Ce chapitre est le chapitre le plus long de toute l'histoire. Au début j'étais peu enthousiaste de me lancer à le traduire, mais ça a été. C'était plus fun et moins dur que ce à quoi je m'attendais. Bonne lecture. :)
Undyne s'est dirigée vers le labo de Sans et a frappé à la porte.
"Juste une seconde!" Sans cria, puis il y a eu un bruit de pas avant que la porte ne s'ouvre. Il avait l'air fatigué et triste, mais semblait aller mieux qu'avant. Papyrus l'a suivi derrière.
"Salut. Comment tu vas?" Undyne lui demanda doucement.
Sans a haussé les épaules. "Toujours un peu secoué. Mais mieux qu'avant, grâce à mon frère génial." Il sourit un peu à Papyrus, qui lui sourit doucement en retour. "Comment tu vas? Tout va bien?"
Undyne hocha la tête. "Frisk et moi avons parlé un moment. Nous avons peut-être trouvé un moyen de briser la barrière pour de bon. En fait, c'est la gamine qui a eu l'idée. Elle a théorisé que si Asgore absorbait six âmes, il pourrait être assez puissant pour utiliser son âme sans la tuer. Qu'en penses-tu? Tu crois que c'est possible?"
Sans et Papyrus se sont regardés. Papyrus semblait inquiet, mais Sans était plus pensif. "Je crois que ça le pourrait." Sans a dit au bout d'une minute. "Nous devrons faire des tests pour en être certains, mais ça pourrait marcher."
"Mais Frisk serait elle en sécurité?" Papyrus demanda avec inquiétude.
"Nous ne ferons rien jusqu'à ce que nous saurons qu'elle le sera." Sans l'a rassuré.
Undyne a hoché la tête. "Ouais, nous ne laisserons rien arriver à la mioche. T'inquiète pas, Paps. S'il y a une chance que ça lui fera du mal, nous essayerons autre chose. Mais au moins voyons d'abord si ça marchera."
"Je vais commencer à compiler mes recherches pour Alphys." a dit Sans.
Undyne hocha la tête avec un sourire. "J'irai le dire à Frisk, et je l'enverrai avec Chara au labo, et ensuite j'irai voir Asgore et lui faire savoir ce qu'il se passe. Il doit savoir, et Frisk pourrait se sentir mieux si je lui parle en premier."
"QU'EST-CE QUE VOUS VOULEZ QUE JE FASSE, LES GARS?" Papyrus demanda.
"Pourquoi tu ne viendrais pas avec moi pour parler à Asgore?" Undyne a suggéré.
Papyrus hocha la tête et puis regarda Sans. "Ça va aller d'être tout seul?" il demanda avec inquiétude.
"Bien sûr. OS-nnêtement, c'est juste un tas de paperasse. Tu perdras le crâne d'ennui si tu restes avec moi." Sans plaisanta.
"SANS!" Papyrus grogna et secoua sa tête, cependant Undyne pouvait le voir cacher un sourire. Il s'est ensuite tourné vers Undyne. "ALLONS-Y AVANT QUE SES JEUX DE MOTS NE S'EMPIRENT. ON SE REVOIT AU LABO, SANS!" Undyne rit et hocha la tête, et les deux se sont dirigés vers la maison.
...
"D'accord, les mioches. Nous sommes prêts si vous l'êtes." Undyne a annoncé quand Papyrus et elle sont entrés dans le salon où Frisk et Chara attendaient. "Nous prendrons le bateau et vous déposerons au labo, puis Paps et moi irons parler à Asgore et le ramènerons au labo. Sans nous y rejoindra quand il aura rassemblé tous ses papiers d'intello."
Frisk hocha la tête avec un sourire, bien qu'au fond elle était nerveuse. Mais elle savait que Roi Asgore devait être mis au courant. Elle espérait juste qu'il réagirait bien.
"Il réagira bien." Chara l'a rassurée. "Il t'aimera et il aimera Tina."
Frisk sourit, se sentant mieux, et a mentalement remercié Chara alors qu'elle suivait ses amis vers la porte. Juste quand ils s'en sont approchés, Undyne s'arrêta.
"Un instant, j'ai oublié quelque chose." a dit la femme poisson et est vite allée à la cuisine, retournant avec une enveloppe dans ses mains. Elle la tendit à Frisk. "Tiens, tu peux donner ça à Alphys pour moi?"
Frisk l'a doucement prise, remarquant le sceau en forme de cœur rouge sur l'enveloppe, ainsi que la grosse couche de scotch la gardant fermée. "Bien sûr."
Undyne sourit. "Merci, la mioche! Mais t'as pas intérêt à l'ouvrir!"
Frisk soupira. "Je ne vais pas ouvrir ta lettre d'amour, Undyne."
"HÉ! C'est pas une..." Undyne a rencontré trois regards pas impressionnés à cette déclaration, et elle a capitulé. "D'accord, c'est une lettre d'amour, alors ne l'ouvre pas!"
"Je ne le ferai pas." Frisk l'a rassurée alors qu'ils sont sortis et se sont dirigés vers le bateau du Passeur. Elle vit ensuite un Point de Sauvegarde à une courte distance. "Attendez une seconde, je reviens tout de suite." elle a dit à ses amis et s'est dépêchée, sauvegardant vite son progrès, puis est revenue. Undyne semblait un peu confuse, alors Frisk inventa une excuse. "Désolée, je devais vérifier quelque chose." L'histoire de voyage dans le temps pouvait attendre plus tard, quand ils auraient plus de temps.
Les quatre ont bondi dans le bateau et le Passeur les a vite emmenés à Calciterre, où Frisk a bondi hors du bateau et a fait un signe d'au revoir à Undyne et Papyrus quand le bateau a emmené ceux-ci vers la Capitale. Elle s'est ensuite dirigée vers le labo d'Alphys.
...
Quand elle est arrivée au labo, la porte était verrouillée. Elle l'a doucement frappée. "Alphys? C'est moi. Je ne suis pas fâchée pour tout à l'heure. Je veux juste parler. Est-ce que je peux entrer?"
La porte s'est ouverte, Alphys se tenant debout de l'autre côté. "S-Salut, humaine." la dinosaure a dit doucement. "J-Je suis vraiment désolée pour tout à l'heure... de t'avoir menti. C-Ce n'était pas correct de ma part. J'aurais d-dû t-te dire la vérité dès le début au lieu d'inventer le p-pire plan possible..."
"Hé, tu n'es pas la seule qui a fait cette erreur." Chara a essayé de rassurer Alphys, mais la scientifique ne semblait pas l'entendre.
"Oui, tu aurais dû." Frisk a dit doucement mais sévèrement. "Mais je ne suis plus fâchée pour ça. Je sais que tu étais dans une position difficile et que tu voulais protéger Asgore et moi. Juste... dis-moi la vérité la prochaine fois, d'accord?" Alphys a doucement hoché la tête, mais avait toujours l'air assez triste et coupable pour que Frisk veuille lui remonter le moral. "Mais ne t'inquiète pas, Undyne et moi avons peut-être trouvé un moyen de briser la barrière." La mention d'Undyne lui a fait se rappeler de la lettre qu'elle transportait. "Et tiens, avant que je n'oublie, j'ai quelque chose pour toi." Elle tendit la lettre d'Undyne.
Alphys semblait inquiète. "U-Une lettre?"
Frisk hocha la tête avec un sourire. "Ouvre-la. Je pense qu'elle te plaira."
Alphys l'a prise avec précaution. "Elle est... bien fermée, n'est-ce pas? Attends une seconde..." Elle s'est dirigée vers une autre pièce et Frisk a pu entendre une tronçonneuse. Elle et Chara ont ri un peu alors qu'elles attendaient. Quelques minutes plus tard, Alphys est sortie, rougissante.
Frisk sourit. "Tu vois? Je t'avais dit qu'U..." Elle était sur le point de dire, "Je t'avais dit qu'Undyne t'aime." mais a encore une fois été interrompue quand elle allait dire quelque chose d'important.
"Je... J'ignorais que tu, euh, ressentais ça pour moi." lâcha Alphys.
Le cerveau de Frisk s'est paralysé. "Attends, quoi?" Chara a éclaté de rire.
"Oh mon dieu... Oh non... c'est... c'est adorable." Alphys dit avec un sourire timide, piétinant. "Et j-j'ignorais que tu, euh, écrivais ainsi. C'est... surprenant... après toutes les choses répugnantes que j'ai faites. Je ne mérite pas d'être pardonnée, sans parler de ceci... Et si passionnément aussi."
Frisk a ouvert sa bouche pour parler, pour expliquer le malentendu, mais tout ce qui en est sorti était un couinement embarrassé.
"Tu sais quoi, d'accord, je le ferai! C'est le moins que je puisse faire pour me racheter!" Alphys lui a dit, l'air déterminée.
"Alphys... Je..."
"O-Ouais! Allons à un rendez-vous!" Alphys a dit joyeusement et puis s'est dépêchée de monter à l'étage avant que Frisk ne puisse dire un autre mot.
Frisk faisait anxieusement les cent pas. "Zut de flute, dans quoi je me suis entraînée? Dans quoi UNDYNE m'a entraînée?! Comment diable Alphys a cru que j'ai écrit ça? Undyne n'a-t-elle pas signé sa... Non, bien sûr que non. Undyne n'a pas signé sa maudite lettre et maintenant Alphys m'emmène à ce rencard par pitié et... CHARA, ARRÊTE DE RIRE! Ce n'est pas drôle!"
"Allez, c'est un peu drôle!" Chara a protesté, bien qu'elle a essayé de contrôler ses rires.
"Non ça ne l'est pas! Undyne va me tuer!"
Chara a arrêté de rire, se rendant compte à quel point Frisk était vraiment contrariée. "Frisk, ça va aller. Undyne ne va pas te tuer, d'accord? Prends juste une profonde inspiration. Undyne ne te fera pas de mal. Tu iras bien."
Frisk prit une profonde inspiration. "Mais elle sera fâchée contre moi."
"Non elle ne le sera pas. Ce n'est pas ta faute. Undyne a oublié de signer sa lettre d'amour et Alphys s'est trompée, et s'il le faudra, je le lui dirai moi-même si ça en arrive là, mais ça n'en viendra pas là." Chara l'a rassurée. "Essaie de parler à Alphys à nouveau. Maintenant qu'elle s'est un peu calmée, avec un peu de chance elle te laissera en placer une."
"D'accord, d'accord. Ouais, tu as raison." Frisk est montée à l'étage et a frappé à la porte.
"Attends, je m'habille encore!" Alphys a crié.
"Désolée. Je dois juste te dire..." Frisk a été encore une fois interrompue quand Alphys a ouvert la porte, portant une jolie robe noire avec des pois blancs.
"De quoi j'ai l'air?" Alphys demanda timidement. "Mon amie m'a aidée à la choisir."
"Tu es très jolie." Frisk lui a dit honnêtement. "Mais Alphys, je dois te dire qu'Un..."
Alphys ne semblait pas l'entendre. "Allez je, euh, connais l'endroit parfait pour notre rendez-vous!" Elle a pris la main de Frisk et l'a emmenée en bas des escaliers et hors du labo vers le bateau.
"Alphys, tu dois laisser Frisk parler." Chara a dit, mais comme Frisk, elle n'a pas été entendue.
"Alphys..." Frisk essaya encore mais Alphys bavardait nerveusement à propos d'animes et des jeux de simulation de romance, et lui coupait encore une fois la parole. Frisk ne savait pas quoi faire et Chara était perdue elle aussi, alors elle a sorti son téléphone et a envoyé un texto d'urgence à Papyrus.
...
C'est quand Papyrus et Undyne ont tout juste quitté le bateau et ont fait quelques pas qu'Undyne s'est soudainement immobilisée. "Attends! Nous devons faire demi-tour!"
Papyrus s'est arrêté si vite qu'il a failli trébucher sur ses bottes. "POURQUOI? QU'EST-CE QU'IL Y A?"
"Je dois reprendre ma lettre chez Frisk!"
Malgré sa bonne nature, Papyrus a quand même dû lutter pour s'empêcher de lever ses orbites au ciel. "UNDYNE, CALME-TOI. TA LETTRE EST BONNE, TOUT COMME LES AUTRES CENTAINES."
"Non, elle ne l'est pas! J'ai oublié de signer cette maudite chose!" Undyne expliqua frénétiquement. Papyrus était sur le point de dire que ça irait et que Frisk pourrait expliquer les choses, quand soudain son téléphone a émis un bip. Il l'a pris, voyant un texto de Frisk. Et d'autres arrivaient pendant qu'il lisait.
Papyrus, Undyne a oublié de signer sa lettre
Alphys croit que je l'ai écrite
Maintenant je suis à ce rencard
Je ne peux même pas dire à Alphys ce qu'il se passe
Elle m'interrompt tout le temps
C'est la malédiction du nom qui recommence
Undyne va me tuer
À L'AIDE!
Papyrus écarquilla ses orbites. "Attends, Undyne! Je viens avec toi!" Il a vite rattrapé son amie. "Frisk vient juste de m'écrire. Il y a eu un malentendu à cause de l'absence de signature..."
...
Le voyage en bateau était empli de babillages nerveux d'Alphys, que Frisk serait contente d'écouter dans une autre situation, mais maintenant Frisk était nerveuse et même légèrement frustrée, assise de façon gênée à côté de son amie dinosaure alors qu'elle essayait encore une fois de trouver comment s'expliquer sans blesser les sentiments d'Alphys ou se faire encore interrompre.
"Ah ouais! Je suis... euh... censée te donner des objets pour augmenter tes statistiques d'affection! Ça augmentera la chance d'une issue positive du rendez-vous! Pas vrai?" Alphys demanda alors que le bateau s'est arrêté dans les Chutes et elle en est sortie, Frisk la suivant juste derrière.
"Non, la meilleure chance d'une issue positive est que tu laisses Frisk parler pour qu'elle puisse te dire que la lettre vient d'Undyne et que tu puisses aller à un rendez-vous avec la bonne personne." Chara marmonna, flottant derrière Frisk.
Frisk l'a ignorée. "Euh, Alphys tu n'es pas obligée de..."
"Enfin, n-ne t'inquiète pas! Je suis préparée! J-Je stockais des cadeaux en anticipant un rendez-vous comme celui-ci!" Alphys sortit son téléphone et tapa sur quelques boutons, sortant de son inventaire un pot de quelque chose. "Tout d'abord, j'ai du cirage pour armure!" Elle s'arrêta, regardant Frisk. "Euh, peut-être que tu ne peux t'en servir."
Frisk secoua sa tête. "Non. Mais je suis sûre qu'Undyne l'adorerait."
Alphys s'agita un peu. "Euh... Ouais... Je..." Elle soupira et baissa le regard. "Je suis désolée, humaine. Je... Vraiment, je..."
"Tu apprécies vraiment Undyne, pas vrai?" Frisk demanda en souriant.
"Enfin." Chara soupira de soulagement.
Alphys hocha la tête. "O-Ouais." elle admit, puis regarda par terre d'un air coupable. "Je suis vraiment désolée, humaine. Tu as été si courageuse et tout... et tu es une personne formidable, mais je... je..."
Frisk lui tapota l'épaule et sourit. "En fait, j'ai essayé de te le dire depuis tout ce temps; cette lettre n'est pas de moi. Elle est d'Undyne."
Alphys la regarda avec choc. "V-Vraiment?"
"Vraiment. Elle m'a demandé de te la livrer pendant qu'elle et Papyrus iraient parler à Asgore." Frisk a expliqué.
Alphys s'est penaudement frotté le derrière de son cou. "Désolée pour ça, humaine! Tu as essayé de me le dire m-mais je t'ai c-coupé la parole, n'est-ce pas?"
"Un peu, mais ça m'arrive souvent. J'y suis habituée." Frisk a haussé les épaules, ne semblant pas beaucoup s'en soucier, mais tant Alphys que Chara étaient inquiètes, voyant bien que ça embêtait Frisk un peu.
"Eh bien, tu, euh, ferais mieux de t'y déshabituer!" Alphys lui a dit. "J-Je promets que je serai une meilleure auditrice à partir de maintenant."
Frisk sourit à cela alors qu'elles se sont dirigées le long du couloir qui menait à la maison d'Undyne. "Merci, Alphys. En fait, où est-ce que tu m'emmenais quand tu pensais que tu sortais avec moi?" elle demanda, regardant autour. "La chambre aux étoiles? Ce serait un endroit génial pour ton rencard avec Undyne."
Alphys rougit quand Frisk a parlé de rencard avec Undyne. "E-En fait, j'allais t'emmener à la décharge. U-Undyne et moi y allons tout le temps ensemble. M-Mais peut-être que la chambre aux étoiles serait mieux... J-Je savais que j'allais tout gâcher..."
"Non, tu n'as rien gâché. Sans et moi traînions à la décharge tout le temps. Je veux dire, ce n'est pas l'endroit le plus romantique dans l'univers, et nous ne sortions pas ensemble, mais c'est un endroit amusant pour y traîner, un peu comme une chasse au trésor." a dit Chara.
Frisk lui tapota l'épaule, étant silencieusement d'accord avec Chara, vu qu'elle aussi aimait la décharge, principalement parce que ça fournissait un trésor de choses qui pouvaient aider Tina et elle de survivre sans dépenser d'argent. "Hé, non t'as rien gâché! La décharge semble être un rencard amusant! Vous pouvez traîner ensemble ET chercher de chouettes trucs! Moi-même je vais souvent à la décharge, enfin celle à la surface." elle lui a dit, ses yeux s'illuminant. "Les gens là-haut peuvent être si gaspilleurs. Ils jettent des choses soi-disant démodées, ou qui ont juste besoin de quelques réparations pour être comme neuves."
Alphys sourit. "Je sais! Nous avons en fait pu améliorer notre technologie grâce aux objets humains que nous trouvons à la décharge. Je peux trouver plein de pièces par ici, et des animes géniaux, et toutes sortes de choses dont j'ai besoin. Undyne aime chercher de chouettes épées et lances et tout ce qu'elle peut faire exploser."
Chara rigola. "Ça ressemble à Undyne."
"Ouais, ça ressemble bien à Undyne." Frisk a dit en riant, répondant à la fois à Chara et à Alphys.
Alphys sourit doucement. "C'est en vérité aussi là où nous nous sommes rencontrées."
"Tu vois? Amusant ET romantique. Tu fais un bon travail, Alphys." Frisk a encouragé en souriant.
Alphys sourit en retour, puis eut l'air un peu timide. "Alors, euh, Undyne m'aime vraiment? Je ne rêve pas?" elle demanda timidement alors qu'elles se sont dirigées vers la décharge.
"Nan, tu ne rêves pas." Frisk lui a dit, souriant encore plus. "Cette fille est folle de toi." Elle rigola. "Comme je te l'ai dit avant, quand nous traînions ensemble, la moitié du temps elle parlait de toi et d'à quel point tu es géniale."
Alphys regarda par terre. "Je ne suis vraiment pas si géniale. Je... lui ai dit tellement de mensonges qu'elle pense que je suis beaucoup plus cool que je ne le suis en vrai..."
Frisk plaça une main douce sur son épaule. "Alphys, tu ne dois pas mentir pour avoir l'air cool. Tu es déjà cool! Je veux dire, regarde toutes ces choses géniales que tu as construites! Mettaton, le smartphone génial que tu as fait pour moi qui se transforme en un foutu jetpack, laser, et un diffuseur de bombes, sans parler de cette épée géante et le frigo chaud qu'Undyne adore."
"Mettaton, euh, il est en fait un fantôme qui possède un corps robotique que j'ai fabriqué, et oui, j'ai bien construit les autres trucs, mais..."
"Oh, c'est pour ça qu'il se conduit de façon si vivante... d'accord, j'aurais pu mieux formuler ça étant donné qu'il est un fantôme, mais tu as quand même fabriqué son corps, non? Je suis sûre qu'il l'apprécie. Et tout ce que tu as fabriqué pour moi et Undyne était super génial! Tu voix Alphys? Tu n'es pas obligée d'inventer des bobards pour faire les gens t'apprécier! Tu es géniale par toi-même!"
