Ce chapitre était vraiment long... et un peu difficile à traduire par moments... Mais il est là! Et c'est un autre de mes chapitres préférés. :) J'espère qu'il vous plaira tout autant. Bonne lecture!

Oh, et juste une petite info. J'ai récemment traduit un autre prequel à cette histoire, qui montre encore un peu plus de la vie dure de Frisk et Tina. Si ça vous intéresse de la lire, la petite histoire s'appelle "Réunion des parents".


Frisk regarda son compagnon avec choc. "Vous êtes le père disparu de Sans et Papyrus?" Gaster hocha la tête et Frisk baissa le regard avec tristesse. "Cela veut dire que vous êtes mort aussi, pas vrai?"

Gaster a secoué sa tête et lui a doucement repris le bloc-notes des mains, écrivant vite dedans et le lui montrant une fois qu'il a fini. "Non, je ne suis pas mort. Pas tout à fait. Et toi non plus."

"Mais le projectile..." la main de Frisk est instinctivement allée à sa poitrine où le projectile l'avait traversée, s'agrippant à son T-shirt à la douleur remémorée. "J'ai peut-être eu un C en biologie, mais je sais quand même que je n'ai aucunement pu survivre à ça."

"Ça t'a tuée, oui. Tu es morte. Mais tu as un pouvoir en toi qui te permet d'effacer ce moment. De remonter le temps jusqu'à avant que ce soit arrivé. Il n'y a pas de façon délicate de te le dire, mais tu es une Anomalie Du Temps."

"Je suis une quoi?" Frisk demanda bêtement avec choc. "Je dois rêver ou halluciner ou quelque chose comme ça. Je suis une fille de quinze ans d'Ebottville. Je n'ai pas de pouvoir de voyager dans le temps! Comment est-ce même possible?!"

Gaster rit un peu en écrivant, la faisant sursauter un peu. "Mon enfant, tu es dans un monde plein de monstres et de magie. Tu parles à un squelette dans un endroit à l'extérieur de l'espace et du temps. Après tout ce que tu as vu, est-il si dur de croire en le pouvoir de voyager dans le temps?"

"J'imagine que non." Frisk a admis en piétinant. "Mais comment ai-je même un pouvoir comme ça? Je suis une humaine, pas un monstre."

"Ce sera une longue histoire. Mets-toi à l'aise." Gaster conseilla, et Frisk s'est assise et s'est installée dans une position confortable. Gaster s'est assis à coté d'elle alors qu'il continuait d'écrire.

"Avant que je n'ai été banni dans cet endroit, j'avais ce pouvoir, simplement connu comme l'Anomalie Du Temps. Il avait ses limites à l'époque. Il avait des règles. Quand je l'utilisais, je pouvais remonter le temps de cinq minutes, et cinq minutes seulement, et il avait une période de recharge de vingt-quatre heures après chaque utilisation. L'utiliser puisait aussi beaucoup d'énergie magique, mais ça ne m'avait pas empêché d'expérimenter pour en apprendre plus et me rendre plus fort, de remonter le temps plus loin. Je voulais l'utiliser pour aider les autres. Mais j'ai été stupide. Très stupide. Et j'ai appris ma leçon de la manière dure."

"Il y a des années, mon interne Alphys et moi travaillions sur le Projet d'Âmes. Nous essayions de créer des âmes humaines artificielles pour briser la barrière sans violence et de faire sortir tout le monde aussi vite que possible. Et pour cela, nous avions étudié les âmes des humains qui étaient morts ici pour découvrir ce qui les rendait différentes des âmes de monstres, exactement. C'est Alphys qui a trouvé la composante chimique qui rendait les âmes humaines si puissantes. C'était un trait d'âme inconnu auparavant. Elle l'a appelé la Détermination. La volonté, par-dessus tout, de vivre. Nous l'avions étudiée pendant des semaines, essayant d'en apprendre tout ce que nous pouvions."

"Une nuit, il était très tard, j'étudiais un échantillon de Détermination à travers mon microscope. Je n'avais pas dormi plus de vingt-quatre heures, et j'étais épuisé. Quand j'enlevais la lame, j'ai répandu l'échantillon sur moi-même. Ça brûlait, et j'étais malade pendant une journée après ça. Mais ensuite, le matin suivant, je me suis réveillé, et je me suis senti plus fort. Ma magie avait visiblement augmenté, et quand j'ai testé l'Anomalie du Temps... j'ai remonté le temps de dix minutes. Ça pourrait avoir l'air de pas grand-chose, mais c'était le double des précédentes limites du pouvoir, et la période de rechargement a été réduite de moitié. Tout ça avec une goutte de DT (Détermination)."

"J'étais ravi. Je continuais de le tester. J'ai même utilisé une autre goutte de DT sur moi-même. À nouveau, je me suis senti affreusement mal pendant une journée, mais quand le malaise et la douleur se sont calmés, mon pouvoir a augmenté encore plus. Je pouvais remonter le temps de vingt minutes, et la période de rechargement s'est réduite à six heures. Je m'étais demandé si je continuais d'utiliser la DT s'il n'y aurait plus de limites à mon pouvoir."

"J'ai parlé à Sans de ma découverte. Mais au lieu d'être excité, il avait peur. Il m'avait supplié de ne plus utiliser la DT, que je pourrais me blesser en utilisant un produit chimique non-testé sur mon corps. Il était si contrarié qu'il était en larmes. Il ne voulait pas me perdre comme il avait perdu sa mère et Chara. Je ne voulais pas le blesser, alors je l'ai écouté. Et j'ai trouvé un autre plan. Un plan très insensé. Mais dans mon orgueil, je pensais qu'il était brillant. Je créerais une machine à remonter le temps, alimentée de DT et de l'énergie du NOYAU pour renforcer mes pouvoirs et me laisser remonter le temps beaucoup plus loin. J'irais jusqu'à avant que la Barrière ne soit créée, et je l'empêcherais de l'être. Je... Je voulais aussi remonter le temps pour sauver ma femme, qui était morte d'une maladie. Je pensais que la DT serait le remède. Je pensais que ça sauverait tout le monde. J'étais obsédé à l'idée même. J'ai forcé Sans à m'aider. Il était incertain à propos de l'idée. Il pensait que ce serait trop dangereux, mais je l'ai convaincu. Je lui ai dit que nous pourrions sauver sa mère et Chara, et que si quelque chose tournait mal... je pourrais juste utiliser mon pouvoir pour nous faire remonter le temps jusqu'à avant que l'erreur ne s'est produite." Gaster regarda par terre, les larmes aux orbites. Il trembla et Frisk a juré qu'on aurait dit que sa forme a vacillé, mais c'est arrivé si vite qu'elle n'était pas sûre si elle l'avait imaginé ou non. Gaster s'est ressaisi et a continué d'écrire. "Il avait enfin accepté et nous avions commencé le projet avec l'aide de certains de mes assistants."

"Mais... quand nous avons enfin fini de construire la machine et j'étais sur le point de l'activer, tout est allé de travers. Le NOYAU a été surchargé. Il y a eu une explosion et nous avons tous été propulsés vers le NOYAU. J'ai réussi à jeter Sans en sécurité avec la Magie Bleue, mais mes assistants et moi sommes tombés dans le NOYAU. Je n'ai pu sauver aucun d'eux. Je nous ai littéralement emmenés hors du temps, Frisk. Personne ne se souvient de moi ou d'eux à part mes fils. Mon pouvoir m'a été arraché. Je sais que c'était une punition pour ma stupidité. J'ai détruit leurs vies. J'ai laissé mes fils sans père. Tout ça parce que j'étais trop arrogant pour penser aux conséquences de mes actions."

Gaster a enfoui sa tête dans ses mains avec un léger sanglot. Un frisson a traversé son corps, et toute son image a ensuite vacillé, comme les images dans les vieux téléviseurs de l'école de Frisk.

"Docteur Gaster? Vous allez bien?" Frisk demanda avec inquiétude.

Gaster l'a regardée à sa question et Frisk vit avec horreur que tout son visage s'est déformé. Ses orbites s'affaissaient, sa bouche était une énorme grimace béante déformée. Frisk s'exclama d'horreur alors que la déformation continuait, son manteau fondant dans l'ombre alors que ses bras semblaient disparaître. Tout ce qu'elle pouvait voir maintenant étaient son visage et ses mains. Elle se sentait impuissante. Le père de Sans et Papyrus fondait, probablement en train de mourir devant elle! Elle devait le sauver!

"Ça va aller, tenez bon!" Frisk lui a dit, essayant de ne pas laisser la peur transparaître dans sa voix alors qu'elle s'est approchée, voulant désespérément l'aider. Elle a instinctivement essayé de prendre son sac et lui donner de la nourriture pour monstres, puis s'est rendue compte qu'il n'était bien entendu pas là, vu qu'elle était morte et dans le Néant. Mais elle n'allait pas abandonner. Il devait y avoir quelque chose... Elle s'est accroupie près de lui, larmes aux yeux, essayant de trouver un moyen de le guérir.

Gaster a vite saisi ses épaules avec les mains qui semblaient n'être connectées à rien, parlant dans son langage. Ça sonnait plus déformé qu'avant, mais sa voix était calme et rassurante. Il a pris une profonde inspiration et son corps a chatoyé, reformant en le squelette que Frisk avait d'abord vu. Il se leva comme si de rien n'était et recommença d'écrire dans son bloc-notes.

"Je suis désolé de t'avoir fait peur, mon enfant. Je te promets que je vais bien. J'étais juste bouleversé et j'ai perdu contrôle de ma forme."

Frisk était quand même inquiète. "Vous êtes sûr que ça va? Vous fondiez ou un truc comme ça."

"Je buggais, et c'est juste un effet secondaire d'être dans cet endroit, vivre et être prisonnier dans un monde entre l'espace et le temps, surtout que les corps des monstres sont faits de plus de magie que de matière physique. Ce Néant... cette dimension... ici les choses ne fonctionnent pas comme elles le feraient normalement. Mais je vais bien, je te le promets. J'ai eu ce problème depuis que j'ai atterri ici, et je suis toujours en vie. Ça ne me fait pas mal et je ne suis pas en danger. En fait, ça s'est un peu amélioré, puisque je travaillais sur comment retrouver ma vieille forme, au moins pendant un moment. Mais ça demande beaucoup de concentration pour la maintenir, et quand j'étais contrarié, j'ai perdu ma concentration."

"Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour vous aider?"

"Je ne pense pas, sauf si tu peux me sortir du Néant. Mais ne t'en fais pas pour moi. Comme je te l'ai dit, je ne suis pas en danger, et là maintenant, nous devons nous concentrer sur t'enseigner ces pouvoirs et te faire sortir de cet endroit."

"Mais vous aussi vous méritez de sortir de cet endroit, tout comme vos assistants, et je veux vous aider. Vous avez peut-être fait une erreur, mais vous êtes toujours une très bonne personne. Je veux que vous puissiez rentrer chez vous, et revoir Sans et Papyrus." Frisk a dit doucement. "Vous leur manquez tant."

Gaster a doucement hoché sa tête. "Je sais. Mais vu ce que j'ai fait, vu toute la peine que je leur ai causée, je ne devrais pas leur manquer. Le Néant me permet de tout voir, mon enfant. J'ai vu Sans et Papyrus faire tout ce qu'il pouvaient pour s'occuper l'un de l'autre. J'ai vu Papyrus pleurer quand il pensait que Sans ne pouvait l'entendre parce qu'il savait que Sans s'en voudrait. J'ai regardé Sans se blâmer pour mes actions, pensant que c'était sa faute que j'ai pratiquement manipulé mon propre fils à faire quelque chose qu'il pensait être dangereux." Il a buggé à nouveau et Frisk a placé sa main sur son épaule.

"Vous avez peut-être fait de mauvais choix, mais ça ne veut pas dire que vous êtes une mauvaise personne." elle a dit doucement. "Vous vouliez aider tout le monde, même si vous l'avez fait de la mauvaise façon, et je sais que vous les aimez. Et ils vous aiment. Ils vous pardonneront."

Gaster rit tristement et lui froissa les cheveux. "Tu ressembles beaucoup à mes garçons. Tu es gentille, bienveillante, têtue, et tu veux croire en le meilleur chez tout le monde. Mais je te prie de retenir ton jugement jusqu'à ce que tu entendes le reste de cette histoire. Il y a eu plus d'effets que mes actions ont causé. Mes assistants, qui n'ont rien fait de mal à part m'aider et qui ne savaient pas grand-chose de ce projet... ils sont probablement ici aussi, mais je ne peux les trouver, et leurs familles ne se souviennent pas d'eux. C'est... C'est possible qu'ils ont été effacés pour de bon, et c'est ma faute. Ils ne méritaient pas ça."

"Peut-être que nous pouvons les retrouver." Frisk lui a tapoté le bras, essayant de le réconforter. "N'abandonnez pas encore espoir sur eux. Si vous avez survécu, ils ont probablement survécu aussi."

Gaster soupira doucement. "Je l'espère vraiment, mon enfant."

"Ça va aller." Frisk a dit. "J'essaierai de trouver des indices sur où ils sont, quand je reviendrai... si je peux toujours revenir." La pensée terrifiante l'a fait frissonner.

"Tu le pourras, et je te montrerai comment." Gaster l'a rassurée. "Mais il y a certaines choses que je dois encore te dire sur tes pouvoirs. Sur l'une des pires conséquences que mes actions ont causées. Avec la Détermination et l'énergie du Noyau, l'Anomalie Du Temps s'est transformée en quelque chose de monstrueux et est tombée entre les mains, enfin les vignes, de quelqu'un qui en a abusé."

Il y a eu une sensation de malaise dans l'estomac de Frisk. "Flowey."

Gaster a doucement hoché la tête. "Avant que tu ne tombes ici, il avait plus de Détermination que n'importe quel être dans l'Outremonde. Le pouvoir s'est attaché à lui. Et avec sa Détermination, combinée avec les endroits d'énergie magique extrême causée par l'explosion du NOYAU, le pouvoir a changé. Les limites sont devenues presque inexistantes. Une fois que le pouvoir s'est activé en Flowey après sa première mort, il pouvait SAUVEGARDER à des points de l'Outremonde et revenir vers eux, peu importe c'était il y a combien de temps. Et même si les Points de Sauvegarde ont créé des règles de comment il pouvait revenir, la période de rechargement est devenue complètement inexistante. Il pouvait utiliser le pouvoir aussi souvent qu'il le voulait. Et il ne pouvait pas être tué. S'il mourrait, ça causait un CHARGEMENT automatique ou un reset. Et comme moi, il a joué avec ses pouvoirs, expérimenté ce qu'il pouvait ou ne pouvait pas faire."

"Et puisque Flowey a une vision psychopathique de l'amusement..."

"Pour être juste envers lui, il n'a pas toujours été comme ça. Au début, il a essayé de trouver la satisfaction en aidant les gens, en rendant l'Outremonde meilleur. Il a essayé très dur d'être gentil au début. Mais... il a perdu son âme il y a très longtemps. Il ne peut plus ressentir les émotions positives. Il ne peut ressentir l'amour et la compassion comme nous le pouvons, peu importe combien il essaie. Et ce pouvoir... il peut faire tout sembler n'être qu'un jeu. Il faisait les choses, puis pouvait les réinitialiser et c'était comme si rien n'était arrivé. Seul Sans s'en souvenait pleinement. Papyrus se souvient aussi en éclats, mais pas complètement, et Sans l'a convaincu que ce dont il se souvient n'était qu'un cauchemar."

"J'ai essayé d'aider Flowey au début quand il était encore gentil, comme je t'aide maintenant, mais enfin, tu as vu à quoi je ressemble quand je ne peux contrôler ma forme. Une chose que Flowey peut toujours ressentir est la peur primitive et il était terrifié de moi. Il frappait toujours les boutons "Recommencer" ou "Continuer" avant que je ne puisse lui parler. Il a dû apprendre tout seul comment utiliser ses pouvoirs, et quand il a commencé les formes plus sadiques de ses expériences, j'ai essayé de l'arrêter, mais... je n'ai plus le contrôle de ma magie comme autrefois et il était plus puissant que moi. Il ne peut me tuer, mais il m'avait toujours retenu assez longtemps pour revenir. Je ne pouvais rien faire contre lui."

