Auteur : Ariani Lee

Série : Kingdom Hearts

Pairing : AkuRoku

Disclaimer : La liste des cent thèmes est disponible sur le net (c'est toujours la même vous aurez peut-être remarqué ?) Axel et Roxas ne m'appartiennent pas, ni aucun des membres de l'Organisation XIII ou personnages de Kingdom Hearts qui pourraient être mentionné ici : Ils sont tous la propriété de Square Enix et des studios Disney. Bande d'ingrats qui les a fait mourir !

Résumé : Où Roxas refuse d'admettre une vérité qui l'effraye, et où Axel se montre malgré tout compréhensif.

Traduction du titre : « Illusions»

Auto-évaluation : ***

Axel et Roxas en cent thèmes.

Illusions

« Rejoins-moi sur la plage d'Atlantica ce soir. J'attendrai jusqu'à ce que tu viennes.

Axel. »

Roxas replia le papier pour la sixième fois, et le rangea dans sa poche. Il était habitué aux bizarreries d'Axel. Son comportement paraissait ne suivre aucune logique. Mais ça, c'était encore plus étrange que d'habitude. Déjà, ça ne lui ressemblait pas de faire tant de chichis. Pourquoi glisser un mot sous sa porte au lieu d'attendre de le voir au souper ? Ils sortaient presque tous les soirs et jamais il n'en avait fait un flan pareil. Et puis, Atlantica ! Ça, c'était le comble du pas normal. L'aversion de la Rafale des Flammes Dansantes pour ce monde était proverbiale.

En plus, « J'attendrai jusqu'à ce que tu viennes. ». Roxas était tout seul...

- Axel, soupira-t-il. A quoi tu joues ? Tu me demandes de venir et t'es pas là...

Il donna un coup de pied, soulevant du sable qui s'envola vers la mer brillante. La vue était jolie, mais ça valait clairement pas la Cité du Crépuscule.

- Ah, tu es là ! Dit une voix familière derrière lui.

- Comme tu vois, sourit Roxas en se tournant vers Axel. Je m'en serais voulu de te faire dormir dehors, tu vois.

Axel lui sourit à son tour.

- Excuse-moi, j'ai eu un petit contretemps.

Le blond haussa les épaules.

- C'est pas grave.

Avec Axel, ce n'était jamais grave, de toute façon.

- Pourquoi tu m'as fait venir ici ? C'est pas franchement ton endroit préféré.

Axel shoota dans le sable à son tour, l'air un peu fébrile.

- J'ai fait exprès. J'ai un truc important à te dire. Et je voulais le faire quelque part où... on ne risquerait pas de revenir souvent.

- Il se passe quelque chose ? Ça n'a pas l'air joyeux, ce que tu dis. De quoi est-ce que tu veux me parler ?

Axel secoua la tête et sourit.

- Ne vas donc pas si vite en besogne. Il y a aussi quelque chose que je veux te donner.

- C'est quoi ?

Axel fourra la main dans sa poche et en sortit une petite boîte noire.

- C'est pour ça que j'étais en retard. Il y avait un problème au magasin où je l'ai acheté. C'était une commande et ils retrouvaient pas le bon de livraison ou je ne sais quoi. Je l'avais choisi sur catalogue, alors...

- C'est quoi ? Répéta Roxas, curieux.

Axel s'approcha et lui tendit la boîte.

- Un cadeau, p'tit ange. Pour toi.

Le garçon prit la boîte en réprimant une grimace. Il avait horreur - vraiment horreur - qu'Axel l'appelle comme ça. Il n'était pas un ange, et n'avait absolument rien à voir avec ces créatures-là.

C'était un écrin, doux et velouté, et il pesait un peu lourd. Il n'avait jamais reçu de cadeau, et il ne savait pas trop comment réagir. Axel eut un sourire attendri.

- Il faut l'ouvrir, tu sais.

- Ah ! Oh, oui, pardon.

Roxas ouvrit l'écrin. Dans le couvercle se trouvait un carton portant des inscriptions et en dessous, il y avait un médaillon. Passé sur une fine chaîne d'or, un petit disque du même métal était serti de deux pierres d'un rouge différent. Il leva un regard reconnaissant et interrogateur sur Axel.

- C'est très beau, dit-il.

- Je l'ai choisi pour toi.

- Merci, mais... Pourquoi ?

Ça lui paraissait bizarre, quand même. Pourquoi un bijou ? En plus, il avait l'air cher...

Le maître des flammes fourra ses mains dans ses poches et inspira à fond.

- Roxas, se lança-t-il. J'ai toujours été près de toi, depuis le jour où on s'est rencontrés...

- C'est vrai, le coupa Roxas, nerveux.

- Ne m'interromps pas, s'il te plaît, c'est... difficile.

- Excuse-moi ! Vas-y, je t'écoute.

- Ce que j'essaye de te dire c'est que... Enfin, voilà, pour moi, depuis le début... Tu es quelqu'un de spécial, tu comptes beaucoup pour moi et je t'aime.

