'il va bien." Frisk lui a dit.
"M-Merci. Je te rejoindrai là-bas." Alphys a ensuite raccroché, et Frisk est entrée par la porte.
Elle ne savait pas qu'elle ne sortirait pas de cette pièce vivante.
...
"Oh, oui. Te voilà, chérie." Mettaton l'a saluée, sa voix sérieuse et distante, mais Frisk n'a pas remarqué.
"Mettaton! Je suis contente que tu ailles bien!" Frisk a dit avec soulagement et un grand sourire. Elle regarda autour. Les caméras étaient éteintes cette fois.
"Pourquoi irais-je mal, chérie?" Sa voix semblait confuse.
"Écoute, je sais que tout ça n'est qu'une comédie. Je sais que tu as organisé tout ça pour aider Alphys à impressionner Undyne et m'aider aussi, et je pense que tu es un ami formidable pour avoir fait ça, mais il y a quelqu'un qui essaie vraiment de me tuer, et nous craignions qu'il t'a eu aussi. Il est vraiment dangereux et..."
"Je ne suis pas en danger, humaine. Je sais exactement qui essaie de te tuer." Frisk le regarda, confuse et inquiète. "C'est moi."
Frisk écarquilla les yeux. "Mettaton, arrête! Ce n'est plus drôle!" elle supplia.
"Arrête ça! Tu lui fais peur!" Chara cria. Mettaton lui a jeté un coup d'œil mais a redirigé son attention vers Frisk.
"C'est l'heure de notre confrontation finale. C'est l'heure d'arrêter enfin le robot en "disfonctionnement". ...OU PAS!" il a dit froidement.
Frisk ne l'a jamais entendu parler comme ça avant. Un pic de peur et de trahison a empli son âme, mais elle le refoula et regarda Mettaton intensément. "Mettaton, je sais que c'est juste pour ton émission, mais arrête ça! Le spectacle est fini, j'ai découvert la vérité, laisse-moi rentrer chez moi auprès de ma sœur et arrête d'essayer de me foutre la trouille!"
"Tu as peut-être compris que c'était une supercherie, mais pour une fois, je n'en suis pas la tête pensante. C'est Alphys qui est derrière tout ça. Alors qu'elle te regardait à travers l'écran, elle s'est attachée à ton aventure. Elle voulait désespérément en faire partie. Alors elle a décidé de s'insérer dans ton histoire. Elle a activé les énigmes. Elle a désactivé les ascenseurs. Elle m'a chargé de te tourmenter. Tout ça pour qu'elle puisse te sauver de dangers qui n'existaient pas. Tout ça pour que tu penses qu'elle est une personne géniale... qu'elle n'est pas."
Les genoux de Frisk se sont affaiblis. La timide Alphys était celle derrière tout ça? Juste pour entrer dans son aventure? "Alors tu n'es pas...?"
"Frisk... Je pense qu'il est sérieux..." Chara lui a dit, sa voix emplie de peur.
"Et maintenant, c'est l'heure pour son heure de gloire. En ce moment même, Alphys attend à l'extérieur de cette pièce. Pendant notre "combat" elle interviendra. Elle fera semblant de me "désactiver", te "sauvant" une dernière fois. Enfin, elle sera l'héroïne de ton aventure."
"Non. Elle m'a avoué la vérité. Elle m'a dit qu'elle te demandera d'arrêter." Frisk lui a dit.
"Elle ne t'a pas avoué la vérité. Quand tu lui as dit que tu savais, elle n'avait pas le choix que d'arrêter de faire semblant, mais t'a laissée penser que j'étais responsable du plan. Elle voulait que tu la respectes au point où elle saurait te convaincre de ne pas partir... Ou pas. Vois-tu, j'en ai assez de cette charade prévisible. Je n'ai aucun désir de faire du mal aux humains. Loin de là, en fait. Mon seul désir est de divertir. Après tout, le public mérite un beau spectacle, pas vrai? Et qu'est un bon spectacle... sans un rebondissement?" La porte s'est claquée et verrouillée derrière Frisk.
"H-hé! Q-Q-Q'est-ce qui se passe?!" Alphys appela de l'extérieur. "L-L-La porte vient de se verrouiller toute seule!"