"Flowey croyait, et il le croit toujours, que ce n'est qu'un jeu." Sa main trembla en écrivant la prochaine ligne, rendant son écriture un peu difficile à lire pour Frisk. "Il a manipulé les gens, et il les a aussi tués. Il avait tué beaucoup de monstres tout au long de ses routes avant de faire un reset." Les yeux de Gaster se sont emplis de larmes, qui ont goutté sur le papier alors qu'il écrivait. "Il avait assassiné Papyrus trois fois."

Frisk s'exclama. Ses yeux se sont emplis de larmes en pensant à son ami et amoureux se faire brutalement détruire. Elle ne pouvait arrêter de trembler. "Comment a-t-il pu faire ça?! Comment a-t-il pu tuer Papyrus?! Papyrus était devenu son ami, probablement quand personne ne voulait l'être!" Elle a serré les poings. "Je le jure, quand je reverrai cette mauvaise herbe..."

Gaster a placé sa main sur son épaule, essayant de la calmer. "Ne te rabaisse pas à son niveau, Frisk. Souviens-toi de ta promesse aux autres. Cette mauvaise herbe pathétique ne vaut pas le LV, et je ne veux pas que tu fasses quelque chose que tu regretteras plus tard." Frisk respira profondément, essayant de se calmer, et hocha la tête à contrecœur. Elle pouvait voir au corps tendu de Gaster qu'il était aussi en colère, mais faisait de son mieux de rester calme et rationnel, probablement pour ne pas bugger à nouveau. "Comme je l'ai dit avant, il n'a pas d'âme, et il pensait que tout n'était qu'un jeu. Il pensait que puisqu'il pouvait faire un reset après avoir joué, ça n'avait pas d'importance. Ne pense pas que je suis en train de le défendre. Ses actions étaient inexcusables, avec ou sans âme. J'essaie de t'expliquer son raisonnement car je ne veux pas que tu tombes dans le même piège que lui et moi. Non, je ne pense pas que tu finiras un jour comme lui." il l'a rassurée quand elle a ouvert sa bouche pour parler. "Mais je veux que tu comprennes que ces pouvoirs ne sont pas un jeu. Je ne veux pas que tu les laisses prendre le dessus sur toi comme je l'avais fait. Ces pouvoirs sont très dangereux, et très sérieux, et je veux que tu les traites en tant que tels. Je ne veux pas que tu finisses dans le Néant ou dans une autre situation dangereuse comme moi, et je ne veux pas non plus que mes garçons soient blessés davantage."

"J'en userai responsablement." Frisk a promis, et elle était sérieuse. Elle ne voudrait jamais causer du mal à ses amis pour une raison quelconque, ni elle ne voulait faire quelque chose de stupide et se mettre elle-même ou les autres en danger. "Mais vous ne m'avez toujours pas expliqué une chose. Comment ai-je fini avec ces pouvoirs s'ils étaient à Flowey? Il n'est ni dans le Néant ni mort, malheureusement. Il est toujours là."

"Tu as plus de Détermination que lui. Quand tu es tombée, le pouvoir s'est immédiatement transféré vers toi."

"Mais je n'ai ressenti rien de différent. Êtes-vous sûr que je l'ai?"

"Tu l'as. Je peux le sentir, et tu ne serais pas dans cet endroit ni ne verrais les boutons "Continuer" et "Recommencer" si tu ne l'avais pas. Il était principalement dormant en toi, jusqu'à maintenant. Il n'avait pas à se manifester, alors il ne l'a pas fait. Ça a marché pareil avec Flowey. Il ne savait pas non plus jusqu'à après sa première mort."

Frisk a hoché la tête et a regardé à nouveau les boutons "Continuer" et "Recommencer". "Pour revenir, je suis censée appuyer sur celui-ci, exact?" Frisk demanda, pointant sur le bouton "Recommencer", mais attentive à ne pas le toucher, ne voulant pas se tromper vu qu'elle n'avait aucune idée de ce qu'elle faisait.

"Non. Ça va te renvoyer au début quand tu es tombée dans l'Outremonde."

"Est-ce que ça veut dire que je peux remonter le temps jusqu'à avant que je ne tombe et aller chercher Tina?" Frisk demanda avec espoir, voulant sauver sa sœur. Elle pourrait l'emmener à la maison de Toriel et elles pourraient vivre leurs vies en sécurité dans l'Outremonde!

"J'ai bien peur que non. Ça ne t'enverra que juste après que tu as fini dans l'Outremonde. Le moment où tu as reçu tes pouvoirs. Et rappelle-toi, si tu fais ça, la plupart de tes amis t'oublieront, excepté Sans. Même Papyrus pourrait ne pas se souvenir de toi, et j'ignore si Chara se souviendrait de toi ou non. Tu devrais tout recommencer, et ça ne garantit pas que les choses se passent de la même façon."

Frisk frissonna à l'idée de perdre ses amis et devoir tout recommencer toute seule. "Merci pour l'avertissement. Alors je suis censée appuyer sur "Continuer"?"

"Oui. Ça te renverra au dernier Point de Sauvegarde." Gaster a expliqué.

Frisk écarquilla les yeux. "Mais je n'ai PAS sauvegardé! Je n'ai pas vu de Points de Sauvegarde! Je ne suis même pas sûre à quoi un Point de Sauvegarde est censé ressembler!" Elle a enfoui son visage dans ses mains. "Oh mon dieu, je vais quand même finir au tout début, n'est-ce pas?"

Gaster a mis doucement sa main sur son épaule et l'a serrée avec rassurance. "Non. Je suis connecté aux Points de Sauvegarde moi aussi. Ils sont ce qui me lie à cet endroit. À chaque fois que tu passais à côté d'un Point de Sauvegarde, je pouvais les sentir réagir à toi. Tu étais allée si loin et avais tant fait pour mes fils et leurs amis, que je voulais t'aider. Après quelques essais, j'ai réussi à les manipuler juste assez pour qu'ils enregistrent ton progrès quand tu t'en approchais. Le dernier Point de Sauvegarde que tu as atteint était celui juste à l'extérieur de la porte de Mettaton, approximativement douze minutes avant ta mort. C'est là où tu retourneras."

Frisk soupira de soulagement. "Ouf." Elle le regarda avec gratitude. "Merci beaucoup, Docteur Gaster."

"Je t'en prie, mon enfant. Une fois que tu reviendras, tu pourras voir et accéder aux Points de Sauvegarde, par conséquent contrôler complètement quand tu reviens en arrière. Les Points de Sauvegarde ressemblent à des étoiles jaunes brillantes. Tu les verras partout dans l'Outremonde. Ils contiennent aussi une magie puissante, alors quand tu les touches, ils devraient te soigner. Je te recommande de sauvegarder fréquemment, juste au cas où. Tu pourras aussi revenir au dernier sans mourir. Concentre-toi juste sur le pouvoir en toi. Tu devrais voir un écran avec les mots "Continuer" et "Recommencer", tout comme ici. Appuie juste sur "Continuer" et ça te transportera en arrière au dernier Point de Sauvegarde avec lequel tu as interagi."

Frisk a hoché la tête. "Je le ferai. Merci pour tout, Docteur Gaster. Et écoutez, ce que Flowey a fait n'est pas votre faute. Il a fait ses propres choix merdiques tout seul. Vous n'êtes pas responsable des décisions des autres."

"Je sais, mais j'ai quand même beaucoup à compenser." il a dit dédaigneusement comme s'il ne la croyait pas complètement. "Aussi, il y a un conseil de dernière minute que je veux te donner, Frisk. Souviens-toi, tu n'es pas seule. Tu as mes fils pour t'aider. Dis-leur tout. La communication est la base de toute relation saine. Aussi, s'il te plaît... dis-leur que je les aime. Dis à Sans de ne plus se blâmer, car ce n'est pas sa faute. Dis-lui de s'ouvrir à son frère sur tout. Papyrus mérite de savoir, et il veut tellement l'aider. Dis à Papyrus que je suis fier de qui il est et ce qu'il est devenu, et qu'il sera le meilleur Entraîneur Royal que le Royaume Des Monstres a jamais eu. Je te dirais aussi de dire à Chara de s'ouvrir également, mais je pense qu'elle est en train de comprendre d'elle-même qu'elle ne peut se cacher de son passé."

"Je le ferai." Frisk a promis avec un doux et triste sourire. Elle s'est ensuite rendue compte de quelque chose. "Attendez, comment connaissez-vous mon nom? Et vous pouvez voir Chara?"

"Je peux presque tout voir du Néant. Voir, mais pas interagir. Et j'ai essayé de garder un œil sur toi, même si je ne pouvais faire grand-chose car je craignais que tu finisses exactement où tu es. Je t'ai entendue dire ton nom à Chara quand vous vous êtes rencontrées pour la première fois, et je peux voir Chara et l'entendre parler. Et tu voudrais peut-être lui faire savoir que j'entends CHAQUE mot qu'elle dit. Elle n'a pas beaucoup de filtre, n'est-ce pas?"

Frisk a secoué sa tête avec un léger rire. "Non, elle n'en a pas." Elle regarda à nouveau les boutons pensivement, puis ses yeux se sont illuminés quand elle eut une idée soudaine et impulsive. Elle sourit à Docteur Gaster. "Alors, êtes-vous prêt à y aller?"

Il cligna des yeux avec confusion. "Moi? Je ne peux partir d'ici."

"Peut-être que vous pouvez. J'ai une idée. Vous avez dit que vous vous êtes piégés ici quand vous pouvoirs ont fait défaut, pas vrai? Et que vous ne pouvez pas sortir?" Gaster a hoché la tête, semblant confus où est-ce qu'elle voulait en venir. "Eh bien, JE suis ici, et j'ai vos pouvoirs, et je PEUX sortir! Si je vous tiens, peut-être que je pourrai vous sortir d'ici!" Elle lui a tendu une main en souriant.

Gaster a tristement secoué sa tête en écrivant. "Je ne pense pas que ce soit si simple, mon enfant. Je suis lié à cet endroit par les Points de Sauvegarde. Je pense que le seul moyen par lequel je puisse sortir d'ici est s'ils, ainsi que la capacité même de contrôler le temps, sont détruits."

"Alors comment je les détruits ou me débarrasse de ce pouvoir ou quoique j'ai à faire?"

"Tu voudrais bien t'en débarrasser?"

"Enfin, ouais. Je veux que vous puissiez rentrer chez vous." Frisk lui a dit. "Et pas que ça, mais ce pouvoir a l'air stupidement dangereux. Je ne veux pas vraiment déconner avec et risquer de faire quelque chose de dangereux qui blesse tout le monde. Je suis plus que volontaire de l'abandonner si ça signifie que Sans et Papyrus vous retrouvent, et que vos assistants puissent rentrer auprès de leurs familles."

Gaster sourit à ça, puis fronça à nouveau les sourcils. "Je ne sais pas. Il faudrait probablement une quantité immense de pouvoir, et même là j'ignore si ça va marcher."

"J'en parlerai à Sans et Papyrus. Ils sont tous les deux des génies, ils pourraient trouver quelque chose." Frisk a dit, déterminée. "Et nous pouvons toujours essayer ma première idée. Ça ne vous fera pas de mal, pas vrai? Et c'est quelque chose que vous n'avez jamais pu essayer avant, alors peut-être que ça POURRAIT marcher."

Gaster y réfléchit pendant quelques minutes. "Nous pouvons essayer." il accepta enfin. "Mais c'est moi qui te tiendrai, pas l'inverse. Si quelque chose tourne ne serait-ce qu'un peu mal, je te relâche. Je ne prendrai pas le risque de t'emprisonner ici avec moi." Il a regardé Frisk et le regard dans ses orbites disait qu'il n'accepterait pas de contestation.

"Marché conclu." Frisk agréa.

"Maintenant, je tiendrai doucement ton poignet. Je ne veux pas risquer de te blesser gravement si ça tourne mal. Quelle est ta main non-dominante?"

"Ma gauche." Frisk lui a dit, tendant sa main gauche. Gaster l'a doucement prise, mettant son bloc-notes dans son manteau. "Êtes-vous prêt?" Il a hoché la tête et elle a appuyé sur "Continuer".

Il y a eu un fort bip, et une ruée du vent. Le Néant a vacillé autour d'elle et les boutons se sont brouillés et ont disparu de la vue. Il y a eu une brève douleur pointue sur son poignet où Gaster la tenait. Elle a presque senti se faire tirer vers l'arrière.

Et puis il l'a relâchée.

Frisk a essayé de reprendre sa main, mais il n'était plus là. Puis il y a eu un éclat de couleurs, et ses pieds ont touché la terre solide.

...

Frisk s'est exclamée quand elle a ouvert les yeux. Elle était revenue dans le monde réel, exactement là où Gaster a dit qu'elle serait, mais elle n'a pas trop eu la possibilité de regarder les alentours.

Il y a eu un cri animalier et la prochaine chose que Frisk savait était que Chara, ses orbites emplies de substance noire, et du liquide épais huileux gouttant de sa bouche, a volé droit sur elle. Frisk a instinctivement essayé de s'écarter en poussant son propre cri, mais Chara était beaucoup plus rapide.

"Tu l'as tuée! Je vais te tuer!" Chara cria, clairement pensant toujours qu'elle était dans le moment où Frisk était morte. Sa voix semblait rauque et démoniaque, et Frisk pouvait vraiment sentir les doigts de Chara, froids comme glace, commencer à entourer sa gorge.

Frisk écarquilla les yeux avec panique. "Chara, arrête! C'est moi! C'est moi!"

Heureusement, sa voix télépathique a percé à travers la rage de Chara et la fantôme a repris ses esprits, la relâchant aussitôt. Ses orbites et son visage sont redevenus normaux.

"Frisk... Merci mon dieu... J-Je pensais que tu étais..." Chara sanglota de soulagement, essayant d'entourer ses bras autour de son amie mais l'énergie surnaturelle qu'elle avait dans sa rage l'a quittée et ses bras ont traversé Frisk. "Je suis si contente que tu vas bien..." Elle a vu les marques rouges que ses doigts glaciaux ont laissé sur la peau de Frisk. "Je suis si désolée! Je t'ai blessée?"

Frisk a massé son cou pour se débarrasser du frisson. "Non, tu t'es arrêtée avant que tu ne puisse le faire." elle l'a rassurée.

"Que diable s'est-il passé? Viens-je juste de rêver que nous sommes allées faire face à Mettaton et qu'il t'a tuée?"

"Non, c-c'est vraiment arrivé. Mettaton m'a tuée, et j'étais dans le Néant, et j'ai rencontré Docteur Gaster, et..." Frisk a essayé de tout expliquer en un méli-mélo de mots, pensées et images, tremblant alors que tout l'a enfin rattrapée.

Chara a essayé de comprendre ce qu'elle disait, mais elle était perdue. "Frisk, ralentis. Ça n'a aucun sens."

"Ça n'a aucun sens parce que la situation est insensée." Frisk a marmonné, puis a pris une profonde inspiration pour éclaircir sa tête avant de projeter toute l'histoire à Chara.

Chara écoutait attentivement, son expression choquée et horrifiée quand elle s'est rendue compte de ce que son amie a traversé. "Alors c'est vraiment arrivé? Tu es morte, et tu es allée dans quoique soit le Néant, et Docteur Gaster t'a aidée? Es tu sûre que nous n'avons pas rêvé toutes les deux?"

"Je ne pense pas." Frisk a dit doucement. Quand elle s'est relevée, il y avait une étoile dorée brillante à coté d'elle.

Chara l'a vue aussi. "C'est quoi ce truc? C'était pas là avant."

"C'est... C'est le Point de Sauvegarde dont Docteur Gaster m'a parlé... Tu peux le voir aussi?"

"Eh bien, ouais, il est juste là." Chara a remarqué.

Frisk a tendu sa main en tremblant et l'a touché. La magie chaleureuse a traversé son corps, et un écran est soudainement apparu devant elle avec son nom et son niveau, l'heure, le nom de la zone dans laquelle était le Point de Sauvegarde (Calciterre-Fin du NOYAU), et les deux boutons indiquant "Sauvegarder" et "Retour". Frisk a appuyé sur "Sauvegarder" en tremblant et il y a eu un bip. Le texte est devenu jaune et a indiqué que son fichier a été sauvegardé.