"Frisk a raison, Alphys." Chara a dit, même si Alphys ne pouvait pas l'entendre.
"Je l'ai fait... mais... J'ai caché tant de choses à tout le monde... et j-je suis paresseuse, et je procrastine, et j'ai peut-être dit à Undyne que je faisais des recherches sur l'histoire humaine quand en vrai je regardais des animes et lisais des bandes dessinées..."
"Oh, c'est de LÀ qu'Undyne tire ces idées sur les humains." Chara réfléchit.
"Tout le monde est paresseux ou procrastine des fois. Tu es loin d'être la seule. Et en ce qui est des animes... ouais, tu ferais mieux de dire la vérité à Undyne à ce sujet, ou elle sera déçue quand nous irons à la surface et qu'il n'y a rien de tout ce dont elle m'a parlé. Juste... dis-lui la vérité sur tout, ok? Sois toi-même. C'est la toi qu'elle aime. Je le sais."
"Mais la vraie moi... elle n'est personne. Une imposture. Je suis la Scientifique Royale, mais tout ce que j'ai fait est de blesser les gens. Je t'ai blessée... J'ai blessé Mettaton... Et quand e-elle découvrira la vérité sur moi, ça... ça la blessera aussi. N'est-ce pas mieux ainsi? De vivre un mensonge où les deux personnes sont heureuses... Ou la vérité dans laquelle aucune de nous l'est? On dit toujours, "Sois toi-même." Mais je n'aime pas qui est cette "moi-même". Je préfère faire ce qui fera les gens m'apprécier." Alphys regarda par terre.
"Alphys, je connais le sentiment." Chara a dit doucement, mettant la main sur l'épaule de la scientifique. Alphys a frissonné un peu, mais à part ça n'a pas réagi. "J-J'ai caché tant de choses, parce que je ne voulais pas que tout le monde me déteste. Je ne voulais même pas parler à mes amis et ma famille. Je ne voulais pas leur faire savoir à quel point j'ai tout foutu en l'air. Mais... à la longue, j'ai dû leur dire la vérité. Et ça fait mal. Mais... c'était mieux que continuer de mentir, retenir cette culpabilité constamment dans mon cœur. La vérité te libère vraiment. Ce sera dur, mais tu as aussi besoin de dire la vérité. Un mensonge ne peut être vécu éternellement."
Frisk voulait dire, "Chara a raison." mais savait qu'Alphys ne pouvait entendre la fantôme. À la place, elle s'est rapprochée et a fait un câlin à Alphys. "Alphys... Je sais ce que ça fait. Je... Je veux vraiment que les gens m'aiment bien aussi, et... et être quelqu'un qu'ils seraient contents d'avoir auprès d'eux. J'essayais de faire la cool et la dure tout le temps... mais... ce n'est que quand j'ai dit la vérité et laissé les autres m'aider que je suis devenue vraiment heureuse. Je sais que c'est dur, de montrer la vraie toi... mais... tu ne peux pas juste vivre un mensonge éternellement. Ça ne te fera que du mal."
Alphys hocha doucement la tête, retournant l'étreinte. "Je... Je sais. Tu as raison. J'ai peur tous les jours. Peur de ce qu'il arrivera si les gens apprennent la vérité d'eux-mêmes. Ils auront tous mal à cause de moi... J-Je parlerai d'abord à Undyne... lui dire la vérité... m-mais j'ignore comment... je n-n'ai pas la confiance en moi. Je vais tout gâcher! Comment puis-je m'entraîner?!"
Frisk réfléchit pendant une seconde, puis eut une idée. "Faisons un jeu de rôle. Imagine que je suis Undyne, et tu peux me dire ce que tu veux lui dire. Cela t'aidera à trouver quoi lui dire et augmenter ta confiance en toi."
"C'est une idée géniale!" Chara dit à Frisk.
Les yeux d'Alphys se sont illuminés. "Ça semble vraiment amusant! Faisons-le!" Elle s'est raclée la gorge et a regardé Frisk avec un sourire timide. "S-Salut, Undyne... C-Comment vas-tu aujourd'hui?"
"Dis, "Tu es mignonne!"" Chara chuchota dans l'oreille de Frisk avec un sourire malicieux.
Frisk a essayé de ne pas rire. "Non, Chara. je ne vais pas faire flipper la pauvre Alphys." Frisk sourit à Alphys, essayant de faire un grand sourire à pleines dents comme Undyne. "Salut, Alphys! Je vais bien." elle a dit avec ce qui était censé être la voix d'Undyne, mais vu les rires de Chara, elle a probablement raté son coup.
"Ha! Ha! Contente de l'entendre!" Alphys a répondu avec un sourire nerveux. Elle s'est arrêtée un moment, tortillant ses doigts. Frisk a attendu patiemment jusqu'à ce qu'Alphys parle à nouveau. "Euuuh... alors j'aimerais, euh, te parler de quelque chose."
"Puis elle t'embrasse." Chara dit avec un rire.
Frisk secoua sa tête avec un petit sourire amusé. "Chara..." Elle a redirigé son attention vers Alphys, qui attendait nerveusement une réponse. "Qu'est-ce que c'est, Alphys?" elle a demandé, toujours avec sa voix d'Undyne.
"Euhh, vois-tu... je... je..." Frisk a encore attendu patiemment, faisant un regard encourageant à Alphys. "Je... Je n-n'ai pas été vraiment honnête a-a-avec toi... Je... vois-tu... je... je... Oh oublie ça!" Frisk et Chara ont failli sursauter.
"Undyne! Je... Je veux te dire ce que je ressens! T-Tu es si courageuse, e-et f-forte... E-Et gentille... T-Tu m'écoutes toujours quand je parle de trucs d'i-i-intello... T-Tu f-f-fais toujours de ton mieux pour me f-faire me s-sentir spéciale... C-Comme en me d-disant que t-tu t-tabasseras quiconque qui s-se met à travers mon chemin..."
"Ooh, c'est si mignon." Frisk pensa à Chara. "À la manière d'Undyne..."
"UNDYNE!" Alphys cria, faisant Frisk presque sauter hors de sa peau. "JE NE PEUX PLUS L'ENDURER! JE SUIS FOLLE AMOUREUSE DE TOI!"
"Elle a certainement raison sur "folle"." Chara marmonna, s'éloignant lentement.
"PRENDS-MOI DANS TES BRAS, UNDYNE! PRENDS-MOI!" Alphys cria à ce que toute la décharge l'entende.
"Je pense pouvoir faire ça." a dit une voix amusée et très familière. Alphys, Frisk et Chara ont toutes sursauté quand Undyne est sortie de derrière une pile de déchets, Papyrus la suivant juste derrière. Undyne regarda Alphys avec tant d'amour, la soulevant et la câlinant fort, faisant couiner la dinosaure et son corps entier virer au rouge d'à quel point elle rougissait.
"U-U-Undyne! Q-Quand e-es tu a-arrivée i-ici?" Alphys bégaya, sa rougeur se renforçant encore plus, au point où Frisk s'est légèrement inquiétée que sa tête allait exploser.
"Il y a quelques minutes." Undyne lui a dit, souriant doucement.
"Alors... Alors... t-tu as t-t-tout e-entendu?"
"Oui. Et... comme j'ai dit dans ma lettre, je, enfin, je suis folle amoureuse de toi moi aussi, Alphy." Undyne a dit, une rougeur apparaissant sur ses joues également. "Je suis désolée que je ne suis pas venue moi-même. J'ai essayé, mais j'ai en quelque sorte, enfin..."
"ELLE CONTINUAIT DE REVENIR À LA MAISON ET D'ÉCRIRE UNE AUTRE LETTRE. J'AI PERDU LE COMPTE À TROIS CENT." Papyrus dit avec un sourire malicieux.
Undyne est devenue toute rouge, tandis que Chara a éclaté de rire et Frisk a essayé très dur de ne pas le faire. "La ferme, Papyrus!"
"DÉSOLÉ, UNDYNE."
Undyne a secoué sa tête avant de se retourner vers Alphys et Frisk. "En tout cas, désolée d'avoir oublié de la signer, les filles. Papyrus m'a parlé du malentendu que j'ai causé. Je ne voulais pas vous mettre dans une situation embarrassante, toutes les deux."
"C-Ce n'est rien, Undyne." a dit Alphys.
Frisk a hoché la tête. "Aucun mal n'a été fait. Rappelle-toi juste de signer ces choses la prochaine fois."
"Je le ferai." Undyne lui a dit.
"Merci. Je vais, juste, euh, aller là-bas et vous laisser un peu d'intimité." Frisk fit un pouce en l'air à Alphys que celle-ci l'a retourné avec un sourire nerveux avant que Frisk n'aille de l'autre côté de la décharge, rejoignant Papyrus.
...
Papyrus regardait avec Frisk comment Alphys et Undyne parlaient, Alphys ayant l'air nerveuse et inquiète, mais restant déterminée. "Merci pour les avoir aidées, Frisk." il a dit à son amie.
"C'était pas un problème. Elles sont aussi mes amies et elles sont vraiment mignonnes ensemble. Je suis contente de les aider." elle a dit avec un grand sourire qui a illuminé tout son visage. Papyrus était fasciné par à quel point elle était belle. "Et merci pour avoir expliqué les choses à Undyne."
"Pas de problème. Je suis là pour aider quand tu as besoin de moi." il a répondu, lui serrant la main, et recevant un autre de ses beaux sourires en retour. Son âme a papillonné et il a encore voulu lui dire ce qu'il ressentait, mais ce n'était pas le bon endroit ni le bon moment. Il voulait choisir un endroit beaucoup plus classe que la décharge pour une confession romantique, et là c'était le moment d'Undyne et d'Alphys.
En parlant d'elles...
Quoique Alphys était en train de dire semblait la rendre de plus en plus affligée, et Undyne l'a serrée fort dans ses bras, puis a décidé de sortir le même coup classique d'encouragement qu'elle faisait avec Papyrus.
"UNDYNE! FAIS PLUS ATTENTION AVEC TON SUPLEX FLATTEUR!" Papyrus a appelé quand la pauvre Alphys a volé droit dans la poubelle. "TU FERAS ALPHYS ÊTRE AU TRENTE-SIXIÈME DESSOUS!"
Il s'est ensuite arrêté, se rendant compte de ce qu'il venait de dire. "J'AI PASSÉ BEAUCOUP TROP DE TEMPS AVEC MON FRÈRE." il grogna alors que Frisk et lui sont allés aider.
...
"Alphys, tu ne dois pas t'inquiéter à propos de toutes ces choses! Ça ne change rien à ce que je ressens pour toi!" Undyne disait à Alphys, qui était toujours dans la poubelle dans laquelle elle a atterri, tandis que Frisk, Chara et Papyrus se sont rapprochés juste un peu pour s'assurer que tout allait bien. "Ça m'est égal si tu regardes des dessins animés pour enfants ou lis des livres d'histoire. Pour moi, TOUTES ces choses ne sont que des TRUCS D'INTELLO! Ce que j'aime en toi est que tu es PASSIONNÉE! Tu es ANALYITIQUE! Peu importe ce que c'est. TU T'EN SOUCIES! À CENT POUR CENT! AU POUVOIR MAXIMAL!"
"C'est ce qui compte." Chara a dit avec un sourire.
La voix d'Undyne s'est adoucie. "Alors... tu n'es pas obligée de me mentir. Je ne veux pas que tu aies à mentir à qui que ce soit. Alphys, je veux t'aider à devenir heureuse de ta personne!" Elle sourit. "Et je connais justement l'entrainement idéal pour ça!"
"Undyne, tu vas m'entraîner?" Alphys demanda.
"Enfin, oui, mais d'abord, puisque tu es nouvelle à ça, je te ferai commencer avec Papyrus, notre nouveau et le plus grand Entraîneur Royal!" Undyne lui a dit, et a fait signe à Papyrus de s'approcher.
"FAIS SECOUER CES OS! NOUS ALLONS FAIRE LA COURSE BREVETÉE PAPYRUS DE RENFORCEMENT DE CONFIANCE EN SOI D'ICI JUSQU'AU LABO, HULULANT À QUEL POINT NOUS SOMMES GÉNIAUX!" Papyrus dit fièrement à Alphys.
"On se reverra au labo." Frisk dit à Alphys.
"On se reverra au quai du bateau de Calciterre, Paps." a dit Undyne. "Je dois juste parler à l'humaine pendant une minute."
Papyrus hocha la tête avec un grand sourire et Alphys hocha la tête également, son sourire un peu nerveux mais toujours déterminé. "U-Undyne, je ferai de mon mieux."
"Je sais que tu le feras." Undyne a dit et s'est penchée, embrassant doucement Alphys sur la joue. Alphys est devenue toute rouge et ses jambes lui ont fait défaut. Undyne l'a rattrapée avant qu'elle ne tombe, gloussant un peu. "Alphys, ça va?"
"O-O-Ouais." Alphys s'est relevée avec l'aide d'Undyne, ses jambes toujours un peu vacillantes. Elle regarda Undyne timidement mais avec tant d'amour, puis se mit sur la pointe des pieds et embrassa impulsivement Undyne sur la joue aussi, faisant Undyne rougir autant qu'Alphys, et Frisk et Chara ont dû cacher leurs rires. "À-À-À t-tout à l-l'heure!" Alphys est ensuite partie en courant avec Papyrus.
Undyne s'est tournée vers Frisk quand ils sont partis. "Merci. Pour être là pour Alphys. Et pour nous avoir aidées à nous mettre ensemble."
"Vous êtes mes amies. Comme je l'ai dit avant, je suis contente de vous aider." Frisk a répondu, souriant alors qu'elles ont commencé à quitter la décharge.
"Tu es une bonne amie, Frisk." Undyne lui a dit. "Et... Je suis désolée de t'avoir mis dans une situation gênante, et... je suis désolée que tu as eu peur. Papyrus m'a montré tes textos. Tu craignais que je te fasse du mal ou que je me fâche sur toi?" Undyne demanda gentiment.
"Plus le deuxième." Frisk a admis, baissant le regard.
Undyne a gentiment placé une main sur son épaule. "Je suis désolée. Ce qui est arrivé était de ma faute, pas la tienne. Et... je sais que je t'ai fait beaucoup de mal hier... que tu as été probablement blessée par beaucoup d'autres gens aussi. Et je sais que tu n'oublieras pas ce qu'il s'est passé en moins d'une journée, même si tu me l'as déjà pardonné. Mais je peux te promettre que je ne te ferai plus de mal, émotionnellement ou physiquement. Nous sommes des bestah... même si je sonnais un peu sarcastique quand je l'ai dit pour la première fois quand on a traîné ensemble, je suis sérieuse. Je sais qu'il te faudra un moment pour me faire pleinement confiance, et c'est ok. C'est complètement normal après toutes ces horribles merdes que j'ai faites. Sache juste que je ferai tout mon possible pour me racheter, d'accord?"
Frisk sourit largement à ça, tout comme Chara. "Je te crois. Merci, Undyne."
"Non, merci à TOI pour me donner une seconde chance, la mioche." Undyne fit un câlin à Frisk et lui frotta très doucement la tête, faisant rire Frisk. Chara ne pouvait s'arrêter de sourire à la vue.
Après qu'Undyne a relâché Frisk, elles ont marché dans un silence confortable pendant quelques minutes jusqu'à ce qu'elles arrivent au quai des Chutes.
"HÉ, LES FILLES!" Papyrus les a interpellées, se dépêchant de les rejoindre au quai. Alphys n'était pas avec lui.
"Papyrus, où est Alphys?" Undyne demanda, sa voix confuse et un peu inquiète. Frisk et Chara étaient inquiètes également.
"NOUS ÉTIONS EN TRAIN DE COURIR QUAND ELLE EST DEVENUE TOUTE PÂLE ET A DIT QU'ELLE A OUBLIÉ DE FAIRE QUELQUE CHOSE D'IMPORTANT ET DEVAIT RENTRER IMMÉDIATEMENT CHEZ ELLE. JE L'AI RACCOMPAGNÉE AU QUAI ET ELLE A PRIS LE BATEAU JUSQU'À CHEZ ELLE, MAIS J'AI PENSÉ QUE JE FERAIS MIEUX DE VOUS RETROUVER ICI ET VOUS FAIRE SAVOIR CE QU'IL SE PASSE." Papyrus a expliqué.
Undyne s'est immédiatement détendue. "Elle travaillait probablement sur une expérience et l'a oubliée quand tout ceci est arrivé."
"Ça a du sens. J'irai voir si elle a besoin d'aide quand je serai arrivée au labo." Frisk a proposé.
"Merci, Frisk." Undyne lui a dit. Le bateau est retourné et les quatre amis sont montés dessus, Undyne et Papyrus déposant Frisk à nouveau près du labo avant de se diriger vers la Capitale. Frisk a sauvegardé encore une fois au Point de Sauvegarde près de l'entrée à Calciterre avant de se diriger vers le labo. Tout en étant contente de les aider, elle était plus que prête d'aller travailler sur briser la Barrière et retrouver sa petite sœur.
Mais elle ne s'attendait pas à ce qu'elle trouverait dans ce même labo, ni aux secrets qui l'attendaient.
...
Quand Frisk s'est approchée du labo, elle fut immédiatement accueillie par des silhouettes ombreuses de deux monstres qui rôdaient de manière suspecte près du côté éloigné du labo, essayant de regarder à travers l'une des fenêtres.
Le cœur de Frisk battait frénétiquement. "Oh mon dieu, quelqu'un essaie d'entrer dans le labo par effraction! Je dois sauver Alphys!"
"Ne les confronte pas et ne va pas au labo! Pars d'ici et appelle Undyne!" Chara l'a prévenue.
Frisk a hoché la tête et essayé de s'éloigner avant qu'ils ne la voient, mais a trébuché sur un rocher et est tombée, faisant un grand bruit. Les monstres ombreux se sont immédiatement retournés dans sa direction, et l'un a commencé à courir vers elle.
"É-Éloignez vous de moi!" Frisk cria.
La silhouette s'est immédiatement arrêtée. "Wow! Hé, Yeux Bruns, calme toi! Nous ne te ferons pas de mal! C'est nous!" La silhouette est entrée dans la lumière, se révélant être juste Aaron. L'autre personne les a rejoints, et Frisk s'est rendue compte que c'était Timorène, bien qu'elle était sans son agent cette fois.
"Aaron? Timorène? Oh mon dieu, vous avez failli me faire avoir une crise cardiaque!" Frisk a dit quand Aaron l'a aidée à se relever. "Qu'est-ce que vous faisiez à rôder autour du labo? J'ai pensé que vous étiez des cambrioleurs!"
"Je suis désolée que nous t'avons fait peur." Timorène a dit doucement. "Nous voulions juste... Nous..." Elle regarda Aaron. "Peut-être que nous devrions juste lui raconter."
"Qu'est-ce qu'il se passe?" Frisk demanda avec inquiétude.
Aaron soupira doucement. "Nous euh, nous essayions de nous faufiler dans le labo. Mais... nous avions une bonne raison. Il y a sept mois, mon frère et la sœur de Timo ont chu."
"Est-ce qu'ils vont bien?" Frisk demanda, s'inquiétant encore plus.
Aaron secoua sa tête. "Non."
"Choir ne veut pas dire tomber." Chara a expliqué doucement, les larmes aux yeux. "Ça veut dire que le monstre est tombé dans un coma inéluctable."
"Quand un monstre Choit, ça veut dire autre chose que juste tomber." Timorène expliqua tristement, n'ayant pas entendu que Chara l'a déjà expliqué. "Chu veut dire qu'un monstre est tombé dans un état comateux duquel il n'y a, normalement, aucun espoir de se réveiller. Finalement, ils... ils deviennent poussière..."
Les yeux de Timorène se sont emplis de larmes et Aaron a passé un bras autour d'elle avant de continuer à sa place. "La sœur de Timo était très malade, et mon frère a eu un grave accident. Ça les a fait choir et... pendant qu'ils étaient à l'hôpital, comateux, Asgore a envoyé un ordre que les monstres qui ont chu soient emmenés chez Alphys. Elle... pensait avoir trouvé un moyen de briser la barrière avec l'aide d'âmes de monstres et une sorte de substance bizarre qu'elle a découvert." Il baissa le regard, ses propres yeux emplis de larmes. "Nous... ne le voulions pas. Mais... nous avions pensé que c'était ce que nos membres de famille auraient voulu."