"Frisk, fais-le parler. Nous devons laisser à Alphys assez de temps pour ouvrir la porte et nous sortir de là." Chara lui a dit, toujours clairement effrayée.
"Mettaton, arrête ça! Si tu te soucies vraiment des humains, laisse-moi partir! Aide-moi à retrouver ma sœur." Frisk supplia.
"Désolé, les gens! Le vieux programme a été annulé!" Mettaton a exclamé. Des projecteurs ont illuminé la scène. "Mais nous avons une finale de folie!" Frisk cria quand la scène a rapidement monté dans les airs. "Du vrai drame! De la vraie action! Un vrai carnage! Dans notre nouvelle émission... "Attaque Du Robot Tueur"!"
Mettaton roula vers elle de manière menaçante. "Oui, c'est moi qui ai réarrangé le NOYAU! C'est moi qui ai engagé tout le monde pour te tuer! Cependant, ce n'était qu'un plan sur un coup de tête. Tu sais ce qui serait cent fois mieux? Te tuer de mes propres mains!" Bien que ses mot sonnaient colériques, il y avait une trace de regret derrière. Sa voix devint plus douce, presque compatissante, quand il continua. "Écoute, chérie. Je t'ai vue te battre. Tu es faible. Si tu continues, Asgore prendra ton âme. Et avec ton âme, Asgore détruira l'humanité. Y compris ta petite sœur. Mais si je prends ton âme, je pourrai stopper le plan d'Asgore! Je pourrai sauver l'humanité et les monstres de la destruction d'une guerre. Même si tu ne le comprends probablement pas, je fais ça pour toi et ta sœur. Quoiqu'il arrive, tu mourras aujourd'hui. Quoique tu ne penses, Asgore ne te laissera pas vivre."
"Si! Malgré ce que tu penses, Papa est gentil! Il ne lui fera pas de mal!" Chara cria.
Mettaton s'est encore tourné vers elle, sursautant un peu quand Chara a appelé Asgore "Papa", mais il s'est vite ressaisi. Frisk et Chara ont écarquillé les yeux quand elles se sont rendues compte qu'il pouvait voir la fille fantômatique. "Tu n'as pas entendu son discours, fille fantôme. Chacun de ses mots était sérieux. Et elle est la dernière âme qui reste. Si je ne fais pas ça, plus d'humains et de monstres mourront avec elle. Je n'ai pas le choix."
Il tira des boîtes de magie brillantes vers Frisk, et elle a fait de son mieux pour les esquiver, utilisant son laser de téléphone pour casser les plus faibles. "Ensuite, en utilisant ton âme, je pourrai traverser la barrière... Je convaincrai les humains de briser la barrière en paix et je deviendrai la star que j'ai toujours rêvé d'être! Des centaines, des milliers... Non! Des millions d'humains regarderont mon show!" Plus d'attaques vinrent vers Frisk, le schéma plus difficile cette fois. Elle en a esquivé la plupart, mais certaines l'ont touchée, la blessant. "Des paillettes! Du glamour! J'aurai enfin tout, et je sauverai tout le monde!" il a dit avec triomphe.
"Arrête! Laisse-la tranquille! Si tu as besoin d'une âme, prends la mienne! Ne la tue pas!" Chara supplia.
"Je ne peux pas. Ton âme n'est pas assez forte pour m'aider à briser la barrière. Au point où elle est faible, je ne pense pas qu'elle pourra survivre la séparation de l'âme de ton amie vivante, sans parler de l'absorption par moi. Je suis désolé." Et il semblait honnêtement désolé. "Il faut que ce soit elle. Parfois, un sacrifice doit être fait." Il haussa des épaules. "C'est ça le showbiz, baby!"
Le téléphone de Frisk sonna. Elle le décrocha. "E-euh, je ne peux voir se qu'il se passe là-bas, mais... N-N-N'abandonne pas, d'accord?! I-Il y a un dernier moyen de battre Mettaton... C'est... euh... c'est... C'est un prototype, alors ne juge pas trop sévèrement... Mais, tu as remarqué que Mettaton te regarde toujours en face? C'est parce qu'il y a un interrupteur derrière lui. A-A-Alors si t-t-tu p-p-peux le retourner... euh... Et, euh... appuies sur l-l-l-l'interrupteur... Il sera... euh,... Il sera... vulnérable. Bon, j-j-je dois y aller!"