"D'accord, alors je suis morte... et maintenant j'ai le pouvoir de remonter le temps, et c'EST réel, et pourtant je n'ai toujours pas pu sauver Docteur Gaster, et je dois encore faire face à Mettaton, et je ne sais pas quoi faire, et je sais que je ne peux rester morte, mais mourir est quand même putain de douloureux et..." Frisk radotait dans sa tête alors qu'elle s'est retournée pour regarder la porte de Mettaton, ne se rendant pas compte qu'elle projetait tout à Chara alors que le choc de tout ça l'a enfin rattrapée. Elle s'est assise en essayant de reprendre son souffle, ramenant ses genoux et les entourant de ses bras. Elle voulait que Papyrus et Sans soient avec elle. Elle voulait désespérément Toriel, mais sa mère chèvre ne l'a pas appelée depuis quelques jours et Frisk ne voulait pas la déranger et devenir un fardeau pour sa mère adoptive. Ses parents biologiques ont toujours détesté être dérangés et elle ne voulait pas contrarier Toriel aussi...

"Arrête ça. Arrête d'être faible. Tu n'es pas une de ces princesses de contes de fées qui ont besoin des autres pour tout faire. Tu peux prendre soin de toi-même. Tu as pris soin de toi pendant quinze ans. Tu peux prendre soin de toi maintenant." elle s'est réprimandée, essayant de redresser sa tête et se relever, bien que ses jambes tremblaient.

Chara a froncé les sourcils, ayant entendu le monologue intérieur de Frisk et a essayé de trouver un moyen de la réconforter et l'encourager, mais avant qu'elle ne puisse dire quoique ce soit, le téléphone de Frisk sonna.

...

Papyrus travaillait sur son plan de leçon quand il a soudainement ressenti une sensation bizarre et malaisante dans son estomac, comme si quelque chose de terrible était arrivé. Il regarda autour. La télé était sur un message "Veuillez Patienter", attendant l'émission de Mettaton. Il s'est levé et dirigé vers la cuisine, où Undyne et Sans regardaient des papiers, bien qu'Undyne semblait aussi confuse et regardait autour comme si quelque chose clochait. Sans se tentait de façon très décontractée, mais il y avait ce regard dans ses yeux qui, comme Papyrus le savait, signifiait qu'il était très contrarié par quelque chose, mais essayait de le cacher.

Quelque chose était arrivé. Il pouvait le sentir. Quelque chose dont il ne pouvait se rappeler. Mais quoi?

Il y a eu un flash de quelque chose dans son esprit.

L'humaine, se tenant sous des projecteurs, couverte de bleus et brûlures. Le laser brûlant à travers son genou, la mettant à terre d'agonie. Un second laser brûla un trou dans sa poitrine. La lumière quittant ses beaux yeux bruns...

Ses propres cris résonnant dans son crâne...

Elle est morte...

Papyrus s'est exclamé, ses mains saisissant son crâne, ses jambes s'écroulant presque sous lui. Undyne et Sans l'ont entendu et se sont précipités vers lui, le saisissant et l'aidant à s'asseoir sur l'une des chaises de la cuisine.

"Papyrus! Ça va? Que s'est-il passé?" Undyne demanda, alors que Sans a vite couru lui chercher de l'eau.

Son crâne lancinait. "L'humaine. Est-ce que l'humaine va bien?"

"Je suis sûre qu'elle va bien. Elle est probablement à..." Undyne frotta sa tête aussi, semblant troublée. "Tu sais quoi? Je suis aussi en quelque sorte inquiète pour une raison quelconque. Je ne sais pas. J'ai juste un présentiment bizarre. Nous devrions peut-être l'appeler."

"Bonne idée." Sans a dit, donnant à son frère un verre d'eau. "J'ai... moi aussi l'impression qu'elle a besoin de nous."

Papyrus a hoché la tête et a sorti son téléphone en tremblant, réussissant de composer le numéro de l'humaine avec ses doigts tremblants. Ça a sonné une fois. Deux fois. Son âme se serra.

Et puis elle a enfin répondu.

...

Frisk a sursauté quand son téléphone a sonné, tâtonnant pour le trouver. Après quelques essais, elle a réussi à y répondre. "Allô?" Sa voix sonnait beaucoup plus tremblante qu'elle ne l'aurait voulu.

"HUMAINE! C'EST LE GRAND PAPYRUS! JE PENSAIS À TOI ET J'AI DÉCIDÉ DE T'APPELER!" Sa voix était joyeuse, mais Frisk pouvait y entendre un peu d'inquiétude.

Frisk réussit à sourire un peu, réconfortée par sa voix. "Salut, Papyrus. Merci beaucoup d'avoir appelé. Ça fait beaucoup de bien d'entendre ta voix."

Comme toujours, Papyrus savait que quelque chose n'allait pas. "ÇA VA, HUMAINE? JE, ENFIN, J'AVAIS UN PEU UN MAUVAIS PRÉSENTIMENT, ET JE PENSE QU'IL ÉTAIT JUSTE. IL SEMBLE QUE QUELQUE CHOSE TE TRACASSE. TU VAS BIEN?"

"Je..." Frisk a essayé de trouver quoi dire, comment même expliquer ce pétrin. Mais les mots lui ont fait défaut. Tout ce qui est sorti était un sanglot étouffé qui l'a fait se sentir embarrassée d'à quel point elle semblait pathétique.

"JE SUIS SUR LE CHEMIN." Papyrus a dit immédiatement. "OÙ ES TU?"

"A-Au Noyau. À la toute fin." elle lui a dit. "Mais ça va. Tu n'es pas obligé de..."

"BALIVERNES! JE VEUX ÊTRE LÀ POUR MON AMIE COOL! JE ME DIRIGE VERS LA PORTE MAINTENANT." Papyrus a ensuite raccroché. Frisk est restée là où elle était et l'a attendu, essayant de penser comment lui expliquer tout ça.

...

Ça a pris moins de dix minutes pour Papyrus d'arriver près de son amie. Elle se tenait à la fin du NOYAU, faisant face aux portes de l'ascenseur vers la Capitale et les fixait comme si elle avait peur que quelqu'un allait en sortir et l'attaquer. Son corps entier était tendu, mais Papyrus pouvait voir un tremblement à peine perceptible.

Elle ne l'a pas remarqué s'approcher, alors il a placé une main tendre sur son épaule, essayant de la réconforter. "Humaine?"

Elle s'est exclamée et s'est retournée, commençant à lever ses mains dans un geste défensif, ses yeux grands de terreur qui a disparu quand elle l'a reconnu. Elle s'est lentement calmée et a baissé ses mains. "Oh. Salut, Papyrus." Elle a essayé de sourire, mais il pouvait voir que le sourire était faux.

"Humaine, est-ce que ça va? Que t'est-il arrivé?" il demanda doucement.

"Je..." Elle avait du mal à parler. Des larmes se formaient dans ses yeux et elle a essayé de les faire partir en clignant, regardant par terre, essayant clairement de se ressaisir.

Papyrus l'a prise dans ses bras. "Ne le cache pas, je t'en prie. Tu sais que tu ne le dois pas avec moi." il lui a dit doucement. "Alors, est-ce que ça va vraiment?" Il s'est écarté juste assez pour lui regarder dans les yeux, mais a gardé ses bras autour d'elle.

Elle a hésité pendant un moment et puis a secoué sa tête, son visage se fripant. Papyrus l'a encore serrée dans ses bras, et elle a enfoui son visage dans son écharpe, son corps entier tremblant de sanglots. Elle a pleuré sur lui pendant plusieurs minutes avant de se ressaisir. "Je suis désolée."

"Ne t'inquiète pas, humaine. Je veux que tu te sentes assez en sécurité pour m'exprimer tes sentiments." il l'a rassurée. "Peux-tu me dire ce qu'il s'est passé?"

"Je ne sais pas si tu vas le croire. J'y crois à peine alors que ça m'est arrivé." elle a admis.

"Je te croirai toujours, humaine. Je sais que tu ne me mentirais pas." Papyrus lui a dit doucement.

Elle soupira doucement. "Je ne sais même pas par où commencer."

"Commence juste par le début."

Elle a hoché la tête en tremblant et a pris une profonde inspiration avant de tout lui raconter.

Et il s'est souvenu.

...

Papyrus tremblait de sanglots, la tenant près de lui quand elle a fini de lui raconter son histoire. Sa vision a été vraie. Il l'avait perdue. Elle a vécu la mort, et il n'a pu rien faire pour l'aider. Son père était prisonnier dans un endroit sombre et apparemment horrible, incapable de partir, de contrôler sa magie, ou même garder sa forme, pouvant juste regarder et écouter le monde sans pouvoir interagir avec.

Et Flowey, qu'il pensait être son ami, avait fait tant de choses affreuses. Certains de ses souvenirs des timelines étaient flous, mais il se souvenait de Flowey qui l'attaquait, écrasant son crâne quand il avait essayé de raisonner Flowey et le faire arrêter de commettre la violence. Il se souvenait de Flowey attaquer son frère, surgissant sur lui. Il avait pu sauver Sans, mais il connaissait maintenant la cause des terribles terreurs nocturnes et de la dépression de son frère. Sans faisait face à cette douleur et ces souvenirs pendant on ne sait combien de temps, et avait porté le fardeau sans lui dire. Et il n'a pas pu le protéger. Avant, il se souvenait des timelines en tant que cauchemars, et maintenant il savait que Sans avait tout fait pour l'empêcher de s'en rappeler. Sans avait toujours essayé de le protéger.

C'était maintenant à son tour de protéger Sans, son père, et son amie humaine. Tenant l'humaine près de lui, il a vérifié qu'elle n'avait pas de blessures.

"Je vais bien." elle l'a rassuré. "Remonter le temps m'a débarrassée de grosses blessures, et ton incroyable soupe aux spaghettis a soigné toutes les blessures des combats au Noyau. Merci beaucoup pour la soupe, en fait. Tu m'as encore sauvé les fesses."

"Je ferais n'importe quoi pour toi. Tu es mon amie." Papyrus lui a dit, la câlinant plus fort.

L'humaine tremblait dans ses bras. "Je suis désolée de ne pas avoir été une si bonne amie." elle murmura. "Je suis désolée de t'avoir blessé en déchargeant tout ça sur toi. Je suis désolée de ne pas avoir pu sortir ton père du Néant."

Papyrus lui caressa les cheveux. "Humaine... rien de tout ça est ta faute. Tu es une amie incroyable! N'en doute jamais! Tu as essayé de ton mieux de sortir Papa, et pas que ça, mais tu l'as trouvé, tu as rapporté des messages de sa part, et tu as peut-être trouvé un moyen par lequel nous pouvons le ramener et tout ceux qui travaillaient avec lui. C'est... C'est le plus grand progrès que nous avons fait. Et... Et je suis content que tu m'as fait suffisamment confiance pour tout me dire. C'est ce que fait une véritable amie. Je suis content que tu ne me caches pas des choses. Tu es importante pour moi et je veux être là pour toi. Je tiens tellement à toi." Il a pris ses mains dans les siennes en disant ça et a regardé dans ses beaux yeux bruns. Et en ce moment, ça l'a frappé juste à quel point il tenait à elle, à cette fille auprès de qui il pouvait être complètement lui-même. Son âme a papillonné et de la magie s'est ruée vers ses pommettes.

Et il s'est rendu compte qu'il était tombé amoureux d'elle. Fort.

Mais il ne pouvait lui déverser ça, pas ainsi quand ils étaient tous les deux en pétrin émotionnel et avaient des choses beaucoup plus importantes desquelles se soucier. D'abord, il devait s'assurer qu'elle et Sans étaient en sécurité et que Mettaton et Flowey ne puissent leur faire du mal, et il devait l'aider à retrouver sa sœur, et ramener son père. Ensuite, une fois que tout serait calme, et qu'ils étaient tous les deux paisibles et heureux, il pourrait voir si elle voulait aller à un autre rencard, si elle avait toujours des sentiments pour lui et n'a pas été rebutée par le fait qu'il s'était comporté en loser total et puis l'avait mise en friendzone durant leur premier rencard.

Elle le regardait maintenant avec inquiétude et Papyrus se rendit compte qu'il a été assis là à la fixer pendant probablement une grosse minute.

Il lui a doucement serré la main pour la rassurer. "Tout ira bien. Nous traverserons ça ensemble." Il réussit à lui faire un gros sourire. "Après tout, tu as le Grand Papyrus à tes cotés! Je t'aiderai, tout comme le feront Sans et Undyne. Tu n'es pas seule. Nous sommes là pour toi..." Il était sur le point de l'appeler "humaine" comme il le faisait normalement, mais ensuite il se rendit compte de quelque chose.

En presque une semaine qu'il l'a connue, malgré à quel point ils se sont rapprochés et à quel point ses sentiments pour elle étaient forts, il ne lui a jamais demandé son prénom. En fait, en y repensant, il s'est rendu compte qu'elle avait essayé de se présenter quand ils se sont rencontrés pour la première fois, et il avait été si excité de voir et de pouvoir capturer un humain qu'il l'avait interrompue.

Elle était son amie, et il voulait aussi qu'elle devienne plus que ça, et il ne s'était jamais soucié d'apprendre son nom.

Quel genre d'ami faisait ça?

Papyrus était vexé contre lui-même, et bien sûr elle a remarqué. "Papyrus, est-ce que ça va?"

"J'ai commis une grave erreur, humaine." il lui a dit.

Ça l'a fait s'inquiéter encore plus. "Qu'est ce que tu veux dire? Qu'est-ce qu'il y a?"

"Nous sommes amis depuis presque une semaine, et je ne connais même pas ton nom. En fait, je me rappelle que tu as essayé de te présenter et je t'ai interrompue. Je suis désolé." Papyrus baissa son regard à ça.

Elle lui a souri véritablement pour la première fois depuis qu'il était arrivé, et a laissé échapper un petit rire. "Hé, ce n'est pas grave. Je n'ai en fait pu dire mon nom qu'à une personne ici, et ton père le connait parce ce qu'il m'a entendue le dire à cette personne, mais ni lui ni l'autre personne ne peuvent le dire à quiconque, et je n'ai pas pu dire mon nom à qui que ce soit d'autre non plus. Je suis presque sûre qu'il est maudit."

"Qu'est-ce que tu veux dire? Comment ton nom peut-il être maudit?"

"C'est le truc le plus bizarre. Littéralement à chaque fois que j'ai essayé de dire mon nom à quelqu'un d'autre que cette seule personne, j'ai été interrompue ou quelque chose de stupide se produisait qui me coupait la parole juste avant que je puisse le dire." Elle rit et secoua sa tête.

"Je suis sûr que ton nom n'est pas maudit." Papyrus l'a rassurée. "Il me semble que les gens n'écoutent juste pas quand ils le devraient. Essaie de me dire ton nom maintenant. Je t'écoute, et je n'interromprai pas."

Elle sourit à ça. "D'accord. Essayons ça encore une fois. Je m'appelle..."

"Les gars!" Papyrus a ensuite entendu la voix de Sans appeler quand son frère a couru vers eux, et sa pauvre amie a encore été interrompue avant qu'elle ne puisse dire son nom. Elle éclata de rire, tout comme Papyrus.

"JE VOIS CE QUE TU VEUX DIRE." Papyrus lui a dit, entourant son bras autour d'elle.

"Bon sang, frérot, tu dois ralentir." Sans haleta quand il s'approcha d'eux. "Je ne peux suivre ces vachement longues jambes que sont les tiennes, et tu sais que c'est trop dangereux pour moi de me téléporter à Calciterre."

"JE SUIS DÉSOLÉ, FRÉROT. MAIS PEUT-ÊTRE QUE TU DEVRAIS FAIRE DE L'EXERCICE AVEC MOI ET UNDYNE!" Papyrus lui a dit, entourant son bras inoccupé autour de son frère et le serrant contre lui. "ALORS TU SERAS AUSSI RAPIDE QUE MOI, ET TE SENTIRAS D'AILLEURS BEAUCOUP MIEUX."

"Eh, je fais assez d'exercice en faisant marcher ma bouche." Sans plaisanta.

"C'EST VRAI QUE TA BOUCHE S'EXERCE BIEN PLUS QUE TON CORPS." Papyrus soupira, mais avec un sourire d'affection alors qu'il a relâché son frère. "MAIS C'EST HORS PROPOS. TU ES ARRIVÉ JUSTE À TEMPS, ET NOUS DEVONS PARLER DE BEAUCOUP DE CHOSES. L'HUMAINE M'A DIT..." Il s'est ensuite arrêté, se rappelant ce dont son amie et lui venaient de parler, et que, à cause de la "malédiction du nom" qu'il commençait de croire être en fait vraie, elle n'a toujours pas pu dire son nom. "MAIS, AVANT TOUTE CHOSE. AVANT DE COMMENCER, L'HUMAINE VA NOUS DIRE SON NOM!"

"Chouette. Pour une raison quelconque, je ne le connais pas. Je l'appelais juste "gamine" ou "Petite Rouge"." a dit Sans.