"Mais ensuite, un jour, quelques semaines plus tard, un miracle est arrivé." a dit Timorène. "Quoiqu'elle a injecté en eux... ça les a tous réveillés. Ils étaient vivants."
"J'ai même pu parler à mon frère au téléphone. Il a dit qu'il se sentait très bien. C'était comme s'il n'a jamais été blessé. Nous étions tous si heureux... Ils allaient être renvoyés à la maison... Mais ensuite... ensuite il n'y avait plus aucun mot de la part d'Alphys. Elle ne les a pas renvoyés chez eux comme elle a promis de faire." Aaron a serré ses poings. "Elle n'a jamais retourné nos appels! Elle n'a jamais répondu à nos lettres! Elle refuse de parler à aucun de nous, et si elle voit l'un de nous quand elle est dehors, elle s'enfuit!"
"Ce n'est pas bon, ça." Chara chuchota d'un ton tremblant.
"Nous... Nous ignorons ce qui leur est arrivé, s'ils ont à nouveau chu ou sont devenus poussière, ou s'ils sont malades..." Timorène murmura. "Elle ne veut rien nous dire."
"Mais nous le découvrirons. Je ne peux plus vivre ainsi dans le flou. J'ai besoin de savoir ce qu'il s'est passé. Je dois savoir une bonne fois pour toutes s'ils sont en vie." Aaron a dit avec colère.
Frisk baissa le regard, essayant de trouver comment leur dire ce qu'elle savait aussi doucement que possible. "Aaron... Timorène... Je... ne pense pas que ce seront de bonnes nouvelles. Quand j'ai fait passer ton message à Alphys à propos de retourner vos appels, elle a dit qu'elle le ferait, mais je l'ai entendue pleurer. Je suis désolée."
Les yeux de Timorène se sont emplis de larmes. Aaron l'a serrée dans une forte étreinte. "Je... sais que ce ne sont probablement pas de bonnes nouvelles, quoiqu'il est arrivé, mais... mais je dois le savoir." il a dit doucement. "Je dois soit le voir de mes propres yeux, soit faire Alphys avouer la vérité. Je dois le faire."
"Je t'aiderai." Frisk lui a dit. "Peut-être que je peux la faire nous parler."
Aaron a hoché la tête et s'est tourné vers Timorène. "Timo, voulais-tu venir ou attendre ici?" il demanda doucement.
"Je viens avec vous. Je... Je dois savoir ce qu'il est arrivé à Aria." elle murmura.
Aaron lui a doucement serré la nageoire. "Très bien." Il s'est accroupi pour ramasser une pierre et a avancé comme s'il allait briser la fenêtre.
Frisk écarquilla les yeux. "Wow, wow, wow, essayons d'entrer dans le labo sans porter atteinte à la propriété! Alphys m'attendait, alors la porte pourrait être ouverte." Elle a vite couru vers la porte et celle-ci s'est facilement ouverte pour elle. "Nous y voilà. Maintenant nous pouvons entrer par un moyen qui n'est illégal."
Aaron s'est frotté le derrière de son cou. "Eh bien, je me sens un peu stupide..."
"On croirait qu'ils y auraient pensé en premier." Chara marmonna alors qu'elle est allée à l'intérieur avec Frisk, Aaron, et Timorène.
...
Frisk a examiné le labo vide, mais n'a vu personne. "Alphys?" elle appela, mais il n'y a eu aucune réponse.
"Écoute, tu dois nous dire que diable est arrivé à nos frère et sœur! Nous ne partirons pas jusqu'à ce qu'on ait une réponse directe!" Aaron cria.
"Aaron, calme-toi je t'en prie." Timorène supplia.
"Je vais essayer mais c'est pas facile." Aaron marmonna.
Frisk s'inquiétait de plus en plus alors qu'elle avançait dans le labo. La porte de la salle de bains d'Alphys s'est soudain ouverte, la faisant sauter d'un mile. "Hé oh?" elle appela.
Il n'y avait pas de réponse.
Timorène flotta vers le bas pour ramasser un bout de papier un peu froissé qui était par terre. En le lisant, son visage est devenu d'un vert encore plus pâle que la normale. "Les gars..."
Aaron et Frisk l'ont vite rejoint, et avec ses nageoires tremblantes, Timorène leur a montré le mot. L'écriture était difficile à lire, et Frisk a dû plisser les yeux pour la déchiffrer, mais en lisant le mot, elle a également pâli.
"Frisk? Qu'est-ce qu'il se passe?" Chara demanda inquiète.
Avec une voix tremblante, Frisk a lu le mot à voix haute. "Il est écrit, Salut. Merci pour votre aide. Vous les gars... Votre support signifie beaucoup pour moi. Mais... Aussi difficile que ça l'est de le dire... Vous seuls ne pouvez pas faire disparaître mes problèmes par magie. Je veux être une meilleure personne. Je ne veux plus avoir peur. Et pour que ça arrive, je dois pouvoir faire face à mes propres erreurs. Je commencerai à faire ça maintenant. Je veux être nette. Ce n'est le problème de personne d'autre que le mien. Mais si vous n'avez plus de mes nouvelles... Si vous voulez connaître "la vérité." Entrez par la porte au nord de ce mot. Vous méritez tous au moins de savoir ce que j'ai fait." Ses mains ont tremblé. "Oh mon dieu, dites moi que ce n'est un mot de suicide..."
"Peut-être... Peut-être pas... Elle a dit à Undyne qu'elle la verrait plus tard..." Chara murmura, tremblant aussi fort que Frisk.
Timorène laissa échapper un sanglot tremblant. Même Aaron semblait inquiet malgré sa colère contre Alphys.
Les yeux de Frisk se sont emplis de larmes. "Nous... Nous devons faire quelque chose... Je vais appeler Papyrus et Undyne." Tremblante, elle a appelé Papyrus.
Papyrus a répondu à la première sonnerie. "FRISK? EST-CE QUE TOUT VA BIEN?"
"N-Non. J'ai besoin que vous veniez immédiatement. C'est Alphys."
Elle pouvait entendre Papyrus parler frénétiquement à Undyne. Une seconde plus tard, la voix d'Undyne se fit entendre à l'autre bout du fil. "Quoi?! Frisk, qu'est-ce qu'il se passe?!"
"Alphys... Je ne la trouve pas et elle ne répond pas à nos appels et elle a laissé ce mot..." Frisk a vite lu le mot à Undyne et lui a raconté ce que Timorène et Aaron lui ont dit.
"Oh mon dieu..." Undyne étouffa un sanglot. "Non... Non, elle ne... je vous en prie..." Elle laissa échapper un léger sanglot et Frisk pouvait entendre Papyrus essayer de la réconforter. "Frisk... va voir si tu peux la trouver. Il faut qu'elle aille bien. Papyrus et moi sommes sur le chemin."
"D'accord... J'irai voir dans la pièce dont elle a parlé. Peut-être qu'elle est là. Peut-être... qu'elle a juste écrit le mot parce qu'elle avait peur de nous le dire en face." Frisk a dit, essayant de garder son calme et rassurer Undyne.
"O-Ouais... ce doit être ça... Vas-y. Nous resterons sur la ligne avec toi jusqu'à ce que nous serons arrivés."
Frisk s'est tournée vers Aaron et Timorène. "J'irai dans cette pièce."
"Je viens avec toi." Aaron lui a dit. "Timo... peut-être qu'il est mieux pour toi de rester ici. On ne dirait pas que quoiqu'il est arrivé est une bonne chose."
"N-Non. Je viens avec vous. Je ne peux pas juste rester assise ici." elle a répondu. Aaron semblait inquiet mais a hoché la tête alors qu'ils sont entrés dans la pièce, Chara et Timorène en larmes, et Frisk et Aaron essayant de rester calmes pour les autres.
"D'accord, on dirait que nous sommes dans un ascenseur." Frisk a rapporté.
"Il mène à l'un des labos d'Alphys." Undyne a expliqué alors qu'Aaron a appuyé sur le bouton. Ils ont attendu en silence alors que l'ascenseur descendait... jusqu'à ce qu'il s'arrête brusquement et tremble. Une alarme retentit.
"DANGER! DANGER! ASCENSEUR EN PERTE DE PUISSANCE!" annonça une voix mécanique.
"Oh seigneur..." Frisk s'exclama et Aaron covrit sa bouche d'horreur.
"Frisk! Frisk, qu'est-ce qu'il se passe?!" Papyrus cria.
"STABILITÉ DU CABLE EM PERDUE. PERTE D'ALTITUDE!" annonça la voix mécanique avant que Frisk ne puisse répondre. Il y a eu un puissant vacillement, et puis Frisk ne pouvait rien entendre à part des cris pendant que l'ascenseur chutait.
...
Et puis c'était fini. L'ascenseur a frappé le sol avec un bruit lourd puissant, faisant tomber Frisk, Timorène et Aaron et les faisant se cogner l'un contre l'autre, étourdis et avec des bleus, mais sinon intacts.
"Tout le monde va bien?" demanda Chara.
"Je vais bien." Frisk a répondu, bougeant ses membres expérimentalement pour voir si rien n'était cassé. Rien ne l'était.
"Sommes nous morts?" demanda le faible Aaron.
Frisk s'est relevée, écartant Timorène d'elle et aidant Aaron à se remettre sur pied. Heureusement, la porte de l'ascenseur s'était ouverte quand ils ont atterri. "Non, mais sortons d'ici."
Elle pouvait entendre Papyrus et Undyne demander frénétiquement s'ils allaient bien. "Nous allons bien, les gars, mais l'ascenseur a chuté. Heureusement, il a dû avoir fait la plupart du chemin jusqu'en bas avant de chuter... L'ascenseur est ouvert, alors nous pouvons sortir. Mais n'essayez pas de descendre par la cage d'ascenseur, car ce serait une mauvaise chute. Nous trouverons Alphys et verrons si nous pouvons trouver un autre moyen de remonter jusqu'à vous."
"Nous trouverons un moyen de descendre." Undyne lui a dit. "Nous sommes presque arrivés."
Tous les quatre sont sortis de l'ascenseur, se retrouvant dans un couloir sombre avec des murs bleus verdâtres et un carrelage d'une couleur un peu plus sombre.
"Cet endroit me fout les jetons." Aaron a dit en tremblant.
"Pareil, alors que je suis un fantôme." a marmonné Chara.
"Tu n'est pas le seul." Frisk a répondu alors qu'ils ont avancé le long du couloir. Un écran s'est illuminé, faisant sursauter Aaron et elle.
Timorène s'approcha en flottant et l'a lu. "Entrée numéro un. Ça y est... C'est l'heure de faire ce que le Roi m'a demandé. Je vais créer le pouvoir pour tous nous libérer. Je vais libérer le pouvoir de l'ÂME."
Alors qu'ils marchaient dans le couloir, de plus en plus d'entrées sont apparues, confirmant et expliquant mieux ce que Timorène et Aaron ont déjà raconté à Frisk. Timorène et Aaron ont lu chacune, cherchant clairement des réponses sur leurs frère et sœur, et Frisk continuait d'appeler Alphys, alors qu'elle racontait à Papyrus et Undyne ce qu'il se passait. Pourtant, il n'y avait pas de réponse.
Quand ils sont entrés dans le long couloir suivant, la sensation de malaise s'est agrandi. Ils avaient l'impression que quelque part, d'une façon ou d'une autre, quelqu'un les observait. Aaron se déplaçait avec malaise et Timorène tremblait.
Frisk vit un Point de Sauvegarde dans la pièce suivante dans laquelle ils sont entrés et était sur le point de s'en approcher, mais s'est rendue compte que ce n'était probablement pas une bonne idée de sauvegarder maintenant. Elle devait voir si Alphys était toujours en vie ou pas. Elle ne voulait pas sauvegarder la mort de son amie. La pensée l'a fait frissonner, mais elle est restée concentrée.
"J'ai trouvé le générateur." Aaron a dit, allant au centre de la pièce. "On dirait que nous avons besoin de quatre clés. Mais où sont-elles?"
"Undyne, sais-tu où Alphys garderait les clés?" Frisk a demandé.
"Je ne sais pas. Je suis navrée."
"Peut-être qu'Alphys les a dans un endroit sûr. Nous n'avons qu'à chercher." a dit Frisk. "Il y a deux chemins; devrions nous nous séparer?"
"Non, restons ensemble. Cet endroit est trop flippant pour nous séparer." Aaron a fait remarquer.
"Il marque un point."
Le premier chemin qu'ils ont essayé a mené à une porte verrouillée, alors ils sont allés dans une autre direction. Le couloir contenait encore une autre entrée de journal.
"Entrée numéro six. Asgore a demandé à tout le monde à l'extérieur de la ville de ramener des monstres qui ont "chu." Leurs corps sont arrivés aujourd'hui. Ils sont encore comateux... Et bientôt, ils deviendront de la poussière. Mais que se passera-t-il si j'injecte de la "détermination" en eux? Si leurs ÂMES persistent après leur mort, alors... La liberté pourrait être plus proche que nous ne le pensions." a lu Aaron. "Alors c'est ce qu'elle leur a fait..."
"Que... Que penses-tu que la Détermination leur aurait fait?" Chara demanda d'un ton tremblant. Frisk n'avait pas la réponse.
La pièce suivante était encore plus flippante, avec une entrée où Alphys a écrit à propos de corps ne se réduisant pas en poussière et d'être incapable de collecter les âmes, ou retourner la poussière pour les funérailles. Également dans cette pièce, il y avait trois tables d'opération.
Elles étaient gluantes.
"J-Je vais être malade." Timorène murmura.
Aaron a retenu ses "cheveux" à l'arrière pendant qu'elle vomissait.
...
Tandis qu'Aaron aidait Timorène, Frisk leur a laissé un peu d'intimité et a regardé pour voir si elle pouvait trouver la clé, Chara venant avec elle. Elle est entrée dans une pièce semblable à un placard avec une serrure rouge, bien qu'elle n'a pas trouvé de clé, mais il y avait un autre mot qu'elle a eu du mal à déchiffrer.
"Il est écrit, "Drain... fait tomber." Chara a dit avec un soupir et Frisk a mis sa main sur le visage, frustrée.
Quand Frisk et Chara sont sorties de la pièce, Timorène s'était calmée, mais refusait de regarder les tables d'opération.
"Eh bien, la bonne nouvelle est que j'ai trouvé où est la clé. Mauvaise nouvelle, Alphys l'a faite tomber dans le drain, probablement de l'un de ces lavabos." a gémi Frisk. "Mais je pense pouvoir la sortir." Mettant Papyrus et Undyne sur haut-parleur et minimisant l'écran d'appel comme Alphys le lui avait appris, Frisk a ouvert la page d'applis de son téléphone, y ayant vu une application lampe de poche. Elle l'a rapproché de son visage, le feuilletant et trouvant enfin ladite lampe de poche, l'allumant et l'utilisant pour illuminer le fond du drain espérant y trouver la clé. Au troisième lavabo, elle a vu briller un reflet de métal. "Je crois que je l'ai trouvée! Maintenant, si je pouvais juste trouver une clé serre tube... Pouvez vous regarder s'il y a une trousse à outils quelque part?"
Après avoir un peu cherché dans les armoires dans la pièce, Frisk gardant Papyrus et Undyne informés sur la situation, Timorène en a trouvé une. "Voilà, Frisk." elle lui a dit, ayant entendu son nom quand elle a parlé avec Papyrus et Undyne.
Frisk l'a remerciée et a tendu le téléphone à Aaron avant d'ouvrir la trousse et fouiller dedans. Elle soupira de soulagement. "Bien, il y a une clé serre tube." Elle est allée sous le lavabo et a commencé d'enlever le syphon hydraulique, Aaron s'accroupissant près d'elle et tenant la lampe poche du téléphone pour qu'elle puisse voir ce qu'elle faisait. Elle a cru sentir quelque chose bouger là-dedans, mais s'est convaincue que c'était juste les vieux tuyaux qui grinçaient.
"Waou, belle ET mécano. Y a-t-il quelque chose que tu ne sais pas faire?" Aaron demanda avec flirt espiègle, faisant un clin d'œil à Frisk dans la tentative d'apaiser la situation tendue.
"L'algèbre." Frisk répondit sèchement, faisant rire Aaron.
"Ne doute pas de toi, humaine! Tu es incroyablement astucieuse et brillante, et je sais que tu pourras le faire!" Papyrus a dit au téléphone, ayant également entendu la remarque. Le visage de Frisk a viré au rouge vif et Chara a ri.
"Mec, tu as réussi! Tu devrais voir comment elle rougit!" Aaron dit à Papyrus avec un sourire taquin.
"Ouais, elle est amoooureuse!" Chara taquina.
"M-Merci, Papyrus." Frisk a dit timidement. "Et voilà! J'ai enlevé le tuyau." Elle a essayé d'atteindre la clé qui était proche mais tout juste hors de portée.
Aaron a remarqué le problème. "Peut-être que si j'allume l'eau, la pression fera sortir la clé."
"Ça mouillera peut-être le sol, mais ça vaut le coup d'essayer." a dit Frisk.
Aaron s'est levé et Frisk a entendu le bruit du robinet qui grinçait. Puis elle a entendu Aaron, Chara et Timorène crier.
Frisk a rampé d'en-dessous du lavabo, ayant failli se cognant la tête contre le fond de celui-ci. "Qu'est-ce qu'il y a?! Qu'est-ce qu'il se passe?!"
Timorène, Aaron, et Chara étaient figés alors que quelque chose a coulé du lavabo, un visage étrange leur souriant. Alors qu'il s'est approché, Frisk s'exclama alors que la créature prit un aspect plus sinistre. Ils ont tous reculé quand elle a commencé de s'approcher d'eux.
"Oh mon dieu, c'est quoi cette chose?" Chara demanda avec horreur.
Et puis l'expression d'Aaron changea en regardant la créature avec nostalgie. "R-Ryan?" il demanda d'une voix tremblante, faisant un pas en avant, presqu'en trance alors qu'il tenait le téléphone portable de Frisk près de son oreille. "C'est vraiment toi?"
...
Devant les yeux d'Aaron, la créature a disparu et son frère est apparu, un autre centaure à la fourrure d'un ocre léger, un peu plus grand qu'Aaron lui-même. Les yeux bruns chaleureux de son frère regardaient dans les siens, craintifs et désirant. Son corps buggait, couvert de coupures poussiéreuses et de bleus tandis qu'il était couché là faiblement, s'agrippant à une blessure ouverte sur son côté. "Aaron... ça fait mal..." il murmurait à travers le téléphone portable près de l'oreille d'Aaron.
C'étaient les dernières paroles que son frère lui avait dit avant de choir. Le dernier souvenir qu'il avait d'avoir vu son frère.
"Que puis-je faire? Comment puis-je t'aider?" Aaron supplia. Il fit un autre pas vers l'avant. Il pouvait entendre les voix de Timorène et de Frisk l'appeler, ainsi que les amis de Frisk dire quelque chose au téléphone, mais ils étaient si lointains, et tout ce qui comptait maintenant était son frère.
"Je t'en prie... Aaron... reste avec moi... Ne t'en va pas..." Ryan supplia, se recroquevillant sur lui-même encore plus.
Aaron s'est précipité vers lui, retirant ses bras d'un coup sec de la prise de Frisk et de Timorène. Elles essayaient de le tirer vers l'arrière. Pourquoi essayaient-elles de le tirer vers l'arrière et lui disaient de ne pas aller vers "cette chose", quand cette chose était son frère?! "Bien sûr. Je suis là, frérot. Je ne te quitterai jamais." Aaron murmura en s'accroupissant près de son frère, ignorant la partie de son cerveau qui criait que quelque chose n'allait vraiment pas ici.
Son frère sourit, tendant sa main vers Aaron. Aaron l'a doucement prise, et quand il l'a fait, le sourire de son "frère" s'est tordu et déformé, les doigt s'enveloppant vite autour du poignet d'Aaron en une prise de fer. L'illusion a disparu, et alors que la substance visqueuse blanche a monté sur son bras, et le téléphone portable de Frisk est tombé de la main d'Aaron, faisant que les paroles de son "frère" se transforment en électrostatique craquelée, Aaron s'est rendu compte, à son horreur grandissante, que ce n'était pas son frère.