"Mettaton, euh, il y a un miroir derrière toi!" Frisk lui a dit.
Chara secoua la tête. "Frisk, personne ne tomberait dans le panneau!" elle souffla, essayant faire en sorte que Mettaton ne l'entende pas.
"Oh? Un miroir? C'est vrai, je dois être parfait pour notre grande finale!" Il s'est retourné. "Hmm... Je ne le voix pas... Où est-il...?"
"D'accord, apparemment des robots vaniteux, si." Chara murmura alors que Frisk plongea vers l'avant, appuyant sur l'interrupteur.
Mettaton s'immobilisa. "...Viens-tu. D'appuyer sur. Mon bouton?" Son écran tournoya et clignota alors que son corps entier trembla. Il y a eu un éclat soudain de lumière blanche, aveuglant Frisk pendant quelques secondes. Elle s'est frottée les yeux, espérant que Mettaton a soit été désactivé, soit explosé. À ce stade, elle s'en fichait lequel des deux.
"Ohhh ciel..." dit une voix masculine sifflante, et une silhouette humanoïde se tenait debout sous le projecteur. "Si tu a appuyé sur mon bouton, ça ne peut signifier qu'une chose. Tu mourais d'envie de voir mon nouveau corps en avant-première. Quel toupet..." Frisk a essayé de reculer mais n'a pas pu aller loin car la scène était à cinquante pieds de hauteur. "Heureusement pour toi, ça fait longtemps que je voulais le montrer. Donc... pour te remercier, je te ferai une belle récompense. Je rendrai tes derniers instants... ABSOLUMENT fabuleux!"
...
Pendant que Frisk traversait le Noyau, Sans était assis dans son labo, lisant les résultats du scan de son âme.
Ses niveaux de Détermination étaient hors du commun, beaucoup plus élevés que ceux de n'importe quelle des autres âmes humaines ou même de Flowey, et il y avait des traces très familières de magie qui était indicatives du pouvoir du Reset.
Il n'y avait aucun doute là-dessus. Même si elle ne le savait pas, Petite Rouge était la nouvelle Anomalie Du Temps.
Sans repensait quoi faire en lisant le reste de ses résultats, prenant des notes à envoyer à Alphys, espérant pouvoir trouver quelque chose d'utile pour aider à briser la barrière et s'assurer que la gamine ne soit pas blessée. Pour le moment, c'était probablement mieux de laisser Petite Rouge ignorante de ses pouvoirs et espérer qu'un Chargement ne se produise jamais. S'il se produisait, alors il trouverait quoi faire.
Sans continuait de parcourir ses résultats et de noter tout ce qui pourrait être utile.
C'était quand il est arrivé au milieu de ses résultats qu'il a remarqué quelque chose d'étrange.
Il y avait une autre âme attachée à celle de Petite Rouge, tout comme ses hallucinations lui avaient montré.
Sa propre âme battait alors qu'il relisait les résultats encore et encore, s'attendant à ce qu'ils disparaissent. Mais ils étaient là, juste devant lui, le nom et les statistiques de sa chère amie sur l'écran aussi clairs que le jour.
Il n'hallucinait pas. C'était réel.
Chara Dreemurr était revenue.
...
Undyne était assise à la table de la cuisine, travaillant sur sa deux cent septième lettre à Alphys en mâchouillant ses frites au fromage, attentive à ne pas mettre du fromage fondu ou de la graisse sur le papier. Elle leva la tête quand Sans trébucha dans la cuisine, ayant l'air bouleversé et d'une quelconque manière plus pâle que d'habitude. "Sans, que...?"
Il l'a arrêtée avant qu'elle ne puisse finir, jetant un coup d'œil dans le salon où Papyrus rédigeait son plan pour son premier jour d'entraînement avec les nouvelles recrues, ne voulant clairement pas inquiéter son frère avec quoique diable lui arrivait. Il lui glissa un papier. "Lis ça." il supplia en murmurant, pointant du doigt une section de la page imprimée.