"Tu m'as interrompue quand j'ai essayé de te le dire." l'humaine rappela à son frère.

"ESSAIE DE NOUS LE DIRE ENCORE. SANS N'INTERROMPRA PAS CETTE FOIS." Papyrus lui a dit, faisant un regard à Sans. Sans a fait un sourire gêné et a hoché la tête.

"Mon nom est maudit. D'une manière ou d'une autre, quelqu'un interrompra." elle a dit en secouant sa tête et riant. "Ça arrivera."

"IL EST VRAI QUE TON NOM POURRAIT ÊTRE SOUS UNE SINSTRE MALÉDICTION, MAIS MOI, LE GRAND PAPYRUS, JE N'ABANDONNERAI PAS! TU ES TROP EXCEPTIONNELLE POUR RESTER SANS NOM ET TU MÉRITES QUE TA VOIX SOIT ENTENDUE! ALORS J'ESSAIERAI AUTANT DE FOIS QU'IL LE FAUT JUSQU'À CE QUE TON NOM PUISSE ÊTRE DIT! LA MALÉDICTION ABANDONNERA BIEN AVANT MOI!" Papyrus lui a dit avec confiance.

Elle rayonna, son sourire beau et sincère à ses mots, puis prit une profonde inspiration. "Je m'appelle Frisk!" elle sortit vite et fort, comme si elle essayait de le sortir avant que quelqu'un n'interrompe. Elle écarquilla les yeux. "Je l'ai dit! Et personne n'a interrompu!" Elle regarda Papyrus et Sans. "Vous l'avez entendu, n'est-ce pas?"

"BIEN SÛR, MA CHÈRE FRISK! JE T'AI DIT QUE LA MALÉDICTION NE FAISAIT PAS LE POIDS CONTRE LE GRAND PAPYRUS!" Papyrus lui a dit, souriant largement. Elle sourit joyeusement, clairement extasiée qu'elle a enfin pu dire son nom aux autres.

"Frisk, hein? C'est un nom sympa, gamine." Sans lui a dit.

Papyrus a gaiement hoché la tête. "IL EST TRÈS MIGNON!" il lâcha, puis voulut se gifler quand il s'est rendu compte de ce qu'il a dit. Il rougit fort. "Bien joué, Papyrus."

Mais vu la rougeur qui est apparue aussi sur le visage de Frisk, peut-être que ses chances à ce second rencard étaient meilleures qu'il le pensait.

...

Sans regardait en souriant comment son frère et Frisk s'agitaient et ont timidement baissé leurs yeux à la remarque soudaine de Papyrus. Il l'avait vu venir. Il a regardé Chara, et a vu que la fille fantomatique flottait à coté de Frisk, riant et faisant des bisous vers elle et Papyrus. Apparemment, elle aussi.

Il a décidé de leur laisser un moment pour eux. Il parlerait à la gamine du CHARGEMENT plus tard, mais là tout de suite elle était heureuse, et Papyrus était heureux, et la peine à été pour le moment mise de coté, et Sans voulait qu'ils aient ça. Ils le méritaient tous les deux.

Et il y avait une certaine personne avec laquelle il avait du rattrapage à faire.

"Eh ben, je vous laisse un moment, les amoureux." il a dit à Papyrus et Frisk, riant quand ils sont devenus tout rouges. Il a ensuite concentré ses orbites sur Chara. "Là maintenant, je dois parler à une personne de CHARA-ctère."

Chara sauta d'environ un mile. Elle s'est tournée vers Sans, ses yeux écarquillés. Il lui sourit et fit un clin d'œil. "Salut, Chara."

Elle s'immobilisa pendant une seconde. "Tu... Tu peux me voir maintenant?" elle demanda très doucement. Sans hocha la tête. D'une certaine manière, Chara semblait à la fois apeurée et heureuse quand elle s'est rapprochée. Ensuite, elle lâcha un sanglot et s'est ruée dans ses bras, le câlinant fort, ayant enfoui son visage dans sa poitrine. Son toucher était froid et son corps était presqu'aussi léger et fragile que l'air, mais il pouvait quand même la sentir. Il l'a serrée plus près de lui, des larmes coulant de ses orbites pendant qu'il savourait chaque seconde d'avoir son amie bien-aimée dans ses bras à nouveau.

Chara était revenue, et en ce moment, il se sentait complet.

Son Espoir, son HoPe est passé de un à deux.

...

Pendant tout ce temps, Flowey se cachait hors de vue, ayant observé pour voir comment l'humaine réagirait au Chargement. Elle était clairement très secouée par sa mort, et il comptait sortir et essayer encore une foix lui faire entrer dans le crâne épais qu'elle devait combattre.

Mais ensuite Papyrus a appelé, et est vite arrivé à l'aide de son amie humaine.

Et l'idiote lui a tout raconté.

Ainsi, Docteur Gaster était la chose flippante qui le stalkait quand il mourait, celui qui lui avait toujours soit juste fichu la trouille, ou dans les resets ultérieurs, avait essayé de lui arracher ses pétales. Intéressant. Il n'avait même pas reconnu cette chose difforme fondante comme étant son "Oncle Gaster."

Et bien entendu, il a fallu que la faible petite humaine le surpasse après avoir volé ses pouvoirs en ayant non seulement découvert l'identité du "Stalker du Néant" à sa toute première mort, mais s'est aussi LIÉE D'AMITIÉ avec lui.

Et non seulement ça, mais elle a raconté à Papyrus tout ce que Docteur Gaster lui a apparemment dit, y compris à propos des jeux auxquels Flowey a joué avec ses pouvoirs. Et il pouvait voir au visage de Papyrus que le grand squelette s'en souvenait maintenant.

Et maintenant, Papyrus ne lui ferait plus jamais confiance, ou il devrait ramper sérieusement pour faire revenir ne serait-ce qu'un peu de cette confiance. Dans tous les cas, ce plan était gâché, et il ne pouvait pas juste faire un reset comme il le pouvait avant, car l'humaine lui a volé ses pouvoirs! Elle a tout gâché!

Mais il aurait l'avantage une fois qu'il obtiendrait les âmes humaines, même si elle était une petite épine agaçante. Il la tuerait encore et encore, et il savourerait chaque seconde, la ferait implorer la pitié qu'il ne lui accorderait pas. Une fois qu'il serait lassé, il prendrait son âme, deviendrait un dieu, et briserait la barrière.

Puis le monde serait son terrain de jeu!

Mais ensuite, quelque chose s'est produit, quelque chose qui lui a secoué son monde et a déchiré son plan en lambeaux.

L'ordure souriante était venu quand Papyrus et l'humaine papotaient sur quelque chose de stupide, gnangnan et ennuyeux de quoi Flowey s'était complètement déconcentré. Et pendant que l'humaine et Papyrus célébraient l'accomplissement incroyablement stupide de l'idiote qui a enfin pu dire son nom sans interruption, l'ordure a regardé l'humaine et a dit quelque chose qui a immédiatement attiré l'attention de Flowey.

Juste deux petits mots.

"Salut, Chara."

Flowey s'est raidi de choc et il regarda, sa colère ayant immédiatement disparu, se demandant si soit l'ordure souriante est devenu fou, soit c'était lui. Et puis il l'a vu, pendant juste une fraction de seconde.

Sa sœur, une forme translucide et fantomatique, a résonné de l'humaine.

Il s'exclama. Heureusement, ils ne l'ont pas entendu. Il s'est enfoncé sous terre et s'est réfugié ailleurs, essayant de rassembler ses pensées, trouvant un endroit privé et calme à Calciterre, loin de tous les autres, où il pourrait réfléchir.

Soudain, tout a eu du sens.

L'apparence de l'humaine similaire à celle de Chara. La couleur de leurs âmes étant la même. Comment elle riait quand elle était nerveuse ou bouleversée. À quel point elle semblait à l'aise avec les monstres. Comment elle semblait toujours savoir comment les calmer, et le faisait de la même manière que Chara l'aurait fait. Comme si une part d'elle se souvenait, et savait quoi faire.

Elle était la réincarnation de Chara.

Quand il était encore Asriel, Chara et lui avaient une fois trouvé à la décharge un livre sur la réincarnation et d'autres choses mythiques. Chara croyait que tout ça n'était qu'un tas de merde, mais avait à moitié plaisanté que si ça ne l'était pas, elle voulait revenir en tant que monstre.

"Dommage que ton vœu ne s'est pas réalisé, sœurette."

Ça semblait fou, mais c'était possible. Après tout, il était revenu en tant que fleur, avec tous ses souvenirs mais sans âme. Et apparemment, elle est revenue avec son âme, mais pas ses souvenirs.

Et pourtant, elle a retrouvé son chemin à la maison, auprès de lui.

Il y a eu une sensation fantôme de chaleur à ça, loin d'être aussi forte que quand il avait son âme, mais plus que ce qu'il avait ressenti pendant très longtemps. Assez pour qu'il se sente presque... heureux.

C'était comme si le retour de Chara a également ramené une part de lui.

Il a immédiatement barré ses plans originels. Il n'allait pas faire face à sa sœur en tant qu'écale sans âme. Il devait redevenir Asriel, non, le Dieu de la Mort Ultime, et ils joueraient dans le jardin comme ils le faisaient autrefois, mais jouer aux jeux des dieux, juste lui et Chara, ensemble pour toujours. Il la ferait retrouver ses souvenirs, et il ne la laisserait plus le quitter.

Et il avait une idée de comment le faire.

Il avait pratiquement mémorisé tout dans l'Outremonde, et il y avait une plaque qui lui disait exactement ce qu'il devait faire.

"Les humains sont incroyablement forts. Il faudrait l'ÂME de presque chaque monstre... ... juste pour égaler le pouvoir d'une seule ÂME humaine."

Flowey sourit. Ce ne serait peut-être pas facile; il devrait tout calculer parfaitement et traverser tout l'Outremonde pour mettre en place son plan, mais il était à la hauteur du défi. Et Chara, malgré son absence de souvenirs, s'est faite beaucoup d'amis ici, et s'il jouait bien ses cartes, il saurait les emmener là où il avait besoin qu'ils soient.

Tous les morceaux se recolleraient, et il aurait tout ce qu'il a toujours voulu.

...

Sans serra Chara fort dans ses bras. "Tu m'as tant manquée, Care. Je suis si content de t'avoir de retour..."

"Tu... Tu m'as manqué aussi. Et je... il y a tant de choses dont je dois te parler." Chara a dit très doucement.

Elle semblait extrêmement triste et Sans a deviné que c'était à cause de sa mort et d'avoir perdu tant d'années avec ceux qu'elle aimait. "Moi aussi. Nous avons tant de choses à rattraper." il lui a dit. Chara a hoché la tête mais ne voulait toujours pas le regarder. Sans était sur le point de lui demander ce qui n'allait pas, quand il a entendu Papyrus et Frisk se parler à coté d'eux.

"Qui est Chara? Et pourquoi est-ce que Sans câline du vide?" Papyrus murmura à Frisk. Il essayait de garder sa voix basse, mais Sans l'a quand même entendu. Il s'est retourné, sur le point d'expliquer, mais la gamine l'a dépassé à ça, souriant largement de ce qui semblait être du soulagement.

"Il ne câline pas du vide. Tu te souviens de la personne dont je t'ai parlé plus tôt? La seule à qui j'ai pu dire mon nom?" Papyrus a hoché la tête, clairement confus. "Eh bien, elle est un fantôme. Et pour une raison quelconque, jusqu'à récemment, j'étais la seule qui pouvais la voir et l'entendre. Elle s'appelle Chara, et elle et Sans étaient de très bons amis quand ils étaient enfants."

Papyrus plissa les yeux, essayant de toute évidence de voir Chara. Il sourit ensuite. "JE LA VOIS! ELLE EST UNE SORTE DE FILLE TRANSPARENTE EN T-SHIRT RAYÉ VERT ET JAUNE, ET AUX CHEVEUX BRUNS, C'EST ÇA?"

Frisk hocha la tête en souriant. "C'est elle."

"ELLE M'A L'AIR FAMILIÈRE..." Papyrus songea.

"Vous vous êtes rencontrés. Elle a dit qu'elle vous a connus quand vous étiez plus jeunes. Et elle est la fille adoptive du Roi Asgore." Frisk a expliqué.

"OH! JE SAIS MAINTENANT QUI ELLE EST! PRINCESSE CHOCOLAT!"

Chara et Sans ont tous les deux éclaté de rire, le vieux surnom farfelu donné par Papyrus à Chara ayant heureusement chassé les larmes de son amie.

"Ouaip, c'est elle, frérot. Princesse Chocolat." Sans lui a dit. Papyrus sourit largement et la gamine semblait très heureuse de le voir réuni avec Chara. Sans s'est demandé pourquoi elle ne lui a pas parlé de Chara plus tôt, puis s'est rappelé que quand ils se sont rencontrés pour la première fois, la pauvre gamine a été confuse, entendant de toute évidence quelque chose qu'il ne pouvait entendre à ce stade. Elle avait probablement aussi cru qu'elle devenait folle, ou pensait que si elle lui en parlait, il la croirait folle. Vu qu'il avait lui-même pensé pareil quand il a commencé à voir Chara et avait aussi essayé de le cacher, il ne pouvait pas blâmer Frisk pour avoir fait pareil.

Frisk fit à Chara un sourire quelque peu malicieux et un pouce en l'air quand elle et Papyrus se sont un peu éloignés, essayant évidemment de leur laisser un moment, et Chara rougit pour une quelconque raison et lui fit un regard noir. Frisk a juste ri en se retournant.

"C'était quoi, ça?" Sans lui demanda.

La rougeur proéminente de Chara s'est accentuée encore plus. "C'était rien!"

Sans cligna les yeux. "Euh, ok. Alors, qu'est-ce qui te tracassait plus tôt?"

Chara regarda par terre. "Je..."

Un fort bip lui coupa la parole, et tant Chara que Sans ont sursauté et se sont retournés pour voir Frisk tendre son bras pour sauvegarder son progrès au Point de Sauvegarde.

Papyrus ne semblait pas remarquer le bip, mais il était clairement confus pourquoi Frisk tendait son bras vers ce qui probablement ressemblait à rien. "HUMAINE, TU VAS BIEN? AS-TU FAIT TOMBER QUELQUE CHOSE OU TU AS MAL À TON BRAS?"

Frisk secoua sa tête. "Je sauvegarde juste. Je... Je ne veux perdre rien de tout ça." elle a doucement admis.

Papyrus mit son bras autour d'elle. "Tu ne le perdras pas. Je ne te laisserai pas te faire tuer encore."

Sans tressaillit. "Tu lui as dit, pas vrai?" il demanda à Frisk, son ton ressortant un peu plus fâché que voulu.

Elle a hoché la tête. "Je voulais être honnête avec lui. Il mérite la vérité, et il y avait des choses qu'il devait savoir. Quand je suis temporairement morte, j'ai fini par parler à votre père." elle a dit doucement.

Sans écarquilla ses orbites. "Notre père? Où est-il? Il va bien? Comment est-ce arrivé?"

"Lui et moi étions dans cet endroit sombre. Il l'appelle le Néant et dit que c'est comme une autre dimension entre l'espace et le temps. Et... il dit qu'il va bien, mais... il a du mal à maintenir sa forme et celle-ci bugge parfois. Il dit qu'il n'en est pas en danger physique et que c'est juste un effet secondaire du Néant, mais c'est quand même un peu inquiétant."

"Ça va aller. Nous le sortirons de là aussi vite que possible." Papyrus leur a dit à tous les deux.

Sans a hoché la tête. "Nous le ferons. Frisk, a-t-il dit autre chose sur comment nous pourrions le sortir de là?"

Frisk a hoché la tête. "Oui. Il dit qu'il y est lié par les Points de Sauvegarde qui ont été créés durant l'explosion du Noyau et qu'en théorie, il pourrait se libérer si ces derniers et la capacité Anomalie Du Temps, ou quel qu'en soit le nom, sont détruits. J'ai essayé de le sortir de là moi-même quand j'ai chargé, mais ça a échoué, alors je pense que c'est la seule solution. Est-il possible pour moi de la détruire, ou la faire partir? Pourrais-je la dégager par ma volonté ou écraser le bouton, ou un truc du genre?"

"Il faudrait beaucoup plus de pouvoir que possède chacun de nous pour détruire la capacité, gamine. Et je ne pense pas que tu puisses juste la faire partir par ta volonté, et même si tu le pouvais... elle se transférerait juste chez quelqu'un d'autre. Et... il y a quelqu'un qui je ne veux certainement pas qu'il retrouve cette capacité."