Du moins, ça ne l'était plus.
...
"AARON!" Timorène cria alors que la créature s'est agrippée à Aaron, la substance visqueuse qui a fait que sa forme montant promptement sur son bras. Aaron est sorti de la quelconque transe que la créature lui avait infligée, criant et se débattant pour se libérer en vain. Timorène commença à se précipiter vers lui, mais Frisk était plus rapide.
"Laisse-le tranquille!" la fille humaine cria alors qu'elle plongea avec imprudence dans la mêlée, s'agrippant à la créature et essayant de la dégager d'Aaron. L'être amorphe s'est tourné vers elle quand elle l'a fait, crissant quelque chose, et relâchant Aaron, se précipitant vers Frisk et l'engloutissant avant même qu'elle n'ait pu crier.
"FRISK!" Timorène et Aaron ont crié tous les deux, et Timorène, le désir de protéger son amie surmontant sa peur, fit un regard noir à la créature. "Relâche-la!"
La créature a laissé tomber la Frisk inconsciente, et à l'horreur de Timorène, s'est transformé en sa sœur Aria juste devant ses yeux, ayant l'air malade, pâle et faible, tout comme elle l'a été le jour où elle a chu. "Aria" regardait Timorène d'un air implorant et lui faisant signe de s'approcher d'elle, mais ayant vu cette chose qui portait maintenant le visage de sa sœur attaquer deux de ses amis, Timorène ne s'est pas faite avoir par la ruse.
"Non! Tu n'es pas ma sœur! Tu as blessé mes amis! Je refuse!" Timorène cria plus fort qu'elle ne l'a jamais fait, et ça a marché. La créature reprit sa vieille forme, retournant dans les tuyaux avec accablement et laissant la clé rouge dans le lavabo.
"Timorène, tu nous as sauvés. Tu étais géniale. Merci." Aaron a dit avec gratitude en se relevant.
"J-Je vous en prie." Timorène a répondu, toujours un peu choquée qu'elle a fait ça. Elle regarda vers Frisk, qui ne s'était pas relevée. "Frisk?"
Aaron s'est vite précipité au côté de la fille tombée. "Frisk! Frisk, allez, réveille-toi!"
"Oh mon dieu, est-elle..." Timorène s'exclama en se précipitant vers elle.
"Non, elle est vivante mais quelque chose ne va pas." Aaron a dit frénétiquement. Frisk était couchée sur le dos, ses yeux bougeant frénétiquement sous ses paupières closes et respirant bruyamment comme par terreur, laissant échapper un léger gémissement occasionnel. "Allez, Frisk, tout va bien. Juste réveille-toi. Tu fais un mauvais rêve." Il l'a gentiment secouée. Frisk a gémi au toucher mais ses yeux ne se sont pas ouverts. "Qu'est-ce qui ne va pas avec elle?"
"J-Je ne sais pas. Mais ces créatures... elles... elles m'ont fait voir Ari. Et elles t'ont plongé dans une sorte de transe, et c'est là que nous étions tous les deux loin d'elles. Elles... Elles l'ont littéralement engloutie..."
"Elles m'ont fait voir Ryan. L'un de mes derniers souvenirs de lui." Aaron a dit doucement. "Mais qu'est-ce qu'elles lui font voir? Ça a l'air vraiment horrible."
"Les gars!" Aaron et Timorène se sont retournés, voyant Papyrus et Undyne se précipiter vers Frisk.
"Nous avons entendu une voix flippante au téléphone et vos cris. Nous avons sauté dans la cage d'ascenseur. Que s'est-il passé?" Undyne demanda frénétiquement.
Papyrus a aperçu Frisk, couchée inconsciente sur le sol. "Frisk? Frisk?!" Il a essayé d'utiliser de la magie curative, mais ça ne semblait rien faire. "Que lui est-il arrivé?!"
"Cette créature... elle est sortie du lavabo. Une sorte de monstre à trois têtes, faite de cette blanche substance visqueuse. Il a pris la forme de mon frère. Il l'a imité parfaitement et m'a en quelque sorte plongé dans une transe. Quand je m'en suis suffisamment approché, il a brisé l'illusion et m'a saisi... Frisk est accourue, l'a fait me relâcher, et il s'est tourné vers elle... l'a complètement engloutie pendant une seconde avant que Timorène ne le chasse. Il l'a relâchée... mais... je pense qu'elle est toujours sous son contrôle..." Aaron a expliqué t'un ton tremblant. "J'ignore ce que ça lui fait, mais regarde son visage. Elle est angoissée." Frisk gémit doucement à nouveau, bougeant de manière agitée mais ne se réveillant pas.
"Je vais examiner son âme." Papyrus a placé ses mains par-dessus sa poitrine, faisant apparaître son âme, qui était légèrement plus terne que la normale, et a fermé ses yeux. "HP 19/20... Piégée dans un Mauvais Souvenir." il murmura, ses yeux écarquillés d'horreur.
...
Souvenir de Frisk
Frisk de douze ans, qui jetait frénétiquement les déchets dans un sac, essayant de ranger après la fête que ses parents ont fait la nuit dernière, s'est exclamée quand elle est allée dans le salon et s'est rendue compte que ses parents ont laissé leurs drogues traîner à côté d'une bouteille basculée sur la table basse et que sa sœur de trois ans allait droit dessus. Leur mère était sur le canapé, faisant la sieste pendant son retrait de dose, ignorant complètement la situation. Frisk est accourue et a saisi Tina juste au moment où la bambine avait tendu sa main vers l'une des pilules colorées. "Tina, non! Ne les touche pas! Elles sont mauvaises!"
"Bonbons mauvais?" petite Tina demanda avec confusion.
"Ce ne sont pas des bonbons. Ce sont de mauvaises pilules qui te rendront très malade si tu les manges." Frisk a expliqué. Elle a regardé sa sœur avec inquiétude. "Tu n'en a pas mangé, si?"
Tina a secoué sa tête. "Non, Fisk." Elle devint ensuite curieuse. "Mais si pilules mauvaises, pourquoi Maman et Papa les mettent dans bouche?"
"Parce qu'ils ne connaissent rien de mieux, et ils ne devraient pas les manger non plus."
"C'est pourquoi Maman dort tout le temps et a mal à la tête?" Tina demanda.
"Oui, c'est exactement pourquoi." Frisk a saisi les pilules et les a vite jetées dans le sac poubelle.
"Frisk, qu'est-ce que tu fais avec mon Psylium?" sa mère demanda brusquement en se redressant sur le canapé, s'étant réveillée à cause des voix des filles et ayant surpris Frisk jeter ses drogues. Elle a brutalement saisi le sac chez sa fille aînée et y a fouillé pour retrouver ses précieuses pilules.
Tina lui a saisi le bras. "Non, Maman! Pilules mauvaises! C'est pour ça t'es malade tout le temps!"
"Tina, va-t'en!" sa mère craqua, retirant son bras d'un coup sec de la prise de la bambine et faisant tomber Tina par terre. La petite fille commença immédiatement à pleurer.
"Tina!" Frisk s'est exclamée et a vite relevé sa sœur, l'examinant pour voir si elle était plessée. Heureusement elle ne l'était pas, et elle a embrassé la tête de Tina avec amour. Tina s'est calmée en reniflant. Frisk regarda sa mère furieusement. "Pourquoi tu as fait ça?"
"Je ne l'ai même pas touchée! Elle pleure pour un rien!" sa mère protesta.
"Tu l'as faite tomber!"
Tina recommença à pleurer. "Vous disputez pas..."
Frisk câlina Tina près d'elle. "Tout va bien, Tine." Elle embrassa encore la tête de sa sœur avant de la déposer. "Et si tu allais en haut et choisissais un livre que tu veux que je te lise ou un jeu auquel tu veux jouer, et je monterai une fois que j'aurai nettoyé ce désordre dégueu." Tina renifla et hocha la tête, puis est montée à l'étage.
Quand Tina était hors de portée de voix, Frisk fit un regard noir à sa mère. "Tu aurais pu la blesser! Et tu as encore laissé traîner tes stupides pilules! Tina aurait pu s'empoisonner!" elle grogna, bien qu'essaya de garder sa voix basse pour ne pas effrayer Tina.
Sa mère lui retourna le regard noir. "Tu étais censée la surveiller pendant que je dormais!"
"Je la surveillais! Je la surveille toujours, contrairement à toi! Mais je devais aussi ranger le désordre que tes amis et toi avez laissé, ENCORE! La plupart des mères, je ne sais pas, S'OCCUPENT de leurs enfants! J'ai lu suffisamment de livres de parentage pour savoir que ce n'est pas normal! C'est toi l'adulte, pas moi! Pourquoi tu ne t'occupes jamais de nous?! Ou au moins, ne ranges pas tes pilules dans un endroit hors de la portée de Tina?!"
Sa mère la regarda froidement. "Tu n'es plus un bébé, Frisk, alors arrête de geindre, et arrête d'être si ingrate. Mes parents me battaient à mort pour répondre de la sorte. Tu as de la chance que je ne fais pas pareil avec toi, malgré à quel point tu es une peste."
"Je ne suis pas une peste!" Frisk cria, essayant de ne pas montrer à sa mère à quel point ces mots lui faisaient mal. "Tout ce que je demande est que tu ranges tes pilules et te comportes vraiment comme une mère! Et... Si tu ne le fais pas... J'appellerai le SPE et la police, et tu auras de gros ennuis."
Sa mère lui fit un regard noir. "Non, tu ne le feras pas."
Frisk resta sur sa position. "Si. Je le ferai." Elle a saisi le sac poubelle et a commencé à s'en aller.
Sa mère lui a brusquement saisi le bras, faisant Frisk crier, et l'a tirée vers l'arrière. "Sais-tu ce qu'il se passera si tu appelles le Service de Protection de l'Enfance?"
Frisk avait peur, mais s'est assurée de ne pas le montrer sur son visage. "Oui, vous irez en prison."
Sa mère rit. "Peu probable. Gamine, je suis passée par le système d'accueil. Ils m'ont retirée de mon premier foyer et me m'envoyaient de famille d'accueil en famille d'accueil, et tous ces gens me traitaient de façon bien pire que tu n'as jamais été traitée. Et pas que ça, ils emmèneront Tina aussi, et la placeront dans un foyer différent du tien. Si tu les appelles, tu ne la reverras plus jamais. Tu ne le sais peut-être pas, mais j'avais quatre grands frères. Je n'ai plus jamais revu aucun d'eux." Il y avait une légère tristesse dans la voix de sa mère indiquant qu'elle disait la vérité.
Frisk se sentit froide. "Tu mens."
"Non. Je ne mens pas. Les choses ne s'amélioreront pas si tu appelles le SPE. Elles ne feront que s'empirer. Tu perdras ta sœur comme j'ai perdu mes frères, et si tu crois que ces parents d'accueils vont supporter tes conneries, tu te mets le doigt dans l'œil. Tu peux m'appeler une mère de merde si tu le veux, Frisk, et j'admettrai que je le suis probablement, mais je suis la meilleure qu'une enfant comme toi aura jamais." Sa mère lui a pris le sac poubelle et s'en est allée, laissant Frisk seule dans le salon.
Les yeux de Frisk se sont emplis de larmes maintenant qu'elle savait que sa mère ne pouvait voir. La pièce s'est assombrie jusqu'à l'obscurité alors qu'elle est tombée sur ses genoux, se mettant en boule. "P-Personne ne m'aidera jamais... Je ne pourrai jamais sortir de cet enfer... Je suis toute seule..." elle pensait, le désespoir et le chagrin l'enveloppant comme un nuage.
"Non! Tu n'es pas seule!" une voix féminine a soudainement crié de l'obscurité. "Entends-moi je t'en prie! C'est moi, c'est Chara! Tes autres amis sont là pour toi, eux aussi! Tu n'es plus seule! Tu n'es plus dans cette maison! Tu ne fais que rêver! S'il te plaît, réveille-toi!"
La voix lui a fait se rappeler de quelque chose. Une fille fantômatique avec des cheveux brun clair et des yeux bruns similaires aux siens, portant un T-shirt vert avec une rayure jaune. Elle s'est rappelée avoir voyagé avec Chara, la plus grande fille qui l'aidait et aussi la taquinait espièglement, comme le ferait une grande sœur.
"FRISK! ALLEZ FRISK, S'IL TE PLAÎT RÉVEILLE-TOI, HUMAINE!" elle entendit une voix désespérée l'appeler, qui semblait être celle d'un adolescent et était au bord des larmes. Cette voix. Elle connaissait cette voix. Un nom lui est venu à l'esprit.
Papyrus.
Les souvenirs ont commencé à ressurgir d'un grand, beau squelette en écharpe rouge. Elle s'est rappelée de ses bras autour d'elle, la réconfortant quand elle était triste. Comment il la faisait rire et s'assurait toujours qu'elle avait assez à manger. Comment, même quand son rêve de rejoindre la Garde Royale était compromis, il l'avait soutenue. Comment elle a commencé à tomber amoureuse de lui. Comment elle espérait au fond de son cœur qu'il tomberait amoureux d'elle, lui aussi.
Une autre voix a traversé les ténèbres. "Hé, la mioche, réveille-toi! Tu es forte! Ne laisse pas une boule de bouillie blanche t'abattre! Tu peux le faire!"
C'était Undyne.
Plus de souvenirs ont traversé son esprit. Elles n'étaient pas amies au début. Undyne l'avait attaquée, avait essayé de la tuer pour son âme. Mais Frisk était restée forte, n'avait pas abandonné sa moralité, et avec l'aide de ses amis, elle a pu devenir son amie. Et quand Undyne a appris à lui faire confiance, la femme poisson a tout investi pour être l'amie de Frisk, pour se racheter du mal qu'elle lui a fait.
Deux autres voix l'appelaient pour qu'elle se réveille. Aaron et Timorène. Elle ne les connaissait pas aussi bien que les autres, mais elle s'est rappelée du concert, d'avoir aidé Timorène à retrouver sa voix, et puis comment Aaron avait en retour aidé Frisk à trouver son chemin et l'avait sauvée d'une Temmie qui l'avait rendue malade. Elle s'est rappelée de son voyage à travers le labo pour trouver Alphys et leurs membres de famille.
Et il y avait d'autres, beaucoup d'autres qui se souciaient d'elle.
Elle s'est rappelée des câlins de Toriel et comment la femme chèvre lui avait préparé une tarte et soigné ses blessures, quelque chose que sa mère biologique n'avait jamais fait. Même si elle n'a jamais revu Toriel, elle avait ce souvenir de sa gentillesse. Sans, qui plaisantait avec elle et veillait sur elle comme un grand frère le ferait, comment il semblait toujours être là pour s'assurer qu'elle allait bien. Alphys avec ses paroles hésitantes et son humour autodénigrant, essayant de la protéger de la pire des façons en créant un plan tortueux, mais en même temps, faisant preuve d'amitié envers Frisk. Lui donnant son premier smartphone et lui apprenant à s'en servir. L'invitant elle et Tina pour regarder leur premier anime. Disant à Frisk qu'elle serait mieux à l'écoute et s'assurerait que Frisk ne soit plus inouïe. Elle s'est rappelée qu'elle devait la sauver.
Tous ces souvenirs, les voix de ses amis, ils ont empli l'âme de Frisk de Détermination et d'amour. Sa mère avait eu tord ce jour-là. Frisk avait des gens qui étaient là pour elle, un système de support qui, contrairement à ses parents, ne l'abandonnerait pas. Et elle sortirait Tina de l'enfer qu'elles appelaient leur maison. Elle sauverait ses amis et briserait la Barrière. Elle savait qu'elle pouvait le faire.
Une lueur chaleureuse l'a emplie, illuminant la pièce sombre dans laquelle elle se trouvait. Dans le monde réel, à son insu, son âme commença à briller d'une lumière rouge brillante, au grand choc de ses amis.
Le Mauvais Souvenir était banni.
...
Frisk a ouvert ses yeux, se retrouvant à nouveau dans le labo, couchée par terre avec sa tête sur les genoux de Papyrus. La lueur de son âme s'est calmée au bout d'un moment, retournant à la normale, bien qu'elle brillait juste un peu plus fort qu'avant.
"FRISK!" Papyrus s'est exclamé, la câlinant fort. "TU VAS BIEN!"
"Ouais, microbe, tu nous a fichus la trouille!" Undyne s'est exclamée, câlinant Frisk également. Chara l'a câlinée aussi avec des larmes aux yeux, enfin, a du moins essayé, vu qu'elle ne pouvait toujours pas le toucher. Aaron a aussi rejoint le câlin. Timorène est restée en retrait, mais elle souriait.
"Euh, les gars? Je ne peux pas respirer." Frisk souffla, et ils se sont excusés et l'ont relâchée. "J'étais inconsciente combien de temps? Où est allée cette chose?"
"Environ cinq minutes." Chara a expliqué pendant Aaron lui disait la même chose.
"Et la chose s'est glissée dans le lavabo après que Timorène lui a crié dessus et a refusé de la joindre. Elle a été géniale." Aaron a ensuite dit avec fierté et passé un bras autour de Timorène, la faisant rougir.
"Merci, Timorène. Tu nous a sauvé les fesses." Frisk a dit avec un sourire et puis a essayé de se remettre sur pied, oscillant un peu. Papyrus l'a vite stabilisée.
"Fais attention, Frisk, tu t'es peut-être cogné la tête." Timorène l'a mise en garde.
"Je pense que ça va. Je n'ai pas mal à la tête ou quoique ce soit." Frisk lui a dit. "Nous devons trouver Alphys et sortir d'ici avant que cette chose ne revienne. C'était QUOI ce monstre d'ailleurs?"
"Je... ne sais pas. Ça ne ressemble à aucun monstre connu." Aaron a dit avec inquiétude. "Et... Et si c'est le résultat des expériences de Docteur Alphys? Et s'il l'a mangée ou nos frère et sœur, ou..."
"Aaron, ne dis pas ça!" Timorène supplia.
"S'il a touché ne serait-ce qu'une écaille sur la tête d'Alphy, je le tuerai!" Undyne ragea, bien qu'elle tremblait.
"Les gars, nous devons rester calmes. Ce n'est peut-être pas le cas. Il ne m'a pas mangée après tout, et il nous a laissés tranquilles après que Timorène l'a dissuadé, ce qui veut probablement dire que quoique diable il faisait, il ne cherchait pas à nous manger." Frisk a rassuré tout le monde.
"FRISK A RAISON! NOUS DEVONS RESTER DÉTERMINÉS! NOUS TROUVERONS ALPHYS ET SORTIRONS D'ICI! JE LE SAIS!" a dit Papyrus, sa voix retournant à son ton normal dans l'effort de remonter le moral à tout le monde.
Undyne a souri. "Vous avez raison. Allons-y!"
"Attendez. Regardez dans l'évier. Il y a l'une des clés dont on a besoin." Frisk a fait remarquer. "Il y a un interrupteur dans cette pièce dans lequel elle va."
Undyne a fait apparaître une lance et s'est approchée prudemment. Il n'y avait pas de mouvement. Elle a saisi la clé rouge et heureusement rien n'a attaqué. Il semblait que quoiqu'était la créature, elle était partie pour le moment. Prenant la clé, Undyne est entrée dans la pièce et tout le monde pouvait entendre le bruit de l'interrupteur qui s'activait avant qu'Undyne n'émerge. "Ok, c'est fait. Prêts?"
Tout le monde a hoché la tête et Papyrus a pris Frisk dans ses bras, la faisant rougir. "Je peux marcher." elle protesta.
"Tu as été inconsciente pendant un moment et tu sembles toujours un peu vacillante. Je ne veux pas que tu tombes." il lui a dit, la câlinant plus fort.
"Il a raison. C'est probablement mieux que tu te reposes un peu. Plus... tu sais que tu aimes te blottir dans ses bras." Chara taquina pour faire sourire Frisk et égayer la situation. Frisk rougit à nouveau, mais hocha finalement la tête, se blottissant contre la poitrine de Papyrus.