Undyne regarda le papier, clignant de l'œil avec confusion à tous les nombres et variables. "Qu'est-ce que tout ce charabia?"
"L'humaine m'a laissé scanner son âme. Ce sont les résultats. Lis cette section ici. Dis-moi si je suis fou ou si je vois ce que je crois voir." il supplia.
Undyne commença à lire. "La mioche a une autre âme attachée à la sienne?! Comment diable...?" elle dit à voix haute. Puis elle a lu le nom attaché aux statistiques de l'autre âme. "Chara?!" Elle regarda Sans avec choc.
"Je l'ai vue. Je l'ai vue avec la gamine. Elle m'a aussi parlé. Je pensais que je devenais fou!" Sans lui a dit. "Mais quand ceci est apparu sur les résultats du test... Toutes les statistiques de Chara sont là aussi. Elles sont beaucoup plus basses qu'avant, mais elles sont là... Tu penses que c'est possible que l'âme de Petite Rouge a pu d'une certaine manière ramener l'esprit de Chara?"
"J-Je pense que ça se pourrait. Les âmes humaines peuvent persister après la mort. Selon les histoires de fantômes, pendant très longtemps." Undyne lui a dit, toujours un peu choquée.
"Elle est réelle... Après tout ce temps... nous l'avons retrouvée!" l'air choqué de Sans s'est transformé en un large sourire. Il fit ensuite un gros câlin à Undyne. "Elle est revenue!" il s'est réjoui. Undyne sourit tout aussi largement, retournant le câlin de Sans. Elle reverrait sa "petite sœur"!
À ce moment-là, Papyrus passa sa tête dans la cuisine. "UNDYNE! SANS! VENEZ VITE! L'HUMAINE PASSE ENCORE À LA TÉLÉ!"
...
Frisk regardait l'être sur scène avec choc. Mettaton se mettait en valeur et posait, montrant son nouveau corps avec joie. Le robot désormais humanoïde avait des cheveux noirs épais et longs qui lui couvraient un de ses yeux, et un sourire charmant. La plaque de sa poitrine était d'une rose vif avec de longues épaulettes noires et ses bras étaient d'un gris métallique avec de minces mains aux gants blanches. Il avait de longues jambes gracieuses avec un "pantalon" noir et des bottes rose vif à hauts talons. Si Frisk n'était pas terrifiée là maintenant et si Mettaton ne s'était pas avéré être un enfoiré total, elle lui aurait dit qu'il avait un look superbe.
"Lumière! Caméra! Action!" Mettaton cria et posa gracieusement avant de faire un coup de pied poignant à Frisk. Elle a sauté hors du chemin, évitant son attaque, mais il était plus rapide que tout humain, bondissant vers l'avant et lui donnant un coup de pied dans les cotes. Elle a retenu un cri de douleur en tombant vers l'arrière, son souffle coupé à cause du pied métallique lourd. Ses côtes criaient de douleur et elle craignait qu'il lui en a fissuré ou cassé une. Il vint encore à elle, mais elle roula hors du chemin et lui tira dans la jambe avec son téléphone, le faisant reculer un peu, ce qui lui a permis de se relever.
Chara cria un avertissement quand Mettaton a envoyé plusieurs projectiles en forme de lui-même dans son corps rectangulaire. Malgré la douleur dans ses côtes, Frisk a esquivé, réussissant de s'écarter du chemin. Mettaton lui a fait un coup de pied dans les jambes, la faisant tomber, mais elle roula hors du chemin d'autres projectiles et essaya de se relever.
Il y avait des projectiles de magie brillants et brûlants tout autour d'elle. Frisk continuait d'esquiver, luttant pour sa vie et Chara l'aidait et l'avertissait autant qu'elle le pouvait, mais Frisk était déjà blessée et fatiguée, et Mettaton ne lui laissait même pas une seconde de répit...