"Flowey." Papyrus a dit doucement.

"Tu te rappelles, n'est-ce pas?" Sans demanda doucement à son frère, baissant le regard. Chara l'a serré dans ses bras, essayant de le réconforter.

"Oui. Papa a raconté à Frisk, et elle me l'a raconté." Papyrus lui a dit.

"C'était pour le mieux. Papyrus devait savoir à quel point Flowey est dangereux." Chara a dit doucement. "Ainsi, Flowey ne peut le prendre au dépourvu et il saura se protéger lui-même. Ton frère est fort et il est intelligent. Il ira bien."

"Il devait savoir, Sans." Frisk a dit doucement. "Je suis son amie. Je ne peux pas juste lui cacher ces choses. Flowey est dangereux et je ne peux vivre en sachant qu'il ou toi ou quiconque d'autre a été blessé parce que je n'ai rien dit."

"Et je suis content qu'elle a été honnête avec moi." Papyrus lui a dit fermement. "Sans, je ne suis plus un petit enfant. Tu ne dois pas me cacher des choses." Il alla du coté de Frisk vers Sans, et l'a soulevé, le serrant fort dans ses bras. "Sans... je sais que tu veux me protéger, mais... je veux pouvoir faire pareil pour toi. Je ne veux pas que tu souffres encore. Tu es mon frère et je t'aime. Je veux t'aider, mais je ne peux aider tant que tu me caches des choses..." Il y avait des larmes dans ses orbites. "Je veux être là pour toi. Laisse-moi l'être, je t'en prie."

Sans retourna le câlin de son frère tout aussi fort, s'agrippant à son écharpe. "Je suis si désolé, Paps." il murmura, ses orbites aussi emplies de larmes. "Je ne voulais juste pas que tu sois à nouveau blessé... Je t'en ai parlé une fois, et tu as essayé d'arrêter Flowey et me protéger, et..." Il a essayé de combattre ses larmes, mais ne le pouvait plus et éclata en sanglots.

Papyrus l'a câliné plus fort, et la prochaine chose que Sans savait était que deux autres paires de bras l'ont entouré également, l'étreinte de Chara froide et légère, et celle de Frisk solide et chaleureuse. Il s'est blotti dans la pile de câlin, se sentant un peu mieux avec eux tous près de lui.

"Sans, je sais que tu ne veux pas que je sois blessé, et je te promets que je ferai plus attention à partir de maintenant, mais je t'en prie, ne me cache plus ce genre de choses. Je ne veux pas non plus te perdre. Je veux que tu sois en sécurité et heureux pour de vrai, et je serai toujours là pour toi, quoiqu'il arrive."

"C'est pareil pour nous. Nous sommes tous là pour toi, Sans, et nous t'aimons tellement." Chara lui a dit.

Frisk hocha la tête. "Chara et Papyrus ont raison. Et Flowey n'a plus ce pouvoir, c'est moi qui l'ai, et je ferai tout mon possible pour m'assurer que vous ne soyez pas blessés à nouveau, et je promets que je ferai très attention avec ce pouvoir et je n'en abuserai pas. Ton père m'a prévenue à ce propos et à quel point avoir ce genre de pouvoir peut être dangereux."

Sans sourit un peu à ça. "Je suis content que tu le prennes au sérieux, gamine. Je ne sais pas ce que Papa t'a dit sur ce qu'il s'est passé, mais lui et moi nous sommes permis croire que ce pouvoir pouvait tout réparer. Nous avons compris trop tard à quel point c'était dangereux la nuit où Papa est tombé dans le Néant. J'aurais dû être plus malin cette nuit-là et l'avoir arrêté. Je suis content que tu aies retenu la leçon beaucoup plus tôt et plus en sûreté que nous ne l'avons fait." Il ne pouvait regarder Papyrus, se blâmant toujours. Papyrus l'a juste serré plus fort dans ses bras.

"Sans, rien de ce qui est arrivé était ta faute." Chara lui a dit fermement.

Frisk a placé sa main sur son épaule. "Chara a raison. L'échec avec la machine à remonter le temps n'était pas ta faute, et ton père veut que tu le saches. Il ne veut pas que tu te blâmes ou te sentes coupable alors que c'était son erreur. Il se sent mal de t'avoir convaincu quand tu étais réticent. Il admet qu'il n'aurait pas dû faire ça."

Papyrus a hoché doucement la tête. "Sans, ce qui est arrivé était un accident, rien de plus. Je te prie de ne pas te blâmer, frérot." Sans a enfin hoché la tête, un poids quittant sa poitrine à la connaissance que son père ne lui en voulait pas et aux mots réconfortants de ses amies et son frère.

"Il veut aussi que vous sachiez qu'il vous aime beaucoup tous les deux, et Papyrus, Docteur Gaster m'a demandé de te dire qu'il est fier de qui tu es et ce que tu es devenu, et que tu seras le meilleur Entraîneur Royal que le Royaume des Monstres a jamais eu." Frisk a rapporté.

Les yeux de Papyrus se sont illuminés à ça, sa voix remontant à sa joie absolue normale. "IL EST AU COURANT DE ÇA?"

"Il peut tout voir du Néant. C'est ainsi qu'il savait tout ce qu'il est arrivé." Frisk lui a dit.

"PEUT-IL ME VOIR MAINTENANT?"

"Je suis plutôt sûre qu'il le peut." Frisk l'a rassuré.

"SALUT PAPA!" Papyrus a appelé. "NOUS T'AIMONS AUSSI, ET NOUS TE RAMÈNERONS À LA MAISON! ET PUIS TU POURRAS VOIR MON STAND DE SENTINELLE ET LE LABO DE SANS, ET NOUS POURRONS FAIRE TOUS LES CHOUETTES TRUCS QUE NOUS FAISIONS AVANT! RESTE DÉTERMINÉ! NOUS NOUS REVERRONS BIENTÔT!"

"Nous le ferons." Sans a ajouté, et il commençait à y croire vraiment. Son âme se sentait plus légère qu'elle ne l'a été pendant longtemps. Chara était auprès de lui, il savait où était son père, Flowey n'avait plus le pouvoir du Reset et bien que Frisk l'avait, il croyait sa parole qu'elle n'en abuserait pas.

Ça commençait à l'emplir d'Espoir.

Ses HP sont passés de deux à trois.

...

Gaster regardait du Néant en souriant. "Je suis impatient de vous revoir, les garçons." il a dit à ses fils, même s'il savait qu'ils ne pouvaient l'entendre. Au moins, ils savaient qu'il était là et qu'il pouvait les voir, et pour le moment, c'était suffisant.

Mais il y avait toujours quelque chose qui le tracassait. Il s'est tourné vers le personnage qui était avec lui dans le Néant, regardant la scène avec lui. "Es tu sûr que c'était une bonne idée de cacher à Frisk qui Flowey est vraiment?"

"Oui." a répondu le personnage. "C'est mieux qu'elle ne le sache pas encore. Si elle le laissait échapper accidentellement, Flowey aurait soit trouvé un moyen de la blesser gravement, et si dit plus tard, ça augmenterait son obsession de l'idée qu'elle est Chara. Je ne veux pas plus que toi voir Frisk blessée. Et nous devons nous assurer de ne pas trop interférer. Les choses pourraient tourner différemment dans cette timeline, et en mieux sous plusieurs aspects, mais certaines choses doivent quand même se produire. Les gens doivent se rencontrer dans certains lieux à certains moments, et Asriel doit se révéler lui-même."

"Es tu sûr qu'ils iront bien?"

"Je ne vais pas mentir, des fois les choses seront dures, mais ils iront bien. Avec les connaissances que tu as transmises à Frisk, avec la grande aide de tes fils, et avec la détermination de la petite Frisk d'aider ses amis, je crois qu'ils triompheront." Le personnage a souri. "Ce n'est qu'une question de temps."

...

Dix minutes plus tard, les trois amis discutaient ensemble, Frisk les ayant informés sur tout ce qui s'est passé.

"Maintenant je dois juste passer Mettaton. Et je ne sais pas comment." Frisk admit doucement, regardant la porte avec beaucoup de peur. "J'ignore comment le convaincre. Il pense que me tuer, prendre mon âme, et aller raisonner les humains est le meilleur moyen de sauver les monstres et les humains, et il pense que je suis trop faible pour survivre face à Asgore." Elle faisait les cent pas, réfléchissant. "Je dois le vaincre d'une certaine façon. Peut-être que si je lui montre que je suis assez forte, il me laissera partir. Il doit y avoir un moyen."

"Tu n'iras pas seule." Papyrus lui a dit immédiatement. "J'irai avec toi. Je crois en toi, et je sais que tu es forte, mais... je ne veux pas te voir blessée encore. Je pense que je peux le convaincre."

Frisk le regarda avec inquiétude. "Papyrus, et si TU te fais blesser? Moi au moins, je ne peux pas mourir, mais si Mettaton en est après toi?"

Sans semblait inquiet. "Ce n'est pas une bonne idée. Paps, tu m'as promis que tu seras prudent, et si Mettaton s'est mis en tête de tuer une adolescente innocente, je ne lui fais pas non plus confiance pour qu'il te rencontre. Et Frisk, je sais que tu ne peux pas mourir, mais je ne veux quand même pas que tu sois si insouciante de ta propre sécurité, et je ne veux pas te voir blessée plus que ne le veut Papyrus." Frisk et Papyrus ont baissé le regard penaudement et ont hoché la tête. "Il doit y avoir un moyen plus sûr de faire ça. Peut-être que je peux essayer un raccourci et nous emmener droit à la Capitale."

"D'accord, c'est probablement une meilleure idée." Frisk a admis.

Papyrus n'était pas sûr. "Sans, le Noyau est tout réarrangé, ce qui signifie que la distance sera bien plus difficile à estimer, et tu ne connais pas la zone aussi bien que tu connais Couveneige et les Chutes. Ce qui veut dire que tu pourrais, encore, finir à travers un mur, ou tomber d'une falaise, ou dans la lave, surtout que tu nous transporteras tous, ou du moins nous transporteras un à la fois. Je ne veux pas que tu te blesses."

"D'accord, tu marques un point, mais je sais que je peux nous emmener à l'ascenseur qui mène au château." Sans lui a dit.

"Ça pourrait marcher." Frisk a dit, puis s'est rendue compte de quelque chose. "Mais je pense que Mettaton a tous les ascenseurs sous son contrôle. Il s'est assuré que je ne puisse les emprunter plus tôt."

"Je peux les pirater." Sans l'a rassurée.

Frisk s'est détendue à ça. "Laisse-moi juste sauvegarder d'abord." elle a dit et l'a fait, puis a hissé son sac sur son épaule, s'assurant d'avoir une bonne prise dessus pour ne pas le perdre. "D'accord, je suis prête."

Papyrus sourit et a pris sa main, puis celle de son frère. "Alors allons-y!"

Sans a hoché la tête, saisissant la main de Chara avec sa main libre, et s'est préparé à se téléporter, se concentrant attentivement sur leur destination. Mais à la seconde où ils ont fait le saut, le téléphone de Frisk a sonné, le distrayant assez pour que sa prise sur son frère et Frisk lui échappe. Chara et lui ont atterri là où ils le devaient, devant l'ascenseur du Roi.

Mais à son horreur, Frisk et Papyrus étaient nulle part en vue.

...

Mettaton soupira alors qu'il attendait sur scène à la Fin du Noyau. Ses mercenaires ont échoué à tuer l'humaine.

Alors maintenant c'était à lui. Pour le bien des humains et des monstres, il savait ce qu'il devait faire, même si ça le détruirait à l'intérieur.

Les minutes passaient, mais il savait qu'elle viendrait. Elle devait venir si elle voulait rentrer chez elle.

À tout moment maintenant, elle passerait par la porte avec un sourire, ses yeux bruns scintillants de vie et de confiance.

Et il allait lui prendre cette vie et trahir sa confiance.

"Je fais ce que je dois."

Une image est apparue dans son esprit, celle d'un petit corps effondré sur le sol, de la lumière quittant ses yeux bruns vitreux qui le fixaient avec accusation du meurtrier qu'il était.

Il ferma ses yeux, essayant de chasser l'image. Quoiqu'il arrivait aujourd'hui, elle mourrait. Elle était beaucoup trop faible, si maigre qu'une forte brise l'emporterait, et elle était trop douce pour frapper quelqu'un, même s'il essayait de la tuer. Elle voulait raisonner Asgore, mais Mettaton savait que le roi n'aurait pas de sympathie pour elle, peu importe si elle était petite et fragile et gentille, ou s'il en avait, il l'ignorerait et la considérerait comme l'âme finale.

Tout comme il avait volé l'âme de la sixième humaine tombée dans l'Outremonde.

Son nom était Andrea. Elle avait la peau moka et de longs cheveux noirs flottants. Elle voulait faire des films et avait ses idées de scénarios dans un cahier usagé qu'elle portait toujours avec elle. Elle portait des lunettes stylées quand elle lisait, qui glissaient toujours sur son nez et laissaient une trace là d'où elle les remontait. Elle avait un léger rire amical et une âme qui brillait d'un mauve foncé et chaleureux.

Elle avait été son amie.

Ils s'étaient rencontrés dans les Chutes, avant qu'il n'a eu son corps, quand il était encore qu'un simple éleveur d'escargots avec de grands rêves. Elle était méfiante et surprise quand ils s'étaient rencontrés pour la première fois, et l'avait presque assommé avec son cahier, mais s'était vite détendue quand elle a compris qu'il ne lui voulait pas de mal. Il l'a laissée rester chez lui pour manger un peu et se reposer. Ils avaient parlé et ri, parlant de leurs films préférés, et elle lui avait montré ses scénarios, qui l'ont fait délirer. Elle était une écrivaine talentueuse et ses histoires étaient merveilleuses et engagées, dans lesquelles il aurait voulu jouer. Il lui avait parlé de ses rêves et elle l'avait gaiement encouragé, et a eu le plus grand sourire quand il a joué certaines scènes de ses films. Elle lui avait dit qu'elle espérait qu'il pourrait aller à la surface et faire des films pour ravir le monde avec elle et son fiancé.

Elle était censée se marier avec l'amour de sa vie ce printemps-là. Ses yeux scintillaient autant que que la bague au diamant délicate à son doigt quand elle parlait à Mettaton de l'homme qu'elle aimait. Mettaton, étant le romantique qu'il était, n'était que trop heureux d'écouter ses plans et lui donner ses propres quelques idées pour rendre son mariage encore plus magnifique.

Elle n'avait que vingt-trois ans, avec toute sa vie devant elle.

Jusqu'à ce qu'Asgore lui prenne cette vie.

Elle avait été forte, avec soixante HP et une âme pleine de Persévérance. Mettaton savait des rumeurs qu'elle s'était battue aussi fort qu'elle l'a pu pour sa vie, avait même blessé Asgore, et pourtant elle n'avait aucune chance.

Son âme a été prise, tout comme son avenir.

Et même son nom.

Si jamais on parlait d'elle, elle était toujours juste appelée l'Âme Mauve. Pour tout le monde dans l'Outremonde sauf lui, elle était simplement un moyen de briser la barrière, juste une âme, pas une personne avec sa propre vie et une famille.

Une famille qui sera détruite si Asgore brise la barrière et commence une guerre contre l'humanité.

C'est pourquoi il devait faire ce qu'il devait.

Pour que la famille d'Andrea et le reste de l'humanité vivent, la petite humaine à l'âme rouge devait mourir.

Il regarda encore la porte, attendant qu'elle entre, se préparant mentalement.

Et puis deux silhouettes sont apparues de littéralement nulle part et ont atterri sur le sol devant lui.

...

Frisk a atterri par terre sur sa figure, ayant le souffle coupé quand Papyrus a atterri sur elle. Elle grogna et se tortilla pour se libérer, regardant en haut pour essayer de savoir où diable ils étaient.

Juste pour se retrouver face à écran avec Mettaton.

Tant elle que Papyrus ont bondi sur leurs pieds, Papyrus a essayé de mettre Frisk de façon protectrice derrière lui pendant que Frisk a essayé de se mettre de façon protectrice entre lui et Mettaton, résultant en un pas de coté bizarre et foufou et en ayant failli trébucher l'un sur l'autre alors qu'ils regardaient Mettaton avec méfiance.