Dans toute la confusion, le téléphone portable de Frisk, qui était tombé sous l'évier, a été laissé oublié.
Après avoir fait demi-tour et trouvé la porte menant au deuxième chemin déverrouillée, le groupe s'est dirigé le long d'un autre couloir et dans une grande pièce avec plein de lits. Après avoir minutieusement vérifié qu'il n'y avait aucun signe de danger dans la pièce, Undyne a regardé Frisk et Papyrus. "Frisk, ce serait peut-être une bonne idée que tu te reposes un peu. Nous partirons devant. Papyrus, reste avec elle. Aaron et Timorène, vous deux restez avec moi."
"Je vais bien." Frisk a essayé de la rassurer.
"Tu étais inconsciente il y a moins de cinq minutes. Tu ne voudrais pas prendre de risques. Repose-toi un peu, du moins jusqu'à ce que tu vacilles moins. Nous ne voulons pas que tu t'évanouisses à nouveau en plus du reste, surtout s'il y a d'autres de ces choses dans cet endroit." Undyne lui a dit fermement, et Frisk a cédé et hoché la tête à Undyne.
"Bien. Nous reviendrons dès que nous aurons trouvé Alphys et le reste des clés." Undyne lui a dit et s'en est allée avec Aaron et Timorène.
Frisk s'est assise sur l'un des lits et Papyrus s'est assis à côté d'elle d'un côté, pendant que Chara a pris l'autre. "Ça va?" Papyrus lui demanda gentiment.
"Ouais, juste un peu fatiguée." Frisk a admis. "Et... vraiment contente que vous m'avez sortie de ma propre tête." Chara a essayé de placer sa main sur celle de Frisk dans un geste de réconfort, mais elle ne pouvait toujours pas la toucher.
"L'examen de ton âme... ça disait que tu étais coincée dans un mauvais souvenir." Papyrus a doucement mis son bras autour d'elle. "Tu... Tu veux en parler?"
"C'étaient... C'étaient juste des trucs qui sont arrivés à la surface. Ma mère faisant la connasse. Le stress à propos de notre situation." Frisk a dit doucement, voulant être honnête avec Papyrus, mais ne voulant pas entrer trop en détail ou l'inquiéter.
"T'a-t-elle fait du mal?" Papyrus demanda avec inquiétude.
"Pas physiquement. Mais elle était plutôt douée à me faire me sentir mal à mon sujet." Frisk a admis. Quand même, Papyrus semblait inquiet et contrarié, et Chara semblait comme si elle était à trois secondes d'une tronche fondante.
"Quoiqu'elle t'ait dit, elle avait tord. Tu es très formidable." Papyrus lui a dit. Frisk regarda par terre à cela, tripotant un peu de duvet sur les draps. Il fronça les sourcils avec inquiétude, et a doucement placé une main sous son menton pour la faire le regarder. "Tu l'es vraiment. Tu es courageuse, déterminée, gentille, et intelligente. N'en doute pas à ton sujet."
"Il a raison." Chara a dit doucement.
Frisk ferma les yeux de honte. "Papyrus... Tu... Tu ne sais pas comment j'étais à la surface. Le genre de personne que j'étais. Quand les choses devenaient désespérées... j-je volais des choses pour m'occuper de Tina. J'entrais dans des bagarres, enfin, je ne les commençais pas, mais je les finissais. Mes notes sont merdiques. Je pouvais à peine trouver le temps pour faire mes devoirs, sans parler d'assister aux cours, avec tous les petits boulots que je devais faire pour nous nourrir. Je... Je comptais juste abandonner le lycée." Elle baissa sa tête. "Je ne suis pas exactement une bonne personne, Papyrus. Je ne suis pas la personne que tu pensais que je suis. Je... comprends si tu penses moins bien de moi, et... et si tu ne veux plus que nous soyons amis."
"Frisk, ne parle pas de toi ainsi. Tu es une personne incroyable, et c'est pas ta faute que tes parents ne s'occupaient pas de toi et Tina, et que tu as dû recourir à ces mesures." Chara lui a dit.
Les orbites de Papyrus se sont emplis de larmes et il l'a câlinée plus fort. "Oh, humaine... bien sûr que je veux toujours que nous soyons amis, et tu es toujours une personne formidable! Tu étais juste dans une mauvaise situation et essayais de t'occuper de ta sœur. Tout ce que tu as fait, tu l'as fait parce que tu l'aimais et voulais la garder en sécurité et en bonne santé, ce qui prouve que tu es une bonne personne, pas une mauvaise. Et maintenant que tu es ici avec nous, tu n'auras plus jamais à voler car nous nous assurerons toujours de prendre soin de Tina et toi! Vous deux n'aurez plus jamais faim!" Frisk sourit à cela et l'a câliné en remerciement, et il la serrait près de lui alors qu'il a continué. "Et... à propos de l'école... Je... l'ai abandonnée, moi aussi. Tout comme Sans."
Frisk l'a regardé avec surprise et préoccupation. "C'est vrai?"
Papyrus a hoché la tête, regardant par terre. "Quand... Quand Papa est tombé dans le Néant, Sans et moi manquions d'argent. Sans a abandonné le programme de sciences universitaire qu'il aimait tant pour trouver un travail afin qu'il puisse s'occuper de moi. Nous... avons connu beaucoup de temps difficiles, bien que des gens nous ont aidé. Grillby nous a même ouvert un crédit pour que nous puissions avoir à manger plus facilement. Mais c'était quand même dur... et je voulais vraiment aider Sans, alors j'ai passé le test pour quitter le lycée plus tôt pour rejoindre le programme d'apprentissage de la Garde Royale et avoir un boulot de sentinelle. Et même si l'école me manque, je ne le regrette pas du tout parce que c'était d'une grande aide et nous étions beaucoup mieux financièrement."
Chara baissa le regard. "J'ignorais vous deux avez traversé tant de choses." elle murmura. "J'aurais voulu tout refaire. Tu n'aurais jamais dû abandonner les études, Papyrus, et Sans ne l'aurait jamais dû non plus... Si je n'avais pas fait les choix que j'ai fait, ton père n'aurait jamais..."
"C'est pas ta faute, Chara." Frisk lui a pensé.
Papyrus a entendu ce que Chara a dit. "Ce n'est pas ta faute, humaine Chara. Tu as fait une erreur, mais tu n'as jamais voulu que rien de tout ça arrive. Et ne sois pas triste ou désolée pour nous." Il lui a fait un petit sourire. "Je sais que nous pourrons tous les deux retourner à l'école un jour. Je m'en assurerai!"
Frisk l'a câliné plus près d'elle. "Je suis désolée que vous deux avez dû traverser tout ça, mais je suis contente que vous allez mieux maintenant." Elle leva les yeux vers lui. "C'est pourquoi tu voulais rejoindre la Garde Royale? Je veux dire, je sais que tu as dit que tu voulais devenir un Garde Royal pour avoir des amis, mais..."
"Quand j'ai dit que je voulais rejoindre la Garde Royale pour me faire des amis, c'était... enfin... une part de vérité. Je veux me faire des amis." Papyrus a dit, agitant un peu ses doigts. "Mais... j'ai vu comment Undyne et le reste de la Garde Royale donnaient beaucoup d'espoir à tout le monde. Je voulais moi aussi aider à donner de l'espoir à tout le monde. Je voulais donner de l'espoir à Sans. Je pensais que si je rejoignais la Garde Royale, je pourrais m'assurer que Sans soit heureux, et qu'il sache qu'il ne devait pas tout le temps s'inquiéter pour moi, et qu'il pourrait retourner à l'université et réaliser ses véritables rêves."
"C'était vraiment gentil de ta part, Papyrus." Chara lui a dit.
Frisk a hoché la tête. "Ça l'était. Tu es vraiment un bon frère. Juste... assure-toi de poursuivre tes propres rêves toi aussi, d'accord? Sans veut que tu sois heureux aussi. Et je veux que tu sois heureux également, tout comme tout le monde."
Papyrus sourit doucement. "Je veux que tu sois heureuse aussi, humaine. Et tous les autres veulent la même chose pour toi, y compris Tina. Et nous t'aiderons pour que les choses s'améliorent pour toi, et tu n'aurais plus à voler ou abandonner l'école. Tout ira bien."
Ils sont restés blottis l'un contre l'autre pendant quelques minutes, avec Chara assise à côté d'eux, quand Frisk frissonna juste un peu à cause de l'air conditionné. Papyrus la serrée plus près de lui, et ensuite une couverture les a enveloppés tous les deux.
Frisk sourit en se blottissant dedans et vers Papyrus. "Merci, Papyrus." elle a dit, juste quand il a dit, "Merci, Frisk." Ils se sont ensuite regardés avec choc. "Attends, c'était pas toi?!" ils lâchèrent en même temps.
Chara s'est exclamée quand elle a regardé derrière eux, ses yeux devenant aussi grands que des assiettes. "Les gars..."
Frisk et Papyrus se sont retournés lentement, tant un couple dans un film d'horreur se rendant compte que le tueur était derrière eux. La vue qui les attendait était tout aussi choquante.
...
C'était une autre des créatures fondantes de glu blanche, mais une différente cette fois. Il était aussi grand que Papyrus, et avait la forme distincte de cuillère. Papyrus s'est exclamé et est tombé du lit de choc, entraînant accidentellement Frisk avec lui, et puis les deux se sont remis sur pied, faisant encore une fois le pas de côté bizarre en essayant de se mettre de façon protective entre l'autre et la menace.
Mais ensuite, la créature a levé ses deux rinceaux en ce qui semblait être un geste d'apaisement, et a fait un bruit gargouillant qui semblait presque apologétique, en reculant légèrement et semblant essayer de se rendre plus petit, comme s'il voulait se rendre moins menaçant.
Chara écarquilla ses yeux. "Attends, celui-ci est... amical?"
Papyrus a semblé immédiatement comprendre et s'est détendu. "OH, TU ESSAYAIS DE NOUS AIDER, N'EST-CE PAS? TU AS VU QUE FRISK AVAIT FROID ET NOUS AS DONNÉ UNE COUVERTURE!" La créature hocha sa tête de cuillère avec enthousiasme et laissa échapper un gargouillement joyeux. "MERCI!"
Frisk s'est vite calmée également, maintenant qu'elle voyait que la Créature Cuillère était amicale. Et elle a vu d'autres monstres qui avaient l'air plus étranges, après tout. "Nous l'apprécions vraiment. C'était très gentil de ta part." Elle lui sourit alors qu'il laissa échapper un couinement joyeux. "Quel est ton nom?" La créature sembla y penser pendant un moment avant de hausser ses rinceaux et fit un petit gargouillement triste, tapant sur sa tête.
"Tu ne te rappelles pas?" elle demanda doucement, comprenant ce que la créature essayait de dire avec ses gestes. Il hocha la tête tristement, du glu en égouttant.
"Que t'est-il arrivé?" Chara demanda doucement. Étonnamment, la créature s'est tournée vers sa voix et a regardé droit sur elle. Comme avec Frisk, il sembla réfléchir à sa question, mais haussa à nouveau ses épaules tristement, ne s'en souvenant clairement pas non plus.
Chara fronça les sourcils avec inquiétude. "Ça va aller. Nous t'aiderons."
"NE T'INQUIÈTE PAS, NOUVEL AMI! FRISK, CHARA ET MOI FERONS DE NOTRE MIEUX POUR T'AIDER À+ LE DÉCOUVRIR!" Papyrus lui a dit, et Frisk a hoché la tête avec un sourire rassurant. La créature semblait se sentir beaucoup mieux et gargouilla joyeusement.
"Tout d'abord, as-tu vu Docteur Alphys? Peut-être qu'elle saura nous dire ton nom et ce qu'il t'est arrivé." demanda Frisk. La créature hocha la tête, indiquant qu'il l'avait vue. "Est-ce qu'elle va bien?" Une autre hochement de tête, ce qui fit Frisk, Chara et Papyrus soupirer de soulagement. "Sais-tu où est-ce qu'elle est et ce qu'elle faisait ici?"
La créature hocha encore une fois la tête et s'est dirigée vers un bol pour chien qui reposait par terre, l'a ramassé et a pointé à l'intérieur.
"Elle est venue ici pour te nourrir?" Frisk a demandé.
"OU BIEN TU AS FAIM?" Papyrus a questionné.
La créature a hoché la tête aux deux, le second hochement presque timide. À cela, Papyrus et Frisk ont plongé dans leurs inventaires, Papyrus apportant un plat de spaghettis et du pain à l'ail, et Frisk sortant une Glace Gentilly pour l'Amalgami affamé. Il laissa échapper un couinement reconnaissant et leur a doucement pris la nourriture avant de l'absorber en lui.
"Peux-tu nous mener jusqu'à Alphys? Et sais-tu où est-ce qu'elle garde ses clés?" Frisk demanda à la créature. "L'ascenseur est tombé et n'a plus d'alimentation, et nous avons besoin de quatre clés pour entrer dans la chambre du générateur pour rallumer l'ascenseur, mais nous n'en avons trouvé qu'une qui avait fini dans le drain du lavabo."
La créature hocha la tête à la première partie et sembla pensive quand Frisk a mentionné les clés. Il s'est ensuite ravivé et a couru vers l'un des lits, sortant une clé et la leur ramenant fièrement. Il lâcha quelque chose, probablement une explication de comment la clé s'est retrouvée là, mais Frisk, Papyrus et Chara ne pouvaient le comprendre.
"Merci!" Frisk et Papyrus ont tous les deux dit avec gratitude, et la créature lâcha un gazouillement affirmatif avant de les emmener hors de la pièce.
...
Pendant ce temps, Aaron, Undyne et Timorène, après avoir quitté le dortoir, sont allés le long d'encore un autre long couloir, où il y avait plus d'entrées de journal.
"On dirait que cette recherche était une fausse piste... Mais au moins, nous en tirons une fin heureuse...? J'ai renvoyé les ÂMES à ASGORE, retourné le réceptacle dans son jardin... Et j'ai appelé toutes les familles et leur ai dit que tout le monde est en vie. Je renverrai tout le monde chez eux demain." Timorène a lu dans l'une des entrées.
"Eh bien, nous savons ça, mais qu'est-il arrivé qui a changé ça? Cela a-t-il quelque chose à voir avec le glu conscient qui est sorti du lavabo?" demanda Aaron.
"Probablement." Timorène a dit doucement. Elle a ensuite flotté vers l'entrée suivante. Elle écarquilla ses yeux. "Ça dit juste "non" encore et encore..."
"Que diable s'est-il passé ici?!" Aaron demanda à haute voix.
Undyne appelait Alphys, ne prêtant clairement pas attention à la conversation dans son inquiétude pour la sécurité de sa petite-amie. Elle a jeté un coup d'œil vers l'arrière pour voir Aaron et Timorène traîner derrière. "Qu'est-ce que vous faites là-bas, tous les deux? Nous devons nous dépêcher!" Les visages d'Aaron et Timorène sont soudainement devenus tout pâles et terrifiés alors qu'ils regardaient droit devant. Undyne était absolument confuse. "Pourquoi vous me regardez comme ça, tous les deux? Je ne fais pas peur, là maintenant!"
"Non, mais l'étoile brillante bizarre qui vole droit sur toi, si!" Aaron s'exclama, et Undyne s'est retournée pour voir un rayon de lumière jaune s'approcher d'eux. Elle saisit Aaron et Timorène et essaya de dégager de son chemin, mais avant qu'elle ne puisse le faire, ça s'est arrêté à juste quelques pieds devant eux. Un petit visage souriant est apparu sur l'étoile, et ensuite elle a commencé à changer de forme en une forme plus humanoïde qui semblait être faite de la même substance visqueuse dégoulinante que l'autre créature dans le lavabo, bien qu'elle sentait les citrons doux. Undyne se tenait devant Aaron et Timorène de manière protective, faisant apparaître des lances.
Et puis la créature prit sa vraie forme, et Aaron couvrit sa bouche de choc pendant que Timorène écarquilla ses yeux.
Elle avait le corps de la sœur de Timorène, avec les bras du frère d'Aaron, et la tête de ce qui semblait être une version démembrée d'un Jellygantesque.
L'Amalgami a tendu ses bras vers eux pendant une seconde, puis il vit les visages choqués et les lances d'Undyne et s'arrêta. "Timorène? Aaron?" il demanda en ce qui semblait être douze voix, et Aaron et Timorène pouvaient entendre parmi elles les voix de leurs frère et sœur. Undyne s'immobilisa à cela.
Aaron regarda Timorène avec choc. "Tu... Tu les entends et les vois aussi?"
Elle hocha la tête en tremblant. "Oui."
Aaron se tourna vers Undyne. "Et toi?"
Undyne hocha la tête, incapable de parler.
"La créature du lavabo pouvait seulement hypnotiser l'un de nous à la fois, alors c'est vraiment..." Aaron demanda. Il regarda la créature à nouveau. "Ryan, si tu es vraiment toi et pas un imposteur, dis-moi le conseil que tu m'as donné sur les filles."
"Les filles aiment les mecs avec de grands muscles, frérot, alors continue de fléchir et donne leur le vieux charme de centaure." la part de la créature qui était Ryan a répondu, tandis que la voix appartenant à la sœur de Timorène et les autres voix qui composaient la créature ont grogné.
"C'est... C'est vraiment toi." a murmuré Aaron. "Que t'est-il arrivé, frérot?"
Son corps s'est immobilisé. "Fondus... collés ensemble... impossible de s'échapper..." il a dit dans ses douze voix, commençant à trembler. Les bras de Ryan se sont agrippés à la tête de Jellygantesque. "Criions... mais personne n'est venu... mais personne n'est venu..."
Timorène laissa échapper un sanglot pendant qu'Undyne cherchait frénétiquement quoi faire pour aider. Les gens bouleversés n'ont jamais été son fort. Aaron écarquilla ses yeux alors qu'il s'est précipité vers lui. "Vous allez bien! Nous sommes là!" Il a enveloppé le corps de Limande Cheloue avec ses bras.
C'était le mauvais geste. Tandis que les bras de Ryan essayaient de le câliner en retour, les parties qui étaient Aria et Jellygantesque, vu qu'aucun d'eux n'aimait être touché sans leur permission, ont reculé, et Jellygantesque a essayé de donner une claque à Aaron, mais les bras de Ryan l'ont empêché de le faire. Les mouvements incontrôlés ont fait que Limande Cheloue tombe alors que les parts de lui ont commencé à se battre pour avoir le contrôle sur toute la créature, voulant des choses contradictoires. Il a hurlé de frustration, et a paniqué encore plus quand Undyne s'est précipitée pour aider Aaron.
Aaron a tendu une main, empêchant Undyne de s'approcher, et a également reculé, laissant de l'espace à Limande Cheloue. "Désolé, Aria. Désolé, Jellygantesque. J'ai oublié que vous n'aimiez pas être touchés sans votre permission. Je ne le referai plus sans demander." il a dit gentiment. Limande Cheloue commença à se calmer un peu, mais ne semblait quand même pas être tout à fait avec eux.
Timorène est sortie de son état de choc et s'est doucement approchée, faisant attention à ne pas lui faire peur. "Salut, sœurette. C'est Timo. Tout va bien maintenant. Je suis là." Limande Cheloue commença à se fixer plus. "Tu te rappelles de cette chanson que nous chantions ensemble? Ta chanson préférée?" Timorène prit une profonde inspiration et chanta doucement, espérant apaiser sa sœur. "Feeling my way through the darkness... Guided by a beating heart... I don't know where the journey will end, but I know where to start."
Limande Cheloue semblait se rappeler de quelque chose, et la voix d'Aria commença à chanter doucement. "They tell me I'm too young to understand... say I'm caught up in a dream. Time will pass me by if I don't open up my eyes, but that's fine by me."
Puis pour la première fois depuis trop longtemps, Aria et Timorène chantèrent ensemble le refrain de la chanson préférée d'Aria. "So wake me up when it's all over. When I'm wiser and I'm older. All this time I've been finding myself, and I didn't know I was lost."
Aaron souriait, larmoyant. Undyne souriait aussi.