Roxas ouvrit des yeux comme des soucoupes. Axel regardait ailleurs, l'air de penser « ça y est, je l'ai dit. ». Il avait dit, « Je t'aime ». Pas « je crois bien que je t'aime », pas « c'est bizarre mais j'ai l'impression que je t'aime. ». Mais ce n'était pas possible. Axel aurait dû le savoir. Il restait muet comme une carpe, sonné par cette annonce. Ça lui paraissait si invraisemblable. Inconcevable. Impensable. Im...

- Roxas, euh... J'attends une réponse.

Il se redressa et vit Axel. Son visage était tendu.

- Je ne veux t'obliger à rien, mais juste... Dis-moi quand même ce que tu en pense. S'il te plaît ?

- Non.

La réponse du Numéro XIII stupéfia le jeune homme. Non à quoi ? De quoi parlait-il ?

- Comment ça, non ?

Le blond le regarda en face, l'air un peu paniqué.

- Ce ne sont que des illusions, Axel ! Ce que tu crois... Non, ce n'est pas possible. Tu te trompe.

Axel recula. Il s'était attendu à tout. Il s'était minutieusement préparé à toutes les éventualités, il aurait su comment réagir face à n'importe quoi, mais pas à ça. Non, il n'aurait jamais pensé que Roxas refuserait purement et simplement de croire que ses sentiments étaient réels.

- Tu n'as pas le droit de dire ça. Tu n'as pas le droit.

- Mais Axel...

- Tu ne sais pas ce que je ressens, tu n'as pas le droit de prétendre que ce n'est pas réel. Tu n'es pas dans ma tête, ni dans mon...

- Non ! Tais-toi ! On n'en a pas, de cœur ! C'est impossible.

- Ma parole, mais tu... tu as peur ?!

Roxas recula à son tour, comme s'il l'avait frappé.

- C'est pas vrai !

- Je crois que si.

Roxas baissa les yeux sur la boîte qu'il tenait toujours. Il la referma. Quand il regarda à nouveau son ami, il s'éloignait sur la plage.

- Axel ! Attends ! S'écria-t-il.

Le maître des flammes s'arrêta.

- Quoi ? Demanda-t-il sans se retourner.

- Je... Je suis désolé. Mais... Est-ce que ça va changer les choses entre nous ? Je ne veux pas...

- Non. C'est pour ça que je voulais venir ici. J'ai pensé que ça pouvait mal se passer, et je n'ai pas voulu gâcher les choses entre nous à cause d'un mauvais souvenir. On fera comme si je n'avais rien dit.

Roxas savait qu'il parlait du clocher. Il avait raison, il n'aurait pas aimé y retourner après... ça.

- Merci, dit-il.

Axel émit un bruit à mi-chemin entre un grognement et un ricanement.

- Axel, je... Reprends-le, je ne peux pas accepter.

Le jeune homme se retourna et vit Roxas lui tendre la boîte.

- Je n'en veux pas. Garde-le, jette-le, fais en ce que tu voudras. Je n'en ai cure.

Roxas détourna le regard. Il ne voulait pas faire de mal à Axel. Il ne voulait pas qu'ils se parlent comme ça. Mais il était convaincu de ce qu'il disait. Comment aurait-il pu en être autrement ?

- Roxas, je crois que c'est toi que te fais des illusions.

Le Numéro XIII releva la tête, étonné.

- Quoi ?

- C'est toi qui refuse d'admettre que ce que je t'ai dis est vrai. Ca te fait peur.

- Ce n'est pas vrai.

- Tu crois ? Tu crois vraiment ?

Il se rapprocha de Roxas et prit son visage dans ses mains en coupe, comme pour l'observer de près.

- Alors pourquoi ? Dit-il à voix basse, comme pour lui-même. Pourquoi as-tu l'air si triste ?

Roxas frémit de la tête aux pieds. Triste ? Il n'était pas triste. Enfin, il ne croyait pas.

Axel se détourna et s'en alla. Roxas le regarda partir, mitigé.

- Tu te trompes, dit-il alors que le jeune homme s'engouffrait dans un portail ténébreux.

Comment aurait-il pu avoir raison ?

Il s'assit sur le sable, déboussolé, et souleva le couvercle de la boîte. Le carton qui y était placé tomba sur ses genoux. Il le prit entre le pouce et l'index et lu ce qui y était marqué.

Rubis : Courage et adoration.

Grenat : Constance et loyauté.

Au dos, il y avait un message, écrit de la main d'Axel.

« J'ai choisi ces pierres-là parce que je trouvais qu'il y avait de nous deux là-dedans, et parce que je t'adore - réellement. Même si les choses se passent mal, je veux que tu saches que je t'aime sincèrement et que tu peux changer d'avis, si tu veux.

Axel. »

Roxas rangea le carton et sortit le pendentif de l'écrin en soupirant. Il fit jouer les rayons du soleil dans les petites pierres qui jetèrent des reflets rouges. C'était un beau bijou, vraiment, mais...

- Qu'est ce que je vais en faire ? Geignit Roxas.

Il avait l'impression que la fine chaîne d'or lui brûlait les doigts. Finalement, il remit le collier dans sa boîte, la fourra dans sa poche et à son tour, s'en alla.

AKUROKU