Frisk ne pouvait voir ce que pensait Mettaton vu qu'il n'avait pas de visage, mais il parla bientôt, sa voix semblant aussi gênée et confuse qu'ils l'étaient. "Bien. Bien, bien, bien, bien. C'est... certainement pas ce à quoi je m'attendais."

Papyrus rit nerveusement. "Nyeh... heh... Eh bien, ce n'est pas là où nous étions censés arriver! Mais ce n'est rien! Nous reprenons notre chemin et te laissons retourner à ton émission! Ravi de t'avoir rencontré, Mettaton! Viens, Frisk! Allons rejoindre mon frère!" Il a doucement tiré le bras de Frisk et elle l'a vite suivi alors que Papyrus faisait de grands pas confiants vers la porte. Elle espérait que Mettaton serait trop surpris que pour les arrêter.

Mais Mettaton s'en est vite remis, se propulsant dans l'air alors que la star robotique se plaça en volant entre eux et la porte. "Tu peux y aller, squelette. L'humaine reste." il a dit fermement.

Papyrus a serré son étreinte sur le bras de Frisk. "Non. Laisse-la partir avec moi, Mettaton. Je sais que tu es une meilleure personne que ça. Il doit y avoir un meilleur moyen d'aider les humains et les monstres, et même s'il n'y en a pas, je ne te laisserai pas blesser mon amie."

"Nous savons que c'est toi qui as bousillé le Noyau, Mettaton. Nous savons que c'est toi qui as engagé les mercenaires pour me tuer. Nous savons que tu as transformé le plan d'Alphys en un complot meurtrier." Frisk a dit avec colère. "Je pensais que tu étais meilleur que ça, tu sais. Je te faisais confiance."

"Je ne t'ai jamais donné aucune raison de me faire confiance, chérie." Mettaton a dit, bien qu'il y avait un faible son de remords dans sa voix. "Et tu as raison sur toute la ligne. J'ai réarrangé le Noyau. J'ai engagé ces mercenaires pour te tuer. Mais n'aie crainte, ma belle. Je n'ai pas l'intention de faire du mal à l'humanité. Tout ce que je souhaite est d'être une star. Avec ton âme, je traverserai la barrière et convaincrai moi-même les humains de la briser! Je serai le héros resplendissant qui sauvera tant les humains que les monstres!"

Frisk grogna, puis commença à rire, l'hystérie pétillant en elle. Papyrus sembla inquiet et Frisk sentit son bras l'entourer, qui l'a suffisamment stabilisée pour se calmer un peu. Elle fit face à Mettaton et ses lèvres se sont tordues en un sourire qu'elle avait l'impression être probablement juste un peu dérangé, au vu de son recul. "Tu seras un héros? Comment comptes-tu expliquer aux humains que tu as tué une adolescente? Comment veux tu qu'ils t'acceptent avec du sang sur tes mains? Flash info, Mettaton, ils t'accepteront pas."

"Frisk n'a pas tord, Mettaton. La violence n'est pas la solution!" Papyrus lui a dit, gardant Frisk près de lui et essayant de la calmer pendant qu'il parlait. "Mais tu peux toujours aider à sauver tout le monde! Aide-nous! Dès que Roi Asgore se rendra compte que Frisk ne veut faire du mal, je sais qu'il la laissera traverser la barrière pour aller chercher sa sœur, et Frisk nous aidera à la briser de l'extérieur. Tu peux nous aider à convaincre le roi, et tout le monde sera libre, et tu seras une grande star tant dans l'Outremonde qu'à la surface, et pas de sang ne sera versé."

"Chéri, tu ne penses pas que j'aurais fait exactement ceci, si ça aurait marché?" Mettaton a dit avec un soupir. "Écoute, je ne veux pas non plus le faire de cette façon, mais même s'il était possible pour un humain de traverser la barrière, ce qui ne l'est pas, Asgore ne la laissera simplement pas faire. Il la combattra, il la tuera, et il utilisera son âme pour briser la barrière. Elle est trop faible pour le battre. De cette façon au moins, sa famille ne mourra pas avec elle. Si tu te soucies vraiment d'elle, va-t'en maintenant."

"Premièrement, je suis juste là." Frisk a dit avec colère. "Et qui es tu pour décider que je suis faible?! Qui es tu pour juger si je dois vivre ou mourir? Je pense en être une bien meilleure juge, et je vivrai."

"Frisk a raison. Elle est forte. Elle l'a toujours été, et si tu ne peux le voir, eh bien, j'imagine que c'est ton problème. Et elle a le Grand Papyrus et tous ses autres amis à ses cotés, qui croient en elle et qui l'aident. Et je ne partirai pas non plus. Alors, tu peux soit nous laisser partir, soit nous affronter tous les deux." Papyrus a dit fermement. Il a pris la main de Frisk et l'a doucement serrée.

Frisk serra la sienne en retour, et a même souri à son support, mais elle était inquiète pour sa sécurité. "Papyrus, tu n'es pas obligé de rester. Tu peux y aller. Je peux le gérer." elle murmura.

"Je sais." Papyrus murmura en retour, la sincèrité dans sa voix lui faisant savoir à quel point il croyait vraiment en sa force. "Mais en tant que Garde Royal en formation, et plus important, en tant que ton ami, je ne pourrais jamais te laisser faire face au danger toute seule! Nous combattrons ensemble!" Malgré la situation horrible, Frisk pouvait sentir son âme s'élancer alors qu'elle se tenait avec Papyrus main dans la main, faisant face à Mettaton avec défi.

"Oh là là... Deux amoureux se trouvent sur le bord du chaudron de l'enfer. Souhaitent-ils mourir tous les deux? Ça veut dire que leur amour ira en enfer." Mettaton a dit dramatiquement, levant son bras au-dessus son écran en un faux évanouissement. Frisk lui fit un regard noir, bien qu'elle était aussi plutôt sûre qu'elle rougissait et espérait que Papyrus ne pouvait le voir. Elle ne savait pas qu'il faisait pareil.

"Quelle force! Quelle passion! Ce qui veut dire... C'est l'heure de vous montrer les miennes!" Mettaton passa sa main derrière lui, et... activa son propre interrupteur. À nouveau, il brilla d'une lumière aveuglante, faisant Frisk et Papyrus se cacher les yeux. "Ohhhh oui..." Quand la lumière s'est fanée, Mettaton se tenait là dans sa forme humanoïde désormais familière, posant dramatiquement sous les projecteurs qui maintenant brillaient au-dessus d'eux. "J'attendais le moment parfait pour le début glorieux de mon nouveau corps! Et maintenant, mes dignes adversaires... Je rendrai vos derniers instants... absolument fabuleux!"

...

"Bordel, bordel, bordel!" Sans grognait de colère contre lui-même alors qu'il courait dans le couloir, regardant dans chaque pièce, Chara le suivant vite derrière. "Papyrus! Frisk! Allez, les gars, où êtes vous?"

"Frisk? Papyrus?" Chara appela, tout aussi inquiète. La fantôme a traversé plusieurs murs, cherchant frénétiquement ses amis.

"Bordel... J'arrive pas à croire que j'ai perdu la prise... Et s'ils sont blessés ou tombés dans le Noyau ou..."

"Sans, essaie de te calmer." Chara lui a dit, bien qu'elle était clairement tout aussi inquiète que lui. "S'ils avaient de vrais ennuis, Frisk aurait CHARGÉ."

Sans ne pouvait même plus bien réfléchir. "Mais s'ils sont coincés dans le Néant, ou..." Il s'est tourné vers Chara avec inquiétude, ne regardant pas où est-ce qu'il allait.

Sa meilleure amie a écarquillé les yeux. "Sans, fais attention!"

Avant que Sans n'ait pu réagir, il est entré en collision avec un corps écailleux, qui laissa échapper un couinement surpris très familier quand ils sont tous les deux tombés par terre. Sans laissa sortir un "Ouf!" en atterrissant sur ses fesses et regarda dans les yeux inquiets d'Alphys.

"S-Sans? Qu'est-ce que tu fais là?" Alphys demanda nerveusement.

"C'est sans importance. Je dois retrouver mon frère et l'humaine, parce que ton robot de compagnie fait un carnage et essaie de soustraire l'humaine." Sans a dit, un peu colériquement.

Alphys a levé ses mains tremblantes, essayant clairement de le pacifier. "M-Mettaton ne lui fera pas de mal... C'est ma faute... J'avais besoin que l'humaine me fasse confiance... et j'ai inventé ce plan stupide et égoïste, mais..."

"Et Mettaton a repris ton plan dans ses propres mains. Il essaie vraiment de la tuer. J'ai besoin que tu le localises et trouves où se trouvent l'humaine et Papyrus tout de suite."

"I-Il ne le ferait pas..."

"Alphys, j'ai pas le temps pour débattre sur ça! Je dois les trouver maintenant!" Sans cria plus fort que voulu.

"D-D'accord." Alphys a sorti sa tablette et a accédé aux caméras, regardant toutes les pièces. L'âme de Sans se serra quand il a vu que son frère et Frisk étaient dans la pièce avec Mettaton, lui faisant face. Il ne pouvait entendre ce qu'ils disaient, mais Mettaton bloquait clairement la porte. Frisk semblait fâchée et criait pendant que Papyrus était clairement inquiet et semblait essayer de les pacifier tous les deux. Papyrus et Frisk se sont ensuite pris par les mains et ont fait face à Mettaton.

"Ne sois pas téméraire! Charge et sors d'ici!" Sans criait sur l'écran. Il a remarqué Alphys le regarder avec confusion, mais n'a pas pris la peine d'élaborer.

"Ç-Ça va aller! Je... Je déverrouillerai la porte et dirai à Mettaton d'arrêter le spectacle... Il fait ça juste à cause de moi..." Alphys a dit doucement, puis s'est précipitée vers la porte et a essayé de l'ouvrir. La porte ne bougeait pas. "Qu'est-ce qu'il se passe? Je ne peux pas entrer!"

"Je te l'ai dit, Alphys, les choses sont juste devenues réelles!" Sans lui a dit, puis s'est exclamé quand Mettaton a activé son propre interrupteur, se transformant en une figure aux cheveux noirs qui hanterait probablement ses cauchemars cette nuit.

"C'est pas censé arriver!" Alphys cria. "Mettaton, qu'est-ce que tu fais là-bas?!" Les trois ne semblaient pas l'entendre quand Mettaton a formé autour de lui des projectiles en forme de cœur, et Frisk et Papyrus se sont tendus, prêts à esquiver.

Alphys s'exclama et sortit ses outils, galérant à déverrouiller la porte. Sans s'est vite préparé à se téléporter à l'intérieur, mais fut arrêté quand Chara a saisi son bras.

"Ça ne les aidera pas non plus si tu te fais tuer en te téléportant là quand Mettaton tire des projectiles. Aide Alphys à déverrouiller la porte. J'aiderai Frisk et Papyrus."

"Mais..." Sans commença. Alphys lui jeta un regard, pensant clairement qu'il parlait à elle vu qu'elle ne pouvait bien entendu pas voir Chara.

Chara lui toucha la joue. "Ça va aller. J'ai aidé Frisk avant. Et Papyrus et elle sont les uns des gens les plus forts que j'ai jamais connu. Nous irons bien. Fais-nous confiance." Sans a hoché la tête et Chara a volé à travers la porte.

...

Frisk l'a plutôt ressenti que vu quand Chara l'a rejointe pendant que Papyrus et elle esquivaient la vague de projectiles envoyés par Mettaton. Elle pouvait ressentir leur chaleur, mais elle était prête cette fois, et en est sortie indemne. Regardant vers Papyrus, elle était soulagée de voir qu'il était également indemne.

"Frisk, fais attention!" Chara cria et Frisk a vite bondi hors du chemin quand Mettaton a vicieusement fait un coup de pied vers elle. Papyrus a essayé de la rejoindre pour l'aider, mais Mettaton a envoyé une petite vague de projectiles vers lui, cependant Frisk a remarqué que ses attaques n'étaient pas aussi vicieuses envers le grand squelette.

Papyrus a facilement esquivé l'attaque et a envoyé quelques petits os sous les pieds de Mettaton pour le faire trébucher. Mettaton trébucha mais retrouva vite son équilibre, et envoya un coup de pied vers le squelette. Papyrus bondit hors du chemin, et Mettaton a feinté vers la gauche, juste pour frapper Papyrus fort dans les côtes avec un coup de pied droit soudain et féroce, le mettant à terre. Chara s'exclama quand Papyrus est tombé et s'est précipitée pour l'aider, même si elle ne pouvait rien faire contre Mettaton.

"PAPYRUS!" Frisk cria et poussa un cri de rage en se précipitant vers Mettaton, esquivant un projectile rapide, levant son poing alors qu'elle se préparait de le frapper et le réduire en bouillie métallique. Elle voulait tellement lui faire mal pour avoir blessé son ami pour qui elle avait un coup de cœur. Le faire payer...

Puis elle s'est rappelée de quelque chose.

La voix de Gaster, douce et gentille, mais sévère. "Ne te rabaisse pas à son niveau, Frisk. Rappelle-toi de ta promesse aux autres."

La croyance ferme de Papyrus d'il y a seulement quelques minutes. "La violence n'est pas la solution."

Les paroles chaleureuses et aimantes de Toriel. "Alors, malgré ce que cette horrible, horrible fleur t'a dit, la violence n'est PAS le meilleur moyen pour gérer un combat, ma petite. Parfois parler calmera tout, et de bonnes actions aideront d'apaiser un conflit. Parfois les monstres attaqueront s'ils sont en colère ou ont peur, mais reste calme et sois gentille. Il y a toujours un moyen de finir un combat paisiblement, sans carnage."

Chara et Sans, qui avaient si peu de raisons de faire confiance aux humains, croyant en elle.

"J'aime que tu as fais preuve de compassion aux monstres même quand ils ont attaqué et que tu n'as jamais rien abandonné, même quand c'était dur. Tu as un bon cœur, Frisk."

"Tu ne m'as pas, même pendant une seconde, fait regretter de tenir cette promesse. Tu as donné de l'espoir à beaucoup de monstres. Je suis de ton coté."

Elle ne recommencerait pas à se battre comme un animal apeuré comme elle l'avait fait à la cour de récré de l'école avec les enfants qui l'embêtaient. L'Outremonde lui a appris mieux que ça. Elle le devait à ses amis d'être une meilleure personne que ça.

Elle se le devait à elle-même.

"Non." elle a dit à voix haute, baissant son poing. Mettaton semblait surpris, et dans les yeux de son nouveau corps, elle a vu quelque chose d'autre.

Le regret.

"Papyrus, ça va?" elle appela son ami pendant le bref moment d'hésitation de Mettaton.

Papyrus était déjà sur ses pieds. Il avait une petite fissure dans ses côtes mais il souriait quand même. "Je vais bien, Frisk!" Elle sourit et sans quitter Mettaton des yeux, lui jeta une Glace Gentilly de son sac, bloquant le chemin pour lui laisser une chance de se rétablir.

"Qu'essaie tu de prouver, chérie?" Mettaton demanda.

"Que je suis forte. Que je suis meilleure que ça. Et que... je pense qu'au fond, tu l'es aussi." elle a dit calmement, se tenant droite.

"Je n'ai rien à prouver, chérie. Je suis l'idole que tout le monde veut!" Mettaton a dit fièrement, bien qu'elle pouvait encore voir le regret dans ses yeux quand il faisait apparaître des projectiles, qui cette fois avaient sa forme.

"Tu vas me frapper encore? Vas-y. Essaie. Je ne me ferai pas du TOUT toucher." elle a dit, gonflant sa poitrine, montrant le même orgueil que lui. Mettaton gloussa et envoya les projectiles vers elle, cependant elle a brièvement remarqué qu'il faisait attention de ne pas en envoyer trop vers Papyrus. Frisk esquivait et oscillait, et étonnament, avec les avertissements de Chara des attaques non vues et ses propres capacités d'esquive, même si les projectiles Mettaton tiraient aussi des projectiles en forme de cœur, elle a réussi à toutes les esquiver.

"Joli!" Chara lui a dit.

Frisk se sentait exaltée. "Je n'ai aucune idée de comment j'ai fait ça!"

Chara cria un avertissement quand Mettaton a encore bondi vers l'avant, et Frisk s'est glissée sous la jambe en l'air, juste pour se faire frapper dans le ventre et s'envoler. Avant qu'elle ne puisse toucher le sol, des bras osseux et chaleureux l'ont rattrapée et elle a été mise derrière Papyrus, qui a frappé Mettaton avec un grand os, parant habilement chaque coup de pied.