Undyne s'est approchée lentement, pour ne pas lui faire peur, et a doucement tendu une main pour aider Limande Cheloue à se relever. Après un peu de réflexion, l'Amalgami l'a prise. "Allez, allons trouver Alphys et vous ramener à la maison." elle a dit doucement. Limande Cheloue s'est animé au mot "maison" en se relevant. "Les autres sont-ils là aussi?"
"Oui." a dit Limande Cheloue, retournant à ses douze voix.
"Allons les trouver." Undyne a dit gentiment, et ils sont allés traverser le reste du labo.
...
Frisk, Chara, Papyrus et la créature avec laquelle ils se sont liés d'amitié n'ont fait que quelques pas quand il y a eu soudain un cri effrayé de ce qui semblait être un chien à la droite du long couloir. La créature a émis un son surpris et s'est précipitée le long du couloir vers d'où venait le cri, Papyrus et Frisk courant vite derrière.
Ils sont arrivés près d'un mur géant de ventilateurs, où un vent glacial semblait forcer plusieurs gouttes de glu blanche flotter désespérément dans l'air. Les gouttes laissaient échapper des gémissements et semblaient se débattre. L'autre créature a essayé avec peine à l'atteindre aussi, mais a commencé à s'envoler dans l'air également.
Papyrus a vite réagi, saisissant le Cuillergami et le laissant s'agripper à lui. Il l'a ramené en sécurité, mais il n'a pas pu atteindre les autres.
"Ne vous inquiétez pas! Nous vous ferons descendre!" Frisk cria aux gouttes et a essayé frénétiquement de trouver que faire.
"Frisk! Il y a un interrupteur sur le mur!" Chara lui a vite dit, le pointant du doigt. Frisk hocha la tête et s'en est précipitée, désactivant l'interrupteur. Les ventilateurs soufflaient maintenant normalement et le brouillard glacial s'est dissipé, libérant les gouttes, qui se sont recomposées dans l'air en la forme d'une boule avec un visage souriant mignon. La boule a atterri sur le sol à une courte distance de Frisk, puis a commencé à se former pleinement, prenant la vague forme d'un canin géant aux oreilles pointues, un trou géant sur son museau, et six pattes qui avaient la forme de canins plus petits.
"C'est comme... un amalgami d'un tas de chiens." Chara dit avec choc en accourant au côté de Frisk. Papyrus et le Cuillergami sont accourus également.
Frisk était au début un peu nerveuse alors que l'Amalgami la fixait. Il était plus grand qu'elle et pouvait probablement l'écraser facilement, et Papyrus s'est un peu tendu, prêt à protéger Frisk, mais puis une queue s'est formée sur le derrière de la créature et a commencé à remuer follement alors que la créature s'est précipitée, haletant joyeusement. Il a accidentellement fait tomber Frisk sur le sol et a essayer de faire des bisous à elle et Chara à la fois malgré l'absence d'un visage, clairement heureux d'avoir été libéré de l'air glacial. Il a placé autant qu'il pouvait de son corps énorme sur les genoux de Frisk, la clouant effectivement, mais aussi faisant apparemment attention de ne pas la blesser.
L'Amalgami haletait joyeusement et a essayé de lécher Frisk à nouveau, puis a fixé Chara. Sa queue s'est agitée encore plus, et il fit un coup de museau à sa main, voulant être caressé, et gémissant quand au début Chara n'a pas réagi.
Chara regarda l'Amalgami avec choc, l'identification dans son regard. "M-Méga Chien?" L'Amalgami laissa échapper un aboiement content, confirmant ses mots. Plusieurs autres petits aboiements sont venus des jambes, indiquant des chiens différents.
"Méga Chien?" Frisk demanda avec confusion.
"Il... Il était dans la Garde Royale quand Azzy et moi étions en vie. Ils nous gardait quand nous nous promenions dans le royaume et jouait avec nous..." Elle s'est tournée vers l'Amalgami, éclatant en sanglots alors qu'elle l'a pris dans ses bras autant qu'elle le pouvait. "Oh, Méga Chien, que t'est-il arrivé?!"
L'Amalgami ne pouvait répondre, mais la part de lui qui était Méga Chien a gémi et a fait un coup de nez sur le visage de Chara, essayant de lécher ses larmes. Frisk était inquiète, et Papyrus et le Cuillergami se tenaient en retrait pour laisser Chara avoir un moment avec son vieil ami. Au bout d'un moment, Chara s'est calmée et l'Amalgami a remué sa queue. "Il y a plus de chiens que juste toit là-dedans, n'est-ce pas?" Chara demanda et six aboiements, y compris celui de Méga Chien, se firent entendre en confirmation. "Vous... Vous avez chu, et Alphys vous a ramenés à la vie, mais étrangement vous avez tous fini fusionnés ainsi..."
Frisk écarquilla les yeux. "Les entrées de journal disaient qu'Alphys leur a injecté de la Détermination... Docteur Gaster a dit que c'était un trait d'âme auparavant inconnu, que ça a augmenté sa magie quand il l'a utilisée, mais puisque les autres ont été ramenés de ce qui les aurait tués, et puisque Docteur Alphys en a utilisé plus... et si la DT est la cause de ceci?"
"On dirait que c'est ce que ça a fait." Chara a dit tristement. L'Amalgami a encore fourré son museau contre son visage, laissant échapper six gémissements venants des différents chiens. "Tout va bien. Je vais bien. Et puisque je ne peux pas tous vous appeler Méga Chien, que... que pensez-vous de Chienmois?" Chienmois aboya joyeusement à cela, acceptant le nom, et Chara réussit à sourire. "Maintenant, si on vous ramenait à la maison? Je parie que vous manquez beaucoup à votre famille."
Chienmois devint très excité au mot "maison" et s'est levé, prudent avec Frisk. Celle-ci pouvait entendre sa queue frapper contre les murs. Papyrus s'est approché et a tendu une main pour l'aider à se relever, et Frisk l'a prise avec gratitude. Le groupe, complet avec les deux Amalgamis, a ensuite à nouveau repris le chemin pour trouver Alphys et les autres.
...
C'était Aaron et Timorène qu'ils ont trouvé en premier, étant avec deux autres Amalgamis, l'un ayant un corps qui ressemblait à celui de l'agent de Timorène, et avait des bras similaires à ceux d'Aaron et la tête d'un Jellygantesque. Le deuxième ressemblait en quelque sorte à un oiseau, avec d'extrêmement longues jambes, bien qu'en le regardant de plus près on pouvait voir que la "tête" était le corps d'un Astigmate, alors que les ailes et jambes ressemblaient à des corps d'autres monstres, bien que Frisk ne pouvait dire qui ils étaient. Les deux Amalgamis se sont approchés de Timorène et Aaron, et semblaient nerveux.
"Ne vous inquiétez pas. Ce sont les amis dont nous vous avons parlé." Timorène a dit doucement aux deux Amalgamis avec elle, et ils se sont vite calmés.
"Je vois que vous aussi avez compris ce qu'il se passe, vu que vous ne semblez pas terrifiés." Aaron dit à Frisk et Papyrus.
Frisk a hoché la tête. "Oui. Ils sont... Ils sont les monstres qui ont chu. La Détermination qu'Alphys a utilisé a dû les... euh..." Elle n'était pas sûre comment le dire sans les vexer, et Limande Cheloue a vu sa difficulté et l'a juste dit à sa place.
"Coller ensemble." Limande Cheloue a fini avec ses douze voix. L'Amalgami semblait un peu contrarié à ça, mais ne paniquait pas comme avant.
Timorène a souri. "Ne vous inquiétez pas. Nous sommes juste contents que vous êtes revenus, et un jour nous pourrons trouver comment vous faire retrouver vos propres corps."
"Ne vous en faites pas! Nous vous aiderons!" Papyrus leur a dit gentiment.
"Et ça doit être les chiens dont nos frère et sœur nous ont parlé." Aaron a dit, regardant Chienmois. Frisk et Papyrus ont hoché leurs têtes, et Chienmois a remué sa queue. Aaron a ensuite pointé Cuillergami. "Qui est-ce?"
Cuillergami a regardé par terre et Papyrus a répondu pour lui. "Il ne s'en souvient pas." il a dit doucement, passant un bras autour de l'Amalgami en réconfort.
"Hé, t'inquiète pas, poteau. Nous trouverons ta famille." Aaron l'a rassuré. "Et tu peux toujours aussi faire partie de la notre. Puisque tout le monde est fusionné, nous pouvons tous être une grande famille!" Cuillergami semblait se sentir beaucoup mieux à cela, et Frisk, Chara et Papyrus ont tous souri.
"Alors, où est Undyne?" Frisk demanda, la cherchant du regard. "N'était-elle pas avec vous?"
"Après que nous avons trouvé nos frère et sœur, nous avons décidé de nous séparer pour chercher tous les autres." Aaron a expliqué. "C'est là que nous avons trouvé Sire Émo, Hopper, et Rougeoeil." Il désigna Moisseauneur. "Je crois que nous lui avons un peu fait peur, mais le chant de Timo l'a tout de suite calmé." Moisseauneur a hoché la tête et a dit quelque chose de brouillé qui ressemblait à beaucoup de voix parlant l'une par-dessus l'autre.
Chara a souri. "La voix de Timorène calmerait n'importe qui."
"Reste-t-il encore quelqu'un?" demanda Frisk.
Aaron regarda Limande Cheloue, qui a répondu, "Encore trois. Head-Mémoire. Mère de Colhivert. L'autre qui ne connait pas son nom."
"Head-Mémoire doit être celui dans le lavabo, étant donné qu'il nous a fait voir nos frère et sœur et a blessé Frisk avec un Mauvais Souvenir." songea Timorène.
Frisk a hoché la tête. Elle avait certainement des doutes à propos d'aller chercher celui-là. "Savez vous où sont les autres?"
"Mère de Colhivert aime rester dans la chambre froide. L'autre aime faire des bêtises." a dit l'une des voix de Limande Cheloue.
"Et Alphys? Savez vous où elle est allée?" demanda Frisk.
"Elle est allée nous chercher à manger et rétablir le courant." répondit Limande Cheloue. "L'Autre a décidé de jouer à la "chasse au trésor" avec ses clés."
"Ça explique le mot bizarre à propos du drain." Frisk songea. "Enfin, au moins nous savons qu'elle va bien."
"Ce dont je suis content, mais je vais certainement avoir quelques mots avec elle quand tout ça sera fini." grogna Aaron.
"Sois docile, Aaron. Elle les a sauvés." Timorène lui a dit.
"Ouais, mais elle nous les a cachés et les a gardés ici. Je comprends qu'elle avait peur, mais ce n'était pas bon pour eux." Aaron a protesté, mais a gardé sa voix calme.
Papyrus s'est avancé. "Concentrons-nous d'abord sur trouver tout le monde." il a dit gentiment, et Aaron et Timorène ont hoché leurs têtes.
C'était à ce moment-là qu'une porte automatique s'est ouverte plus loin dans le couloir, et au grand soulagement de tout le monde, Alphys est sortie, suivie par un amalgami qui ressemblait à Cuillergami, mais un peu plus petit.
"J-Je sais que tu t-t'ennuies, et que tu voulais jouer, mais tu ne peux pas juste cacher les clés de la salle du générateur." Alphys parlait gentiment à l'Amalgami, ne voyant pas encore Frisk et les autres. "S-Si l'ascenseur n'a plus d'alimentation, il pourrait tomber et quelqu'un pourrait se blesser gravement, ou tu pourrais finir par coincer l'un des autres dans une pièce." L'Amalgami regarda par terre tristement et Alphys eut l'air un peu coupable. "H-Hé, ça va aller! Une... Une fois que nous aurons les clés, nous rassemblerons tout le monde et nous irons voir vos f-familles, ok?" L'Amalgami s'est animé et Alphys a souri, mais avait toujours l'air coupable. "J-Je suis s-si d-désolée de v-vous avoir tous gardés ici pendant si longtemps. Je n'aurais j-jamais dû faire ça. J-J'aurais dû assumer les responsabilités de mes actions et leur dire ce qu'il s'est passé. Mais... Mais maintenant je le ferai. Ce... Ce ne sera pas facile, mais je le ferai. Vous méritez tous d'être heureux, et vos familles méritent de connaître la vérité."
"Oui, nous le méritons." Aaron parla soudainement, faisant Alphys bondir et crier. Elle s'est vite retournée et a vu Frisk, Papyrus, Aaron, et Timorène la regarder tous, entourés par les Amalgamis.
Alphys écarquilla les yeux. "A-Aaron? T-Timorène? Co... Comment v-vous êtes a-arrivés ici?"
"Ils sont entrés au labo avec moi parce qu'ils voulaient te parler, et nous avons trouvé ton mot. Tu nous a fichus la trouille, en fait." Frisk a dit avant que quiconque d'autre ne puisse répondre. "Nous pensions que tu étais morte ou en danger mortel! Alors j'ai appelé Papyrus et Undyne, ensuite Aaron, Timorène et moi avons pris l'ascenseur, qui a chuté, et maintenant nous sommes ici. Undyne est là aussi."
Alphys eut l'air inquiète. "U-Undyne est i-ici? V-Vous êtes tous venus?"
"Comme je l'ai dit, le mot que tu as laissé nous a fait croire que tu étais en danger!" Frisk s'est exclamée. "J'ai eu peur pour toi, alors bien entendu que j'ai appelé Undyne et Papyrus!"
Alphys cligna les yeux. "M-Mot? J-Je pensais l'avoir jeté..."
"Il était par terre quand nous sommes entrés." Frisk a expliqué.
"J-J'ai dû l'avoir oublié quand j-j'ai couru chez moi pour m'assurer que tout le monde ait à manger, les ramener, et... et préparer les Amalgamis et mes notes sur la b-barrière..." Alphys regarda par terre. "J-Je suis tellement désolée de vous avoir fait traverser ça. J-Je n'aurai jamais dû cacher ça à tout le monde. Je n'aurais jamais dû écrire ce mot et vous faire peur. Tout à l'heure... je craignais que j'aurai peur d'avouer la vérité, que je m'enfuirai ou ferai quelque chose de... lâche." Elle regarda droit vers Frisk. "Mais quand Undyne m'a dit ce qu'elle ressentait, et tu m'as apporté tant de support, j-je savais que je devais dire la vérité à tout le monde et le faire en face. Alors je suis venue ici, avec l'i-intention de les rassembler... et puis l'électricité fut coupée et j'ai essayé de la rétablir..." Elle agitait ses mains. "Je suis désolée. Je suis tellement désolée. Envers vous tous." Elle regarda ensuite Aaron et Timorène. "Surtout vous deux. J-J'aurais dû répondre à v-vos a-appels et lettres. J'aurais dû vous l'avouer bien plus tôt."
"Oui, tu l'aurais dû!" Aaron s'est exclamé. "Ne t'est-il pas venu à l'esprit que nous voulions les retrouver? Que nous aurions pardonné une erreur?! Que nous les aurions acceptés tels qu'ils sont! Sais-tu quel genre d'enfer c'était pour nous, de ne pas savoir ce qu'ils se passe, ou s'ils étaient même encore en vie?!"
Alphys regarda par terre, les larmes aux yeux. "Tout ce que je peux dire est que je suis désolée. Je sais que je n'aurais jamais dû faire ça, et que je vous ai tous blessés en cachant tout pendant si longtemps. Quelle que soit la punition que vous me réservez, je la mérite."
Timorène s'est approchée. "Je ne veux pas te punir. Ce que je veux est que tout le monde rentre chez eux, et que ma sœur vienne avec moi, et de connaître toute la vérité." elle a dit doucement.
Aaron soupira. "Écoute, je suis énervé contre toi, et ça me prendra énormément de temps pour te faire à nouveau confiance, mais... je ne veux pas te punir non plus. Tu... Tu les a sauvés après tout. Mais tu dois les laisser rentrer à la maison et raconter à tout le monde ce qu'il s'est passé."
Alphys hocha la tête, reniflant mais ayant l'air déterminée. Mais avant qu'elle ne puisse parler, Undyne est apparue dans le couloir, guidant un autre Amalgami, celui-ci ressemblant à un Colhivert, mais avec la moitié de son corps fondant et des Légumoïdes à la place des yeux, et un monstre non-identifié prenant forme autour de son nez et sa bouche. "Allez, Madame Colhivert, allons vous ramener chez vous." elle a dit gentiment.
"Co...l..ly?" l'Amalgami demanda avec espoir.
Undyne sourit doucement. "C'est exactement qui nous irons voir." Elle regarda ensuite dans le couloir et remarqua les autres et Alphys. Ses yeux se sont illuminés, et elle commença à se précipiter vers eux.
La mère de Colhivert regarda Frisk et s'est figée. "H-Humaine..." elle balbutia avec peur et se cacha derrière Undyne.
La plupart des autres Amalgamis ne semblaient pas inquiets, mais Moisseauneur s'est figé. Il fit ensuite un long regard Frisk, son œil formant des dents, et forma deux attaques, l'une en forme d'une créature blanche quelque peu humanoïde bien bâtie avec un long nez, et l'autre une volée de mites. Les amis de Frisk se sont exclamés et étaient sur le point de lui venir en aide, mais Chienmois les y a battu, se mettant avec son corps énorme entre Frisk et les attaques, et grognant sur Moisseauneur. Cuillergami s'est aussi placé entre Frisk et Moisseauneur, et a soulevé ses mains, gargouillant comme s'il disait à Moisseauneur que Frisk n'était pas une menace.
"Du calme. Elle est une bonne humaine, pas une menace, et tu ne l'attaqueras pas." Undyne ordonna ensuite à Moisseauneur, qui semblait avoir été si surpris que la volée de mites a recouvert la tête de l'autre attaque. Moisseauneur s'est un peu calmé et a reculé, laissant les attaques se dissiper. "Frisk, ça va?" Undyne l'interpella ensuite.
Papyrus s'est précipité au côté de Frisk et lui a fait un câlin. "Tu vas bien?" Chara et les autres lui ont aussi posé la même question.
Frisk hocha la tête en tremblotant. "Je vais bien." Elle regarda Chienmois et lui fit un câlin après que Papyrus l'a relâchée. "Tu m'as sauvée... merci..." Elle l'examina. "Es tu blessé?" Chienmois secoua ses têtes et frotta du nez le visage de Frisk.
Undyne s'est ensuite tournée vers la mère de Colhivert. "Tout va bien. Cette humaine n'est pas comme celui qui vous a blessée et a essayé de tuer votre fils. Elle est très sympa et gentille." La mère de Colhivert s'est calmée un peu plus et a regardé Frisk, mais semblait quand même un peu incertaine.
"Bonjour." Frisk a dit doucement. Est elle sortie de derrière Chienmois mais veillant à ne pas faire de mouvements brusques ou l'effrayer. "Vous devez être la mère de Colhivert. J'ai en fait rencontré votre fils. C'est un sacré humoriste." Elle rit un peu. "Vous savez, la première chose qu'il m'a dit quand nous nous sommes rencontrés était "Salu-glaçon"."
Mère de Colhivert s'est immédiatement détendue. "Ha... Ha... Je me ra... ppelle." elle dit doucement. "Je... p... eux... voir... Co... ll... y?"
Frisk sourit. "Bien sûr. Nous rentrons à la maison." La mère de Colhivert a souri du mieux qu'elle le pouvait mais semblait apaisée.
Les Amalgamis s'étant calmés, Undyne s'est tournée vers Alphys. Les deux se sont regardées pendant un moment, et Alphys fixa le sol. "Undyne... je..."
Undyne est simplement accourue vers elle, la soulevant. "Je suis si contente que tu vas bien!" Elle serra Alphys fort dans ses bras. "Ne refais plus jamais ça!"
Alphys la câlina en retour, les larmes aux yeux. "Je suis si désolée, Undyne."
"Tu as intérêt à l'être! Tu m'as terrifiée!" Undyne exigea, bien qu'elle semblait trop soulagée pour être trop fâchée. "Et pourquoi tu ne m'as pas parlé de ça?! Comment c'est arrivé, d'ailleurs?"