Il y a eu un impact brûlant sur sa jambe, la mettant par terre. L'agonie traversa son corps, la faisant voir les étoiles. Frisk a essayé de se relever, mais sa jambe ne fonctionnait plus. Là où il y avait eu un genou, il n'y avait qu'un trou carbonisé, la chair brûlée jusqu'à noirceur et son os visible. Elle affronta la douleur et essaya de se relever sur sa bonne jambe, mais avant qu'elle ne puisse le faire, un autre projectile, ayant ironiquement la forme d'un cœur, lui a frappé dans la poitrine. Il y a eu une fraction de seconde de douleur brûlante, puis l'obscurité a envahi sa vision.
La dernière chose qu'elle a entendu avant que tout ne disparaisse était le cri de Chara.
...
Il l'a fait.
L'humaine s'était battue pour sa vie, plus qu'à ce qu'il s'attendait, mais au final, son corps faible et mal nourri avait abandonné, comme il savait qu'il le ferait.
Il a gagné.
Alors pourquoi se sentait-il si vide?
Mettaton n'a pas ressenti de triomphe en s'approchant du petit corps, se sentant malade en voyant le trou dans sa poitrine. Ses yeux vitreux lui perçaient son âme, vides et accusateurs.
Il a essayé de se dire qu'il a fait la bonne chose, mais il savait qu'il n'oublierait jamais ces yeux.
Elle lui avait fait confiance. Elle s'était souciée de sa sécurité. Elle avait cru en lui.
Et il l'avait trahie et lui a volé sa vie.
"Tu es un meurtrier."
La campagne fantômatique de l'humaine s'est effondrée au côté de son amie, sanglotant, criant et la suppliant de se réveiller. Elle a essayé de la secouer mais ses mains l'ont simplement traversée. "Non... Non... Non..." elle sanglotait encore et encore.
L'âme de l'humaine commença à quitter son corps. Mettaton s'est avancé pour la prendre, tendant sa main. La fille fantôme plongea vers lui avec un cri animalier, son visage déformé en une grimace démoniaque alors que ses orbites devinrent noires. Mettaton a reculé par instinct même s'il savait qu'elle était trop faible pour être vraiment capable de le blesser.
Derrière elle, l'âme de l'humaine s'est brisée.
Et ensuite il n'y avait plus rien.
...
Alors qu'il était assis entre sa meilleure amie et son frère, regardant l'humaine à la télé, un frisson froid à parcouru la colonne vertébrale de Papyrus.
C'était tout comme dans son cauchemar.
L'humaine se tenait sous le projecteur, ses cheveux bruns reflétant une lueur dorée. Elle était couverte de bleus et de brûlures, son expression terrifiée alors qu'elle faisait face à Mettaton, qui exposait son nouveau corps, ne semblant pas remarquer sa douleur et sa peur.
Mettaton sourit à la caméra et posa dramatiquement, chose que Papyrus aurait autrefois acclamée, mais dans cette situation, le sourire de son idole était plus froid que la glace.
Surtout quand le robot s'est déchaîné, faisant un coup de pied poignant à l'humaine. Elle a réussi à s'écarter du chemin, mais un deuxième coup de pied entra en contact douloureux avec ses côtes avec un craquement écœurant. Papyrus s'est exclamé et Sans a serré ses poings quand l'humaine est tombée vers l'arrière, atterrissant durement sur le sol.
"Allez, relève toi! Tu peux le faire, la mioche! Botte-lui le cul!" Undyne cria sur l'écran.
Et l'humaine s'est défendue autant qu'elle le pouvait, esquivant les attaques, utilisant son laser de téléphone pour le faire reculer, et se relevant vite sur ses pieds quand elle se faisait abattre. Mais ce n'était clairement plus un spectacle. Les attaques de Mettaton étaient brutales, et elle était blessée et épuisée. Papyrus savait qu'elle ne saurait en supporter davantage. Il a bondi sur ses pieds, son esprit sachant qu'il n'y arriverait jamais à temps, mais voulant désespérément la secourir. Sans lui a saisi le bras, disant quelque chose à propos de raccourcis, et Undyne criait, mais tout s'est fondu en un bruit blanc quand il a entendu son humaine crier.