Frisk a rapidement mangé une bouchée de spaghettis au moment que Papyrus lui a donné pour se rétablir, se sentant beaucoup mieux après. Elle a entendu Papyrus crier avec triomphe, "Tu ne fais pas le poids contre le grand Papyrus!" avant de poser tout aussi dramatiquement que Mettaton, et puis elle a aperçu une série de nombres sur le tableau au-dessus de leurs têtes. Ça indiquait "Audimat" et celui-ci augmentait régulièrement.

Elle ne SAVAIT même pas qu'il y avait plus de 6 000 monstres dans l'Outremonde.

Et puis, elle a eu une idée. C'était exactement comment elle ferait Mettaton voir la lumière. Mettaton était avant tout une star. Il aimait clairement ses spectateurs et se souciait de ses fans. Toute cette merde sur la tuer, sur devenir un héros des humains et des monstres, c'était pour eux.

Elle devait lui montrer qu'il était bel et bien une star, pas un tueur. Elle devait lui montrer que c'était tout ce qu'ils voulaient qu'il soit. Et pour ce faire, elle devait faire exactement ce que Papyrus faisait maintenant si naturellement.

Elle devait être une star aussi, se connecter avec Mettaton de la manière qu'elle l'a fait pendant l'opéra quand ils jouaient sur scène.

Elle a sorti son téléphone et a subtilement appuyé sur le bouton laser.

Mettaton a fait sa propre pose, se tenant sur une jambe, levant un bras au-dessus de sa tête, et un autre par-dessus son oeil en souriant à la caméra. "Souriez à la caméra, mes chéris!" Plus de projectiles en forme de Mettaton volèrent vers eux, ainsi qu'une série de boîtes carrées avec un seul point jaune brillant qui bougeait alors que la rangée avançait vers Papyrus, qui se tenait toujours entre elle et les attaques, ne lui laissant pas la place pour esquiver. Ayant une idée, Frisk a bondi vers l'avant, tirant son laser vers le point jaune brillant, espérant donner à Papyrus assez d'espace pour esquiver. Ça a marché bien mieux que prévu, poussant toute la rangée sur le côté et loin de son ami. Papyrus lui fit un sourire et envoya un petit os quand est venue la prochaine rangée, frappant habilement le projectile jaune dans dans cette rangée et propulsant les projectiles ailleurs, pendant que les deux ont gracieusement esquivé les projectiles Mettaton qui arrivaient aussi, bien que Frisk, plus lente que Papyrus, s'est faite effleurer et un peu brûler le bras.

"Ça va, Frisk?" Chara demanda.

Frisk hocha la tête à son amie et posa avec triomphe quand les attaques ont cessé, mains sur ses hanches, ignorant la brûlure. "Tu ne peux nous arrêter, Mettaton!"

"PAS QUAND ON TRAVAILLE ENSEMBLE!" Papyrus cria, faisant une pose héroïque. Frisk pouvait entendre la foule se déchaîner, ou peut-être ce n'était qu'un effet sonore, mais dans tous les cas, ça semblait marcher.

Il y a eu le son d'une cloche et Mettaton cria, "Ooh, c'est l'heure du quiz! Qu'aimez-vous le plus chez Mettaton?"

Papyrus et Frisk ont tous les deux cligné les yeux.

"Vraiment? Tu t'attends à ce que nous disions du bien sur toi après ces merdes?" Chara demanda, levant les yeux au ciel.

"EUH, TU AS DE BEAUX CHEVEUX, MAIS JE N'AIME PAS QUE TU ÉTAIS MÉCHANT ENVERS FRISK." Papyrus a dit, étant un trop gentil gars pour dire quelque chose de méchant.

Frisk était beaucoup plus crue avec son opinion sur lui. "Tu es un connard... mais j'imagine que tu es un connard avec de belles jambes."

"C'est exact! Les jambes était la bonne réponse!" Mettaton glorifia, ne semblant pas se soucier du reste de la réponse de Frisk. Frisk leva ses yeux au ciel et Papyrus a juste haussé les épaules. Mettaton a juste posé plus pour la caméra, s'amusant clairement comme un fou.

Frisk en eut l'âme plus légère. Ils devaient juste continuer comme ça un peu plus longtemps. Papyrus et elle ont fait plus de poses dramatiques.

La poitrine de Mettaton brilla et exposa le cœur rose doux à son noyau. "Vos réponses ont vraiment montré vos cœurs à tout le monde. Maintenant, laissez-moi vous montrer le mien!" Le cœur a fait apparaître plus de projectiles en forme de Mettaton et beaucoup plus en forme de zigzag, emplissant la pièce entière de leur lumière brillante. Frisk et Papyrus ont esquivé et oscillé, Papyrus couvrant Frisk avec des murs osseux et de petites attaques contre les projectiles de Mettaton, découvrant rapidement que ça les briserait avant qu'ils en puissent en envoyer ceux en forme de cœur. Ça et les avertissements de Chara sur tout danger en approche permit à Frisk de se concentrer sur le cœur exposé de Mettaton, et elle a vite tiré successivement dessus avec son laser, sachant de ce que Mettaton lui a dit que ce n'était au fond qu'un lance-chiche et qu'il ne le tuerait pas. Papyrus et elle ont tous les deux été touchés quelques fois, causant quelques brûlures et éraflures, mais en sont sortis de l'attaque massive sains et saufs.

"TU DEVRAS ESSAYER PLUS DUR POUR NOUS BATTRE, METTATON!" Papyrus se vanta.

Mettaton frissonna aux chocs électriques du laser de Frisk qui traversaient son noyau, mais continuait quand même de sourire et poser. "Ooh, je ne fais que m'échauffer!" Plus de projectiles ressemblant à son apparence de boîte volèrent vers eux, mais Frisk et Papyrus sont restés calmes, Frisk utilisant son laser et Papyrus utilisant ses attaques osseuses pour les abattre comme si c'étaient des pigeons d'argile avant qu'ils ne puissent créer d'autres projectiles. La vanité de Papyrus s'étant prouvée vraie, l'audimat a monté.

"Mais comment vous vous débrouillez sur la piste de danse?" Mettaton demanda avec un sourire, appuyant sur un bouton qui fit descendre une boule disco au-dessus d'eux. Des lasers en sortaient, certains blancs, certains bleus, qui bloquaient toute échappatoire. Papyrus l'a frappée avec une attaque osseuse, essayant de la détruire, et les lasers ont changé de couleur.

"Papyrus! Les lasers changent quand tu la frappes!" Frisk cria. Papyrus hocha la tête et frappa la boule avec des attaques osseuses à un rythme régulier alors qu'ils dansaient et bougeaient en fonction des lasers, leur permettant de s'en sortir indemnes. Le public acclama quand Frisk et Papyrus ont tous les deux fait une pose V pour la victoire.

Le sourire de Mettaton s'est élargi. "Mais pouvez-vous suivre le rythme?" Il a relevé la boule disco, faisant les lasers aller beaucoup plus vite. Travaillant en équipe, Frisk et Papyrus frappaient la boule et dansaient en cours de route avec seulement une petite brûlure sur la jambe de Papyrus à cause d'un faux pas. Tout de même, Papyrus posa et le public l'acclama encore plus.

"Lumière! Caméras! Bombes!" Mettaton cria, faisant apparaître des projectiles en forme de bombe et des boîtes impénétrables par le laser. Frisk a compris de la manière dure qui si la bombe était frappée, elle leur explosait dessus, et elle a eu une brûlure sur son ventre et son bras pour la peine, mais Papyrus l'a soulevée, abattant les bombes et les faisant vite s'en sortir.

"C'est l'heure de la pause syndicale!" Mettaton cria et un simple panneau indiquant "Joyeuse Pause" est apparu sans autre attaque.

Frisk et Papyrus ont utilisé l'opportunité pour vite partager l'un des conteneurs de spaghettis que Papyrus avait emballé pour Frisk, soupirant de soulagement quand la magie curative les a traversés, leurs blessures disparaissant.

Chara les regarda avec inquiétude. "Vous allez bien, les gars?"

"Ça va, grâce à Papyrus. Tant pour m'avoir sauvée, que pour toute la nourriture qu'il m'avait emballé." Frisk lui a dit, faisant à Papyrus un sourire appréciatif et un regard reconnaissant.

Chara sourit à ça. "C'était vraiment gentil de sa part. C'est quelqu'un d'exceptionnel."

Frisk sourit à ça quand elle et Papyrus se sont retournés vers Mettaton lorsque le panneau pause a disparu.

"Ça explose!" Mettaton dit en posant encore pour la caméra, envoyant une autre vague de la même attaque. Cette fois, Papyrus et Frisk étaient prêts et s'en sont sortis sans blessures, travaillant ensemble pour détruire les bombes.

"TU DEVRAS ESSAYER MIEUX QUE ÇA!" Papyrus interpella Mettaton alors que Frisk fit une pose héroïque derrière lui.

"Nous sommes devenus si distants, mes chers! Et si on avait un autre cœur à cœur?" Mettaton demanda moqueur, révélant encore son noyau en forme de cœur. Frisk n'avait aucune idée de pourquoi il continuait de révéler cette partie de lui clairement plus fragile.

Peut-être qu'il voulait vraiment leur montrer son cœur.

Le cœur s'est entouré de boîtes fragiles qui pouvaient être facilement détruites par son laser et a fait apparaître plus de projectiles zigzag. Frisk et Papyrus ont esquivé, Papyrus envoyant de petits os sur les boites et Frisk tirant de l'électricité de son laser sur le cœur.

Et puis, tant à leur choc qu'à leur horreur, une autre secousse traversa le corps de Mettaton... et ses bras sont littéralement tombés.

Frisk et Papyrus s'exclamèrent. "C'était pas censé arriver... Mettaton m'a dit que ce truc n'est qu'un lance-chiche! Je voulais juste l'arrêter... Pas le démembrer!" Frisk cria. Elle n'aimait pas Mettaton, mais après tout ce qu'elle s'est dit qu'elle ne ferait pas, après avoir vu le regret dans ses yeux... elle ne voulait pas être une meurtrière.

"Je pense que ça a surchargé son noyau." Chara lui a dit. "C'est pas ta faute, Frisk. Il essaie littéralement de te tuer, tu te souviens?"

"C'est pas ta faute, humaine. Mettaton, nous devons arrêter ça maintenant. Tu es blessé. Juste laisse-nous partir." Papyrus supplia.

Mettaton s'est relevé. "Je t'ai déjà dit que tu ne peux me détruire avec ce petit lance-chiche, chérie. Perturber un peu mon noyau, oui. Me tuer, non. Et je n'abandonne pas encore!" Il posa sur une jambe, même sans bras, clairement déterminé. "Après tout, qui a besoin de bras avec de jambes pareilles?! Je vais quand même gagner, et vous n'avez pas intérêt à vous retenir tous les deux! Vous voulez me prouver que vous pouvez affronter Asgore?! Prouvez-le!"

Il leur envoya un autre ensemble de boîtes et de bombes, les forçant d'esquiver et de détruire les bombes.

"Elles reviennent!" Chara cria quand les attaques se sont soudain inversées. Frisk tira Papyrus hors du chemin d'une autre bombe avant que celle-ci n'explose et même s'ils ont pris un peu de dégâts, ils ont tous les deux survécus à cette attaque.

"Allez!" Mettaton semblait fâché, et Frisk n'était pas sûre si c'était contre lui-même ou contre eux, alors qu'il envoya le même type d'attaque, qui s'est aussi inversée une fois finie, les forçant tous les trois d'être constamment sur leur garde. Heureusement, ils ont à nouveau pu s'en sortir, et malgré leurs blessures, ils ont posé dramatiquement. Le public hurla.

"Du d-drame... de l'action..." Mettaton envoya une grosse vague de bombes et boîtes, mais malgré sa force, elle manquait de force et de finesse des autres et ne s'est pas inversée. Frisk et Papyrus ont esquivé ou détruit chaque attaque, cependant ils ont ensuite fourré des spaghettis dans leurs bouches pour pouvoir continuer, alors que Mettaton, malgré ses blessures, avait toujours de la détermination dans ses yeux de continuer aussi.

"L-Lumière... Caméras... Ça suffit! Vous voulez que l'humanité périsse?!" Mettaton demanda avec colère en envoyant sa prochaine vague de bombes.

"Elle ne périra pas!" Frisk cria alors qu'elle et Papyrus ont esquivé les attaques. "Personne ne sera détruit! Quand j'aurais parlé à Asgore..."

"Il te tuera! Tout comme il l'a tuée!" Mettaton cria.

"Qui?" Frisk et Papyrus ont tous les deux demandé avec choc.

Mettaton a dit d'un faux ton joyeux quelque chose à propos d'une pause publicité, puis a éteint les caméras avant de regarder dans les yeux de Papyrus. "Tu n'es pas le seul à avoir été ami avec une humaine." il a dit doucement. Il a ensuite regardé Frisk. "Andrea. La fille qui est tombée avant toi. Celle qui m'a inspiré à devenir une star. Elle pensait pouvoir passer Asgore, elle aussi. Je l'ai crue. Nous avions tous les deux tord."

"Oh mon dieu... non... Papa ne... il ne... Pas une personne innocente..." Chara disait encore et encore, les larmes aux yeux.

Frisk a couvert sa bouche, ayant mal au cœur tant pour l'humaine que pour Mettaton. Elle comprenait maintenant. À coté d'elle, Papyrus laissa échapper un sanglot.

"Je me suis juré de ne pas laisser cette guerre arriver! Que je sauverai tant les humains que les monstres! Que je ne laisserai pas sa famille mourir avec elle! Et je les sauverai! Même si je dois..."

"Mais tu ne le dois pas!" Papyrus cria avant que Frisk ne puisse parler. "Frisk ne mourra pas! J'ignore pourquoi le roi a fait ce qu'il a fait à ton amie. Ce n'était pas juste. Mais... je ne te laisserai pas non plus me faire perdre mon amie. Et je sais que tu ne le veux pas vraiment, ni ton amie ne l'aurait voulu. Je sais que tu as peur. Mais tu peux faire un peu mieux que ça. Même si tu ne le penses pas. Tout comme le peut Roi Asgore. Je te promets. Nous pouvons finir tout ça paisiblement. Personne ne doit être blessé, ou mourir."

"Je suis désolée pour Andrea, Mettaton. Je le suis vraiment." Frisk dit doucement. Chara hocha aussi la tête, mais semblait être si bouleversée qu'elle ne pouvait parler. "Mais je te jure, je vivrai, et l'humanité s'en sortira, et les monstres seront libres. Je m'assurerai personnellement que sa famille aille bien."

Mettaton rit comme s'il ne la croyait pas. "Ha... Ha... Que c'est inspirant. Des paroles si passionnées, mais peux-tu les appuyer sans que tes amis squelette et fantôme soient avec toi? J'ai vu ta force quand vous combattez ensemble, et je dois admettre que je suis impressionné. Mais que ce passera-t-il si d'une manière ou d'une autre, tu te retrouves seule? Peux-tu vraiment survivre à ça?"

Frisk lui a tenu tête. "Oui." Elle fit signe à Chara et à Papyrus de reculer. Ils semblaient tous les deux inquiets, mais elle leur sourit. "J'irai bien. Laissez-moi vous le prouver."

Papyrus et Chara se sont écartés à contrecœur. "JE CROIS EN TOI, HUMAINE!" Papyrus cria.

"Moi aussi! Botte-lui le cul!" Chara lui a dit.

Mettaton a allumé la caméra. "Que c'est dramatique! La confrontation finale entre moi et l'humaine! Mais nous savons déjà qui va gagner! Voyons le vrai pouvoir de la star de l'humanité!" Encore un fois, il a exposé son cœur, et Frisk a saisi son téléphone.

C'était une attaque finale désespérée; comme celle de Papyrus, combinant chaque élément du combat. Des bombes explosaient, le son résonnant dans ses oreilles alors qu'elle esquivait, sautant hors du chemin des projectiles zigzag alors qu'elle lui tirait dans le cœur. Mettaton sauta vers elle, faisant des coups de pied à une vitesse vicieuse, mais même si elle était blessée, elle ne le laissait pas la mettre à terre. Elle gardait ses yeux sur lui tout le temps, son âme brillant de détermination. C'était ainsi pendant plusieurs minutes, Mettaton attaquant avec de plus en plus de désespoir, Frisk restant forte malgré les blessures, esquivant les coups de pied et les bombes et projectiles, n'abandonnant pas. Une dernière fois, elle tira dans son noyau. Pas par haine, pas par colère, mais par bienveillance, voulant le rassurer que son histoire ne devait pas se finir de la même façon que celle de son amie.