Alphys se tordait les mains. "Comme vous le savez probablement tous, Asgore m'avait demandé d'étudier la nature des âmes. Pendant mes recherches, j'ai isolé un trait d'âme puissant présent seulement dans les âmes humaines que j'ai appelé la "détermination". La volonté de survivre, pour que l'âme persiste après la mort. J-J'en ai injecté dans les monstres chus pour que leurs âmes demeurent après la mort, et... et puis tout le monde est revenu à la vie. J-J'étais contente, je pensais qu'ils pourraient rentrer chez eux, sains et saufs, mais... mais puis ils ont commencé à fondre... et... et j'ai découvert que les corps des monstres... ils n'ont pas assez de matière physique pour supporter de telles quantités de Détermination. J'ai essayé de trouver comment arrêter ça, mais je n'ai pas pu... et ils ont tous fondu et fusionné ensemble et..." Elle laissa échapper un petit sanglot.
Chienmois l'a touchée de son nez et Undyne l'a ensuite serrée plus fort dans ses bras. "Ça va aller, Alphys. Je sais que ce n'est pas la façon dont tu l'espérais, mais tu les as ramenés, et nous pouvons trouver un moyen de les faire retrouver leurs vieux corps."
Alphys trembla un peu. "Je... Je crains que si je fais quelque chose de plus... je finirai par les blesser davantage..."
"Nous trouverons un moyen, ok? Je sais que Sans aidera également." Undyne lui a dit.
"Et ce qui compte est qu'ils sont revenus." Timorène a dit doucement. "Même si c'est d'une façon différente, nous les avons auprès de nous. C'est... C'est plus que ce que nous aurions eu s'ils étaient morts." Aaron lui aussi hocha la tête à cela.
"Je suis quand même... Je suis si désolée. J-J'avais peur que tout le monde me déteste si j'avouais... m-mais ce n'est pas une excuse. J'aurais dû avouer la vérité." Alphys a dit doucement.
"Oui, tu aurais dû." Undyne a dit sévèrement mais gentiment. "Tu aurais dû m'en informer. Je t'aurais aidée à expliquer ça aux autres." Elle a placé une main sur l'épaule d'Alphys. "Mais regarde, ils sont vivants. Personne n'a jamais ramené un monstre chu auparavant! Et maintenant ils pourront passer le reste de leurs vies avec leurs familles."
"Mais... Mais est-ce vraiment vivre?" Alphys demanda doucement.
Frisk et Undyne ont toutes les deux regardé les Amalgamis. Limande Cheloue était avec ses frère et sœur, semblant très heureux d'être à nouveau avec eux. Moisseauneur tapotait son pied, clairement prêt à partir. Chienmois remuait fort sa queue alors que Chara le caressait, et Cuillergami et l'Autre, comment Limande Cheloue l'appelait, se tenaient auprès de Frisk. Cette dernière ne pouvait pas lire sur leurs visages, mais pouvait voir qu'ils semblaient quand même heureux. La mère de Colhivert a redemandé à voir son enfant et semblait impatiente de partir.
"Oui ça l'est. Regarde-les. Ils sont heureux." Undyne a rassuré Alphys, lui faisant un câlin. "Maintenant, sortons tout le monde d'ici et ramenons-les à leurs familles. Nous serons toujours avec toi, d'accord? Tu ne dois plus avoir peur ou mentir."
Alphys hocha la tête, essuyant ses larmes. "D-D'accord. J-Je dois juste trouver toutes les clés, pour que je puisse restaurer le courant pour l'ascenseur." À ces mots, l'Amalgami qui les avait cachées a disparu dans l'une des pièce, retournant bientôt avec la clé verte.
Frisk a tendu la clé que Cuillergami avait retiré. "Il l'a trouvée sous les draps de l'un des lits au dortoir." elle a dit, indiquant Cuillergami.
"Et Madame Colhivert a trouvé celle-ci." Undyne a dit, tenant une clé bleue. "J'ai déjà inséré la clé rouge et activé l'interrupteur."
Frisk soupira de soulagement. "Alors tout ce que nous devons faire est d'ajouter le reste des clés, et puis nous pourrons quitter cet endroit flippant." Elle s'est ensuite rendue compte de comment ce qu'elle venait de dire sonnait. "Sans vouloir t'offenser, Alphys."
Alphys sourit un peu. "Il n'y a pas de souci. R-Rentrons à la maison."
...
Il n'a fallu que quelques minutes pour remettre le reste des clés dans leurs fentes, et puis, après avoir récupéré Head-Mémoire dans la salle opératoire, qui bien entendu Aaron, Timorène et Frisk tenaient à l'écart le plus possible, Alphys a réallumé le courant de l'ascenseur, et Frisk, contente que tout le monde était en sécurité, s'est assurée de Sauvegarder au Point de Sauvegarde le plus proche. Il a fallu faire quelques aller-retours pour ramener tout le monde au labo principal, et quand Frisk, l'une des dernières à remonter, est sortie de l'ascenseur avec Papyrus, ils ont vu Sans ici, en train de parler à Alphys. Sans était très inquiet quand il a appris ce qu'il s'est passé, et a gentiment grondé Papyrus pour ne pas l'avoir appelé. Papyrus s'est excusé penaudement, admettant qu'il avait paniqué.
"Alors, êtes vous prêts à rentrer chez vous?" Alphys demanda aux Amalgamis, qui ont tous hoché leurs têtes d'un air pressé.
"Quand tu reviendras, je dois te parler de la barrière." Frisk rappela à Alphys.
"La barrière?" Aaron demanda avec confusion, surprenant la conversation.
"Ouais, Undyne et moi avons peut-être trouvé un plan pour la briser." Frisk expliqua.
"Enfin, c'était en vrai l'idée de Frisk." Undyne ajouta, mettant une main sur l'épaule de son amie.
"Nous devons encore nous assurer que ça marchera, mais je promets que je ferai tout ce que je peux pour la briser afin que tout le monde puisse revoir le soleil." a dit Frisk.
Aaron sourit à ça. "Tu ne cesses jamais de m'épater, Yeux Bruns." Il se tourna ensuite vers Alphys. "Écoute, briser la barrière est assez important, alors si Timorène et moi les ramenions chez eux pour le moment? Tu pourras venir parler aux autres familles plus tard."
"Tu en es sûr?" Alphys demanda, et Aaron hocha la tête. Alphys a vite dit à Aaron et Timorène tout ce qu'ils avaient besoin de savoir pour s'occuper des Amalgamis.
Frisk regarda Cuillergami, qui semblait toujours essayer de savoir à quelle famille il appartenait exactement. "Alphys, connais-tu sa famille?" elle demanda à la dinosaure.
"Il ne se souvient de rien." Papyrus a expliqué.
Alphys y réfléchit pendant un moment. "Je crois qu'il a été formé des débris de tout le monde, pour autant que je sache. Alors tout le monde est sa famille." elle expliqua doucement.
"Je t'ai bien dit que pouvions tous être ta famille." Aaron a dit en souriant à Cuillergami, qui semblait s'animer à ces mots.
Ils étaient bientôt sur le point de partir, mais Chienmois regarda entre Chara, Frisk et le reste des Amalgamis comme s'il était indécis.
Chara a compris ce qui le tracassait. "Hé, va voir ta famille, d'accord? Frisk et moi irons bien. Nous avons Papyrus et Undyne pour nous protéger, et je sais que tu manques aux autres chiens." Chienmois hocha finalement la tête, toucha Frisk et Chara du nez en un geste d'au revoir, et est parti avec les autres.
Une fois qu'Aaron, Timorène et les Amalgamis étaient partis, Frisk a expliqué le plan à Alphys. Les yeux de la dinosaure se sont illuminés. "En fait, je pense que ça pourrait marcher! Je veux dire, je dois faire quelques tests pour en être certaine, et m'assurer que ce sera sans danger pour toi, mais je pense que nous pourrons le faire." Elle emmena Frisk, Undyne, Papyrus et Sans au labo, marmonnant des calculs.
...
Frisk a descendu de la table d'examen quinze minutes plus tard. Après avoir fait scanner son âme encore une fois et avoir extrait un petit échantillon de son âme, Alphys lui a fait passer un examen médical complet, et lisait maintenant avec Sans des chiffres et un tas de papiers scientifiques que Frisk ne pouvait comprendre. Elle est allée s'asseoir avec Papyrus et Undyne, qui étaient assis en face de Sans et Alphys. Undyne lui a souri et Papyrus lui a serré la main. Chara flottait dans l'air à côté d'elle, lui faisant aussi un sourire.
Alphys regarda Frisk avec inquiétude. "Je n'aime pas à quel point tu es sous-pondérée, Frisk. Tu es certainement malnutrie, et montres aussi des signes de carence vitaminique. Le niveau de fer est également bas. Je suis, euh, honnêtement surprise que tu ne sois pas beaucoup plus malade, vu à quel point ces chiffres sont inquiétants." Semblant avoir une idée, elle a vérifié les lectures de l'échantillon de l'âme de Frisk et écarquilla ses yeux. "Ton... Ton niveau de Détermination est hors norme!"
"Est-ce bon ou mauvais?" Frisk demanda. Les autres semblaient extrêmement inquiets.
"Est-ce qu'elle ira bien?" Papyrus questionna avec inquiétude.
"Je... Je... n'en suis pas certaine, mais c'est inquiétant." Alphys a répondu à Frisk, avant de regarder Papyrus. "Elle devrait complètement s'en remettre si nous travaillons pour améliorer sa santé. Elle devra manger souvent de petits repas de nourriture riche en nutriments. De la nourriture avec de la forte magie curative devrait aider davantage, et je lui prescrirai aussi des suppléments de vitamine."
Papyrus hocha la tête. "Je lui ferai beaucoup de ma soupe aux spaghettis avec beaucoup de magie curative! Ça devrait l'aider à aller mieux en un rien de temps."
"S-Sache juste qu'il lui faudra du temps pour s'en remettre pleinement, même avec de la magie curative." Alphys lui a dit. "Et n'essaie pas de la faire manger trop à la fois, ou elle sera malade." Papyrus hocha la tête à cela.
Frisk cependant, était inquiète à propos d'autre chose. "Cela va-t-il affecter le plan?"
Undyne l'a regardée, abasourdie. "Cela va-t-il affecter le... FRISK! C'est de ta santé qu'on parle, là!" elle cria, faisant sursauter Frisk et Chara. "Je te l'ai dit avant, ta vie est plus importante que la maudite barrière, alors tu ne sacrifiera pas ta vie ou ta santé pour ça! Nous ne te perdrons pas toi aussi!"
"Tu nous es plus précieuse que le soleil et les étoiles, Frisk." Papyrus lui a dit, les larmes dans ses orbites alors qu'il l'a câlinée. "Ne l'oublie jamais."
Les yeux de Frisk se sont emplis de larmes alors qu'elle retourna le câlin. "Mais je dois retourner auprès de Tina et la ramener ici. Mes parents ne s'occuperont pas d'elle. Je sais qu'ils ne s'occuperont pas d'elle. Je dois aller la chercher avant qu'il ne lui arrive quelque chose." elle murmura en tremblant.
"Et nous le ferons, mais elle serait dévastée s'il t'arrivait quelque chose, tout comme nous. Nous trouverons un moyen qui ne te fera pas de mal." Papyrus lui a dit en lui caressant les cheveux.
"La chose la plus importante est que tu sois en sécurité. Nous pouvons toujours trouver un autre plan." Alphys l'a rassurée.
"Ils ont raison. Ne fais pas ce que j'ai fait. Nous t'aimons, Frisk, et nous ne voulons pas te perdre, alors si Alphys dit que ça te fera du mal, tu dois écouter, d'accord?" Chara lui a dit.
Sans a hoché la tête, levant le regard des calculs et captant la fin de la conversation. "Exactement ce qu'a dit Chara. Nous t'aimons, gamine. Ne prends pas de risques stupides."
Alphys cligna les yeux en regardant Sans avec confusion totale. "Chara? De quoi tu parles?"
Sans lui montra les résultats du scan de l'âme. "D'une quelconque façon, l'âme de Chara s'est attachée à celle de Frisk quand Frisk est tombée ici." il expliqua.
Alphys écarquilla les yeux. "C-Chara D-Dreemurr? La fille décédée du R-Roi A-Asgore?!"
"Connais-tu d'autres Chara Dreemurrs qui sont tombées ici?" Sans demanda sèchement.
"M-Mais c-comment?"
"Nous ne savons pas." Frisk a répondu pour Sans.
"Je sais que je me suis réveillée quand Frisk est tombée. J'ai erré, mais personne ne pouvait me voir pendant un moment, excepté Frisk. Et puis Tsundereplane et Mettaton m'ont vue, puis nous nous sommes rendues compte que Sans le pouvait aussi. Undyne pouvait également en quelque sorte me voir après ça, tout comme Papyrus. Quand nous nous sommes retrouvés dans ton labo, Chienmois m'a vue, ainsi que celui qui ressemble à une cuillère. J'ignore ce qui en est des autres."
Frisk a traduit pour Alphys, qui écoutait attentivement. "C'est compréhensible que Mettaton et Tsunderplane puissent te voir. Les fantômes peuvent voir d'autres fantômes, et les Amalgamis peuvent aussi se qualifier puisqu'ils ont été très proches de la mort. De ce que j'ai entendu, les animaux aussi semblent être plus enclins à voir des esprits. En ce qui est des autres qui commencent à te voir... Sans, peux-tu me donner le scanner?"
"Bien sûr." Il le lui a tendu.
"D'accord, Chara, je scannerai vos deux âmes. P-Peux-tu t'asseoir plus près de Frisk à sa droite?" Alphys a demandé. Chara a hoché la tête et l'a fait, Frisk disant à Alphys quand Chara était là où il fallait, et Alphys a doucement scanné leurs deux âmes. Après quelques secondes, le scanner a émit un bip, et Alphys a commencé à lire les résultats. "C'est bien ce que je pensais. Chara, ton âme est attachée à celle de Frisk et cette dernière semble donner de la Détermination à la tienne. Son âme agit comme un système de support de vie pour la tienne. Alors que ton âme devient plus forte, tu deviens de plus en plus visible."
"Est-ce que ça la ramènera à la vie?" Frisk a demandé, excitée.
Alphys secoua sa tête. "Non, ça la rendra plus forte, mais elle a toujours besoin d'un corps." elle expliqua.
Frisk s'est souvenue de quelque chose. "Tu m'as dit tout à l'heure que Mettaton est un fontôme qui possède un corps robotique, pas vrai?" elle demanda, et Alphys hocha la tête. Undyne, Sans et Papyrus semblaient confus mais écoutaient. "Quand j'aurai récupéré Tina, saurais-tu aussi construire un corps pour Chara?"
Alphys y réfléchit pendant une seconde. "Probablement. Je devrai trouver comment gérer les différents niveaux d'énergie, mais ça pourrait être faisable."
Frisk rayonna à cela. "Ça pourrait être un moyen de sauver aussi les autres humains qui sont tombés ici!"
"Voyons d'abord si c'est possible. Il faut aussi que l'âme de Chara soit assez forte pour pouvoir relâcher la tienne." Alphys mit en garde.
Chara fronça les sourcils. "Mais d'abord... mon âme étant attachée à la sienne, ça ne va pas lui faire du mal, si?"
"Non, on ne le dirait pas." Alphys l'a rassurée quand Frisk a traduit. "L'âme de Frisk est forte et en bonne santé. Extraordinairement forte, en fait."
"Est-ce que ma présence est ce qui cause son niveau de DT anormal?"
C'était Sans qui a répondu à ça. "Je ne pense pas, Care. Selon moi, c'est son niveau de DT extrêmement élevé qui a éveillé ton âme en premier lieu. Même si je ne peux le dire avec certitude, la DT élevée de Frisk vient de sa volonté de survivre malgré sa mauvaise situation, couplée à son désir de protéger Tina. Physiquement, à cause de la négligence, elle allait mal, alors son âme a probablement commencé à produire une grosse quantité de DT pour surmonter ça et qu'elle tienne le coup." Il s'est tourné vers Frisk. "Cela explique probablement comment tu as réussi tous ces exploits surhumains, gamine."
Frisk cliqua les yeux avec confusion. "Qu'est-ce que tu veux dire?"
"Gamine, tu es littéralement tombée d'un pont très élevé et t'en es sortie avec seulement un vilain bleu et une légère commotion cérébrale, tu as été complètement cohérente pendant ladite commotion, et tu as traversé Couveneige en T-shirt et shorts, remarquant à peine le froid jusqu'à ce que tu t'en es littéralement effondrée. Ce n'est pas exactement normal." Sans lui a rappelé. Undyne a baissé le regard d'un air coupable à la mention du pont, et Papyrus avait l'air inquiet.
"C'est... assez inquiétant." Alphys a admis. "On dirait que la DT annule beaucoup de lésions, mais elle semble aussi masquer les symptômes jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus protéger le corps. Ce n'est vraiment pas sain pour toi, Frisk. Tu pourrais vraiment te nuire si tu ne remarques pas ce qui ne vas pas avant qu'il soit trop tard. Cela... signifie aussi que si on découvre que nous pouvons exécuter ce plan, nous devrons procéder avec prudence extrême. Frisk, ton âme est extrêmement forte, mais ton corps semble en dépendre fortement, euh, je veux dire, encore plus que la normale, vu que... enfin, tous les corps dépendent de l'âme."
"Es tu sûre que nous devrions le faire tout court?" Papyrus demanda inquiet.
"C'est pourquoi nous faisons d'abord les tests, pour voir si c'est possible de le faire en toute sécurité. Nous ne le ferons pas du tout si c'est trop risqué." Sans l'a rassuré.
Papyrus était quand même inquiet, mais Frisk lui serra la main. "D'abord, effectuons au moins les tests." elle murmura. "Je promets que je ne prendrai pas de risques inutiles."
"Je m'inquiète à propos de ce que tu estimes inutile." Papyrus lui murmura en retour.
"Pareil. Tu es un peu imprudente, gamine." a dit Undyne.
"Dit la femme qui a mis sa maison en feu." Frisk taquina, juste pour alléger l'atmosphère, puis s'est dégrisée. "Je promets que je resterai en sécurité, ok? Je ne veux pas quitter Tina ni aucun d'entre vous."
Papyrus et Undyne ont enfin hoché la tête. "Que devons nous faire pour s'assurer que ce soit faisable et sûr?" elle a demandé à Alphys.
"Nous devons nous assurer qu'un monstre à six âmes a assez de pouvoir pour retirer ton âme en toute sécurité sans te tuer ou te blesser, et à cause de ta santé, nous devons nous assurer que ton âme ne soit pas en dehors de ton corps pendant trop longtemps." Alphys a expliqué.
"Comment pouvons-nous savoir combien de temps l'âme de Frisk serait à l'extérieur de son corps? Ça n'a jamais été fait avant." a demandé Sans.
"En fait... je pense que je connais un moyen d'avoir cette information." a dit Alphys. "Chara, j'ai, euh, besoin de ton aide pour ça. Je... Je sais que c'est probablement difficile pour toi d'en parler... ou d'y penser... mais quand Asriel a utilisé ton âme pour passer la barrière, as... as-tu des souvenirs de cet évènement?"
Chara baissa le regard tristement. "Oui. Je me rappelle de tout. Nous partagions le corps d'Asriel."
Frisk a traduit et Alphys a eu l'air triste. "Je... Je suis désolée de te blesser en te d-demandant ça, mais... mais te rappelles-tu combien de temps il vous a fallu pour passer la barrière? Y avait-il une quelconque résistance? Cela a-t-il en rien l-lésé ton âme ou celle d'Asriel ou son corps?"
"Cela n'a pris qu'une seconde au plus. C'était comme passer à travers un léger rideau dans une autre pièce. Et non, ça n'a blessé aucun de nous. Tout ce que nous avions ressenti était une sensation chaleureuse vibrante."
"C'est extrêmement prometteur." Alphys a dit en prenant vite note. "Attendez, laissez-moi faire ces calculs avec les niveaux d'énergie que j'ai... et je pense quiconque était le Scientifique Royal avant moi... a fait de la Barrière. Cela, euh, devrait nous donner un résultat assez précis." Elle s'est dépêchée vers son ordinateur et a commencé à dactylographier.
Frisk regarda Sans alors qu'Alphys faisait ça. "As-tu besoin d'une quelconque aide?"