Tout comme dans son cauchemar, non, sa vision, elle a été frappée dans la jambe par un projectile, la mettant au sol avec un trou où autrefois se trouvait son genou. Elle s'est quand même battue pour sa vie, essayant de se relever. Mais il était trop tard. Alors que Papyrus, Sans et Undyne étaient pétrifiés d'horreur, Mettaton a encore tiré, le projectile brillant en forme de cœur déchirant la poitrine de son amie abattue.
Des mains s'agrippaient à lui. Papyrus s'est débattu et a essayé de dégager. Quelqu'un criait, c'était un son intense et angoissé. Les mains ne le relâchaient pas. Quelqu'un - Undyne - l'a détourné de la télé et le serrait fort dans ses bras alors que Sans faisait pareil de derrière. Vaguement, il s'est rendu compte que les cris étaient les siens. Undyne et Sans pleuraient tous les deux, lui disant des choses, mais il ne pouvait les entendre.
"Elle est morte... elle est morte... elle est morte..."
Puis tout est charitablement devenu noir.
Et le temps s'est rembobiné autour d'eux.
...
Frisk a ouvert ses yeux avec une exclamation. Elle s'est agrippée à sa poitrine où elle s'est fait tirer dessus, mais il n'y avait pas de blessure.
Elle regarda autour, pensant qu'elle rêvait, mais aucune vue familière ne l'a accueillie. Elle était dans ce qui semblait être une salle noire, la seule lumière émanait de deux grands rectangulaires boutons oranges indiquant, "Continuer" et "Recommencer".
"Que diable...? Où suis-je?" elle demanda à voix haute, ses mots résonnants dans la noirceur froide. Personne, même Chara, n'a répondu.
Elle était seule.
"Hé-ho? Chara? N'importe qui?" elle appela, sa voix tremblante. "Je vous en prie..."
Et quelqu'un est venu.
Il y a eu un mouvement dans l'ombre, et Frisk s'est vite retournée alors que la silhouette est entrée dans la faible lumière émise par les boutons. Il était un squelette habillé en un ample manteau noir, plutôt grand comme Papyrus avec deux longues cicatrices sur son crâne, l'une allant de son orbite droite vers le haut de sa tête, et l'autre fissure allant du bas de son orbite gauche jusqu'à sa pommette.
"Êtes-vous le Faucheur?" lâcha Frisk. "Je suis morte, n'est-ce pas? Êtes-vous ici pour m'emmener à l'au-delà?"
Le squelette a secoué sa tête avec un petit sourire amusé. Ses orbites étaient gentilles alors qu'il regardait Frisk et il lui parla d'un ton apaisant avec une voix qui semblait masculine, mais en une langue qu'elle ne pouvait comprendre.
"Je suis désolée, monsieur. Je ne comprends pas." Frisk a dit d'un ton d'excuse. Le squelette semblait un peu embarrassé et leva ses mains, lui signant quelque chose, mais Frisk ne connaissait que quelques mots basiques de la langue des signes américaine, et elle était toujours perdue. "Je suis vraiment navrée. Je ne connais pas bien la langue des signes." elle expliqua. "Je ne connais que quelques mots, et je dois vraiment recommencer à l'étudier, et..."
Le squelette lui a souri de façon rassurante et lui a tapoté l'épaule, interrompant son radotage nerveux. Il ferma ses orbites et a d'une quelconque façon fait apparaître un bloc-notes et un crayon d'apparemment nulle part avant de commencer à vite écrire quelque chose. Il a ensuite tendu le bloc-notes à Frisk. Elle écarquilla ses yeux de choc quand elle a lu ce qu'il était écrit.
"Bonjour, mon enfant. Je suis Docteur Wingdings Gaster, le père de Sans et Papyrus. Je suis là pour t'aider."
A/N: Et voilà! J'avais dit que Gaster serait important à un moment de l'histoire! :) Le prochain chapitre sera très long, bien plus long que tous ceux que j'ai eu à traduire jusqu'à présent! Donc ça me prendra un moment pour le traduire... Il n'empêche que le prochain chapitre est l'un de mes préférés, car il y a beaucoup de différences et d'originalités par rapport au jeu! :D Gaster va notamment expliquer le pouvoir du Reset à Frisk. (Et ceux qui sont familiers avec les théories de Captain Hype devraient apprécier le prochain chapitre... ^^)