Parce qu'au fond, elle savait que perdre plus de gens dont il se souciait était ce qu'il craignait vraiment.

Il y a eu un fort bruit de fracas quand ses jambes sont tombées, sa tête et son torse tombant sur le sol. Frisk laissa tomber son téléphone et s'approcha de lui, s'assit près de lui en l'examinant. "Est-ce que ça va?"

Mettaton regardait l'écran ému. "Regardez-moi cet audimat! Je n'ai jamais eu autant de spectateurs!"

"Parce que c'est ce qui importe, pas le fait que t'as perdu tes membres." Chara a dit sarcastiquement alors qu'elle a couru vers lui avec Papyrus.

Mettaton l'a juste ignorée. "Je crois que l'on va pouvoir lancer le bonus appel! Une personne va avoir la chance de me parler en live... avant que je ne quitte l'Outremonde pour de bon!" Même en n'était qu'une tête et un torse, il fit à la caméra son sourire caractéristique. "Voyons qui nous allons avoir au bout du fil en premier." Un téléphone qui a dû être installé en Mettaton sonna, et Mettaton répondit. "Coucou! Vous êtes en direct! Un petit message, pour notre dernière émission?"

"Oh..." Frisk entendit dire une douce voix familière. Ça ressemblait à Napstablook. "Salut... Mettaton... J'ai adoré regarder ton émission... Ma vie est plutôt nulle... mais... ton émission télé... a apporté beaucoup de bonheur dans ma vie... par procuration. Je peux me tromper... mais j'imagine que c'est le dernier épisode... tu vas me manquer... mettaton... oh... je pensais pas parler aussi longtemps... oh..."

"Non, attends! Attends, Bl..." Mais avant que Mettaton ne puisse finir ce qu'il disait, Napstablook a raccroché. "Il... Ça a raccroché..." Il semblait triste, mais réussit à sourire à nouveau. "Prenons un autre appel!"

Des appels submergeaient le système. "Mettaton, ton émission nous a tous rendus vraiment heureux!"

"Mettaton, je saurais pas quoi mater sans ton show."

"Mettaton, tu vas laisser un Metta-vide dans mon pauvre Metta-coeur!"

"Ils ont besoin de toi ici, Mettaton. Tu es la seule star que nous les monstres avons, et nous tous aimons vraiment ton émission." Papyrus a dit doucement. "Tu ne dois pas aller là-haut pour être un héros. Tu peux toujours en être un pour tout le monde ici."

"Ah... Je... Je vois. Vous tous... merci beaucoup." Il s'est tourné vers Papyrus. "Chéri, tu as raison. Il... serait probablement mieux que je reste ici pendant un moment. Les humains ont déjà des stars et des idoles... mais les monstres... ils n'ont que moi. Si je partais... l'Outremonde perdrait son étincelle. Et..." Il s'est tourné vers Frisk. "Tu as prouvé que tu es vraiment forte. Peut-être même assez forte pour passer Asgore... même... même si tu pourrais devoir faire quelque chose que je sais tu ne veux pas faire. Je te lie à ta promesse, Frisk. Je suis sûr que tu pourras protéger l'humanité. Et je sais que vous l'aiderez." Il a regardé Papyrus et Chara. "Ha... Ha... C'est mieux ainsi, de toute façon. La vérité est que... cette forme consomme beaucoup trop... d'énergie. Dans quelques instants... Je n'aurais plus de batterie... et..." Frisk et Papyrus semblaient inquiets, et Chara semblait ne pas savoir si elle devait l'être ou pas. "Ne vous en faites pas pour moi. Mettez-leur-en plein les yeux, mes trésors! Et à tous mes spectateurs... Vous avez été un bon public!" Ses yeux se sont ensuite obscurcis quand sa batterie fut à plat, sa voix dépérissant, laissant Frisk, Papyrus, et Chara le regarder bouleversés.

La porte s'est ensuite ouverte avec fracas, et Sans et Alphys ont accouru. "Nous... Nous avons enfin réussi à déverrouiller la porte... Est-ce que vous trois..." Elle écarquilla ses yeux d'horreur quand elle a vu le corps apparemment sans vie de Mettaton. "Oh mon dieu... Mettaton! Mettaton, es tu..."

"Paps! Frisk!" Sans cria, passa à coté d'elle et se précipita vers son frère et Frisk. Il a presque bondi dans les bras de son frère, tremblant. "Vous m'avez fait m'inquiéter à mort... Vous allez bien?"

"Je vais bien, mais Frisk a besoin d'un peu de guérison." Papyrus l'a rassuré. Sans a hoché la tête et s'est approché de Frisk, envoyant en elle de la douce magie curative, guérissant les bleus et brûlures, et les a examinés Papyrus et elle pour voir s'ils n'avaient pas des os cassés ou des blessures plus graves. Heureusement, ils allaient bien après la guérison. Sans les serra fort dans ses bras, faisant un geste à Chara pour qu'elle vienne se joindre au câlin.

"Dieu soit loué, ce n'est que la batterie." Alphys a dit, ayant fini d'examiner Mettaton. "Mettaton, si tu étais parti... Je serais... Je serais..." Elle s'est ensuite rendue compte que Sans, Papyrus, et Frisk la regardaient. "Je v-veux dire, h-hé, c'est p-pas un problème, vous savez? Ce n'est qu'un robot... si vous le cassiez... Je pourrais j-juste en construire un autre."

"La ferme, Alphys!" Sans cria. "Ton maudit plan et ton robot trouduc ont failli tuer mon frère et ma petite sœur, et je ne peux les putain de reconstruire!"

"Sans..." Papyrus commença, essayant de calmer la dispute.

Sans l'a juste ignoré. "À quoi diable pensais-tu, les faisant traverser ça?!"

Les yeux d'Alphys se sont emplis de larmes. "J-Je suis d-désolée. J-J'avais juste b-besoin que l'humaine me fasse confiance!"

Frisk parla doucement, plus triste et épuisée que fâchée, là tout de suite. "Alphys, ne t'est-il pas venu à l'esprit que je t'aurais fait confiance sans ces merdes? Que j'avais peut-être juste besoin que tu sois mon amie?" Elle regarda par terre. "Pourquoi pensais-tu devoir faire ça?"

"Parce que j'avais besoin que tu m'écoutes quand je te convaincrais de rester!" sortit Alphys. "De ne pas aller affronter Asgore!"

"Je ne vais pas lui faire de mal! J'ai promis!" Frisk protesta.

"Je sais que tu n'allais pas le faire. Mais... Humaine... il y a quelque chose que je ne t'ai pas dit." Alphys laissa échapper un petit sanglot. "U-Une âme humaine n'est pas assez forte pour traverser la barrière. Il faut une âme humaine... et une âme de monstre. P-Pour partir d'ici... pour rentrer chez toi... Il faudrait que tu prennes son âme." Elle a enfoui son visage dans ses mains. "Il faudrait que tu tues Roi Asgore."

L'âme de Frisk se serra et elle eut l'impression qu'elle allait vomir. "Non... Non, ce n'est pas vrai. Ça ne peut être vrai!"

"J-Je suis désolée." Alphys dit doucement.

Frisk regarda Sans, Papyrus, et Chara, désespérée d'une rassurance que ce n'était qu'un mensonge ou une blague tordue. Papyrus et Sans semblaient tout aussi choqués qu'elle, mais Chara regardait par terre.

"Chara?" Frisk demanda, sa voix mentale tremblante.

Les yeux de Chara se sont emplis de larmes. "Je suis si désolée, Frisk."

À ce moment-là, Frisk savait que c'était vrai. Elle fit un regard sombre à son amie. "Tu m'as dit que tu pouvais m'aider à rentrer chez moi! Comment as-tu pu me cacher ça?!"

"Au... Au début, j-je ne voulais pas que tu tues Papa... et puis quand j'ai compris que tu ne le ferais pas... j-je n'ai juste pas pu te dire la vérité parce que j'étais une lâche. J'espérais pouvoir trouver un autre moyen de te faire rentrer chez toi en toute sécurité sans que tu n'aies jamais à le savoir, et il y a certaines choses que j'ai pensé pourraient marcher mais je n'en suis pas certaine... Et quand Alphys continuait de dire que tu pourrais rentrer chez toi... J'espérais..." Elle secoua sa tête. "Non. Il n'y a pas d'excuse de t'avoir caché ça. Je suis si désolée, Frisk. Je n'aurais jamais dû te le cacher."

Les yeux de Frisk se sont emplis de larmes. "C'est clair que tu n'aurais pas dû! Je comprends que tu me l'aies caché au début, merde, j'aurais probablement fait pareil si ça avait été Tina, mais quand tu as su que tu pouvais me faire confiance, comment as-tu pu me donner de faux espoirs ainsi?!"

"J-Je ne voulais pas te blesser..."

"Et que diable pensais-tu allait arriver quand j'aurais découvert la vérité?!"

"Je..."

Frisk s'est détournée de Chara, et regarda par terre, essayant de ne pas éclater en sanglots devant tout le monde. Il devait y avoir un autre moyen! Il devait y en avoir un! Il...

Elle fut prise dans un câlin, s'est agrippée à la poitrine osseuse de Papyrus. Elle laissa échapper un petit sanglot, et les doigts de Papyrus lui ont doucement caressé ses cheveux courts.

"Je dois retrouver Tina, Papyrus, mais... il est quand même le père de Chara... et votre roi... je ne peux pas vous faire ça..." elle sanglota dans sa poitrine.

"Chh... Tu n'as pas à le faire. Rentrons à la maison, Frisk. Nous trouverons un autre moyen. Il y a toujours un autre moyen." il lui dit doucement et, gardant son bras autour d'elle, commença à la guider vers l'ascenseur menant au début du Noyau, disant au revoir à Alphys et qu'ils l'appelleraient pour résoudre les choses plus tard. Frisk engourdie l'a laissé la guider, jetant un coup d'œil à Sans et Chara.

"Ça va aller, gamine." Sans a dit, plaçant doucement une main sur son épaule alors qu'ils marchaient.

"Je... Je trouverai quelque chose. Je t'ai promis que je te sortirai de là et je le ferai." Chara lui a dit. Frisk baissa le regard, sachant que Chara était sérieuse, mais toujours très blessée que son amie lui a caché la vérité.

Le groupe, gardant Frisk enveloppée dans leur étreinte protective, se sont dirigés lentement à travers le reste de Calciterre vers le bateau qui les emmènerait à Couveneige, s'étant tous jurés de trouver un moyen de s'assurer que tout ça finisse pacifiquement sans perte d'une vie.

...

Pendant ce temps, à la surface, au moment exact où Frisk était morte et revenue à la vie, la petite Tina a ressenti une sensation de peur malaisante au fond de son âme alors qu'elle était assise sur le canapé, essayant de lire un livre et espérant que Frisk entre par la porte. La peur s'est apaisée au bout de quelques minutes, mais Tina avait toujours le sentiment que sa sœur avait très besoin d'elle.

Ça ne pouvait plus attendre. Frisk pourrait être en grave danger, et Tina devait trouver où elle est allée, maintenant!

Tina s'est levée et s'est dirigée vers la chambre qu'elle partageait avec Frisk, sur le point de faire ce qu'elle savait avoir dû faire il y a des jours de cela. Libérant sa Nancy Drew intérieure, Tina commença à chercher des indices dans la chambre, quelque chose que Frisk aurait laissé derrière pour indiquer où est-ce qu'elle a pu aller le jour où elle a disparu.

Tina commença par examiner leur table de nuit cabossée, regardant la photo d'elle et Frisk avec le Père Noël pour laquelle Frisk avait économisé l'année dernière. Tina avait envie de se prendre en photo avec le Père Noël comme beaucoup d'autres enfants de sa classe l'avaient fait, et le gentil elfe qui faisait marcher l'appareil photo avait laissé Frisk se joindre aussi à la photo quand Tina l'a suppliée. S'affichait aussi fièrement sur la table de nuit la carte que Tina avait faite pour Frisk pour la dernière Fête des Mères, car "Tu t'occupes de moi tout comme Mademoiselle Brown dit qu'une mère le doit, Frisk!"

La petite fille a essuyé ses larmes à la vue de ces deux objets que Frisk aimait tant, et a ouvert le premier tiroir. À l'intérieur se trouvaient des dessins de Tina, des papiers d'école, et des projets artistiques pour lesquels Frisk n'a pas trouvé de place sur leur mur, et en-dessous d'eux, comme Frisk aimait garder les choses cachées, se trouvait un cahier usagé. Dedans, il y avait quelques numéros de téléphone et les noms des gens pour lesquels Tina savait que sa sœur travaillait parfois, ainsi que les tâches que Frisk devait effectuer, certaines marquées avec la date et l'heure.

Aha!

Tina a vivement feuilleté jusqu'à la dernière page, et a trouvé la réponse à sa question. Frisk avait soigneusement écrit, "Rencontre avec Professeur Williams à 2h30." en tant que sa dernière tâche sur la page.

Elle aimait bien Professeur Williams. Frisk l'aidait souvent et emmenait parfois Tina avec elle. Puisqu'il était dur pour lui de se déplacer parce qu'il était vieux et endolori, Frisk et Tina l'aidaient à transporter des choses et parfois faisaient de petits projets comme ramasser des spécimens de plantes ou lui faire des photos pour qu'il puisse les étudier, ce qui était toujours amusant, et le professeur leur donnait toujours après un peu d'argent supplémentaire et des cookies. Peut-être que Frisk était allée chercher quelque chose pour lui et s'est perdue ou blessée ou faite kidnapper!

Et si c'était le cas, c'était à Tina de trouver et sauver sa grande sœur, tout comme Frisk l'a toujours fait pour elle!

Tina a vite saisi son sac à dos, en sortant les livres d'école qu'elle a mis sur le lit. Elle a saisi la trousse de premiers secours gardée dans le deuxième tiroir de leur table de nuit, juste au cas où Frisk serait blessée quand elle l'aura trouvée. Elle a ensuite fouillé toute la maison, trouvant la plus grande bouteille vide avec un bouchon qu'elle savait pouvoir porter quand elle serait pleine, ce qui était une grande bouteille vide d'un soda que ses parents ou l'un de leurs amis effrayants ont laissé traîner par terre, et Tina l'a rincée avec soin avant de l'emplir d'eau propre. Elle a aussi pris le pain que Madame Marianne avait donné la veille à la banque alimentaire et l'a également emballé pour que Frisk ait quelque chose à manger quand Tina l'aura retrouvée. Elle a aussi emballé le manteau usagé de Frisk que sa sœur avait laissé derrière, et a mis son petit pull rose.

Et maintenant elle était prête! Elle a mis son sac à dos et a pris son petit chiot en peluche. "Allez Spot! Allons voir Professeur Williams et découvrir où Frisk est allée!" elle a dit joyeusement. Ses yeux ont ensuite encore atterri sur la photo d'elle et Frisk, et elle l'a prise. Si elle devait aller à la police ou chez un docteur pour qu'ils l'aident à sauver Frisk... elle aurait besoin de leur montrer à quoi ressemblait sa grande sœur.

Elle a mis la photo dans son sac à dos, plaçant Spot sous son bras, et est sortie par la porte et s'est dirigée vers le labo de sciences.

La pensée de sauver ta grande sœur et de la ramener à la maison... ça t'emplit de Bravoure.


A/N: À partir de maintenant, Tina apparaîtra dans chaque chapitre! :D

Autre chose. Comme vous avez pu le comprendre en lisant ce chapitre, il n'y aura pas de combat contre Omega Flowey dans cette histoire, ni celui contre Asgore. Désolée si ça déçoit certains d'entre vous, mais l'auteur de l'histoire en VO a trois raisons logiques d'exclure ces combats.

1) Si Flowey tuait Asgore, Frisk aurait immédiatement informé Sans, Papyrus et Undyne qu'Asgore est en danger, et ceci anéantirait toutes les chances pour que Flowey devienne Asriel, et donc les chances de la fin pacifiste.

2) Ça créerait une incohérence par rapport à ce qui est souvent répété, c'est à dire qu'un humain ne peut traverser la Barrière sans avoir absorbé une âme de monstre.

3) Sans et Papyrus ne laisseraient jamais Frisk et Asgore combattre jusqu'à la mort, et essaieraient de trouver un autre moyen.

Ceci dit, le prochain chapitre est encore un à "contenu original", et se centrera davantage sur Chara. :)