"Oui, s'il te plaît. Peux-tu me lire tes statistiques de ton scan d'âme originel pour que je puisse le comparer avec le nouveau?" Sans demanda. "C'est sur cette pile de papiers."
Frisk a hoché la tête et l'a cherché, le trouvant au bout de quelques secondes. Elle écarquilla les yeux. "Waou, il y a beaucoup de chiffres ici."
"Ceux dont j'ai besoin sont écrits sous HP, AT, DF et DT." il lui a dit.
Frisk a rapproché le papier près de son visage, plissant les yeux aux chiffres. Elle les lui a lu attentivement.
"Merci, gamine." a dit Sans, les écrivant. "Heh, on dirait que ta DT a augmenté de juste un peu depuis ton premier scan. Les autres statistiques n'ont pas changé."
"Qu'est-ce qui a pu causer la hausse? C'est mal?" demanda Frisk.
"Je ne pense pas. C'était peut-être une hausse d'adrénaline, ou tu as juste dû lutter pour quelque chose."
Frisk s'est rappelée de quelque chose. "Il y... avait ce moment au labo où un Amalgami nommé Head-Mémoire m'a attaquée. Il m'a fait revivre mon pire souvenir... mais juste au moment où je me suis sentie le plus désespérée, je me suis rappelée de vous tous. Je me suis rappelée de tout ce que vous avez fait pour moi, et à quel point vous teniez à moi, et à quel point je vous aime. Mon âme était si chaude à ce moment-là. Je me sentais emplie d'amour, et puis il y a eu cette lumière, et j'ai pu me réveiller."
Papyrus a passé un bras autour d'elle. "Juste au moment où tu te réveillais... J'ai vu ton âme briller. C'était la lumière la plus brillante que j'ai jamais vue."
Sans sourit à cela. "Ça doit être ça. Les émotions fortes sont susceptibles d'augmenter la Détermination, et tu es un Âme de l'Amour, après tout."
Frisk cligna les yeux. "Je suis une quoi maintenant?"
"Le trait primaire de ton âme est l'Amour. C'est l'un des sept traits de personnalité des âmes, avec la Patience, la Gentillesse, l'Intégrité, la Bravoure, la Justice et la Persévérance. Tandis que la Détermination chez les humains, ou la magie chez nous, fait vivre l'âme, ces traits permettent d'éprouver des sentiments. Chaque âme, tant humaine que de monstre, contient un mélange de ces traits, certains plus élevés, et d'autres plus bas, et les traits secondaires changent souvent d'ordre et en balance alors que tu apprends et évolues. Les traits de personnalité sont aussi ce qui donnent à une âme humaine sa couleur. L'Amour est rouge, la Patience est cyan, l'Intégrité est bleue, la Bravoure est orange, la Justice est jaune, et la Persévérance est mauve. Même si tant les âmes humaines que celles de monstres ont les mêmes traits de personnalité, notre magie reflète toutes nos couleurs pour faire l'âme apparaître blanche, tandis que chez les humains, quelque chose, probablement la DT, renforce la couleur du trait avec la concentration la plus élevée, faisant que l'âme prenne cette couleur."
"Alors mon trait le plus élevé est l'Amour, et donc celui de Chara aussi, n'est-ce pas?" a demandé Frisk. "Son âme est rouge vif comme la mienne."
"Oui, Chara est aussi une Âme de l'Amour, comme le montre son insouciance folle quand elle essaie de protéger ou aider ceux qu'elle aime." Il fit à Chara un regard pointu, mais ne semblait pas aussi fâché qu'avant. Chara regarda quand même par terre.
Frisk a remarqué le regard et a essayé de briser la légère tension. "Quel est ton trait le plus élevé?" elle demanda avec curiosité.
"La Justice, pareil qu'Undyne. Celui de Papyrus, comme tu l'as probablement deviné, est la Gentillesse." Sans répondit.
"Je le vois bien." Frisk dit à Papyrus en souriant, le faisant rougir. Sans et Undyne eurent un petit rire en voyant ça.
La discussion a été interrompue par Alphys qui est revenue en courant. "J'ai fait les calculs. Peux-tu me donner les résultats de l'âme de Frisk?"
Sans a vite écrit ses dernières notes. "Je les ai."
Alphys a fait encore des calculs, puis les a montrés à Sans, lui demandant de les vérifier, ce qu'il a fait, confirmant qu'elle avait raison.
"Alors, ça va marcher?" demanda Frisk.
Alphys sourit un peu. "Je pense que oui."
Frisk sourit. "Génial!"
"Mais... n-nous devrons être extrêmement prudents. Il y a toujours un petit risque qu'il arrive quelque chose." Alphys l'a doucement avertie. "Nous prendrons du matériel médical, et je serai là pour minimiser le risque autant que possible. Undyne, Sans, Papyrus, vous avez tous pris les cours de secours médical d'urgence pour la Garde Royale, pas vrai?" Les trois ont hoché la tête, mais Papyrus semblait toujours très inquiet.
"Frisk, tu es sûre que tu veux le faire?" Papyrus demanda doucement. "J-Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose."
"Moi non plus." a dit Chara.
Sans était également inquiet. "Il... Il n'y aura peut-être pas moyen de revenir en arrière si tu le fais et que quelque chose tourne mal." il dit à Frisk, et Frisk a compris qu'il lui disait qu'elle ne pourrait probablement pas faire un reset, vu qu'Asgore aurait son âme ainsi que six autres, et aurait probablement aussi le Pouvoir du Reset.
"Tu peux toujours reculer." Alphys l'a vite rassurée, et Undyne a hoché la tête. "T-Tu n'es pas obligée de le faire."
"Je... Je veux le faire. Et je vous fais tous confiance. Je sais qu'il y a un risque, mais littéralement rien dans la vie n'est sans risque, et la récompense en vaut plus que la peine. Je veux avoir Tina dans mes bras à nouveau, et je veux que vous soyez tous libres, et c'est le meilleur moyen de le faire. Et je sais que vous ferez tous votre possible pour me garder en sécurité. J'ai foi en vous tous, et je sais que je peux le faire." Frisk a dit, déterminée.
Ses amis se sont regardés, émus par la foi que Frisk avait en eux, puis ils ont tous lentement hoché la tête et souri. Papyrus a pris la main de Frisk, et ils ont tous quitté le labo, prêts à changer leur avenir pour le mieux.
Mais ce qu'ils ignoraient était que le téléphone portable de Frisk, toujours caché sous l'évier de Head-Mémoire dans les profondeurs du Labo Originel, a commencé à sonner, un numéro de téléphone très familier apparaissant sur l'écran.
...
Toriel soupira alors qu'elle a encore fouillé les Ruines, cherchant le petit chien blanc et surtout le téléphone qu'il lui a volé il y a quelques jours. Depuis lors, elle n'avait plus de contact avec sa fille. Elle espérait tellement qu'elle allait bien.
Elle est entrée dans son jardin, levant le regard et voyant la barrière toujours au-dessus d'elle, signe que son enfant était toujours en vie. C'était ironique que la barrière lui donnait de l'espoir alors qu'elle l'a volé à tant d'autres.
Mais sauf si l'enfant faisait demi-tour, elle savait qu'elle devrait combattre Asgore. Soit c'était elle qui mourrait, soit ce serait Asgore. Toriel eut mal au cœur à cette pensée. Elle aurait dû l'arrêter, mais elle savait qu'elle ne pouvait s'opposer à tant de détermination, surtout quand la vie d'un autre enfant était impliquée. Elle aurait dû lui dire ce que la liberté lui coûterait, mais le souvenir des murmures qu'elle avait entendu sur le massacre fait par l'humain à l'âme jaune l'en a empêchée.
Après tout, c'était elle qui avait dit au jeune homme que son petit frère était probablement mort. Elle se rappelait comment les larmes coulaient sur son visage tandis que sa mâchoire s'était fixée en une colère dure comme pierre. Elle lui avait dit la vérité à propos de la barrière, à propos d'Asgore, afin d'essayer de le faire rester, et il le lui avait promis, mais puis était parti au milieu de la nuit, lui laissant juste un mot.
Alors elle a simplement laissé sa fille cadette partir, sachant qu'aucune parole ne l'arrêterait non plus, mais s'étant assurée qu'elle sache qu'elle aurait un endroit où retourner.
Mais ce n'était pas suffisant.
Toriel a essuyé ses larmes. Elle aurait dû aller avec l'enfant, comme une bonne mère le ferait. Mais, la lâche qu'elle était, elle est restée se cacher dans cet endroit, fuyant ses problèmes comme elle l'a toujours fait.
Et si sa fille ne revenait jamais auprès d'elle? Et si Asgore la tuait? Ses yeux se sont à nouveau emplis de larmes à cette idée et elle s'est rappelée comment il y a très longtemps, elle était allée chercher Asgore quand il avait disparu au milieu de la nuit, et l'avait trouvé dans la chambre de la barrière, le corps ensanglanté d'une petite fille morte couché à ses pieds tandis qu'Asgore avait murmuré un "Je suis désolé." plein de regrets, et avait tendu sa main vers la petite âme cyan flottante.
Toriel a su à ce moment-là qu'il avait été vraiment sérieux en prononçant les paroles froides et colériques le jour quand Chara et Asriel sont morts. Qu'il n'avait pas juste parlé par chagrin. Que l'homme qu'elle aimait a été remplacé par un tueur au cœur de pierre.
Elle lui avait crié dessus et fui, n'écoutant pas les quelconques excuses ou tentatives de rationaliser le meurtre qui sortaient de sa bouche. Elle avait pris le corps de Chara et fui jusqu'au ruines où il ne pourrait jamais la trouver. Elle s'était jurée de protéger les humains qui tomberaient et de les garder en sécurité loin d'Asgore.
Et pourtant, elle a échoué cinq fois. Elle a été incapable de convaincre un seul enfant de rester. Ils sont tous partis.
Ils sont tous morts.
Sa nouvelle fille mourrait elle, elle aussi?
Ou serait elle forcée de tuer Asgore, de prendre une vie pour se libérer et sauver sa sœur?
Dans tous les cas, sa petite fille serait forcée à faire un choix trop terrible à assumer pour un enfant.
Elle est tombée sur ses genoux dans la parcelle de fleurs à cette terrible pensée.
"Cela arrivera sauf si tu l'arrêtes." lui murmura sa conscience.
Juste à ce moment-là, il y a eu un aboiement et le petit chien s'est approché, remuant sa queue. Il tenait quelque chose en bouche.
Son téléphone.
Elle a saisi le chien et celui-ci a bondi à l'arrière, mais a laissé tomber son téléphone dans les fleurs à côté d'elle. Puis il est parti en courant.
Toriel a pris son téléphone en mains comme un trésor inestimable, vérifiant sa messagerie vocale pour voir si son enfant l'avait appelée.
C'était le cas, et le message qu'elle a laissé il y a quelques heures à peine brisa le cœur de Toriel.
"Maman... Je suis désolée de te déranger, mais... mais je... j'ai découvert que pour rentrer chez moi, je dois... je dois tuer Asgore. Et je ne le veux pas. Je ne peux pas lui faire ça... mais je dois aller chercher Tina. Je ne sais pas quoi faire. Maman, j'ai peur..." Il y a eu un sanglot étouffé à la fin du message avant que la jeune fille a raccroché.
Toriel a frénétiquement composé le numéro de sa fille, mais le téléphone l'a redirigée vers la messagerie vocale. "C'est moi, mon enfant. Tu ne dois pas avoir peur. Tout ira bien. Reviens juste à la maison."
Le silence a empli l'air et elle espérait terriblement que son message était parvenu à temps pour empêcher Frisk d'aller chez Asgore, priant que Frisk la rappellerait.
"Qu'est-ce que tu fais? Ne te cache pas dans les Ruines comme une lâche. Tu es sa mère ou pas?" sa conscience la gronda. "Va la chercher. Il n'est pas trop tard pour la sauver."
Elle ferma les yeux. "Mais... Je ne peux pas faire face à Asgore..."
Sa voix intérieure était tout aussi sévère qu'elle l'était envers ses propres enfants quand ils n'étaient pas sages. "Alors tu vas laisser ton enfant mener tes combats à ta place? Laquelle de vous est l'adulte et laquelle est l'enfant ici? Tu aurais pu arrêter tout ça et forcer Asgore de faire marche arrière il y a cinq humains de cela. Au lieu de ça, tu es restée assise ici. Mais tu as encore une chance de sauver celle-là. Ton enfant a besoin de toi!"
Sa voix intérieure avait raison. Les yeux de Toriel ont étincelé avec détermination et elle s'est levée, composant le numéro de sa fille encore une fois. Elle est encore tombée sur la messagerie vocale. "Si tu entends ça, mon enfant, reste où tu es. J'arrive."
Mais quand elle a fait un pas, sur le point de partir, il y a eu un cri d'un enfant venant d'en haut.
...
Tina respirait péniblement en arrivant en haut du Mont Ebott. Ce n'était pas une grande montagne, mais l'escalader requérait quand même de l'effort, et ça lui a pris si longtemps que le soleil était presque totalement couché.
"Frisk!" elle appela à nouveau, regardant autour.
Sa sœur n'était pas là, mais elle vit quelque chose éclater à la dernière lumière du soleil couchant près du bord de la falaise entourant un énorme trou. Avec prudence, elle s'est approchée pour l'examiner, espérant que c'était un indice.
Son cœur se serra quand elle vit que c'était un bocal de verre pour spécimens, comme ceux qu'utilisait toujours Professeur Williams. Et à l'intérieur se trouvait une fleur jaune fanée.
Les yeux de Tina se sont emplis de larmes. Frisk était-elle tombée dans ce très gros trou? Était elle gravement blessée? Était elle...?
Non! Frisk n'était pas morte! Elle savait qu'elle n'était pas morte.
Tina s'est penchée davantage vers le trou. Elle devait voir si sa sœur était en bas. Mais malgré sa prudence, son pied s'est emmêlé dans une racine d'arbre, et elle est tombée vers l'avant. Elle a essayé de saisir quelque chose mais n'a pas pu. Criant, elle a chuté dans l'abysse. Elle ferma les yeux.
Et puis sa chute s'est brusquement arrêtée quand elle a atterri dans les bras de quelqu'un, maintenue contre une poitrine chaleureuse. Elle pouvait sentir de la douce fourrure lui chatouiller le cou.
"Tu vas bien, mon enfant?" lui demanda une gentille voix maternelle et Tina hocha la tête en tremblant, ouvrant lentement les yeux, et puis s'est exclamée.
La dame qui l'a sauvée était un monstre; une grande femme chèvre avec une fourrure blanche, des yeux rouge vif et une jolie robe mauve. Tina s'est recroquevillée. La dame monstre semblait gentille, mais si elle était en vérité méchante et effrayante comme les monstres dans les livres de contes qu'elle a lus?
"Vous allez me manger?" lâcha Tina.
"Bien sûr que non, ma petite. Les monstres ne mangent pas les humains, et je ne te ferais jamais de mal." la femme lui a dit doucement. Tina a regardé dans ses yeux, et n'y voyant que la bonté, elle s'est beaucoup détendue. La dame a souri et l'a déposée, lui froissant doucement les cheveux. Ça faisait du bien.
"Je m'appelle Toriel. Comment tu t'appelles, mon enfant?" demanda la femme. Tina a hésité, pensant à lui donner un faux nom, mais a décidé de ne pas le faire. Si Frisk était aussi tombée ici, peut-être qu'elle avait aussi rencontré cette dame, alors il valait peut-être mieux de donner son vrai nom. Elle semblait si gentille et quelque chose chez elle inspirait la sécurité. Peut-être qu'elle pouvait l'aider à retrouver Frisk.
"Je m'appelle Tina." elle a dit timidement. "Madame Toriel?"
"Oui, mon enfant?"
Tina a sorti de son sac à dos la photo d'elle et Frisk et l'a timidement tendue vers Toriel. "Vous avez vu ma grande sœur? Elle s'appelle Frisk et c'est elle."
Toriel écarquilla les yeux. "Oui, je l'ai vue. Elle est tombée ici il y a une semaine. J'étais justement sur le point de partir pour la chercher quand tu es tombée."
"Elle va bien?" Tina demanda avec inquiétude.
"Je m'assurerai qu'elle aille bien." Toriel lui a dit. "Tina, je vais t'emmener chez moi, d'accord? Tu peux y rester et j'irai chercher ta sœur."
Tina secoua fermement sa tête. "Je viens avec vous. Elle est ma sœur et elle s'est toujours occupée de moi. C'est mon tour maintenant."
Toriel vit l'expression sur le visage de Tina, qu'elle n'allait clairement pas accepter un refus, et céda. "D'accord. Je sais que je ne peux t'arrêter. Nous irons toutes les deux." Elle eut un léger rire. "Tu es vraiment la sœur de Frisk." Tina rayonna fort à l'éloge. "Est-ce que je peux te porter? Nous devons nous dépêcher et je ne veux pas que tu traînes à l'arrière." Tina a hoché la tête et Toriel l'a gentiment prise dans ses bras, se dépêchant à traverser les Ruines.
...
De sa cachette, le Chien Pénible les a regardées partir, un grand sourire canin sur son visage. Son plan a marché à la perfection. Même si ça lui faisait mal de savoir que ses actions ont causé une douleur émotionnelle à Frisk et l'ont peut-être fait se sentir abandonnée, voler le téléphone avait assuré que Toriel serait dans le jardin quand Tina tomberait, protégeant la petite fille d'une blessure ou de la mort comme il l'avait vu dans quelques futurs potentiels qui maintenant n'arriveraient jamais. Si Frisk le savait, elle le comprendrait très bien, et son bonheur viendrait bientôt. Tout se mettait en place comme il le devait.
Ce n'était plus qu'une question de temps.
...
À une distance, une autre présence, bien moins bienfaisante, les regardait aussi toutes les deux. Se cachant derrière un rocher, Flowey ricana en les regardant partir. "Alors la fille qui pense être la sœur de Chara est tombée ici. Ça pourrait devenir intéressant."
A/N: Alors, l'auteur originelle avait partagé ses idées relatives à Head-Mémoire et Cuillergami, alors je le ferai ici aussi. :)
Il est vrai que beaucoup de gens théorisent que Head-Mémoire est un Amalgami lié à Gaster, mais ce n'est pas le cas dans cette histoire. Il a été créé à partir de débris de monstres qui ont chu, et il est principalement composé de leurs mauvais souvenirs. Pour communiquer et faire les gens le rejoindre car il se sent incomplet, il leur montre leurs mauvais souvenirs, soit visuellement (comme avec Aaron et Timorène), soit en mettant un bout d'eux en la personne, la faisant revivre son pire souvenir (comme avec Frisk). Cependant, il ne peut physiquement montrer les souvenirs que des monstres qui étaient à l'intérieur de lui.
Cuillergami, à l'instar de Head-Mémoire, est lui aussi un Amalgami fait de débris des monstres. Mais d'une quelconque manière, les nombreux esprits qui le composent, ainsi que les nombreux morceaux d'âmes abîmées, ont pu merger en un seul esprit et une seule âme pour tenir le coup. Cuillergami est donc l'Amalgami le plus "stable", mais c'est au prix de tous les souvenirs.
Aussi, petite explication par rapport à l'Âme de Frisk (et Chara) étant celle de l'Amour. C'est vrai que beaucoup de gens pensent que le trait de l'âme rouge est la Détermination, cependant il n'y en a pas vraiment de preuve. Dans cette histoire, le trait est l'amour, et je trouve que ça colle bien à nos deux héroïnes, dont les actions sont souvent motivées par l'amour. L'Amour n'est pas pareil que la Gentillesse. La Gentillesse consiste à faire preuve d'empathie en toute circonstances, alors que l'Amour consiste à garder et développer des relations avec les autres. Une personne avec un haut niveau de Gentillesse peut avoir un bas niveau de l'Amour, et vice versa.
Alors voilà, on s'approche de la fin pacifiste! Avant de traduire le prochain chapitre, je traduirai une courte histoire sur Timorène (que je publierai séparément, bien entendu). Ce sera un prequel/midquel à celle-ci. Sinon, à la prochaine, et je promets que c'est pas la fin des nouveautés! :)
